AUTOMOBILE/ TECHNOLOGIES/ MOTEURS PROPRES : innovations, avancées technologiques et nouveaux horizons

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« Renault l’audace dans les gènes : Classé dans la liste des entreprises les plus innovantes du monde (*), Renault est le constructeur dont le flux d’innovations est le plus constant depuis le début de l’histoire automobile. Pour Renault, innover, c’est d’abord concevoir et faire aboutir à un coût abordable des produits et des services qui ont de la valeur pour les clients, développer des technologies qui devancent leurs attentes. Mais c’est aussi imaginer aujourd’hui la voiture de demain, grâce à un travail de prospective et de veille. »

 

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1 – Technologie : le Japon autorise les rétroviseurs à caméras

 

La Japon légalise les rétroviseurs utilisant des caméras au lieu des habituelles glaces réfléchissantes, et prévoit même une généralisation de cette technologie dans un futur assez proche. Cet équipement se retrouve sur de nombreux concept-cars depuis plus de vingt ans. Mais légalement, ces dispositifs restent totalement interdits par la loi sur les voitures commercialisées. En tout cas, en dehors du Japon : le pays du soleil levant vient en effet de légaliser les systèmes de rétrovision utilisant des caméras et non plus des glaces.

 

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L’avantage ?

Réduire la largeur des autos, ainsi que la trainée aérodynamique. Sans oublier une esthétique plus soignée. Certains experts locaux estiment que cette technologie pourrait se développer très sérieusement sur les futures automobiles, jusqu’à équiper plus de 29% des véhicules dans le pays d’ici 2023.

 

Par Cédric Pinatel / Publié le Jeudi 7 Juillet 2016 / Technologie automobile

 

http://www.turbo.fr/actualite-automobile/811356-technologie-japon-autorise-retroviseurs-cameras/

 

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2 – Mercedes : des filtres à particules pour les moteurs essence

 

En plus des diesel, Mercedes-Benz va installer des filtres à particules sur les moteurs essence pour réduire encore plus leur niveau d’émissions. On connaît bien la technologie du filtre à particule, largement utilisée dans l’industrie automobile actuellement pour les moteurs diesel. Chez Mercedes-Benz, on compte bien développer cette technique encore plus, et l’adapter aux moteurs essence. Le constructeur allemand teste depuis deux ans une limousine S500 équipée d’un système de ce genre, avec des résultats concluants.

 

Mercedes-Benz annonce vouloir être le premier constructeur au monde à généraliser cette technologie sur ses moteurs essence. Attendons-nous donc à découvrir des moteurs essence équipés de filtres à particules sur ses futurs modèles.

 

Par Cédric Pinatel / Publié le Dimanche 29 Mai 2016/ Technologie automobile

 

http://www.turbo.fr/actualite-automobile/807306-mercedes-filtres-particules-moteurs-essence/

 

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3 – Renault l’audace dans les gènes

 

Classé dans la liste des entreprises les plus innovantes du monde (*), Renault est le constructeur dont le flux d’innovations est le plus constant depuis le début de l’histoire automobile. Pour Renault, innover, c’est d’abord concevoir et faire aboutir à un coût abordable des produits et des services qui ont de la valeur pour les clients, développer des technologies qui devancent leurs attentes. Mais c’est aussi imaginer aujourd’hui la voiture de demain, grâce à un travail de prospective et de veille.

 

_ Nos priorités en matière d’innovation

Pour développer des technologies attirantes et accessibles pour nos clients, nous travaillons aujourd’hui autour de 6 axes prioritaires :

 

. Les architectures innovantes. De la R16 à Twizy en passant par Espace et Twingo, le Groupe a marqué l’histoire dans ce domaine et cette approche reste une priorité pour Renault.

 

. Les véhicules électriques et leur écosystème. Au-delà de notre gamme de quatre véhicules 100 % électriques déjà sur les routes, nous poursuivons nos efforts notamment pour explorer de nouvelles technologies de batterie, augmenter leur autonomie, réduire les temps de charge et les coûts.

