AFRIQUE/ AGRICULTURE : innovations, technologies, industries

  

« Afrique/ Le développement agro-industriel : L’Afrique abrite une grande variété de conditions climatiques qui favorise une large gamme de production agricole. Cependant, elle importe encore une grande quantité de produits agricoles et alimentaires qui pourraient être produites sur le continent. Pour plusieurs produits, leur production ne peut être étendue faute d’infrastructures de commercialisation. Par ailleurs, la création des zones de libre échange, au niveau régional et dans le monde, ouvre des perspectives d’accès au marché. L’urbanisation et la diversification de l’alimentation qui s’en est suivie créent également des débouchés pour les denrées de consommation courante africaines.

Les multiples goulets d’étranglement que crée la pauvreté – faible productivité, infrastructure déficiente et marchés insuffisamment intégrés – sont souvent amplifiés par le sous-développement du secteur agroindustriel. On prête généralement peu d’attention à la chaîne de valeur qui achemine les denrées et les produits agricoles jusqu’au consommateur final dans le pays et à l’étranger. Cette négligence coûte très cher en termes de pertes considérables de valeur ajoutée et de possibilités d’emploi. En fait, l’agro-industrie dans les zones rurales africaines est pour ainsi dire, inexistante ou à l’état embryonnaire.

En conséquence, les pays sub-sahariens subissent d’énormes pertes après-récolte, atteignant, dans le cas des denrées agricoles périssables comme les fruits et les légumes, une moyenne de 35-50 % de la production réalisable totale, et entre 15 et 25 % en ce qui concerne les céréales.é

 

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1 – L’innovation technologique catalyseur pour la croissance du secteur agroalimentaire

_ L’agriculture est actuellement aux portes d’une deuxième révolution verte

Cette révolution impliquera des changements fondamentaux dans la façon dont le secteur agricole utilise et met en œuvre les technologies innovantes pour améliorer les rendements de manière durable et répondre au besoin d’une plus grande sécurité alimentaire mondiale. Ce sont là certains des points marquants de la dernière enquête 2016 de PwC sur les tendances agroalimentaires en Afrique (PwC.com). « À présent, la deuxième révolution verte est en marche. Il y a un besoin urgent de sécurité alimentaire et, par conséquent, de meilleurs rendements agricoles sans pour autant compromettre les ressources », déclare Frans Weilbach, responsable de l’industrie agroalimentaire pour PwC Afrique.

 

« Les avancées en matière de technologie et d’innovation sont déterminantes pour l’avenir de l’agriculture, l’agro-industrie luttant pour nourrir une population toujours croissante dans un contexte de changement climatique, de rareté des ressources en eau et de nombreuses préoccupations environnementales. Les technologies innovantes et les avancées en matière de productivité deviennent de plus en plus importantes en raison de la pression croissante exercée sur les systèmes alimentaires », déclare Frans Weilbach. « La population mondiale augmente rapidement et le climat est en constante évolution. Les agro-industries procèdent à des changements pour adopter des technologies de pointe. Des drones collectant des données à l’intelligence artificielle agricole, la technologie permet au secteur agricole d’être plus précis et plus efficace alors que l’agro-industrie fait pression en faveur d’une augmentation des profits. »

 

L’agriculture est considérée comme l’une des industries les plus importantes pour le continent africain du fait de son potentiel économique et devrait devenir un secteur pesant 1 000 milliards de dollars américains en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Plus de la moitié (58,8 %) des personnes ayant répondu à l’enquête considèrent les investissements en Afrique comme une opportunité pour le développement de leurs activités. Les quatre pays principaux dans lesquels ils prévoient d’investir sont la Zambie, le Botswana, la Tanzanie et l’Afrique du Sud.

 

L’enquête 2016 de PwC sur les tendances agroalimentaires en Afrique a été réalisée auprès d’un groupe d’agro-industriels dont l’activité principale réside dans la fourniture de services agricoles et connexes aux principaux producteurs. L’enquête est consacrée aux enjeux stratégiques auxquels les dirigeants de l’agro-industrie doivent faire face dans leur activité alors que, par ailleurs, elle met en relief les domaines dans lesquels l’innovation technologique est déjà en cours et ceux où elle peut faire une différence à l’avenir. De plus, l’enquête fournit des perspectives concernant le secteur agricole au Nigeria et au Kenya.

