AFRIQUE/ ENERGIE/ ELECTRICITE : nouveaux projets et perspectives

 

« La semaine dernière, le Ghana a annoncé, par l’intermédiaire de son ministre de l’Energie et du Pétrole, que « l’heure est venue d’envisager sérieusement le nucléaire ». D’après lui, la demande croissante en électricité nécessite même « des mesures accélérées pour se lancer dans cette production ».  Pour satisfaire les besoins en électricité du pays, 4.000 MW nucléaires sont prévus pour 2018. Pour le Nigeria, la demande en électricité conséquente (20.000 MW de besoins électriques évalués d’ici 100 ans) inquiète le gouvernement. D’après la commission nigériane de l’énergie atomique (Naec),  1.000 MW sont déjà prévus pour 2020. Au Ghana et au Nigeria, des études sont en cours pour installer le nucléaire dans la production d’électricité. Cependant, aucun des deux n’est producteur d’uranium, la matière première indispensable au nucléaire. »

 

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1 – Pétrole et gaz : l’Afrique de l’Ouest, une zone de production incontournable

 

L’Afrique de l’Ouest offre des possibilités véritablement phénoménales en matière de production pétrolière et gazière. C’est la conclusion des entreprises qui ont effectué des prospections dans plusieurs pays de cette région, appelée à devenir une zone pétrolière incontournable de la production mondiale. Plusieurs pays de la côte ouest-africaine pourraient rejoindre, dans un proche avenir, le cercle restreint des pays exportateurs de pétrole et de gaz.  

 

Les tests concluants menés au Sénégal par une entreprise écossaise, Cairn Energy, ont confirmé l’existence d’un pétrole de bonne qualité sur le littoral Sud-Ouest. Les réserves sont estimées à plus d’un milliard de barils. De quoi susciter de réels espoirs dans le pays.   Tous les ministères sénégalais ont été invités à «se mobiliser pour se préparer à l’industrie et à l’écosystème du pétrole. On peut être raisonnablement optimiste», a déclaré le ministre de l’énergie. Le Sénégal espère produire son premier baril de pétrole en 2019-2020.

 

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_ Des gisements de gaz relativement conséquents Autre bonne nouvelle pour le Sénégal, le pays dispose d’importantes réserves de gaz estimées à 450 milliards de m3 découvertes récemment au large de Saint Louis, sur un gisement offshore réparti de part et d’autre de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Des gisements de gaz relativement conséquents qui seront exploités conjointement par les deux pays.   La Mauritanie est déjà producteur de pétrole depuis 2006. La production est encore faible. A peine 2 millions de barils par an. Mais plusieurs gisements ont été repérés ces dernières années. Ils sont estimés à près d’un milliard de barils de pétrole d’une qualité plutôt bonne.  

 

C’est surtout le gaz de Banda, découvert à 50 km au large de Nouakchott qui a ouvert de nouvelles perspectives pour le pays. Kosmos Energy a annoncé deux autres découvertes de gaz majeures offshore en 2015. Reste à convaincre les investisseurs.   Quant au Ghana, qui est entré lui aussi dans le club des pays producteurs de pétrole en décembre 2010, il produit actuellement 100.000 barils par jour, mais il espère franchir le seuil de 250.000 barils/j d’ici 2021.    Le Niger fait aussi partie du club depuis 2011. Les réserves de ce pays sahélien très pauvre sont estimées à 480 millions de barils. Dans un premier temps, sa modeste production de brut a été réservée à la consommation locale.

 

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_ Production pétrolière en plein essor Selon une étude publiée par le groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) basé à Bruxelles, l’Afrique de l’Ouest fait désormais partie des zones pétrolières incontournables de la production mondiale.   En 2012, cette région représentait 30% de la production africaine, soit 3,29% de la production mondiale. L’étude du GRIP révèle qu’à l’exception du Burkina et du Cap Vert, tous les Etats d’Afrique de l’Ouest mènent des opérations d’exploitation pétrolière.   Dans le club des producteurs, c’est le Nigeria qui tient le haut du classement avec une production record de 1,8 million de barils/jour. Ses gisements disséminés dans le bassin du Delta du Niger renferment plus de 37 milliards de barils.  

