AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT LOCAL ET URBAIN/ ENVIRONNEMENT ET SALUBRITE : échecs, solutions et perspectives

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«AFRIQUE/ INSALUBRITE / Recyclage en Afrique/ quelques projets encourageants : La politique des pays africains relative à la gestion des déchets est une question centrale en matière d’écologie et de pollution. Certains pays optent pour l’interdiction de la production et commercialisation du plastique, alors que d’autres mettent en place des stratégies et des projets de recyclage des déchets. Selon l’association « Reuse it », la planète consomme un million de sacs plastiques chaque minute soit au minimum 500 milliards par an. Pour Eco-emballage, 80% des sacs plastiques ne sont ni triés ni recyclés, et il faut entre 100 et 400 années pour qu’ils puissent se dégrader naturellement. Le plastique est littéralement un fléau pour le continent africain, où les sachets se multiplient aussi bien à la ville qu’à la campagne. »

 

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1 – Maroc/ Villes nouvelles : Entre erreurs stratégiques et tentatives de rattrapage

 

VILLES – Nous sommes à Tamensourt, un jour de semaine, il est bientôt 15 heures, et en dehors de quelques adolescents du lycée Al Mansouria, qui ont peut-être séché les cours, pas un chat ne circule dans la rue. Les commerces sont rares, les équipements aussi. La ville nouvelle a des allures de ville fantôme.

 

Aménagée depuis 2004 par le groupe Al Omrane pour un budget de près de 40 milliards de dirhams, la cité qui se situe à sept kilomètres de la capitale touristique n’a pas tenu ses promesses. Elle se présente comme une cité dortoir de 1930 hectares qui abrite quelque 30.000 habitants permanents et 25.000 occasionnels, selon les chiffres annoncés par El Bachir Hammoumi, directeur d’Al Omrane Tamensourt. Et la voisine de Marrakech, n’est pas un cas isolé. D’autres villes nouvelles comme Tamesna peinent à faire leurs preuves. Dans son dernier rapport, publié en mars, la Cour des comptes n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer de nouveau Al Omrane, cette fois pour sa gestion de Tamesna, qui se trouve à proximité de Temara et Aïn Atiq, dans la région de Rabat.

 

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Plan de la nouvelle ville de Tamesna

 

Pour l’établissement dirigé par Driss Jettou, les problèmes que connait Tamesna remontent aux premières étapes de l’aménagement de cette nouvelle cité. « Tamesna n’a pas disposé des paramètres nécessaires pour sa réussite », tranche le rapport. Et pour cause, le cadre juridique censé définir les contours d’une ville nouvelle est absent, hormis une circulaire datant de 2005. Aussi, la gestion de Tamesna a été confiée à une commune rurale qui n’a ni la capacité logistique ni les fonds nécessaires pour assurer cette tâche. Ce qui fait que c’est Al Omrane qui essaie d’assurer, tant bien que mal, l’entretien de la ville, alors que cette fonction ne rentre pas dans ses prérogatives. « Souvent, on a tendance à comparer une ville nouvelle à une ville ancienne pour établir le bilan. Et ce n’est pas logique.

 

Les villes anciennes ont plusieurs siècles d’existence. On ne peut pas dresser un bilan d’étape avant au moins 30 ou 40 ans », se défend Hicham Berra, directeur de la politique de la ville au ministère de l’Habitat quand on l’interroge sur le bilan annoncé de la politique des villes nouvelles, tout en reconnaissant certaines « erreurs ».

 

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_ Une politique précipitée

Le lancement de la politique des villes nouvelles s’est-elle faite dans la précipitation? Pour Abdelghani Tayyibi, directeur de l’Ecole nationale d’architecture de Marrakech, cela ne fait aucun doute. « On ne peut pas construire des villes rapidement. Il faut prendre un temps de réflexion où l’on se concentre sur la culture, l’usage et le rapport de l’homme à son environnement. Ces projets ont été lancés de manière hâtive sans prendre en considération le facteur temps. »

 

La précipitation donne souvent lieu à des erreurs d’appréciation. En évoquant la politique des villes nouvelles lancée par l’Etat depuis bientôt douze ans, le directeur de la politique de la ville au ministère de l’Habitat Hicham Berra a quelques réserves et reconnaît des « erreurs » que le plan de relance, lancé à partir de 2012, est censé rattraper.

 

« Le choix du site s’est fait selon les orientations du schéma national de l’aménagement du territoire. Ce document a identifié des bassins pouvant être des réceptacles de la croissance urbaine », rappelle Hicham Berra, qui reconnaît que les sites n’étaient pas décidés de manière optimale, mais que le choix n’était pas évident. « On n’allait pas exproprier les gens pour faire une ville nouvelle. Il fallait donc se diriger vers des terrains appartenant à l’Etat. »

 

« C’était une réponse facile à la croissance urbaine. L’emplacement de ces villes s’est fait au gré des opportunités foncières », répond Wafae Belarbi, architecte et géographe qui travaille sur la question de la marginalité urbaine. Elle explique cette erreur de départ par « la néolibération du secteur ». « L’Etat a fourni le terrain et a délégué aux investisseurs privés à travers Al Omrane l’édification de la ville », souligne-t-elle. Un choix qui n’a pas été sans conséquences: enclavement, raccordement aux infrastructures et problèmes au niveau des liaisons assurées par les transports en commun sont des problèmes qui ont vite fait surface. Des dérèglements que le plan de relance a identifié et qu’il entend bien rattraper.

 

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_ Trouver une vocation à la ville

Mais les villes nouvelles marocaines sont-elles pour autant un échec? Pour mieux cerner ce qui ne fonctionne toujours pas, autant revenir sur la définition même d’une ville. Une notion qui varie selon les écoles de pensée. « Une ville est la rencontre de dynamiques, de tensions, d’histoires et de cultures sur un territoire donné », répond Driss Kettani, architecte installé à Casablanca, qui souligne que « l’on peut difficilement parler de ville lorsque la vie peine à s’installer ».

 

Et Tamesna, comme Tamensourt, peinent toujours à faire preuve d’indépendance, élément clé pour parler de ville. « D’un point de vue pratique, ces villes ne répondent pas aux critères d’une ville. Elle manquent d’autonomie », explique Wafae Belarbi. Cela s’explique notamment par l’absence d’une dynamique économique dans ces nouvelles cités. Sans activités créatrices d’emploi, la ville nouvelle n’est qu’un dortoir pour sa voisine bien installée. « On s’est focalisé uniquement sur le logement, sans trouver une vocation à la ville », se désole l’architecte qui évoque la ville de Cergy-Pontoise comme exemple à suivre. Une ville nouvelle française construite à partir des années 1970 et qui représente actuellement l’une des villes estudiantines les plus actives de l’Hexagone. Une identité qui lui a été conférée depuis son lancement.

