AFRIQUE/ ECONOMIE/ INNOVATION : réalités et perspectives en matière de développement économique et social du continent

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«  Industrialiser l’Afrique grâce à l’agriculture et l’agro-industrie : Aucune région au monde ne s’est jamais industrialisée sans transformer son secteur agricole. Pour les économies africaines, l’agriculture – qui représente 16,2 % du PIB du continent et fournit du travail à plus de 60 % de sa population – est à la clé de l’accélération de la croissance, de la diversification et de la création d’emplois. Mais, ce secteur a toujours enregistré de faibles performances. Or l’agriculture africaine recèle un formidable potentiel, notamment en matière d’investissements. Quelque 65 % de toutes les terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique.

Hélas, à mésestimer son agriculture, l’Afrique gaspille quantités d’argent et de ressources. L’importation de denrées alimentaires, par exemple, représente chaque année 35 milliards de dollars en devises étrangères, un montant qui devrait franchir les 100 milliards de dollars par an d’ici à 2030. Ce faisant, l’Afrique grève son avenir économique. Elle importe la nourriture qu’elle devrait produire elle-même. L’Afrique doit commencer par traiter l’agriculture comme un secteur d’activités commerciales et s’inspirer sans plus tarder des expériences menées ailleurs, comme en Asie du Sud-Est dont la croissance économique rapide s’est appuyée sur une industrie agroalimentaire et agro-industrielle forte. » »

 

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1 – La croissance économique en Afrique subsaharienne rebondit en 2017, selon la Banque mondiale

 

Tel est la conclusion d’ Africa Pulse, le rapport semestriel de la banque mondiale dédié à l’état des économies africaines. Après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies, la croissance dans cette région reprend en 2017 pour atteindre 2,6 %. Toutefois,  elle reste faible et se situe légèrement au-dessus de la croissance démographique.

 

Autrement dit, elle avance avec un rythme qui entrave les efforts relatifs à l’emploi et à la réduction de la pauvreté. Ce redressement est lent eu égard à l’ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques. Plusieurs pays exportateurs de pétrole sont confrontés à des difficultés économiques. Heureusement !  D’autres pays comme  la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda, Sénégal et Tanzanie continuent d’afficher des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017, aidés en cela par la demande intérieure.

 

Les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Selon le rapport Africa’s Pulse  « la croissance globale du continent devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques. La croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole, alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. La croissance du PIB dans les pays dont l’économie dépend des matières premières devrait rester forte, soutenue par les investissements dans les infrastructures, des secteurs de services résilients et le redressement de la production agricole. C’est le cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie ».

 

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« Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons faire en sorte que la conjoncture demeure propice à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », explique Albert G. Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Nous devons mettre en œuvre des réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créer un environnement macroéconomique stable.

 

Des emplois plus productifs et de meilleure qualité contribuent à lutter contre la pauvreté sur le continent. » Concernant les mesures à prendre, ledit rapport recommande une mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

 

Publié le 26-04-2017/ Par LA Rédaction/ usineafricaine.com

 

http://usineafricaine.com/la-croissance-economique-en-afrique-subsaharienne-rebondit-en-2017-selon-la-banque-mondiale

 

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2 – Nigeria : Shell et Chevron vont financer des projets dans l’industrie pétrolière

 

Le Nigeria a signé des accords avec Shell et Chevron pour financer des projets susceptibles de développer les réserves du pays et d’augmenter ses revenus, a indiqué jeudi à Abuja la compagnie pétrolière d’État, la Nigerian National Petroleum Corporation.

« Deux accords de financement alternatif de coentreprises visant à développer les réserves et la production en phase avec les aspirations du gouvernement ont été conclus à Londres lundi », a précisé la NNPC dans un communiqué. « Les deux projets devraient générer des revenus supplémentaires de quelque 16 milliards de dollars ainsi que nombre d’activités exploratoires créatrices d’emploi dans l’industrie. Ils devraient également augmenter les livraisons de gaz aux centrales électriques et renouveler l’outil industriel », souligne le communiqué.

 

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Selon la NNPC, l’accord avec Chevron devrait conduire au développement du projet Sonam, actuellement financé par des appels de fonds. Ce projet recèle des réserves potentielles de 211 millions barils de brut et de 1.900 milliards de pieds cubes de gaz exploitables dans les trois à six prochains mois, selon la compagnie nationale. Quant à l’accord passé avec Shell, il faciliterait le développement de 156 activités sur des champs pétrolifères du delta du Niger, la région pétrolière du sud du pays.

 

Andy Brown, directeur de Shell Global Upstream, s’est félicité de la conclusion de ces accords de financement alternatif susceptibles, selon lui, de permettre à la compagnie de lancer ses activités d’exploration actuellement gelées en raison du manque de fonds. Les majors pétroliers se sont toujours plaintes de l’incapacité du Nigeria à honorer sa part des financements des coentreprises dans la région du delta du Niger. Le Nigeria cherche à développer ses réserves et sa production et augmenter ses revenus pétroliers en baisse. Le Nigeria est le plus gros exportateur d’Afrique avec quelque deux millions de barils par jour. Il dépend à 90% du secteur pétrolier pour ses rentrées en devises et à 70% pour ses recettes publiques.

