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AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT/ TECHNOLOGIES : croissance économique, modernisation et émergence technologique

 

« Afrique/ Le taux de croissance devrait se situer autour de 3% en 2017 (CEA) : Le taux de croissance en Afrique devrait se situer autour de 3% en 2017 contre 1,7% en 2016, a relevé la Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, qui s’est dite « optimiste » quant aux estimations de croissance économique au niveau du continent.

Mme Songwe a précisé que cette croissance continentale masque néanmoins une réalité contrastée selon les différentes sous-régions, faisant savoir que le taux de croissance en Afrique du Nord à l’exception de la Libye, devrait se situer à 3,5 % en 2017 contre 2,6 % en 2016, suivie de l’Afrique centrale (3,4 %), l’Afrique de l’Ouest (3,1 %) et l’Afrique Australe (1,8 %). »

 

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1 – Le taux de croissance en Afrique devrait se situer autour de 3% en 2017 (CEA)

 

Le taux de croissance en Afrique devrait se situer autour de 3% en 2017 contre 1,7% en 2016, a relevé la Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, qui s’est dite « optimiste » quant aux estimations de croissance économique au niveau du continent.

Mme Songwe, qui s’exprimait, mardi à Rabat, à l’ouverture du 32ème Comité intergouvernemental d’experts de la CEA en Afrique du Nord, qui se tient trois jours durant sous le thème: « Emploi des jeunes et développement durable en Afrique du Nord »,  a précisé que cette croissance continentale masque néanmoins une réalité contrastée selon les différentes sous-régions, faisant savoir que le taux de croissance en Afrique du Nord à l’exception de la Libye, devrait se situer à 3,5 % en 2017 contre 2,6 % en 2016, suivie de l’Afrique centrale (3,4 %), l’Afrique de l’Ouest (3,1 %) et l’Afrique Australe (1,8 %).

 

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La Secrétaire exécutive nouvellement nommée de la CEA a, par ailleurs, précisé que la thématique de cette rencontre, qui porte sur l’emploi des jeunes et particulièrement l’emploi décent, constitue un thème central pour la mise en œuvre des Agendas 2030 et 2063 pour le développement, comme reflété par les Objectifs du développement durable (ODD) de l’agenda 2030, notant qu’avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique dispose de la population la plus jeune au monde.

 

Elle a également précisé que l’un des défis majeurs qui continue à freiner les développements sociaux en Afrique est la question de l’emploi, notamment des jeunes et des femmes, déplorant que le taux de chômage au Maroc est passé de 10,4 % à 10,7 % entre le premier trimestre de 2016 et celui de 2017. Les taux de chômage les plus élevés au Royaume sont enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (25,5 %), a-t-elle expliqué.

 

De son côté, le Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), Taïeb Baccouche, a fait savoir que cette institution, qui a placé la thématique des jeunes au cœur de ses priorités, oeuvre pour la mise en place d’une stratégie commune permettant de faire face aux problèmes auxquels font face les jeunes maghrébins, à savoir l’inadéquation de la formation par rapport au marché de l’emploi, la dynamisation du marché de l’emploi et le développement de l’auto-emploi. Il a ainsi relevé que « pour créer des emplois, il est nécessaire de dynamiser l’investissement », notant qu’ « on ne peut pas compter uniquement sur l’Etat », que le secteur privé national se doit d’investir dans le développement du marché de l’emploi et que les Etats doivent en revanche créer les conditions appropriées à même d’assurer un climat d’investissement favorable aux entreprises.

 

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Il a en outre mis l’accent sur la question d’intégration régionale au Maghreb qui permettra d’avoir un marché de plus de 100 millions de consommateurs, de dynamiser les économies d’Afrique du Nord et d’engendrer davantage d’investissements productifs et par conséquent de plus amples emplois. Organisé du 3 au 6 octobre par le Bureau de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNCEA) en Afrique du Nord, le 32-ème Comité intergouvernemental d’experts, réunit plusieurs représentants et experts du Maroc, d’Égypte, de Libye, de Mauritanie, de Tunisie, d’Algérie et du Soudan, dans le but d’évaluer le travail accompli par le Bureau, arrêter le programme de travail et les orientations stratégiques de la CEA en Afrique du Nord et formuler des recommandations qui seront soumises à la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, organe délibérant de la CEA. 

 

HA/APA/ Octobre 03, 2017/ APA-Rabat (Maroc)

 

http://apanews.net/index.php/fr/news/le-taux-de-croissance-en-afrique-devrait-se-situer-autour-de-3-cea/

 

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 2 – Trois (3) SECTEURS ÉCONOMIQUES PROMETTEURS EN AFRIQUE

 

L’évolution économique et démographique des pays africains en fait des aimants pour les investisseurs, publics comme privés, mais surtout pour les multinationales africaines qui se positionnent dans un marché où les start-ups ont encore leur place et un rôle à jouer. Souvent portées par des richesses naturelles, les économies africaines connaissent cependant des activités qui leur donnent, plus fréquemment qu’on ne puisse le penser, des coups de booster. La force de ces activités économiques reste dans le fait qu’elles s’invitent dans notre quotidien et nos habitudes. Cette semaine, Talent2Africa vous propose de découvrir trois secteurs économiques qui ont un avenir prometteur sur le continent.

