AFRIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : difficultés diverses sur fond de morosité économique et sociale

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« L’économie de l’île Maurice est sans doute la plus performante d’Afrique : Maurice doit consolider sa croissance en mettant en place des réformes de fond favorable à une croissance plus équilibrée et inclusive. Avec une croissance du PIB réel d’environ 3,8%, l’économie mauricienne continue de croître à un taux élevé par rapport au reste du monde. C’est sans doute l’économie la plus performante d’Afrique. Cependant, les chiffres masquent un peu la réalité de terrain. On évoque en effet le taux annuel de croissance du PIB mais pas la qualité de cette croissance. Par exemple, à court terme, un PIB peut être amélioré par des dépenses publiques mais le coût se répercutera inéluctablement sur les impôts futurs. Peut-on qualifier cette croissance de solide ?

La croissance économique peut aussi être soutenue par la croissance démographique, avec des conséquences négatives sur l’environnement, les infrastructures et la qualité de vie. »

 

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1 – Perspectives économiques à l’île Maurice

 

. L’économie de Maurice a connu une croissance de 3.7 % en 2015, légèrement supérieure aux 3.6 % enregistrés en 2014, et devrait progresser de 3.8 % en 2016 et de 4.0 % en 2017 à la faveur d’une augmentation de la demande intérieure et extérieure.

. L’île Maurice a été classée « économie la plus performante d’Afrique » et se place au 46e rang sur 140 pays dans la dernière édition du rapport sur la compétitivité dans le monde (Global Competitiveness Report) du Forum économique mondial.

. Le gouvernement a introduit une approche novatrice du développement urbain, reposant sur huit « villes intelligentes » et cinq technoparcs, dans une volonté de favoriser une croissance économique durable et d’améliorer la compétitivité du pays.

 

L’économie mauricienne a enregistré une croissance réelle de 3.7 % en 2015, en hausse par rapport aux 3.6 % de 2014. La croissance économique en 2015 a été tirée par les technologies de l’information et de la communication et le secteur de la finance et de l’assurance, qui ont progressé de respectivement 6.3 % et 5.6 %. Ces progrès ont été en partie annulés par les mauvaises performances du secteur de la construction, qui s’est contracté de 5.4 % sur la même période.

 

Le gouvernement a maintenu une politique budgétaire expansionniste en 2015, et le déficit public s’est creusé à 4.4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 3.2 % à la fin 2014. La Banque de Maurice a ramené le principal taux de prise en pension de 4.65 % à 4.4 % pour prendre en compte le faible rythme de la croissance et le niveau modéré de l’inflation.

 

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Les pressions inflationnistes sur l’économie nationale ont été généralement basses grâce à la stabilité des prix des produits alimentaires et à la baisse des cours internationaux des matières premières. L’inflation est ressortie à 1.3 % en décembre 2015, et devrait se maintenir entre 2.5 % et 3.0 % à court terme. Le déficit de la balance courante de Maurice est tombé à 4.9 % en 2015, contre 5.9 % en 2014, ce qui s’explique principalement par les effets du faible prix du pétrole sur les importations de marchandises et de l’essor du secteur du tourisme sur les exportations de services.

 

Les mesures prises au cours de la première année au pouvoir de l’Alliance Lepep (AL), conduite par Sir AneroodJugnauth, laissent à penser que la politique du nouveau gouvernement s’attachera à favoriser une croissance inclusive et l’investissement, l’assainissement des finances publiques ne venant qu’au second plan à court terme. Les principales annonces du gouvernement à ce jour ont été sa feuille de route économique (Achieving the Second Economic Miracle and Vision 2030, août 2015) et son premier budget (Mauritius at the Crossroad, mars 2015). Ce dernier avait une nette orientation expansionniste (illustrée notamment par une augmentation des dépenses sociales), mais visait aussi dans une large mesure à attirer les investissements privés par des incitations fiscales et de grands projets d’infrastructure.

 

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Le budget contenait également une proposition visant à améliorer la transparence budgétaire en abolissant les fonds spéciaux et en renforçant la durabilité de l’économie par la création d’un fonds souverain, le LegacySovereignFund. Le programme du gouvernement pour la période 2015-19 met aussi un accent tout particulier sur le développement des infrastructures et la promotion de l’« économie bleue », tout en visant simultanément à améliorer le capital humain, à l’heure où le pays cherche à faire baisser le niveau obstinément élevé du chômage, qui reste entre 8.5 % et 9.0 %.

 

Lors de la présentation du budget de l’État 2015/16, le gouvernement de Maurice a annoncé la mise en place du « Smart City Scheme », un régime visant à fournir aux investisseurs un cadre propice et un ensemble d’incitations fiscales et non fiscales attrayantes pour le développement de villes intelligentes partout sur l’île. Le concept de ville intelligente a pour objectif d’offrir aux investisseurs, aussi bien nationaux qu’étrangers, la possibilité de vivre dans des environnements urbains durables, commodes et agréables. Ces nouvelles villes seront construites dans un cadre dynamique fondé sur la technologie et l’innovation, où il fait « bon travailler, vivre et se divertir ».

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2016

 

https://www.afdb.org/fr/countries/southern-africa/mauritius/mauritius-economic-outlook/

 

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2 – L’économie de l’île Maurice est sans doute la plus performante d’Afrique

 

Maurice doit consolider sa croissance en mettant en place des réformes de fond favorable à une croissance plus équilibrée et inclusive. Avec une croissance du PIB réel d’environ 3,8%, l’économie mauricienne continue de croître à un taux élevé par rapport au reste du monde. C’est sans doute l’économie la plus performante d’Afrique. Cependant, les chiffres masquent un peu la réalité de terrain. On évoque en effet le taux annuel de croissance du PIB mais pas la qualité de cette croissance. Par exemple, à court terme, un PIB peut être amélioré par des dépenses publiques mais le coût se répercutera inéluctablement sur les impôts futurs. Peut-on qualifier cette croissance de solide ?