 

Publié le 04-08-2017 par LA Rédaction/ usineafricaine.com/

 

http://usineafricaine.com/nigeria-shell-chevron-financer-projets-lindustrie-petroliere/

 

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3 – BAD : 24 milliards de dollars pour le développement de l’agriculture en Afrique

 

La Banque africaine de développement (BAD) compte investir de 24 milliards de dollars au profit du développement de l’agriculture en Afrique à travers son programme dédié baptisé Feed Africa. La Banque africaine de développement (Bad) va investir 24 milliards de dollars, soit plus de 12 mille milliards de francs Cfa, pour promouvoir le secteur agricole africain, a annoncé son président, Akinwumi Adesina, le 28 juillet dernier, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de l’Institut international pour l’agriculture tropicale (IITA), à Ibadan, au Nigeria.

 

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Cet investissement intervient dans le cadre du programme Feed Africa, une stratégie adoptée par le conseil d’administration de la banque en juin 2016 pour développer le secteur agricole en Afrique. Akinwumi Adesina a indiqué que l’objectif de la Bad était «de s’assurer que l’Afrique couvre entièrement ses besoins alimentaires dans un délai de 10 ans et à ce qu’elle développe tout son potentiel agricole».

 

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_ «Changer notre regard sur l’agriculture»

Le président de la Bad a réaffirmé dans son discours que les futurs millionnaires et milliardaires d’Afrique émergeraient du secteur agricole : «L’Afrique dépense actuellement 35 milliards de dollars par an pour l’importation de la nourriture. Ces 35 milliards de dollars devraient être conservés sur le continent africain. Il s’agit d’un marché que les jeunes africains peuvent exploiter pour créer plus de richesse chaque année.

 

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Pour y arriver, il faut changer notre regard sur l’agriculture. L’agriculture ne devrait pas être considérée comme un mode de vie ou un secteur de développement mais plutôt comme une entreprise de création de richesse.» Le programme Feed Africa constitue la deuxième des cinq grandes priorités de la Bad, dites Top 5 (éclairer l’Afrique et l’alimenter en électricité, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations du continent), qui articulent sa stratégie décennale 2013-2022.

 

Publié le 04-08-2017 par LA Rédaction/ usineafricaine.com/

 

http://usineafricaine.com/bad-24-milliards-de-dollars-developpement-de-lagriculture-afrique/

 

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4 – Les zones économiques spéciales de Tanger, un pôle de croissance prometteur (REA-2017)

 

Les zones industrielles spéciales installées à Tanger constituent un pôle de croissance prometteur dont les moteurs sont le secteur manufacturier, le commerce et la logistique, souligne le rapport économique sur l’Afrique (REA2017), lancé ce mardi au siège de la Commission économique des Nations Unies (ECA) à Addis-Abeba.

Selon l’édition 2017 de ce rapport, intitulé « Urbanisation et industrialisation pour la transformation de l’Afrique », les zones économiques spéciales permettent aux entreprises d’accéder aux économies de localisation si des entreprises du même secteur s’y trouvent aussi, ajoutant que le Maroc a obtenu des succès dans le secteur de l’automobile grâce à une zone économique spéciale située près de Tanger, ce qui lui a permis de profiter des avantages communs de l’infrastructure, de l’accès aux marchés (européens) et des économies de localisation.

 

Le secteur de l’automobile a été relancé par un investissement de 2,1 milliards de dollars réalisé par Renault sur un site de 280 hectares à 30 km de Tanger, avec une bonne liaison ferroviaire et routière au port de cette ville, rappelle le document. L’usine a commencé à fonctionner en 2012 et en 2015 elle produisait 288.053 véhicules. À la fin de 2015, elle employait directement 9.600 personnes recrutées localement et formées dans l’Institut de formation aux carrières de l’automobile créé avec le soutien commun de Renault et des pouvoirs publics, précise-t-il. Renault exporte surtout des véhicules vers l’Europe (et bientôt vers l’Amérique du Sud) mais vend aussi sur le marché intérieur. Renault possédait 39 % de parts de marché en 2013.

 

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Le lancement de l’industrie automobile a fortement augmenté la capacité d’exportation du Maroc, alimenté ses activités portuaires et engendré une chaîne d’offre qui comporte un ensemble de production d’équipementiers, comme les accessoires extérieurs et intérieurs, l’emboutissage, l’injection plastique, les sièges, le circuit électrique, les systèmes de sécurité, d’étanchéité et de climatisation, relèvent les auteurs du rapport.

 

Ainsi, une trentaine de sous-traitants internationaux se seraient installés auprès de l’usine Renault, établissant leur production à Tanger, surtout dans la zone franche de la cité automobile de Tanger. Ford a également installé dans la région sa fabrication de composants, qui approvisionne les usines automobiles Ford en Espagne. Quatre-vingts pour cent des entreprises du secteur automobile marocain se trouvent à Tanger et elles emploient près de 60.000 travailleurs, souligne ERA-2017, relevant qu’un ensemble plus réduit d’usines automobiles est installé à Casablanca produisant plutôt pour le marché intérieur.

