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AFRIQUE/ ECONOMIE/ FINANCES : améliorations et incertitudes (face aux difficultés, ne plus cacher les forces et les faiblesses)

 

« L’informel comme levier de croissance pour l’Afrique, le FMI change de paradigme ? Le FMI vient de publier ses perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne. Dans l’ensemble, la dynamique reste assez modérée en raison d’un contexte toujours morose ce qui nécessitera la prise des mesures vigoureuses afin de redémarrer la croissance. Si le Fonds a de nouveau insisté sur l’accélération des ajustements budgétaires et le renforcement des réformes structurelles, il a dans son dernier rapport mis en exergue tout le potentiel que peuvent tirer les pays africains de leur secteur informel. Il s’agit là d’un véritable changement de paradigme pour le FMI qui a surtout mis en avant les gains productifs que peuvent induire des politiques adaptées, surtout celles ciblant le tissu des entreprises familiales, composante essentielle de l’économie dite souterraine en Afrique et véritable niche de croissance et de création d’emplois. »

 

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1 – Maroc : 2017 sous le signe d’une embellie économique

 

Avec une croissance de 4,8 % prévue pour 2017, le Maroc tourne le dos à une année 2016 marquée par une sécheresse exceptionnelle et une croissance de 1,2 %. C’est le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaid, qui l’annonce. Le Maroc devrait connaître une croissance de 4,8 % en 2017, loin des 1,2 % de 2016. Parallèlement, le déficit budgétaire devrait être revu à la baisse, passant de 4,1 % l’an dernier à 3,5 % cette année, alors que le déficit du compte courant du PIB devrait reculer à 4 % cette année, après 4,4 % l’année dernière. L’inflation, pour sa part, s’est située à 0,9 % au cours des six premiers mois de l’année. C’est donc globalement une embellie que le Maroc enregistre au-delà de ces chiffres.

 

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_ Les raisons de l’embellie

On constate une accélération du taux de croissance économique en 2017 grâce à l’amélioration de la valeur ajoutée du secteur agricole en raison des dernière récoltes, outre le maintien par les autres secteurs non agricoles du même taux de croissance, a souligné M. Boussaid, qualifiant la performance des secteurs non agricoles de « satisfaisante ». Ainsi, la production de phosphates a augmenté de 26 %, et celle de ses dérivés de 35 %, a-il fait remarquer, précisant que l’indice de production industrielle a connu une hausse de 2,3 %, tandis que l’indice de production nette d’énergie s’est apprécié de 5,2 %, et celui du tourisme de 8,7 % au niveau des arrivés.

 

S’agissant du chômage, le Conseil s’est attardé sur trois indices soulevés par le ministre qui a expliqué que si le taux de chômage se situe à hauteur de 10,7 % au niveau national, il frôle 15,7 % au niveau urbain, 20,7 % chez les détenteurs de diplômes et 23,2 % chez les jeunes, soulignant que ces défis nécessitent un redoublement d’efforts pour répondre aux attentes.

 

Pour le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), la bonne tenue des fondamentaux économiques et une mise en œuvre globalement saine des politiques au Maroc ont contribué à des résultats macroéconomiques solides ces dernières années. En achevant la deuxième revue de l’accord en faveur du Maroc, au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL), le Conseil d’administration a également noté que les déséquilibres extérieurs devraient diminuer en 2017 et les réserves internationales se maintenir à un niveau confortable. « La situation fiscale est positive, avec un déficit budgétaire qui devrait reculer en 2017 grâce à la solidité des recettes et à la maîtrise des dépenses.

 

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La croissance devrait rebondir en 2017 puis s’accélérer progressivement à moyen terme, à condition que la conjoncture extérieure s’améliore et que les réformes soient résolument mises en œuvre », a souligné le premier Directeur général-adjoint et président par intérim, David Lipton. « Mais ces perspectives restent soumises à des risques intérieurs et extérieurs de nature baissière. A cet égard, l’accord conclu par le Maroc avec le FMI au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) reste une assurance utile contre les risques exogènes et accompagne la mise en œuvre des politiques économiques des autorités », a-t-il indiqué.

 

Les autorités marocaines n’ont pas effectué de tirages sur cet accord sur deux ans d’un montant de près de 3,42 milliards de dollars approuvé par le Conseil d’administration en juillet 2016. Elles continuent à traiter le LPL comme un dispositif de précaution, même s’il doit expirer le 21 juillet 2018. D’après le Conseil d’administration, le nouveau programme de réforme économique du gouvernement est conforme aux principales réformes convenues dans le cadre de l’accord au titre de la LPL, dont celles qui visent à réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive. Suite aux discussions avec le Conseil d’administration, M. Lipton a déclaré que les autorités marocaines restaient déterminées à poursuivre la mise en œuvre de politiques avisées.

 

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_ Les recommandations du FMI

« En droite ligne des progrès enregistrés ces dernières années, il est nécessaire de poursuivre le rééquilibrage budgétaire en s’appuyant sur une accélération des réformes fiscales, une gestion saine des finances publiques au niveau local dans le cadre de la décentralisation budgétaire, une réforme globale de la fonction publique, un renforcement de la supervision financières des entreprises d’Etat et une plus grande efficience des programmes sociaux et des projets d’investissement public », a-t-il poursuivi. « L’adoption de la loi sur la banque centrale et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations du programme d’évaluation du secteur financier de 2015 contribueront à renforcer le dispositif régissant la politique applicable au secteur financier.