 

. Les véhicules thermiques. Nous nous sommes fixé comme objectif de diminuer significativement nos émissions de CO2. En 2013, le Groupe était leader en Europe en émissions de CO2et le premier groupe automobile sous les 116g de CO2/km sur les ventes de véhicules particuliers. Pour aller encore plus loin, nous préparons un véhicule qui consommera moins de 2l/100km.

 

. Le bien être à bord. Nous avons pour ambition de développer des innovations qui concourent à faire du déplacement un temps de plaisir et de sérénité. Grâce par exemple aux systèmes multimedia embarqués, ou à la personnalisation de l’espace à bord. Le prototype de véhicule autonome et connecté, NEXT TWO, est un exemple de cette démarche.

 

. Les nouveaux services. Nous travaillons pour répondre aux besoins de nos clients qui cherchent à retrouver dans leurs véhicules les mêmes possibilités que celles offertes par les technologies électroniques et de connectivité (notamment via les smartphones) : information en  temps réel, continuité d’usage entre les différents mondes dans lesquels conducteurs et occupants d’un véhicule évoluent…

 

. Et des coûts abordables. Dans une approche centrée sur le client, toutes nos innovations  sont conçues pour  être abordables pour tous, ce qui nécessite de mobiliser toute l’ingéniosité de nos équipes pour simplifier et standardiser les solutions que nous développons.

 

https://group.renault.com/passion/innovation/renault-laudace-dans-les-genes/

 

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4 – Hyundai présente son tout nouveau concept IONIQ autonome au salon Automobility de Los Angeles

_ Hyundai présente un véhicule à conduite autonome équipé du système LiDAR, dissimulé dans son bouclier avant

 

Hyundai a annoncé le lancement de son concept IONIQ autonome lors de sa conférence de presse au salon de l’automobile de Los Angeles. Arborant un design aérodynamique similaire à celui des autres modèles de la gamme IONIQ, ce concept compte parmi les rares véhicules à conduite autonome en cours de développement dont le système LiDAR est dissimulé dans le bouclier avant au lieu d’être monté sur le toit, lui permettant ainsi de ressembler à n’importe quel autre véhicule en circulation, et non à un prototype issu d’un projet de recherche universitaire.

 

Le système intégré LiDAR permet au concept IONIQ autonome de détecter la position des véhicules et des objets environnants. En outre, ce concept hérite des équipements suivants :

. Radar avant détectant la position et la vitesse relatives des objets se trouvant sur la trajectoire du véhicule afin de faciliter la planification du trajet

. Ensemble de trois caméras détectant la proximité des piétons, les marquages au sol et les feux de signalisation

. Antenne GPS permettant de déterminer la position précise du véhicule

. Données cartographiques haute définition fournies par le logiciel de navigation MnSoft de Hyundai qui permet de connaître, entre autres, la position précise du véhicule, la pente et la courbure d’une route, la largeur des voies

. Radar de surveillance des angles morts permettant de changer de voie en toute sécurité.

 

Ces fonctionnalités reposent sur les technologies de IONIQ, parmi lesquelles le freinage d’urgence autonome avec détection des piétons, le régulateur de vitesse adaptatif, le système d’assistance au maintien de voie et le système d’alerte de circulation transversale arrière. Ce véhicule intègre également toutes les commandes autonomes dans des systèmes déjà existants afin de garantir aux conducteurs un passage en douceur du mode de conduite active au mode de conduite autonome. Le concept IONIQ autonome vise à simplifier au maximum les systèmes de conduite autonome.

 

Pour ce faire, il fait appel au radar avant du régulateur de vitesse adaptatif du modèle de série et aux caméras du système d’assistance active au maintien de voie qui sont associées à la technologie LiDAR. Hyundai développe également son propre système de conduite autonome, dans le but d’utiliser une puissance de calcul nettement inférieure. Il en résultera une plate-forme économique qui pourra équiper les futurs modèles de la marque qui deviendront alors plus abordables pour le client. Précédemment cette année, Hyundai a obtenu l’autorisation de tester ses véhicules autonomes en milieu urbain.