La croissance économique peut aussi être soutenue par la croissance démographique, avec des conséquences négatives sur l’environnement, les infrastructures et la qualité de vie.

 

 

_ Les infrastructures et l’immobilier

La croissance de certains secteurs peut aussi être de courte durée et ne pas conduire à la création d’emplois durables, comme la construction des infrastructures et l’immobilier. La consommation peut être encouragée par la faiblesse des taux d’intérêt en échange d’une aggravation des dettes qui devront être remboursées plus tard. Un autre chiffre : 16 000 USD de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat fait de l’île Maurice un pays à revenu intermédiaire. Encore une fois, le chiffre ne donne pas une image complète. Un pays avec une grande classe moyenne peut être considéré comme un pays à revenu intermédiaire. Un pays avec quelques super riches et une grande population dans la pauvreté peut également être un pays à revenu intermédiaire et pourtant…

 

La MTF descend sur le terrain à Bois Marchand

 

_ Sur les inégalités sociales

Maurice n’est pas le seul pays à avoir des disparités de richesse et de revenus. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a été aggravé par l’inflation des prix des actifs en raison des taux d’intérêt historiquement bas et de l’assouplissement monétaire. Par exemple, la hausse des prix immobiliers profite aux propriétaires existants et aux investisseurs immobiliers. Toutefois, à mesure que les prix des propriétés augmentent, les locataires font face à des loyers plus élevés. Les premiers acheteurs éventuels sont exclus du marché et sont forcés de devenir locataires.

 

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_ Le rôle des prix immobiliers

Les prix élevés des biens immobiliers se répercutent sur les prix des biens et des services. Ils réduisent le revenu disponible, car plus d’argent va vers le loyer ou les remboursements d’emprunts. Les travailleurs exigent des salaires plus élevés pour compenser le coût élevé de la vie, ce qui à son tour affecte négativement la compétitivité du pays face à la concurrence internationale. Les prix immobiliers élevés augmentent également le coût des affaires dans le pays et ont un effet d’éviction sur d’autres secteurs. En réponse à une enquête du Parlement australien sur l’accession à la propriété (2015), j’ai mis en garde sur le fait que la bulle immobilière a tendance à créer une société à deux vitesses aggravant le nombres de sans-abris dans les grandes villes.

 

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_ Rareté du foncier à l’île Maurice

J’ai alors recommandé que les facteurs artificiels de la demande tels que les achats des étrangers et les incitations fiscales aux investisseurs immobiliers soient supprimés ou limités. Soulignons que le foncier est encore plus rare à Maurice. Si les facteurs artificiels de la demande ne sont pas contenus, les prix des terrains et des biens peuvent facilement monter au point de sérieusement affecter l’économie et polariser davantage la société. En outre, la croissance démographique (y compris l’afflux de résidents étrangers) exerce une pression sur les infrastructures, notamment les routes et l’approvisionnement en eau. Elle contribue également à la dégradation de l’environnement et de la qualité de vie.

 

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_ La question de la sécurité alimentaire

À mesure que davantage de terres arables sont défrichées pour l’aménagement immobilier, la question de la sécurité alimentaire émerge. Étant donné que l’île Maurice devient de plus en plus dépendante des importations d’alimentation, elle est plus vulnérable aux événements extérieurs qui peuvent affecter l’offre de produits alimentaires. Systématiquement le modèle capitaliste est pointé du doigt comme étant le responsable de tous les maux. Cependant, le capitalisme en tant que système n’est pas en échec. Je suis un fervent partisan de la libre entreprise comme moteur de création de richesse. Cependant, le capitalisme peut être entravé, ce qui en exacerbe les effets indésirables. Le capitalisme libéral vise à encourager les plus riches à créer de nouvelles entreprises ou à développer des entreprises et ainsi créer des emplois pour le reste de la population.

 

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_ Les entraves du capitalisme

Toutefois, indépendamment des avantages fiscaux, les riches ne vont pas investir si les conditions ne sont pas bonnes, c’est-à-dire si la demande globale reste faible ou si le cadre réglementaire est hostile. Ainsi, au lieu d’entrer dans l’économie réelle (production de biens et de services), ils préfèrent placer leur argent dans des investissements spéculatifs. Un autre biais du capitalisme est le capitalisme de copinage. Dans un tel contexte, les marchés sont partagés entre amis du secteur privé et du gouvernement sans aucune transparence. Les entreprises privées ou les personnes riches financent les campagnes des politiques, et en retour les élus leurs accordent des faveurs spéciales. Celles-ci peuvent inclure l’abaissement de certains impôts, la suppression de certaines règlementations, la création de barrières à l’entrée pour des concurrents, l’octroi de permis et de concessions.

 

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_ L’argent et la politique

Le capitalisme peut être aussi détourné de manière à compromettre l’intérêt général. Quand l’argent est mêlé à la politique, la démocratie est minée. Malgré des processus démocratiques apparemment normaux (élections, alternance), de nombreux pays dérivent vers une certaine forme de ploutocratie. Ainsi, Maurice doit consolider sa croissance en mettant en place des réformes de fond favorable à une croissance plus équilibrée et inclusive. La croissance à tout prix risquerait de conduire à une forte augmentation de l’immobilier, terreau de l’exclusion des plus pauvres. Une croissance reposant sur un petit groupe de riches amis du pouvoir ne ferait que conforter les inégalités.