 

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_ LA GRANDE DISTRIBUTION, VITRINE DE L’ÉMERGENCE D’UNE CLASSE MOYENNE AFRICAINE

Depuis le début des années 2000, l’Afrique attire beaucoup d’investissements dans le domaine de la grande distribution. De grands acteurs internationaux du secteur s’y installent avec des stratégies d’expansion continentale très ambitieuses. L’Afrique est considérée comme un nouveau chantier de croissance des professionnels de la grande distribution et les populations africaines répondent favorablement à l’offre du secteur. Elles sont souvent séduites par cette nouvelle manière de “faire son marché”, mais aussi par la qualité des produits qui y sont proposés.

 

Ainsi, l’objectif de ces acteurs est de profiter de l’émergence d’une classe moyenne en Afrique. Celle-ci serait née d’une nouvelle mentalité d’affaires, fortement portée par les nouveaux métiers et le retour d’anciens cerveaux de la diaspora. Aujourd’hui, le secteur de la grande distribution en Afrique, c’est plus de 300 centres commerciaux sur l’ensemble du continent. En Afrique, la grande distribution, très souvent portée par des géants occidentaux tels que Carrefour dans le milieu francophone et Walmart dans les pays anglophones, profitent d’une mutation des habitudes de consommation chez les Africains et surtout d’un pouvoir d’achat hétérogène.

 

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_ LA MODE EN AFRIQUE, NOUVEAU FILON DE LA BEAUTÉ

En Afrique, de plus en plus, une nouvelle génération de créateurs revendique son héritage africain, développant ainsi différents business models. Il s’agit d’une génération qui ne vise plus qu’une clientèle attirée par le bouche-à-oreille, mais cherche plutôt à s’exporter si possible et utiliser les matériaux africains tels que le Wax ou le pagne tissé pour créer une modernité qui semble être en phase avec les aspirations vestimentaires qui grondent en Afrique.

 

Tout autour du monde, les imprimés africains envahissent les magasins du monde entier et sont très appréciés pour leur originalité et la vivacité de leurs couleurs. Les créateurs et fournisseurs africains se font remarquer par l’industrie de la mode qu’ils sont en voie de développer et qui se trouve être en plein essor. De plus en plus, les grands groupes de la mode et de l’habillement du monde entier délaissent l’Asie pour l’industrie textile africaine. De plus, la mode africaine fait naître une nouvelle culture : celle métissée entre tissus traditionnels et modèles modernes.

 

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_ LA HIGH TECH : L’AFRIQUE, INCUBATEUR D’UNE NOUVELLE INNOVATION

Dans les domaines de la santé, du développement durable, de l’énergie, de l’agriculture entre autres, l’innovation technologique se trouve être de plus en plus dans le cœur du processus de développement du continent africain. Considéré comme un laboratoire de l’innovation technologique, l’Afrique, de par la spécificité de ces besoins et la multiplicité de ses start-ups en matières d’innovation technologique, est un terrain qui voit naître de nouvelles solutions et de nouveaux business models. La relation aux clients y est aussi repensée sur un terrain où l’alphabétisation est encore présente, mais ne représente que rarement un frein à l’utilisation des nouvelles technologies.

 

Des multinationales, comme des start-ups africaines, redoublent d’effort pour faciliter la vie des populations en proposant des services, souvent mobiles, à moindre coût et surtout accessibles au grand nombre. Le continent compte cependant dépasser le stade de laboratoire pour profiter de l’émergence de nouvelles pratiques socio-économiques, politiques et environnementales qui s’opèrent sur le continent. Pour y arriver, de plus en plus d’institutions accompagnent, sur les plans juridiques, économiques et financiers les start-ups qui cherchent à implémenter une nouvelle façon de faire africaine à travers les nouvelles technologies, surtout dans le domaine de l’éducation.

 

chams diagne 13/02/2017 Talent2Africa

 

https://talent2africa.com/3-secteurs-economiques-prometteurs-en-afrique/

 

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3 – Vingt (20) solutions pour l’émergence de l’Afrique

 

Quels sont les nouveaux concepts et les dernières technologies qui peuvent créer davantage de richesses et améliorer le quotidien des populations ?

Télécoms, énergie, finance…Les domaines d’innovation ne manquent pas, la matière grise non plus. C’est incontestable, l’Afrique innove, elle crée, elle entreprend… Notamment dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), un domaine où les jeunes talents foisonnent.