 

La transition vers un régime de change plus souple fondé sur une stratégie bien communiquée contribuera à préserver la compétitivité extérieure et à renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs », selon M. Lipton. « Enfin, pour relever la croissance potentielle et rendre la croissance plus inclusive, en réduisant les niveaux de chômage obstinément élevés, notamment chez les jeunes, et en augmentant la participation de la femme à la population active, il faudra entreprendre d’autres mesures pour améliorer le climat des affaires, la gouvernance, la compétitivité, l’accès à la finance et le marché de l’emploi, et réduire les disparités régionales, » a-t-il conclu. Autant d’éléments qui montrent que si le Maroc est sur une bonne voie, il lui reste encore des chantiers de taille appréciable.

 

PAR AÏDA HADDAD/ Publié le 01/08/2017/ Modifié le 04/08/2017 / Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/maroc-2017-sous-le-signe-d-une-embellie-economique-01-08-2017-2147394_2258.php

 

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2 – L’informel comme levier de croissance pour l’Afrique, le FMI change de paradigme ?

 

Le FMI vient de publier ses perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne. Dans l’ensemble, la dynamique reste assez modérée en raison d’un contexte toujours morose ce qui nécessitera la prise des mesures vigoureuses afin de redémarrer la croissance.

Si le Fonds a de nouveau insisté sur l’accélération des ajustements budgétaires et le renforcement des réformes structurelles, il a dans son dernier rapport mis en exergue tout le potentiel que peuvent tirer les pays africains de leur secteur informel. Il s’agit là d’un véritable changement de paradigme pour le FMI qui a surtout mis en avant les gains productifs que peuvent induire des politiques adaptées, surtout celles ciblant le tissu des entreprises familiales, composante essentielle de l’économie dite souterraine en Afrique et véritable niche de croissance et de création d’emplois. Décryptage.

 

Il est bien loin le temps où le Fonds monétaire international (FMI) faisait de la lutte contre le secteur informel, un des préalables pour l’accélération de la croissance des pays africains. Le FMI a certes depuis quelques années tempéré son approche, mais sa dernière analyse sur le rôle de ce secteur dans l’économie africaine traduit un véritable changement de paradigme pour l’institution, un des principaux partenaires financiers du continent.

 

Dans la dernière édition des Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, publié mardi dernier, le Fonds a consacré un focus au secteur informel, « une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes ». Avec une contribution au PIB qui s’échelonne entre 25 % et 65 % un poids estimé entre 30 % et 90 % de l’emploi non-agricole, le rapport a fait ressortir, sur la base d’un benchmaking international, que « la part de l’économie informelle décroît quand le niveau de développement augmente ». De ce fait, la plupart des pays subsahariens devraient donc conserver des secteurs informels importants pendant encore de nombreuses années, « ce qui est à la fois une chance et un défi pour les responsables de la politique économique ». Certains pays, comme l’île Maurice et le Rwanda, ont anticipé sur cette approche, avec des résultats assez positifs comme l’a mis en relief le rapport.

 

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_ Economie souterraine

Selon le FMI, « faciliter la migration des ressources depuis le secteur informel en développant le secteur formel doperait la productivité de l’économie et pourrait fortement contribuer à débloquer une croissance inclusive durable ». Cependant, comme cette transformation sera sans doute lente, il faudrait aussi prévoir des mesures destinées à soutenir les entreprises familiales. Ces dernières constituent en effet  la composante essentielle de l’économie dite souterraine en Afrique et selon le FMI, « elles offrent en effet  un filet de sécurité à ceux qui, sans elles, seraient probablement au chômage ».  Cela d’autant plus qu’en parallèle à la croissance démographique assez soutenue que connait le continent, sa population active s’accroît aussi d’année en année, amplifiant ainsi la pression sur le marché du travail mais aussi les défis socioéconomiques et politiques.

 

« La bonne nouvelle est que ce qui favorise la croissance du secteur formel contribue aussi à accroître la productivité des entreprises familiales », annonce le FMI à l’intention des décideurs politiques et des acteurs économiques et pour le FMI, les autorités devraient s’intéresser à prendre des mesures destinées à tirer profit des opportunités de croissance qu’offre ce secteur. Ce qui suppose d’abord une reconnaissance du rôle économique majeur que jouent, et devraient continuer à jouer encore longtemps, les entreprises familiales.

« Les gouvernants devraient miser en priorité sur des politiques favorisant la productivité de ces entreprises plutôt que visant à augmenter les recettes fiscales collectées auprès d’elles ».

C’est aussi une bonne nouvelle, certes logique mais qui ne manquera pas de surprendre surtout venant du FMI et dans un contexte où la mobilisation des ressources internes constituent une impérieuse nécessité pour les économies des pays d’Afrique subsaharienne. Le Fonds a en effet mis en avant les risques sur un renforcement de la pression fiscale sur les entreprises relevant du secteur informel même si pour le cas des grandes entreprises qui choisissent de frauder pour ne pas payer une partie ou la totalité de leurs impôts, « les autorités compétentes devraient travailler à améliorer le respect des obligations fiscales ».