 

Cependant, les personnes interrogées sont moins optimistes en ce qui concerne la croissance des revenus pour les 12 mois à venir par rapport à leurs attentes il y a un an. La majorité des entreprises agroalimentaires (46,2 %) s’attendent à une augmentation des revenus allant de 0 % à 5 %, et 26,9 % des entreprises l’estiment entre 6 % et 10 %.

 

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_ Les avancées en matière de technologie et d’innovation sont déterminantes pour l’avenir de l’agriculture,

Les plus grands enjeux en matière de croissance de l’activité que les dirigeants ont cités résident dans l’accès à la technologie, la rareté des ressources naturelles et les incertitudes en matière d’approvisionnement. L’agro-industrie africaine estime également qu’il y a un long chemin à parcourir pour obtenir une meilleure assistance de la part des gouvernements dans ce secteur. Par exemple, les entreprises ont le sentiment que les gouvernements n’offrent pas d’avantages fiscaux suffisants pour garantir une compétitivité internationale. De plus, elles indiquent que les gouvernements n’agissent pas suffisamment pour former des ouvriers qualifiés dans le secteur.

 

Edward Kerich, directeur de PwC au Kenya, déclare : « Le Kenya dépend fortement du secteur agricole qui est le pilier de son économie, l’agriculture contribuant à hauteur de 29 % au PIB. Le Kenya est le principal exportateur de thé en Afrique subsaharienne et l’un des premiers producteurs de thé noir au monde. L’augmentation du nombre d’usines de thé privées, indépendantes de la KTDA ou des grandes multinationales du pays, est l’un des développements significatifs dans le secteur agricole. La contribution de l’industrie du thé à l’économie kényane devrait continuer à croître et les bénéfices réalisés seront accrus avec l’adoption par certaines usines de sources d’énergie renouvelables moins onéreuses, telles que la production hydroélectrique. »

 

Rasheed Rahji, partenaire de PwC au Nigeria, précise : « L’agriculture a contribué à hauteur de 24,18 % au PIB réel du Nigeria au quatrième trimestre 2015. Cela est principalement dû à l’agriculture mécanisée et à d’autres activités de la chaîne de valeur agricole. Cela est alimenté par le gouvernement qui a mis l’accent sur l’agro-industrie comme un vecteur de lutte contre la pauvreté, et en partie par les investissements continus de la part des agriculteurs commerciaux. Étant donnée la chute du prix international du pétrole brut au cours des 18 derniers mois, le gouvernement a encouragé les exportations agricoles comme une source alternative de devises étrangères.

 

Un certain nombre de défis doivent encore être surmontés dans le secteur agricole. Cela inclut les infrastructures inadéquates, l’accès aux crédits et la formation des petits exploitants aux techniques agricoles modernes. Le fait d’accorder une attention particulière à ces sujets permettrait très certainement d’améliorer la sécurité alimentaire au Nigeria et d’augmenter son PIB ainsi que ses revenus étrangers. »

 

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L’agro-industrie africaine a également indiqué avoir maintenu l’accent mis sur la gestion du risque, la majorité des personnes qui ont répondu à l’enquête (95,2 %) ayant périodiquement réalisé des évaluations formelles des risques. Il est également positif de constater que 53,8 % des personnes interrogées préparent un rapport d’évaluation intégré.

 

Les processus et la modélisation des ressources humaines (RH) commencent à évoluer grâce à une plus grande importance accordée à la technologie pour améliorer les réseaux et les données. Les entreprises agroalimentaires attendent de leurs équipes RH qu’elles fournissent non seulement des services de base et des activités transactionnelles, mais également une vision stratégique et une intelligence collective. Les entreprises ont indiqué que la capacité RH interne, les conflits au travail, la rotation du personnel et la communication entre les employés et la direction étaient les enjeux les plus importants en matière de ressources humaines.