 

Encore une fois, le directeur de la politique de la ville, en fonction depuis janvier 2015, ne peut qu’approuver. « La dynamique économique n’a pas été prise en compte. Au départ, on s’est principalement concentré sur le logement », reconnaît-il. Une erreur que le ministère de l’Habitat souhaite rattraper avec son plan de relance, dont l’échéance est fixée pour 2017. Seule Sahel-Lakhyayta (en périphérie de Casablanca) semble sortir de ce schéma de ville dortoir. « Depuis le début, nous voulions en faire une plate-forme logistique », déclare Berra qui insiste sur le fait que son ministère a compris « qu’il fallait une locomotive économique et de l’habitat pour accompagner cette dynamique, et non l’inverse ».

 

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_ Limiter les dégâts

Dans ce cadre, 1,35 milliard de dirhams a été alloué à Tamensourt. Au programme, une longue liste de projets dont le plus coûteux et certainement le plus impactant est l’édification d’un campus universitaire. L’Etat semble avoir compris et veut désormais faire de la voisine de Marrakech un pôle de technologie et d’innovation. « Une nouvelle ville a besoin de temps pour se construire », clame le directeur d’Al Omrane Tamensourt qui assure que « les projets lancés dans le cadre des plans de relance sont réalisés à 35% ». Un chiffre qui est amené à monter à 60% à fin décembre 2016, à en croire notre interlocuteur.

 

Idem pour Tamesna, pourrait s’enorgueillir de sa vocation universitaire dans quelques années. Une enveloppe de 150 millions de dirhams a en effet été allouée à un campus qui devrait voir le jour à l’horizon 2017. A celui-ci se greffe un centre d’accueil et de conférences qui nécessitera 60 millions de dirhams pour son édification. C’est sans compter la construction de maisons de jeunes, de terrains de sport de quartier et autres centres de santé et mosquées qui fait monter le budget de relance de la voisine de Rabat à 537,78 millions de dirhams.

 

Rattraper le retard sur les équipements prévus est donc la ligne directrice de ce plan de relance. Les chiffres le prouvent d’ailleurs, Tamesna, à titre d’exemple, a failli à ses engagements. Sur les 28 unités d’équipements prévues, seulement six ont été réalisées à fin 2014 par Al Omrane. Une donnée que tente de nuancer le directeur de la politique de la ville: « Ce n’est pas vraiment un retard, tente-t-il. Nous avons déjà une longueur d’avance en termes de capacité d’accueil. Nous ne pouvons pas ouvrir une école et la laisser vide. »

 

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_ Un déficit d’image qui implique un déficit réel

La presse n’est pourtant pas convaincue de cette volonté d’aller de l’avant et dresse toujours un état des lieux sombre de la situation. « Les villes nouvelles, une expérience ratée? », s’interroge L’Economiste« Ville nouvelle d’Errahma, massacre urbanistique à grande échelle », dénonce le quotidien Les inspirations éco« Tamesna, un idéal devenu calvaire », titre pour sa part TelQuel.

 

Des articles de presse qui dénoncent des projets non achevés, une dynamique économique encore relégué au second plan ou encore une qualité de construction toujours aux abonnés absents. Pour le directeur de la politique de la ville, « il faut rompre avec le discours de l’échec ». Berra assure que son ministère a appris de ses erreurs et que « le déficit d’image dont souffrent les villes nouvelles alimente inévitablement un déficit réel ». En somme, tant que l’image de ces cités est ternie, personne ne voudra s’y installer. « C’est un cercle vicieux », déplore-t-il.

 

HuffPost Maroc/ Par Youssef Roudaby/ Publication: 31/05/2016/ Mis à jour: 31/05/2016

 

http://www.huffpostmaghreb.com/2016/05/31/villes-nouvelles-maroc_n_10216702.html

 

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2 – RDC Congo/ Grandes provinces et élections : huit nouveaux gouverneurs sont connus

 

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé le 26 et le 29 août les deux tours de l’élection des gouverneurs dans huit provinces de la RDC où les postes étaient vacants. Alors que l’opposition congolaise réclame la tenue de l’élection présidentielle d’ici à la fin de l’année 2017, la Ceni a organisé les élections des gouverneurs dans les huit provinces où les postes avaient été laissés vacants : Haut-Katanga, Haut-Lomami, Kwilu, Sud-Ubangi et Bas-Uele, d’une part, où seul un tour de scrutin a été nécessaire le 26 août, et d’autre part, Tshopo, Tshuapa et Sud-Kivu, où un deuxième tour a été nécessaire, le 29 août, pour départager les listes de candidats qui n’avaient pas obtenu la majorité absolue au premier.

 

Ce sont les députés de chaque provinces qui votaient. Parmi les scrutins les plus surveillés par les Congolais se trouvaient ceux du Haut-Lomani et du Haut-Katanga, fiefs respectivement du chef de l’État, Joseph Kabila, et de l’ancien gouverneur et opposant numéro un à ce dernier, Moïse Katumbi. Au vu des résultats du premier tour publiés par la Ceni, il n’y a pas eu de surprise dans le Haut-Katanga. Le candidat de la Majorité présidentielle (MP), Célestin Pande Kapopo, a été élu avec  96,43% des suffrages. Résultat identique dans le Haut-Lomami où le candidat du même bord, Kalenga Mwenzemi Jackson, l’a emporté avec 69,57 % des voix. 

 

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_ Quelques revers pour la MP

En revanche, dans d’autres provinces, la MP a subi quelques revers notamment dans le Kwilu où son candidat, Floribert Luboto Ngwangu, a été devancé au premier tour par l’indépendant Michel Balabala Kasongo (52,94% des voix), ce qui créé de fortes tensions entre les alliés du Parti lumumbiste unifié (Palu) de Antoine Gizenga, dont la province est le bastion historique, et le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Joseph Kabila. Idem dans la province de Sud-Ubangi, où le candidat indépendant Johachime Taila Nage a récolté 20 voix sur les 23 voix exprimées, devançant largement Jean Moke Wotewangi Nzambe, le candidat de la MP. Le Bas-Uele quant à lui sera gouverné par madame Godelive Anina Makwa, la candidate indépendante qui a raflé la mise en obtenant les 4 voix exprimées, l’emportant donc avec 100% des suffrages.

  

_ Les résultats des seconds tours de scrutin

Dans les autres provinces, un second tour était nécessaire pour élire un nouveau gouverneur. Selon les résultats provisoires publiés par la Ceni, c’est l’indépendant Constant Lomata qui a été élu gouverneur ans la Tshopo, avec 12 voix sur 19 votants, contre son challenger Patrick Matata, lui-même indépendant. Et dans la Tshuapa, c’est finalement Boongo Pancrace (MP) qui l’a emporté avec 11 voix sur 18, battant l’indépendant Booto Papy. Enfin, au Sud-Kivu, le seul candidat au second tour, Claude Nyamugabo (PPRD), l’a logiquement emporté après l’abandon d’Élie Zihindula, obtenant 31 voix sur 34 députés votants.

