AFRIQUE/ Hydrocarbures : ces grands producteurs d’énergie…

 

« Afrique du Sud/ Electricité/ Un mix électrique reposant encore très largement sur le charbon : Si la centrale d’Ingula constitue un projet important pour l’Afrique du Sud, c’est bien le charbon qui constitue le socle énergétique du pays. En 2015, ce combustible a compté pour 68,4% de la consommation d’énergie primaire sud-africaine selon les dernières données du BP Statistical Review (et le pétrole pour près de 25% de ce mix). En matière de production d’électricité, la part du charbon avoisine 90%. Les 10% restants sont fournis à parts approximativement égales par 2 réacteurs nucléaires (centrale de Koeberg de 1 860 MW) et par les autres énergies (en particulier hydroélectrique).

Signalons ici que l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer actuellement de réacteurs nucléaires, prévoit de construire jusqu’à 8 nouvelles tranches d’une puissance cumulée de 9,6 GW, d’ici 2023. Le nucléaire est d’ailleurs présenté comme « un des principaux moteurs de la croissance économique nationale » dans le plan 2015-2020 du ministère sud-africain en charge de l’énergie. »

 

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1 – Angola : Premier producteur africain de pétrole en 2016

 

Si l’année 2016 a été marquée par des prix du pétrole très volatiles et en moyenne bien en-dessous des années précédentes, et donc par des recettes plus limitées pour l’Etat, l’Angola est devenu le premier pays producteur de pétrole en Afrique, passant devant le Nigéria. Profitant de l’instabilité dans la zone du Delta du Niger, où se situe l’essentiel de la production nigériane, l’Angola a su maintenir sa production à des niveaux supérieurs, atteignant une moyenne quotidienne de 1,775 million de barils (contre 1,468 million de barils par jour pour le Nigéria).

 

Malgré cela, les recettes, directement liées à la faiblesse observée des prix du pétrole sur les marchés internationaux, ont fortement diminué : Sonangol, l’entreprise publique d’Etat, ne fournira aucun dividende à l’Etat. Dans une récente interview accordée au Financial Times, Isabel dos Santos, à la tête de l’entreprise depuis juin 2016, souhaite restructurer les finances et la comptabilité de l’entreprise, l’objectif étant de faire de Sonangol une entreprise « très rentable », notamment en retransférant les activités de « service publique » comme la construction de logements sociaux vers l’Etat. 

 

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La réduction des coûts passe également par la renégociation de certains contrats et par l’ouverture à la concurrence pour certains contrats : Trafigura, qui historiquement importait pour l’Angola des produits pétroliers de manière exclusive, a perdu son monopole. L’ouverture à la concurrence dans ce secteur peut profiter au hollandais Vitol.  La dette de la Sonangol est passée de 13,6 Mds USD à 9,8 Mds USD : dos Santos vise à atteindre 8 Mds l’année prochaine. A plus long-terme, elle souhaite introduire une culture du résultat et de la responsabilité au sein du géant pétrolier à tous les niveaux.

 

Date : 09/01/2017/ Source : Allafrica/ Contact : Bureau Business France de Luanda

 

http://export.businessfrance.fr/electricite-energies-renouvelables-nucleaire/001B1700110A+angola-premier-producteur-africain-de-petrole-en-2016.html?SourceSiteMap=1190

 

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2 – Pétrole : en 2016, l’Angola a éclipsé le Nigeria

 

Avec une production moyenne de 1,8 million de barils par jour (bpj) en 2016, l’Angola devance le Nigeria (1,5 millions de barils par jour), et devient le plus gros producteur de pétrole du continent. Alors que le Nigeria accuse une baisse de sa production en 2016 en raison des attaques répétées d’oléoducs et de terminaux par les Vengeurs du Delta du Niger (NDA), l’Angola, qui était jusqu’à maintenant le second producteur du continent, occupe désormais la première place.

