AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT : ces sentiers brumeux de la dépendance et des échecs économiques et politiques

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0.1 – « AFRIQUE/ dépendance et échecs/ Causes possibles : violences politiques et démocratiques, échecs économiques imputables à la mauvaise gouvernance et aux choix stratégiques erronés, graves problèmes de gouvernance, rareté des régimes politiques vraiment éclairés, rôle central des bailleurs de fonds dans les choix stratégiques, faiblesse des investissements, agriculture et industries non privilégiées dans les politiques de développement, infrastructures de faible niveau, pauvreté et sous-développement des régions, terrorisme et banditisme, monnaie et dépendance financière perçues comme une fatalité, chômage des jeunes non perçu comme un échec (pour des pays où tout reste à faire), criminalité émergente de nature à constituer un problème majeur, divers fléaux émergents en lieu et place des économies concernées, tribalisme et népotisme omniprésents et injustifiables… »

 

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0.2 – « Industrialisation/ Echec de l’Afrique : Les experts en appellent à l’audace et la créativité. Jamais les appels en faveur de l’industrialisation de l’Afrique ne se sont faits aussi pressants qu’aujourd’hui. C’est sans nul doute le sujet le plus débattu du continent. Pourquoi aucune initiative  n’est jusqu’alors parvenue à faire bouger les lignes de cet indicateur important du développement ? 

Reconnue pour créer de la prospérité, des emplois et une augmentation des revenus, l’industrialisation est une promesse de campagne qui s’étend à tout le continent africain. Pourtant, l’Afrique est aujourd’hui moins industrialisée qu’elle ne l’était il y a 40 ans. La contribution du secteur manufacturier à la croissance du PIB a en fait reculé, passant  de 12% en 1980 à 11% en 2013, et stagne depuis, selon la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA). Le groupe de recherche britannique The Economist Intelligence Unit, estime que l’Afrique représentait plus de 3% de l’industrie  manufacturière mondiale dans les années 1970. Depuis, ce pourcentage a diminué de moitié et  cette tendance risque de se poursuivre tout au long de la décennie. »

 

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1 – En Afrique, une croissance à deux vitesses

 

En 2016, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne est descendu à son niveau le plus bas depuis vingt ans, sous les 2 %. Mais ce piètre résultat cache des réalités très différentes selon les pays.

À moins de 2 % en 2016, après 3,5 % en 2015, la croissance africaine est descendue à son niveau le plus bas depuis vingt ans, confirmant la rupture avec la décennie écoulée où les taux enregistrés – entre 5 et 7 % – laissaient espérer l’émergence du continent. Celui-ci serait-il en train d’atteindre ses limites ? En tout cas, malgré les perspectives d’une modeste reprise cette année, la situation paraît suffisamment préoccupante pour que les principales institutions financières, du Fonds monétaire international à la Banque mondiale en passant par la Banque africaine de développement, tirent la sonnette d’alarme et invitent les États à réagir pour relancer l’activité.

 

Mais ce tableau d’une économie africaine à la peine doit aussitôt être nuancé tant les trajectoires des pays sont différentes. « La raison principale de cette mauvaise performance globale tient à la baisse des prix des matières premières, pétrole en tête, qui a fortement impacté les pays exportateurs de produits de base », souligne Ruben Nizard, économiste à la Coface.

 

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_ Un bloc de pays maintient une bonne dynamique

C’est notamment le cas du principal producteur de pétrole de la région, le Nigeria, dont 60 % des recettes sont tirées des exportations d’or noir et qui a plongé en 2016 dans une crise sans précédent. Mais le phénomène touche aussi l’Afrique du Sud, l’Angola ou la République du Congo, tous riches en ressources naturelles, qui ont également vu leur activité se réduire dans des proportions importantes. « À l’inverse, il existe un autre bloc de pays africains dont les économies maintiennent une bonne dynamique, avec une croissance autour de 6 % », précise Vincent Caupin, économiste à l’Agence française de développement.

 

On y retrouve certains États de l’Afrique de l’Est comme le Kenya, le Rwanda et l’Éthiopie, qui ont su diversifier leur modèle économique et développer des industries. Il y a aussi des pays de l’Afrique de l’Ouest tels le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, dont la stabilité politique retrouvée a permis d’engager des réformes saluées par les investisseurs.

 

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_ Des fragilités persistantes

Une récente étude du Conseil français des investisseurs en Afrique montre d’ailleurs que le monde des affaires reste relativement confiant sur les potentiels du continent. Ainsi la moitié des 500 dirigeants d’entreprises sondés prévoit un chiffre d’affaires en augmentation pour 2017. Plus d’un tiers se disent prêts à accroître leurs investissements, en particulier en Afrique francophone. Un excès d’optimisme ? Bien sûr, des nuages continuent d’obscurcir les perspectives du continent. « L’environnement économique mondial, en particulier le ralentissement chinois, n’est guère favorable. Et l’Afrique reste soumise à de fragilités persistantes en raison des risques politiques mais aussi du changement climatique dont on voit les effets dans la corne de l’Afrique avec le retour des famines », souligne Ruben Nizard.

Mais cette vulnérabilité ne doit pas fait oublier quelques lignes de force prometteuses. « La première tient à l’évolution démographique du continent et au développement d’une classe moyenne urbaine qui constitue un marché de consommateurs considérable », souligne Vincent Caupin.

 

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_ À qui profitera la croissance

Dans une récente étude intitulée « 10 idées reçues pour démystifier l’Afrique », Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes France, liste les ressources, naturelles et humaines, qui laissent espérer que le retard de l’Afrique n’est pas insurmontable. « Amélioration du climat des affaires et des institutions, développement des infrastructures, révolution des technologies du numérique et de la téléphonie, niveau d’éducation qui progresse, effort dans la recherche et développement, toutes ces révolutions sont nettement amorcées et un cercle vertueux s’est installé dans plusieurs pays », détaille Stéphane Colliac.