 

Des réseaux de développeurs de logiciels et d’applications tels que AfriLabs (qui dispose de hubs à Nairobi, Lagos et Dakar) sont ainsi pris d’assaut par les géants de la Silicon Valley et les fabricants de téléphones mobiles en quête de nouvelles idées. Et au-delà des télécoms, que ce soit dans la finance, dans l’agriculture ou l’énergie, les jeunes Africains tentent de trouver, souvent en utilisant des matériaux de tous les jours, des solutions africaines aux problèmes africains. Mais il est aussi vrai que les obstacles empêchant une véritable émergence des inventions capables de créer davantage de richesses et d’améliorer le quotidien des populations sont multiples. Ils vont de la faiblesse des lois sur la propriété intellectuelle au manque d’appuis financiers aux porteurs de projets.

 

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Inventeurs bien inspirés : En Tunisie, au Cameroun et en Égypte, gros plan sur ces Géo Trouvetou qui font avancer la science.

 

_ Faustinus Njokikang/ des briques à la chaîne : Ce Camerounais a mis au point un prototype de presse manuelle capable de produire 1 000 briques par jour. Le rendement d’un maçon est souvent limité par l’utilisation de boîtes en bois ou en métal peu productives. Cette innovation permet de fabriquer des briques à partir de terre, avec un traitement au ciment qui leur permet de sécher en trois semaines. Après des études en Italie, Faustinus Njokikang est revenu au Cameroun pour fonder sa société, Novatech Construction Systems.

 

_ Ahmed al-Wakeel/ conduire à distance : En 2011, Ahmed al-Wakeel et ses camarades de l’Université du Caire, Ahmed Swelam, Mazen Shawky et Omar al-Masry, ont inventé un moyen de conduire une voiture à distance. Ce système baptisé Drive fonctionne avec Internet Protocol (IP) et utilise le réseau mobile 3G ainsi qu’un logiciel créé par les quatre étudiants. Il nécessite une installation amovible qui doit être fixée dans le véhicule. Ahmed al-Wakeel a annoncé que son invention pourrait être utilisée par les pompiers, les démineurs ou encore les personnes victimes d’un handicap.

La liste que nous vous proposons dans les pages qui suivent est uneadaptation de l’enquête “Les 30 idées qui font bouger l’Afrique” – nous en avons sélectionné 20 – que vient de publier notre confrère The Africa Report, mensuel anglophone du Groupe Jeune Afrique.

 

_ Formation

. Des compétences sur commande : Sur un continent où les taux de chômage restent élevés, c’est un véritable paradoxe : de nombreux postes s’ouvrent pour des techniciens, des ingénieurs, des plombiers ou encore des électriciens, mais le nombre de personnes qualifiées est ridiculement faible. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), moins de 5 % des Africains s’inscrivent à des programmes de formation technique ou professionnelle. Résultat : soit des étrangers qualifiés viennent occuper ces fonctions, soit les entreprises limitent leurs activités. Il s’agit là d’un sérieux obstacle au développement de l’Afrique. Mais certains pays commencent à prendre les choses en mains. Le Maroc, par exemple, tente de lancer un plan d’industrialisation dans les secteurs automobile et aéronautique.

 

Pour contourner le problème des compétences, le gouvernement a demandé au constructeur français Renault de créer une école professionnelle, l’Institut de formation aux métiers de l’industrie automobile de Tanger Med, qui a ouvert ses portes en avril 2011. Trois autres centres de ce type suivront, et la même stratégie est appliquée dans divers secteurs. Enfin, la principale innovation du gouvernement marocain a été de permettre au secteur privé, grâce à un financement, de former et de délivrer des diplômes à ceux qui ont acquis une expérience en usine.

 

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_ Logement

. Fabuleux préfabriqué : Organisé en 2011 par le magazine américain Harvard Business Review, le concours Une maison à 300 dollars a présenté des solutions innovantes – et très bon marché – à un problème de logement aujourd’hui mondial. La révolution de l’habitat n’a pas encore suivi, mais plusieurs prototypes issus de ce concours ont pu voir le jour en Haïti, en Inde et en Indonésie. Quelques groupes sud-africains cherchent leurs propres solutions, alors que Pretoria se débat pour répondre à la demande de maisons et d’appartements bon marché.

Ainsi, Vela Steel Building Systems a connu un tel succès avec ses maisons préfabriquées qu’il a dû doubler ses capacités de production en 2012. De son côté, Moladi permet de monter des maisons en ciment très rapidement et pour des coûts réduits, en utilisant des composants prémoulés posés par une main-d’oeuvre non qualifiée. De quoi inspirer le Rwanda, qui doit construire au moins 350 000 logements au cours des dix prochaines années pour faire face à la croissance démographique.