 

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Dans la même lancée, le FMI a recommander d’autres mesures visant en priorité à améliorer l’accès aux financements et renforcer l’efficacité des marchés de produits et qui devraient contribuer à l’expansion du secteur formel. Il s’agira, à la foi, de formaliser les activités informelles tout en développant le secteur formel. 

 

« L’amélioration de l’accès aux financements est essentielle pour étendre la portée du secteur formel et, comme l’accès aux services financiers formels est souvent difficile dans les pays à faible revenu, leurs dirigeants pourraient peut-être se concentrer sur le développement des innovations technologiques financières, par le biais de la banque mobile, des technologies financières, …» a listé le FMI. Dans le même sens, les politiques publiques préconisées devraient veiller à favoriser l’efficacité des marchés de produits qui est tout aussi important aussi, « tout comme le coût d’exportation et le coût d’exécution des contrats paraissent cruciaux, de même que le raccordement à l’électricité ».

 

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_ Croissance africaine à la peine

Dans un contexte économique marqué par une persistance de la morosité de la dynamique pour les pays de la région, l’analyse du FMI surtout le rôle de levier que peut jouer le secteur informel pour insuffler une nouvelle dynamique à la croissance. Les perspectives économiques régionales ont d’ailleurs été déclinées sur les alternatives qui s’offrent aux pays africains pour faire « redémarrer la croissance ». Après des années d’embellie, la croissance africaine est en effet à la peine avec un rythme de progression de 1,4% estimé en 2016, soit son niveau le plus bas en deux décenniesEn 2017, le taux projeté est certes de 2,6%, comme l’a relativement anticipé la Banque mondiale il y a quelques jours dans ses prévisions, ce qui d’après le rapport « placera à peine l’Afrique subsaharienne sur une trajectoire de hausse du revenu par habitant ».

 

L’année en cours s’annonce donc plus reluisante mais ce léger rebond est somme toute assez modeste, ce qui pour le FMI impose aux pays d’Afrique subsaharienne de « prendre d’urgence des mesures vigoureuses pour stimuler la croissance dans la région ». Selon les explications du directeur Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, les perspectives globalement médiocres s’expliquent en partie par un ajustement insuffisant des politiques économiques. Or, souligne-t-il, « le retard observé dans l’exécution des ajustements indispensables crée de l’incertitude, freine l’investissement et risque d’engendrer des problèmes encore plus importants à l’avenir ».

 

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_ Ajustements et réformes structurelles

Comme l’ont relevé plusieurs analyses publiées ces derniers temps, le contexte ne s’étend pas à tous les pays et les sous-régions ne sont pas logés à la même enseigne. Certains pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Kenya, continuent d’afficher une dynamique plus soutenue avec des taux atteignant une moyenne de  5% au plus. Cependant, le rapport constate que l’ajustement dans les pays riches en ressources naturelles a été retardé citant en particulier, les pays exportateurs de pétrole tels que l‘Angola, le Nigéria et les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).

 

Ces pays ont encore des difficultés à faire face aux pertes de recettes budgétaires et aux pressions sur leur balance des paiements, trois ans environ après la baisse des prix du pétrole a relevé le rapport tout en ajoutant que des sources de vulnérabilité apparaissent aussi dans beaucoup de pays pauvres en ressources naturelles. « Si ces pays ont généralement maintenu une croissance vigoureuse, leur déficit budgétaire est élevé depuis plusieurs années, car leurs gouvernements ont cherché à juste titre à s’attaquer aux déficits dans le domaine social et dans les infrastructures. En conséquence, leurs amortisseurs budgétaires et extérieurs diminuent et leur dette publique est en hausse».

 

Au regard de l’évolution de la situation et des perspectives tant régionales que mondiales, le FMI a rappelé, avec plus d’insistance et de détails certes, sa panoplie de mesures urgentes qui reviennent régulièrement dans ses recommandations à l’adresse des pays africains. Des mesures destinées à stimuler les leviers de la croissance pour la faire démarrer et qui varient en fonction des profils des pays et des défis socioéconomiques auxquels ils sont confrontés. Il s’agit pour l’essentiel des ajustements budgétaires, monétaires et fiscaux ainsi que de l’accélération des réformes structurelles destinées à la transformation de l’économie africaine pour une croissance plus robuste, durable et surtout inclusive avec un accent particulier sur la recherche de la stabilité macroéconomique ainsi que le soutien aux couches sociales les plus défavorisées.

 

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« L’Afrique subsaharienne reste une région qui dispose d’un potentiel de croissance considérable à moyen terme, à condition que des mesures internes vigoureuses soient mises en œuvre », n’a pas manqué de rappeler, en guise de conclusion et avec le brin d’optimisme, le directeur Afrique du FMI.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma/ 10/05/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2017-05-10/l-informel-comme-levier-de-croissance-pour-l-afrique-le-fmi-change-de-paradigme.html

 

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3 – La Banque mondiale en Afrique

 

Encore modérée et inférieure aux anticipations d’avril dernier, qui tablaient sur une progression de 2,6 %, la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait ressortir à 2,4 % en 2017, contre 1,3 % en 2016.  