 

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L’industrie automobile à Tanger fait partie d’un pôle industriel plus vaste qui regroupe quatre zones franches à Tanger ou à proximité : la zone franche de Tanger, la zone de Melloussa où se trouve Renault, la cité automobile de Tanger et la zone franche commerciale de Fnideq. Ces zones franches s’étendent sur près de 3.000 hectares affectés au développement industriel, dont 1.200 sont déjà viabilisés, rappelle encore le rapport. Deux autres zones industrielles, à Tétouan, se consacrent à l’industrie légère et comportent des petites et moyennes entreprises et des activités extraterritoriales. Ces zones constituent un système de développement industriel dans un rayon de 80 km à partir du port de Tanger-Med.

 

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La banlieue de Tanger compte aussi plusieurs parcs industriels, ce qui en fait un centre prometteur de croissance animé par l’industrie, le commerce et la logistique, indique le document qui précise que les infrastructures de transport et de logistique comprennent le port de Tanger-Med, disposant de deux terminaux pour les transports d’automobiles et plusieurs liaisons ferroviaires avec Rabat, Casablanca et Marrakech au sud, et Meknès, Fès et Oujda dans l’est du Maroc. Il y a aussi une autoroute depuis 2005 qui relie Tanger à Rabat et d’autres villes, l’aéroport international de Tanger et des liaisons maritimes régulières avec l’Espagne, la France et l’Italie, fait savoir le document.

 

HA/APA / APA-Addis-Abeba (Ethiopie)/ mai 30, 2017 /

 

http://mobile.apanews.net/index.php/fr/news/les-zones-economiques-speciales-de-tanger-un-pole-de-croissance-prometteur-rea-2017

 

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5 – Afrique – Industrie : « Libérer le potentiel des entrepreneurs »

 

« Plus que jamais, les gouvernements vont devoir intégrer l’entrepreneuriat dans leurs stratégies d’industrialisation », préconisent la BAD, l’OCDE et le PNUD. Ensemble la Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) viennent de publier l’édition 2017 des Perspectives économiques en Afrique. Il en ressort un enseignement fort à l’occasion des 52es réunions annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) : « Plus que jamais, les gouvernements vont devoir intégrer l’entrepreneuriat dans leurs stratégies d’industrialisation. »

 

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_ Première ligne de force du rapport

Selon la BAD, « en 2016, la croissance économique de l’Afrique est tombée à 2,2 % contre à 3,4 % en 2015, en raison de la baisse des prix des matières premières, d’une faible relance mondiale et de conditions météorologiques défavorables, qui ont eu un impact sur la production agricole dans certaines régions . Elle devrait cependant rebondir à 3,4 % en 2017 et 4,3 % en 2018, ce qui suppose qu’avec la relance des prix des matières premières, l’économie mondiale sera renforcée et des réformes macroéconomiques appliquées au niveau national ».

 

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_ Évolutions prometteuses pour l’Afrique

Le rapport révèle qu’il y a des évolutions prometteuses sur le continent, alors que la croissance africaine dépend de plus en plus de sources locales, comme l’indiquent le dynamisme du secteur privé et la consommation publique qui, ensemble, ont représenté 60 pc de la croissance en 2016. Cette croissance coïncide également avec des progrès en matière de développement humain : 18 pays africains ont atteint des niveaux intermédiaires à élevés de développement humain en 2015.

 

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_ Investissement à diversifier

Au total, l’investissement étranger direct, attiré par les marchés émergents du continent et l’urbanisation rapide, s’est élevé à 56,5 milliards de dollars en 2016 et devrait atteindre 57 milliards de dollars en 2017. Cet investissement s’est diversifié en ne reposant plus simplement sur les ressources naturelles, mais également sur le secteur de la construction, des services financiers, industriel, du transport, de l’électricité et de la technologie de l’information et de la communication.

 

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_ L’Afrique encore résiliente

« Malgré les turbulences économiques de ces deux dernières années qui semblent avoir compromis l’essor africain (Africa Rising), nous sommes tout à fait convaincus que le continent reste résilient, avec des économies qui ne dépendent plus des ressources et dont les perspectives de croissance sont plus larges. Avec des secteurs privés dynamiques, un esprit entrepreneurial et de vastes ressources, l’Afrique a le potentiel de se développer encore plus rapidement et de manière plus inclusive », a soutenu Abebe Shimeless, directeur par intérim du département de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche de la BAD. Il a indiqué que les progrès restaient inégaux « alors que les gouvernements africains doivent appliquer des politiques plus ambitieuses et mieux adaptées pour la création d’emplois. »

 

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_ L’emploi au cœur des préoccupations

Malgré une décennie de progrès, 54 % de la population dans 46 pays africains est touché par une forme de pauvreté – qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation et des conditions de vie. « Et la demande de meilleures opportunités d’emplois est la principale raison des manifestations publiques régulières, le tiers d’entre elles entre 2014 et 2016 – même si l’on assiste à un recul constant des troubles civils. Avec une main d’œuvre qui devrait augmenter de 910 millions d’individus entre 2010 et 2050, la création d’emplois plus décents et plus nombreux va rester le principal défi des décideurs africains.

