AFRIQUE/ ALGERIE/ POLITIQUE : les équations contradictoires de la démocratie algérienne (aspirations démocratiques, stabilité politique, péril islamiste, influence régionale)

0.1 – « Algérie/ Politique/ le Conseil constitutionnel reporte l’élection présidentielle : C’est la seconde fois que ce scrutin est annulé en Algérie en quelques mois. L’ancien président, Abdelaziz Bouteflika, avait été contraint, sous la pression populaire, de renoncer au vote prévu pour le 17 avril et pour lequel il était candidat à un cinquième mandat. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui a contraint M. Bouteflika à la démission, voulait à tout prix la tenue de ces élections dans le respect de la procédure constitutionnelle. Une option contestée avec vigueur par le mouvement populaire entamé le 22 février… »

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0.2 – « Algérie/ Politique : « Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », est-il indiqué dans un communiqué. Monsieur Bensalah, qui ne peut être candidat à cette élection en vertu de la Constitution, avait promis auparavant un scrutin présidentiel « transparent ». »

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0.3 – « Algérie/ Politique/ Gouvernance : Un millier d’avocats dans les rues d’Alger pour appeler au changement de régime : « Dénoncer la violation de la Constitution ». Confronté depuis le 22 février à une contestation sans précédent depuis son élection en 1999 à la tête de cet Etat pétrolier, Abdelaziz Bouteflika a promis la mise sur pied à une date non précisée d’une «Conférence nationale» devant réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution.

Mais il a également repoussé la présidentielle prévue le 18 avril à après la fin de ladite Conférence, prolongeant de fait sine die la durée de son quatrième mandat au-delà de son expiration constitutionnelle le 28 avril. « Nous sommes contre une transition pilotée par le système. Le changement et la transition c’est maintenant », a déclaré Me Benissad. »

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0.4 – « ALGÉRIE/ ELECTION PRÉSIDENTIELLE/ Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte les élections : Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019. »

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0.5 – « Algérie/ manifestations étudiantes contre un 5e mandat de Bouteflika : L’annonce que le président n’irait pas au bout d’un nouveau mandat n’a pas satisfait les manifestants. Des milliers d’étudiants continuent de défiler ce mardi dans plusieurs villes d’Algérie, dont Alger, la capitale. Ils protestent contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika, qui a promis, en cas de réélection, de réformer et de ne pas aller au bout de son mandat. »

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1 – Algérie : le Conseil constitutionnel reporte l’élection présidentielle

La haute juridiction estime qu’il est impossible d’organiser le scrutin le 4 juillet comme prévu. Aucune autre date n’a été fixée. L’élection présidentielle prévue pour le 4 juillet en Algérie n’aura pas lieu faute de candidats. Le Conseil constitutionnel a rejeté les dossiers de deux illustres inconnus – Hamid Touahri, ingénieur en mécanique, et Abdelhakim Hamadi, vétérinaire –, déposés à la dernière minute, et constaté, dimanche 2 juin « l’impossibilité de tenir l’élection du président de la République, le 4 juillet 2019 ». Il demande aussi « la réorganisation de celle-ci ».

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C’est la seconde fois que ce scrutin est annulé en Algérie en quelques mois. L’ancien président, Abdelaziz Bouteflika, avait été contraint, sous la pression populaire, de renoncer au vote prévu pour le 17 avril et pour lequel il était candidat à un cinquième mandat. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui a contraint M. Bouteflika à la démission, voulait à tout prix la tenue de ces élections dans le respect de la procédure constitutionnelle.

Une option contestée avec vigueur par le mouvement populaire entamé le 22 février ; ses acteurs exigent une transition démocratique suffisamment longue et récusent une élection qui serait, selon eux, une simple « réinitialisation » du régime élagué de ses branches les plus décriées.

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_ « Pas de négociations avec le “gang” »

Les manifestations massives organisées chaque vendredi dans les villes du pays pour réclamer la fin de tout le « système » refusent la tenue d’élections sous la supervision du chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, et du chef de gouvernement, Noureddine Bedoui. Fervents partisans du cinquième mandat de M. Bouteflika, ces deux hommes sont totalement discrédités aux yeux de la majorité des Algériens qui les désignent comme des membres du « gang » (issaba) au pouvoir.