En 2016, la croissance a fortement ralenti en Afrique subsaharienne pour s’établir à 1,5 % seulement. Selon les prévisions, elle devrait atteindre un taux de 2,5 % en 2017 puis s’améliorer encore en 2018 grâce à la hausse des cours des matières premières et à l’amélioration de la situation intérieure. Il s’agit néanmoins d’une reprise fragile, car elle repose essentiellement sur les trois plus grandes économies de la région (Afrique du Sud, Angola et Nigéria), dont la croissance se redresse après un très net ralentissement en 2016.

 

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La forte croissance observée dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se maintient, soutenue par des investissements dans les infrastructures. En Afrique orientale, la persistance de la sécheresse, qui sévit depuis 2016 et réduit la production agricole, affecte sérieusement plusieurs pays, en particulier le Kenya. En revanche, d’autres pays connaissent une croissance régulière bien que modérée, tirée par la consommation (Comores), l’investissement dans les infrastructures (Madagascar, Maurice) et le tourisme (Cabo Verde, Seychelles, Maurice).

 

Les investissements ne devraient s’accentuer que graduellement en raison du resserrement de la liquidité en devises dans les grands pays exportateurs de pétrole, tandis que les politiques d’assainissement budgétaire devraient ralentir le redressement des exportateurs de métaux. La croissance devrait rester solide et soutenue par la demande intérieure dans les économies peu consommatrices de ressources. Compte tenu de la hausse de la dette et de conditions financières plus difficiles et volatiles, la plupart des pays africains se retrouvent face au défi de devoir engager des dépenses absolument nécessaires à leur développement sans pour autant compromettre la viabilité de leur dette.

 

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(The Geregu II gas turbine power plant in Nigeria)

 

Après un recul de 1,1 % en 2016, le produit intérieur brut (PIB) par habitant devrait rester stable en 2017. En Afrique du Sud, Angola et Nigéria, la hausse très limitée de la croissance induit une persistance de la contraction du PIB par habitant pour la période de prévision. Les taux de pauvreté toujours élevés exigent que l’Afrique subsaharienne renoue rapidement avec une croissance vigoureuse et plus inclusive.

 

Des réformes structurelles sont donc indispensables afin d’améliorer les institutions, de favoriser la croissance du secteur privé, de développer les marchés financiers locaux, de renforcer l’efficacité des services publics, d’améliorer la qualité et la quantité des infrastructures publiques et d’optimiser la mobilisation des ressources nationales. Toutes ces mesures permettront de faciliter une véritable transformation structurelle.

 

Différents facteurs risquent de dégrader les prévisions pour la région : des facteurs externes, d’une part, comme un durcissement plus strict que prévu des conditions financières générales et une tendance croissante au protectionnisme et, d’autre part, des facteurs internes tels qu’un enlisement des réformes, des menaces plus fortes sur la sécurité et une incertitude politique liée aux prochaines élections dans certains pays.

 

Dernière mise à jour: 01 avr. 2017

 

http://www.banquemondiale.org/fr/region/afr/overview/

 

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4 – Djibouti : la banque centrale annonce une monnaie électronique

 

L’Etat djiboutien se prépare activement à lancer une monnaie électronique dans les prochains jours, a-t-on appris du gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, Ahmed Osman Ali. Reçu lundi dernier sur la chaîne de télévision nationale, le haut cadre a confié que cette opération rentre dans le cadre du processus de modernisation du secteur financier du pays.

Bientôt une monnaie électronique en Djibouti ! C’est le gouverneur de la Banque centrale de Djibouti (BCD), Ahmed Osman Ali qui a révélé l’information sur la chaîne télé nationale confiant que le pays va lancer dans les prochains jours sa monnaie électronique. Cette opération est justifiée selon lui par une série de réformes visant à moderniser le secteur financier du pays.

 

« Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste chantier de modernisation de l’architecture et de l’infrastructure financières de Djibouti mené par la Banque centrale avec le soutien de la Banque mondiale », a déclaré Ahmed Osman Ali, avant d’ajouter qu’avec l’adoption du concept de monnaie électronique au niveau des services financiers numériques, « la République de Djibouti va pouvoir enfin profiter des avantages de l’innovation technologique ». Le banquier fait allusion à la loi N0118/AN/15/7e de juillet 2016 qui prévoit la création d’un système national de paiement moderne, sa réglementation et sa surveillance.

 

 

Le lancement de la monnaie électronique devrait donc permettre au pays d’effectuer par exemple une révolution de son système de paiement pour entrer dans la catégorie des activités financières non matérielles, dépendantes des nouvelles technologies de l’information et de la communication, dont le mobile banking, le e-banking, le virement et chèques électroniques, etc. L’activité prévoit aussi la mise en place d’un système d’information de crédit, la création d’un Fonds de garantie partielle et des crédits pour l’appui au financement des PME/PMI et la mise sur pied d’un Comité national de la Charia dont le but sera de coordonner les activités financières islamiques, etc.

 

Afin de préparer les acteurs financiers à ces changements imminents, le top management de la BCD a tenu une réunion d’information avec les opérateurs économiques et financiers djiboutiens dimanche dernier. La rencontre a permis de préparer les uns et les autres sur les particularités de la monnaie électronique et sur les conditions et les modalités qui accompagnent son émission.