 

Pour l’économiste, au-delà du mauvais chiffre 2016, la tendance de long terme est bel et bien là : « L’Afrique va forcément s’affirmer comme l’une des zones qui fournira une contribution de plus en plus majeure à la croissance mondiale ». Reste à savoir à qui profitera cette croissance. Car si la pauvreté sur le continent a reculé de 57 % à 43 % entre 1990 et 2012, l’Afrique reste la région du monde où l’extrême pauvreté demeure la plus élevée, avec 350 millions de personnes vivant avec moins de deux euros par jour.

 

Antoine d’Abbundo, le 07/04/2017/ Mis à jour le 07/04/2017

 

http://www.la-croix.com/Economie/Monde/En-Afrique-croissance-deux-vitesses-2017-04-07-1200837824

 

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2 – Mégaprojets en Afrique de l’Est

 

Routes, chemins de fer, port et oléoducs pour intégrer la région…

L’immeuble vitré à plusieurs étages soutenu par de grandes arches de pierre à Lamu, la ville côtière historique du Kenya ; c’est le siège du mégaprojet de corridor de transport Lamu-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET). Il devrait relier le Kenya à l’Éthiopie, à l’Ouganda et au Soudan du Sud. Ce projet d’envergure qui se chiffre à 25 milliards de dollars prévoit de relier les quatre pays par une voie ferrée, une autoroute, un oléoduc et un câble de fibre optique. Le projet comprend  également plusieurs aéroports, des stations balnéaires, une raffinerie de pétrole, un port à Lamu et bien d’autres petits projets d’infrastructures. 

 

Une fois construite, la voie ferrée du projet LAPSSET permettra de rejoindre le corridor d’Afrique de l’Ouest Douala-Lagos-Cotonou-Abidjan qui traverse le Cameroun, le Nigéria, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Les experts considèrent que ce projet porte la vision d’intégration régionale de l’Union africaine (UA) qui envisage un continent en paix, prospère et intégré économiquement d’ici à 2063. Depuis l’Assemblée générale de l’UA en 2015, le projet fait partie de l’Initiative présidentielle des champions des infrastructures de l’UA (PICI). 

 

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_ Un début prometteur

La construction d’un second port à Lamu, plus grand que le port actuellement saturé de Mombasa, est également prévue afin de promouvoir le Kenya comme une plaque tournante logistique pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. Le projet semble prometteur mais est longtemps resté au placard. Conçu  en 1972, soit neuf ans après l’indépendance du Kenya, la jeune république n’avait pas les moyens de ses ambitions. En 2008, il a été remis à l’ordre du jour par le président Mwai Kibaki qui espérait  qu’une partie des 16 milliards serait financée par les budgets nationaux.

 

En mars 2012, le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi et le président Kibaki se sont rendus à Lamu pour poser la première pierre de l’édifice. Le Kenya a d’abord reçu des garanties financières de la part d’investisseurs privés étrangers. Cependant, certains pays comme le Brésil, la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, le Qatar ou la Corée du Sud, n’ont pas respecté leurs engagements. L’Éthiopie, le Kenya, et le Soudan du Sud ont donc été contraints de mobiliser leurs ressources propres.

 

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Le Kenya a été contrarié par le manque d’intérêt dont ont fait preuve les investisseurs étrangers et par les pressions exercées par le  Soudan du Sud qui ne manquait pas de se plaindre ouvertement de la lenteur du projet. Riche en pétrole, le Soudan du Sud est en effet soumis par son voisin, le Soudan, à des frais de transit élevés sur ses exportations pétrolières. Indépendant depuis peu, le pays souhaiterait pouvoir bénéficier des tarifs moins élevés du corridor LAPSSET pour ses exportations vers l’Inde et l’Extrême Orient.

 

Le gouvernement kényan a donc décidé d’assumer seul les coûts du projet LAPSSET qui sont passés de 16 milliards de dollars à 24,7 milliards, en y allouant 16% de son budget 2016/2017. Il a opté pour un schéma financier qui lui permettait de régler les 24 milliards de dollars en plusieurs fois. La première phase du projet sera la construction de 32 postes d’accostage pour le port de Lamu. Le même schéma a été adopté pour les routes, la voie ferrée, la raffinerie de pétrole, les stations balnéaires, et trois aéroports. En 2013, l’entreprise de construction publique chinoise China Communications Construction a remporté un contrat de 478,9 millions de dollars afin de construire les trois premiers postes d’accostage d’ici  2019. 

 

D’après M. Kasuku, plus de 5 000 emplois ont été créés depuis le lancement du projet  en 2012. Mais reste à savoir à qui bénéficie de cette création d’emplois. Les emplois juniors de première catégorie requièrent une instruction et une formation dont les habitants de la région sont pour la plupart dépourvus. Les opportunités de seconde catégorie, telles que les échanges et le commerce  locaux informels, risquent de ne pas profiter immédiatement à la population locale, qui n’a ni accès au capital ni aux prêts bancaires. 

 

Au-delà du financement de ce mégaprojet, le gouvernement kényan a dû gérer les préoccupations environnementales et dédommager les propriétaires dont les terres seront traversées par les routes et la voie ferrée. En 2008, lorsque le projet est redevenu d’actualité, les activistes environnementaux ont dénoncé le fait que l’écosystème fragile de Lamu risquait d’être menacé par la destruction de la mangrove, la pollution pétrolière et la dégradation de la vieille ville. L’absence d’indemnités pour les propriétaires et le manque d’implication de la communauté dans le processus de planification des travaux ont également provoqué  des hostilités vis-à-vis du projet. En 2012, les habitants de Lamu se sont rassemblés au sein du collectif « Sauvez Lamu » et ont attaqué le gouvernement kényan en justice. 

 

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La vieille ville de Lamu qui date du 14ième siècle, a quant à elle été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2001. Il s’agirait, selon l’UNESCO, du « plus ancien et mieux préservé  lieu de peuplement swahili d’Afrique de l’Est », habité sans interruption depuis plus de 700 ans. Dix ans plus tard, l’UNESCO a pressé le gouvernement kényan de tenir compte du patrimoine  culturel et naturel de l’île lors de  la mise en œuvre du projet LAPSSET. Cependant, le scepticisme initial cède rapidement face à l’espoir de relancer l’économie locale et régionale. 