L’annulation de cette élection sonne donc comme une victoire du mouvement populaire dont la mobilisation, exceptionnelle chaque vendredi, a dissuadé les candidats potentiels. Mais cette victoire risque pourtant de ne pas être complète. Le Conseil constitutionnel laisse entrevoir de manière sibylline que l’intérim de Abdelkader Bensalah, qui expire normalement le 7 juillet, pourrait être prolongé jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle.

En appelant à la réunion des « conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain », le Conseil constitutionnel souligne qu’il « revient au chef de l’Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du président de la République et la prestation du serment constitutionnel ».

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_ Bras de fer politique

Mais l’éventualité d’une prolongation de l’intérim de M. Bensalah a peu de chance d’être acceptée. Le mouvement populaire a justement mis la pression ces trois derniers vendredis sur le général Ahmed Gaïd Salah en martelant le slogan « pas de négociations avec le “gang” ». Et si le chef de l’armée a bien appelé récemment à un « dialogue sérieux », son intention reste d’organiser des élections présidentielles rapidement, sans passer par une période de transition ; une option qui a pourtant reçu un appui fort remarqué des oulémas (religieux musulmans) traditionnellement très suiviste à l’égard du pouvoir.

Le bras de fer politique à l’œuvre entre le chef de l’armée et les manifestants risque ainsi de perdurer en cas de maintien d’Abdelkader Bensalah et de poursuite de l’idée d’organiser rapidement des élections. Or cette éventualité est déjà dénoncée sur les réseaux sociaux. Le Front des forces socialistes (FFS) a mis en garde le pouvoir contre la « tentation » de prolonger l’intérim à la tête de l’Etat d’un homme « illégitime et impopulaire ».

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Dans un entretien au Huffpost Algérie, la constitutionnaliste Fatiha Benabou souligne pour sa part qu’Abdelkader Bensalah peut certes convoquer le corps électoral pour une nouvelle élection mais qu’il devra, au regard de la Constitution, quitter ses fonctions le 9 juillet. Elle suggère que M. Bensalah attende le 5 juillet pour le faire afin de « permettre, durant le mois de juin, la tenue d’une conférence nationale où entamer le dialogue entre la société civile et les personnalités politiques, afin de trouver des solutions ».

Cette position qui « reste dans la loi », n’est pas forcément partagée au sein de la contestation populaire où l’on estime que la Constitution souvent « bafouée » n’est plus opérante et qu’il faut aller à la « solution politique » et la transition démocratique. Le fossé entre le pouvoir et la contestation n’est donc pas prêt d’être comblé.

Par Amir Akef / Publié le 02 juin 2019/ Mis à jour le 03 juin 2019/

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/02/algerie-la-cour-constitutionnelle-reporte-l-election-presidentielle_5470457_3212.html/

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2 – Algérie : Abdelkader Bensalah fixe l’élection présidentielle au 4 juillet

Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle. Plus tôt dans la journée, le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime. Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret selon lequel l’élection présidentielle aura lieu le 4 juillet, a annoncé ce mercredi la présidence, reprise par l’agence officielle APS.

« Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », est-il indiqué dans un communiqué. Monsieur Bensalah, qui ne peut être candidat à cette élection en vertu de la Constitution, avait promis auparavant un scrutin présidentiel « transparent ». En dépit de cet engagement, le président du Conseil de la Nation (chambre haute du Parlement) depuis 17 ans, assimilé au long règne d’Abdelaziz Bouteflika, reste rejeté par la rue et a fait face, mercredi, à de nouvelles manifestations ainsi qu’à un appel à une grève nationale.

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_ « Transparence »

Tout en s’engageant lui aussi à ce que l’armée veille à la « transparence » du processus de transition, le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a de son côté haussé le ton : il a écarté catégoriquement le principe d’un « vide constitutionnel », dans une apparente fin de non-recevoir aux revendications d’un départ du « système » et la mise sur pied d’institutions ad hoc. Il existe dans les manifestations des « slogans irréalistes visant à (…) détruire les institutions de l’Etat », a déploré le général Gaïd Salah, au centre de l’échiquier politique en Algérie depuis ses prises de parole ayant abouti à la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

Le chef d’état-major, qui se trouvait en déplacement à Oran (nord-ouest), est allé plus loin en mettant en garde contre des « tentatives de la part de certaines parties étrangères » de « déstabiliser le pays », sans les identifier. En matinée, des milliers de manifestants, enseignants, étudiants, médecins, gardés par un important dispositif policier, se sont à nouveau rassemblés près de la Grande poste à Alger, coeur de la contestation qui ébranle le pays depuis sept semaines.