 

Hyundai expérimente actuellement trois IONIQ autonomes et deux Tucson à pile à hydrogène, tous autonomes, au centre de recherche et développement de Hyundai, situé à Namyang, en Corée du Sud. Afin de démontrer l’éventail des performances de ses véhicules autonomes en conditions réelles, Hyundai présentera deux IONIQ autonomes au Consumer Electronics Show (CES) en janvier 2017 où ces véhicules auront l’occasion de sillonner les boulevards de Las Vegas. Ces essais au coeur de la ville s’inscriront dans le cadre des efforts de Hyundai visant à lancer sur le marché le véhicule à conduite autonome le plus performant et le plus sûr qui soit.

 

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(Robot machines weld car bodies at Kia Motors Slovakia)/

 

En plus de servir de véhicule d’essai pour les journalistes, ces IONIQ seront parées à faire face à/aux :

. la forte densité de piétons présents à Las Vegas

. feux Stop, panneaux Stop et zones scolaires

. travaux de voirie et barrages routiers

. dos d’âne

. chiens errants

. enfants en train de jouer

. centres commerciaux

. intersections sans feux de signalisation

 Source : Hyundai/ 18 novembre 2016

http://www.auto-innovations.com/communique/925.html

 

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5 – Toyota va créer une coentreprise dédiée au développement des véhicules électriques

 

Toyota Motor Corporation (TMC) a décidé de créer une coentreprise interne qui sera chargée du développement de véhicules électriques (VE). Il s’agira d’une entité virtuelle composée de quatre personnes issues respectivement de Toyota Industries Corporation, Aisin Seiki Co., Ltd., Denso Corporation et TMC. Elle sera indépendante des autres structures internes et verra le jour en décembre 2016.

 

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Pour développer des véhicules électriques, cette société commune puisera dans le savoir-faire technologique et les moyens du Groupe Toyota. Sa petite structure doit lui permettre de s’affranchir des méthodes de travail conventionnelles afin d’accélérer l’avancement des projets et, dès lors, la mise sur le marché des produits. La stratégie de Toyota consiste à fournir « le bon véhicule, au bon endroit et au bon moment ». TMC multiplie donc depuis longtemps les angles d’approche afin de proposer des véhicules respectueux de l’environnement : véhicules hybrides, hybrides rechargeables, à pile à combustible hydrogène (PAC), électriques à batterie…

 

Le Groupe a particulièrement mis l’accent sur les modèles à PAC qui, en termes d’autonomie et de temps de ravitaillement notamment, offrent une commodité comparable à celle des véhicules à essence actuels. Pour cette raison, TMC voit en eux le candidat idéal au titre « d’éco-voiture ultime ». Toutefois, les problématiques énergétiques et d’infrastructure diffèrent d’un point du globe à l’autre, et les législations antipollution se durcissent rapidement pour favoriser l’usage des véhicules zéro émission. Il devient donc indispensable d’avoir une gamme capable de répondre à la diversité des situations.

 

C’est pourquoi, tout en continuant de promouvoir les véhicules à hydrogène, TMC a décidé de créer une structure qui lui permettra de commercialiser rapidement des VE, autre solution pour supprimer les émissions. Akio Toyoda, Président de TMC, commente ainsi la création de cette coentreprise virtuelle : « Ces dernières années, nous avons intensifié les initiatives pour préparer le futur à travers des mesures telles que la création du Toyota Research Institute, l’intégration de Daihatsu devenue filiale à 100 %, ou encore les travaux préliminaires de création d’une entreprise interne qui sera responsable des véhicules compacts destinés aux marchés émergents.

 

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La nouvelle structure administrative dédiée aux VE relève de ces mêmes efforts. S’agissant d’une coentreprise spécialiste de son domaine et où les méthodes de travail privilégieront la rapidité, j’espère qu’elle sera source d’innovation pour les pratiques de travail de Toyota et du Groupe lui-même.

 

Source : Toyota/ 18 novembre 2016

 

http://www.auto-innovations.com/communique/924.html

 

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6 – Afrique du Sud : sept constructeurs automobiles vont investir 623 millions $ en 2015

 

Les sept plus grands constructeurs automobiles implantés en Afrique du Sud, dont Ford, BMW et Toyota, devraient investir 7,5 milliards de rands (623 millions de dollars) dans le pays le plus industrialisé du continent en 2015, a annoncé l’Association nationale sud-africaine des constructeurs automobiles (NAAMSA) dans un communiqué publié le 7 mai. «Des investissements de cette ampleur confirment l’engagement des entreprises multinationales opérant dans l’industrie automobile en Afrique du Sud», s’est félicité Johan van Zyl, président de la NAAMSA, cité dans le même communiqué.

