AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ CONFLITS/ PAUVRETE : le peuple, ce grand perdant…

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« Violences au Kasaï/ l’ONU suspendue à un vote sur l’envoi d’une enquête indépendante : Depuis dix mois, les provinces du centre de la RDC sont le théâtre de massacres à répétition. Pas moins de 42 charniers y ont été découverts. C’est la dernière métastase de la crise politique qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Elle a pris la forme d’un conflit qui a mis à feu et à sang les provinces du Kasaï, dans le centre du pays. En dix mois, les violences ont provoqué la mort de plus de 400 personnes et contraint plus d’un million d’habitants à fuir, selon l’ONU.Le Kasaï est aussi le théâtre d’une autre bataille : celle qui se joue, au niveau international, pour qu’enfin les Nations unies puissent dépêcher sur place des enquêteurs indépendants. »

 

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1 – Croissance en Afrique : le rebond après un net ralentissement

 

La croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. Telles sont les conclusions de la nouvelle édition d’Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies africaines.La région montre des signes de reprise et la croissance devrait y atteindre 2,6 % en 2017. Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté.

 

Le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques. En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques.Selon les dernières données, sept pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays ont affiché des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017, concentrent près de 27 % de la population de la région et représentent 13 % de son PIB total.

 

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Les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques. La croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole, alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. La croissance du PIB dans les pays dont les économies sont moins tributaires des matières premières devrait rester forte, soutenue par les investissements dans les infrastructures, des secteurs de services résilients et le redressement de la production agricole. C’est notamment le cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie.

 

Les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays. « Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons faire en sorte que la conjoncture demeure propice à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », explique Albert G. Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Nous devons mettre en œuvre des réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créer un environnement macroéconomique stable. Des emplois plus productifs et de meilleure qualité contribuent à lutter contre la pauvreté sur le continent. »

 

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Le ralentissement de la croissance économique intervient à un moment où le continent doit impérativement entreprendre des réformes pour stimuler l’investissement et s’attaquer à la pauvreté. Les pays doivent également engager des dépenses indispensables pour le développement tout en évitant d’accroître leur dette à des niveaux insoutenables.Dans ce contexte, la promotion des investissements publics et privés, notamment dans les infrastructures, est une priorité. La région a enregistré un recul de la croissance des investissements, de près de 8 % en 2014 à 0,6 % en 2015. Le rapport Africa’s Pulse consacre une section spéciale à l’analyse des performances de la région en matière d’infrastructure dans divers secteurs. Cette section révèle des progrès spectaculaires sur le plan de la quantité et de la qualité des télécommunications, qui contrastent avec des retards persistants dans la production de l’électricité et l’accès.

 

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« Avec des taux de pauvreté qui restent élevés, il est impératif de renouer avec la dynamique de croissance », prévient PunamChuhan-Pole, économiste principal à la Banque mondiale et auteur du rapport. « La croissance doit être plus inclusive et nécessitera de s’attaquer au ralentissement de l’investissement et aux coûts logistiques élevés des échanges qui nuisent à la compétitivité. »Dans l’ensemble, le rapport appelle à la mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ 19 avril 2017/ WASHINGTON, le 19 avril 2017

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2017/04/19/economic-growth-in-africa-is-on-the-upswing-following-a-sharp-slowdown

 

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2 – SOCIÉTÉ/ Développement : la mal gouvernance, une source du sous-développement des Etats

 

Si les pays africains, le Gabon avec, reconnaissent le rôle prépondérant des mécanismes de soutien au développement des pays, la gouvernance, souvent déclinée de manière scientifique sous la forme de « management », demeure la clé de réussite de ce processus, quoi que souvent minimisée par les décideurs africains. C’est ce rôle imminent que tente de mettre en évidence la 5eme Conférence africaine de management (CAM 2017) organisée au Gabon sous le thème « Servir l’Afrique par le management ».

 

Les perspectives de croissance sont encourageantes pour le continent africain et présagent son éveil économique pour les années à venir. Selon les projections, environ 2/3 des plus fortes croissances des économies mondiales seront africaines. Contrairement au passé et malgré les maux (crises, conflits armés, pauvreté…) qui fragilisent son essor, le continent africain recèle un potentiel économique immense et les analystes ne manquent pas de le faire savoir. Pour matérialiser cette nouvelle vision du continent implique de fait, une réorganisation de son système économique s’impose et commande des nouvelles méthodes de gouvernance plus flexibles, rigoureuses et à même de permettre aux Etats africains de surmonter ses défis les plus cruciales et urgent comme la pauvreté, la corruption, la mal gouvernance et bien d’autres.

 

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Pour les experts, cette nouvelle convergence implique une responsabilité des décideurs publics et privés, celle des partenaires au développement ainsi que tous ceux qui s’intéressent au sort de l’Afrique par la mise en place des formats de gouvernance qui luttent contre la pauvreté, les conflits armés, les maladies, l’injustice, la corruption et favorisent une gestion publique plus saine, l’état de droit, la décentralisation et la coopération de proximité, etc. En effet, la question de la responsabilité des dirigeants dans la prise de décision dans ce nouveau spectre est d’autant plus importante à maîtriser que le problème imminent du continent, source du retard en terme de développement de ses pays a toujours été la mal gouvernance ou le déficit en management.

 

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A en croire l’universitaire sénégalais et par ailleurs président fondateur de la Société africaine de management (SAM), AbabacarMbengue, la problématique du sous-développement du continent trouve son explication dans le déficit en management. Pour ce dernier, la pauvreté et les autres maux qui pourrissent l’Afrique ne sont que des conséquences à cette cause immédiate. Comment donc mieux appréhender les futures années de gloire économique, par quel canal et avec quels moyens ?