 

29 août 2017 / Mis à jour le 30 août 2017/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/469497/politique/elections-provinciales-en-rdc-les-huit-nouveaux-gouverneurs-sont-connus/

 

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3 – Éthiopie/ Nouvelle république fédérale : L’Éthiopie poursuit son développement… à grande vitesse

 

REPORTAGE. Sa croissance économique avoisine les deux chiffres depuis une décennie. L’essor de l’Éthiopie se voit à l’œil nu. Dans tous les coins du pays, de nouvelles routes apparaissent ici et là. Les villes sont un chantier permanent. « Wukro au Tigré n’était qu’un gros bourg avec une rue principale, ne manque pas de s’étonner Mohamed Torche, le fondateur d’Horizons nomades, un voyagiste qui organise des périples dans cette région depuis plus de vingt-cinq ans. Regardez, aujourd’hui, des buildings en béton sont en construction à tous les coins de rue. » La ligne de chemin de fer entre Addis Abeba et Djibouti est en train d’être modernisée.

 

Le barrage de la Renaissance pourrait bientôt produire 6 000 MW et permettre à cette République fédérale de devenir un exportateur d’électricité. L’État souhaite également inaugurer dans les prochains mois une dizaine de parcs industriels qui devraient employer chacun entre 30 000 et 60 000 personnes. Des écoles et des cliniques sont bâties dans les zones les plus reculées et des programmes ambitieux d’irrigation sont mis en place pour éviter de prochaines famines. Ce « miracle » n’est pas dû au hasard…

 

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_ La renaissance d’un géant d’Afrique

« Il faut tout d’abord bien comprendre que l’Éthiopie part de presque zéro, note un diplomate européen en poste dans la capitale africaine. Il est plus facile d’afficher des taux de croissance de 10 % quand on commence au bas de l’échelle. » Cet effet de rattrapage n’explique pas à lui seul le rebond économique du second pays le plus peuplé d’Afrique. « Les salaires ici sont les plus bas au… monde, résume Jan Jackers, un Belge qui possède deux lodges. Le Bangladesh est la seule nation moins chère, car les gens travaillent plus de douze heures là-bas, contre huit ici, mais un ouvrier dans une usine de chaussures est rémunéré à peine 900 birrs (36,50 euros) par mois. Une serveuse dans un café à Addis Abeba touche, elle, 1 200 birrs (48,70 euros) et un enseignant, entre 2 500 et 3 000 birrs (101 et 121 euros). » Ces rémunérations de misère n’encouragent pas les salariés à travailler très dur.

 

« La productivité du personnel est très faible », regrette Ken Willockx, un restaurateur flamand installé à Addis Abeba. Les nombreuses coupures d’électricité handicapent également les entreprises, tout comme les problèmes de qualité de nombreux produits fabriqués sur place. Plusieurs secteurs tels que la banque, les télécoms ou la grande distribution sont en outre interdits aux investisseurs étrangers. Le coût de la vie est, quant à lui, de plus en plus élevé. Et les loyers explosent dans les grandes villes. « Je paie 1 500 euros par mois pour cette petite maison à Addis », raconte une enseignante du lycée français. Dans la capitale, les salaires augmentent toutefois rapidement.

« Il y a 10 ans, je pouvais embaucher un excellent journaliste en lui versant 2 000 birrs (81 euros) par mois, se souvient Amanyehun Sisay, l’éditeur du mensuel économique Ethiopian Business Review. Je dois lui donner 15 fois plus d’argent aujourd’hui… J’ai, par exemple, recruté un jeune graphiste en lui promettant de lui verser 5 500 birrs (223 euros). En 2006, un docteur gagnait autant… »

 

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_ La croissance à tout prix ?

L’État a par ailleurs quadruplé son endettement en cinq ans. Et 13 de ses 20 milliards de dollars de dettes externes sont contractés auprès d’établissements chinois. « Cette dépendance envers un seul et unique marché peut poser problème lorsqu’un pays ne parvient plus à rembourser ses créances », prévient un diplomate. « Sur les 13 784 étrangers qui ont cherché à obtenir un visa de travail dans le pays de juillet 2014 à mai 2015, 10 015 étaient chinois », révèle Amanyehun Sisay. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes… Le pire n’est toutefois pas à craindre pour cette république de 100 millions d’habitants.

 

« Ce pays est comme un ado surexcité qui veut tout faire en même temps », résume l’éditeur d’Ethiopian Business Review. « Je reste malgré tout optimiste pour cette nation qui évolue dans le bon sens », tranche Kjell Magne Kiplesund, un docteur norvégien qui dirige la clinique privée NMC. Un expert européen confirme cette analyse : « Dans les milieux diplomatiques, nous sommes tous d’accord pour dire que l’Éthiopie va dans la bonne direction. » Le patron du restaurant Le Grand Rêve est tout aussi confiant. « Ce pays ressemble à la Chine d’il y a 15 ans, analyse Ken Willockx. Mais il va se développer encore plus rapidement. Vous allez voir, dans cinq ans, tous les problèmes actuels appartiendront au passé… »

 

PAR NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À ADDIS ABEBA, FRÉDÉRIC THERIN/ Publié le 16/05/2016/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/l-ethiopie-poursuit-son-developpement-a-grande-vitesse-16-05-2016-2039604_2258.php

 

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4 – L’Éthiopie : un système de gouvernement fédéral comprenant neuf Etats régionaux

_ L’ORGANISATION POLITIQUE, TERRITORIALE ET ADMINISTRATIVE

 

L’Éthiopie possède un système de gouvernement fédéral comprenant neuf États régionaux ou Killil (l’Afar, l’Amhara, le Benishangul-Gumuz, le Gambela, l’Harar11(*), l’Oromia, le Somali, les Nations, nationalités et peuples du Sud [NNPS] et le Tigré) ainsi que deux administrations urbaines, les Conseils administratifs d’Addis-Abeba12(*) et de Dire Daoua13(*). Les neuf États régionaux bénéficient dans la Constitution d’une importante délégation de responsabilité sur les plans politique, économique et social. Ces États régionaux possèdent leurs propres Constitutions, encadrées par la Constitution de la RFDE. Le Parlement fédéral comprend deux organes législatifs, la Chambre des représentants des peuples et la Chambre de la Fédération. Les responsables politiques sont élus tous les cinq ans.

