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AFRIQUE/ SCIENCE ET TECHNOLOGIES : retard et maigre avancée technologique (un continent divisé qui peine à rattraper son retard technologique)

 

 « Afrique/ Nouvelles technologies/ Tremplin pour le développement de l’Afrique : l’exemple du Kenya : Le Kenya est considéré comme le pays le plus novateur en termes d’adoption et d’utilisation des nouvelles technologies. La preuve ? La ville de Konza City connue sous le nom de Silicon Savannah. Ce projet, initié en 2008 et dont le montant s’élève à plus de 14 milliards de dollars, traduit un réel ancrage des nouvelles technologies sur le continent africain. Celui-ci doit permettre la création de plus de 200 000 emplois d’ici 2030. Depuis son lancement en 2008, ce projet a entraîné l’apparition de start-ups et d’incubateurs et a amorcé le lancement de nouvelles initiatives.

Selon Haweya Mohamed, directrice générale d’Afrobytes, le développement inclusif de l’Afrique ne peut se réaliser que si une connexion s’établit entre la tech africaine et celle européenne. D’où l’importance de soutenir ce type d’action. Les nouvelles technologies constituent un véritable tremplin pour le développement économique et social de l’Afrique. Ce secteur doit néanmoins évolué. Les États doivent prendre conscience du pouvoir des TIC et prévoir des investissements financiers et humains. »

 

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1 – Les nouvelles technologies : tremplin pour le développement de l’Afrique ?

 

Pendant longtemps, l’Afrique a été considérée comme « le parent pauvre » en termes de développement des nouvelles technologies. Depuis ces dernières années, l’Afrique prouve sa capacité à déployer des réseaux mobiles de qualité pour faciliter l’accès à internet. L’intégration progressive des nouvelles technologies d’information et de communication permettent d’encourager l’innovation économique et d’améliorer la compétitivité. Quant à l’implantation du e-commerce, c’est un véritable succès ! Prenez l’exemple de CoinAfrique pour vous en rendre compte ! Les États africains ont donc tout intérêt à investir dans les nouvelles technologies pour booster l’économie et le développement de leurs pays.

 

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_ Le défi à relever

Les progrès technologiques actuels représentent un puissant levier de croissance économique. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) attirent de nombreux investissements en Afrique. Les recettes fiscales générées sont importantes. De plus, elles ouvrent de nouvelles perspectives sur le marché de de l’emploi. Les TIC peuvent être assimilés à un hub offrant la possibilité de délivrer des services publics à l’échelle du continent et d’augmenter la participation des citoyens africains. Les TIC représentent donc une véritable opportunité. Cependant les États sont confrontés à de nombreux défis : développer les compétences des populations pour les aligner sur les besoins des industries liées aux TIC et à l’économie de la connaissance, transformer ces nouvelles technologies en moteur de croissance et offrir un accès à ces TIC plus important.

 

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_ Quelles sont les solutions à privilégier ?

Chaque pays africain se doit de mettre en place des partenariats public-privé innovants. Ces derniers doivent jouer un rôle de catalyseur pour encourager les investissements, issus du secteur privé, dans le domaine des nouvelles technologies. Il est également essentiel de faciliter le développement et la compétitivité des entreprises œuvrant dans le domaine des TIC et de soutenir l’innovation autour de ces nouvelles technologies et tout particulièrement dans le secteur de l’entrepreneuriat technologique.

 

L’adoption de ces mesures permettra de transformer l’Afrique, laquelle pourra enfin se développer. Néanmoins cette approche se fonde non seulement sur une connaissance approfondie des nouvelles technologies mais également sur l’établissement de relations avec les gouvernements dans le but de les inciter à intégrer les nouvelles technologies dans les prestations des services publics.

 

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_ L’exemple du Kenya

Le Kenya est considéré comme le pays le plus novateur en termes d’adoption et d’utilisation des nouvelles technologies. La preuve ? La ville de Konza City connue sous le nom de Silicon Savannah. Ce projet, initié en 2008 et dont le montant s’élève à plus de 14 milliards de dollars, traduit un réel ancrage des nouvelles technologies sur le continent africain. Celui-ci doit permettre la création de plus de 200 000 emplois d’ici 2030.

 

Depuis son lancement en 2008, ce projet a entraîné l’apparition de start-ups et d’incubateurs et a amorcé le lancement de nouvelles initiatives. Selon Haweya Mohamed, directrice générale d’Afrobytes, le développement inclusif de l’Afrique ne peut se réaliser que si une connexion s’établit entre la tech africaine et celle européenne. D’où l’importance de soutenir ce type d’action. Les nouvelles technologies constituent un véritable tremplin pour le développement économique et social de l’Afrique. Ce secteur doit néanmoins évolué. Les États doivent prendre conscience du pouvoir des TIC et prévoir des investissements financiers et humains.