 

_ Banque mobile

. Sans frontières : C’est une première. Avec Orange Money Transfert International, le français Orange lance un service de transfert d’argent mobile entre le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. “Chaque année, 200 millions d’euros transitent entre ces trois pays sous forme de flux de transferts d’argent”, constate l’opérateur. Le nouveau service permet à un client en Côte d’Ivoire d’envoyer “en toute sécurité et à un prix compétitif” de l’argent à ses proches ou à ses fournisseurs au Mali ou au Sénégal. Il suffit à l’expéditeur de se connecter depuis son mobile puis d’indiquer le montant à envoyer et le numéro de téléphone Orange du destinataire, lequel reçoit immédiatement l’argent sur son compte. Cet argent peut être utilisé pour des paiements, achats ou transferts, ou bien être retiré auprès de n’importe quel distributeur Orange Money. Étendu à treize pays d’Afrique et du Moyen-Orient, Orange Money compte désormais plus de 7 millions de clients.

 

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_ Mines

. Sachez ce que vous achetez : Pointés comme l’une des causes des violations des droits de l’homme dans des pays comme la RD Congo, les minerais font à présent l’objet de nouvelles régulations en matière de traçabilité. La loi américaine Dodd-Frank fait peser sur les compagnies extractives basées aux États-Unis de nouvelles obligations – elles doivent désormais s’assurer que leurs fournisseurs ne favorisent pas les conflits liés aux minerais -, et l’Union européenne a terminé les préparatifs d’une législation similaire.

Certains groupes tentent eux aussi de mettre en place leur propre programme de traçabilité, à l’instar de l’américain Motorola, qui a lancé en 2011 Solutions for Hope, un projet qui vise à garantir que la production du tantale utilisé dans la fabrication de ses téléphones portables est exempte de toute activité criminelle. Le finlandais Nokia et le canadien BlackBerry se sont associés à cette initiative.

 

_ Décentralisation

. Tirelires locales : Attendue depuis longtemps, la décentralisation financière continue de se faire désirer sur un continent où les États restent réticents à partager les ressources publiques, notamment dans le domaine fiscal, empêchant toute autonomie des collectivités sur la gestion des affaires locales. Les Nations unies viennent de lancer un programme qui pourrait contribuer à changer la donne. Il s’agit de financer les autorités locales, à hauteur de 150 000 euros, pour qu’elles construisent des bâtiments qu’elles pourront ensuite louer aux opérateurs privés, afin de disposer de leurs propres fonds. En Sierra Leone, l’expérience a permis la création

 

_ Local content

. Des retombées à domicile : La préférence nationale est à l’ordre du jour en Afrique. Défini depuis vingt ans par les institutions financières internationales, le local content doit assurer un rééquilibrage des richesses en faveur des États, avec l’objectif de faire émerger une main-d’oeuvre qualifiée et de constituer un tissu de sous-traitance digne de ce nom. Ainsi, alors que le Cameroun réserve depuis 2012 la moitié des emplois d’encadrement à des nationaux, le Ghana veut introduire une loi obligeant les investisseurs étrangers à ouvrir leur capital à hauteur de 30 % à des entreprises du pays. Quant à la Côte d’Ivoire, elle réfléchit à la mise en place de quotas réservés à la sous-traitance locale. Le Nigeria est aujourd’hui le pays subsaharien le plus avancé en la matière.

Pour maximiser les retombées de sa filière extractive, Abuja a promulgué en 2010 une loi qui encadre au plus près l’emploi, la sous-traitance, la fiscalité ou encore l’actionnariat.

 

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_ Bourse

. Tous à la cote : Le secteur pétrolier représente 15 % du PIB du Nigeria… mais seulement 3 % de la capitalisation du Nigerian Stock Exchange (NSE). Et alors que les autorités tentent de retenir une plus grande part des profits issus de l’exploitation de cette ressource, le directeur exécutif du NSE, Oscar Onyema, a proposé au gouvernement d’accorder des avantages fiscaux aux multinationales qui s’introduisent sur le marché local… Cherchez l’erreur. La Tanzanie, elle, a adopté une position plus ferme. En juin, le ministère des Finances a indiqué que les groupes miniers et télécoms installés sur le territoire seraient obligés de s’introduire sur la Bourse locale. Certains l’ont déjà fait. Coté à Londres, African Barrick Gold est ainsi entré sur la Place de Dar es-Salaam en 2011. Il s’agit sans doute là d’une piste que la Bourse régionale des valeurs mobilières, à Abidjan, peut explorer.