 

Par Siow Ming Li TingTung./Un article de Libre Afrique / Afrique 7 avril 2017 / By: Ashwin CMCC BY 2.0

 

https://www.contrepoints.org/2017/04/07/286346-leconomie-de-lile-maurice-doute-plus-performante-dafrique

 

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3 – Au Nigeria, le gouvernement lance un vaste plan de réformes économiques

 

Abuja tente d’enrayer la crise qui secoue le pays. Les économistes restent « dubitatifs » face à des objectifs qu’ils jugent difficiles à atteindre. Après des mois de récession et de critiques sur la gestion du pays, le gouvernement nigérian s’est engagé dans une nouvelle politique économique, jugée très ambitieuse par les économistes, que l’objectif de croissance de 7 % d’ici à 2020 laisse perplexes.

Le vaste plan de réformes, publié mardi 7 mars par Abuja, était très attendu par les bailleurs de fonds internationaux pour sortir le géant pétrolier ouest-africain de la pire crise économique qu’il a connue depuis vingt-cinq ans. « L’un des principaux objectifs du document était sans doute d’inciter la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) à accorder plus de fonds au Nigeria, puisqu’elles avaient toutes deux réclamé un plan détaillé comme condition préalable », estime John Asbourne, analyste Afrique au cabinet de recherche indépendant Capital Economics.

 

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_ Sévère contraction de l’économie

Dans un document de 140 pages, le ministère nigérian du budget dresse un constat sombre de la situation actuelle : chute des recettes publiques, affaiblissement du naira par rapport au dollar, inflation à deux chiffres, effondrement mondial des prix du brut, attaques rebelles sur les installations pétrolières du sud du Nigeria qui ont affecté la production nationale. On y lit la défaite de la politique menée jusqu’alors par le gouvernement : « L’administration actuelle reconnaît que l’économie continuera probablement à décliner de manière constante et vertigineuse si rien n’est fait pour changer de trajectoire. »

 

A l’horizon 2020, le plan de relance vise à diversifier l’économie avec des secteurs clés comme l’agriculture ou l’énergie, tout en stimulant la production d’or noir pour la porter à nouveau à 2,5 millions de barils par jour (contre 1,9 million de barils actuellement). Le gouvernement, qui a lancé de grands projets d’infrastructures, notamment pour développer le réseau de transports à l’intérieur du pays, espère aussi faire des économies en vendant ou en réduisant sa participation dans certains actifs comme des compagnies d’Etat pétrolières.

 

L’objectif à terme est de faire grimper le PIB de 4,6 % en moyenne par an jusqu’en 2020, pour atteindre une croissance de 7 %. Des chiffres bien loin du marasme actuel, l’économie du Nigeria ayant souffert d’une sévère contraction (-1,5 % en 2016).Si le plan est globalement « positif » et « encourageant », selon l’économiste Razia Khan, de la Standard Chartered Bank, « la question est de savoir comment il va être mis en œuvre et avec quelle rapidité », a-t-il nuancé auprès de l’AFP.L’ambitieux programme assigne d’ailleurs des objectifs précis à chaque ministre et prévoit la création d’une « unité d’exécution » uniquement pour superviser la mise en œuvre du plan.

 

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_ Taux de change flexible

Mais les attentes les plus grandes concernent la politique monétaire : le gouvernement opère un virage à 180 degrés et envisage pour la première fois de « mettre en place un régime de change déterminé par le marché pour renforcer la confiance et encourager l’entrée de devises » dans le pays. La Banque centrale nigériane (BCN), soutenue par le président MuhammaduBuhari, est accusée depuis des mois d’avoir fait fuir les investisseurs en refusant toute dévaluation et en maintenant la valeur du naira à un taux artificiel (315 nairas pour un dollar, contre 520 au marché noir). En février, pour soulager les opérateurs économiques asphyxiés, la BCN avait accepté de puiser dans ses réserves de change et d’injecter dans l’économie plusieurs centaines de milliards de dollars. Cependant, ces mesures ponctuelles n’ont rien résolu sur le long terme.

 

La mise en place d’un taux de change flexible rend les économistes dubitatifs, d’autant que les modalités ne sont pas précisées. « La réforme centrale est la politique de change parce que c’est le goulot d’étranglement qui freine beaucoup d’activités, estime Razia Khan. Tant que nous n’avons pas plus de clarté sur la façon dont cette question va être traitée, il est très difficile de déterminer quelles seront les conséquences sur la croissance. »

 

Pour John Asbourne, de Capital Economics, le programme comporte des contradictions et laisse entrevoir« peu de changement », dans la mesure où le gouvernement continue à tabler sur un taux de change « peu réaliste » de 305 nairas par dollar jusqu’en 2020. « Vouloir un taux de change stable n’est pas nécessairement une mauvaise chose, explique-t-il à l’AFP, mais cela ouvre la possibilité que la Banque centrale intervienne pour le stabiliser, ce qui ne sera donc pas très différent du système actuel. »

 

Le Monde.fr avec AFP / Le 09.03.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/09/au-nigeria-le-gouvernement-lance-un-vaste-plan-de-reformes-economiques_5091767_3212.html

 

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4 – SUCCES DE L’EUROBOND 2017 : La Côte d’Ivoire récolte plus de 710 milliards de FCFA

 

La Côte d’Ivoire recueille près de 710 milliards de francs FCFA sur les marchés financiers internationaux à l’issue du troisième Eurobond lancé par les autorités ivoiriennes ayant permis de mobiliser en dollar (1,250 milliard FCFA) et en euro (625 millions ) dont 750 millions de dollars pour le rachat des derniers eurobond. Ces fonds levés vont contribuer au financement des investissements au budget 2017, a indiqué le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, lors d’une conférence de presse, ce jeudi 15 juin 2017.  Le gouvernement a prévu, au titre du budget 2017, une mobilisation de près de 1296,8 milliards de francs FCFA sur le marché financier régional et international. Le Premier ministre s’est réjoui de la forte mobilisation des  investisseurs.