L’annonce de la date de l’élection présidentielle intervient à l’avant veille du traditionnel jour de manifestations hebdomadaires depuis plus d’un mois pour des millions d’Algériens qui promettent de retourner dans les rues en masse pour demander le départ de Bensalah et la fin du « système ».

11 avril 2019/ Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 11 avril 2019/

https://www.jeuneafrique.com/761428/politique/algerie-abdelkader-bensalah-fixe-lelection-presidentielle-au-4-juillet/

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3 – Algérie/ Politique/ Gouvernance : Un millier d’avocats dans les rues d’Alger pour appeler au changement de régime

Les avocats ont manifesté ce samedi en robe noire dans le centre de la capitale algérienne pour maintenir la pression sur le pouvoir. Au lendemain de nouveaux cortèges monstres réclamant le départ du président Abdelaziz Bouteflika à travers le pays, les avocats sont descendus dans la rue ce samedi à Alger pour appeler au changement de régime. Le 23 mars est en Algérie la Journée nationale de l’avocat, instituée en souvenir de l’avocat indépendantiste Ali Boumendjel, torturé et tué par l’armée française le 23 mars 1957 durant la guerre d’indépendance (1954-1962). Ce samedi, les avocats ont forcé un cordon de police pour défiler dans le centre de la capitale, avant de se disperser sans incident.

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_ « Système dégage ! »

« Non à la violation de la Constitution », « Avocats aux côtés du peuple », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des avocats, venus de plusieurs régions du pays et rassemblés sur le parvis de la Grande Poste, bâtiment emblématique du cœur d’Alger. « Y en a marre de ce pouvoir », « Système dégage ! », ont-ils scandé en agitant des drapeaux algériens – vert et blanc, frappés de l’étoile et du croissant rouges. Une avocate du barreau de Blida (40 km au sud d’Alger) s’est fait confectionner une robe d’avocat aux couleurs nationales. Pour Me Noureddine Benissad, un des ténors du barreau d’Alger et militant des droits humains, « la famille de la défense s’est rassemblée aujourd’hui pour dire « game over » » (la partie est finie).

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_ « Dénoncer la violation de la Constitution »

Confronté depuis le 22 février à une contestation sans précédent depuis son élection en 1999 à la tête de cet Etat pétrolier, Abdelaziz Bouteflika a promis la mise sur pied à une date non précisée d’une «Conférence nationale» devant réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution. Mais il a également repoussé la présidentielle prévue le 18 avril à après la fin de ladite Conférence, prolongeant de fait sine die la durée de son quatrième mandat au-delà de son expiration constitutionnelle le 28 avril. « Nous sommes contre une transition pilotée par le système. Le changement et la transition c’est maintenant », a déclaré Me Benissad.

Me Nora Ghidouche, avocate à Alger, a dit être « ici pour dénoncer la violation de la Constitution » par le président de la République. « Nous sommes les représentants du peuple devant la loi. Et le peuple réclame le changement ». Avocat au barreau de Boumerdes (40 km à l’est d’Alger environ), Me Khaled Djatit est venu manifester avec sa fille de 5 ans, Fatma, qu’il porte sur ses épaules. « C’est pour nos enfants que nous manifestons pour une Algérie meilleure », a-t-il dit à l’AFP.

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_ « Le navire coule »

Pour le cinquième vendredi consécutif, les Algériens sont descendus en masse dans la quasi-totalité des régions du pays, principalement à Alger, pour réclamer le départ du chef de l’Etat, de son entourage et du « système ». Outre les avocats, de multiples manifestations de médecins, d’étudiants ou encore de journalistes ont contribué ces dernières semaines à maintenir la pression en faveur de changements profonds, et rejeter les propositions du pouvoir, vues comme un moyen de jouer la montre. Pour le quotidien francophone Liberté, « la fin approche » et « un mois de mobilisation aura suffi pour ébranler le système en place et surtout éprouver sa terrible fragilité ».

Autre journal francophone, El Watan, assure que « le navire coule » et prédit qu’il sera « abandonné par ses occupants et son équipage dans les prochaines semaines ». « A ceux qui pariaient sur l’essoufflement du mouvement avec le temps, les Algériens ont montré qu’ils ne sont pas prêts d’abandonner les rues », écrit de son côté le quotidien arabophone El-Khabar.