 

_ Énergie

. Solaire pas cher : Dans l’Amérique des années 1920, la mise en place de systèmes de paiement échelonné avait contribué à alimenter la révolution du petit électroménager. Le futur de l’énergie dans les zones rurales d’Afrique pourrait bien passer par une méthode de financement similaire. Par exemple, dans l’ouest du Kenya, les foyers abandonnent la paraffine pour l’énergie solaire. La start-up M-Kopa propose des kits prépayés comprenant un panneau solaire de 4 watts, un boîtier de contrôle mural, trois lampes et un chargeur de téléphone. Selon le plan de paiement de M-Kopa, qui utilise la plateforme de paiement mobile M-Pesa (de l’opérateur Safaricom), les usagers réalisent un premier paiement de 2 500 shillings (21 euros), puis payent 40 shillings par jour pour couvrir progressivement le coût total de 17 000 shillings. Jess Moore, directeur de M-Kopa, affirme que 22 000 foyers sont déjà équipés de kits solaires.

 

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_ Télécoms

. Le web même au village : Ensemble, l’américain Microsoft et le kényan Indigo Telecom développent un projet dans la vallée du Rift pour rendre internet accessible dans les zones rurales. Pour ce faire, les techniciens des deux groupes utilisent la télévision White Space, une technologie qui s’appuie sur les bandes de fréquences non utilisées par l’audiovisuel analogique. Leurs stations-relais, qui fonctionnent à l’énergie solaire, peuvent diffuser des signaux wifi dans un rayon de plus de 10 km. Le projet permet également aux entrepreneurs de faire baisser les coûts de connexion grâce à une box conçue spécialement pour faciliter l’accès bon marché à internet et aux réseaux de téléphonie mobile dans des endroits non encore connectés.

 

_ Infrastructures

. Ensemble pour dépenser : Notre continent dispose de plus d’argent qu’on ne le pense. Il n’y a qu’à voir les dotations des fonds de pension qui voient le jour sur le continent et l’immensité des réserves de change de certains pays. Celles de l’Algérie sont estimées à plus de 150 milliards d’euros, celles du Nigeria dépassent les 37 milliards. Mais le continent est toujours aussi mal doté en infrastructures. Pour pouvoir mettre celles-ci au niveau des besoins, il faudrait dépenser 75 milliards d’euros par an pendant la prochaine décennie.

La Banque africaine de développement (BAD) a proposé un plan pour remédier à cela : utiliser les réserves africaines pour garantir les investissements privés dans les infrastructures africaines. L’institution vient de créer un fonds baptisé Africa50, qu’elle gérera elle-même et qui disposera de 38 milliards d’euros pour faire avancer les chantiers les plus importants et les plus complexes. Le tout en tenant compte de la dimension régionale de ces infrastructures. Travaillant avec l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la BAD entend proposer un plan d’action et un calendrier dès que possible.

 

_ Statistiques

. L’Afrique répond par SMS : Première du genre, l’expérience s’est déroulée en RD Congo. En 2011, la société américaine GeoPoll s’est associée à la Banque mondiale pour convaincre les opérateurs mobiles d’envoyer dix SMS à 150 000 téléphones d’usagers en leur permettant d’y répondre gratuitement. Cette opération a été le premier grand sondage national utilisant la technologie SMS. Les réponses collectées ont permis de se faire une idée du niveau de vie et des préoccupations de la population vivant dans l’est du pays. Une telle initiative ouvre une nouvelle ère dans la collecte de l’information en Afrique.

Bénéficiant de réponses en temps réel et d’une géolocalisation précise des sondés, ce genre d’enquête présente des possibilités illimitées. Surtout sur un continent où plus de 80 % de la population est connectée à un réseau de téléphonie mobile. En mai, la BAD a utilisé GeoPoll afin de veiller aux perspectives d’avenir des jeunes Tunisiens depuis le Printemps arabe. Les entreprises peuvent également utiliser cette technique pour évaluer les besoins de leurs clients afin de développer de nouveaux plans marketing.

 

_ Culture

. Écrire et lire en “africain” : Alors que les États-Unis veulent désormais intégrer la production intellectuelle (livres, films, photos…) dans le calcul de leur PIB, les pays africains pourraient leur emboîter le pas dans quelques années. Car si de Dakar à Niamey en passant par Abidjan, plusieurs générations ont grandi en lisant Corneille, Victor Hugo ou Voltaire, les initiatives se multiplient pour soutenir la production de contenus locaux. Au Togo, les éditions Ago publient des bandes dessinées avec des superhéros africains, tandis qu’au Rwanda, Bakame se concentre sur des publications en langue kinyarwanda pour les plus jeunes. En Afrique du Sud, le FunDza Literacy Trust propose aux jeunes de 13 à 25 ans issus de milieux défavorisés, via les téléphones portables et internet, des livres et des articles de presse qui reflètent leur vie et créent des personnages auxquels ils peuvent s’identifier. Quant à la télévision ougandaise, elle vient de connaître une évolution majeure : une directive lui impose de programmer 70 % de contenu local sur ses antennes à partir de janvier 2014.

