AFRIQUE/ EAU/ ENVIRONNEMENT ET POLLUTION : luttes et défis

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« Afrique/ Près de 320 millions d’Africains subsahariens n’ont pas accès à l’eau potable : Plus de 319 millions d’Africains subsahariens n’ont pas accès à l’eau potable, selon un rapport du Conseil mondial de l’eau établi à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau ce 22 mars de chaque année, et publié sur son site web. « Le non accès à l´eau est responsable de famines, de guerres et de migrations incontrôlées et irrégulières, non seulement dans les régions directement impactées telles que l´Afrique, l´Asie du Pacifique ou certaines parties d´Amérique Latine, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord », a indiqué le rapport ajoutant que 75% des conflits et guerres mondiaux sont dus au manque de ressources en eau. »

 

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1 – Contre la pollution, la Tunisie se dote d’une police de l’environnement

 

Depuis cette semaine, la Tunisie possède une police de l’environnement, présentée comme une réponse au problème des déchets qui envahissent les rues. Pour l’instant, seul le Grand Tunis est concerné, avec plus de 160 agents déployés, mais cette police d’un nouveau genre doit s’étendre petit à petit à tout le pays. Pick-up tout neufs, agents spécialement formés, la police de l’environnement a été lancée en grande pompe mardi 13 juin à Tunis lors d’une cérémonie en présence du chef du gouvernement Youssef Chahed. Sa mission : verbaliser ceux qui jettent leurs ordures sur la voie publique ou brûlent leurs déchets.

 

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Mais lutter contre l’incivilité ne réglera pas tout, reconnaît le ministre de l’Environnement Riadh Mouakher. « Le service rendu aux citoyens doit être amélioré. La police environnementale, ce n’est qu’un maillon de la chaîne », affirme-t-il. À Bab Souika par exemple, un quartier populaire de Tunis, les bennes à ordures sont rares et les déchets s’amoncellent au coin des rues. Mais les habitants se disent plutôt favorables à cette police de l’environnement. « Tout le temps, les gens font sortir leurs poubelles là, comme ça, ils les jettent partout. Une fois qu’ils devront payer, vous verrez qu’ils seront disciplinés », prédit Lassaâd, boulanger. « De la même façon que les gens gardent leur maison propre, ils doivent aussi garder la rue propre. C’est pareil. Parce que la rue appartient à tout le monde », considère Noura, infirmière.

 

La police de l’environnement ne commencera à verbaliser que dans un mois, le temps de sensibiliser la population. La question de la gestion des déchets s’annonce en tout cas comme l’un des principaux débats qui entoureront les municipales de décembre 2017. Les premières organisées depuis la révolution.

 

Par RFI / Publié le 17-06-2017/Modifié le 17-06-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170617-contre-pollution-tunisie-dote-police-environnement

 

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2 – Pollution : Les Africains victimes d’un air de plus en plus malsain

 

En Afrique, les décès prématurés provoqués par la pollution de l’air intérieur et extérieur ont augmenté de 36% entre 1990 et 2013, révèle une étude de l’OCDE. Un fléau supplémentaire pour un continent déjà en bute à la malnutrition et à un accès lacunaire à l’eau potable.

 

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BOOM URBAIN. En 1990, 181 291 africains décédaient prématurément de la pollution extérieure par les particules fines. Ils étaient 246 403 en 2013. La pollution de l’air intérieur faisait 396 093 morts prématurés en 1990, ils étaient 466 079 en 2013. Ces résultats que vient de publier l’OCDE dévoilent un phénomène qui n’avait fait l’objet jusqu’ici d’aucune évaluation. Le continent africain était le dernier à n’avoir pas mesuré les effets de la pollution atmosphérique sur la population, au contraire de l’Asie où la dégradation massive de l’air est en revanche désormais bien connue.

 

 » Ce n’est pas une surprise de constater qu’entre 1990 et aujourd’hui, et sur les périodes intermédiaire de cinq ans, le poids de la mortalité par la pollution de l’air en Afrique a grimpé en corrélation avec la croissance de la population urbaine « , pointe le rapport. En un quart de siècle, les villes africaines sont passées de 196 millions à 466 millions d’habitants, soit une augmentation de 20% tous les cinq ans. Dans les mêmes intervalles, la mortalité par les particules fines et les hydrocarbures a cru de 5,3% entre 1990 et 1995 pour s’accélérer à 8,3% entre 2010 et 2015.