 

Selon Reuters, le pays a augmenté de 8800 barils par jour sa production de pétrole par rapport à son niveau de juin 2016. En novembre, l’Angola a d’ailleurs largement contribué à l’augmentation de la production de brut des 14 pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui enregistrent une production record (34 millions de barils par jour).

 

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_ L’Angola contraint de réduire sa production ?

Néanmoins, l’Angola pourrait perdre sa place de leader d’ici peu. En effet, l’Opep – qui représente un tiers de la production mondiale – a finalement consenti en novembre, et ce après des mois de tergiversations,  à un accord sur la réduction de la production d’or noir. Les 14 membres du cartel se sont engagés à diminuer leur production de 1,2 million de barils par jour à compter du 1er janvier 2017, et les pays producteurs hors Opep à réduire la leur de 558 000 bpj. Si l’Angola et l’Algérie, respectivement premier et troisième producteurs de pétrole du continent, se voient contraints de réduire leur production de 78 000 et 50 000 barils par jour (bpj), le Nigeria, en raison du contexte sécuritaire, est l’un des trois pays exemptés par l’accord de réduction de la production pétrolière mondiale.

 

Cette décision n’entrave toutefois pas les ambitions d’Isabel dos Santos, la fille du président angolais, nommée en juin à la tête de la Sonangol, la compagnie nationale pétrolière. Dans une récente interview accordée au Financial Times, elle dit vouloir faire « de la Sonangol une compagnie très rentable ». Il faut dire qu’entre 2013 et 2015, les bénéfices de la compagnie nationale ont fondu de 3,2 milliards à 400 millions de dollars (de 2,3 milliards à 366 millions d’euros), en raison d’une mauvaise gestion de l’entreprise et de la chute des prix du brut. Le pays, qui tire du pétrole près de 70% de ses recettes fiscales et 40% de son Produit intérieur brut, a été gravement touché par la chute des cours.

 

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_ Vers une remontée durable des prix ? 

Toutefois, si les indicateurs sont au vert pour une remontée des prix du pétrole après trois années moroses, l’embellie pourrait ne pas durer. Certes, une enquête Reuters publiée jeudi 29 décembre indique que les cours de pétrole devraient progressivement monter vers 60 dollars le baril d’ici fin 2017 à la faveur d’un rééquilibrage du marché mondial, mais cette hausse pourrait être freinée par plusieurs facteurs : un dollar fort, une reprise de la production américaine de pétrole de schiste, un éventuel non-respect de l’accord de réduction de la production et l’atténuation des tensions géopolitiques en Libye et au Nigeria (qui engendrerait une nouvelle hausse de la production mondiale).

 

30 décembre 2016/ Mis à jour le 30 décembre 2016/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/388371/economie/petrole-2016-langola-a-eclipse-nigeria/

 

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3 – Afrique du Sud/ Electricité : une nouvelle STEP au pays du charbon

 

L’électricien Eskom a annoncé la semaine dernière avoir « synchronisé » avec le réseau électrique sud-africain les 4 unités de sa centrale hydraulique d’Ingula. Cette dernière pourrait atteindre sa pleine puissance en 2017. Présentation.

 

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_ Une puissance de 333 MW qui sera quadruplée d’ici 2017

Située dans la chaîne de montagnes du Drakensberg à l’est de l’Afrique du Sud, la centrale hydraulique d’Ingula est une STEP (station de transfert d’énergie par pompage), c’est-à-dire une installation hydraulique composée de 2 bassins situés à des altitudes différentes qui lui permettent de produire ou de stocker de l’électricité(1) en fonction des besoins. L’Afrique du Sud dispose déjà de 2 centrales de type STEP en service(2). Séparés par des barrages distants de 4,6 km, les deux bassins de la STEP d’Ingula disposent chacun d’une capacité de stockage d’environ 22 millions de m3 d’eau (soit 22 milliards de litres).