 

La Chambre des représentants des peuples (HPR) est l’organe législatif suprême de l’État. Les membres de cette chambre sont élus pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct au scrutin secret. La Chambre des Représentants des Peuples a le pouvoir de légiférer sur toutes les affaires faisant partie du champ d’application de la Constitution à la compétence fédérale, mais également le pouvoir de contrôler le pouvoir exécutif et, éventuellement, de le changer.14(*)

 

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La Chambre de la Fédération est composée de représentants des Nations, des nationalités et des peuples, et ses membres sont élus par les Conseils d’État régionaux ou des représentants élus directement par le peuple. Parmi ses pouvoirs les plus remarquables, il lui revient l’interprétation de la Constitution (article 83 de la Constitution), activité pour laquelle elle se fait assister par un Conseil d’enquête constitutionnelle (article 84). Les pouvoirs exécutifs du gouvernement fédéral sont placés entre les mains du Premier ministre et du Conseil des ministres, responsables devant la Chambre des représentants des peuples.15(*)

 

En ce qui concerne la structure et les pouvoirs des tribunaux, un système judiciaire indépendant est établi par la Constitution fédérale et c’est la Cour suprême fédérale qui représente la plus haute autorité judiciaire fédérale.16(*) Conformément à la Constitution de la RFDE, les États disposent de pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sur les questions relevant de leur compétence.

 

Le Conseil d’État est l’organe suprême du pouvoir de chaque État fédéré. Il est responsable devant le peuple de l’État, qui élit ses représentants pour un mandat de cinq ans lors des élections nationales et fédérales. Tous les États disposent de leur propre Constitution d’État et peuvent adopter des lois sur des questions relevant de leur compétence. Les autorités exécutives des États sont responsables de la mise en oeuvre des lois et des politiques des Conseils d’État ainsi que des lois fédérales. Un pouvoir judiciaire indépendant existe dans chaque État avec pour mandat d’interpréter les lois.

 

Le Conseil d’État définit la politique de la région, désigne les organes exécutif et judiciaire de la région et dispose de pouvoirs législatifs couvrant tous les domaines, à l’exception de ceux qui sont du ressort du gouvernement central, notamment la défense, les affaires étrangères et la politique étrangère. Le Conseil d’État planifie, approuve, dirige et contrôle les programmes de développement économique et social. Il élabore, approuve et gère le budget régional.

 

L’administration d’État est la haute autorité exécutive du gouvernement régional. Elle est élue par le Conseil d’État et se compose des membres du Comité exécutif. L’administration d’État applique, selon le cas, les politiques, proclamations, réglementations, plans, directives et décisions du gouvernement central et du Conseil d’État. L’administration gère et supervise les activités des bureaux régionaux, des bureaux d’administration de zone des Weredas (les districts) et les bureaux des Kebeles (les plus petites unités administratives assimilables à nos communes).

 

Elle élabore des projets économiques et sociaux, les soumet à l’approbation du Conseil d’État et les gère une fois qu’ils sont approuvés. Elle élabore également le budget de la région, le soumet à l’approbation du Conseil d’État et le gère une fois qu’il est approuvé. Des élections multipartites se tiennent également au niveau des régions et des Weredas, de même qu’aux niveaux national et fédéral.17(*)

 

 

Il existe une grande disparité entre les onze régions, tant en termes démographique que de superficie. La deuxième ville du pays, Dire Daoua, ville-État, n’était par exemple peuplée que de quelque 350 000 habitants lors du recensement de 2007. La disparité est également économique (Gambela et Afar figurant parmi les régions les plus pauvres).

 

 

30 août 2017/ in « Le fédéralisme ethnolinguistique en Éthiopie »

 

http://www.senat.fr/ga/ga132/ga132_mono.html

 

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5 – Éthiopie/ Nouvelle république fédérale : L’Ethiopie est le pays à la croissance économique la plus rapide au monde en 2017

 

Le PIB de l’Ethiopie devrait augmenter de 8,3% en 2017. Cette augmentation fait de l’Ethiopie le pays est-africain à la croissance économique la plus rapide au monde en 2017. D’après l’édition de juin 2017 du Global Economic Prospects de la Banque Mondiale, l’Ethiopie serait le pays à la croissance économique la plus rapide au monde en 2017. Estimée à 8,3%, l’augmentation du PIB du pays éthiopien durant cette année est plus de 3 fois supérieure à la moyenne mondiale, qui s’élève à 2,7%. Cette croissance du PIB éthiopien a été expliquée comme le résultat de la politique de construction d’infrastructures de la part du gouvernement du pays.

 

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Le rapport de la Banque Mondiale a toutefois pointé du doigt que la croissance éthiopienne pourrait être freinée par les prêts contractés pour financer ces infrastructures publiques. La dette publique du pays s’élève en 2017 à la moitié du PIB. Les deux autres pays africains à figurer dans le top 10 des croissances économiques les plus rapides sont la Tanzanie (cinquième avec 7,2%) et Djibouti (sixième, avec 7%), ex aussi situés en Afrique de l’Est.

 

NOFI par Sandro CAPO CHICHI/ 21 juillet 2017/ Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

 

http://nofi.fr/2017/07/ethiopie-croissance-economique-la-plus-rapide/41349

 

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6 – Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) : Le Maroc devrait réaliser une croissance de 4,2 % en 2017

 

Le taux de croissance de l’économie marocaine devrait se situer à 4,2% l’année en cours, selon les prévisions de la BERD qui a revu à la baisse ses précédentes projections de 4,8% de novembre dernier. Le produit intérieur brut (PIB) du Maroc devrait atteindre 3,8 % en 2018, selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) présentées lors de sa 26ème assemblée annuelle tenue du 9 au 12 mai courant à Nicosie, en Chypre.

 

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Cette révision à la baisse du taux de croissance de 2017 est attribuée aux conditions climatiques défavorables de mars dernier avec un déficit pluviométrique et son impact sur le secteur agricole, moteur de croissance de l’économie marocaine, a appris la MAP auprès de la Banque. Les prévisions de la BERD sont positives dans la plupart des régions à l’exception de la Turquie où la croissance devrait ralentir à 2,6 % contre 2,9 % en 2016 en raison de l’instabilité politique.

 

La fragilité de la politique interne et de la situation géopolitique régionale ralentira l’amélioration du secteur touristique, selon l’Institution européenne, indiquant que les investissements dans le secteur public s’accroîtront faiblement à cause des coûts élevés et de la hausse des coûts de financement après la baisse des notes par les agences de notation financière. La hausse du salaire minimum en Turquie en janvier 2016 a amélioré la consommation des ménages, mais la croissance a chuté à cause de la forte chute des revenus du tourisme, des sanctions russes imposées par Moscou après la descente en flammes en novembre 2015 d’un bombardier russe par l’aviation turque, et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

 

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Selon la Banque, la moyenne de croissance dans les 36 pays d’intervention de la Banque devrait se situer à 2,4 % en 2017 et à 2,8 % l’année prochaine contre 1,8 % en 2016. Ainsi selon la BERD, le PIB de l’Egypte devrait atteindre 3,8 %, de la Tunisie 2,2 % et de la Jordanie 2,3 % cette année. D’après la banque, l’économie russe devrait sortir de deux années de contraction en affichant un taux de croissance de 1,2 % l’année en cours et un PIB en augmentation de 1,4 % 2018 et ce, en raison de la hausse des prix du pétrole et de l’amélioration des exportations.