 

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_ Des dispositions préparatoires des banques du pays

Lors de la réunion de Ahmed Osman Ali avec les acteurs du secteur financier de Djibouti, certaines dispositions que les banques devront prendre ont été évoquées. Il s’agit entre autres pour ces dernières, de mettre en place un service financier appelé  »mobile money » pour les transferts d’argent depuis le téléphone portable pour des achats. Elles devront aussi inclure dans leur service, l’établissement des cartes de paiements prépayés comme le porte-monnaie électronique. Outre ces dispositions, les banques devront aussi se faire reconnaître officiellement.

 

En effet, la banque centrale, d’après les explications de son patron, exige, que les établissements bancaires ou les opérateurs financiers qui voudront être des prestataires dans ces domaines, se fasse établir une licence ou une autorisation auprès de la BCD, conformément aux conditions d’octroi de licence, pour démarrer  leurs activités.

 

Par Emmanuel Atcha/ 22/06/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/finances/banques-assurances/2017-06-22/djibouti-la-banque-centrale-annonce-une-monnaie-electronique-741281.html

 

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5 – 2017, l’année des crypto-monnaies en Afrique

 

En plus des innovations dans les secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation et les TIC, la finance se prépare elle aussi à une nouvelle donne qui vient « perturber » le marché financier traditionnel. Les crypto-monnaies et les technologies annexes qui gravitent autour sont en passe de bouleverser le secteur.

 

2017, année des crypto-monnaies en Afrique ? En tout cas, elle l’est pour le monde en entier. Durant les quatre dernières années, le Bitcoin, l’une des deux crypto-monnaies les plus répandues, a été soit la monnaie la mieux ou la moins performante. Une progression en dents de scie qui exprimait, jusqu’en 2016, l’hésitation d’un marché un peu trop prudent, pour ne pas dire imperméable à l’innovation. A partir de l’année dernière, ces fluctuations ont été principalement orientées vers le haut. La devise a terminé l’année avec une valeur à l’unité de 968.23 dollars américains, ce qui est plus du double de sa valeur à partir du début de l’année.

 

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_ Mais que sont ces crypto-monnaies ?

La première d’entre elles, le bitcoin a été créé en 2008 par Satoshi Nakamoto, le pseudonyme que s’est donné une ou un groupe de personne qui sont restées à ce jour anonymes, et qui ont développé le « code » de la monnaie et dont la véritable identité est restée un mystère. Comme son nom l’indique, le bitcoin est purement virtuel, le « bit » étant l’unité la plus simple dans le système de numérisation. Il s’agit d’une monnaie d’une forme électronique et qui fonctionne grâce à des protocoles cryptographiques. Son principe est d’être un moyen de paiement dans un système décentralisé (peer-to-peer) qui se passe du système financier traditionnel.

 

Autrement dit, sa nature numérique se passe des banques centrales et des opérateurs financiers. A part quelques rares exceptions où les transactions restent totalement anonymes, l’historique des transactions est assuré par le Blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Cette dernière agit comme un registre qui montre les activités de transaction entre les pairs. Un système qui permet de supprimer une bonne partie du coût des transactions.

 

Le bitcoin est créé à travers une activité qui s’appelle « le minage » (farming en anglais). A cette fin les mineurs effectuent avec leur matériel informatique des calculs mathématiques pour le réseau Bitcoin. Seulement, ces dernières années, cette activité s’est rapidement industrialisée ce qui fait que la valeur créée par le minage est divisée par deux tous les quatre ans environ.

 

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_ Le Bitcoin arrive en Afrique

Selon le dernier rapport du cabinet américain « Research and Markets », le marché mondial de la technologie des crypto-monnaies et du Blockchain enregistrera une croissance de 35,2% au cours de la période 2016-2022. L’essentiel de cette croissance se fera principalement dans en Amérique. Cette dernière constituera la première région de la croissance du marché de la crypto-monnaie. Ensuite viendront l’Europe, l’Asie-Pacifique et l’Inde.

 

En Afrique, la popularité et l’utilisation de diverses crypto-devises devraient augmenter dans les années à venir. La raison est plutôt facile à comprendre. En plus de l’attractivité de ces nouvelles solutions, l’immensité des flux d’argents qui circulent vers l’Afrique encouragera sa progression dès que la confiance des clients sera établie, afin de réduire le coût et améliorer la sécurité des transactions. D’ailleurs, la rareté des devises que subissent les grandes puissances économiques continentales ont déjà commencé à faire du bitcoin une valeur refuge. Une tendance qui n’a d’ailleurs pas échappée aux banques. Celles-ci adoptent le système Blockchain, craignant un effritement de leur place sur le marché, à long terme, qui vient s’ajouter aux perturbations causées par le Mobile Banking.