 

_ Assainissement

. Quand les déchets valent de l’or : Les autorités ont longtemps perçu la voirie et le traitement des déchets comme des activités qui coûtent plus qu’elles ne rapportent. Mais un certain nombre d’opérateurs privés plus inventifs les uns que les autres ont décidé de mettre à mal cette idée reçue. À Accra, Waste Entreprisers a construit cette année un centre pilote de retraitement des eaux usées, qui transforme les boues en un combustible très efficace pouvant être utilisé dans des chaudières industrielles. Toujours au Ghana, la multinationale Unilever et l’association à but non lucratif Water & Sanitation for the Urban Poor ont développé Uniloo : un concept de toilettes portables pouvant être installées dans les ménages non connectés aux égouts ou qui ne disposent pas d’une fosse septique. Son succès est tel qu’il faut désormais attendre plusieurs mois avant de pouvoir être équipé.

 

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_ Intégration

. Un visa pour tous : Une simple demande de visa peut parfois se transformer en véritable chemin de croix. Certains pays du continent ont instauré une politique drastique de contrôle des frontières. En dehors de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et, plus récemment, de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), une majorité d’États exigent un visa de la part de leurs visiteurs africains. Ainsi la décision prise par le Rwanda, le 1er janvier, d’autoriser tous les ressortissants africains à entrer sur son territoire pourrait bien changer la donne et ouvrir la voie à plus d’échanges commerciaux et de migrations. En Afrique centrale, les pays de la Cemac entendent aussi mettre en place un visa unique. L’UA réfléchit également à cette possibilité à l’échelle du continent. Ouvrons les frontières et, par là même, les esprits.

 

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_ Révolutions vertes

L’agriculture s’impose comme un terrain fertile de recherche et développement. Quand on connaît ses impacts économiques, sociaux et sanitaires, on ne peut que s’en féliciter.

 

. Des mouches pour le bétail : En Afrique du Sud, Jason Drew a découvert une nouvelle méthode aussi efficace que bon marché pour produire de l’alimentation animale. Nourries de déchets alimentaires, les mouches pondent des oeufs : 1 kg se métamorphose en 380 kg de larves, prêtes à être consommées par le bétail en soixante-douze heures. Sa firme, AgriProtein, construit sa première unité de production, dont la capacité quotidienne devrait atteindre très vite les 100 t. Il prévoit de réaliser à terme onze usines en Afrique, en Europe et en Amérique.

 

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. Riz survitaminé : Deux Maliens viennent de mettre au point une nouvelle variété de riz, Ultra Rice, enrichie en vitamines A et en fer. “Notre but est de faire de notre riz fortifié un standard”, déclare Salif Romano Niang, qui a fondé Malô avec son frère Mohamed Ali en 2010. La société construit un entrepôt de stockage à Bamako, et le riz devrait être sur tous les étalages de la capitale en octobre. Les grains Ultra Rice sont aujourd’hui importés d’Inde, mais seront à moyen terme transformés et conditionnés au Mali.

 

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. Fonio express : Le Sénégalais Sanoussi Diakité a été récompensé par le prix de l’innovation pour l’Afrique pour l’impact social de son invention. Une machine électrique et thermique qui décortique cinq kilos de fonio en huit minutes – auparavant il fallait deux heures pour en piler 2 kg. Désormais utilisée dans toute l’Afrique de l’Ouest, elle a contribué à relancer le fonio dans la région de Kolda (sud du Sénégal). Chercheur à l’Institut de technologie alimentaire, à Dakar, Sanoussi Diakité travaille aujourd’hui sur la création d’une moissonneuse de criquets : une machine qui aspirera ces insectes ravageurs de cultures.

 

Thierry Barbaut/ Avec Jeune Afrique/

 

https://www.afriquetechnologie.com/emergence-afrique/

 

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4 – La révolution technologique qui transforme la collecte de données sur la pauvreté

 

Le monde s’est fixé un objectif très ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Or, sans données fiables sur la pauvreté, il est impossible de savoir si nous progressons, ou si les efforts déployés bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Les pays – souvent en collaboration avec le Groupe de la Banque mondiale ou d’autres organisations – mesurent la pauvreté et le bien-être des populations en menant des enquêtes directement auprès des ménages. Ces enquêtes aident à mieux comprendre les modes de vie des communautés les plus démunies, à savoir dans quelles conditions celles-ci vivent et à quels obstacles elles sont confrontées. Toutefois, les méthodes employées pour mener ces enquêtes, qui ont longtemps reposé sur le simple usage du duo papier-stylo, restaient très rudimentaires.

 

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Les nouvelles technologies sont en train de révolutionner la collecte d’informations, et pour la Banque mondiale, c’est l’occasion de produire plus de données, de meilleure qualité. Il n’y a pas si longtemps, les enquêteurs des instituts nationaux de statistique parcouraient leur pays en posant à des échantillons de populations une variété de questions, munis d’un questionnaire papier sur lequel ils inscrivaient les réponses. Certaines retranscriptions pouvaient être extrêmement soignées, d’autres l’étaient moins. Les notes manuscrites étaient par la suite saisies dans un système informatique. Les données faisaient alors l’objet de différents calculs, et l’on en déduisait le taux de pauvreté d’un pays.