 

© Betty Lafon

 

_ Des sources de pollution multiples

La situation africaine est bien plus complexe que dans le reste du monde, et singulièrement des pays développés. Dans les métropoles occidentales, la principale source de pollution reste le trafic automobile qui intervient dans la moitié des morts attribuables à l’air pollué. Dans les villes africaines, cette source est exacerbée par le fait que les pots catalytiques sont absents des véhicules, que les modèles sont plus anciens et les carburants de moins bonne qualité (l’essence n’est plus plombée en Afrique que depuis 2006) et que les infrastructures routières sont insuffisantes pour écouler le trafic.

 

Ces émissions se combinent avec des entités industrielles peu équipées en système de lavage de fumée, des millions de générateurs au diesel qui pallient les insuffisances de la distribution électrique et la combustion des déchets entassés dans des décharges à ciel ouvert. Dans les bidonvilles, la principale source de cuisson des aliments est par ailleurs le charbon de bois dans des foyers ouverts, principale source de pollution de l’air intérieur. La situation est enfin compliquée par des sources naturelles très émettrices comme le désert du Sahara, grand pourvoyeur de micro poussières d’Afrique du Nord à l’Afrique sub-saharienne.

 

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L’OCDE note que ce problème de santé publique s’ajoute à des fardeaux sanitaires qui n’ont pas encore été résolus comme l’accès à l’eau potable, l’assainissement des eaux usées, la malnutrition qui restent des problèmes majeurs dans 28 des 54 pays africains. Si sur ces sujets, des progrès ont été accomplis, ce n’est pas le cas en matière de pollution de l’air où le problème s’aggrave. «L’Afrique ne pourra pas se focaliser sur le nouveau risque de pollution par les particules si des sujets anciens comme la sous-alimentation des enfants, avec ses 275 000 morts en 2013, n’ont pas été réglé », note le rapport.

L’accélération de l’urbanisation ne devrait pas arranger les choses. L’Afrique devrait en effet passer de 1,2 milliard d’habitants actuellement à 2,5 milliards en 2050 et 4,4 milliards en 2100 où le continent pèsera 40% de la population mondiale. Au total, l’OCDE estime que la pollution de l’air coûte tous les ans 200 milliards d’euros aux pays africains.

 

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L’OCDE prévient : la pollution de l’air en Afrique n’est pas un problème qui concerne les seuls Africains. Outre que les émissions passent les frontières, l’organisme note que ces rejets massifs de suies et de carbone ont un effet sur le réchauffement climatique. «Le CO2 n’est pas que le seul gaz à effet de serre émis, précise le rapport. Le méthane, le carbone noir (les suies) et les hydrofluorocarbones réchauffent également la planète ».

 

Par Loïc Chauveau le 24.10.2016/

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/la-pollution-de-l-air-en-afrique-tue-des-milliers-d-urbains-selon-une-etude-de-l-ocde_107669

 

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3 – Au moins 67% des camerounais non desservis en eau potable : les remèdes au fléau

 

Le Cameroun possède l’un des premiers réservoirs d’eau souterraine et d’eau de surface en Afrique selon la FAO. Dans le pays, le nom de l’essentiel des départements administratifs est en général celui du cours d’eau qui l’arrose. Pourtant, le taux de desserte en eau potable était de 33% en 2010 selon la BAD, comparé à un pays sahélien comme le Sénégal où ce taux était de 98% en milieu urbain et de 82% en zone rurale. En clair, 67% de Camerounais n’étaient pas connectés au réseau d’adduction d’eau et étaient exposés à tous risques de santé et autres spéculations de prix pratiquées par les gérants des fontaines.

 

Le taux moyen de prévalence des maladies liées à l’eau et à l’assainissement est de 19%. Pire, la connexion au réseau n’est pas synonyme de l’arrivée régulière de l’eau potable dans les foyers. Dans la capitale politique Yaoundé par exemple, seuls 10 000 m3 d’eau étaient disponibles pour les populations en 2011 sur un besoin total estimé à 250 000 m3 d’eau par jour. La question est donc de savoir ce qui cause ce déficit et ce qu’il convient de faire.