 

L’objectif de cette opération  était de recourir aux places financières internationales, afin d’obtenir des ressources devant venir en appui au financement du budget de l’État et notamment du Plan National de Développement (PND) 2016-2020. Les arguments qui ont milité en faveur de la Côte d’Ivoire ont été entre autres qu’elle a une économie diversifiée, compétitive, résiliente, peu dépendante du pétrole et non dépendante de l’exportation d’un seul produit.  La délégation ivoirienne a également fait valoir que la Côte d’Ivoire tient une  place  de pôle de croissance et de  hub sous régional  énergétique, de télécommunications, de transport aérien et de place financière dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

 

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Pour le gouvernement ivoirien, cette  marque  de confiance des investisseurs permet ainsi  à la Côte d’Ivoire de continuer sa marche vers l’émergence qu’elle veut atteindre à l’horizon 2020.  Les résultats de cet Eurobond vont servir à la création de grands projets dans les secteurs des chemins de fer, de l’énergie, des routes et d’infrastructures aéroportuaires et portuaires. Ils permettront également d’adopter une politique dynamique de transformation des produits agricoles comme le cacao et l’anacarde, d’engager de grands travaux d’infrastructures devant créer des emplois pour la jeunesse d’une part et d’autre part d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment en matière d’accès à de meilleurs services de santé, d’éducation, d’eau, d’assainissement, de routes, etc.

 

La Côte d’Ivoire, a rappelé le Premier Ministre est le premier pays de l’Afrique subsaharien en dehors de l’Afrique du Sud à émettre un eurobond en euro. Durant le roadshow pour cet eurobond, qui l’a mené de Paris à Boston en passant par Francfort, Munich, Londres et New York,  le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly était accompagnée de plusieurs membres du gouvernement dont Adama KONE  (ministre de l’Économie et des Finances), Abdourahmane CISSE (Budget), KabaNialé (Plan et Développement), ainsi que Patrick Achi, secrétaire général de la présidence, Thierry TANOH, le ministre de l’énergie, du pétrole et du développement des énergies renouvelables et  Jacques Konan ASSAHORE,  Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité publique.

 

15 juin 2017 /

 

https://tresor.gouv.ci/c/index.php/53-actualites/revue-de-presse/1591-succes-de-l-eurobond-2017-la-cote-d-ivoire-recolte-plus-de-710-milliards-de-fcfa

 

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5 – Côte d’Ivoire : sur fond de crise, le gouvernement réduit les dépenses publiques

 

Face à une conjoncture délicate, marquée par la chute des prix de cacao et une crise sociale interne, l’Etat ivoirien a finalement décidé de revoir à la baisse son budget, avec une réduction conséquente de 10% sur les dépenses publiques. Le mois de mars dernier a enregistré un solde positif pour les dépenses de l’Etat, même si le gouvernement attendait davantage pour soulager la pression sur le Trésor.

 

Pour le budget de cette année, l’Etat a mobilisé 1 307 milliards de francs CFA au mois de mars, sur un total prévisionnel de 1 359 milliards de francs CFA. «Les ressources mobilisées en mars s’élèvent à 1 307 milliards Fcfa, sur un objectif de 1 359 milliards francs CFA», a indiqué en substance Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien, au cours d’un point de presse au sortir du Conseil des ministres. D’après le gouvernement, cette mobilisation de fonds répond à des dépenses exécutées estimées à 1 240 milliards de francs CFA, contre une mobilisation initiale de 1 372 milliards.

 

Prévu initialement à 6 501,4 milliards de francs CFA, le budget 2017 de l’Etat a été revu à la baisse il y a un peu plus d’un mois, pour s’établir à 6 447.6 milliards francs CFA, afin de faire face à la chute du prix du cacao et aux revendications sociales. «Notre pays exécute correctement et prudemment son budget, malgré la situation difficile qu’il traverse et due à la baisse du prix de cacao, un retour à la hausse du pétrole brut et les revendications sociales», a indiqué Bruno Koné.

 

Toutefois, les effets de cette réduction budgétaire ne seraient que légèrement ressentis. Avec les 659 millions de dollars d’appui sur trois ans du FMI au titre du programme de la Facilité élargie du crédit (FEC), la Côte d’Ivoire devrait pouvoir effectuer son programme de réformes économiques et financières pour contrecarrer la chute des cours du cacao.

 

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_ Les dépenses publiques réduites de 10%

La revue à la baisse du budget de l’Etat a été suivie d’une réduction de 10% des dépenses publiques décidée par l’Exécutif. Annoncées initialement à 320 milliards de francs CFA, les dépenses d’investissement ont finalement été arrêtées à une ligne de crédit de 200 milliards. «À l’exclusion des salaires, nous avons été obligés de réduire les dépenses de 10%. Tous les ministères vous diront que leurs budgets ont été réduits de 5 % à 10%», a expliqué le président ivoirien Alassane Ouattara, dans une récente déclaration.En espérant une prochaine reprise du marché mondial du cacao, le pays devrait continuer sur cette lancée. D’ailleurs, le FMI estime qu’une hausse de 1% dans les recettes des exportations du cacao devrait revaloriser de 0,63 % les dépenses d’investissement de l’Etat.

 

(Source : http://afrique.latribune.fr)

 

Actualité économique/ 27 Mai 2017/ Massaer Dia/ Actualité économique

 

https://www.business221.com/2017/05/27/cote-divoire-fond-de-crise-gouvernement-reduit-depenses-publiques/

 

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6 – Erythrée : Perspectives économique et sociale

 

. La croissance du PIB réel a ralenti à 3.8 % en 2016, contre 4.8 % en 2015, reflétant les défis dans l’environnement des affaires et de l’investissement, et l’insuffisance des capacités dans les institutions publiques.