 

Outre le géant nigérian, cinq Etats ouest-africains sont actuellement producteurs d’or noir : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Mauritanie et le Niger. Dix autres Etats en sont encore au stade de l’exploitation à l’instar du Sénégal.   Les prospections déjà effectuées dans la région ont révélé des réserves estimées à plus de 40 milliards de barils. La production pétrolière de l’Afrique de l’Ouest va donc s’accroître considérablement au fil des découvertes de nouveaux gisements et leur exploitation.

 

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_ Convient aux besoins américains et européens Le GRIP explique que parce qu’il est léger et peu soufré, le pétrole ouest-africain convient aux besoins européens et américains en carburant, car plus facile à raffiner. Et ce n’est pas tout. Sa proximité constitue aussi un atout indéniable.   «Les gisements offshore et côtiers de l’Afrique de l’Ouest offrent une facilité d’accès et permettent une réduction des coûts et de la durée des transports. Par exemple, il faut seulement deux semaines pour que le pétrole ouest-africain atteigne les Etats-Unis, contre six pour celui en provenance du Moyen-Orient», expliquent les chercheures Claire Kupper et Margaux Vaghi qui ont mené l’enquête.  

 

Pour elles, le pétrole donne aux Etats de la région, non seulement un nouvel accès aux ressources énergétiques indispensable pour leur propre développement, mais ces Etats se positionnent aussi «en acteurs incontournables dans un domaine aussi stratégique que celui du pétrole».   L’étude du GRIP tempère enfin l’enthousiasme qui règne dans les pays pétroliers de l’Afrique de l’Ouest : «Le défi majeur sera de transformer la manne financière issue du pétrole en une opportunité de développement bénéfique aux populations, pour éviter que la malédiction du pétrole» ne mette la région à feu et à sang. Comme ce fut le cas au Nigeria.

 

Par Martin Mateso@GeopolisFTV/ Publié le 24/04/2016/ Mis à jour le 24/04/2016/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/petrole-et-gaz-l-afrique-de-l-ouest-une-zone-de-production-incontournable-104557

 

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2 – Energies renouvelables : 240 projets jugés prioritaires en Afrique

 

La présidence de la COP 21 recense 240 projets d’EnR prioritaires en Afrique. Une première étape en vue d’atteindre l’objectif de 300 GW installés en 2030 fixé par l’Initiative africaine lancée à Paris.

Ségolène Royal, présidente de la COP 21, a présenté mardi 20 septembre à New York un rapport sur l’Initiative africaine pour les énergie renouvelables (IAER ou Arei) lancée lors de la Conférence de Paris le 1er décembre 2015. « C’est la première fois que, grâce aux contributions nationales des Etats africains, toutes les initiatives portant sur des projets d’énergies renouvelables sur le continent sont présentées« , se félicite Mme Royal.

 

Le recensement effectué identifie 240 projets représentant une capacité totale de 45 gigawatts (GW). « Il faut maintenant les transformer en réalisations et les financer, accélérer ceux qui sont engagés et entretenir ceux qui sont réalisés« , a déclaré la présidente de la COP 21 devant les chefs d’Etats africains. L’objectif est de finaliser la sélection d’ici la COP 22 qui se tient du 7 au 18 novembre prochains au Maroc.

 

Aujourd’hui, l’Afrique dispose d’une capacité installée d’EnR de 34 GW. Les 45 GW annoncés restent encore éloignés des 300 GW affichés comme objectif pour 2030 par l’Initiative africaine. Cet objectif correspond toutefois aux prévisions faites par l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena) alors que seuls 290 des 915 millions d’habitants que compte le continent avaient accès à l’électricité en 2013.