 

« Nos vies ont changé. Nous avions pour habitude d’entendre parler du projet de port. Nous n’avions pas imaginé le voir un jour », dit Jaffar Athumani, un habitant de Lamu. Il ajoute : « Au début, les gens avaient peur que le gouvernement procède à des expropriations sans aucune indemnité. Nous nous sommes donc dressés contre le projet. La situation est différente maintenant. »

 

Depuis que le gouvernement a versé une compensation d’environ 8,8 millions de dollars aux 154 familles propriétaires, l’enthousiasme de M. Athumani est partagé. En 2014, la Commission foncière nationale du Kenya a mis en place un régime indemnitaire pour des douzaines de propriétaires fonciers et de pêcheurs qui ont reçu en moyenne 50 000 dollars. De plus, environ    5 000 pêcheurs ont été équipés de bateaux de pêche mécanisés et de matériel, et les industries de la pêche se sont installées à Lamu.

 

La chance semble finalement sourire à Lamu depuis que des donateurs se sont rassemblés en mai 2016 pour mobiliser 20 milliards de dollars. Ce rassemblement a été formalisé par la création du Partenariat d’investissement en faveur du développement durable (SDIP) lors de l’ouverture du Forum économique mondial. Le centre africain du SDIP mobilisera des financements publics et privés, de la part des gouvernements, des investisseurs, des banques ou encore des fondations philanthropiques.

 

À titre d’exemple, on compte parmi ses membres la Fondation Bill et Melinda Gates, la Citi Foundation, le Danemark, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis, la Banque de développement  de l’Afrique australe, la Deutsche Bank, East Capital, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d’investissement. 

 

On compte parmi les autres bailleurs de fonds la banque HSBC, la Société de développement industriel de l’Afrique du Sud, la Banque interaméricaine de développement, la Société financière internationale, Investeringsfonden for Udviklingslande, Meridiam Infrastructure, l’Agence multilatérale de garantie des investissements, Sumitomo Mitsui Banking Corporation et la Standard Chartered. Le gouvernement ayant  renouvelé son engagement vis-a-vis du projet  et les investisseurs internationaux envoyant des signaux positifs, LAPSSET deviendra bientôt réalité.

 

Topics: Afrique de l’Est/ Par : Wanjohi Kabukuru/ Afrique Renouveau : Août-Novembre 2016

 

http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/ao%C3%BBt-novembre-2016/m%C3%A9gaprojets-en-afrique-de-l%E2%80%99est

 

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3 – Les 25 pays africains les plus attractifs pour les investisseurs en 2017, selon Ernst & Young

 

Le Maroc est l’économie la plus attractive pour investisseurs sur le continent, selon l’édition 2017 de l’indice d’attractivité de l’Afrique publiée par le cabinet d’audit Ernst & Young, ce début mai. Introduite en 2016, l’AAI (Africa Attractiveness Index) mesure l’attrait relatif des investissements de 46 économies africaines sur la base d’un ensemble équilibré de critères ciblés à court terme et à long terme.

Intitulée «Connectivity redefined», cette dernière édition évalue les progrès réalisés dans les domaines de la gouvernance, la diversification, les infrastructures, les opportunités d’affaires et le développement humain ainsi que la résilience probable des économies dans le contexte des pressions macroéconomiques actuelles. Ainsi, le dynamisme économique et la position de pays émergent, proche de l’Europe ont fait du royaume chérifien une destination privilégiée des investisseurs en quête d’opportunités d’investissement et d’affaires.

 

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Le Maroc (+1) souffle la première place à la plus grande économie africaine en 2016, l’Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel partage désormais la deuxième marche du podium avec le Kenya (+2). A noter également les bonnes places de la Côte d’Ivoire (7e, +2), l’île Maurice (8e, -3) ou le Sénégal (9, +2). Les pays ayant perdu le plus de places sont l’Egypte (8 places perdues), le Bénin et l’Ethiopie (6 places) et la Tunisie (5 places).

 

L’étude révèle qu’au cours de la dernière année, les grandes économies en Afrique ont attiré plus d’investisseurs étrangers. Collectivement, ces marchés, à savoir l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Egypte, le Nigéria et le Kenya, ont attiré plus de 58% des projets d’IDE en 2016.

 

1-Maroc (+1)

2-Kenya (+2)

2-Afrique du Sud (-1)

4-Ghana (+2)

5-Tanzanie (+7)

6-Uganda (+7)

7-Cote d’Ivoire (+2)

8-Ile Maurice (-3)

9-Sénégal (+2)

10-Botswana (-3)

11-Egypte (-8)

12-Rwanda (-3)

13-Tunisie (-5)

14-Namibie (+1)

15-Algérie (+1)

16-Zambie (+1)

17-Nigeria (-2)

18-Cap Vert (+5)

19-Cameroun (+3)

20-Ethiopie (-6)

21-Burkina Faso (+0)

22-Mozambique (-2)

23-Madagascar (+1)

24-Mali (+4)

25-Bénin (-6)

 

Fiacre E. Kakpo/ (Agence Ecofin) / jeudi, 04 mai 2017/

 

http://www.agenceecofin.com/gouvernance-economique/0405-47076-les-25-pays-africains-les-plus-attractifs-pour-les-investisseurs-en-2017-selon-ernst-young

 

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4 – RD Congo : Les évêques dénoncent la persistance de la crise politique

 

La nomination de Bruno Tshibala au poste de Premier Ministre de la République démocratique du Congo constitue «une distorsion de l’accord de la Saint-Sylvestre» affirment les évêques de RDC dans une déclaration, rendue publique le 21 avril. Selon cet accord en effet, le Premier ministre aurait dû être désigné de manière consensuelle par l’opposition alors que cette dernière s’est divisée. Le président Joseph Kabila a donc nommé Bruno Tshibala Premier ministre, alors que ce dernier ne représente qu’une partie de l’opposition. Selon les évêques, la nomination constitue «une distorsion de l’accord de la Saint Sylvestre et explique la persistance de la crise». L’impasse politique risque d’empêcher l’application de l’un des points fondamentaux de l’Accord signé le 31 décembre dernier, à savoir la tenue des élections présidentielles, législatives et provinciales d’ici la fin de cette année.