 

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_ De l’importance de l’entrepreneuriat

La clé d’un développement réussi en Afrique est la promotion de la culture émergente de l’entrepreneuriat, pour citer l’expression célèbre d’Hernando De Soto, el otro sendero (l’autre voie) du développement ; une voie qui peut libérer une plus grande créativité et transformer les opportunités en réalisations phénoménales », a déclaré Abdoulaye Mar Dièye, directeur régional pour l’Afrique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

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_ Démographie et stratégie industrielle

D’après le rapport, « il est essentiel de transformer le défi de la croissance démographique en une opportunité de réussite de la nouvelle révolution industrielle de l’Afrique ». « De nos jours, dit-il, vingt-six pays africains ont une stratégie d’industrialisation en place. Mais la plupart de ces stratégies tendent à mettre l’accent sur le rôle des grandes entreprises industrielles aux dépens des entrepreneurs dans des secteurs à fort potentiel de croissance et de création d’emplois, comme les start-up et les petites et moyennes entreprises. Les entreprises de moins de 20 employés et avec moins de cinq ans d’expérience fournissent le gros des emplois dans le secteur formel en Afrique.

 

“En outre, l’avènement des technologies numériques et les nouveaux modèles d’entreprises effacent les frontières entre le secteur industriel – qui remonte à 11 % du PIB africain – et le secteur des services. Les stratégies d’industrialisation doivent ainsi soutenir les autres secteurs où les économies africaines ont un avantage comparatif, comme l’agro-industrie, les services négociables et les énergies renouvelables. Les nouvelles stratégies doivent éviter la dépendance aux entreprises non favorables à l’environnement ».

 

Mario Pezzini, directeur du Centre du développement de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) et conseiller spécial du secrétaire général de l’OCDE pour le développement, a déclaré que ‘les économies africaines ne peuvent rater l’objectif de transformation de leur production. Les entrepreneurs doivent être les principaux acteurs du passage de l’Afrique vers la quatrième révolution industrielle. »

 

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_ Un potentiel d’entrepreneuriat inexploité

D’après les Perspectives, l’Afrique dispose d’un potentiel d’entrepreneuriat inexploité. Dans 18 pays africains sur lesquels nous avons des statistiques, 11 % de la population en âge de travailler a créé ses propres entreprises pour exploiter des opportunités commerciales. Ce niveau est le plus élevé que dans les pays en développement d’Amérique latine (8 %) et d’Asie (5 %). Cependant, peu d’entre eux investissent dans des secteurs à forte croissance, emploient plus de travailleurs ou introduisent des innovations sur les marchés. Pour faire de leur dynamisme un moteur de l’industrialisation, les gouvernements africains devront renforcer les compétences des travailleurs et l’efficacité des pôles commerciaux – comme les parcs industriels et les zones économiques spéciales – et accroître leur accès aux financements, avec des crédits plus accessibles et des instruments plus innovants pour les petites et jeunes entreprises, a ajouté le rapport.

 

Par James Barma / Publié le 22/05/2017/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/afrique-industrie-liberer-le-potentiel-des-entrepreneurs-22-05-2017-2129506_2258.php

 

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6 – Industrialiser l’Afrique grâce à l’agriculture et l’agro-industrie

 

Aucune région au monde ne s’est jamais industrialisée sans transformer son secteur agricole. Pour les économies africaines, l’agriculture – qui représente 16,2 % du PIB du continent et fournit du travail à plus de 60 % de sa population – est à la clé de l’accélération de la croissance, de la diversification et de la création d’emplois. Mais, ce secteur a toujours enregistré de faibles performances. Les rendements céréaliers y sont nettement inférieurs à la moyenne mondiale. Les intrants agricoles modernes, comme les semences améliorées, la mécanisation et les systèmes d’irrigation, s’avèrent encore très limités.

 

Par le passé, l’agriculture était perçue, non pas comme un secteur créateur de richesses, mais comme le moyen, pour les organisations de développement humanitaire, de lutter contre la pauvreté. Or l’agriculture africaine recèle un formidable potentiel, notamment en matière d’investissements. Quelque 65 % de toutes les terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique. D’ici à une génération, quand le continent pourra se nourrir par lui-même, il sera également en mesure de nourrir les neuf milliards de personnes que comptera la planète en 2050.

 

Hélas, à mésestimer son agriculture, l’Afrique gaspille quantités d’argent et de ressources. L’importation de denrées alimentaires, par exemple, représente chaque année 35 milliards de dollars en devises étrangères, un montant qui devrait franchir les 100 milliards de dollars par an d’ici à 2030. Ce faisant, l’Afrique grève son avenir économique. Elle importe la nourriture qu’elle devrait produire elle-même. Elle exporte – souvent vers les pays développés – les emplois qu’elle devrait préserver et développer. Et elle paie au prix fort les denrées de base, subissant les fluctuations du marché mondial.

 

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Le secteur alimentaire et agroalimentaire devrait bondir de 330 milliards de dollars aujourd’hui à 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030 – n’oublions pas non plus les quelque deux milliards de personnes supplémentaires qui devront se nourrir et se vêtir. Entreprises et investisseurs africains doivent saisir cette opportunité et libérer ce potentiel pour l’Afrique et les Africains.