 

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_ L’hydroélectricité en tête

Parmi les différents projets EnR recensés, c’est la filière hydraulique qui domine avec 20 GW de capacité installée ou projetée dans 27 pays. Parmi les 58 projets identifiés, on notera le projet Inga III de 4.500 mégawatts (MW) en République démocratique du Congo, le projet Lauca de 2.070 MW en Angola, les projets Mphanda Nkuwa et Cahora Bassa au Mozambique d’une capacité respective de 1.500 et 1.245 MW, ou encore le projet Kobong de 1.200 MW au Lesotho.

 

Les projets de géothermie, quant à eux, sont au nombre de treize et concernent quatre pays (Egypte, Ethiopie, Kenya, Tanzanie) pour une capacité de 7 GW. Vient ensuite le solaire avec 6 GW et 62 projets dans 27 pays. Les plus grosses capacités sont représentées par les projets de mini-centrales solaires égyptiennes pour 2.520 MW, le projet Noor Midelt de 400 MW au Maroc ou encore le projet Kishapu de 150 MW en Tanzanie.

 

Quant aux seize projets éoliens recensés dans six pays, leur capacité s’élève à 5 GW. Parmi ceux-ci figurent le parc éolien du Golfe de Suez (Egypte) avec une capacité de 2.400 MW ou encore le projet WindNam de 500 MW en Namibie. Les projets biomasse sont marginaux, le rapport recensant seulement un projet de cogénération de 46 MW en Côte d’Ivoire et une centrale biomasse déchets de 10 MW au Burkina Faso.

 

Mais s’ajoutent à cela une capacité de 1 GW constituée par 35 projets combinant plusieurs technologies ainsi que 8 GW représentés par les différents projets relevant de stratégies nationales de développement des EnR. Des stratégies adoptées par la Tanzanie en matière de géothermie, par le Maroc dans le solaire et par la Tunisie dans l’éolien. On notera également le programme en faveur des producteurs indépendants d’EnR adopté par l’Afrique du Sud.

 

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_ Simplifier les procédures de financement

Pour booster le développement des EnR ainsi amorcé, le rapport formule dix recommandations. Celles-ci sont censées répondre aux préoccupations manifestées par les dirigeants africains, en particulier en matière de simplification des procédures de financement et de concurrence entre pays.

 

Pendant la COP 21, dix bailleurs s’étaient engagés à mobiliser 10 milliards d’euros (Mds€), pour contribuer à l’objectif fixé par l’initiative. Parmi ceux-ci, la France s’est engagée pour 2 Mds€ d’ici 2020. Paris a également pris l’engagement avec l’Allemagne de contribuer au financement de l’Unité indépendante de mise en œuvre de l’Initiative hébergée par la Banque africaine de développement (BAfD). « En quelques mois, les bailleurs ont mobilisé 4,5 Mds€, contribuant à l’installation de 4,5 GW d’énergies renouvelables« , se félicite Ségolène Royal.

 

Le rapport recommande qu’un bailleur chef de file soit désigné pour chacun des projets prioritaires. « En tant que plateforme de coordination entre les initiatives existantes sur les énergies renouvelables en Afrique (SE4All, PowerAfrica, etc.), l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables permettrait de renforcer les synergies, à partir d’une volonté africaine« , indique le document. La présidente de la COP 21 encourage également à adhérer aux coalitions issues de la COP 21, en particulier l’Alliance solaire internationale et l’Alliance mondiale pour la géothermie.

 

Le rapport se positionne aussi en faveur d’actions communes publiques/privées qui pourraient avoir un effet accélérateur. L’Initiative pourrait contribuer à développer de tels partenariats, identifier des opportunités d’investissement et lever les obstacles qui ralentissent la mobilisation des investisseurs privés. Des outils comme des accords off-take ou des garanties d’échange du risque pourraient sécuriser ces derniers, suggère le rapport. « Il semble opportun de réfléchir à la création d’une facilité de mixage prêts-dons« , indique également la présidence de la COP 21.

 

_ Impliquer davantage les femmes dans les projets

Parmi les autres recommandations ? Le renforcement de la « citoyenneté participative« , avec deux suggestions : soumettre les projets hydrauliques à des groupes d’experts chargés de veiller à la continuité écologique des fleuves et compléter les équipements lourds par des boucles locales d’électrification et le soutien à des petits projets d’autoconsommation.