. Les pouvoirs publics ont décidé de recourir aux ressources d’appui supplémentaire de la Facilité d’appui à la transition de la BAfD, ce qui devrait renforcer la résilience du pays et améliorer les moyens de subsistance de la majeure partie de la population rurale.

. L’Érythrée bénéficie d’une riche tradition entrepreneuriale qui, en dépit des contraintes telles que le déficit de l’offre d’énergie, l’inadéquation des compétences et la médiocrité de l’infrastructure de télécommunications, apporte un potentiel d’industrialisation et de croissance du secteur privé. 

 

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La croissance du produit intérieur brut réel (PIB) devrait se tasser légèrement, passant de 4.8 % en 2015 à 3.8 % en 2016, en raison du manque de capacités des institutions publiques et de la faiblesse du secteur des exportations. Elle devrait encore se réduire en 2017, à 3.4 %. Concernant les perspectives à moyen terme, les pouvoirs publics tablent sur l’amélioration des échanges avec les pays du Moyen-Orient et de l’Asie, l’élargissement des activités extractives, un accroissement de la production vivrière et le développement de la pêche. L’Érythrée reste un pays doté d’un immense potentiel économique, mais doit entreprendre des réformes politiques et économiques pour relancer la croissance. La formation du PIB est largement dominée par les services (59 %), avec un secteur manufacturier très modeste (5.9 %). L’agriculture, la chasse, la foresterie et la pêche représentent 17.2 % du PIB.

 

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(Eritrean President Isaias Afewerki)

 

Le déficit budgétaire s’est légèrement résorbé, passant de 14.2 % en 2014/15 à 13.9 % en 2015/16. Cette tendance devrait se maintenir en 2016/17 (12.7 %) grâce à de nouvelles dotations et ressources à conditions de faveur, à l’accroissement des recettes issues des projets miniers, et à la maîtrise des dépenses non productives. L’inflation est restée à 8.9 % en 2016, principalement à cause de l’insuffisance de l’approvisionnement alimentaire et du manque de devises étrangères pour financer l’importation de biens essentiels. Malgré l’absence de statistiques officielles, la production vivrière en 2016 devrait légèrement dépasser celle de 2015.

 

La faiblesse des cours du pétrole et des produits de base en 2015 et 2016 devrait également contribuer à maintenir l’inflation à une moyenne annuelle autour de 9 % sur cette période. En dépit des conditions difficiles, les pouvoirs publics se sont attachés à protéger les populations les plus vulnérables et à mettre en oeuvre des politiques de développement à long terme. Ils préservent un vaste système de protection sociale et investissent dans trois domaines prioritaires : i) la sécurité alimentaire et la production agricole ; ii) le développement de l’infrastructure et iii) le développement des ressources humaines.

 

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(Construction of two modern colleges are underway in Eritrea)

 

La croissance des exportations en 2015/16 devrait être tirée par l’expansion de la production de minerais dans le projet d’extraction d’Asmara, et celle de l’extraction d’or par la Zara Mining Share Company. D’après les prévisions, le déficit de la balance courante va réduire à 0.1 du PIB en 2016 contre 2.2 % en 2015 et ensuite deviendra un léger excédent en 2017 malgré un ralentissement de la croissance des exportations, de la baisse des transferts de fonds et d’une chute des recettes issues de la taxe à 2 %, communément appelée « taxe de développement et de reprise », ponctionnée sur les Érythréens de la diaspora.

 

Les ressources d’appui supplémentaire, obtenues au titre du pilier 1 de la Facilité d’appui à la transition de la Banque africaine de développement (BAfD), serviront à accroître la productivité agricole et à améliorer la sécurité alimentaire par la mise en oeuvre du programme agricole intégré minimum de l’État, qui doit bénéficier à la population rurale et particulièrement aux foyers dirigés par des femmes. Ce programme permettra également de recueillir des données socio–économiques sur le niveau de bien-être de la population. L’État a conclu avec les Nations Unies un cadre de coopération pour le partenariat stratégique qui s’étendra de 2017 à 2021. Ce cadre comporte quatre piliers : services sociaux de base ; résilience et gestion du risque de catastrophe ; développement des capacités du secteur public ; et sécurité alimentaire et moyens de subsistance durables. Ces interventions renforceront la résilience, étofferont la base d’exportation et consolideront la sécurité alimentaire.

 

 

Au-delà des efforts consentis en faveur de la sécurité alimentaire, la BAfD fournit des ressources pour appuyer le ministère de la Terre, de l’Eau et de l’Environnement par le biais d’un projet de cartographie et d’évaluation des nappes d’eau souterraines. Ce projet conduira à l’élaboration d’autres projets visant à atténuer les effets du changement climatique et à promouvoir la résilience dans l’économie rurale. Financé par la BAfD, le projet de statistiques et de gestion des finances publiques est actuellement mis en oeuvre. Il insufflera rentabilité et efficacité dans la gestion du Trésor et l’élaboration du budget, tout en produisant des données indispensables au processus global de planification et de préparation budgétaire.

 

En coordination avec d’autres parties prenantes, le Fonds monétaire international (FMI) apporte un soutien technique et des formations dans le cadre d’un programme pluriannuel spécifique de renforcement des capacités budgétaires et financières. L’appui obtenu par le biais de ce programme devrait se concentrer en particulier sur le cadre macroéconomique, la gestion du budget, des recettes et des finances publiques, les opérations monétaires, le contrôle bancaire axé sur les risques, et les statistiques macroéconomiques. Le secteur industriel de l’Érythrée reste modeste et l’entrepreneuriat stagne en raison d’un manque d’infrastructures de base et d’un climat des affaires et des investissements défavorable. À l’avenir, les pouvoirs publics devraient s’attacher à fournir les infrastructures nécessaires et à entreprendre d’importantes réformes institutionnelles afin d’attirer les flux de capitaux étrangers.