 

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La première cause est la gestion patrimoniale de la défunte Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC) créée en 1967. De 1977 à 2002, soit 25 ans, cette société avait été abandonnée à un patriarche encore appelé « cheveux blancs » qui n’avait pas brillé par une gestion rigoureuse. Par conséquent, la société avait été mise sous administration provisoire le 2 mai 2002 dans le but de faire son redressement. Cela fut aussi un échec qui se solda par sa privatisation. Depuis lors, le partenariat public-privé en cours cherche à rattraper 30 ans de mauvaise gouvernance dans la production et la distribution de l’eau au Cameroun. Cela passe par la rationalisation des dépenses, la sécurisation des recettes et l’amélioration des mécanismes de transparence autour de la gestion des portefeuilles afin d’assurer le respect des cahiers de charge.

 

La deuxième cause est la vétusté des équipements qui engendre des pertes substantielles d’eau en qualité et en quantité. En effet, beaucoup d’eau disparaît dans le circuit de distribution à cause des fuites. Pire, les pannes sont légions dans les unités de production vétustes. Le complexe de Japoma dans la capitale économique Douala date de 1954. Au complexe de Massoumbou mis en service dans les années 1980, seuls 65 000 m3 étaient produits par jour sur les 115 000 m3 par jour escomptés en 2011 à cause d’une fréquence de pannes des machines de l’ordre de deux fois par mois. La pénurie d’eau au Cameroun est due à un déficit d’investissements lourds dans les infrastructures depuis les années d’indépendance en 1960.

 

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Pour résoudre ce problème, le gouvernement camerounais avait opté en 2005 pour une solution administrative à savoir la séparation de la construction des infrastructures (Cameroon Water Utilities Corporation, Camwater) de la production et de la commercialisation (Camerounaise Des Eaux, CDE) sans apporter pour autant une solution à la question de financement. Il est besoin d’investisseurs privés qui viendront investir massivement dans la construction de nouvelles stations de traitement des eaux, le renouvellement des équipements, des conduites, des branchements existant en vue de sécuriser l’alimentation en eau potable. Des efforts sont en cours mais, l’eau du robinet s’appelle toujours « fanta » en référence à sa couleur jaunâtre.

 

La troisième cause est la centralisation de la production et de la distribution de l’eau. Cela crée une espèce de monopole qui dessert la cause de la démocratisation de l’accès à l’eau au Cameroun et annihile les incitations à l’amélioration de la gestion et de la gouvernance. Il convient de décentraliser la gestion de l’eau et de la placer sous la responsabilité des communes. Mieux, une politique incitative devrait être mise sur pied pour encourager les initiatives privées allant dans le sens de la multiplication des constructions de forages et autres châteaux de moindre envergure pouvant permettre de juguler les déficits au niveau local.

 

La quatrième cause est le manque de dynamisme dans l’action commerciale. En 2009, le Cameroun ne comptait que 282 000 abonnés dans 105 centres restés statiques depuis 1995. Pire, le service après-vente n’est pas fonctionnel dans la mesure où les interventions sur le terrain manquent de promptitude, ce qui engendre des pertes énormes dans le circuit de distribution. Il convient d’intensifier les campagnes de branchements des particuliers en vue d’augmenter le nombre d’abonnés et d’assurer la rationalisation de la distribution de l’eau selon un planning alternatif connu en vue de garantir le minimum à tous. Il convient surtout de renforcer le service après-vente afin de limiter les pertes d’eau au niveau des tuyaux cassés dans le réseau.

 

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Sur le plan de la gestion des ressources humaines, le personnel était démotivé. Il n’y avait plus de prime de productivité, les avancements et reclassements étaient gelés. Cette situation regrettable conduisait à des pertes en productivité et à la montée des mouvements d’humeur gangrenant le fonctionnement de l’entreprise. Des efforts sont en cours pour restaurer un climat social favorable au travail aussi bien à la CDE qu’à la Camwater.