 

L’Afrique doit commencer par traiter l’agriculture comme un secteur d’activités commerciales et s’inspirer sans plus tarder des expériences menées ailleurs, comme en Asie du Sud-Est dont la croissance économique rapide s’est appuyée sur une industrie agroalimentaire et agro-industrielle forte. La formule de transformation est bien celle-ci : associée à des capacités industrielles, de fabrication et de transformation, l’agriculture se traduit en un développement économique fort et durable, qui crée de la richesse dans tous les pans de l’économie.

 

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L’Afrique ne peut se permettre de manquer les occasions de créer de tels liens, où et quand que ce soit. Nous devons réduire les pertes tout le long de la filière alimentaire, c’est-à-dire depuis l’exploitation agricole jusqu’à la vente de détail, en passant par le stockage, le transport et la transformation. Pour stimuler l’agro-industrialisation, nous devons être capables de financer l’agriculture, pour en libérer le potentiel et en faire un secteur d’activités sur le continent.

 

Dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique » la Banque africaine de développement va investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture et le secteur agroalimentaire dans les dix prochaines années. C’est 400 % de plus que le niveau de financement actuel, qui s’élève à 600 millions de dollars par an. Au cœur de cette stratégie, figurent 700 millions de dollars destinés à financer le programme phare « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique », qui vise à développer les technologies agricoles pour atteindre des millions d’agriculteurs africains dans les dix ans à venir.

 

En Afrique, faire coopérer le secteur financier et le secteur agricole n’a pas toujours été chose aisée. Aussi, la stratégie de la Banque a-t-elle également pour objectif majeur d’accélérer le financement commercial de l’agriculture. Malgré son poids, le secteur agricole reçoit moins de 3 % du total des financements octroyés par le secteur bancaire. Les instruments de partage des risques pourraient résoudre ce problème en répartissant les risques relatifs aux prêts que les banques commerciales allouent au secteur agricole. Les institutions de financement du développement et les banques multilatérales de développement doivent créer des facilités de partage des risques dans chacun des pays africains pour exercer un effet de levier sur les financements agricoles. La Banque africaine de développement donne le ton en s’inspirant d’un programme de partage des risques particulièrement probant que j’ai défendu quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria.

 

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Développer les infrastructures en milieu rural est capital pour la transformation du secteur agricole – accès à l’électricité et à l’eau, routes et voies ferrées pour le transport des denrées alimentaires brutes et transformées, notamment. Le manque d’infrastructures accroît le coût de l’activité économique, dissuadant les entreprises agro-alimentaires de s’installer en zone rurale. Les autorités doivent offrir à ces entreprises des avantages, aux plans : fiscal et des infrastructures, pour les encourager à déménager dans les zones rurales, plus près des lieux de production que de consommation. Pour ce faire, l’on peut créer des zones agro-industrielles et des zones de transformation des cultures vivrières dans les régions rurales. Associées à des infrastructures améliorées – routes, installations hydriques et électriques, voire des logements appropriés, ces zones permettront de réduire les coûts opérationnels pour les entreprises privées du secteur agroalimentaire.

 

Elles créeront de nouveaux marchés pour les agriculteurs, multiplieront les opportunités économiques en milieu rural, stimuleront l’emploi et y attireront des investissements nationaux et étrangers. Outre les coûts opérationnels, cela réduira aussi fortement le niveau élevé de pertes après récolte qu’enregistre aujourd’hui le continent. Au fur et à mesure que les revenus agricoles augmenteront, les zones rurales aujourd’hui délaissées se mueront en lieux de prospérité économique.

 

Notre objectif est simple : soutenir le développement agro-industriel massif sur tout le continent africain. Une fois cet objectif atteint, l’Afrique aura pris la place qui lui revient en tant que puissance mondiale de la production alimentaire. Elle pourrait tout aussi bien nourrir alors la planète entière. La transformation économique pour laquelle nous œuvrons tous aura alors été pleinement atteinte.

 

Akinwumi Adesina, président de la BAD.- publié par Ecofin/ Par Rédaction AE – 11 mai 2017 /

 

http://www.algerie-eco.com/2017/05/11/industrialiser-lafrique-grace-a-lagriculture-lagro-industrie/

 

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7 – L’Afrique, la deuxième région à plus forte croissance économique au monde (BAD)

 

En 2016, l’Afrique a maintenu sa position de deuxième région en matière de croissance rapide derrière l’Asie du Sud, révèlent les données publiées lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Ahmedabad, en Inde. Le rapport qui a analysé les perspectives économiques du continent, les activités de la Banque, le profil financier et les activités du marché des capitaux, précise que le continent a enregistré en moyenne une croissance du PIB estimée à 2,2% en 2016, comparativement à une progression de 7,1 % enregistrée par l’Inde. Les économies développées ayant atteint une évolution moyenne de 2%.

 

Le document prédit également que la croissance des économies africaines devrait en moyenne progresser de 3,4% en 2017 et de 4,3% en 2018, principalement grâce à la demande intérieure et aux niveaux d’activité de certaines nations, en particulier celles de l’Afrique de l’Est. « Bien que les ressources naturelles et les matières premières soient encore des facteurs majeurs, leur importance a diminué alors que les facteurs domestiques, y compris la demande de consommation, ont pris un rôle important.», a expliqué Charles Boamah (photo), vice-président de la BAD.