 

Menara.ma / 14.05.2017/

 

http://www.menara.ma/fr/actualit%C3%A9s/economie/2017/05/14/2169016-berd-le-maroc-devrait-r%C3%A9aliser-une-croissance-de-42-en-2017.html

 

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7 – Maroc : voici les 12 nouvelles régions

 

Le ministère de l’Intérieur a présenté jeudi lors du conseil de gouvernement les 12 nouvelles régions que comptera le Royaume. Les voici !

 

_ Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ayant comme chef-lieu Tanger-Assilah. Elle se compose des préfectures et provinces de Tanger-Assilah, M’diq-Fnideq, Tétouan, Fahs-Anjra, Larache, Al Hoceima, Chefchaouen et Ouazzane.

 

_ La région de l’Oriental, ayant comme chef lieu Oujda-Angad, se compose des préfectures et provinces d’Oujda-Angad, Nador, Driouech, Jerada, Berkane, Taourirt, Guercif et Figuig.

 

_ La région de Fès-Meknès, ayant comme chef-lieu Fès, elle se compose des préfectures et provinces de Fès, Meknès, Hajeb, Ifrane, Moulay Yacoub, Sefrou, Boulmane, Taounate et Taza, alors que la région Rabat-Salé-Kénitra, ayant comme chef-lieu Rabat, elle englobe Rabat, Salé, Skhirat-Témara, Kénitra, Khémisset, Sidi Kacem et Sidi Slimane.

 

_ La région de Beni Mellal-Khénifra, ayant comme chef-lieu Beni Mellal, se compose de Beni Mellal, Azilal, Fqih Bensaleh, Khénifra et Khouribga, alors que la région du Grand Casablanca-Settat, ayant comme chef-lieu Casablanca, se compose des préfectures et provinces de Casablanca, Mohammedia, El Jadida, Nouaceur, Mediouna, Benslimane, Berrechid, Settat et Sidi Bennour.

 

_ La région de Marrakech-Safi, ayant comme chef-lieu Marrakech, elle englobe les préfectures et provinces de Marrakech, Chichaoua, Al Haouz, Kelaa Sraghna, Essaouira, Rhamna, Safi et Youssoufia.

 

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_ La région de Darâa-Tafilalet, ayant comme chef-lieu Errachidia, elle se compose de Ouarzazat, Midelt, Tinghir et Zagora, tandis que celle de Souss-Massa, ayant comme chef-lieu Agadir Ida-Outanane, elle englobe les préfectures et provinces d’Agadir Ida-Outanane- Inezgane Aït Melloul, Chtouka Aït Baha, Taroudante, Tiznit et Tata.

 

_ La région de Guelmim-Oued Noun, ayant comme chef-lieu Guelmim, elle se compose de Guelmim, Assa-Zag, Tan-Tan, Sidi Ifni, alors que celle de Laâyoune-Saguia El Hamra, ayant comme chef-lieu Laâyoune, elle englobe Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Smara.

 

_ La région de Dakhla-Oued-Eddahab, ayant comme chef-lieu Oued-Eddahab, elle se compose de Oued-Eddahab et Aousserd.

 

7 février 2015/ Maroc

 

https://www.bladi.net/maroc-nouvelles-regions,41159.html

 

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8 – Colère du Rif : «Le fossé se creuse entre les deux Maroc»

 

Après l’arrestation de nombreux leaders ces derniers jours, la contestation pourrait basculer dans la violence au moindre incident, selon le chercheur Pierre Vermeren. Sa mort atroce a réveillé le Rif marocain : Mouhcine Fikri, vendeur de poisson, a été broyé par une benne à ordures le 28 octobre en tentant d’empêcher la destruction de sa marchandise (500 kilos d’espadon pêchés illégalement) saisie par la police. Depuis, les habitants de la ville d’Al-Hoceïma manifestent pacifiquement contre, pêle-mêle, l’autoritarisme, la corruption, le chômage de masse, la pauvreté… Et désormais contre la répression : une trentaine de leaders du Hirak (le «mouvement») ont été arrêtés ces derniers jours, dont la figure centrale de la contestation, Nasser Zefzafi, 39 ans, après deux jours de cavale. Pierre Vermeren, chercheur spécialiste du Maroc à l’université Paris-I, revient sur les origines de cette révolte.

  

_ Sept mois après la mort de Fikri, le mouvement ne faiblit pas. Pourquoi ?

** Il y a eu une réelle émotion populaire. Les autorités marocaines l’ont compris, et elles ont voulu donner l’image, pour une fois, d’une réaction exemplaire. Des ministres ont été tout de suite envoyés au chevet de la famille Fikri. La justice a fait son travail, il y a eu des condamnations. Le palais a imaginé que la situation allait se calmer d’elle-même. Mais les Rifains sont têtus. Le mouvement a fait boule de neige, et il a même pris de l’ampleur, car il est à la croisée de deux phénomènes. L’un est assez récent : la parole s’est libérée depuis les printemps arabes, les gens osent désormais dénoncer les abus à voix haute. L’autre est historique : c’est «l’esprit rifain».

  

_ Une tradition de révolte ?

** La réputation des Rifains, dans tout le Maroc, est celle d’un peuple dur, têtu, querelleur, qui fait un peu peur. Le Rif est la province la plus densément peuplée du pays. Cette région de montagne méditerranéenne a son histoire propre : c’est une société quasi insulaire. Cette forme de marginalité s’appuie sur un passé dont les Rifains sont très fiers. La guerre du Rif notamment – et l’éphémère «république d’Abdelkrim» [de 1921 à 1927, ndlr] – est très présente dans les mémoires. Al-Hoceïma avait aussi été un haut lieu des «émeutes du pain» en 1984. Pendant le printemps marocain, c’est la seule ville où il y a eu des morts [cinq personnes avaient été tuées dans l’incendie d’une banque en marge d’une manifestation].

 

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_ C’est l’une des régions les plus pauvres du royaume…

** Ce qui était une spécificité culturelle du Rif est devenu une spécificité économique. Les seules ressources sont l’argent de l’émigration, de la contrebande, la culture et le trafic de haschich. C’est en grande partie de la responsabilité de Hassan II, car après la révolte du Rif de 1958-1959 et sa répression extrêmement brutale, le roi a puni la région pour avoir osé se soulever contre l’Etat marocain. Mohammed VI a essayé de rompre cet isolement. L’un de ses premiers voyages a été pour la patrie d’Abdelkrim, où il a annoncé la prise en compte du fait culturel berbère. Sur le plan politique, il s’est entouré de nombreux conseillers rifains. Sur le plan économique, il a donné à l’Agence des provinces du nord beaucoup de moyens. Mais les investissements se sont concentrés dans les villes aux extrémités de la région : Tanger et Oujda. Entre elles, il y a plus de 500 km. Une autoroute a été construite, mais ça ne donne pas à manger et ça ne crée pas d’activité.