 

Le dernier problème est celui de l’aménagement territorial au Cameroun. Il est difficile de faire un schéma directeur de l’hydraulique en absence d’un plan directeur national. Il est difficile aujourd’hui de faire une adéquation entre la demande et l’offre. Le troisième recensement général de la population et de l’habitat depuis l’indépendance en 1960 avait eu lieu en novembre 2005, plus de 18 ans après le deuxième effectué en avril 1987.

Dans un tel contexte, il était difficile de faire la planification. Il est à espérer que l’aboutissement du projet Sanaga (convention du 29 janvier 2015 entre le Cameroun et Eximbank-China de 400 milliards de FCFA) viendra réduire considérablement le déficit en eau à Yaoundé. Pour conclure, il est judicieux d’indiquer que des efforts sont en cours avec l’aide des bailleurs de fonds. Mais, ces efforts sont en retard et restent insuffisants dans la mesure où le problème est structurel.

 

Par Louis-Marie Kakdeu, PhD & MPA – Le 3 février 2016/ Louis-Marie KAKDEU/ Cameroun/ Eau

 

http://www.libreafrique.org/kakdeu-penurie-eau-cameroun-030216

 

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4 – En Afrique, la pollution de l’air tue et les données manquent

 

Aucun programme de l’OMS n’existe en Afrique subsaharienne pour examiner les effets de la pollution sur la santé. L’OMS a récemment lancé une campagne nommée BreatheLife. Son objectif était de faire prendre conscience aux populations que la pollution de l’air – désignée ici comme un « tueur invisible » – représentait un risque sanitaire et environnemental majeur. Cette « invisibilité » mettait l’accent sur le fait que cette pollution n’est pas toujours considérée comme un risque majeur. Car, dans les faits, les niveaux de pollution de l’air qui dépassent les recommandations de l’OMS sont bien « visibles » et documentés, tout particulièrement dans les pays développés. Les personnes les plus exposées sont celles qui vivent à proximité des sources de pollution, comme celles qui utilisent des fours rudimentaires au charbon ou habitent dans des zones industrielles, par exemple.

 

L’OMS a développé des programmes relatifs à la qualité de l’air dans de nombreuses régions du monde. Ces derniers examinent les effets de la pollution sur la santé et aident les pays à mettre en place des politiques publiques pour améliorer la qualité de l’air. Mais aucun programme de ce type n’existe en Afrique subsaharienne. La raison d’une telle situation n’est pas claire. Une explication possible concerne le fait que les risques sanitaires liés à l’environnement sont souvent cachés par d’autres, comme la malnutrition, le sida, la tuberculose ou encore le paludisme.

 

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_ Un cruel manque de données

En dépit de cette situation, nous avons cependant des informations relatives à cette problématique pour le continent africain. Dans une tentative pour évaluer les coûts sanitaires et économiques de la pollution de l’air en Afrique, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique que la pollution de l’air provoque sur le continent davantage de décès prématurés que l’eau non potable ou la malnutrition infantile. Le document met en garde contre une possible transformation de cette situation en crise.

Mais à quel point les niveaux de pollution de l’air sont-ils alarmants en Afrique ? Quels sont les pays les plus exposés ? Quels sont les sources et les facteurs d’une telle pollution ? Quels sont les causes et les facteurs spécifiques au continent africain ?

Les réponses à ces questions sont sérieusement entravées par un cruel manque de données, de même que par des législations lacunaires en la matière pour les pays concernés. L’Afrique du Sud est actuellement le seul pays du continent à posséder des normes pour la qualité de l’air fixées par une législation spécifique. Pour les autres, ils possèdent soit des normes, soit des lois, et pour certains rien de tout cela.