 

Le rapport préconise également d’impliquer davantage les femmes dans les projets énergétiques. Pour cela, il émet plusieurs recommandations : favoriser les projets construits par des groupes de femmes en circuits courts, créer des écoles agricoles pour les femmes avec des programmes intégrant les EnR, soutenir un programme d’équipement en appareils de cuisson au biogaz, en fours solaires, en foyers à combustion lente et en lampes solaires.

 

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De multiples initiatives pour l’Afrique

Les initiatives pour le développement de l’accès à l’énergie en Afrique sont nombreuses, qu’il s’agisse du Business Plan pour le climat lancé par la Banque mondiale, du Plan d’action pour le développement d’un corridor africain pour une énergie propre (ACEC), du corridor pour l’Afrique de l’Ouest de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, du volet africain de l’initiative Sustainable Energy Marketplace de l’Irena, de l’initiative de l’Union européenne Electrification Financing, du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique de l’Union africaine, du partenariat UE/Afrique pour l’énergie, de l’initiative Energie durable pour tous (SE4All) du secrétariat général des Nations unies, du partenariat PowerAfrica mené par les Etats-Unis, du Nouveau pacte pour l’énergie en Afrique de la Banque africaine de développement, ou encore de la fondation Energies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo.

 

Energie/ 21 septembre 2016/ Laurent Radisson/ (Laurent Radisson, journaliste/ Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l’Éditeur ou établissement d’un lien préformaté [27535] / utilisation du flux d’actualité.)

 

Source et texte original : http://www.actu-environnement.com/ae/news/EnR-Afrique-energie-initiative-IAER-Arei-COP21-COP22-27535.php4

 

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3 – Eranove va construire une nouvelle centrale électrique en Côte d’Ivoire

 

Le groupe français Eranove a annoncé mardi avoir signé un accord avec la Côte d’Ivoire pour la création et l’exploitation d’une nouvelle centrale électrique dans le pays ouest-africain.

Le mardi 6 septembre, le groupe Eranove a annoncé dans un communiqué qu’un protocole d’accord avait été signé avec l’État ivoirien, précisant que sa filiale Ciprel, située à Vridi, allait dans ce cadre construire une “nouvelle centrale de 350 à 400 MW” utilisant la technologie cycle combiné gaz. La localisation et le coût de l’installation n’ont pas été indiqués. Cette annonce intervient une semaine après l’approbation par le Conseil des ministres ivoirien d’une augmentation d’ici trois ans des capacités de production des deux plus puissantes centrales électriques du pays, qui fonctionnent au gaz.

 

Adama Toungara et le directeur général d’Eranove, Marc Albérola ont signé lundi un protocole d’accord « pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance » d’une nouvelle unité de production d’électricité en Côte d’Ivoire, précise le communiqué.

 

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_ Capacités énergétiques

« Ce nouveau projet contribuera à ce que la Côte d’Ivoire puisse doubler sa capacité énergétique, actuellement évaluée à 2 000 MW, pour atteindre 4 000 MW d’ici 2020, soit l’installation en 5 ans de la même capacité que celle installée en 51 ans », a indiqué Adama Toungara, le ministre ivoirien du Pétrole et de l’Énergie, cité dans le communiqué.

 

Selon l’accord, Eranove réalisera les études préalables et se chargera de l’élaboration et la validation du calendrier, ainsi que de la recherche de partenaires techniques et financiers. Eranove est présent dans ce pays depuis plusieurs décennies. Il oeuvre également au Sénégal depuis 1996 et en République démocratique du Congo depuis 2013. Eranove est contrôlé par le capital-investisseur Emerging Capital Partners.