 

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_  Les Banques et les pays s’alignent sur la nouvelle tendance

En Afrique du sud, Absa Bank, filiale de Barclays Africa, a annoncé fin 2016 qu’elle rejoindrait le consortium de R3CEV. Ce dernier est une entreprise spécialisée dans la technologie blockchain qui forme avec plus de 70 grandes institutions financières mondiales un consortium pour développer l’usage des blockchains dans le paysage financier mondial. Mieux encore, la Banque Sud-Africaine de Réserve (SARB) et l’Association des paiements de l’Afrique du Sud, la Financial Services Board, Strate et autres grandes banques du pays, notamment ABSA et Standard Bank, ont réussi à faire circuler un contrat intelligent sur un réseau privé basé sur le Blockchain de Ethereum (deuxième plus importante crypto-monnaie), mis en place entre eux. Selon des médias sud-africains, ces banques auraient même développé et testé la solution pour l’émission de crédits syndiqués via le bloc-chaîne.

 

Toujours en Afrique Australe, l’Ouganda pourrait devenir la première nation africaine à adopter une réglementation sur mesure pour l’utilisation de bitcoin dans les transactions monétaires. Kampala avait en effet organisé un événement axé sur les prérequis politiques, juridiques et socioculturelles de l’utilisation des crypto-monnaies au niveau continental. D’ailleurs, l’Afrique du sud prépare, elle aussi un grand évènement dans ce sens. Du 1er au 3 mars prochains, Johannesburg se prépare à accueillir la Blockchain Africa Conference 2017.

 

L’événement qui sera le troisième dans son genre dans le pays rassemblera des experts qui discuteront de toutes les opportunités, défis et possibilités d’innovation ou de perturbations qui peuvent être exploités en Afrique avec cette technologie. Pour sa part, l’Afrique de l’ouest se prépare à lancer le e-CFA, la version numérique du franc CFA et qui est elle aussi basée sur la technologie Blockchain. Émise par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), il s’agira d’un billet en format numérique qui fonctionnera exactement comme le billet de banque normal. Ainsi, il ne s’agit donc qu’une question de temps pour que le Bitcoin assoit sa place dans une région qui absorbe les innovations comme éponge…

 

Par Mehdi Lahdidi / 14/01/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/finances/banques-/-assurances/2017-01-14/2017-l-annee-des-crypto-monnaies-en-afrique.html/

 

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6 – La Tunisie va demander une garantie de prêt d’une valeur de 500 millions $ aux Etats-Unis

 

Selon un haut fonctionnaire gouvernemental cité par l’agence Reuters, la Tunisie s’apprête à solliciter une garantie de prêt de 500 millions $ aux Etats-Unis. Cette garantie, la quatrième,  intervient au moment où la Tunisie se prépare à sortir, en 2018, sur le marché international des capitaux. En 2018, la Tunisie aura besoin d’environ 7,4 milliards de dinars tunisiens (3 milliards $)  sous  forme de prêts étrangers. De ce total, 1,4 milliard de dinars doivent provenir du marché des obligations.

 

Pour rappel, le total des garanties accordées par Washington à la Tunisie, depuis la révolution du Jasmin en 2011, avoisine 1,5 milliard de dollars. La première garantie a été consentie en 2012 pour un montant de 485 millions $ et la seconde portait sur un montant de 500 millions $, en 2015. En juin 2016, la Maison blanche avait consenti un troisième accord avec Tunis pour un montant de 500 millions $.

 

Fiacre E. Kakpo/ vendredi, 27 octobre 2017 / (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/economie/2710-51576-la-tunisie-va-demander-une-garantie-de-pret-dune-valeur-de-500-millions-aux-etats-unis

 

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7 – La Chine efface une partie de la dette mozambicaine

 

La Chine annonce l’annulation d’une partie de la dette mozambicaine. Il s’agit de quatre crédits dont le cumul est évalué à plus de 239,26 millions de yuans (36 millions $). L’annonce a été faite ce jeudi lors de la signature des accords de coopération économique et technique entre les deux pays par la vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nyeleti Mondlane, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mozambique, Su Jian.

 

Selon la ministre, cet effacement total de la dette mozambicaine est d’une importance capitale d’autant qu’elle va soutenir le budget. « Ce geste du gouvernement de la République populaire de Chine marque son soutien continu au Mozambique dans le cadre de la poursuite de ses objectifs, en particulier celui lié au développement économique et social.», a-t-elle déclaré. La coopération entre les deux pays a actuellement à son actif, plusieurs  projets dans les domaines des infrastructures classiques, de l’énergie et des ressources minières, de l’agriculture, du tourisme, des transports et des communications.

 

Fiacre E. Kakpo/ vendredi, 27 octobre 2017/ (Agence Ecofin) – 

 

https://www.agenceecofin.com/aide-au-developpement/2710-51589-la-chine-efface-une-partie-de-la-dette-mozambicaine/

 

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8 – Quel crédit faut-il accorder aux rumeurs de dévaluation imminente du FCFA d’Afrique Centrale ? Analyse.

 

Un message posté sur les réseaux sociaux par des responsables de l’opposition camerounaise, a ravivé les débats autour d’une dévaluation du FCFA de la CEMAC. De manière synthétique, l’information fait savoir qu’un rapport du trésor public français transmis au président Emmanuel Macron, recommande une unification des comptes des opérations des zones CEMAC et UEMOA, afin d’éviter une dévaluation de la monnaie utilisée en Afrique Centrale, à une parité qui serait désormais fixée 1300 FCFA pour un Euro.