 

Les réponses se trouvent dans la 5eme Conférence africaine de management (CAM 2017) organisée cette année au Gabon sous le thème « Servir l’Afrique par le management ». Réunissant des décideurs publics, privés, des associations, des scientifiques et bien d’autres, l’évènement permettra de déboucher sur des solutions en offrant aux dirigeants du continent, des formats de gouvernance adapté aux situations et aux problèmes du moment qui minent les Etats.

 

Michaël MoukouanguiMoukala/ Publié le vendredi 12 mai 2017/ Gaboneco

 

http://news.alibreville.com/h/72671.html

 

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3 – Lutte contre la pauvreté : l’Afrique veut miser sur ses jeunes

 

L’Année 2017 a été placée à l’Union africaine (UA) sous le signe de l’ « exploitation du dividende démographique à travers des investissements dans la jeunesse ». Un thème qui va guider les réflexions au cours des deux sommets ordinaires de l’année des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union, dont le premier va se tenir les 30 et 31 janvier, à AddisAbeba en Ethiopie.

 

 La 28e session ordinaire du sommet des dirigeants africains sera, sans doute, marquée par le lancement d’une feuille de route à même de permettre aux pays de tirer profit du dividende démographique. Par cette approche, l’Afrique entend lutter plus efficacement contre la pauvreté, par une maitrise de sa croissance démographique et, en même temps, par des politiques sociales fortes à même d’améliorer le capital humain. Et c’est sur plus de 60% de sa population, notamment les jeunes, que le continent veut prioritairement miser. Comment ? En leur assurant la santé, l’éducation et la formation, des opportunités pour exprimer dignement leurs compétences, dans un contexte de bonne gouvernance.

 

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La notion de santé ici implique un meilleur accès aux services de santé de la reproduction, afin de diminuer les cas de grossesses non désirées et leurs corollaires d’avortements à risques. Concernant toujours le pilier sanitaire, il s’agit aussi d’œuvrer à réduire drastiquement le nombre de femmes qui perdent la vie en voulant la donner et celui des bébés qui décèdent avant même de fêter leur cinquième anniversaire. Egalement, la feuille de route promeut  le bien-être, qui passe par la fin de certaines pratiques discriminatoires et handicapantes pour des jeunes, en l’occurrence les mariages d’enfants et les mutilations génitales féminines.

 

Au sujet de l’éducation, la récurrente question de l’adéquation des curricula de formation aux besoins du marché du travail est remise au goût du jour. Cela, en vue de donner plus de chance aux jeunes sortis des méandres formelles et informelles de l’école, d’avoir un emploi décent ou de s’auto-employer, à travers l’entreprenariat soutenu par des fonds publics ou privés. Par ailleurs, ce qui sera bientôt une boussole de croissance partagée en Afrique recommande que la gouvernance se conjugue dorénavant avec les jeunes. 

 

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_ Ne plus « signaler à droite et tourner à gauche »

Telle que déclinée, la stratégie « d’exploitation du dividende démographique à travers des investissements dans la jeunesse» est la « voie royale » pour un développement durable et inclusive des pays africains. C’est du moins la conviction du Directeur régional (DR) de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, MabingueNgom, dont la structure a porté, avec la Commission de l’UA         et d’autres organisations, le leadership de l’élaboration de cette feuille de route continentale. Pour lui, les mentalités fortement procréatrices selon lesquelles l’ « enfant est une richesse » sont à relativiser. S’exprimant sur le sujet au cours d’un panel avec les journalistes à AddisAbeba, le 26 janvier 2017, il a avancé que ce sont des enfants productifs qui peuvent être de la richesse.

 

Le cas échéant, a expliqué M. Ngom, ils peuvent devenir des fardeaux, des sources d’insécurité pour leurs familles et les Etats. Les jeunes qui se sentent laissés-pour-compte, sont des cibles des recruteurs de djihadistes, a prévenu le directeur régional de l’UNFPA.

De sa lecture, le dividende démographique, en plus d’être un outil de développement, peut contribuer à garantir la sécurité et la résilience face au changement climatique. D’où sa fierté de voir la stratégie « adoptée » par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique. Toutefois, il a émis des craintes de voir la feuille de route, qui devrait être lancée au cours de la conférence au sommet de l’UA, susciter, par la suite, peu d’actions dans les Etats. M. Ngom en veut pour preuve les nombreux « beaux plans et programmes » adoptés sur le continent, mais qui restent presque lettres mortes. Une réalité qu’il a qualifiée de « signaler à droite et tourner à gauche ».

 

C’est pourquoi, avant même le lancement officiel du dividende démographique sur le continent, il a appelé à la veille citoyenne pour le suivi des engagements qui seront pris par les dirigeants. Et parmi les soutiens qui se sont exprimés, figurent la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), à travers son bureau régional Afrique, qui est partie prenante du processus, des jeunes, des hommes de médias et surtout des parlementaires.

 

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_ Des parlementaires veillent au grain

En effet, l’argument de la prise en compte des défis liés à la croissance rapide de la population dans la lutte contre la pauvreté a déjà convaincu les parlementaires africains. Des députés du continent sont également présents à AddisAbeba pour affirmer leur foi en cette approche. Au cours d’un forum organisé dans la capitale éthiopienne, ils  ont présenté et défendu leurs stratégies pour « tirer parti du dividende démographique par des investissements dans la jeunesse ». Ce sont un plan d’action et une déclaration adoptés en novembre 2016 à Dakar au Sénégal,  dans lesquels les élus du peuple ont pris des engagements. Ils ont promis de voter des lois et des budgets favorables à l’accès des jeunes à la santé de la reproduction, à une éducation appropriée, à des emplois, etc.

 

A l’opposé, les parlementaires africains ont affiché leur ferme détermination à démonter les dispositions légales qui font obstacle au plein épanouissement de la jeunesse. « Nous allons mener des plaidoyers, interpeller les gouvernements… Nous veillons au grain », a martelé la présidente du Forum des parlementaires africains sur la population et le développement, la députée camerounaise Marie Rose Nguini Effa.