 

Par Jeune Afrique avec AFP / 06 septembre 2016/ Mis à jour le 06 septembre 2016/

 

http://www.jeuneafrique.com/354958/economie/eranove-va-construire-nouvelle-centrale-electrique-cote-divoire/

 

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4 – Nigeria : la centrale hydroélectrique de Kainji pourra produire 490 MW 

 

(Agence Ecofin) – La centrale hydroélectrique de Kainji au Nigeria pourra générer 490 MW d’électricité, d’ici  mai 2016. C’est ce qu’a annoncé Jose Villegas, l’ingénieur en chef du projet de réhabilitation de l’infrastructure lors de la visite de la commission de régulation des concessions des infrastructures.

 

« Lorsque nous avons pris cette infrastructure en charge, en 2013, elle générait seulement 101 MW, avec seulement deux turbines fonctionnelles sur huit installées. Nous sommes passés à trois turbines opérationnelles pour 200 MW en 2014 et à 5 turbines pour 440 MW en 2015. La survenue d’un incendie nous a forcés à éteindre à nouveau deux turbines, ce qui a fait, qu’en février 2016, nous n’avons généré que 440 MW mais nous comptons porter notre capacité de génération à 490 MW d’ici mai.», a-t-il expliqué.

 

La centrale, qui est l’une des plus anciennes du pays, a une capacité installée de 760 MW. En raison de ses difficultés techniques, elle a été mise en concession à Mainstream Energy solutions Limited, en 2013, pour une période de 30 ans. Le contrat, d’un coût de 418,5 millions $, charge l’entreprise de la réparation, de l’exploitation et de la maintenance de l’infrastructure.

 

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Le représentant de Mainstream a assuré que la centrale hydroélectrique de Kainji pourrait produire ses 760 MW, d’ici 2018. La compagnie a également ajouté que l’infrastructure avait assez d’espace pour accueillir 4 turbines supplémentaires, ce qui accroitrait sa rentabilité économique.

 

Le Nigeria fait actuellement face à un déficit énergétique aigu qui diminue régulièrement ses 5 000 MW d’énergie disponibles, déjà insuffisants face au minimum de 20 000 MW requis selon les experts pour une bonne croissance économique. Le président Buhari a, d’ailleurs, affirmé à ce propos que son administration travaille à trouver des solutions durables, d’ici les trois prochaines années.

 

Gwladys Johnson/ (Agence Ecofin)

 

http://www.agenceecofin.com/hydroelectricite/2103-36768-nigeria-la-centrale-hydroelectrique-de-kainji-pourra-produire-490-mw-d-ici-mai-2016

 

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5 – Nigeria, deux centrales nucléaires seront construites

 

L’énergie nucléaire en Afrique est déja implanté en Afrique du Sud avec une seule centrale qui fournit 5% de l’électricité du pays. C’est donc maintenant au Nigeria que deux sites doivent être implantés. deux centrales nucléaires seront construites mais le secret demeure sur ou et quand ?

Que ce soit politique ou au sein de la société civile tout le monde s’accorde à dire que c’est un des plus grand besoin au Nigeria, l’électricité manque cruellement.

 

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_ Productions et besoins

Avec presque 200 millions d’habitants, le Nigeria dispose de capacités électriques qui fluctuent entre 6 000 et un peu plus de 7 000 MW, selon la compagnie de transport d’électricité nigériane (TCN), avec 80 % de centrales électriques au gaz. Selon le World Energy Council, un rapport officiel publié par l’Agence internationale de l’Energie, environ 87 millions de Nigérians ne bénéficient actuellement pas d’une couverture électrique. En terme de production, les capacités électriques de l’Afrique du Sud sont sept fois plus importantes pour une population au moins trois fois inférieure.

 

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_ Quels coûts et quelles sources de financement des centrales nucléaires au Nigeria

Il faut entre 5 et 8 milliards d’euros pour une centrale affirme un proche de Rosatom. Ce qui semble d’actualité c’est que le partenariat russe avec le Nigeria est établit et touche de nombreux secteur. Il est donc vraisemblable que le projet se jouera avec du financement de ces deux gigantesques pays…

Avec un portefeuille de 101,4 milliards de dollars en 2014, le Russe Rosatom poursuit sont développement à l’international après avoir signé l’an dernier des accords pour la construction de réacteurs en Hongrie, en Inde, en Iran et en Jordanie.