 

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_ Un cocktail complexe

La pollution de l’air présente un cocktail complexe de différents composants. Les directives de l’OMS sur la qualité de l’air, de même que les législations nationales en la matière, ont identifié quelques polluants atmosphériques : des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) et 10 micromètres (PM10), le dioxyde de soufre (SO2), l’ozone troposphérique (O3), le monoxyde de carbone (CO), le benzène, le dioxyde de plomb et d’azote (NO2). Les plus dangereux sont les PM2,5 et les particules ultrafines (PUF) ; ces dernières ont un diamètre inférieur à 100 nanomètres. Les PM2,5 et les PUF pénètrent profondément dans les alvéoles pulmonaires et peuvent même passer dans le sang. Les PM10 et PM2,5 signalent des risques pour la santé et l’environnement à long terme. Sur la base de mesures effectuées au sol entre 2008 et 2015, les niveaux de PM10 africains ne sont pas les plus élevés au monde.

 

Cette base de données, la plus importante du genre, a pris en compte quelque 3 000 lieux de regroupement humain – des villes pour la plupart – dans 103 pays. La première place pour la pollution de l’air revient à la région de la Méditerranée orientale, suivie par l’Asie du Sud-Est puis l’Afrique. Mais l’OMS reconnaît de très nombreuses lacunes dans les données. Peu nombreux sont en effet les sites qui mesurent les PM2,5. Le zoom est mis sur les PM10. Compte tenu du manque de relevés au sol en Afrique pour les PM2,5, il convient donc de prendre les données de l’OMS relatives à ce composant pour l’Afrique avec précaution.

 

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_ Dépasser les limites fixées par l’OMS

Il est en fait compliqué d’avoir une photographie précise de la situation, les données modélisées pour les PM2,5 venant compléter les relevés au sol, tout particulièrement dans les régions où peu de contrôle est effectué, comme c’est le cas pour l’Afrique. Les données pour les PM10, fondées sur des relevés au sol conduits entre 2008 et 2015, montrent que tous les pays africains possédant de telles informations dépassaient les limites fixées par l’OMS de 20 microgrammes par mètre cube (µg/m³).

Onitsha, au Nigeria, possède ainsi le niveau annuel le plus élevé pour les PM10 avec 594 µg/m³, un niveau 30 fois plus élevé que celui recommandé par l’OMS. Mais la validité de ces données prête à caution : ce niveau est en effet fondé sur des relevés effectués en 2009 uniquement et sur un site unique. Et l’on ne sait pas non plus sur combien de jours de 2009 ces données sont fondées ; une information importante qui fait cruellement défaut quand on sait que les données manquantes peuvent fausser les résultats. Le niveau le plus bas en PM10 revient à Midlands sur l’île Maurice (20 µg/m³). Mais, là encore, ces informations ont été obtenues sur une base de données collectées en 2011 seulement et sans que l’on sache combien de jours exactement ont été mesurés.

 

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_ La circulation, une source majeure de pollution

Il est de même compliqué de déterminer avec exactitude la part de responsabilité des différentes sources de pollution de l’air pour l’Afrique. Les niveaux de pollution de l’air dans un endroit donné dépendent d’un ensemble de sources locales, régionales et éloignées. La dispersion des polluants entre aussi en jeu, et dépend elle-même de conditions météorologiques spécifiques (direction des vents, températures et précipitations). Une étude récente a montré que très peu de travaux sur la pollution de l’air en Afrique procédaient à la répartition entre les sources de pollution pour les PM2,5 et les PM10. L’étude en question concluait que (sur la base d’un nombre limité de travaux) les niveaux de PM2,5 et PM10 en Afrique étaient dus aux transports, à l’industrie, à la combustion de combustible domestique et à des sources non définies d’origine humaine et naturelle, comme la poussière et le sable. Mais, une fois encore, compte tenu du peu d’études, la prudence est de mise.

 

Sur la base de ces résultats restreints, on peut cependant tirer quelques conclusions. On remarque que la circulation est une source majeure de pollution de l’air en Afrique, comme dans bien d’autres régions du monde. Les deux autres sources de PM10 en Afrique sont la combustion de combustible domestique et les sources naturelles. Dans les autres régions du monde, l’industrie et la très ambiguë « source non identifiée d’origine humaine » sont plus importantes.

 

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_ Mettre l’accent sur les sources d’énergie propre

La combustion de combustible domestique est la source principale de PM2,5 en Afrique, suivie par la circulation et des sources naturelles comme la poussière. Dans d’autres régions du monde, la circulation, l’industrie et la « source non identifiée d’origine humaine » y contribuent davantage. Même sans données absolument précises sur toutes les sources de pollution, les principales devraient désormais faire l’objet de mesures.