A l’inverse, le quotidien gouvernemental El Moudjahid souligne qu’il existe aussi des « familles » qui demeurent « sceptiques » face aux bouleversements réclamés par les manifestants. « Ces marches traduisent un ras-le-bol », reconnaît-il, tout en estimant que face aux « problèmes réels du pays » la transition proposée par le pouvoir offre une perspective « réaliste et pragmatique ».

Claire Planchard / Publié le 23/03/19 à 16h24 — Mis à jour le 23/03/19 à 16h24

https://www.20minutes.fr/monde/2479715-20190323-algerie-millier-avocats-rues-alger-appeler-changement-regime

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4 – ALGÉRIE/ ELECTION PRÉSIDENTIELLE : Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte les élections

Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019. Il était rentré dimanche 10 mars de Genève après deux semaines d’hospitalisation pendant lesquelles sa candidature à l’élection présidentielle, la cinquième de suite, avait été fortement contestée dans le pays. Abdelaziz Bouteflika renonce donc à se présenter et l’élection, initialement prévue le 18 avril va être reportée.

Le président a annoncé sa décision dans une lettre publiée par l’agence officielle APS où il détaille les raisons de son choixplusieurs temps. En premier lieu, le président Bouteflika annonce qu’il ne se représentera pas à un cinquième mandat en précisant qu’« il n’en a jamais été question ». Il poursuit en annonçant le report de l’élection du 18 avril.

« Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé » précise-t-il.

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_ Une nouvelle Constitution soumise à référendum

Abdelaziz Bouteflika affirme ensuite que des changements importants et imminent vont avoir lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar. Il est remplacé par l’actuel ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui. Ramtame Lamamra prend lui le poste de vice-Premier ministre.

La présidence évoque également la mise en place d’une instance présidentielle plurielle avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante. C’est cette instance qui dirigera une Conférence nationale inclusive qui devra permettre l’émergence d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. En attendant, pour assumer les missions d’administration et des services de sécurité, la présidence a annoncé qu’un gouvernement de compétence nationale sera mis en place.

Reste aujourd’hui une grande question : comment va-t-on inclure cette opposition et la population au cours des prochains mois dans cette grande Conférence nationale puisque ce que la population a demandé dans ses manifestations ces dernières semaines, c’est aussi un changement de système politique. Reste à savoir si cette demande sera entendue.

Par RFI / Publié le 11-03-2019 / Modifié le 11-03-2019/
http://www.rfi.fr/afrique/20190311-algerie-abdelaziz-bouteflika-renonce-5e-mandat-reporte-elections/

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5 – Algérie : nuit de protestation après la candidature officielle d’Abdelaziz Bouteflika

Quelques heures après l’officialisation de la candidature à un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, des centaines d’Algériens sont de nouveau descendus dans les rues d’Alger et d’autres villes dimanche soir pour protester. « Non à un 5e mandat! ». Dans le centre d’Alger et ailleurs en Algérie, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars, des centaines de manifestants ont scandé le même slogan que lors des grandes mobilisations du 22 février et du 1er mars. Des manifestations nocturnes déclenchées par l’officialisation, quelques heures plus tôt, de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat.

Le président algérien s’est engagé dimanche soir, dans une lettre, à ne pas terminer son mandat et à organiser une présidentielle anticipée, s’il était élu le 18 avril prochain. Mais le message n’a apparemment pas convaincu. Dans le centre d’Alger, plusieurs centaines de jeunes ont défilé dans le calme, parfois en chantant. De nombreux véhicules, voitures et scooters ont aussi sillonné le centre-ville en klaxonant. Un important dispositif policier s’est progressivement déployé dans la nuit dans le centre de la capitale, alors qu’aucun policier n’était visible au début des marches dans ce quartier, quadrillé ces derniers jours par un impressionnant dispositif sécuritaire.

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D’autres marches nocturnes similaires ont eu lieu dans plusieurs autres villes du pays, selon le site d’information internet TSA (Tout sur l’Algérie), notamment à Jijel (250 km à l’est d’Alger), Boufarik (25 km au sud), Bouira et Guelma (82 et 350 km au sud-est). À Béjaïa, en Kabylie, une région traditionnellement frondeuse, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés devant le siège de la wilaya (préfecture) aux cris de : « Vous voulez la guerre ? On est là ! », ont raconté des habitants à l’AFP. La prochaine grande journée de mobilisation est prévue le 8 mars.