 

Le sujet s’est invité lundi 19 juin au parlement camerounais, où le ministre Alamine Ousmane Mey en charge des finances est revenu sur la question pour expliquer que ces affirmations n’étaient pas fondées. Mais les assurances du ministre ne semblent pas convaincre tout le monde, surtout au regard des tensions que connait le trésor public camerounais et les difficultés subséquentes à régulariser tous ses engagements mensuels. La grande question est donc de savoir si la CEMAC est proche d’une dévaluation de sa monnaie.

 

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_ Une situation financière effectivement critique

La situation est effectivement assez critique et les inquiétudes sont ravivées en raison d’un manque de communication officielle sur ces différentes questions. La réunion d’urgence de décembre 2016, très peu habituelle en zone CEMAC, avait clairement signalé la nécessité d’agir rapidement, pour inverser la courbe d’une situation présentée comme critique. Dès son premier Comité de Politique Monétaire de 2017, la Banque Centrale de la sous-région (BEAC) a fait savoir que le taux de couverture de la monnaie n’avait été en 2016 que de 54,6% et que ce taux ne dépasserait pas les 65% en 2017.

 

Dans le même temps, elle a sonné la fin des politiques monétaires accommodantes en relevant son principal taux directeur de 50 points de base (0,5%), dans le but de réduire les sorties de liquidités sur le marché monétaire. Quelques semaines après, elle a publié ses comptes de l’exercice 2016, desquels il ressortait une autre série d’informations alarmantes.

 

La première est la baisse drastique des réserves de changes à 2632 milliards de FCFA (4,4 milliards $) à la fin de l’année 2016, contre 10,1 milliards $ à la fin de l’exercice 2015. Une baisse en deçà des prévisions de plusieurs analystes dont ceux du FMI, qui, en septembre 2016, tablaient sur des réserves de changes équivalentes à 7,1 milliards $. Par ailleurs, on apprend que la sous-région a eu du mal à respecter l’engagement à avoir 50% de ses réserves de change dans le compte des opérations du trésor public de France, instrument de garantie de la convertibilité extérieure du FCFA Afrique centrale, tout comme celui de l’Afrique de l’Ouest et des Comores. La BEAC a dû céder pour 1000 milliards de FCFA de titres d’investissements, pour maintenir les équilibres.

 

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_ Mais le scénario d’une dévaluation paraît exagéré

A ces différents éléments de conjonctures globales, on peut aussi relever un fort endettement de certains pays de la région. C’est le cas notamment du Gabon, dont la dette publique déclarée en 2016, a atteint l’équivalent de 62% du PIB. Les estimations pour le Tchad sont à 51,2% de dette par rapport au PIB et la république du Congo bat le record à près de 83%. Dans ce cas, le recours au marché des capitaux pour ces pays devient difficile. Le Gabon en a eu un aperçu sur le marché de la BEAC, avec un faible taux de souscription, pour un taux d’intérêt élevé sur une de ces récentes opérations.

 

Toutes ces situations, aussi alarmantes soient-elle, ne justifient cependant pas l’hypothèse d’une dévaluation imminente du FCFA de la zone CEMAC. Selon les accords monétaires qui lient cette sous-région à l’Euro, via la France, la dévaluation intervient de manière certaine, si le taux de couverture de la monnaie par les réserves de change franchit à la baisse la barre des 20%. Tel n’est pas encore le cas aujourd’hui. Même si la BEAC est loin de ses objectifs minimum de réserves permettant de couvrir 3 mois d’importation et 100% de la dette extérieure, on est loin de l’année 2001, lorsque les réserves de changes étaient de seulement 1,1 milliard $.

 

Par ailleurs, même si les réformes se mettent en place difficilement, les importations de biens et services par les pays de la sous-région ont reculé en 2016. Ce recul est de 10,5% pour le Tchad. Au Gabon, la baisse est de 16%, au Cameroun de 17,5% et en République du Congo de 20%. La Guinée Equatoriale a fait exception, avec des importations estimées en hausse de 38,5% à la fin 2016. Sur les quatre prochaines années jusqu’en 2020, cette baisse devrait se confirmer pour la République du Congo (-20%) et se tasser au Gabon (-7%). Elle affichera un rythme encore plus modérée au Cameroun (-3%) car ce pays connaîtra une année 2018 mouvementée, avec plusieurs élections prévues et l’organisation d’une coupe d’Afrique des Nations l’année d’après.

 

Au Gabon et au Congo, des situations analogues ont contribué à creuser la consommation de devises. Il est aussi à noter les mesures prises par la BEAC pour limiter l’accès de certains pays aux liquidités, pour raison de faible contrepartie en devises. Enfin, l’option de la dette existe. Même si le Cameroun doit abriter un événement sportif dans deux ans, tout en poursuivant son plan de développement, il peut encore s’appuyer sur un faible niveau d’endettement (30% du PIB) au 31 mai 2017, avec des montants disponibles en devises et non encore décaissés, équivalent à 3701 milliards de FCFA. Enfin trois importants pays de la zone auront des programmes triennaux avec le FMI, et logiquement une dévaluation ne peut intervenir avant le terme de ces initiatives.