 

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_ Situation bloquée

La situation bloquée dérive, outre l’absence de nomination du Premier ministre du gouvernement d’unité nationale de manière consensuelle, du fait que l’opposition n’est pas parvenue à se mettre d’accord sur le nom du Président du Comité de contrôle de l’application de l’accord de la Saint Sylvestre. Sur la base de l’accord en question, ce dernier devait en effet être le Président du Rassemblement, formation réunissant les principaux partis d’opposition, mais la mort d’Étienne Tshisekedi, responsable du Rassemblement, a rouvert la partie en ce qui concerne la nomination de cette importante figure de garantie.

 

Le Président Kabila a demandé aux forces politiques «d’accélérer les négociations en vue de la désignation d’une personnalité consensuelle à la présidence de cette structure», laissant la porte ouverte à la désignation d’une personne ne provenant pas du Rassemblement. De leur côté, les évêques avaient proposé en revanche la nomination, avec l’accord de tous, d’une personnalité issue du Rassemblement, sachant que, selon eux, «la sortie du compromis politique convenu entre les parties représenterait une violation de l’accord de la Saint-Sylvestre».

 

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Le message souligne enfin que l’impasse politique aggrave les conditions économiques et sécuritaires précaires de la RDC, déplorant en particulier la situation au Kasaï, «où, au sein de l’archidiocèse de Kananga et dans les diocèses de Mbujimayi, de Luebo et de Luiza, des affrontements sanguinaires ont opposé les forces de l’ordre aux miliciens de Kamuina Nsapu». Face à cette situation, «la Conférence épiscopale nationale congolaise fait appel aux acteurs politiques et sociaux afin qu’ils soient plus sensibles aux souffrances du peuple congolais».

 

(CV-Fides)/ 25 avril 2017 par Pierre Granier

 

http://www.cathobel.be/2017/04/25/rd-congo-eveques-denoncent-persistance-de-crise-politique/

 

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5 – Industrialisation : l’échec de l’Afrique ?

 

Les experts en appellent à l’audace et la créativité…

Jamais les appels en faveur de l’industrialisation de l’Afrique ne se sont faits aussi pressants qu’aujourd’hui. C’est sans nul doute le sujet le plus débattu du continent. Pourquoi aucune initiative  n’est jusqu’alors parvenue à faire bouger les lignes de cet indicateur important du développement ? 

 

Reconnue pour créer de la prospérité, des emplois et une augmentation des revenus, l’industrialisation est une promesse de campagne qui s’étend à tout le continent africain. Pourtant, l’Afrique est aujourd’hui moins industrialisée qu’elle ne l’était il y a 40 ans. La contribution du secteur manufacturier à la croissance du PIB a en fait reculé, passant  de 12% en 1980 à 11% en 2013, et stagne depuis, selon la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA). Le groupe de recherche britannique The Economist Intelligence Unit, estime que l’Afrique représentait plus de 3% de l’industrie  manufacturière mondiale dans les années 1970. Depuis, ce pourcentage a diminué de moitié et  cette tendance risque de se poursuivre tout au long de la décennie.

 

Les prix élevés des matières premières dus à l’appétit apparemment  insatiable de la Chine pour les ressources naturelles, ont alimenté une croissance économique rapide en Afrique depuis les années 1990. Nombreux sont ceux qui croyaient que cet élan allait relancer une industrie manufacturière sur le déclin. Pourtant, au grand dam des analystes, ce n’est pas ce qui se produisit. Au lieu de capitaliser sur cette croissance pour stimuler ou bâtir leurs industries, les pays africains, à quelques exceptions près, ont dilapidé leurs revenus dans des dépenses improductives. C’est ainsi que le Ghana et la Zambie ont  résolu leurs problèmes à court terme notamment en augmentant le salaire des fonctionnaires. 

 

La chute des prix des matières premières et le ralentissement de la croissance économique chinoise ont levé le voile sur le mythe de « l’essor de l’Afrique».  Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la croissance devrait tomber sous les 4% en 2016, « et nombreux sont ceux qui redoutent la répétition du cercle vicieux d’explosion des prix des matières premières puis de récession»,  a mis en garde The Economist.

 

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_ S’industrialiser ou péricliter

Si les dirigeants africains avaient suivi les recommandations des experts et tiré profit du boom des matières premières pour stimuler les entreprises, les résultats auraient pu être différents. Quelles sont les options qui s’offrent dès lors à l’Afrique dans les prochaines années?  C’est la question sur laquelle les décideurs politiques et les experts économiques se sont penchés à Addis-Abeba, en Éthiopie, lors de la publication par la CEA de « L’Ecologisation de l’industrialisation de l’Afrique : rapport économique sur l’Afrique, 2016». Leur conclusion est unanime: la seule option viable est l’industrialisation.

 

Au cours des discussions, les experts ont convenu que l’une des principales causes de la faible industrialisation de l’Afrique réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. La plus forte critique de cette carence politique ne provenait pas du débat à Addis-Abeba, mais du quotidien britannique, The Financial Times : « L’Afrique est sur le point de passer à côté d’une opportunité car ses dirigeants – et ceux qui suivent les évolutions depuis Londres, Paris ou Washington – sont obnubilés à tort par les variations du PIB et les flux de capitaux étrangers investis pour la plupart dans les industries d’extraction des ressources et dans les centres commerciaux», a affirmé Kingsley Moghalu, ancien vice-gouverneur de la Banque centrale du Nigéria. Dans une tribune extrêmement bien argumentée, il implore les pays africains de « rejeter l’idée préconçue selon laquelle ils pourront rattraper l’Occident en devenant des sociétés post-industrielles sans avoir d’abord été des sociétés industrialisées ». 

 

Ha-Joon Chang, économiste à l’université de Cambridge et co-auteur du rapport récemment publié par la CEA, « Politique industrielle transformatrice pour l’Afrique », partage cette opinion. Il appelle à une «politique imaginative» – de la créativité dans l’élaboration des politiques – et presse les décisionnaires de ne pas se limiter à une politique théorique. « Les pays africains ont besoin de se faire confiance pour développer des politiques alternatives et s’y tenir», a-t-il annoncé à Addis-Abeba.