 Avec AFP et Reuters/ Première publication : 04/03/2019/ Dernière modification : 04/03/2019/

https://www.france24.com/fr/20190304-algerie-protestation-candidature-officielle-Bouteflika

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56 – Algérie : manifestations étudiantes contre un 5e mandat de Bouteflika

L’annonce que le président n’irait pas au bout d’un nouveau mandat n’a pas satisfait les manifestants. Des milliers d’étudiants continuent de défiler ce mardi dans plusieurs villes d’Algérie, dont Alger, la capitale. Ils protestent contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika, qui a promis, en cas de réélection, de réformer et de ne pas aller au bout de son mandat.

« Hé Bouteflika, il n’y aura pas de 5e mandat » ou « Ramenez les commandos de l’armée et la BRI (unité d’intervention de la police), il n’y aura pas de 5e mandat », font partie des slogans repris par les manifestants dans le centre d’Alger. Ils ont été largement applaudis par les badauds sur les trottoirs ou à coups de klaxons par les automobilistes. Des étudiants manifestent en nombre également à Oran et Constantine, deuxième et troisième villes du pays, ainsi qu’à Blida, Béjaia, Bouira, selon le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie). A Alger, où les manifestations, supposées totalement interdites depuis 2001, sont désormais quasiment quotidiennes depuis dix jours, la police a cantonné les étudiants à l’intérieur d’un périmètre de quelques artères alentour. Elle a à un moment eu recours à des projections d’eau, sans effet, selon un journaliste algérien.

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Le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, est la cible d’une contestation jamais vue depuis qu’il a été élu à la tête de l’Etat il y a 20 ans. Ses promesses de réforme et de ne pas aller à terme d’un cinquième mandat ne font pas retomber la colère. « Non, c’est non ! Il n’a pas compris le message du peuple ? On va lui faire comprendre aujourd’hui et encore plus vendredi », premier jour du week-end et journée de mobilisation massive ces deux dernières semaines, assure Selma, étudiante en mathématiques. Pour Abderahmane, 21 ans, étudiant à l’École supérieure d’informatique, Bouteflika « veut un an de plus, nous on ne veut pas une seule seconde, c’est déjà trop. Qu’il dégage maintenant ! »

International/ Le Parisien avec AFP/ 05 mars 2019/

http://www.leparisien.fr/international/algerie-manifestations-etudiantes-contre-un-5e-mandat-de-bouteflika-05-03-2019-8025177.php/

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6 – POLITIQUE/ Algérie : alors que les manifestations continuent, l’opposition réclame la destitution de Bouteflika

Nouveau coup de pression sur le pouvoir. Cette fois-ci, il vient de l’opposition. Au lendemain du dépôt par procuration du dossier de candidature du président Abdelaziz Bouteflika, elle réclame notamment l’application de l’article 102 de la Constitution, qui prévoit la destitution du chef de l’État pour cause de maladie grave et durable. Réunis lundi 4 mars à Alger, des responsables des partis de l’opposition, notamment l’ex-chef de gouvernement Ali Benflis et l’islamiste Aberrazak Makri (MSP), qui ont décidé de boycotter la prochaine élection présidentielle, ont appelé à l’application de l’article 102 pour constater la vacance de la présidence de la République et le report du scrutin prévu le 18 avril.

Dans la déclaration finale de cette rencontre, les responsables politiques ont réitéré leur refus d’un cinquième mandat du président sortant, tout en soutenant le mouvement de contestation populaire qui prend de plus en plus d’ampleur au fil des jours. Après les étudiants qui ont manifesté massivement ce mardi 5 mars dans plusieurs villes du pays, vendredi 8 mars risque d’être une journée de mobilisation encore plus marquante.

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_ Plus longue hospitalisation depuis 2013

Où est le président ? Selon nos informations, Abdelaziz Bouteflika, qui a fêté ses 82 ans le 2 mars dernier, est toujours hospitalisé dans une aile privée des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), en Suisse, où il a été admis dimanche 24 février, officiellement pour des « soins périodiques ». Aucun communiqué de la présidence n’a fait état de son retour au pays après ses examens périodiques.