 

Par sous-région, c’est l’Afrique de l’Est qui mène le bal avec une moyenne de croissance du PIB réel de 5,3%, portée par une forte performance de l’Ethiopie, la Tanzanie ainsi que Djibouti. S’ensuit l’Afrique du Nord, avec une moyenne de 3,3%, grâce à la reprise de l’activité économique en Egypte (4,3%) et en Algérie (3,5%), malgré les incertitudes politiques persistantes, souligne l’institution financière multinationale.

 

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Plus bas, sur la carte du continent, l’Afrique australe a enregistré une moyenne de 1,1%, en raison de la mauvaise performance de l’Afrique du Sud et de l’Angola, les deux principaux exportateurs de produits de base dans la sous-région, touchés par la sécheresse et les chocs liés aux conditions défavorables des termes de l’échange, alors que Madagascar et le Mozambique ont connu une progression robuste supérieure à 4%. En Afrique centrale, les performances économiques de la République centrafricaine et de São Tomé-et-Príncipe qui se sont nettement améliorées n’ont pu résister à la chute des prix mondiaux du pétrole qui a frappé la plupart des pays de la zone. La sous-région a enregistré une progression de 0,8%, une performance meilleure que celle de l’Afrique de l’ouest.

 

En dépit des bonnes performances de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et d’autres pays de l’UEMOA, le taux de croissance moyen de la sous-région est tombé à 0,4%, principalement en raison de la récession nigériane. Le Nigeria et l’Afrique du Sud représentent la part la plus importante du PIB global de l’Afrique avec respectivement 29% et 19%, rappelle le rapport.

 

Amadou So juin 5, 2017 /

 

http://www.afrikatech.com/fr/2017/06/05/lafrique-la-deuxieme-region-plus-forte-croissance-economique-au-monde-bad/

 

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8 – État des lieux du secteur « Informatique et Télécoms » en Afrique en 2017

 

Qu’il s’agisse d’infrastructures, d’applications, de systèmes d’information ou de logiciels, le marché africain, d’ici 2050, sera composé de plus de 2 milliards d’individus. L’implantation et le développement de call centers s’imposent de plus en plus. Désormais les applications mobiles natives sont conçues pour répondre à la culture africaine. Quant au e-commerce, au Nigéria il surpasse largement le commerce traditionnel. Quelles sont donc les perspectives de l’Afrique dans le secteur de l’informatique et des télécoms ?

 

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_ Quels sont les atouts dont dispose le continent africain ?

Contrairement aux idées reçues, le continent africain parvient à développer une valorisation du capital humain disposant de compétences structurées et spécifiques. En effet, de nombreux développeurs originaires de l’Afrique de l’Ouest sont réputés pour les technologies de pointe dont ils assurent la conception. De plus, ils sont en mesure d’anticiper les besoins culturels et les modes de consommation des populations locales. À terme, il n’est pas insensé de penser que l’Afrique est tout à fait capable de surclasser l’Asie en termes de développement informatique.

 

L’Afrique, grâce au faible décalage horaire existant entre le continent et l’Europe, se positionne désormais comme un acteur majeur dans le cadre d’une coopération avec l’Europe. En effet, l’ensemble des SSII européennes souhaitent établir des partenariats avec des entreprises étrangères compétentes, évoluant dans le même secteur d’activité. Cependant l’un des prérequis concerne notamment la possibilité d’être en contact permanent avec les équipes à l’étranger.

 

Dans le secteur des nouvelles technologies, le savoir-faire des ingénieurs africains n’est plus à prouver. De nombreux groupes tels que Bolloré ou SAP l’ont parfaitement compris. En effet, dès 2014 SAP a pris l’engagement d’investir, d’ici 2020, 500 millions de dollars en Afrique. L’objectif de SAP vise à améliorer les compétences des talents locaux grâce à la mise en place d’un programme de formation destiné à 10 000 consultants et lancer des hubs au Kenya, en Afrique du Sud, au Nigéria, au Maroc et en Angola.

 

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_ Le nombre limité d’opérateurs : un véritable frein

L’Afrique se caractérise par le nombre restreint d’opérateurs en téléphonie mobile notamment. Le choix qui s’offre aux populations africaines se limite bien souvent à deux ou trois prestataires. Malgré les tentatives de certaines entreprises, désireuses de se positionner sur ce segment de marché, jusqu’à présent, seuls les « géants » parviennent à s’imposer à l’instar d’Orange qui rachète de nombreux opérateurs locaux.

 

Il s’agit par exemple du rachat de Cellcom au Libéria ou d’Airtel, entreprise indienne, en Sierra Léone et au Burkina Faso. Malgré tout, en l’espace de 15 ans, entre 2000 et 2015, l’Afrique est passée de 60 à 180 opérateurs téléphoniques. La Somalie disposait alors de 9 opérateurs. Malheureusement, nombre de ces nouveaux acteurs se sont livrés à une guerre des prix telle qu’aujourd’hui, ils sont dans l’impossibilité de faire face financièrement. Aujourd’hui il est donc essentiel que le marché des opérateurs téléphoniques puisse s’ouvrir à de nouveaux prestataires.