 

Bien qu’il y ait un consensus général concernant la réalité des changements climatiques à l’échelle mondiale, de nombreuses incertitudes demeurent lorsqu’il s’agit de mesurer exactement l’impact de ces changements sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. La majorité des entreprises agro-industrielles estiment que le changement climatique aura un impact significatif sur l’agriculture en Afrique subsaharienne à l’avenir : 41,2 % ont indiqué qu’il y aura une incidence importante à court terme et 35,3 % que cet impact sera constaté dans les 20 prochaines années. De plus, 33,5 % des dirigeants du secteur ont indiqué qu’ils envisagent d’investir dans les énergies renouvelables, tandis que 29,4 % l’ont déjà fait. L’énergie solaire et le biogaz sont les principales formes d’énergie renouvelable dans lesquelles les entreprises ont investi.

 

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La pression accrue qui pèse sur la rentabilité des exploitations et des activités agricoles contraint l’industrie à adopter de manière précoce les nouvelles technologies afin d’améliorer la productivité et le rendement du secteur. Les personnes interrogées ont constaté que les données en temps réel offrent la meilleure opportunité pour l’innovation technologique. De plus, les drones deviennent rapidement un véritable outil pour la technologie verte. La recherche mondiale démontre également que l’intelligence artificielle (IA) dans l’agriculture sera le facteur clé de l’augmentation des capacités de production mondiales pour répondre à la demande d’une population en constante augmentation. Cela va de pair avec l’agriculture de précision et les autres tendances technologiques.

 

La majorité des personnes interrogées (76,5 %) reconnaissent que l’intelligence artificielle dans l’agriculture contribuera de manière importante à l’augmentation des capacités en Afrique dans les dix années à venir. Seulement 47 % des entreprises ont déjà investi, ou prévoient d’investir, dans le développement de moyens agricoles pour la production primaire par le biais de l’intelligence artificielle. Cela pourrait être dû au coût de mise en œuvre, qui demeure la plus grande restriction constatée dans ce domaine (64,7 %).

 

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Toutes les entreprises agroalimentaires ont indiqué qu’elles avaient conscience de leur devoir de responsabilité envers la sécurité alimentaire. La qualité et la sécurité des aliments est l’un des piliers de la sécurité alimentaire pour lequel les personnes interrogées ont indiqué pouvoir contribuer, suivi par la disponibilité et l’accessibilité.  Il est également important de noter que toutes les entreprises ont précisé que leur agro-industrie contribue à l’investissement socialement responsable (ISR). Les trois domaines d’investissement majeurs sont la santé, l’éducation et le développement personnel.

 

« L’innovation technologique agira très certainement comme un catalyseur pour permettre à l’agro-industrie africaine de passer à l’étape supérieure. Les entreprises agroalimentaires qui saisissent l’occasion de créer de nouvelles opportunités grâce à la technologie seront gagnantes : elles seront capables d’atteindre leurs objectifs stratégiques plus rapidement et plus efficacement », conclut Frans Weilbach.

 

A propos de Thierry Barbaut – Stratégie Digitale, expert Afrique

 

http://www.afriquetechnologie.com/innovation-technologique-catalyseur-croissance-agroalimentaire/

 

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2 – Afrique/ Agro-industrie : Technologie et innovation, les deux mamelles de l’agriculture africaine de demain, selon une enquête PwC

 

L’agriculture est actuellement aux portes d’une deuxième révolution verte. Cette révolution impliquera des changements fondamentaux dans la façon dont le secteur agricole utilise et met en œuvre les technologies innovantes pour améliorer les rendements de manière durable et répondre au besoin d’une plus grande sécurité alimentaire mondiale, souligne l’enquête 2016 de PricewaterhouseCoopers (PwC) Africa intitulé AgTech – don’t wait for the future, create it. Africa Agribusiness Insights Survey 2016.(link is external)

 

Une enquête réalisée auprès d’un groupe d’agro-industriels dont l’activité principale réside dans la fourniture de services agricoles et connexes aux principaux producteurs. « Les avancées en matière de technologie et d’innovation sont déterminantes pour l’avenir de l’agriculture, l’agro-industrie luttant pour nourrir une population toujours croissante dans un contexte de changement climatique, de rareté des ressources en eau et de nombreuses préoccupations environnementales. Les technologies innovantes et les avancées en matière de productivité deviennent de plus en plus importantes en raison de la pression croissante exercée sur les systèmes alimentaires », déclare Frans Weilbach, responsable de l’industrie agroalimentaire pour PwC Afrique dont le siège est en Afrique du Sud.