 

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_ Une main ferme sur le volant 

Le développement des industries en Asie est un cas d’école : les politiques publiques de développement ont permis aux économies de la région de sortir de la pauvreté à la fin du 20ième siècle – reconnaît clairement M. Moghalu. Il insiste sur le fait que « les gouvernements doivent montrer le chemin fermement, en adoptant une politique volontariste qui crée un environnement favorable à la croissance et l’emploi.» L’ancien vice-gouverneur de la banque centrale s’empresse de préciser : « ce n’est pas un argument qui plaide en faveur d’une approche étatiste et autoritaire qui étoufferait la productivité et entraverait la concurrence». Faisant référence à une des leçons de la crise financière de 2008, M. Moghalu insiste : « Les marchés doivent être au service de la société et non l’inverse. » Selon lui, l’Éthiopie et le Rwanda sont des exemples notables d’une industrialisation réussie. 

 

Adeyemi Dipeolu, conseiller économique du vice-président du Nigéria Yemi Osibanjo, partage ce point de vue. Il a affirmé à Addis-Abeba que les décideurs politiques africains sont « réticents à élaborer des politiques innovantes par peur des diktats et des conditions imposées par l’Occident. » The Economist voit pourtant les choses différemment. Dans son analyse de l’échec de la politique industrielle de l’Afrique, il constate que si la désindustrialisation intervient souvent  dans les pays riches,  «beaucoup de pays africains se désindustrialisent alors même qu’ils sont pauvres…en partie parce que la technologie réduit la demande de  travailleurs  peu qualifiés. »

 

L’autre raison de cet échec est la fragilité des infrastructures – manque d’électricité, routes endommagées, ports saturés – qui augmente les frais de transport des matières premières et l’approvisionnement en produits finis. Mais The Economist reconnaît que «la démographie favorable de l’Afrique, son urbanisation croissante et  ses vastes ressources agricoles soulignent le potentiel industriel de la région. »

  

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_ Le bon, la brute et l’intelligent 

De nombreux experts ont encouragé l’Afrique à se tourner vers un protectionnisme  taxé de subtil  ou de ciblé  – c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.  Dans son livre «Mauvais samaritains : le mythe du libre-échange et l’histoire secrète du capitalisme», M. Chang, que le  Financial Times décrit comme « le détracteur  sans doute le plus efficace de la mondialisation», affirme que  «les pays riches ont traditionnellement  misé sur le protectionnisme pour dominer économiquement». Publishers Weekly affirme quant à lui que les pays riches «prônent le libre échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché et de préempter l’émergence d’éventuels concurrents. » Ce sont ces pays que M. Chang qualifie de mauvais Samaritains.

 

Moghalu fait partie des nombreux décideurs politiques africains qui soutiennent le protectionnisme temporaire. Il considère qu’il est non seulement nécessaire mais qu’il peut également  être réalisé dans le respect des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La CEA partage cet avis et soutient que les pays d’Afrique peuvent poursuivre en toute légitimité une politique de protectionnisme avisé à l’instar des pays d’Occident. « Tous les pays industriels ont commencé par un certain protectionnisme» affirme Carlos Lopes, le Secrétaire exécutif de la CEA, avant d’ajouter : « Nous ne pouvons toutefois plus  faire du protectionnisme aveugle, nous sommes tenus par des négociations commerciales au niveau mondial. Si nous devons élaborer les règles pour l’Afrique, il nous faut un protectionnisme intelligent. »

 

Comme pour bien prouver que les États riches  pratiquent effectivement  le protectionnisme, l’Organisation mondiale du commerce a publié en juin 2016 une étude  qui montre la progression rapide  du protectionnisme ou des restrictions au libre échange par les pays du G20. Entre la mi-octobre 2015 et la mi-mai 2016, explique le rapport,  les économies du G20 ont mis en place 145 mesures restrictives en adoptant  en moyenne  21 nouvelles mesures par mois, « ce qui constitue une augmentation considérable par rapport à la période couverte par le précédent rapport où ces mesures se chiffraient en moyenne à 17 par mois. »

 

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_ Suivez le guide !

L’Éthiopie, le Rwanda et, dans une moindre mesure la Tanzanie, ont démontré leur faculté à se frayer un chemin vers l’industrialisation: ils ont tous adopté des politiques industrielles qui favorisent leurs propres industries manufacturières. En plus de ce que les experts appellent  « le modèle d’État  développementiste », dans lequel le gouvernement contrôle, dirige et régule l’économie, ces pays ont adopté des politiques favorables aux investisseurs. Plus important encore, ils ont démontré leur engagement et pris le contrôle de ces politiques.  

 

Depuis 2006, le secteur manufacturier de l’Éthiopie a augmenté en moyenne chaque année de plus de 10%. L’Éthiopie montre l’exemple. Le pays est la preuve que l’industrialisation peut se produire en Afrique. Le continent a besoin d’engagement politique et d’audace pour mettre en œuvre les politiques adéquates malgré toutes les oppositions. « Pour que le capitalisme fonctionne en Afrique, comme il a pu fonctionner en Chine et en Asie de l’Est, les décideurs publics  doivent sortir des sentiers battus et cesser de se conformer à l’orthodoxie», conclut M. Moghalu.

 

Par : Masimba Tafirenyika/ Afrique Renouveau/ Août-Novembre 2016

 

https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/ao%C3%BBt-novembre-2016/industrialisation-l%E2%80%99%C3%A9chec-de-l%E2%80%99afrique

 

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6 – Economie : 2017, sera-t-elle l’année du décollage de l’Afrique ?

 

L’Afrique a vécu en 2016 au rythme d’un ralentissement économique qui a remis en question sa capacité de s’imposer comme moteur de la croissance mondiale. Cependant, cette situation semble en passe de changer en 2017, année qui sera, selon les experts, celle du décollage réel du continent. En effet, l’Afrique, en particulier sa partie subsaharienne, a été durement frappée par la chute des cours des matières premières en 2016, une situation qui s’est traduite par une croissance deux fois plus faible que celle enregistrée durant les années 2000. La Banque mondiale (BM) avait indiqué que le taux de croissance ne devra pas dépasser 3,3 pc en 2016 en Afrique subsaharienne, soit un niveau nettement en dessous des 6,8 pc enregistrés en moyenne entre 2003 et 2008.