 

Koumia Alassane KARAMA/  (A AddisAbeba) / 27/01/2017/

 

http://www.sidwaya.bf/m-15018-lutte-contre-la-pauvrete-l-afrique-veut-miser-sur-ses-jeunes.html

 

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4 – Afrique : la mondialisation du terrorisme

 

L’heure est grave. De Kolofata au Cameroun à Maiduguri au Nigeria, en passant par Gao au Mali, Syrte en Libye, etc., les terroristes ne cessent de dicter leur funeste loi sur le continent. Dans son édition 2015, le Global Terrorism Index, un classement des nations les plus exposées au terrorisme indiquait déjà que les 30 pays les plus à risque face à la menace terroriste sont africains ou asiatiques. Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’aucun point du globe terrestre ne peut se dire totalement à l’abri des assauts des terroristes. La preuve, les villes forteresses comme Paris, Londres, Manchester, entre autres, ont déjà été la cible des djihadistes qui y ont fait de nombreuses victimes innocentes. Et lorsqu’on y ajoute les attentats perpétrés aux USA, en Irak ou en Inde, il y a lieu de parler d’une mondialisation du terrorisme.

 

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Face à la gravité de la menace, nous devons être plus vigilants. En découvrant l’identité, la filiation et le parcours de SalmaneAbédi le tueur de Manchester, l’on comprend la nécessité pour les peuples de se liguer contre les guerres impérialistes de leurs dirigeants quel que soit le théâtre des opérations. Car, comme on l’a vu en Irak, en Syrie ou en Libye, le terrorisme se nourrit du désordre. Pour mettre la main aux puits de pétrole en Libye, certains pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), la France en tête, ont assassiné Mouammar Kadhafi sous de fallacieux prétextes. Aujourd’hui, la Libye est devenue un grand centre international de recrutement, de formation, d’expérimentation et de recyclage des terroristes.

 

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En vue de préserver les intérêts des hommes d‘affaires français en Côte d’Ivoire, la même France avait engagé une guerre sans merci contre le président d’alors, Laurent Gbagbo. Pour susciter l’indignation de l’opinion internationale et obtenir l’adhésion au projet de limogeage de Laurent Gbagbo et surtout son remplacement par un pro-français Alassane Ouattara, des campagnes de manipulation ont été lancées. Aujourd’hui, à La Haye, les accusations fondent comme neige au soleil. Au fil des audiences, les signes d’un probable acquittement du prisonnier encombrant de la Cour pénale internationale se précisent.

 

En attendant, les langues se délient. Dans un livre fort documenté avec pour titre Abobo, la guerre, Leslie Varenne donne un tout autre récit sur la marche des femmes d’Abobo. Selon la journaliste, ce sont les rebelles pro-Ouattara qui avaient tiré sur les femmes à Abobo pour discréditer les militaires loyalistes. Cette édition du Journal de l’Afrique interroge la Tunisie après Ben Ali et dresse le portrait d’un universitaire qui a réhabilité la littérature africaine : Ambroise Kom.

 

Publié par: Olivier Ndenkop et Carlos Siélenoule: 16 juin, 2017/

 

http://www.afrique-asie.fr/afrique-la-mondialisation-du-terrorisme/

 

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5 – « En Afrique de l’Ouest, la violence privée est plus mortelle que la violence politique »

 

Le criminologue canadien Maurice Cusson, en collaboration avec d’autres chercheurs, s’est intéressé aux homicides au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Niger.Professeur émérite à l’Ecole de criminologie de l’Université de Montréal, Maurice Cusson est l’auteur de nombreuses publications sur la délinquance, la sécurité ou les homicides. Il a codirigé l’écriture de Mille Homicides en Afrique de l’Ouest, qui vient de paraître aux Presses de l’Université de Montréal.

Fruit d’une collaboration entre chercheurs africains et canadiens, l’ouvrage s’est donné pour but d’analyser les meurtres commis dans quatre pays d’une région où les homicides sont de moins en moins nombreux : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Niger. Pour les répertorier, les chercheurs ont « dépouillé systématiquement les journaux locaux » à la recherche de faits divers, jusqu’à arriver au nombre rond de « 1 000 cas d’homicides », qui ont donné son titre au livre.

 

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. Pourquoi s’être intéressé aux homicides en Afrique de l’Ouest ?

Maurice Cusson Nous avons collaboré avec le département de criminologie de l’université Houphouët-Boigny d’Abidjan, avec qui nous avions déjà des liens. Le taux d’homicide est un bon indicateur de la violence criminelle grave dans un pays et, en Afrique, ce taux est plus élevé qu’ailleurs. Mais l’Afrique de l’Ouest était une région sur laquelle nous avions très peu de connaissances.

 

. Y a-t-il des types d’homicides spécifiques à la région ?

Il existe en effet une minorité de crimes qu’on ne trouve plus dans nos pays occidentaux. Il y a bien sûr les meurtres liés à la sorcellerie. C’est ce qui fascine le plus, mais ce n’est pas très différent de la chasse aux sorcières qu’on pouvait trouver en Europe à une époque. Le lynchage par la foule, les fusillades policières, ce sont des choses qui arrivent aussi beaucoup en Afrique de l’Ouest. Cela dit quelque chose, d’ailleurs, sur le niveau de violence et sur la formation des policiers dans la région. Enfin, il y a les meurtres perpétrés par les « coupeurs de route ». C’est un phénomène similaire aux bandits de grand chemin du Moyen Age : des gens qui se planquent au bord de la route et interceptent ceux qui y passent. Même si leur objectif principal est de voler, cela finit parfois en homicide.

 

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. Qu’en est-il des meurtres liés à la politique ?

Il existe trois catégories universelles d’homicides : familial, querelleur – c’est-à-dire consécutif à une altercation – et politique. Beaucoup d’écrits journalistiques, et même de rapports officiels, de l’ONU par exemple, insistent beaucoup sur cette violence politique, au sein de laquelle on inclut le terrorisme. En réalité, elle n’est pas si importante. Quand un pays n’est pas en guerre civile, les meurtres politiques représentent une faible part des homicides, souvent autour de 5 %. En fait, la violence privée est bien plus fréquente et plus mortelle que la violence politique.