  

_ La question sociale est au cœur de cette révolte ?

** Les grandes villes du pays se sont développées depuis quinze ans : Casablanca, Rabat et même Tanger. Le Rif, lui, manque encore de tout : infrastructures, fonctionnaires, emplois, etc. Le fossé se creuse entre ces deux Maroc. Jusque-là, l’émigration était une soupape. Le pays a échappé au pire dans les années 80, 90, 2000, car des millions de gens ont pu partir. Or, les migrations se sont arrêtées depuis la crise européenne de 2008. Les jeunes sont maintenant coincés. C’est un facteur à prendre en compte pour expliquer l’actuelle explosion de colère.

  

_ Nasser Zefzafi a été arrêté après avoir interrompu le prêche d’un imam, vendredi. Le conflit a-t-il aussi une dimension religieuse ?

** Oui, et c’est une ligne rouge pour le roi. L’Etat renvoie aux Rifains l’image de séparatistes, d’«ethnicistes», qui déstabilisent le royaume : l’imam a reproché aux manifestants d’Al-Hoceïma d’encourager la fitna(«discorde»), une accusation gravissime. La grande question est celle de la commanderie des croyants [le statut d’autorité religieuse suprême conféré au souverain]. Le nationalisme rifain, historiquement, n’est pas antireligieux – bien au contraire – mais il est en rupture avec cette allégeance au sultan. Or, pour le palais, si les gens refusent l’allégeance et la prière au nom du commandeur des croyants, le système s’écroule. Quand Zefzafi dénonce des imams «à la solde du palais», il y a ce sous-entendu derrière. Et chaque Rifain le sait.

  

_ L’arrestation des leaders peut-elle stopper le mouvement ?

** L’Etat a choisi de faire son coup de filet au premier jour du ramadan, un mois de nervosité propice aux débordements. Je vois deux scénarios possibles. Privé des meneurs, le mouvement peut doucement s’essouffler. Ou il peut basculer dans la violence. Au moindre incident (manifestant tué, bavure policière), la situation peut dégénérer. Depuis toujours, le pouvoir surveille le Rif comme le lait sur le feu. La province est hypermilitarisée. Pour l’instant, la mobilisation reste cantonnée à Al-Hoceïma, mais si elle s’étendait aux grandes villes du Nord, les autorités commenceraient à paniquer.

 

Célian Macé/ Par Célian Macé/ 30 mai 2017

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/30/colere-du-rif-le-fosse-se-creuse-entre-les-deux-maroc_1573426

 

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9 – Interdiction des sachets plastiques en Afrique : pourquoi certains pays échouent-ils ?

 

Considérés comme nocifs et désastreux, les sacs plastiques sont combattus par plusieurs pays. En Afrique, des millions de sacs ne polluent pas seulement les rues, les routes et les parcs, mais également l’environnement aquatique. Plusieurs pays essayent de mettre en place des lois interdisant leur utilisation. Des pays comme l’Afrique du Sud ou le Rwanda y arrivent avec succès, d’autres rencontrent des difficultés. De nombreux États tentent d’interdire la production et l’importation des sacs en plastique et d’autres préfèrent carrément arrêter toute utilisation. Même si pour le moment les populations ont encore un peu de mal à s’adapter, la majorité opte pour un esprit plus écologique.

 

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_ L’idée d’interdiction des sacs plastiques se propage dans le continent  

. Les sacs plastiques sont néfastes pour l’environnement. Dans la nature, les sachets peuvent mettre plusieurs dizaines d’années à se dégrader. Ils ne sont pas seulement dangereux pour l’environnement, les animaux, mais représentent aussi une menace pour la santé humaine. Les sachets plastiques peuvent causer des inondations quand ils sont jetés à l’air libre et empêchent l’eau de circuler dans les canalisations.  Dans plusieurs pays, l’interdiction concerne principalement les sachets non dégradables. La législation de chaque pays comporte des spécificités qui lui sont propres.

 

De nombreux pays ont donc essayé d’empêcher l’utilisation des sacs plastiques, mais cela semble encore difficile à appliquer. Le Rwanda et l’Afrique du Sud s’en sortent, car ils ont réussi à interdire l’utilisation de tous les sacs plastiques. Certains pays comme la Tanzanie, le Cameroun, le Maroc et bien d’autres sont à la traine. À ce jour, plusieurs pays ont déjà interdit au moins l’utilisation des sachets. Il s’agit par exemple du Mali, de la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Niger, la Guinée Bissau, le Sénégal et le Burkina Faso.

  

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_ Le Rwanda, un exemple pour les autres pays

Le Rwanda est le pionnier en ce qui concerne la censure de sacs plastiques. Ils sont presque considérés comme des produits illicites au même titre que les drogues. En 2008, le pays décide de bannir les sacs plastiques en matière non recyclable d’une manière intransigeante. Plusieurs États d’Afrique en sont envieux.  Au Rwanda, le gouvernement est radical.  Cette  loi interdit l’usage des sacs plastiques en matière non recyclables sur le territoire.

 

Cette interdiction vient du fait que non seulement les sacs plastiques ont des effets néfastes sur l’environnement, mais polluent aussi visuellement avec la présence des déchets. Ils ont eu des effets désastreux pour le secteur agricole, car ils se trouvaient également dans les sous-sols. Dans l’eau, les poissons mourraient en avalant ces déchets. En essayant de bruler les sacs plastiques pour les détruire, il en sortait des fumées très toxiques pour l’environnement. Ce sont des exemples qui ont poussés le gouvernement à interdire l’usage des sacs plastiques. Kigali est aujourd’hui une des villes les plus propres d’Afrique.

 

Le Rwanda a réussi avec l’aide de l’agence environnementale Rwanda Environmental Management Authority (REMA) qui a lancé une campagne d’information importante. Cette campagne visait à faire témoigner des fermiers sur les conséquences néfastes de l’utilisation des sacs plastiques. Les actions ont commencé par une journée nationale de nettoyage. Voyant de telles actions, le gouvernement a soutenu l’initiative en faisant de chaque dernier samedi du mois une journée de travail communautaire de nettoyage pour les citoyens de 18 à 65 ans. En trois ans, les résultats étaient remarquables. Le travail s’est donc fait progressivement avec l’aide de la communauté.