 

En Afrique, de nombreux pays connaissent actuellement de graves crises énergétiques : pour combler les déficits en électricité, plusieurs d’entre eux veulent se tourner vers le nucléaire. Mais pour pouvoir profiter de cette énergie, ils devront composer avec de nombreuses difficultés. En 2011, IPS (Inter Press Service) avait révélé le calendrier des pays d’Afrique souhaitant se doter de centrales nucléaires, en notant que de plus en plus de pays souhaitaient adopter cette solution.

 

La semaine dernière, le Ghana a annoncé, par l’intermédiaire de son ministre de l’Energie et du Pétrole, que « l’heure est venue d’envisager sérieusement le nucléaire ». D’après lui, la demande croissante en électricité nécessite même « des mesures accélérées pour se lancer dans cette production ».  Pour satisfaire les besoins en électricité du pays, 4.000 MW nucléaires sont prévus pour 2018.

 

Pour le Nigeria, la demande en électricité conséquente (20.000 MW de besoins électriques évalués d’ici 100 ans) inquiète le gouvernement. D’après la commission nigériane de l’énergie atomique (Naec),  1.000 MW sont déjà prévus pour 2020.

Au Ghana et au Nigeria, des études sont en cours pour installer le nucléaire dans la production d’électricité. Cependant, aucun des deux n’est producteur d’uranium, la matière première indispensable au nucléaire.

 

En revanche, le Niger est un important producteur d’uranium (4% de la production mondiale), et le seul pays producteur de l’ouest Africain. Il a plaidé en 2012 pour une régionalisation du nucléaire, avec la construction de centrales où seraient impliqués les pays membres de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) soit 15 pays et 350 millions d’habitants.

 

Le Maghreb voudrait pouvoir se doter de plusieurs réacteurs nucléaires. Cependant, cette région connaît de nombreuses difficultés pour installer les centrales. Leur implantation au Nord du continent africain est en effet difficile en raison de nombreuses zones sismiques ou à risques, qui compromettent la sûreté nucléaire. La disponibilité des ressources nécessaires, comme l’eau ou l’uranium, fait également défaut. Au Maroc, il est envisagé de construire deux réacteurs de 1.000 MW, pour une mise en service en 2022 et en 2024. Le projet date initialement de 1984, mais il a été reporté plusieurs fois.

 

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En Algérie, la construction de deux réacteurs nucléaire est annoncée depuis 2008. Le projet a été ralenti en 2011, à cause de plusieurs difficultés. Mais aujourd’hui , le projet se concrétise puisque le gouvernement algérien a mis en place un institut du génie nucléaire chargé d’étudier les conditions de faisabilité de la première centrale nucléaire du pays. Le premier réacteur d’une puissance de 1.000 MW devrait être mis en route pour 2025, et le second pour 2030.

En Tunisie, ce sont deux réacteurs de 700 à 1000 MW qui sont envisagés pour 2024 et deux autres de même puissance pour 2030. Cependant, aucun site n’a encore été défini.

 

L’Afrique du Sud possède la première (et actuellement la seule) centrale nucléaire du continent, la centrale de Koeberg (photo). Pourtant, le pays a affiché son intention d’ouvrir une nouvelle centrale, afin d’atteindre les 9,6 GW de production d’énergie nucléaire d’ici 2030. Cette nouvelle centrale permettrait de réduire la fréquence des nombreuses coupures d’électricité qui touchent les grandes villes sud-africaines.Ces coupures ralentissent également l’extraction minière sur laquelle l’économie sud-africaine repose en grande partie. Actuellement l’unique centrale sud-africaine (et du continent), située au nord du Cap, permet de produire 5% de l’électricité du pays.

 

Par Thierry Barbaut/ Afrique & Nouvelles Technologies/ 22 juin 2015

 

http://www.info-afrique.com/9348-centrale-nucleaires-nigeria/

 

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Moscou, Russie-

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