 

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Auteurs : NyendeMagidu, Frederick Mugisha

 

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/notes-pays/erythree

 

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7 – Libye : Perspectives économique et sociale

 

. La croissance du PIB réel de la Libye est ressortie à -8.1 % en 2016, contre -10.1 % l’année précédente, grâce à une légère amélioration de la production de pétrole. Elle devrait se redresser à -4.9 % en 2017, après l’exemption du plafond d’approvisonnement de l’OPEP, la reconquête des ports dans l’est du pays et la réouverture d’oléoducs. 

. En lutte permanente pour le pouvoir, les gouvernements rivaux ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. 

. L’instabilité politique, la crise humanitaire et l’insécurité continuent d’entraver les efforts de reprise du contrôle de l’économie, et la plupart des stratégies nationales, notamment celles axées sur l’industrialisation et l’entrepreneuriat, restent en suspens. 

 

Après s’être contractée de 8.1 % en 2016, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel s’établira, d’après les projections, à -4.9 % en 2017 et à -3.0 % en 2018, car le cours du pétrole devrait augmenter et la production de brut remonter à environ 900 000 barils par jour (bpj) en 2017 et 2018, contre moins de 400 000 bpj en 2016. L’Accord politique libyen (LibyanPolitical Agreement – LPA) signé à la mi-décembre 2015 a constitué une tentative de mettre fin à la crise politique qui s’éternisait depuis l’été 2014. Il a débouché sur la formation d’un Conseil présidentiel, qui dirige un gouvernement provisoire d’unité nationale, établi à Tripoli, mais non reconnu par la Chambre des représentants basée, elle, à Tobrouk. En conséquence, l’économie continue de pâtir de l’instabilité politique et de l’insécurité.

 

L’effondrement de la production de pétrole et la forte volatilité du cours affectent à la fois le compte courant et les recettes budgétaires du pays. Contrairement aux années précédentes, le budget de 2016 n’a pas été approuvé. Le gouvernement d’unité nationale et la Banque centrale de Libye (CBL) s’étaient entendus sur un budget d’urgence pour 2017, qui a toutefois été rejeté par la Chambre des représentants. Afin de maîtriser les dépenses dans un contexte de diminution des revenus pétroliers, la CBL poursuit ses décaissements uniquement pour verser les salaires et les principales subventions, alors que le chômage reste élevé, à 19.2 % en 2016.

 

Les stratégies d’aide à l’industrie et à l’entrepreneuriat n’ont pas pu être déployées à ce jour. Le manque de coordination institutionnelle dans le secteur public et la chute des rentes pétrolières pèsent sur le recouvrement des recettes, les comptes et la gestion budgétaire de l’État, tout en retardant les efforts et les projets destinés à permettre à la Libye de diversifier son économie afin qu’elle soit moins tributaire du pétrole et plus tournée vers l’industrialisation.

 

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Les perspectives économiques pour 2017 et 2018 dépendront largement de l’unité politique et de l’ampleur des améliorations sur le plan de la sécurité. Si des progrès sont réalisés, l’économie se redressera lentement, surtout dans le secteur pétrolier. Elles sont également suspendues à l’issue des tentatives de diversification économique. De vastes programmes de réformes, une capacité accrue à mobiliser des ressources extérieures et la diversification pourraient (si les conditions le permettent) libérer le potentiel de croissance et s’accompagner d’importants changements économiques pour la Libye.

 

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Auteurs : Yasmine Eita

 

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/notes-pays/libye

 

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8 – L’Afrique, la deuxième région à plus forte croissance économique au monde (BAD)

 

En 2016, l’Afrique a maintenu sa position de deuxième région en matière de croissance rapide derrière l’Asie du Sud, révèlent les données publiées lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Ahmedabad, en Inde. Le rapport qui a analysé les perspectives économiques du continent, les activités de la Banque, le profil financier et les activités du marché des capitaux, précise que le continent a enregistré en moyenne une croissance du PIB estimée à 2,2% en 2016, comparativement à une progression de 7,1 % enregistrée par l’Inde. Les économies développées ayant atteint une évolution moyenne de 2%.

 

Le document prédit également que la croissance des économies africaines devrait en moyenne progresser de 3,4% en 2017 et de 4,3% en 2018, principalement grâce à la demande intérieure et aux niveaux d’activité de certaines nations, en particulier celles de l’Afrique de l’Est. « Bien que les ressources naturelles et les matières premières soient encore des facteurs majeurs, leur importance a diminué alors que les facteurs domestiques, y compris la demande de consommation, ont pris un rôle important.», a expliqué Charles Boamah (photo), vice-président de la BAD.

 

Par sous-région, c’est l’Afrique de l’Est qui mène le bal avec une moyenne de croissance du PIB réel de 5,3%, portée par une forte performance de l’Ethiopie, la Tanzanie ainsi que Djibouti. S’ensuit l’Afrique du Nord, avec une moyenne de 3,3%, grâce à la reprise de l’activité économique en Egypte (4,3%) et en Algérie (3,5%), malgré les incertitudes politiques persistantes, souligne l’institution financière multinationale.

 

Plus bas, sur la carte du continent, l’Afrique australe a enregistré une moyenne de 1,1%, en raison de la mauvaise performance de l’Afrique du Sud et de l’Angola, les deux principaux exportateurs de produits de base dans la sous-région, touchés par la sécheresse et les chocs liés aux conditions défavorables des termes de l’échange, alors que Madagascar et le Mozambique ont connu une progression robuste supérieure à 4%.

 

En Afrique centrale, les performances économiques de la République centrafricaine et de São Tomé-et-Príncipe qui se sont nettement améliorées n’ont pu résister à la chute des prix mondiaux du pétrole qui a frappé la plupart des pays de la zone. La sous-région a enregistré une progression de 0,8%, une performance meilleure que celle de l’Afrique de l’ouest. En dépit des bonnes performances de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et d’autres pays de l’UEMOA, le taux de croissance moyen de la sous-région est tombé à 0,4%, principalement en raison de la récession nigériane. Le Nigeria et l’Afrique du Sud représentent la part la plus importante du PIB global de l’Afrique avec respectivement 29% et 19%, rappelle le rapport.