 

Lors des périodes de faible consommation, par exemple la nuit alors qu’il faut stocker l’électricité excédentaire du réseau, cette dernière est utilisée pour pomper l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur. Pour produire de l’électricité, l’eau du bassin supérieur est à l’inverse turbinée après avoir été « lâchée » avec un dénivelé de 480 m vers le bassin inférieur. Lorsque le bassin supérieur est  « plein », la STEP est capable de produire de l’électricité à pleine puissance durant 16h (près de 21 GWh au total).

 

La centrale d’Ingula est composée de 4 groupes hydroélectriques qui peuvent ainsi fonctionner en mode pompe-moteur ou turbine-alternateur. Chacun de ces groupes dispose d’une puissance électrique de 333 MW. Mi-juin 2016, le dernier d’entre eux a été « synchronisé », c’est-à-dire connecté pour la première fois au réseau électrique. Par la suite, des tests et optimisations doivent encore être effectués avant que le groupe hydroélectrique entre dans sa phase commerciale. A l’heure actuelle, seule une unité a atteint cette étape. Les 3 autres turbines devraient permettre de porter la puissance de la centrale à 1 332 MW d’ici à janvier 2017. 

 

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_ Un mix électrique reposant encore très largement sur le charbon

Si la centrale d’Ingula constitue un projet important pour l’Afrique du Sud, c’est bien le charbon qui constitue le socle énergétique du pays. En 2015, ce combustible a compté pour 68,4% de la consommation d’énergie primaire sud-africaine selon les dernières données du BP Statistical Review (et le pétrole pour près de 25% de ce mix). En matière de production d’électricité, la part du charbon avoisine 90%. Les 10% restants sont fournis à parts approximativement égales par 2 réacteurs nucléaires (centrale de Koeberg de 1 860 MW) et par les autres énergies (en particulier hydroélectrique).

 

Signalons ici que l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer actuellement de réacteurs nucléaires, prévoit de construire jusqu’à 8 nouvelles tranches d’une puissance cumulée de 9,6 GW, d’ici 2023. Le nucléaire est d’ailleurs présenté comme « un des principaux moteurs de la croissance économique nationale » dans le plan 2015-2020 du ministère sud-africain en charge de l’énergie(3).

 

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Dans son « Integrated Resource Electricity Plan (IRP) 2010–2030 »(4), l’Afrique du Sud annonce vouloir fortement développer les énergies renouvelables (avec une cible de 17,8 GW de puissance installée en 2030) et exploiter notamment son fort potentiel éolien et solaire. Le pays prévoit toutefois dans le même temps de poursuivre le développement de son parc de centrales à charbon. Et pour cause, l’Afrique du Sud a des besoins électriques croissants et dispose à elle seule de plus de 91,5% des réserves prouvées de charbon en Afrique et au Moyen-Orient. Le pays présente la particularité d’être cité à la fois parmi les pays dans le monde investissant le plus dans les technologies renouvelables et émettant le plus de gaz à effet de serre.

 

Parue le 23 juin 2016/

 

http://www.connaissancedesenergies.org/afrique-du-sud-une-nouvelle-step-au-pays-du-charbon-160623

 

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4 – L’Algérie : parmi les 10 grands producteurs de gaz du monde

 

Le dernier rapport World Oil Outlook (Woo) de l’Opep, publié il y a une semaine s’intéresse à l’évolution de la production du gaz des douze pays de l’organisation dont l’Algérie. « D’ici 2020, l’Algérie pourrait augmenter ses capacités du raffinage à l’échelle nationale de 50% et gardera ainsi sa position de plus important producteur du gaz dans la région Mena et Afrique, notamment, du gaz Naphta et Propane », indique l’étude.  