À l’évidence, cette méthode avait ses failles. Outre les éventuelles erreurs humaines lors de l’enquête, le transfert des données depuis les questionnaires papier vers le système informatique faisait augmenter le risque d’effectuer des erreurs de saisie.

 

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De nos jours, la technologie contribue à améliorer la qualité des données, sans modifier le processus de collecte. Les enquêteurs continuent de se rendre dans les villes et les villages du pays, mais, désormais, ils sont équipés de tablettes numériques. Ces tablettes synchronisent en temps réel les résultats des sondages dans un système centralisé, et sont munies d’une balise GPS pour vérifier que les enquêteurs se rendent au bon endroit, et qu’ils interrogent les bonnes personnes. Ces nouveautés technologiques ont ainsi permis de réduire le taux d’erreur et de rationaliser le processus.

 

Par ailleurs, lorsque les enquêteurs (que l’on appelle aussi recenseurs) ne peuvent pas se rendre dans certaines régions, ou lorsqu’un pays a besoin de collecter des données sur la pauvreté et le bien-être de manière plus fréquentes et en temps réel, on privilégie aujourd’hui les téléphones portables. Les enquêtes téléphoniques permettent d’interroger un échantillon assez vaste de personnes et de mieux comprendre leurs conditions de vie. Cette méthode affiche en effet le meilleur rapport coût-efficacité : les enquêtes menées grâce aux téléphones portables sont fiables, et viennent compléter les questionnaires collectés directement auprès des ménages. Dans certains cas, c’est par ce biais que les pouvoirs publics contactent les populations et répondent à leurs besoins lors d’une crise, d’un conflit, d’un choc économique, ou de toute autre situation qui rendrait la collecte de données extrêmement difficile, ou lorsqu’il est crucial de pouvoir communiquer immédiatement des informations.

 

« On peut mettre à profit la technologie de trois manières différentes », explique Utz Pape, économiste à la Banque mondiale. « On peut s’en servir pour améliorer la qualité des enquêtes existantes, pour accroître la fréquence des enquêtes et compléter les enquêtes traditionnelles auprès des ménages, et pour élaborer de nouvelles méthodes afin de collecter des données et, partant, de mieux comprendre les comportements des personnes interrogées. »

 

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En d’autres termes, la technologie transforme la collecte de données, et les chercheurs trouvent sans cesse de nouveaux moyens d’exploiter le potentiel des téléphones portables et des tablettes. C’est le cas d’une initiative de la Banque mondiale au Soudan du Sud, baptisée Pulse of South Sudan (a), qui pousse un peu plus loin l’utilisation d’outils technologiques pour la collecte de données. Les enquêteurs, en effet, ont non seulement mené leurs entretiens à l’aide d’une tablette, mais ils ont aussi enregistré un court témoignage des personnes interrogées, afin de rendre compte subjectivement de la situation sur le terrain. Ces témoignages ont servi à mettre un visage sur les données et les statistiques, et donc à disposer d’une image plus complète de la situation dans le pays.

 

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_ Des données en temps réel grâce aux téléphones portables

Dans de plus en plus de pays, des données sont générées en temps réel par le biais d’enquêtes à haute fréquence qui s’appuient sur la multiplication des téléphones portables dans le monde entier. L’initiative de la Banque mondiale Listening to Africa (L2A) a ainsi mené des enquêtes par téléphone portable — à Madagascar, au Malawi, au Sénégal, en Tanzanie, au Togo et au Mali — pour obtenir régulièrement des informations sur les conditions d’existence des populations. Cette démarche combine des entretiens en face à face suivis d’enquêtes téléphoniques pour obtenir des données permettant d’évaluer le bien-être.

 

Dans le cadre de cette initiative, on remet à tous les répondants un téléphone portable et un chargeur solaire. De plus, ils disposent tous de suffisamment de crédit téléphonique, ce qui les incite à rester dans le programme. Surveillance d’établissements de santé en Tanzanie (a), collecte de données sur la fréquence des coupures de courant au Togo (a) : l’initiative L2A a été mise en œuvre dans six pays pour obtenir des données dans de très nombreux domaines.