 

L’industrie automobile contribue à hauteur d’environ 6% au PIB de la nation arc-en-ciel et représente 12% des exportations du pays puisqu’une proportion de 40% seulement de la production des constructeurs est destinée à couvrir les besoins du marché sud-africain.

 

(Agence Ecofin)/ lundi, 11 mai 2015/

 

http://www.agenceecofin.com/investissement/1105-28887-afrique-du-sud-sept-constructeurs-automobiles-vont-investir-623-millions-en-2015

 

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7 – Automobile : 6 voitures fabriquées en Afrique

 

La frénésie des constructeurs automobiles à investir en Afrique n’a jamais été aussi palpable. Renault-Nissan, Peugeot, et même certaines marques chinoises et allemandes ne veulent pas rater l’essor que connaît l’Afrique en matière d’achat de voitures. Pourtant, quelques constructeurs locaux résistent encore à ce tsunami d’investissements et d’importations, et cherchent à développer des véhicules Made in Africa. Voici un tour d’horizon ce qui se fait le mieux sur le continent en matière de construction automobile.

 

 

_ Mobius – Kenya

Kenya Vehicle Manufacturers (KVM) est la société qui fabrique la voiture dite la moins chère d’Afrique baptisée Mobius, une voiture 100 % africaine qui offre au continent un véhicule abordable et entièrement adapté à sa géographie.

La Mobius a été spécialement conçue pour le marché africain. Débarrassée des gadgets qui équipent habituellement les voitures occidentales, tels que l’air conditionné et la direction assistée, elle a l’avantage d’être parfaitement adaptée à la conduite sur terrain accidenté. Économe en carburant, disposant d’un vaste espace de chargement et facile d’entretien, elle peut transporter jusqu’à huit passagers, chauffeur inclus.

Le prix prévu de cette première voiture 100 % africaine est d’environ 950 000 schillings, soit environ 5 millions FCFA (un peu moins de 8000 €), soit un prix très inférieur à celui des nouveaux modèles étrangers qui peuvent coûter jusqu’à 2 millions de schillings (environ 11 millions FCFA – 16 000 € environ).

 

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_ Laraki Epitome – Maroc

C’est Abdessalam Laraki, designer marocain, qui est à l’origine de la conception de cette voiture exotique. D’abord diplômé en design automobile à l’école Franco Sbarro en Suisse, il se tourne ensuite vers le design des matériels de sport au Art Center Europe. Après une riche carrière de conception navale (yachts, bateaux de luxe, etc.), il se lance le défi en 2000 de fabriquer la première voiture marocaine : la Laraki Fulgura. Une voiture présentée pour la première fois au salon de l’automobile de Genève en 2004. La Fulgura sera construite à 99 exemplaires numérotés.

 

 

_ La Turtle, la voiture africaine 100% recyclée – Ghana

La Turtle, voiture made in Ghana, est fabriquée par des artisans qui se sont lancés le défi de construire un véhicule à partir de pièces de récupération. Il s’agit là d’une véritable leçon de civisme et d’inventivité dans une région impactée lourdement par les déchets. La Turtle pourrait constituer une alternative intelligente pour les populations des régions africaines qui pourront se doter de moyenS de transportS à petit budget. Après avoir été symboliquement inaugurée en octobre 2013 par Otumfuo Nana Osei Tutu II, le 16ème roi des Ashantis, la voiture a ensuite été présentée à Pau, en France, en marge du festival des cultures électroniques.

 

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_ La Innoson – 100% made in Nigéria

La Innoson est la première voiture Nigériane lancée par l’homme d’affaires Innocent Chukwuma. La société de fabrication Innoson Vehicle Manufacturing produit ce modèle avec des pièces 100% nigérianes, d’où son exclusivité. Une voiture qui va surement faire parler d’elle dans le futur.

 

 

_ Kantaka – Ghana

Kantaka est un 4×4 construit au Ghana et ambitionne de devenir un concurrent sérieux aux SUV européens et américains. Une voiture aux lignes épurées et qui n’a rien à envier aux célèbres SUV américaines. Le succès fut tel que la police du Ghana a commandé ces bolides flambants neufs.