 

« La population mondiale augmente rapidement et le climat est en constante évolution. Les agro-industries procèdent à des changements pour adopter des technologies de pointe. Des drones collectant des données à l’intelligence artificielle agricole, la technologie permet au secteur agricole d’être plus précis et plus efficace alors que l’agro-industrie fait pression en faveur d’une augmentation des profits. »

 

L’agriculture devrait devenir un secteur pesant $ 1 000 milliards en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Plus de la moitié (58,8 %) des personnes ayant répondu à l’enquête considèrent les investissements en Afrique comme une opportunité pour le développement de leurs activités, notamment dans des pays comme la Zambie, le Botswana, la Tanzanie et l’Afrique du Sud. Pourtant, c’est bien en Côte d’Ivoire que la croissance attendue par le FMI est la plus élevée du continent avec 8,5%, relève PwC en introduction de son étude, juste devant la Tanzanie et le Sénégal, tous deux à 6,9% et 6,6% respectivement.

 

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. 24% du PIB du Nigeria est agricole mais…

Les plus grands enjeux en matière de croissance de l’activité que les dirigeants ont cités résident dans l’accès à la technologie, la rareté des ressources naturelles et les incertitudes en matière d’approvisionnement, résume APO. En outre, les entreprises estiment que les gouvernements n’offrent pas d’avantages fiscaux suffisants pour garantir une compétitivité internationale, et ne font pas assez d’effort pour des ouvriers qualifiés dans le secteur.

 

 « L’agriculture a contribué à hauteur de 24,18 % au PIB réel du Nigeria au quatrième trimestre 2015. Cela est principalement dû à l’agriculture mécanisée et à d’autres activités de la chaîne de valeur agricole. Cela est alimenté par le gouvernement qui a mis l’accent sur l’agro-industrie comme un vecteur de lutte contre la pauvreté, et en partie par les investissements continus de la part des agriculteurs commerciaux », estime Rasheed Rahji, partenaire de PwC au Nigeria.

 

« Etant donnée la chute du prix international du pétrole brut au cours des 18 derniers mois, le gouvernement a encouragé les exportations agricoles comme une source alternative de devises étrangères. Un certain nombre de défis doivent encore être surmontés dans le secteur agricole. Cela inclut les infrastructures inadéquates, l’accès aux crédits et la formation des petits exploitants aux techniques agricoles modernes. Le fait d’accorder une attention particulière à ces sujets permettrait très certainement d’améliorer la sécurité alimentaire au Nigeria et d’augmenter son PIB ainsi que ses revenus étrangers. »

 

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. 41% des entreprises voient un risque climatique sur l’agriculture à court terme

L’agro-industrie africaine a également indiqué avoir continué à mettre l’accent sur la gestion du risque, 95,2% des personnes qui ont répondu à l’enquête ayant périodiquement réalisé des évaluations formelles des risques. Les entreprises interrogées ont indiqué que la capacité en ressource humaine (RH) interne, les conflits au travail, la rotation du personnel et la communication entre les employés et la direction étaient les enjeux les plus importants en matière de ressources humaines.

 

Concernant les changements climatiques, il ressort de l’enquête un consensus général sur la réalité du phénomène à l’échelle mondiale, mais de nombreuses incertitudes demeurent lorsqu’il s’agit de mesurer exactement l’impact de ces changements sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Ceci dit, 41,2 % des entreprises agro-industrielles interrogées estiment que le changement climatique aura un impact significatif sur l’agriculture en Afrique subsaharienne à court terme et 35,3 % que cet impact sera constaté dans les 20 prochaines années. De plus, 33,5 % des dirigeants du secteur ont indiqué qu’ils envisagent d’investir dans les énergies renouvelables, tandis que 29,4 % l’ont déjà fait, notamment dans l’énergie solaire et le biogaz.