  

_ Le Mali a sauté le pas en 2013 et rencontre encore des difficultés

Le Mali par exemple a interdit la production et l’utilisation des sachets plastiques.  Dans le souci de préserver l’environnement, il ne veut plus du sachet plastique. Des peines de prison ferme pouvant aller jusqu’à un an, et des amendes qui atteignent plus de 2.000 euros sont prévues pour tous les fabricants, importateurs et utilisateurs de sachets plastiques. La loi porte sur l’ «Interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables et de granulés non biodégradables destinés à la fabrication de sachets».

 

L’annonce de la nouvelle loi avait été mal accueillie par la population et surtout les petits marchands de sachets de glaces. Des boissons qui créent de l’emploi pour les populations à faibles revenus. De plus, censurer les sachets plastiques c’est revenir aux traditionnels paniers tressés lourds à porter. Des raisons qui ralentissent l’initiative. Néanmoins, tous les sacs plastiques ne sont pas interdits, seuls les sachets susceptibles de ne pas se décomposer par la nature au bout de 18 mois après utilisation seront censurés. Le Mali a pour le moment réussi à faire interdire les sachets plastiques et continus de vouloir interdire tous les sacs plastiques non biodégradables.

 

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_ Le Maroc fait un premier pas en adoptant un projet de loi

En 2015, le parlement a fait passer une loi qui consiste à interdire l’utilisation, la fabrication, l’importation et la commercialisation des sacs plastiques. Seuls les sacs isothermes, de congélation et biens d’autres conforment à la règlementation seront utilisés. Cette loi a été votée et s’est accompagnée de mesures contraignantes suivies d’amendes pouvant atteindre 100.000 euros pour les fabricants. Un Marocain consommait en moyenne 900 sacs en plastique par an. Plus de 120.000 tonnes de sacs étaient rejetées dans la nature chaque année. Pour le lancement de l’initiative, des campagnes de ramassage ont été organisées en amont.

 

Néanmoins, le pays rencontre des problèmes pour remporter ce pari, car les entreprises de plasturgie ont du mal dans la reconversion de leur industrie. Cependant, le gouvernement a mis en place un fonds d’aide de 18 millions d’euros pour aider les fabricants dans cette reconversion. Sur les 650 que compte le secteur, plus de 40 entreprises ont bénéficié de cette aide en 2016. Des chiffres qui ne rassurent pas les fabricants.  Le Maroc pourrait réussir son challenge dans les prochaines années au vu des prix très élevés des amendes.

 

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_ Pourquoi certains pays peinent à bannir les sacs plastiques ?

Pour le moment, seul le Rwanda et l’Afrique du Sud arrivent à interdire totalement les sacs plastiques. Au Burkina Faso et au Rwanda, des peines de prison sont annoncées pour tous ceux qui ne respectent pas la loi sur l’interdiction. Tandis que dans un pays comme le Cameroun, seules la saisie et la destruction des emballages sont prévues. Cette option ne porte apparemment pas de résultat positif. La sanction serait elle la meilleure façon de respecter la loi ? Le Rwanda pense que oui, la méthode fonctionne apparemment, car Kigali fait partie des 10 villes les plus propres, selon un classement de l’ONU.

 

Néanmoins, le sujet fait encore couler de l’encre. Au Cameroun, l’entrée en vigueur du texte en 2014 a été fortement critiquée par les entreprises du secteur. Certains dénonçaient le fait de ne pas avoir eu une période de transition et une bonne campagne de sensibilisation. Les résultats étaient satisfaisants seulement en début de campagne,  mais les sacs en plastique ont réapparus plusieurs mois après. Une des causes de l’échec viendrait aussi du fait que la population a encore du mal à distinguer « biodégradable » et « non biodégradable », il faudrait donc se concentrer sur l’information et la sensibilisation. Les États devraient mettre en place un système de contrôle et de répression afin d’être efficaces.

 

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_ L’interdiction des sacs plastiques entrainerait-elle un impact sur l’économie ?

Selon les professionnels de plasturgie, l’interdiction d’utilisation des sacs plastiques causerait la fermeture de plusieurs usines et l’augmentation du chômage dans certains pays. Les défenseurs de l’industrie pensent qu’au lieu de censurer les sacs plastiques, l’État pourrait opter pour des sacs biodégradables ou recyclables. D’autres entrepreneurs pensent que l’interdiction est louable. En Côte d’Ivoire par exemple, les sachets sont interdits depuis 2014 poussant certains entrepreneurs à se lancer dans la production de sachets en papier. C’est le cas de l’entrepreneur Kramoko Diabate qui a prévu créer 20 à 100 emplois. Interdire les sacs en plastique serait l’occasion de pousser les Africains  vers d’autres alternatives.

 

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_ Quelles solutions pour ceux qui échouent ?

Le principal défi pour certains pays est dans l’information et la sensibilisation. Le taux d’alphabétisation faible de plusieurs pays, fait qu’une partie de la population ne comprend pas pourquoi il faut interdire les sacs plastiques. Ce qu’il faut peut-être commencer par expliquer c’est la différence entre les sacs plastiques biodégradables et les non biodégradables. Les biodégradables sont ceux qui pourront être décomposés par les éléments de la nature comme le soleil, l’eau ou l’oxygène. Tandis que les non biodégradables (ceux que les pays veulent interdire) ne peuvent pas être décomposés par des agents naturels.

 

Plusieurs mesures peuvent être adoptées pour satisfaire tout le monde. Les entreprises de plasturgie peuvent se convertir en compagnies de recyclages et pourront ainsi se faire aider par les États en leur octroyant des avantages fiscaux. Les gouvernements pourraient davantage sensibiliser les populations sur les avantages de cette interdiction avec une communication plus intense.  Rédiger par exemple des documents légaux prévoyant des alternatives comme l’utilisation de tissus adaptés, des emballages en cartons ou encore des paniers en raphia. Certains pays comme le Rwanda continuent de penser que la mise en application des amendes reste la meilleure méthode.

 

 TANIA MENGUE/ 18 FÉVRIER 2017

 

https://africapostnews.com/2017/02/18/interdiction-sachets-plastiques-afrique/

 

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10 – Le recyclage en Afrique : quelques projets encourageants

 

La politique des pays africains relative à la gestion des déchets est une question centrale en matière d’écologie et de pollution. Certains pays optent pour l’interdiction de la production et commercialisation du plastique, alors que d’autres mettent en place des stratégies et des projets de recyclage des déchets. Selon l’association « Reuse it », la planète consomme un million de sacs plastiques chaque minute soit au minimum 500 milliards par an. Pour Eco-emballage, 80% des sacs plastiques ne sont ni triés ni recyclés, et il faut entre 100 et 400 années pour qu’ils puissent se dégrader naturellement.