 

La chute des cours des matières premières et une faible croissance mondiale, spécialement dans les marchés émergents, expliquent cette performance morose, selon l’institution de Bretton Woods. Dans certains pays comme l’Afrique du sud et le Nigeria, la situation est aggravée par des pénuries d’électricité, l’incertitude politique, la sécheresse et les menaces sécuritaires. L’Afrique du sud, pays le plus industrialisé du continent, l’année 2016 a été très difficile à cause de la chute des prix des matières premières, de la sécheresse et des pénuries d’électricité qui ont pénalisé l’économie. La croissance devra être de l’ordre de 0,4 pc cette année, soit le taux le plus faible jamais enregistré par ce pays depuis la grande récession de 2009.

 

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Cependant, cette situation est en passe de changer en 2017, selon les experts, qui s’attendent à voir l’Afrique s’inscrire à nouveau dans une trajectoire de croissance renouvelée qui replacera le continent dans les radars des investisseurs internationaux. Les institutions financières internationales comme la Banque mondiale tablent sur un taux de croissance avoisinant les 5 pc en Afrique subsaharienne en 2017. Cependant, les experts, comme Mills Soko, chercheur à l’université sud-africaine du Cap, soulignent que les pays du continent sont appelés à opérer une diversification de leurs économies pour inscrire la croissance dans la durée et briser la dépendance de ces économies des matières premières.

 

Cette diversification est nécessaire pour accélérer la croissance, renforcer la résilience des marchés et résister aux chocs, indique le chercheur, mettant l’accent sur la nécessité pour les économies africaines de renforcer leur productivité dans l’espoir de générer les emplois vitaux pour les jeunes. Il est tout au aussi nécessaire pour l’Afrique de s’orienter résolument vers l’industrialisation et le renforcement des infrastructures, poursuit le chercheur. Par ailleurs, dans les milieux des experts on insiste sur le développement de l’agriculture et des énergies renouvelables comme moyens à même de permettre à l’Afrique de jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance mondiale.

 

Selon la BM, l’agriculture demeure l’une des solutions les plus sûres et les plus durables aux problèmes de développement en Afrique. Un secteur agricole performant peut, selon les experts, aider l’Afrique à maintenir un taux de croissance annuel de 5 pc. Cependant, la mise en place d’un secteur agricole durable passe par le développement d’une chaine de transformation à la hauteur tout en faisant en sorte de mettre le secteur à l’abri des aléas climatiques, souligne le professeur Mills Soko. D’autres experts estiment que le continent subit d’importantes pertes en raison de l’échec des pays africains d’accorder à l’agriculture l’importance requise dans leurs plans de développement.

 

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L’échec d’investir dans le secteur agricole risque d’augmenter la facture d’importation des produits alimentaires à 110 milliards de dollars d’ici à 2025, indique Nteranya Sanginga, directeur général de l’institut international de l’agriculture tropicale (IITA, basé à Ibadan, Nigeria). Force est de constater que le développement humain revient dans les analyses économiques comme une composante vitale pour le décollage de l’Afrique.

 

La croissance démographique et le développement de la classe moyenne devront permettre, selon ces analyses émanant de think-tanks internationaux, de soutenir la croissance dans le continent à condition que les politiques idoines soient mises en place pour faire de ces facteurs des piliers de cette croissance et faire du continent véritablement un moteur de la croissance mondiale, capable de prendre le relais des tigres de l’Asie.

 

Abdelghani AOUIFIA – MAP / dernière modification 10 Avr, 2017 /Johannesburg

 

https://www.lemag.ma/economie-2017-sera-t-lannee-decollage-de-lafrique/

 

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7 – La Gambie mise sur le tourisme pour relancer son économie

 

Après une alternance politique difficile, précédée de plusieurs années de gouvernance autoritaire, les nouvelles autorités de la Gambie ambitionnent de donner un souffle nouveau à l’économie du pays, avec comme priorité de faire du tourisme un levier important du développement du pays. Un pari difficile mais réalisable au vu du potentiel touristique de la Gambie.

Avec quelque 150.000 touristes par an, bien loin derrière le voisin sénégalais qui enregistre chaque année le million de visiteurs, la Gambie demeure tout de même un des pôles touristiques les plus importants de l’Afrique de l’Ouest. Plages au sable fin, paysages magnifiques, mais aussi une merveilleuse histoire coloniale à raconter, ce petit pays (11 300 km2) de près d’environ 1.991.000 habitants a tout pour séduire les touristes. De Serekunda en passant par Kotu, Bjilio, Fajara, Bakau, Brufut, l’île James… un séjour touristique dans le pays nous réserve bien de surprises agréables avec un soleil au rendez-vous plusieurs mois d’année.

 

C’est donc sans surprise que les nouvelles autorités misent sur ce secteur et l’ensemble des services qui y sont liés pour relancer son économie. Il faut dire que depuis les années 60 que la Gambie s’est démarquée comme une destination prisée par les touristes, notamment venant de l’Europe. Sur ce plan, le pays est plutôt une aubaine, car se situant à moins de 3 heures de vols de certaines capitales européennes. Selon Guillaume Pepin, Directeur Afrique de l’Ouest de la plateforme de voyage Jumia Travel, « Avec sa stabilité actuelle, la Gambie connaît un retour important de touristes européens qui avaient quelque peu déserté la destination.

 

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C’est un nouveau visage qui séduit, et les autorités qui ambitionnent de faire de ce secteur un levier de croissance économique doivent en profiter en mettant l’accent sur la promotion de ses atouts touristiques. La Gambie a également l’avantage d’être pour certains un prolongement du Sénégal, donc elle devrait profiter de ce positionnement pour attirer également les touristes venant au Sénégal pour une continuité de l’offre, car ces deux pays ont beaucoup de choses en commun». Selon le ministère gambien du tourisme, le secteur emploie environ 10.000 personnes et représente plus de 15% du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Un taux bien au-dessus de celui de plusieurs pays africains.