 

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_ Les TIC : une véritable opportunité que l’Afrique a su saisir

De nombreuses entreprises africaines déploient des solutions technologiques qu’elles proposent aux utilisateurs de découvrir à l’instar du mobile banking mis en place au Kenya. Il s’agit de profiter des services financiers en s’appuyant sur la téléphonie mobile. L’avantage de cette solution ? Les coûts des transactions sont très inférieurs (5 % de frais de commission en moyenne) à ceux pratiqués par les sociétés de transferts d’argent classiques (environ 24 %). En outre, ce mode de transaction, grâce aux taux de couverture importants, permet d’atteindre un plus large public que les opérations financières réalisées en guichet.

 

L’entreprise informatique kenyane Mbetsa Innovations (produits manufacturés) fournit des antivols de voitures. Ces derniers fonctionnent grâce à la technologie des SMS et des GPRS qui permet d’empêcher le vol de véhicules ou localiser les voitures volées. Les propriétaires surveillent ainsi leur voiture à distance (par téléphonie mobile). De plus, si nécessaire, ils peuvent également couper le moteur. Morris Mbetsa a inventé ce système de sécurité à la fin de son cycle d’études secondaires. L’Afrique francophone n’est pas non plus en reste. En effet, deux ingénieurs sénégalais en télécommunications ont créé l’application Diamond. Il s’agit d’un système destiné à la lutte contre la pénurie de sang. Celui-ci permet d’envoyer des alertes, sous forme de messages vocaux ou écrits dans les langues maternelles des populations concernées, aux services médicaux et aux habitants.

 

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_ Face aux nouvelles tendances qui s’amorcent, comment l’Afrique peut-elle se positionner ?

Dans les prochaines années, l’utilisation du « machine learning » et des technologies biométriques s’imposeront de plus en plus à travers le monde entier. L’Afrique se doit donc de régir dès à présent pour se positionner comme leader sur différents segments de marché. Parmi les opportunités qui s’offrent au continent africain, le développement de la sécurité biométrique représente un secteur d’activité dans lequel L’Afrique peut jouer un rôle majeur. En effet, sur le continent africain la vente de téléphones portables « low-cost » dotés de la sécurité biométrique doit être considéré comme un catalyseur permettant de généraliser en Afrique la technologie biométrique qui concerne plusieurs secteurs d’activité dont l’identification nationale. Un nouveau système a d’ailleurs été mis en place au sein de la CEDEAO et qui permet également de voyager à l’intérieur de l’espace CEDEAO.

 

L’essor rapide des réseaux 3G/4G puis 5G associé à un usage numérique centré essentiellement sur le mobile doivent influer sur le développement de la cybersécurité. Face à une cybercriminalité en hausse, il est essentiel que l’Afrique se dote des moyens nécessaires pour lutter contre. En effet, l’impact économique sur un pays touché par une cyberattaque impacte de manière négative sur l’économie d’un pays. En 2015, le montant de la cybercriminalité s’élevait à 0,28 % de son PIB contre 0,07 % pour les autres pays africains.

 

Cette problématique de la cybersécurité doit être résolue rapidement par l’ensemble du continent africain. En effet, de plus en plus d’applications mobiles s’appuyant sur le « machine learning » sont développées dans les secteurs de la santé et de la sécurité. Au Zimbabwe, le système  Dr Cadx exploite le « machine learning » sur l’imagerie médicale pour assister le corps médical lors de l’établissement de ses diagnostics. Pour développer ce type de solutions, il est essentiel que l’Afrique se dote des infrastructures adéquates, que les prix de connexion internet soient revus à la baisse, que les politiques d’investissements publics et privées soient incitatives, etc. Dès l’instant où ces mesures seront intégrées par les pays africains, le continent pourra se positionner comme acteur incontournable.

 

Amadou So / août 5, 2017/

 

http://www.afrikatech.com/fr/2017/08/05/etat-des-lieux-du-secteur-informatique-et-telecoms-en-afrique-en-2017/#comment-14056

 

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9 – Développement : L’Afrique doit s’appuyer sur la science, la technologie et l’innovation

 

C’est la principale indication faite dans la 6è édition du Rapport sur les Capacités en Afrique (Rica 2017), en début de semaine dernière. «La croissance économique remarquable de l’Afrique au cours des deux dernières décennies est une source d’espoir, mais le continent ne peut pas soutenir et améliorer cette tendance sans renforcer les catalyseurs clés que sont la science, la technologie et l’innovation (Sti)», a indiqué le Secrétaire exécutif de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique, Emmanuel Nnadozie, dans un message transmis au public, pour marquer le lancement de la 6e édition du Rica 2017.

 

Selon le Rica 2017, les Sti sont devenues encore plus critiques pour l’Afrique après l’adoption du plan de développement à long terme du continent, l’Agenda 2063, l’engagement envers les Objectifs de développement durable (Odd) des Nations unies et la Stratégie d’industrialisation de l’Afrique. L’Agenda 2063 (programme-phare de l’Union africaine adopté en 2015) est présenté par les Sti comme le moteur de la transformation durable et économique.