Et de telles mesures devraient mettre l’accent de manière évidente sur les sources d’énergie propre, comme le solaire, pour permettre de diminuer le recours au combustible domestique et les émissions de gaz à effet de serre des usines tournant au charbon. D’autres initiatives dans le domaine des transports publics non polluants, de la mobilité douce, du recyclage et du contrôle des émissions de l’industrie devraient également être conduites. La pollution de l’air ne connaît pas de frontière et aggrave les effets dus aux changements climatiques. Ne pas s’en occuper pourrait avoir des effets dévastateurs dans les années à venir.

 

Par Janine Wichmann / LE MONDE Le 05.12.2016 / Mis à jour le 05.12.2016/ Janine Wichmann est professeure associée à l’université de Pretoria, en Afrique du Sud. Cet article a d’abord été publié par The Conversation.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/05/en-afrique-la-pollution-de-l-air-tue-et-les-donnees-manquent_5043673_3212.html

 

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5 – Les gouvernements africains s’engagent à investir dans l’innovation verte pour stimuler le développement du continent

 

. Les changements climatiques, les océans sains, la pollution et la sécheresse à l’ordre du jour de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement.

. Les gouvernements africains investissent fortement dans des solutions innovantes aux problèmes environnementaux du continent.

. L’investissement dans la lutte contre la pollution pourrait amener l’Afrique à des économies considérables pour le développement.

 

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Investir dans des solutions environnementales innovantes est crucial au développement de l’Afrique ont conclu les ministres de l’environnement du continent vendredi dernier, lors de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement à Libreville au Gabon. Les ministres ont émis la déclaration de Libreville, dans laquelle ils se sont engagés à réinvestir une plus grande partie des revenus dans l’amélioration du capital naturel de l’Afrique comme les terres et les sols, les forêts, les pêches, l’eau et les carburants de biomasse dont le continent dépend. « Nous devons viser haut : fonder des communautés résistantes, bien préparées aux changements climatiques, et construire des économies intelligentes, innovantes qui ne laisse personne de côté et s’appuient sur une croissance à faible intensité de carbone, affirme Erik Solheim, le chef de l’ONU Environnement. »

 

« Les nations africaines ont tout le potentiel nécessaire pour dépasser le reste du monde et endosser un leadership mondial dans des secteurs clés. Elles peuvent prouver que maintenir un environnement naturel magnifique peut aller de pair avec un développement solide. » « C’est dans l’intérêt de l’Afrique – dans l’intérêt de l’humanité toute entière – que nous donnions aux questions environnementales l’intérêt qu’elles méritent, » affirme Estelle Ondo, la ministre de l’économie forestière, de la pêche et de l’environnement et Présidente de la conférence. « En effet, il ne s’agit pas simplement d’une possibilité mais d’une obligation que nous, les ministres en charge de l’environnement, prenions toutes nos responsabilités pour assurer que tous les moyens nécessaires soient fournis pour traduire le mandat de la CMAE en action et en en résultats visibles sur le terrain. »

 

Dans un ensemble de quatre décisions, les ministres de l’environnement Africains se sont ainsi attaqués aux quatre défis environnementaux les plus urgents du continent comme le changement climatique, la santé des océans, la pollution, la dégradation des terres et la sécheresse, la criminalité liée aux espèces sauvages et les énergies renouvelables. Les ministres ont reconnu que les progrès vers les objectifs de développement durables mondiaux et vers le programme de développement pour l’Afrique à l’horizon 2063 ont été inégaux à travers le continent. Ils ont promis d’intensifier les efforts afin de parvenir aux objectifs de ces deux projets ambitieux dans tous les pays africains.