 

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_ Rester tout de même vigilant

Un gros risque demeure toutefois, c’est celui de l’incertitude sur les prix du pétrole. La ressource constitue 27% du PIB régional et 90% des revenus de la sous-région. Récemment, les prix ont de nouveau touché un plancher. Les mesures prises par l’OPEP pour réduire la production et faire remonter les prix, n’ont pas porté des fruits espérés. Le cartel a permis au Nigéria et à la Libye, deux de ses membres, de continuer de produire, pour faire face aux vents contraires qui ont frappé leurs économies. Conséquence, les stocks affichent un excédent de production de 292 millions de barils, au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

 

Dans le même temps, il est estimé que les pays non membres de l’OPEP continueront d’augmenter leurs productions, largement au-dessus de la demande. Dans ce contexte, les analystes estiment que les prix qui ont déjà chuté de 20,18% depuis le début de l’année, resteront pour un certain temps, dans la fourchette des 35$ et 30$. Pour la Zone CEMAC, il est plus que jamais temps de faire de bons arbitrages, et des choix économiques efficients. Les conclusions avec le Gabon l’ont démontré : l’appui du FMI risque d’être relativement faible, avec des contraintes importantes.

 

Idriss Linge/ mardi, 20 juin 2017 / (Agence Ecofin) – 

 

https://www.agenceecofin.com/finances-publiques/2006-48248-quel-credit-faut-il-accorder-aux-rumeurs-de-devaluation-imminente-du-fcfa-d-afrique-centrale-analyse/

 

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9 – L’Afrique peut elle sortir des griffes des GAFA ?

 

En moins de dix ans, ils ont préempté notre vie professionnelle via Gmail ou Linkedin, canalisé notre vie personnelle à travers Facebook ou Twitter, et confisqué la vie des idées à travers Google News ou Facebook Live. Les GAFA, acronyme à la mode pour désigner Google, Apple, Facebook et Amazon, auxquels l’on peut ajouter nombre de compagnies technologiques nées dans la Silicon Valley, posent la question de notre indépendance numérique, en Afrique plus qu’ailleurs. Pourquoi l’Afrique serait elle plus exposée que d’autres continents à cette mainmise ? Il suffit pour répondre à cette question d’examiner les adresses emails utilisées par la plupart des gouvernants du continent pour obtenir un début de réponse.

 

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_ Une multi-exposition des leaders du continent

Répugnant à utiliser leurs courriels officiels ou corporate, politiques comme acteurs économiques africains privilégient Google et son service Gmail, et dans une moindre mesure, Yahoo. Plus pratique, plus facile d’accès, la messagerie du géant américain s’est peu à peu imposée comme le moyen de communication incontournable des leaders du continent.

 

Comment, dans ce contexte, ne pas imaginer que leurs communications, qui peuvent contenir des éléments stratégiques pour le devenir de leurs entreprises ou leurs pays, soient traitées dans la plus stricte confidentialité ? Comment empêcher que l’appareil de renseignement américain n’ait la tentation d’y accéder ?  Dans un monde où l’information est une arme, nul besoin de se cacher derrière les chartes de confidentialité brandies par les GAFA, ces dernières ne constituent qu’un voile qu’il est loisible de déchirer à souhait au nom des intérêts -supérieurs- économiques des USA.

 

Dans le même ordre d’esprit, la progression spectaculaire de Facebook en Afrique, là où la Chine, par exemple, a créé une barrière à l’entrée et favorisé son propre réseau social, Wechat (qui cumule en outre les fonctionnalités de Whatsapp, Twitter et Tinder) interroge quant à la constitution d’un méga fichier regroupant les habitudes des africains. Ceci donne en effet de Facto un avantage compétitif économique aux entreprises américaines. Plus grave, cette connaissance intime de nos modes de vie, de nos localisations géographiques, voire de nos opinions, donne un avantage politique à l’Amérique, et lui permet, si elle le souhaitait de contribuer à cristalliser des opinions, de les orienter, voire, dans des cas extrêmes, de les désinformer.

 

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_ Une servitude volontaire ?

En clair, cette servitude volontaire, adoptée au nom de la facilité d’usage, créée une asymétrie d’information entre l’Afrique et l’Amérique, qui engendre un déséquilibre de  puissance substantiel, enfermant l’Afrique et les africains dans une dynamique dangereuse. Dans ce contexte, les initiatives prises par les GAFA pour intensifier l’accès à Internet en Afrique à travers le développement de la fibre optique ou de relais Wifi Autonomes ne doivent pas simplement être appréhendées comme de « bonnes œuvres » qui viseraient uniquement à développer le continent. Sans céder à la tentation de la théorie du complot, la réduction de la fracture numérique en Afrique, portée et financée par les GAFA, vise d’abord à accroitre un avantage concurrentiel et à servir une stratégie de puissance.

 

Face à cela, nous, africains, semblons bien démunis, trop heureux de continuer à jouir de la facilité d’usage offerte par l’ensemble de ces plateformes technologiques, sans nous soucier de la responsabilité qui est la nôtre vis à vis des générations futures. Faute de prise de conscience collective et de mise en place d’une stratégie globale visant à réduire notre dépendance, nous pourrions un matin nous réveiller avec une sérieuse gueule de bois.

 

Par Abdelmalek Alaoui/ 09/01/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/think-tank/2017-01-09/l-afrique-peut-elle-sortir-des-griffes-des-gafa.html

 

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