 

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. Notez-vous des différences importantes entre les pays étudiés ?

Oui, la Côte d’Ivoire, par exemple, est le pays avec le plus fort taux d’homicide parmi les quatre. C’est bien sûr lié à la grave crise qu’a connue le pays, avec des conflits qui ne sont pas encore réglés. Ce genre de conflits facilite la circulation des armes. Au Sénégal, en revanche, le taux est très bas, presque aussi bas qu’en France ou au Canada. Pourtant, la population sénégalaise est bien plus pauvre que celle de Côte d’Ivoire. Ce qui contredit l’idée reçue que la pauvreté et le meurtre sont forcément liés. Il y a un lien, mais il n’est pas systématique.

 

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. Comment a évolué le taux d’homicide dans la région ces dernières années ?

Les chiffres des Nations unies montrent qu’entre 2008 et aujourd’hui, le taux a diminué à peu près de moitié dans les pays d’Afrique subsaharienne. Mon hypothèse pour expliquer cela – je peux l’argumenter, mais pas la prouver –, c’est le téléphone portable. Il y a quelques années encore, personne n’en avait. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde en possède un. C’est frappant quand on marche dans les rues d’Abidjan. Le téléphone portable est un objet qui apporte beaucoup de sécurité. Il a amélioré la communication entre les habitants et la police, entre la police et les autres forces de sécurité, entre les parents et leurs enfants… Enfin, il ne faut pas nier le rôle des acteurs informels de la sécurité, les veilleurs de nuit, les « gros bras », qui sont nombreux et qui peuvent apporter une grande contribution.

 

Mille Homicides en Afrique de l’Ouest. Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal, dirigé par Maurice Cusson, Nabi Youla Doumbia et Henry BoahYebouet, Presses de l’Université de Montréal, 352 pages, paru le 6 juin 2017.

 

Propos recueillis par Antoine Le Goff/ LE MONDE Le 28.06.2017 à 15h33

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/28/en-afrique-de-l-ouest-la-violence-privee-est-plus-mortelle-que-la-violence-politique_5152566_3212.html

 

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6 – Violences au Kasaï : l’ONU suspendue à un vote sur l’envoi d’une enquête indépendante

 

Depuis dix mois, les provinces du centre de la RDC sont le théâtre de massacres à répétition. Pas moins de 42 charniers y ont été découverts.C’est la dernière métastase de la crise politique qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Elle a pris la forme d’un conflit qui a mis à feu et à sang les provinces du Kasaï, dans le centre du pays. En dix mois, les violences ont provoqué la mort de plus de 400 personnes et contraint plus d’un million d’habitants à fuir, selon l’ONU.

 

Le Kasaï est aussi le théâtre d’une autre bataille : celle qui se joue, au niveau international, pour qu’enfin les Nations unies puissent dépêcher sur place des enquêteurs indépendants. Mardi 20 juin à Genève, lors de la 35e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les 47 Etats membres s’accorderont-ils sur le fait que les massacres à répétition sont un crime intolérable ? Les tractations se poursuivent en vue du vote prévu le 22 ou le 23 juin sur la mise en place d’une commission d’enquête internationale.« Les Etats membres ont l’opportunité d’être du côté des victimes et de mettre un terme au cycle de l’impunité, dit, à Kinshasa, José Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme. Cette session est cruciale, car elle pourrait permettre de déterminer les responsables des crimes au Kasaï. »

 

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_ Quarante-deux fosses communes

Depuis le début du conflit, l’ONU a été systématiquement entravée dans ses démarches. Deux de ses experts, qui enquêtaient sur les responsables de crimes et de violations des droits humains dans la région, ont été assassinés mi-mars dans des conditions troubles. Le régime de Joseph Kabila, qui s’accroche au pouvoir depuis décembre 2016, fait barrage. Par la force s’il le faut. Des casques bleus ont été mis en joue par des militaires congolais et se sont vu refuserl’accès à certaines zones du pays.Quarante-deux fosses communes ont été découvertes, dont 19 dans la ville de Tshimbulu, où sont positionnés quelques casques bleus parmi la centaine déployée dans les trois provinces touchées par le conflit. Mais il y en a sans doute d’autres, dans les nombreuses zones interdites d’accès à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco).

 

Comme le révèle une enquête rigoureuse de Radio France internationale (RFI), qui cite des documents confidentiels, la Monusco a préféré préserver sa relation délicate avec le gouvernement congolais et a minimisé, publiquement du moins, l’ampleur du désastre. La mission était pourtant informée chaque mois par des notes internes du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, n’a pas réagi. La Cour pénale internationale (CPI) n’a jusque-là posé aucun acte indiquant qu’elle allait ouvrir une enquête. Sa procureure générale, FatouBensouda, s’est contentée d’exprimer sa « profonde préoccupation ». Des responsables du régime de Kabila sont soupçonnés d’avoir attisé le feu au Kasaï, certains sont visés par des sanctions de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis, mais la communauté internationale semble impuissante pour enrayer cette crise.

 

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_ Offensive diplomatique

Pas d’enquête indépendante, pas de vérité, au risque de renforcer le sentiment d’impunité des auteurs des crimes. Une situation déjà éprouvée au Burundi, où une commission d’enquête internationale avait été mise en place en septembre 2016. Depuis, le régime de Bujumbura n’a jamais laissé les enquêteurs pénétrer sur son territoire.« Malgré la présence de quelque 20 000 casques bleus en RDC, l’ONU a perdu encore un peu plus d’influence diplomatique et toute prise sur le gouvernement, constate Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI). En RDC comme au Burundi, elle est incapable de mener à bien des enquêtes. »

 

De son côté, Joseph Kabila a fini par accepter, début juin, une enquête conjointe sur les violences au Kasaï après que le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, ZeidRa’ad Al-Hussein, a lancé un ultimatum à Kinshasa. Une manière pour le régime de donner l’impression de faire une concession… tout en gardant la main sur le contenu des investigations. En RDC, les missions conjointes n’ont jamais vraiment abouti, à l’instar des seize enquêtes lancées contre les auteurs de graves violations des droits de l’homme dans l’est du pays.