 

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_ Des Sti (Science, technologies, innovation), le salut de l’Afrique

En effet, le rapport de la 5è édition du Rica 2017 : «Renforcer les capacités en Sti, en vue de la transformation de l’Afrique», repose sur des études menées dans 44 pays à travers le continent. Il recommande ainsi de trouver de meilleures façons «de poursuivre le financement du développement par l’intermédiaire des Sti, d’élaborer des stratégies régionales pour le développement du secteur, de révolutionner le renforcement des capacités et d’investir substantiellement dans l’enseignement supérieur/la recherche avec de bons outils».

 

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De fait, la publication indique que les pays africains doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris en 1980 et 2005, de consacrer 1% de leur Pib (produit intérieur brut) à la recherche et au développement, et même faire plus, jusqu’à environ 3% du Pib. Actuellement, l’Afrique représente environ 5% du Pib mondial, et est responsable de seulement 1,3% des dépenses mondiales en recherche et au développement. En conséquence, l’Afrique demeure désavantagée dans l’effort global de Sti, en raison de son faible investissement dans le renforcement des capacités en Sti.

 

Mais pour que le continent devienne compétitif à l’échelle mondiale et comble le déficit de développement avec le reste du monde, les gouvernements sont appelés à combler l’écart d’investissement en Sti. Et M. Nnadozie de promettre: «La Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique reste déterminée à coordonner le renforcement des capacités en matière de Sti sur le continent en tissant des partenariats stratégiques dans le cadre de sa Stratégie 2017-2021»

 

Posted By : Lazard Obiang 25 avril 2017

 

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10 – Et si l’intelligence artificielle pouvait aider des millions d’Africains à sortir de la pauvreté ?

 

Un sommet organisé à l’ONU Genève s’intéresse au potentiel des algorithmes pour agir sur la pauvreté, la faim et l’éducation. Pour lutter contre la pauvreté, il faut d’abord la mesurer. Depuis des années, en Afrique, les études se font sur la base de photos satellites de nuit, qui déterminent le taux d’éclairage, et donc de pauvreté. Or cette méthode est incomplète. Elle ne fait pas apparaître, par exemple de vastes zones construites où personne n’a d’électricité. Il faut, évidemment, comparer les photos de jour et de nuit, mais c’est untravail de fourmi. D’où l’idée de recourir à l’intelligence artificielle (IA) pour superposer les deux images et extraire le vrai taux d’électrification.

 

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Un exemple parmi d’autres de la nécessité des algorithmes pour le développement des pays les plus pauvres. « Les pays en développement peuvent être les grands vainqueurs du développement de l’intelligence artificielle, mais, si nous ne sommes pas vigilants, ils peuvent aussi en être les grands perdants. » Cité par un article publié sur le site de la revue scientifique Nature, Chaesub Lee, directeur du Telecommunication Standardization Bureau, rattaché à l’Union internationale des télécommunications (UIT), s’interroge sur la possibilité, pour les pays les moins riches de la planète, de profiter des dernières technologies.

 

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C’est justement l’UIT, à Genève, qui accueille, du 7 au 9 juin, le sommet mondial dédié à « l’intelligence artificielle au service du bien social ». Une multitude d’agences des Nations unies y côtoient des experts en IA, mais également des industriels ou des décideurs politiques. Parmi les Africains représentés, on trouve l’Egyptien Sherif Elsayed-Ali, qui dirige la branche technologie et droits de l’homme d’Amnesty International, Nic Bidwell, professeure à l’Université de Namibie et spécialiste des technologies de l’information ou Drudeisha Madhub, régulatrice de la protection des données de la République de Maurice.

 

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_ En ligne de mire : la pauvreté, la faim, l’éducation

Objectif de ces rencontres : « apporter une réponse aux plus grands problèmes planétaires », tels que la pauvreté, la faim ou l’éducation grâce à l’IA. L’article paru dans Nature recense quelques initiatives en la matière. L’une d’elles provient de l’Unicef, qui a décidé d’investir dans le « deep learning » pour tenter de diagnostiquer l’éventuelle malnutrition des enfants à partir de photos ou de vidéos, alors que les mesures, jusqu’à maintenant, se basaient sur la circonférence de leurs bras et souffraient d’imprécisions.

 

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Les chercheurs travaillant à la création d’algorithmes destinés à définir précisément le niveau de richesse de chaque village en combinant les images satellite prises de nuit et de jour sont à l’université de Stanford, en Californie. Le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, le Malawi et le Rwanda ont été l’objet d’une première étude pilote de ce système a priori bien plus efficace que les méthodes antérieures.

 

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Ce sommet de Genève, co-organisé par l’UIT et par la fondation XPRIZE, se donne pour feuille de route les Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies, en tête desquels figure« l’éradication de la pauvreté », via notamment des « emplois durables » d’ici à 2030. L’article de Nature mentionne toutefois une étude menée par l’entreprise Citi en 2016, dont les conclusions indiquent que le développement de l’intelligence artificielle et de la robotique pourrait avoir un impact négatif sur le marché du travail. A l’IA de prouver le contraire.

 

Par Antoine Le Goff/ LE MONDE Le 08.06.2017/ Mis à jour le 09.06.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/08/et-si-l-intelligence-artificielle-pouvait-aider-des-millions-d-africains-a-sortir-de-la-pauvrete_5140900_3212.html

 

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