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« MÊME S’IL EST TRÈS PEU PROBABLE QU’ELLE ABOUTISSE POUR LE MOMENT, CETTE REQUÊTE N’EN MET PAS MOINS UN SUPPLÉMENT DE PRESSION SUR L’ENTOURAGE PRÉSIDENTIEL »

Cette absence prolongée du chef de l’État, la plus longue depuis son hospitalisation à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce puis à celui des Invalides, entre avril et juillet 2013 pour soigner un Accident vasculaire cérébral (AVC), donne du grain à moudre à l’opposition. Même s’il est très peu probable qu’elle aboutisse pour le moment, la requête de cette dernière en vue d’enclencher la procédure d’impeachement – déjà formulée la veille par la secrétaire générale du Parti des travailleurs Louisa Hanoune – n’en met pas moins un supplément de pression sur l’entourage présidentiel.

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_ Conseil constitutionnel et assemblées « loyales »

Depuis l’hospitalisation du président en avril 2013, des voix dans l’opposition n’ont eu de cesse de réclamer l’application de la disposition constitutionnelle qui prévoit son empêchement, mettant en avant un état de santé précaire qui le tiendrait éloigné des affaires du pays. Des demandes écartées d’un revers de main par le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, soutien indéfectible d’Abdelaziz Bouteflika.

Ce qui était valable par le passé le semble encore aujourd’hui, dans la mesure où le patron de l’armée demeure d’une loyauté sans faille. Mais pas que lui. La possibilité que le président soit démis sur la base de l’article 102 est encore plus proche de zéro, tant les institutions chargées de son application sont acquises au raïs. La Constitution stipule ainsi que la mesure de destitution doit être mise en œuvre par le Conseil constitutionnel qui se réunit de plein droit, « et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous les moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ».

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Le Parlement siégeant en chambres réunies – Assemblée nationale et Conseil de la nation – déclare l’état d’empêchement à la majorité des deux tiers de ses membres. Il charge ensuite de l’intérim le Président du Conseil de la nation, pour une période de 45 jours. En cas de prolongement de l’incapacité à l’expiration du délai, la vacance de pouvoir par démission est constatée, avant d’être actée par le Conseil constitutionnel. L’intérim est alors assuré par le président du sénat durant une période de 90 jours, au cours de laquelle doit se tenir une élection présidentielle.

Or, le Conseil constitutionnel est totalement acquis à Bouteflika. Son nouveau président, Tayeb Belaïz, en a fait la démonstration jeudi 21 février lors de sa prestation de serment devant le chef de l’État, dans la résidence de ce dernier à Zeralda. Dans son intervention de clôture de la cérémonie, Belaïz a réitéré sa « loyauté » au président. Mais l’allégeance du chef du Conseil constitutionnel n’est pas le seul écueil qui se dresse devant l’application de l’article 102, puisque les deux chambres du Parlement sont également contrôlées par le FLN et le RND, les deux partis de l’alliance présidentielle.

05 mars 2019/ Par Farid Alilat/ Mis à jour le 05 mars 2019/

https://www.jeuneafrique.com/744955/politique/presidentielle-en-algerie-lopposition-accentue-la-pression-en-reclamant-la-destitution-de-bouteflika/

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 7 – Algérie : la journaliste qui a lu la lettre de Bouteflika a démissionné

Nadia Madassi officiait sur Canal Algérie, elle aurait donné sa démission, au lendemain de la lecture intégrale du message du candidat Adbelaziz Bouteflika. Furieuse de s’être vu remettre à la dernière minute la veille une déclaration écrite du président Abdelaziz Bouteflika, dont elle a dû donner lecture à l’antenne, Nadia Madassi, ancienne de la radio nationale, et plus de quinze ans au journal télévisé du soir sur Canal Algérie aurait démissionné, selon un de ses confrères. Pour l’heure, la journaliste n’a ni confirmé ni infirmé sa démission du JT.

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_ La « goutte d’eau… »

À l’ouverture du journal télévisé dimanche soir, la journaliste a donné lecture d’extraits d’une « lettre » à ses concitoyens du chef de l’État qui y confirmait notamment sa candidature à un 5e mandat, malgré la contestation massive que celle-ci a déclenchée en Algérie. « On lui a remis à la dernière minute le message du président Bouteflika », elle « a été mise mal à l’aise. Elle a très mal vécu cet épisode, elle a décidé de ne plus présenter le JT et de rejoindre la rédaction », a déclaré à l’AFP un journaliste de Canal Algérie, chaîne francophone de la télévision publique. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Depuis le début des manifestations, on ne nous laisse pas travailler », a souligné ce collègue.