 

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Pour attirer davantage de visiteurs et hisser le tourisme au rang de moteurs de l’économie, de nombreux défis doivent être relevés. Tout d’abord, côté image. Malgré son énorme potentiel et son histoire coloniale, l’image du pays, en la matière, est plutôt salie par un tourisme sexuel qui s’est développé dans de nombreux sites touristiques de la Gambie, ce qui représente un défi majeur à surmonter. Il est important pour les autorités de prendre des dispositions pour que le pays puisse jouir d’une image reluisante, car le développement du tourisme est avant tout une question d’images.

 

Il y a également le défi des infrastructures. A l’instar de nombreux pays africains qui ont traversé de nombreux tumultes, engendrés par des dictatures, tout reste à construire. La Gambie, est considérée comme l’un des pays les plus pauvres du continent où de nombreuses infrastructures de base sont souvent absentes dans de grands centres urbains. Mais impossible ne semble pas être le nouveau langage des autorités gambiennes.

 

@Ismael Cabral Kambell/ 8 Juin 2017/ Massaer Dia/ Contribution

 

https://www.business221.com/2017/06/08/gambie-mise-tourisme-relancer-economie/

 

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8 – Tunisie : le tourisme retrouve son rythme d’avant crise

 

Le secteur tunisien du tourisme affiche des indicateurs au vert depuis le début de l’année. D’après l’office de tutelle, le nombre des touristes arrivés de janvier à mai 2017 en Tunisie a atteint 1 725 891, soit une progression de 46,2%. Des signes qui augurent des jours meilleurs pour un secteur qui pesait, il y encore deux ans, 7% dans le PIB tunisien.

Les opérateurs du secteur se frottent déjà les mains. Le tourisme tunisien renoue de plus en plus avec la croissance. D’après les chiffres de l’Office national tunisien du tourisme (ONTT), sur la période de janvier à mai 2017, les arrivées de touristes dans le pays ont augmenté de 46,2% en comparaison à la même période un an plus tôt. Le nombre de touristes entrant en Tunisie a augmenté durant les cinq premiers mois de l’année et s’est établi à 1 725 891 personnes. «La Tunisie a enregistré 1 725 891 entrées touristiques, en évolution de 46,2%, du 1er janvier au 20 mai 2017, par rapport à la même période en 2016», a publié en substance l’ONTT.

 

L’institution explique cette progression par l’intérêt grandissant des touristes maghrébins pour la Tunisie et qui représentent 60,2% du total des arrivées. Les données publiées présentent justement Ces dernières ont enregistré une croissance de 51,6% sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2016, avec pas moins de 1 148 037 touristes qui ont visité le pays. Parmi ceux-ci, ce sont les Algériens qui arrivent du classement, avec 628 350 arrivées (+ 68,3 %) sur la même période). Ils sont suivis des touristes libyens avec 498 987 entrées et une hausse de 37,2%.

 

Du côté de l’Europe, les touristes du continent représentent 17% du nombre total des visiteurs en Tunisie, avec un taux de croissance de 31,1%. Au classement Europe, les Français arrivent à la première place, avec 153 050 entrées (45,1 %), suivis des Russes (44 754), des Allemands (37 909 touristes), des Italiens (28 807) et des Anglais qui reviennent petit à petit, avec 8 943 entrées enregistrées.

 

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_ Augmentation des recettes, mais prudence

L’augmentation des arrivées des touristes est synonyme de l’augmentation des recettes du secteur. D’après un rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques tunisiennes ont connu à fin avril, une progression de 5,2%. Durant la même période, le nombre de nuitées dans les hôtels et autres centres d’accueil a augmenté de 31% sur la période du 1er janvier au 20 avril 2017, par rapport à l’an passé, s’établissant à 714 000 nuitées.

 

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Bien que prometteur, ce regain de l’activité n’est pas près de satisfaire les opérateurs et le gouvernement qui, lui, ambitionne de voir les quelque 491 millions de dinars de recettes doubler les prochains mois, sinon atteindre les 783 millions de dinars enregistrés en 2015. Toutefois, la prudence reste de mise comme le suggère les responsables du secteur : «Même si les prévisions pour la saison de l’été 2017 sont bonnes pour les marchés traditionnels, notamment les marchés tunisien et algérien, il faut être optimiste, mais prudent à la fois, surtout que l’image de la Tunisie, qui s’est améliorée sur certains aspects, reste fragile. La visibilité sur le long terme n’est pas claire », déclare Afif Kchouk, président de l’OTT.

 

Pour l’office de tutelle, l’impératif est de travailler sur l’image de la destination : «Notre pays est fondamentalement balnéaire, cette activité représente la locomotive du tourisme tunisien, si elle marche, tous les autres produits touristiques marcheront aussi. La relance dépend essentiellement, de la qualité des produits dans les hôtels… ».

(Source : http://afrique.latribune.fr)

 

8 Juin 2017/ Massaer Dia A la une/ Tourisme

 

https://www.business221.com/2017/06/08/tunisie-tourisme-retrouve-rythme-davant-crise/

 

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9 – Afrique du Sud : la récession se confirme

 

En une année, la sécheresse et la chute des prix des matières premières ont dissipé les derniers espoirs d’une reprise de l’économie sud-africaine. Depuis ce 6 juin, cette dernière est officiellement entrée en récession. De quoi inquiéter le président Zuma, déjà trop malmené par la fronde au sein même de son parti, l’ANC. C’est désormais officiel. L’Afrique du Sud est entrée en récession. La croissance de la première puissance économique a reculé pour le deuxième trimestre consécutif entre fin 2016 et début 2017. Après avoir baissé de 0,3% au dernier trimestre 2016, le PIB a encore une fois reculé de 0,7% au premier trimestre de cette année, selon l’Institut sud-africain des statistiques.

 

La croissance de l’Afrique du Sud avait ralenti à 0,3 % en 2016, le taux le plus bas depuis 2009, à cause de la chute vertigineuse des prix des matières premières, des effets de la sécheresse et de la faible demande des produits locaux. Ces chiffres justifient ainsi les craintes des analystes quant aux conséquences d’une crise politique qui a pesé lourd sur les marchés financiers.