 

Le plastique est littéralement un fléau pour le continent africain, où les sachets se multiplient aussi bien à la ville qu’à la campagne. De nombreux états africains ont décidé de se débarrasser de ce fléau, en instaurant des politiques de recyclage. C’est le cas du Burkina Faso, du Niger et du Mali, du Cameroun, du Congo, du Nigéria, Madagascar, pour ne citer que ces pays. Ils ont su réutiliser intelligemment des sacs plastique pour en faire des objets du quotidien comme des tabourets, des pots de fleurs et des tables basses mais aussi pour réaliser des pavés qui servent à la construction de routes.

 

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_ Donner une deuxième vie aux déchets

Au Nigeria, une initiative novatrice créé par un partenariat public-privé entre l’État d’Ogun, situé au nord de Lagos, le Fonds souverain pétrolier nigérian, Lafarge Africa et des consultants internationaux en environnement, a vu le jour. Son but : transformer les déchets ménagers en ressources. Premier projet du genre sur le continent africain, il consiste à produire à partir des ordures ménagères, de l’électricité, des bio-engrais, et des matériaux à recycler et à réutiliser dans l’industrie. De même, RED-PLAST Sarl, première entreprise industrielle de recyclage des déchets plastiques au Cameroun basée à Douala, ambitionne de relever avec les populations camerounaises ce défi de faire de Douala, la ville pionnière en Afrique centrale de la promotion des « économies vertes ».

 

L’ancienne star camerounaise de football de l’équipe nationale, les Lions indomptables, Roger Milla a créé l’association « Cœur d’Afrique » qui milite pour la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. Son association a pour but de recycler des déchets plastique pour en faire un liant qui remplace le ciment dans la production de pavés. D’après un article de la Coordination pour l’Afrique de Demain (CADE), au Cameroun, la production annuelle de déchets plastiques du secteur industriel est de 15 250 tonnes et 4 000 tonnes (335 tonnes par jour) à Douala, sa capitale économique.

 

À Kinshasa, en RD Congo, Ingénieur Sans Frontière, une ONG canadienne, a expérimenté l’opérationnalisation d’une filière pilote de recyclage comme modèle de développement économique et d’assainissement. Le projet apporte son appui à toutes les étapes de la chaîne d’activités qui mène à la valorisation des sachets plastiques, en proposant des solutions innovantes telles que la collecte réalisée par des acteurs indépendants, une centralisation des déchets dans des comptoirs d’achats, une transformation par des techniques simples et accessibles et une revente à l’industrie locale.

 

À Madagascar, le centre de valorisation des déchets de Mahajanga, Madacompost, a développé́ une activité́ de production de briques et de pavés à base de plastique. Ce centre peut produire jusqu’à 7m2 de pavés par jour. Cette activité́ permet de recycler 80T de plastique par an soit 1,4 million de sachets. Le projet IWWA (« Integrated waste management in western Africa») initié dans quatre pays de l’Afrique de l’ouest (Ghana, Côte d’Ivoire, Nigéria et Sénégal) avait pour sa part comme objectif de renforcer des réseaux formels et informels dans le domaine de la gestion des déchets.

 

La question des déchets s’inscrit parmi les plus grands défis à relever pour les pays africains. Comme dans de nombreux domaines, les technologies actuellement disponibles permettent de déployer rapidement des initiatives innovantes en la matière. La valorisation, le recyclage, la transformation, entrainent de nouveaux débouchés économiques, la création de nouveaux emplois et l’amélioration des conditions sanitaires dans les villes.

 

05 Nov 2016 / Par  Eva Medi 

 

http://www.afriqueexpansion.com/dossier0/3303-le-recyclage-en-afrique-quelques-projets-encourageants.html

 

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11 – Insalubrité à Abidjan : à quand la fin ?

 

Un sachet par ci, un bout de papier par-là, des mouchoirs lancés par-dessus la vitre, des trottoirs transformés en dépotoir d’ordures ménagères. Autant de comportements malsains auxquels l’on assiste lorsqu’on arpente les rues de la ville d’Abidjan. Une capitale économique censée être la vitrine du pays, Abidjan vient en tête des villes les plus sales de Côte d’Ivoire et ce pour les mauvaises pratiques auxquelles s’adonnent les ivoiriens au quotidien. Des ordures sont jetées partout sauf dans les poubelles qui malheureusement ne sont pas toujours visibles ou si elles existent, sont carrément pleines de déchets qui ne sont pas vidés à telle enseigne que les usagers transforment les alentours en dépotoir.

 

Les rues et caniveaux sont érigés en urinoir à ciel ouvert ; où enfants, jeunes et adultes s’alignent et se soulagent en chœur et ce au vu et au su de tous. Malgré, les pancartes interdisant de le faire à cet endroit. Et après l’on se plaint des maladies et autres virus dus à la saleté que l’on produit. Toutes les communes se ressemblent en la matière. De Cocody à Adjamé en passant par Yopougon c’est le même constat. Si vous n’êtes pas accueilli par un tas d’immondices ce sont des odeurs fétides qui vous disent le bonjour.

 

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Abidjan, il faut le dire est sale, ne sent pas la rose et les ivoiriens se plaisent pour ceux qui ont effectué des voyages à l’extérieur, à citer certaines capitales voisines notamment Accra au Ghana et Ouagadougou au Burkina comme modèles de propreté.

 

Mais ce sont les Ghanéens et les Burkinabés qui ont rendu leur pays propre par des comportements sains et écologiques. Il ne s’agit pas seulement de parler comme aiment à le faire les ivoiriens, mais plutôt d’adopter de nouveaux comportements afin d’arriver à la propreté de ces capitales dont ils sont si fières. Car personne ne viendra le faire à leur place. Lorsqu’on se met à la vitre de sa voiture, pour jeter un bout de papier, cela contribue à salir la ville, quand de la nourriture est vendue aux abords des caniveaux pleins d’ordures et le ballet incessant des mouches de l’un et l’autre côté ne gênent personnes le résultat est palpable. C’est la diarrhée, la fièvre typhoïde et le choléra qui règnent en maître.  Il importe aux ivoiriens de se faire eux-mêmes la police s’ils entendent un jour pallier ce problème.

 

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Chose étonnante, c’est lorsqu’un riverain en interpelle un autre, lui interdisant de jeter des ordures. A l’autre de lui répondre en ces termes :  » c’est toi qui va rendre Abidjan propre ? », ce n’est pas avec ce genre de réaction qu’Abidjan deviendra propre. Heureusement qu’une politique de salubrité a été mise en place en vue de redorer le blason d’Abidjan partant, celui de la Côte d’Ivoire. Les populations doivent emboiter le pas au gouvernement afin de donner à Abidjan son lustre d’antan.

 

Evy D. / Akody.com/ MISE À JOUR  12 AUGUST, 2016/ EVY D./

 

https://www.akody.com/editorial/insalubrite-a-abidjan-a-quand-la-fin-40

 

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