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_ Des pressions de plus en plus fortes

Des journalistes de l’audiovisuel public algérien – dont Nadia Madassi – ont récemment dénoncé les pressions exercées par leur hiérarchie concernant la couverture de l’actuelle contestation de la 5e candidature à la présidentielle de Bouteflika, un mouvement jamais vu depuis qu’il est arrivé à la tête de l’État il y a 20 ans. Radio et télévision publiques ont d’abord totalement passé sous silence les nombreuses et massives manifestations, avant d’en faire état en atténuant les mots d’ordre. Outre les médias audiovisuels publics, les chaînes privées d’information, habituellement friandes d’événements en direct et souvent propriétés d’hommes d’affaires proches du pouvoir, ont également largement passé sous silence les manifestations de ces dernières semaines.

Dans son message lu dimanche soir, le président Bouteflika, 82 ans et affaibli par des problèmes de santé, s’engage, s’il est réélu le 18 avril, à ne pas terminer son mandat et céder la main à l’issue d’une présidentielle anticipée, organisée après une conférence nationale devant réformer profondément le régime actuel. Des engagements qui n’ont pas calmé les opposants au 5e mandat, qui y ont surtout vu un maintien par le président et ses partisans d’une candidature contestée.

PAR LE POINT AFRIQUE ( AVEC AFP )/ Publié le 04/03/2019/ Le Point Afrique

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8 – Algérie/ Patronat/ Manifestations contre le 5e mandat : MALAISE AU SEIN DU FORUM DES CHEFS D’ENTREPRISE (Démissions en cascade)

Le ciel s’assombrit au-dessus du Forum des chefs d’entreprise (FCE). L’édifice de l’organisation patronale, agréée récemment en tant que syndicat, se fissure. Mohamed-Laïd Benamor, patron du groupe agroalimentaire Amor Benamor et président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), a annoncé, hier, sa démission de son poste de vice-président du Forum des chefs d’entreprise et le gel de sa cotisation.  “Je souhaite par la présente lettre vous signifier le gel de ma cotisation au Forum des chefs d’entreprise, et de la même façon, mon souhait de démissionner de ma fonction de vice-président”, écrit Mohamed-Laïd Benamor dans une lettre adressée aux adhérents, dont Liberté détient une copie. “Si notre association, devenue syndicat, a joué par le passé un rôle essentiel pour mener nos entreprises et notre économie vers de meilleurs lendemains, je me désole aujourd’hui de la voir s’éloigner de sa base”, souligne le patron du groupe Benamor.

Mohamed-Laïd Benamor reconnaît qu’il a été un partisan de la continuité. “Non à la continuité pour elle-même, par idéologie ou dogme, mais parce qu’en tant qu’industriel, je reste convaincu que relever le défi de la diversification réclame de la stabilité”, précise-t-il. Mais, pour lui, relever ce défi réclame aussi l’adhésion du peuple. “Le faire à rebours du désir de nos concitoyens est une ineptie. Un non-sens. C’est la négation de nos valeurs et de notre histoire”, soutient le désormais ex-vice-président du Forum des chefs d’entreprise.

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Un autre membre du Forum des chefs d’entreprise a également annoncé le gel de son appartenance au FCE. Il s’agit du P-DG d’Alliance Assurances, Hassen Khelifati. “Moi, Hassen Khelifati, membre du Forum des chefs d’entreprise depuis 17 ans, annonce officiellement le gel de mon appartenance au FCE”, a-t-il écrit sur sa page Facebook. M. Khelifati a affirmé qu’il avait déjà exprimé sa désapprobation en démissionnant de l’exécutif depuis 2014. Il n’a pas, également, renouvelé sa cotisation depuis 2017.

Le patron d’Alliance Assurances a participé à la grandiose marche de vendredi dernier. “Nous avons marché pour l’Algérie, pour nos enfants, pour nos jeunes. Pour un lendemain meilleur, pour redonner espoir à nos jeunes”, a souligné M. Khelifati. “Nous sommes fiers de notre peuple de Tébessa à Tlemcen et de Tamanrasset à Tizi Ouzou”, a-t-il ajouté. Pour le patron d’Alliance Assurances “la place des chefs d’entreprise honnêtes, travailleurs, créateurs d’emplois et de richesses est au milieu et parmi leur peuple, qui n’est ni à vendre ni à acheter”. Pour rappel, jeudi dernier, le P-DG du groupe Sogemetal, Mohamed-Arezki Aberkane, a décidé de claquer la porte du FCE.