 

Cette augmentation sera soutenue surtout  par le projet en cours du gazoduc trans-saharien qui reliera l’Algérie au Nigéria, prochainement. Un secteur qui peut s’arroger grâce à ses potentialités à savoir, une plus grande part du marché magrébin, africain et européen, particulièrement, en cette situation de crise économique. Avec une capacité de production de 1,4 millions baril équivalent pétrole (bep) par jour, l’Algérie est classée quatrième grand producteur au sein de l’organisation Opep après l’Iran (3,7 Mbep/j), le Qatar (3 Mbep/j) et l’Arabie saoudite (1,8 Mbep/j) et figure selon ce rapport parmi les 10 grands producteurs de gaz dans le monde, et ce, grâce aux différents projets d’investissement lancés par le gouvernement algérien pour le développement de la recherche et l’exploitation du gaz.  

 

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Ces plans de développement sont l’un des facteurs déterminants pour l’augmentation du gaz algérien et l’expansion des gaz non conventionnels, notamment, le gaz de schiste, pour lequel l’Algérie projette des plans ambitieux visant à développer son industrie pétrochimique sur la base de matières premières disponibles à Skikda et Arzew. Ces derniers sont des sites dont le  potentiel est très important en matière du gaz Propane et Naphta.

 

L’Algérie n’a, par ailleurs, pas renoncer à l’exploitation de ses ressources de gaz de schiste, et ce, en dépit de la polémique entourant ce sujet et la colère des habitants du sud du pays. Selon cette expertise de l’Opep, l’Algérie se classe, également, parmi les dix premiers pays qui ont d’importantes réserves de gaz de schiste. Elle estime les  réserves de l’Algérie en ce gaz non conventionnel à 10 % avec un potentiel de ressource importante de gaz conventionnel.

 

En dépit de la crise pétrolière qui secoue tous les secteurs économiques, notamment, énergétique, l’Algérie prévoit la hausse de sa production en gaz d’ici 2016. Ceci pourrait constituer une alternative au pétrole qui est en chute durable depuis plusieurs années, mais surtout, un atout pour l’économie nationale en voie de diversification. Quant au prix du gaz, le gouvernement prévoit une légère augmentation  d’ici 2016. 

 

Samira Boubria/ www.leconews.com/ 29 déc. 2015

 

http://www.leconews.com/fr/actualites/nationale/energie/l-algerie-parmi-les-10-grands-producteurs-de-gaz-au-monde-29-12-2015-176100_289.php

 

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5 – Maroc-Nigéria : Un pipeline longeant la cote ouest-africaine pour alimenter l’Europe en gaz

 

Un mémorandum d’entente pour la construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc sera signé à Abuja, en marge de la visite du roi Mohamed VI à Abuja. C’est ce que rapportent plusieurs médias marocains relayant une vidéo du ministre des Affaires étrangères du Nigeria Goeffrey Onyeama, publiée sur le compte twitter du gouvernement. Dans cette vidéo le ministre nigérian énumère les opportunités d’affaires entre les deux pays en citant entre autres ce projet de « plusieurs milliards de dollars » qui courir la côte de l’Afrique de l’Ouest va servir à fournir du gaz à l’Europe. Selon le site Info du Continent, le roi Mohammed VI a signé aujourd’hui  avec le Président Buhari un protocole d’accord en vue de la construction d’un gazoduc du Nigeria jusqu’au détroit de Gilbratar.

 

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L’information sur ce projet a été révélée mercredi par le site Economie-Entreprise, la veille de visite du roi Mohammed VI au Nigeria. Selon ce site, cette visite «  sera marquée par l’annonce d’un projet gazier très ambitieux estimé à plusieurs milliards de dollars ». « Rabat et Abuja comptent signer en marge de cette visite qui se tiendra les 1 et 2 décembre prochains, un mémorandum d’entente pour la construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc en longeant les pays de la côte ouest-africaine. Le Maroc a déjà réussi à obtenir l’adhésion de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest pour ce projet qui acheminera le gaz nigérian jusqu’au marché européen », est-il précisé.

 

  Maghreb Emergent / vendredi 2 décembre 2016/

 

http://www.maghrebemergent.com/energie/hydrocarbures/66412-maroc-nigeria-un-pipeline-longeant-la-cote-ouest-africaine-pour-alimenter-l-europe-en-gaz.html

 

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