 

Parallèlement, Joseph Kabila poursuit son offensive diplomatique. Les pays voisins sont les premiers ciblés, puis ceux qui disposent du droit de vote et d’une influence dans les instances onusiennes. Son conseiller diplomatique, Barnabé Kikaya Bin Karubi, et son vice-premier ministre chargé des affaires étrangères, Léonard SheOkitundu, ont sillonné le continent. En Afrique australe mais aussi en Egypte et en Russie, Kinshasa a su se trouver des alliés peu regardant sur ses dérives.

 

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_ Refus de Lomé et de Pretoria

En mars, ZeidRa’ad Al-Hussein a insisté sur l’urgence de mettre en place une enquête sur le Kasaï. Une demande certes mal préparée et non aboutie, mais qui a eu le mérite de tester la volonté des 47 Etats membres – et notamment des treize africains. Le Togo et, surtout, l’Afrique du Sud de Jacob Zuma, qui entretient des liens politiques et d’affaire avec Joseph Kabila, s’y sont catégoriquement opposés, faisant valoir la capacité des institutions congolaises à mener les enquêtes. Le 20 juin, Lomé et Pretoria devraient donc camper sur leur position.Une enquête internationale n’est pas une formule magique permettant de mettre un terme à un conflit, mais dans le cas présent elle servirait de symbole dans la lutte contre l’impunité en RDC.

 

En 1997, déjà, lorsque Laurent-Désiré Kabila renversa Mobutu Sese Seko, son Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) commit des crimes de masse qui, aujourd’hui encore, restent impunis et sont volontairement minimisés par certaines puissances occidentales. Vingt ans plus tard, Kabila fils, entouré des conseillers politiques et militaires de son défunt père, perpétue cette « tradition » et défie ses anciens alliés. La réponse de ces derniers, le 20 juin, sera déterminante pour la crédibilité de l’ONU face à des régimes accusés de massacres.

 

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La remarquable enquête de RFI sur les violences au Kasaï

 

Tout a commencé le 12 août 2016 avec l’assassinat de Jean-Prince Mpandi, le sixième « KamuinaNsapu », chef coutumier des BajilaKasanga. Depuis, cette province de la République démocratique du Congo (RDC) a basculé dans l’horreur avec des centaines de morts, 42 fosses communes découvertes par les Nations unies et plus d’un million de déplacés. De fait, le Kasaï a dépassé en violence l’est du Congo. En dix mois, le conflit entre les adeptes du chef coutumier KamuinaNsapu et les forces de sécurité a touché cinq provinces.

 

Pour comprendre et faire une partie de la lumière sur cette crise, Radio France Internationale (RFI) publie à partir de mardi 13 juin un remarquable webdocumentaire en trois volets, fruit d’un travail de plusieurs mois sur le terrain et à Kinshasa de sa correspondante Sonia Rolley, appuyée par la journaliste multimédia Latifa Mouaoued. L’enquête journalistique est appuyée par des documents et des vidéos, dont la cruauté est parfois difficilement supportable, en particulier les scènes de répression filmées par des soldats de l’armée désinvoltes au moment de leurs exactions.

 

. 1er volet : « KamuinaNsapu, la mort d’un chef ». RFI revient sur les derniers jours du chef coutumier dont la mort va embraser le Grand Kasaï.

 

. 2e volet : « La réaction d’éléments de l’armée : des preuves en images ». Cet épisode se concentre sur la répression. Il retrace le parcours de trois officiers, dont certains sont d’ores et déjà poursuivis, et qui sont soupçonnés d’être responsables de la moitié des fosses communes répertoriées par l’ONU et d’autres crimes commis dans l’est de la RDC.

 

. 3e volet : « La réaction de l’ONU face à la crise » à travers la publication d’une série de communications et rapports de l’organisation internationale.

 

Par Joan Tilouine/ LE MONDE Le 16.06.2017 à 11h4

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/16/violences-au-kasai-l-onu-suspendue-a-un-vote-sur-l-envoi-d-une-enquete-independante_5145535_3212.html

 

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7 – Un rapport de l’ONU dresse un bilan accablant des violences qui ravagent la Centrafrique

 

Le recensement des crimes commis par toutes les parties prenantes des conflits qui minent le pays couvre près de treize années.La chronique des violences en République centrafricaine (RCA) donne le tournis, dans une relative indifférence et une totale impunité des auteurs malgré la gravité des crimes contre l’humanité commis dans le pays depuis des années. Pour le seul mois de mai, l’ONU a comptabilisé, jeudi 25 mai, « environ 100 000 nouveaux déplacés, 200 blessés et 300 morts » après des attaques sur les localités d’Alindao, Bangassou, Mobaye et Bria.

Le pays est entré dans un nouveau cycle de violences dont on ne peut prédire l’issue. Un de plus, peut-on dire sans se tromper. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le « Mapping des violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international, humanitaires commises sur le territoire de la RCA de janvier 2003 à décembre 2015 », rendu public mardi, à Bangui.

 

Ce rapport de 386 pages demandé par le Conseil de sécurité de l’ONU résulte d’une enquête menée entre le 11 mai 2016 et le 31 mars de l’année suivante. Il ne comporte pas de scoop à proprement parler. L’objectif était de « collecter des informations de base et non de se substituer à des enquêtes approfondies sur les incidents découverts » tout en « mettant l’accent sur les auteurs de ces violations » et de proposer des mécanismes de justice pour mettre fin à l’impunité ainsi que de lister des axes prioritaires pour les futures enquêtes.