 

 

_ La Kiira EV SMACK – Ouganda

Cette voiture qui nous vient tout droit de l’Ouganda et plus spécialement de Kiira Motors Corporation (KMC), développée à la base par des étudiants, vous fera penser à un mélange entre une Lancia et une Mazda. Mais derrière son look « japonais » se cache une voiture hybride configurée pour obtenir des résultats en fonction de l’apport énergétique. Une belle prouesse technologique pour une équipe pleine d’ambition.

 

Source : Afrizap – Your Bizbook/ Par JeWandaMag/ 14 octobre 2015 /

 

http://www.jewanda-magazine.com/2015/10/automobile-6-voitures-fabriquees-en-afrique/

 

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8 – Industrie : en Algérie, les constructeurs automobiles sommés d’accélérer

 

En soumettant l’importation de véhicules à un système de quotas, l’État veut inciter les groupes internationaux à produire davantage sur place. Car, pour l’instant, le secteur patine. Les groupes automobiles sont désormais fixés sur leur sort pour la suite de l’année 2016 en Algérie. Déçu par le décollage jugé trop lent de cette industrie, le gouvernement avait décidé, en décembre 2015, d’appliquer un système de quotas à l’importation, semblable à celui mis en place en Tunisie, pour pousser les constructeurs à produire sur place.

 

Le 8 mai, la mesure s’est concrétisée par l’annonce des contingents marque par marque. Au total, les 40 concessionnaires agréés par le ministère du Commerce pourront importer 83 000 voitures en 2016, pour un montant inférieur à 1 milliard de dollars (moins de 900 millions d’euros). C’est trois fois moins qu’en 2015 (265 500 véhicules importés, pour 3,14 milliards de dollars) et cinq fois moins qu’en 2014 (418 000 unités, 5,7 milliards de dollars).

 

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_ Le secteur de l’automobile à la traîne

Alors que la production locale demeure faible (environ 25 000 véhicules en 2015), Alger peine à trouver le modus operandi pour faire du pays un véritable fabricant d’automobiles et non un simple assembleur de pièces venues de l’étranger. Tout comme ce long délai de réflexion sur les quotas, l’annulation, au dernier moment, de la signature du contrat d’implantation d’une usine de PSA, prévue lors de la visite du Premier ministre français, Manuel Valls, à Alger les 9 et 10 avril, est un signe des atermoiements des autorités.

 

Pourtant, sur le papier, l’Algérie a tout pour attirer des usines : le pays est le deuxième marché du continent après l’Afrique du Sud ; il dispose d’infrastructures portuaires, routières et ferroviaires solides pour assurer une logistique performante ; et il bénéficie d’un État fort, qui fait respecter les règles qu’il édicte, notamment en matière d’importation et de frais de douanes – ce qui est loin d’être le cas ailleurs en Afrique.

 

« Ici, le taux d’équipement des ménages est encore très faible : autour de 100 véhicules pour 1 000 habitants, contre environ 650 en Europe, note Guillaume Josselin, directeur général de Renault en Algérie, où la marque au losange détient 38,2 % de parts de marché. Le pays manque de transports publics, les gens ont besoin d’une voiture entre leur logement et leur lieu de travail, et l’âge moyen du parc automobile est de 16 ans. Tous les ingrédients sont là pour un marché dynamique, même si les ventes font parfois du yoyo à cause d’une régulation qui peut changer drastiquement ! »

 

Ce contexte favorable a entraîné l’implantation de Renault à Oued Tlelat, près d’Oran. Son usine, qui a démarré en novembre 2014, a produit 20 000 exemplaires du modèle Symbol en 2015 et prévoit d’atteindre 30 000 à 40 000 véhicules en 2016. L’Algérie a aussi séduit l’allemand Daimler, associé – tout comme Renault – à la Société nationale de véhicules industriels (SNVI), qui assemble des poids lourds à Rouiba, dans la banlieue d’Alger, et des 4×4 (Mercedes Classe G) et des véhicules utilitaires (Sprinter) à Tiaret (à 250 km au sud-ouest de la capitale).