 

Des craintes qui ont résisté au retour des pluies, après une année 2016 marquée par la sécheresse. Ainsi, malgré une amélioration notable de la production agricole, les incertitudes posées par la guerre intestine au sein du parti au pouvoir ont anéanti le peu de confiance qui restait aux investisseurs. On se rappelle encore la réaction des marchés quand le président Jacob Zuma a remanié son gouvernement en mars dernier. Le limogeage de Pravin Gordhan, ministre des Finances, avait coûté au pays sa notation auprès de Standard&Poors et Moody’s, pour la première fois en 17 ans.

 

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_ Les finances marquent leur première baisse en 4 ans

Tous les secteurs, à l’exception de l’agriculture et l’exploitation minière, se sont contractés au cours du premier trimestre de l’année. Les secteurs de la finance, de l’immobilier et des services aux entreprises ont reculé de 1,2%, la première baisse depuis au moins le premier trimestre de 2013. Pareil pour les secteurs exportateurs. En effet, les exportations nettes du pays sont passés à 5 milliards de rands à la fin mai 2017, alors qu’elles étaient de l’ordre de 11,2 milliards à fin avril 2017. Il s’agit d’une conséquence de la baisse des volumes exportés, mais aussi à la chute de la valeur du rand. La monnaie sud-africaine a perdu 1,4% de sa valeur face au dollar.

 

Parallèlement, les taux d’intérêt sur les titres publics arrivant à maturité en 2021 ont connu une hausse significative, atteignant 8,5%. Sur le Johannesburg Stock Exchange, l’indice des banques cotées a reculé de 1,7%. Le secteur financier, notamment les sociétés d’assurance et d’investissement, a reculé de 1,53%. L’Institut des statistiques revient également sur la situation du chômage dans le pays. Ainsi, le nombre de chômeurs, y compris ceux qui ont cessé de chercher un emploi, a atteint les 9,4 millions de personnes. Un pic jamais atteint depuis 14 ans dans la première économie du continent.

 

Source : http://afrique.latribune.fr)/ 8 Juin 2017/ Massaer Dia A la une/ Actualité économique/

 

https://www.business221.com/2017/06/08/afrique-sud-recession-se-confirme/

 

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10 – Côte d’Ivoire : « accord trouvé sur les modalités de sortie de crise »

 

À l’issue des échanges avec les mutins, le ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi, se veut rassurant malgré la tension persistante. « Tout est mis en œuvre pour un retour rapide à une situation apaisée », a déclaré le ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi, sur la chaîne nationale. Joint par téléphone à Bouaké, un mutin a indiqué que lui et ses camarades « attendaient de connaître le contenu de l’accord » avant de décider de la suite de leur mouvement. Quelques minutes après la déclaration du ministre, des tirs ont été entendus au camp Gallieni, au centre d’Abidjan, et à Bouaké, sans que l’on sache s’il s’agissait de manifestations de joie ou de colère. Aucun responsable n’était disponible dans l’immédiat pour expliquer le contenu de l’accord, qui porte vraisemblablement sur le paiement de reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier qui avaient ébranlé le pays.

 

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_ « C’est évident que le gouvernement a cédé sur le paiement »

Les mutins avaient alors réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18 000 euros) par tête (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7 500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de mai. « C’est évident que le gouvernement a cédé sur le paiement. Il reste à savoir quel est le dosage : c’est-à-dire combien ils ont lâché. Étant donné la situation sécuritaire et les promesses faites en janvier, il ne semblait pas y avoir d’autre porte de sortie », a analysé un spécialiste de l’armée ivoirienne sous le couvert de l’anonymat.

Lundi, le mouvement déclenché vendredi avait pris des « proportions inquiétantes », selon la même source. « Ce n’est pas un coup d’État. Quand il (le président Alassane Ouattara) paiera, on rentrera chez nous », avait cependant assuré, sous le couvert de l’anonymat, un porte-parole des mutins à Bouaké, épicentre de la mutinerie. Ces mutins sont d’anciens rebelles ayant soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés à l’armée.

 

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_ Une situation toujours sous tension

La situation était aussi tendue à Korhogo, où des soldats en colère ont tiré en l’air, créant un vent de panique dans la ville, la principale du nord du pays. Dans cette région, les policiers, gendarmes et douaniers ont déserté les différents postes frontaliers alors que le trafic routier avec le Mali, le Burkina et vers le Niger était paralysé. À San Pedro, deuxième port du pays, stratégique pour l’exportation de cacao dont le pays est le premier producteur mondial, des tirs « assourdissants retentissaient dans la zone portuaire », selon des témoins. À Man (ouest), Bondoukou (est) et Daloa (centre), des tirs sporadiques ont été entendus.

 

Alors qu’Abidjan avait été calme ce week-end, de nombreux tirs y ont retenti lundi matin en provenance des deux camps d’Akouédo, qui forment la plus grande caserne du pays. Plusieurs axes importants de la ville ont été barrés. Des tirs étaient également audibles en provenance du camp Gallieni, au Plateau, qui avait été l’un des points chauds de la journée de vendredi. Le Plateau, quartier administratif et des affaires d’Abidjan, était totalement désert. Les grands magasins, les banques et tous les bureaux étaient fermés. Un important cordon sécuritaire a été déployé autour du palais présidentiel alors que les locaux de la radio nationale étaient puissamment gardés.

 

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_ La France recommande d’éviter tout déplacement

« Ils (le gouvernement) croient que c’est fini à Abidjan, ils vont voir… (…) On a des téléphones, on se parle », avait souligné dimanche l’un des mutins de Bouaké, promettant que le mouvement allait s’étendre. Le lycée français Blaise-Pascal ainsi que l’école Jacques-Prévert ont été fermés, le consulat de France recommandant d’éviter tout déplacement. Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d’une cérémonie en présence du président Alassane Ouattara, qui se voulait un point final à la protestation des forces de sécurité. Loin d’apaiser la situation, cette cérémonie avait déclenché un nouveau mouvement d’humeur dans ce pays d’Afrique de l’Ouest durement touché par l’effondrement des cours du cacao, vital pour son économie.

 

Par Le Point Afrique (avec AFP) / Publié le 16/05/2017/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/cote-d-ivoire-accord-trouve-sur-les-modalites-de-sortie-de-crise-16-05-2017-2127727_2365.php

 

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