 

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_ Violences sexuelles systématiques

Le résultat est alarmant. Une suite quasiment ininterrompue de crimes commis dans ce vaste pays dont l’histoire est marquée « par une pauvreté chronique, des tensions ethniques, une instabilité politique généralisée, la corruption et le népotisme – facteurs qui ont favorisé une succession de conflits armés », rappellent les auteurs du rapport. Ce récit dramatique est découpé chronologiquement en partant de la chute d’Ange Félix Patassé en 2003, puis, jusqu’en 2008, la période de contestation violente du pouvoir de François Bozizé, la faillite du processus de paix qui s’en est suivi, ponctuée par la prise de pouvoir par les rebelles de la Séléka en 2013 et les ripostes des anti-Balaka.

 

La compilation de quelque 620 incidents graves – liste non exhaustive – montre qu’aucune partie, à chaque époque, n’a eu le monopole de la violence. Tous les camps – aussi bien les forces armées régulières que les innombrables mouvements rebelles prospérant dans le chaos centrafricain, voire « dans une moindre mesure des forces armées étrangères opérant dans le pays », tchadiennes notamment – se sont rendus coupables de ce que le rapport décrit comme pouvant relever de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité : exécutions sommaires, violences sexuelles systématiques, pillages, incendies de villages, enrôlement d’enfants et de mercenaires, tortures, déplacements forcés, violation des droits politiques… Tout cela dans la plus parfaite impunité.

 

Toutefois, il ressort de cette comptabilité macabre que ces crimes n’ont jamais été si nombreux que lors de la dernière séquence ouverte en 2012 avec l’apparition de la Séléka, coalition de groupes rebelles majoritairement composés pour la plupart de Goula et de Rounga, deux communautés musulmanes du nord du pays. Cette période rassemble 361 incidents documentés sur les 632 retenus au cours de treize années. Ce conflit dégénéra plus encore avec l’apparition des anti-balaka, des milices d’autodéfense faisant la chasse aux Séléka et à l’essentiel des musulmans jugés complices des crimes de ces derniers. Aujourd’hui, le pays est globalement divisé en deux. Le sud et l’ouest aux mains des anti-balaka tandis que la Séléka contrôlait la plupart des régions de l’est et du nord.

 

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_ « Dynamique autodestructrice »

Le bilan est lourd : 3 003 civils tués entre décembre 2013 et octobre 2014. Des centaines de milliers de personnes déplacées dans un pays un peu plus vaste que la France mais qui ne compte que 4,5 millions d’habitants.

« Face au nombre accablant de violations graves commises sur le territoire de la République centrafricaine, la réponse des gouvernements successifs s’est souvent avérée inappropriée et l’impunité a prévalu [contribuant] à alimenter les conflits armés cycliques », conclut le rapport. Il est dommage que le rapport n’évoque pas la réponse tout aussi « inappropriée » apportée par les différentes missions de l’ONU déployées en RCA durant toute la période couverte, ni le rôle de l’ancienne puissance coloniale française.

 

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Comment en effet rompre le cycle de violences dans le cadre d’un pays où l’Etat n’est pas seulement failli mais également un fantôme tant son autorité et sa présence ne dépassent guère les frontières de la capitale ? Bangui ? Le ProjetMapping se félicite de la promulgation en juin 2015 d’une loi portant création d’une cour pénale spéciale avec mandat d’enquêter, de poursuivre et de juger les crimes résultant de violations graves des droits de l’homme. La mise en oeuvre de cette loi rencontre toutefois de nombreux obstacles. La faiblesse politique des nouvelles autorités élues en 2016 et le nouveau cycle de violences amorcé depuis quelques mois pourraient bien l’enterrer définitivement, continuant d’alimenter « cette dynamique autodestructrice » dénoncée par l’ONU et qui ne cesse d’entraîner la République centrafricaine vers le fond.

 

Par Christophe Châtelot/ LE MONDE Le 30.05.2017/ Mis à jour le 19.06.2017 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/30/un-rapport-de-l-onu-dresse-un-bilan-accablant-des-violences-qui-ravagent-la-centrafrique_5135975_3212.html

 

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8 – L’Afrique du Sud face à une escalade des violences xénophobes

 

En Afrique du Sud, les attaques xénophobes s’enchainent depuis une semaine à Johannesburg et Pretoria. Ces agressions visent les étrangers accusés de trafic de drogue et jugés responsables de la criminalité dans certains quartiers. Samedi 18 février, des bâtiments ont été incendiés dans la capitale Pretoria et face à l’escalade des violences, la situation devient préoccupante.

 

« A 8 heures du soir, un groupe d’hommes s’est planté devant notre porte, ils ont commencé à crier « tous les étrangers doivent sortir », ils ont tout pillé et ils ont ensuite mis le feu à la maison ». Le témoignage de SogunOluwa, un ressortissant nigérian, qui s’est entretenu avec la presse locale, fait froid dans le dos. Samedi 18 février, pendant toute la journée, dans un quartier situé à l’ouest de Pretoria, trois habitations et plus d’une vingtaine de voitures ont été détruites par les flammes, les forces de l’ordre ont été déployées, plusieurs véhicules blindés ont été déployés sur place et un hélicoptère a survolé la zone. Des habitants rapportent que la police n’a rien fait pour les protéger, Ces bâtiments ont été incendiés par des centaines d’hommes qui accusent les étrangers d’être responsables de l’insécurité à cause de la drogue et de la prostitution.

 

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_ Pas encore d’arrestation

Les troubles ont commencé la semaine dernière à Rosettenville, au sud de Johannesburg, où 26 voitures ont été brûlées dans un hangar par des hommes non identifiés. D’après la porte-parole de la police, il n’y a aucune arrestation pour l’instant et une enquête est en cours. Face aux flambées de violence xénophobe, des membres de la société civile se sont réunis ce dimanche après-midi à Johannesburg pour trouver des solutions et dénoncer l’inertie des politiques voire les provocations, comme les propos de Herman Mashaba, le nouveau maire de la ville, qui a déclaré en décembre dernier que les immigrés illégaux squattaient les bâtiments du centre-ville et qu’il fallait les mettre dehors.