 

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Les gouvernements africains ont affirmé qu’ils étaient déterminés à coopérer pour traiter les questions environnementales les plus importantes comme :

 

_ Pollution : les ministres de l’environnement ont convenu d’améliorer la gestion des produits chimiques et des déchets et se sont engagés à renforcer le contrôle de la pollution des terres, de l’air, de l’eau douce, de la mer et toute autre forme de pollution. La réduction des coûts de santé résultant de la pollution générerait des économies importantes pour le développement durable du continent. La pollution sera le thème de la prochaine Assemblée des Nations Unies pour l’environnement – l’organe décisionnel le plus important au monde sur l’environnement

 

_ Économie circulaire / Economie verte / Economie bleue : les ministres africains ont convenu de promouvoir les stratégies économiques circulaires, de l’économie verte, de l’économie bleue et de la symbiose industrielle dans leurs pays, et d’étendre et de reproduire les modèles de l’économie circulaire et les politiques et programmes de développement des entreprises vertes pour permettre la croissance durable de l’esprit d’entreprise comme moteur clé du programme de transformation économique en Afrique.

 

_ La désertification, la dégradation des sols et la sécheresse : les gouvernements s’engagent à renforcer la gestion durable des terres, en particulier pour aborder les problèmes fonciers et l’autonomisation des femmes et des jeunes. Les ministres ont convenu de parler d’une seule voix lors de la 13ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, en particulier sur les questions régionales, telles que l’amélioration de la résilience de la sécheresse et le fonds proposé pour la neutralité des terres.

 

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_ Énergie propre et durable : les ministres ont décidé de stimuler la production et l’utilisation de l’énergie propre, comme l’énergie éolienne et solaire, pour stimuler le développement du continent. Ils se sont engagés à habiliter les femmes à s’engager dans le développement et l’accès à l’énergie propre et à améliorer leurs compétences entrepreneuriales et leur accès à la finance et aux marchés.

 

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_ Changement climatique : les gouvernements africains ont regretté la décision des États-Unis – le plus grand émetteur de gaz à effet de serre – de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et a exhorté le pays à reconsidérer sa décision. Les ministres africains ont réaffirmé l’engagement de leurs pays envers l’Accord historique de Paris et sa mise en œuvre, en assurant la parité entre l’atténuation et l’adaptation, ainsi qu’un soutien adéquat, prévisible et durable pour les pays africains – en reconnaissant leurs circonstances et leurs besoins spéciaux – de renforcer leurs efforts pour combattre le changement climatique.

 

_ Amendement de Kigali pour réduire les gaz à effet de serre : les ministres africains ont convenu d’accélérer le processus de ratification de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal. Ils ont également accepté de soutenir des technologies de refroidissement abordables, sûres et efficaces qui garantiront les avantages de l’Amendement Kigali pour le climat.

 

Libreville, 19 juin 2017/ External Cooperation/ June 19, 2017/

 

http://www.unep.org/newscentre/fr/les-gouvernements-africains-sengagent-%C3%A0-investir-dans-linnovation-verte-pour-stimuler-le

 

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6 – Près de 320 millions d’Africains subsahariens n’ont pas accès à l’eau potable

 

Plus de 319 millions d’Africains subsahariens n’ont pas accès à l’eau potable, selon un rapport du Conseil mondial de l’eau établi à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau ce 22 mars de chaque année, et publié sur son site web. « Le non accès à l´eau est responsable de famines, de guerres et de migrations incontrôlées et irrégulières, non seulement dans les régions directement impactées telles que l´Afrique, l´Asie du Pacifique ou certaines parties d´Amérique Latine, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord », a indiqué le rapport ajoutant que 75% des conflits et guerres mondiaux sont dus au manque de ressources en eau.

 

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Parmi les régions affectées, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a le niveau d’accès le plus bas avec seulement 40% des habitants ayant accès à l´eau, suivie par la Guinée équatoriale (48%), l´Angola (49%), le Tchad et le Mozambique (51%), la République Démocratique du Congo et Madagascar (52%) et l´Afghanistan (55%). « Dans le monde, le coût total de l’insécurité hydrique pour l’économie mondiale est estimé à 500 milliards de dollars par an. En tenant compte de l’impact sur l’environnement, ce chiffre pourrait atteindre 1% du PIB mondial », a précisé le Conseil mondial de l’eau.