 

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. Les nouvelles technologies pour plus de rentabilité

La pression accrue qui pèse sur la rentabilité des exploitations et activités agricoles contraint l’industrie à adopter de manière précoce les nouvelles technologies afin d’améliorer la productivité et le rendement du secteur. Les personnes interrogées ont constaté que les données en temps réel offrent la meilleure opportunité pour l’innovation technologique. De plus, les drones deviennent rapidement un véritable outil pour la technologie verte. La recherche mondiale démontre également que l’intelligence artificielle (IA) dans l’agriculture sera le facteur clé de l’augmentation des capacités de production mondiales pour répondre à la demande d’une population en constante augmentation. Cela va de pair avec l’agriculture de précision et les autres tendances technologiques.

 

La majorité des personnes interrogées (76,5 %) reconnaissent que l’intelligence artificielle dans l’agriculture contribuera de manière importante à l’augmentation des capacités en Afrique dans les dix années à venir. Seulement 47 % des entreprises ont déjà investi, ou prévoient d’investir, dans le développement de moyens agricoles pour la production primaire par le biais de l’intelligence artificielle. Cela pourrait être dû au coût de mise en œuvre, qui demeure la plus grande restriction constatée dans ce domaine (64,7 %).

 

 07 JUIN 2016 / PAR COMMODAFRICA

 

http://www.commodafrica.com/07-06-2016-technologie-et-innovation-les-deux-mamelles-de-lagriculture-africaine-de-demain-selon-une

 

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3 – Afrique : Le développement agro-industriel

 

L’Afrique abrite une grande variété de conditions climatiques qui favorise une large gamme de production agricole. Cependant, elle importe encore une grande quantité de produits agricoles et alimentaires qui pourraient être produites sur le continent. Pour plusieurs produits, leur production ne peut être étendue faute d’infrastructures de commercialisation. Par ailleurs, la création des zones de libre échange, au niveau régional et dans le monde, ouvre des perspectives d’accès au marché. L’urbanisation et la diversification de l’alimentation qui s’en est suivie créent également des débouchés pour les denrées de consommation courante africaines.

 

Les multiples goulets d’étranglement que crée la pauvreté – faible productivité, infrastructure déficiente et marchés insuffisamment intégrés – sont souvent amplifiés par le sous-développement du secteur agroindustriel. On prête généralement peu d’attention à la chaîne de valeur qui achemine les denrées et les produits agricoles jusqu’au consommateur final dans le pays et à l’étranger. Cette négligence coûte très cher en termes de pertes considérables de valeur ajoutée et de possibilités d’emploi.

 

Image associée

 

En fait, l’agro-industrie dans les zones rurales africaines est pour ainsi dire, inexistante ou à l’état embryonnaire. En conséquence, les pays sub-sahariens subissent d’énormes pertes après-récolte, atteignant, dans le cas des denrées agricoles périssables comme les fruits et les légumes, une moyenne de 35-50 % de la production réalisable totale, et entre 15 et 25 % en ce qui concerne les céréales. Les interventions dans le domaine agro-alimentaires, en lien avec le secteur privé, devraient être accomplies pour favoriser la mise en place d’un environnement approprié au développement de l’industrie et permettre de créer des industries locales, en mesure de fournir des emplois et d’accroitre les revenus.

Les agro-industries peuvent non seulement promouvoir l’industrialisation et l’emploi urbain, mais aussi briser le cercle de ‘l’écart de productivité’ du développement, réduire les coûts des aliments et les incertitudes des approvisionnements et améliorer le régime alimentaire.

 

Dans la ligne de cette politique, le Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la Banque a commencé à adopter une approche axée sur le marché et la chaîne de valeur dans la conception des nouvelles opérations, et ce, afin d’assurer davantage de revenus et de moyens de subsistance aux bénéficiaires, qui sont majoritairement des collectivités agricoles rurales.

 

C’est pourquoi les projets de développement agricole font une place de choix aux composantes centrées sur l’agro-industrie, la réduction des pertes après-récolte et le développement des marchés. En outre, dans le cadre de la réponse africaine à la crise alimentaire, la Banque a commencé à travailler avec les partenaires au développement à l’élaboration d’une stratégie de réduction des pertes après-récolte qui sera le premier maillon de sa stratégie de développement agroindustriel. Ces actions contribueront également à aider les PMR à identifier des interventions essentielles dans toute la chaîne alimentaire.

 

http://www.afdb.org/fr/topics-and-sectors/sectors/agriculture-agro-industries/agro-industry-development/

 

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