 

Par RFI/ Publié le 19-02-2017/ Modifié le 19-02-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170219-afrique-sud-face-une-escalade-violences-xenophobes

 

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9 – Egypte/ Terrorisme : 26 soldats tués ou blessés dans une attaque dans le Sinaï

 

26 soldats égyptiens ont été tués ou blessés dans une vague d’attaques, dont des attentats à la voiture piégée, contre plusieurs barrages dans le nord du Sinaï, selon un communiqué de l’armée.L’armée égyptienne a fait savoir que 26 soldats avaient été tués ou blessés, le 7 juillet, dans une série d’attentats contre plusieurs barrages dans le nord du Sinaï. Elle a affirmé avoir tué 40 des assaillants lors d’affrontements qui se sont produits avec des combattants extrémistes dans cette région où sévit la branche égyptienne de Daesh.

 

Des sources de la sécurité égyptienne ont confié à l’agence Reuters qu’au moins 10 soldats, dont un colonel, avaient été tués.Des responsables des services de sécurité ont en outre précisé que des ambulances avaient été dirigées vers les lieux où s’étaient produites les attaques, au sud de la localité de Rafah, proche de la frontière avec la bande de Gaza. 

 

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Depuis 2013, année ou l’armée égyptienne a destitué le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant des militaires et des policiers. Une centaine d’entre eux ont à ce jour perdu la vie, dans la péninsule du Sinaï pour la plupart. Des touristes et la communauté chrétienne copte ont également été la cible d’attaques meurtrières revendiquées par Daesh dans le Sinaï mais également dans le reste du pays.

 

International/ 7 juil. 2017/ Avec AFP

 

https://francais.rt.com/international/40671-egypte-26-soldats-tues-ou-blesses-dans-attaque-sinai

 

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10 – Côte d’Ivoire – Henri Konan Bédié : « En 2020, le candidat du RHDP sera issu de mon parti »

 

L’ancien chef de l’État reste un acteur majeur de la scène ivoirienne. Mutineries, grogne sociale, présidentielle de 2020, affaires judiciaires… Sur toutes ces questions, le Sphinx de Daoukro a un avis tranché. Entretien exclusif. Que peut-on encore attendre de la vie quand, à 83 ans, on a derrière soi un demi-siècle de carrière politique, dont six années à la tête de son pays et douze au perchoir de l’Assemblée, connu les fortunes du pouvoir, la brutalité d’un coup d’État et l’infortune de l’exil ? Peu de chose, si ce n’est une retraite confortable, le respect de ses compatriotes et l’espoir que le jugement de l’Histoire sera équitable.

 

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Sur le premier point, l’homme qui nous reçoit, bon pied bon œil, dans son vaste appartement du 16e arrondissement de Paris, n’a visiblement pas à se plaindre. Sur le deuxième, Alassane Ouattara, avec qui il entretient d’excellentes relations, veille avec soin : rarement président en exercice aura manifesté autant d’égards envers l’un de ses prédécesseurs, fût-il de six ans son aîné. Quant au troisième, c’est encore un mystère, car nul ne sait quelle image la postérité retiendra du Sphinx de Daoukro : celle d’un acteur majeur, à certains moments cruciaux, de la paix en Côte d’Ivoire ou celle d’un homme d’État débonnaire et dénué de charisme, trop tôt pétrifié par les enjeux du pouvoir. Si l’on hésite, c’est que la fin de l’histoire n’est pas écrite.

 

Henri Konan Bédié n’est pas de ces baobabs qui se laissent facilement abattre, et celui qui demeure le chef du PDCI, deuxième parti politique de Côte d’Ivoire, entend bien être incontournable quand se jouera, d’ici à 2020, la succession d’Alassane Ouattara. Comme un rappel permanent de l’engagement que ce dernier aurait pris à son égard : le prochain président sera issu des rangs du parti historique fondé il y a soixante-dix ans par Félix-Houphouët Boigny, ou ne sera pas.

 

Publié le 26 juin 2017/ Par Anna Sylvestre-Treiner et Vincent Duhem

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/448607/politique/cote-divoire-henri-konan-bedie-2020-candidat-rhdp-sera-issu-de-parti/

 

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11 – Côte d’Ivoire : Débat sur l’alternance 2020, le RDR n’en veut pas… maintenant !

 

Le Bureau politique du RDR trouve incongru et prématuré l’actuel débat autour de la succession d’Alassane Ouattara en 2020. En prélude au 3e congrès du parti au pouvoir, les cadres de la rue Lepic ont décidé de poser des balises.

 

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_ Voici donc le communiqué final qui a sanctionné cette rencontre

 

SITUATION SOCIO POLITIQUE

Le Bureau Politique a entendu un exposé du Secrétaire Général par intérim sur la situation socio politique de notre pays, qui a été marquée par :

 

 A) Au plan extérieur

1- L’importante rencontre entre le Président de la République, Son Excellence Alassane OUATTARA et le Président de la République française, le dimanche 11 juin à Paris et sa participation au sommet du G20, le lundi 12 juin à Berlin ; ainsi que son intervention magistrale au Parlement européen, le mercredi 14 juin 2017 à Strasbourg.

2- L’élection de la Côte d’Ivoire le 02 juin 2017, en qualité de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

3- La remise du Prix Félix HOUPHOUËT-BOIGNY pour la recherche de la paix, le mardi 27 juin 2017 à Paris, au cours de laquelle le Président de la République a livré la vision de la Côte d’Ivoire sur ce grand fléau du 21e siècle qu’est l’immigration. Ces grands évènements viennent démontrer, une fois de plus, le succès diplomatique de notre pays sous la haute autorité du Président de la République.