“Faisant suite à mon message téléphonique, je confirme par la présente ma démission du Forum des chefs d’entreprise”, écrit Mohamed-Arezki Aberkane dans une lettre adressée au secrétaire général du FCE. Le patron de Sogemetal indique qu’il ne peut faire partie d’une organisation patronale qui prône l’anathème et le mépris à l’égard de tout un peuple qui exprime librement et dignement une revendication qui est la sienne.

Mohamed-Arezki Aberkane rappelle qu’il a, en effet, “souscrit à une adhésion volontaire à cette organisation à une époque où elle rayonnait pour ses engagements et idéaux économiques en faveur de mon pays l’Algérie”. Hélas aujourd’hui, “je m’en soustrais pour des motifs objectifs que chacun pourra comprendre et surtout pour ses positions politiques incompatibles, voire antagoniques avec ses missions statutaires auxquelles je n’ai jamais souhaité adhérer de tout temps”, a-t-il regretté, tout en confirmant son retrait du Forum des chefs d’entreprise.

Par Rabhi Meziane/ le 03-03-2019/

https://www.liberte-algerie.com/actualite/demissions-en-cascade-310664

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9 – Alger risque une crise économique dès 2019

Des réformes sont urgentes en Algérie pour diversifier une économie dépendante aux hydrocarbures et éviter une crise économique dès 2019, a averti lundi le centre d’analyses International Crisis Group (ICG). L’Algérie, qui tire l’essentiel de ses revenus du pétrole, a subi de plein fouet la dégringolade des cours entre 2014 et 2017. Or « les nouvelles réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vide rapidement les caisses de l’Etat », a indiqué l’ICG dans un rapport intitulé « Surmonter la paralysie économique de l’Algérie ». « Malgré les promesses des gouvernements successifs de faire des réformes et de rééquilibrer les finances publiques, la paralysie politique a fait obstacle à toute mesure décisive », s’est-il inquiété. Cette paralysie est renforcée par l’incertitude autour d’une candidature du président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, à un 5e mandat en avril prochain.

Et en dépit du « rétablissement du cours du pétrole, la crise économique pourrait frapper le pays dès 2019 » et « se greffer aux tensions entourant la présidentielle », a averti l’ICG. « Les autorités reconnaissent que le modèle actuel est à bout de souffle mais peinent à le corriger », a souligné le rapport, regrettant que les réformes économiques « ont eu tendance à être reportées ». Selon l’ICG, deux facteurs paralysent celles-ci: « des groupes d’intérêt » influents qui « défendent le statu quo » et le souvenir de la guerre civile (1992-2002), née des troubles politico-sociaux ayant suivi les mesures d’austérité des années 1980 et 1990.

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Le centre a estimé insuffisantes les coupes budgétaires et la « politique monétaire expansionniste, qui alimente l’inflation et permet seulement au gouvernement de gagner du temps sans s’attaquer aux problèmes de fond ». « A terme, l’Algérie ne pourra pas se contenter d’apporter de petits ajustements techniques à sa politique économique », a-t-il ajouté, jugeant inévitable une renégociation du « contrat social implicite » dans le pays, « à savoir que l’Etat pourvoit aux besoins d’une population tenue de s’exécuter ».

Socialiste jusqu’au début des années 1990, l’économie algérienne reste marquée par une forte intervention étatique. La rente pétrolière subventionne notamment carburant, eau, énergie, santé, logements et produits de base. Mais « toute renégociation doit être envisagée avec prudence », a souligné l’ICG. Les moins de 30 ans (55% de la population selon les statistiques officielles) « entrent aujourd’hui sur le marché du travail avec de sombres perspectives d’avenir et une capacité considérablement réduite de l’Etat à les soutenir ». L’Algérie peut néanmoins compter sur une dette extérieure inférieure à 2% du PIB et à des partenaires, européens notamment, « prêts à apporter leur soutien », a argué le centre.

Les analystes ont appelé Alger à plus de transparence sur l’état des finances publiques, les difficultés économiques, les réformes nécessaires et leurs résultats attendus et à « mettre l’accent sur les jeunes dans l’élaboration du programme de réformes ». Il l’a aussi invité à élargir son « éventail » d’interlocuteurs, limités à l’ex-syndicat unique UGTA et au Forum des chefs d’entreprises, organisation patronale proche du pouvoir.

Par Le Figaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 19/11/2018/ Publié le 19/11/2018/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/11/19/97001-20181119FILWWW00019-alger-risque-une-crise-economique-des-2019.php

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