 

Amadou So/ juin 5, 2017/ Divers

 

http://www.afrikatech.com/fr/2017/06/05/lafrique-la-deuxieme-region-plus-forte-croissance-economique-au-monde-bad/

 

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9 – Croissance en Afrique : le rebond après un net ralentissement

 

La croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. Telles sont les conclusions de la nouvelle édition d’Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies africaines. La région montre des signes de reprise et la croissance devrait y atteindre 2,6 % en 2017. Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté.

 

Le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques. En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques. Selon les dernières données, sept pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays ont affiché des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017, concentrent près de 27 % de la population de la région et représentent 13 % de son PIB total.

 

Geregu II gas-turbine power plant

(Nigeria’s new gas power plant in Ajaokuta is underway)

 

Les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques. La croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole, alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. La croissance du PIB dans les pays dont les économies sont moins tributaires des matières premières devrait rester forte, soutenue par les investissements dans les infrastructures, des secteurs de services résilients et le redressement de la production agricole. C’est notamment le cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie.

 

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(Senergy 2, la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest, inaugurée au Sénégal)

 

Les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays.  « Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons faire en sorte que la conjoncture demeure propice à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », explique Albert G. Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Nous devons mettre en œuvre des réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créer un environnement macroéconomique stable. Des emplois plus productifs et de meilleure qualité contribuent à lutter contre la pauvreté sur le continent. »

 

Le ralentissement de la croissance économique intervient à un moment où le continent doit impérativement entreprendre des réformes pour stimuler l’investissement et s’attaquer à la pauvreté. Les pays doivent également engager des dépenses indispensables pour le développement tout en évitant d’accroître leur dette à des niveaux insoutenables. Dans ce contexte, la promotion des investissements publics et privés, notamment dans les infrastructures, est une priorité. La région a enregistré un recul de la croissance des investissements, de près de 8 % en 2014 à 0,6 % en 2015. Le rapport Africa’s Pulse consacre une section spéciale à l’analyse des performances de la région en matière d’infrastructure dans divers secteurs. Cette section révèle des progrès spectaculaires sur le plan de la quantité et de la qualité des télécommunications, qui contrastent avec des retards persistants dans la production de l’électricité et l’accès.

 

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« Avec des taux de pauvreté qui restent élevés, il est impératif de renouer avec la dynamique de croissance », prévient PunamChuhan-Pole, économiste principal à la Banque mondiale et auteur du rapport. « La croissance doit être plus inclusive et nécessitera de s’attaquer au ralentissement de l’investissement et aux coûts logistiques élevés des échanges qui nuisent à la compétitivité. » Dans l’ensemble, le rapport appelle à la mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ 19 avril 2017/ WASHINGTON, le 19 avril 2017/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2017/04/19/economic-growth-in-africa-is-on-the-upswing-following-a-sharp-slowdown

 

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10 – Perspectives économiques de l’Afrique : certains pays poursuivent leur croissance dans une conjoncture morose

 

Après avoir ralenti à 3 % en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6 % en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région (le Nigéria et l’Afrique du Sud en particulier), qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, expliquent ce ralentissement. Ces pays doivent de surcroît s’adapter à des conditions de financement moins favorables et faire face aux incertitudes pesant sur leurs politiques économiques. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance.

 

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Telles sont les conclusions de la dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques du continent. Le rapport constate des taux de croissance très hétérogènes à travers le continent et révèle des disparités entre les pays. Alors que la croissance s’est effondrée dans de nombreux pays, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie affichent toujours en moyenne des taux annuels supérieurs à 6 %. Enfin, d’autres pays tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent. « Il ressort de notre analyse que les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces », a souligné Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

 

Malgré un léger rebond, les cours des matières premières devraient rester bien en deçà des niveaux record enregistrés entre 2011 et 2014, du fait d’une reprise mondiale fragile. Pour faire face à leurs besoins croissants de financement, les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses, mais de manière inégale et encore insuffisante. Dans un tel contexte, la reprise devrait être modeste, avec une croissance réelle du PIB prévue à 2,9% en 2017, et 3,6 % en 2018.

 

Africa’s Pulse indique, qu’en 2017, les performances économiques des pays du continent continueront d’être contrastées. Si les plus grandes économies de la région et les autres pays exportateurs de matières premières devraient enregistrer une légère hausse de leur croissance, au fur et à mesure que les cours se stabiliseront, le reste de l’Afrique progressera à un rythme soutenu, notamment grâce aux investissements dans les infrastructures.

 

Du fait de la conjoncture internationale encore fragile, certains pays devront procéder à des ajustements structurels plus importants pour réduire leurs déficits budgétaires et extérieurs et mieux résister aux chocs économiques. Pour améliorer leurs perspectives de croissance à moyen terme, ces pays devront également réorienter leur politique macroéconomique et accélérer les réformes structurelles.

 

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_ Augmenter la productivité agricole et réduire la pauvreté 

La chute des prix du pétrole et des matières premières a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent impérativement diversifier leur économie, en améliorant notamment leur productivité agricole, l’Afrique étant à la traîne en la matière. Alors que la productivité a augmenté ailleurs dans le monde, grâce à l’optimisation des intrants agricoles et à l’adoption de nouvelles techniques, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne se sont contentés d’augmenter leur surface agricole.

Contrairement aux autres régions en développement, l’Afrique n’a pas accru ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente pourtant un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active. Davantage d’investissements et des politiques plus adaptées permettraient de développer l’économie rurale, de réduire plus rapidement la pauvreté et de promouvoir une croissance plus équitable.