 

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Le Conseil mondial de l’eau invite tous les gouvernements à se concentrer sur les questions relatives à l’eau et les encourage à consacrer une part significative de leur budget à des projets permettant de généraliser l´accès à l´eau potable, réaffirmant que « l’accès des populations à l’eau et l’assainissement sont des priorités clés pour les gouvernements régionaux et locaux en vue d’atteindre l´objectif de développement durable des Nations Unies ».

 

Plus de 90% des eaux usées du monde ne sont pas traitées et sont rejetées dans l´environnement, alors que plus de 923 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable, et 2,4 milliards de personnes n’ont pas de services d’assainissement adéquat. Selon le Conseil mondial de l’eau, un enfant sur cinq âgé de moins de cinq ans meurt prématurément chaque année de maladies liées à l’eau et près de 40% de la population est déjà confrontée à une pénurie d’eau, chiffre qui pourrait atteindre 66% de la population en 2025.

 

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En outre, environ 700 millions de personnes vivent dans des zones urbaines sans toilettes sûres. « Le monde n’a pas atteint son objectif d’assainissement et a laissé 2,4 milliards de personnes sans installations d’assainissement modernes. Il est impératif que toutes les nations continuent de travailler à l’assainissement de l’eau. Pour chaque dollar investi dans la sécurité de l´eau, on estime à 4,3 dollars (300%) le retour sur investissement sous forme de réduction des coûts des soins de santé pour les individus et la société », a déclaré le président de ce Conseil.

 

Tags: Afrique, EAU/ Par Nassim Mecheri/ Mar 22, 2017 /

 

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7 – Eau et assainissement en Afrique : 70% des maladies liées à leur mauvaise gestion

 

Le Premier ministre a également souligné que l’obtention de meilleurs résultats dans le cadre de cette coopération sud-sud passe, entre autres, par la diversification des sources de financement et de l’innovation technologique. Le Premier ministre, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a indiqué que 70% des lits d’hôpitaux en Afrique sont occupés par des personnes souffrant de maladies liées à la qualité de l’eau et de l’ assainissement. C’était ce lundi 17 février, à la cérémonie d’ouverture du 17e congrès de l’Association africaine de l’eau ( Aae), au Sofitel Abidjan hôtel Ivoire de Cocody. Placé sous le thème: « Mobilisation des ressources et gouvernance de l’eau et de l’ assainissement en Afrique », ce rendez-vous réunit environ 1200 délégués venus des 40 pays membres de l’ Aae dont 120 exposants.

 

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Selon le chef du gouvernement ivoirien, ce sont environ 400 millions et plus de 250 millions de personnes vivant sur le continent noir qui sont contraintes de consommer de l’eau provenant de sources peu fiables et qui n’ont pas les commodités minimales de toilette. Le Premier ministre a également souligné que l’obtention de meilleurs résultats dans le cadre de cette coopération sud-sud passe, entre autres, par la diversification des sources de financement et de l’innovation technologique. Mais aussi d’une plus grande implication du secteur privé, aussi bien au niveau de la production que de la distribution.

 

Exprimant l’engagement du gouvernement ivoirien à œuvrer pour un accès à l’eau potable et à un meilleur assainissement à toutes les couches de la société, le locataire de la Primature a relevé que ce sont plus de 645 milliards de francs Cfa qui seront mobilisés pour atteindre ces objectifs. Ainsi, la proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d’eau potable devrait passer de 61% en 2012 à 82% en 2015. Et pour ce qui est de l’assainissement sur la même période, cet indicateur devrait passer de 57% à 81% pour la population urbaine et de 36,9% à 40% en milieu rural, a-t-il mentionné.

 

Pour la présidente de l’Aae, Dudizile Myeni, l’Afrique doit une partie de son émergence à une meilleure gestion des ressources en eau potable et un meilleur assainissement. Elle a dit sa volonté de tout mettre en œuvre pour relever les défis de l’eau et de l’assainissement sur le continent par la mobilisation des ressources nécessaires durant son mandat. Quant au directeur exécutif, Ger. Berkampf, il a souhaité que ces assises d’Abidjan aboutissent à des propositions concrètes pour une amélioration de l’accès à l’eau potable et à un meilleur assainissement.

 

Narcisse Angan / narcisse.angan@fratmat.info / Dernière modification le mercredi, 18 mars 2015

 

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