 

Le Bureau Politique félicite vivement le Président de la République, pour sa participation constructive, à ces grandes rencontres politiques et économiques avec les plus grands décideurs de la planète.

Le Bureau Politique se réjouit, du couronnement des efforts diplomatiques du Président de la République, qui offre ainsi l’opportunité à notre pays, de porter la voix de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique dans les prises de décisions concernant la paix et la sécurité dans le monde.

 

En outre, le Bureau Politique félicite le Premier Ministre, Amadou Gon COULIBALY, pour le succès de sa mission, du 1er au 10 juin 2017 en Europe et aux États-Unis, qui a permis la mobilisation d’importantes ressources pour le financement de l’économie ivoirienne.

Cette performance, dans un contexte de baisse des prix de nos principaux produits d’exportation, témoigne incontestablement de la confiance des investisseurs internationaux à l’endroit de notre pays.

Par ailleurs, le Bureau Politique prend acte de la fin de la mission de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le 30 juin 2017 ; ceci démontre le retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire et la capacité de notre pays à faire face aux défis qui se posent à lui.

 

Le Bureau Politique saisit cette occasion, pour remercier la communauté internationale, pour son soutien à notre pays et son accompagnement sur le long et difficile chemin de la paix.

 

 B) Au plan intérieur

1- Le mouvement de mécontentement de certains éléments des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI), dit « contingent 8400 », dans les mois de janvier et mai 2017. Après analyse, le Bureau Politique note avec satisfaction, un apaisement du climat social suite à la résolution des revendications de ces éléments des FACI par le Président de la République, qui a toujours privilégié la paix et le dialogue pour le règlement des différends.

 

En conséquence, le Bureau Politique rend un vibrant hommage au Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, pour sa clairvoyance, sa sagesse et sa dextérité qui ont permis une sortie de crise heureuse. Le Bureau Politique saisit cette occasion, pour apporter son soutien au Gouvernement, dans le cadre du dialogue avec les syndicats des fonctionnaires, en vue d’un règlement définitif des problèmes encore en suspens.

 

Le Bureau Politique, réitère son appel aux militaires et à l’ensemble des acteurs sociaux, à toujours recourir au dialogue pour l’expression de leurs revendications.

 

2- La résurgence du débat sur la succession du Président de la République et la question de « l’alternance en 2020 ».

S’agissant du débat sur la succession du Président de la République et la question de « l’alternance en 2020 », le Bureau Politique du RDR juge ce débat malsain et inopportun.

 

En effet, en octobre 2015, le peuple de Côte d’Ivoire s’est exprimé par les urnes et a donné un second mandat jusqu’en 2020 au candidat du RHDP, le Président de la République Alassane OUATTARA, pour lui permettre de relever, avec un gouvernement RHDP, les défis du développement et de la réduction de la pauvreté.

 

Le RDR, rassemblement d’hommes et de femmes de conviction, a de tout temps respecté tous les engagements qu’il a pris pendant son long combat.

Fort de ce principe, le Bureau politique appelle à la création, dans les meilleurs délais, du Parti unifié autour des idéaux de l’Houphouétisme, tels que consacrés dans l’article 5 du statut du Groupement Politique RHDP.

En outre, le Bureau politique déplore, le fait que certaines personnalités et rédactions de journaux insidieusement, appellent à la division au risque de fragiliser la cohésion du Groupement Politique RHDP ; au risque aussi de compromettre la paix et la stabilité de notre pays.

 

Le Bureau politique invite donc, les partis alliés à la sérénité et à s’engager résolument, dans la poursuite de la réalisation de ce grand projet politique, qu’est la construction du Parti unifié, gage de paix et de stabilité de notre pays.

 

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. ORGANISATION DU 3e CONGRES ORDINAIRE DU RDR

Abordant le chapitre sur la vie du Parti, le Secrétaire général par intérim a présenté le rapport des précongrès régionaux tenus du 27 au 30 avril 2017. Il ressort de cet exposé qu’après sept ans d’exercice du pouvoir d’État, de nouveaux défis se posent au RDR en termes d’organisation, de communication, de solidarité, d’animation, d’encadrement et de perspectives à court et à moyen terme. Ces défis concernent également la question d’une participation plus accrue des militants du Parti dans la gestion de l’État.

 

Le Bureau Politique, après avoir pris acte des conclusions de ce rapport, a félicité la Direction du Parti pour la bonne organisation de ces précongrès, qui ont connu un franc succès par la forte mobilisation et la participation active et constructive des militants.

 

Le Bureau Politique félicite également les militantes et les militants pour leur implication dans la réussite de ces importantes assises. En vue de donner au Parti, les moyens de relever tous les défis futurs, le Bureau Politique, sur proposition de la Direction du Parti, décide d’organiser le 3e Congrès ordinaire du Rassemblement des républicains les 09 et 10 septembre 2017 à Abidjan.

 

Le Bureau Politique invite, la Direction du Parti à prendre toutes les dispositions utiles pour faire de ces assises, non seulement un moment d’intenses réflexions, mais également une occasion de retrouvailles militantes et fraternelles.

 

Le Bureau Politique appelle les militantes et les militants à prendre une part active aux activités de ce Congrès et les invite à faire des contributions pour un RDR, plus fort, plus juste, plus solidaire et plus conquérant. Enfin, le Bureau Politique encourage la Direction du Parti à organiser des missions d’information et de remobilisation des militants, sur toute l’étendue du territoire national. Il les invite à demeurer vigilants et à rester à l’écoute des mots d’ordre du Parti.

 

Fait à Abidjan, le mardi 4 juillet 2017

 

Le Bureau Politique

 

JUIL 6, 2017/ http://www.afrique-sur7.fr/58269/cote-divoire-debat-sur-lalternance-2020-le-rdr-nen-veut-pas-maintenant/

 

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