 

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L’amélioration de la productivité agricole est indispensable pour réussir une transformation structurelle de l’économie et assurer le développement économique des villes. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi dans les secteurs non agricoles et d’augmenter leurs revenus. « Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne », adéclaré PunamChuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport. « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles ».

 

Augmenter la production et la productivité agricoles permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains, qui devraient représenter près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030. Or, à ce jour les pays d’Afrique subsaharienne n’investissent pas suffisamment dans des projets à haut rendement. Ils devront donc mieux calibrer leurs dépenses publiques dans ce secteur afin de générer des retombées plus positives sur l’économie dans son ensemble.

 

Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.  

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE / 29 septembre 2016/ WASHINGTON, le 29 septembre 2016/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2016/09/29/africas-economic-growth-continues-to-falter-yet-some-countries-show-signs-of-resilience

 

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11 – Rapport «Perspectives économiques en Afrique» : Le Maroc, champion des investisseurs intra-africains

 

Le Maroc se hisse en tête des investisseurs intra-africains. Il devient aussi le cinquième investisseur mondial en Afrique. C’est ce qui ressort de l’édition 2017 du rapport «Perspectives économiques en Afrique», une publication conjointe de la Banque africaine de développement (BAD), du Centre de développement de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). «De plus en plus, le Maroc s’affirme comme un investisseur de premier plan, avec environ 8 milliards de dollars d’investissements annoncés en 2015-16, signe des gains en capacités des entreprises marocaines dans les services financiers, les télécommunications et les industries manufacturières», est-il souligné dans ce document de plus de 340 pages. Celui-ci est rendu public ce lundi à l’occasion des 52es Assemblées annuelles de la BAD, qui ont lieu du 22 au 26 mai à Ahmedabad, en Inde.

 

Le rapport, sous-titré «Entrepreneuriat et industrialisation en Afrique», prend en compte les investissements annoncés entre 2015 et 2016. Ainsi, l’Éthiopie est le premier pays bénéficiaire des investissements marocains avec plus de 3 milliards de dollars destinés à la construction d’une usine d’engrais. Suit la Côte d’Ivoire en tant que deuxième destination des Investissements directs étrangers (IDE) du Maroc (2,7 milliards de dollars américains en 2015-16), «qui détrône ainsi la France, ancien premier investisseur dans ce pays», fait remarquer le rapport.

 

À l’échelle mondiale, le Maroc figure pour la première fois dans le top 5 des investisseurs étrangers sur le continent. «Si la Chine conserve la haute main sur les investissements dans des projets nouveaux en Afrique en 2015-16 (avec 38,4 milliards de dollars américains), d’autres économies multiplient leurs opérations en Afrique», indique le rapport. En valeur des nouveaux projets annoncés, les premiers investisseurs étaient les Émirats arabes unis (14,9 milliards de dollars), l’Italie (11,6 milliards), les États-Unis (10,4 milliards), le Maroc (8,1 milliards), la France (7,7 milliards) et le Royaume-Uni (7,5 milliards). Quant à l’Inde, elle a investi 2.2 milliards de dollars en faveur de 64 projets en 2015-16.

 

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Par ailleurs, avec 4,9 milliards de dollars d’investissements, le Maroc se positionne comme deuxième récipiendaire des IDE en Afrique en 2016, mais loin derrière l’Égypte (10,1 milliards). Suivent l’Angola (4,4 milliards), le Ghana (3,6 milliards), le Mozambique (3,4 milliards), l’Éthiopie (2,7 milliards) et l’Afrique du Sud (2,8 milliards).

Les apports d’IDE à l’Afrique devraient progresser de 2% environ en 2017, à 57,5 milliards de dollars, avec l’Égypte en tête des bénéficiaires (9,5 milliards), devant l’Éthiopie (4,4 milliards) et le Maroc (4,3 milliards). Pour ce qui est des transferts des migrants, le Maroc est dans le Top 3 des pays bénéficiaires en 2016. En effet, le Nigeria (20 milliards de dollars) est dans le peloton de tête, devant l’Égypte (18,7 milliards), le Maroc (7,1 milliards), le Ghana (2,2 milliards), l’Algérie (2,1 milliards), la Tunisie (2 milliards) et le Sénégal (1,9 milliard).

 

L’ensemble du continent a attiré 64,6 milliards de dollars en 2016. «Les prévisions à moyen terme tablent sur la stabilité des transferts des migrants vers l’Afrique, avec une légère hausse de 2,4% prévue en 2017, à 66,2 milliards de dollars», pronostiquent les auteurs du rapport. Les cinq premiers bénéficiaires des transferts des migrants vers l’Afrique en 2017 devraient être le Nigeria (20 milliards de dollars), l’Égypte (19,2 milliards), le Maroc (7,3 milliards), le Ghana (2,2 milliards) et l’Algérie (2,1 milliards). 

 

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. 3,7% de croissance pour le Maroc en 2017

Selon le rapport «Perspectives économiques en Afrique», la croissance devrait atteindre 3,7% en 2017 pour le Maroc, après 1,5% enregistré l’année dernière. Même tendance pour tout le continent. La croissance moyenne de l’Afrique devrait rebondir à 3,4% en 2017, après 2,2% en 2016, sous réserve de la poursuite du redressement des cours des matières premières, du renforcement de l’économie mondiale et de la consolidation des réformes macroéconomiques intérieures. En 2018, la croissance devrait s’accélérer à 4,3% pour le continent et rester pratiquement stable au Maroc (3,6%).

 

Moncef Ben Hayoun, LE MATIN/ 22 Mai 2017

 

http://lematin.ma/journal/2017/le-maroc-champion-des-investisseurs-intra-africains/272266.html

 

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