 

Les pièces fabriquées en Algérie représentent entre 10 % et 15 % de la valeur des véhicules Daimler, et autour de 20 % pour ceux de Renault.

 

Reste que ni les autorités ni la SNVI (qui gère les intérêts de l’État dans le secteur) ne sont satisfaites du taux d’intégration locale des usines automobiles algériennes : les pièces fabriquées en Algérie représentent entre 10 % et 15 % de la valeur des véhicules Daimler, et autour de 20 % pour ceux de Renault.

 

« Nous pourrions faire beaucoup plus, estime Salah Malek, PDG de la SNVI. Nous demandons aux partenaires internationaux d’être plus flexibles dans leurs règles d’approvisionnement local. Je comprends que les constructeurs veuillent valider la qualité des produits, mais il n’est pas nécessaire, à mon avis, d’homologuer l’ensemble du management des sous-traitants. » Selon lui, des étapes de production telles que l’emboutissage (fabrication des pièces de carrosserie en tôle) pourraient être réalisées sur place. Et la SNVI ainsi que d’autres sous-traitants implantés près d’Alger pourraient être davantage sollicités par Renault et Daimler.

 

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_ De nombreuses craintes chez les algériens

Mais cette idée d’aller vite est contestée par les industriels internationaux, qui demandent plus de temps. L’Algérie, soutiennent-ils, n’a pas une tradition automobile, contrairement au royaume chérifien, où la Société marocaine de construction automobile (Somaca), à Casablanca, assemble des véhicules depuis les années 1960.

 

« Nous devrions passer à 30 % d’intégration locale fin 2016, grâce notamment à la fabrication des sièges par la coentreprise algéro-turque Martur, explique Guillaume Josselin. Mais nous faisons les choses progressivement en nous assurant que la qualité des véhicules assemblés en Algérie soit aussi bonne que celle des véhicules importés. Quand nous avons implanté l’usine à Oued Tlelat, les Algériens étaient fiers, mais beaucoup craignaient que ces voitures soient de moins bonne facture. »

 

Beaucoup de ces annonces sont fantaisistes et relèvent davantage d’une stratégie commerciale ou de relations publiques.

 

Le patron de Renault Algérie signale, sans donner de chiffre, que son groupe a consacré un budget important à la communication afin de faire évoluer la mentalité des conducteurs locaux sur le made in Algeria.

 

Malgré les nombreuses annonces d’implantation industrielle (PSA, Hyundai, Volkswagen, mais aussi de la part des constructeurs chinois), aucun nouveau projet ne s’est concrétisé ces derniers mois. « Beaucoup de ces annonces sont fantaisistes et relèvent davantage d’une stratégie commerciale ou de relations publiques », estime un connaisseur du secteur, pour qui seuls deux projets devraient aboutir à court terme : ceux de Hyundai à Batna et de PSA à Oran.

 

« Les constructeurs espèrent pouvoir installer des usines DKD [Disassembled Knocked Down, « remontage de véhicules démontés »] et ainsi éviter les quotas et les frais de douane, poursuit-il. Mais cela m’étonnerait que les autorités, qui veulent industrialiser coûte que coûte le pays, se laissent duper. »

 

« L’industrie automobile en Algérie est à un tournant, affirme Salah Malek. Ou bien nous réussissons le mariage entre les PMI algériennes et nos grands partenaires, avec une intégration locale et des cadences qui montent vite, ou bien le décollage industriel ne se fera pas. » Le patron de la SNVI estime légitime une « régulation par l’offre » pour aiguillonner les groupes étrangers. « Plus il y aura de constructeurs, plus nous pourrons faire des économies d’échelle sur les pièces fabriquées en Algérie », abonde Guillaume Josselin, de Renault. Mais il est encore bien seul…

 

Publié le 07 juin 2016/ Par Christophe Le Bec – envoyé spécial

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/329121/economie/industrie-algerie-constructeurs-automobiles-sommes-daccelerer/

 

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1 Commentaire sur "AUTOMOBILE/ TECHNOLOGIES/ MOTEURS PROPRES : innovations, avancées technologiques et nouveaux horizons"

  1. bonsoir moi je cherche emlpoi comme chauffeuer et demarcheur mbl 213 555062155

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