 

« La réalisation d’enquêtes par téléphone portable est certes un phénomène nouveau, mais ce sera une méthode très courante d’ici cinq ans », explique Johannes Hoogeveen, économiste principal au sein du Pôle mondial d’expertise en Pauvreté pour la Région Afrique. « La révolution technologique est toute récente. Avec des capacités adaptées et un modèle de financement idoine, les instituts nationaux de statistique peuvent se servir de la technologie pour recueillir toutes les données imaginables afin d’évaluer le niveau de développement. »

 

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D’après Johannes Hoogeveen, cette approche pourrait trouver toute sa place dans des contextes fragiles ou en cas de conflit ou de crise (a) telle qu’une catastrophe naturelle, un épisode de famine ou une pandémie. Ainsi, on recourt à des enquêtes par téléphone portable pour surveiller la flambée du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, les inondations à Dar es Salaam, ou les déplacements forcés au Mali. Johannes Hoogeveen n’en met pas moins en garde : cette approche est nouvelle et, pour qu’elle puisse déployer tout son potentiel, il faut au préalable renforcer les liens avec les politiques adoptées. Ce faisant, des financements supplémentaires pourraient être débloqués afin de mettre en œuvre ces nouveaux outils à plus grande échelle.

 

L’obtention de données par des moyens technologiques est loin de se limiter à la seule Région Afrique. De fait, cette démarche a été expérimentée très tôt au Pérou et au Honduras dans le cadre du programme Listening 2 LAC (a). En Europe et en Asie centrale, la Banque mondiale a lancé le programme Listening to Tajikistan (a), afin d’estimer les conséquences du ralentissement de l’économie russe en 2014/2015. À l’origine prévue pour durer six mois, cette initiative est désormais en place depuis 29 mois, et devrait se poursuivre pendant les 12 prochains mois grâce un partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Compte tenu du volume de données, l’équipe travaille actuellement à l’élaboration d’un indice de fragilité pluridimensionnel qui permettrait de mesurer sur une base mensuelle un ensemble d’indicateurs du niveau de bien-être allant de la sécurité alimentaire à la qualité des emplois, en passant par les services publics.

 

« On peut voir la technologie comme une solution nouvelle à un problème ancien », souligne Joao Pedro Azevedo, économiste principal au Pôle mondial d’expertise en Pauvreté de la Banque mondiale et co-responsable de l’initiative Listening to Tajikistan avec William Hutchins Seitz, « mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de modifier notre approche. Bien souvent, nous ne faisons qu’appliquer la technologie à un cadre de pensée préalable. Par ailleurs, nous devons également nous pencher sur les nouvelles questions qui peuvent – ou devraient – apparaître avec le recours à ces nouvelles méthodes d’enquête, et nous demander comment nous pouvons utiliser ces outils pour suivre les résultats en temps réel. »

 

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_ Un aperçu du futur

On peut déjà avoir un aperçu de ce qui nous attend : au Tadjikistan, l’équipe du programme installe actuellement dans certains foyers des boîtiers connectés afin d’effectuer un suivi de la consommation d’énergie, l’un des principaux défis à relever pour ce pays. Ces appareils envoient automatiquement, en temps réel, des données sur les coupures de courant, ce qui peut permettre de mesurer la qualité de l’énergie. En outre, l’équipe collabore également avec le service chargé du Big Data au sein de la Banque mondiale, pour mettre au point et valider des algorithmes d’apprentissage automatique en fonction d’informations géospatiales, telles que la lumière nocturne, et pour mieux comprendre l’origine des coupures de courant, sans se limiter aux 150 lieux dans lesquels les boîtiers connectés ont été installés.

 

En Somalie, dans le cadre d’un projet pilote, une équipe a déployé quelque 200 balises GPS afin d’étudier les schémas migratoires de populations nomades. Il s’agit de faire en sorte que ces populations soient représentées dans les enquêtes futures, de fournir des éléments d’analyse destinés à définir quand, où, comment et vers quelle destination ils émigrent, ainsi que d’améliorer la prestation de services publics.

 

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D’autres initiatives sont en cours : au Mexique, par exemple, la Banque mondiale et ses partenaires s’appuient sur l’imagerie par satellite (a) et des données d’enquête pour évaluer le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans les villes. En Somalie, les images par satellite sont utilisées pour guider les enquêteurs dans le cadre de l’enquête à haute fréquence, ou pour définir un échantillon représentatif. Malgré les innovations apportées par cet usage de la technologie, ces initiatives n’ont pas pour but de remplacer les enquêtes traditionnelles auprès des ménages, qui constituent toujours le principal moyen de mesurer la pauvreté. Bien intégrés, ces outils peuvent toutefois se révéler extrêmement efficaces pour recueillir des données, et donc pour mettre à disposition des décideurs les éléments les plus pertinents.

 

Alvin Etang Ndip, un économiste qui collabore avec le Pôle mondial d’expertise en Pauvreté de la Banque mondiale et qui dirige l’initiative Listening to Africa, résume très bien l’intérêt des innovations technologiques pour l’obtention de données : « La révolution technologie change notre manière de travailler. En mieux. »

 

https://www.afriquetechnologie.com/revolution-technologique-collecte-donnees-pauvrete/

 

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