 

Amadou So/  mai 9, 2017/ Technologie

 

http://www.afrikatech.com/fr/2017/05/09/les-nouvelles-technologies-tremplin-pour-le-developpement-de-lafrique/

 

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2 – Afrique : quand les start-ups des nouvelles technologies s’organisent en réseaux

 

On ne compte plus les initiatives visant à développer les tech hub et autres centres d’innovations en Afrique. Les start-ups africaines ont le vent en poupe et le décollage est réel. Et pour accroitre leur efficacité, les entreprises de nouvelles technologies se rassemblent de plus en plus en réseaux au sein de l’Afrique. Au point de former un véritable écosystème continental.

 

L’Afrique compte des dizaines de milliers de start-ups et ces entreprises s’organisent. Il existe déjà une cinquantaine de centres d’innovations, ce que l’on appelle les techvalleys, regroupés en réseau. Partage de compétences, d’expériences, conseils juridiques ou en management, ce réseau baptisé Afrilab épaule plus de 15 000 entreprises sub-sahariennes. Mais le nerf de la guerre étant l’argent, un autre réseau, African business angels network, est né pour soutenir les investissements. Des anges gardiens initiés par la femme d’affaires camerounaise Rebecca Enonchong. « C’est un réseau pour accompagner les start-ups financièrement, explique-t-elle. On investit, ce n’est pas un crédit, ce n’est pas un prêt, c’est un investissement. Les sommes ne sont pas très importantes, mais elles permettent à ces start-ups de démarrer. On accompagne les Africains qui veulent investir dans les Africains. »

 

Les réseaux d’entreprises ne seront conquérants que si les pouvoirs publics les comprennent. Et c’est l’objectif mis en place par CIO MAG, une revue consacrée à la technologie africaine. Elle organise depuis le début de l’année un Digital African Tour, une tournée dans dix capitales africaines pour mieux faire communiquer entre eux les gouvernements et les entreprises. Là encore, un réseau d’intérêts croisés se met en place.

« Dix capitales africaines où l’on réunit les principaux décideurs, les principaux acteurs de l’écosystème numérique, explique David Guèye directeur du développement. Parce que quand on pense numérique, on pense tout de suite startups, on pense fournisseurs de solutions, mais c’est aussi les gouvernements, les régulateurs des télécoms et la formation. Les recteurs, les directeurs d’universités. Quels sont les cursus à mettre en place pour avoir des cadres performants demain. »

 

 

_ Soutien de multinationales

Les acteurs mondiaux de l’économie numérique ne s’y sont pas trompés. Ainsi, l’Américain IBM multiplie les initiatives pour soutenir les réseaux de PME africaines. Une façon d’aider tout en repérant les bonnes opportunités. « On met une plateforme Cloud à la disposition de tous les entrepreneurs pour leur permettre de développer des applications sous des plateformes IBM, explique Baba Zoumanigui directeur d’IBM pour l’Afrique francophone. Et nous avons également des professionnels d’IBM qui prennent un mois de leur temps pour aller dans un pays et contribuer à des efforts dans le cadre d’une mission de développement ». L’efficacité des entreprises est démultipliée par les liens qu’elles tissent entre elles. Une stratégie vitale pour les PME africaines souvent fragilisées par un environnement économique difficile.

 

Par Olivier Rogez/ Diffusion : mardi 4 juillet 2017

 

http://www.rfi.fr/emission/20170704-afrique-startups-plus-plus-soutenues-investissements-prives

 

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3 – Egypte : Une nouvelle capitale, l’incroyable projet d’Al-Sissi

 

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi a décidé de faire construire une nouvelle capitale. Le Caire sera donc très largement élargi. Un projet à 45 milliards de dollars. Le Caire est depuis plusieurs années une capitale qui souffre de nombreux problèmes. Trop de pollution, trop de circulation, des logements très abimés et parfois insalubres, des difficultés dans le traitement des ordures générées par la population. Il semble que le chef de l’Etat a décidé d’en finir avec cette situation. Il ne sera pas question de traiter directement les difficultés à la source, mais de construire tout simplement une nouvelle ville, une capitale administrative à moins de 60 kilomètres du Caire. Un projet qui devrait officiellement couter 45 milliards de dollars mais qui à terme devrait en réalité dépasser les 60 milliards.

 

La nouvelle capitale administrative en projet veut être avant tout une ville tournée vers l’avenir et résolument moderne. C’est en tous les cas la façon dont elle a été décrite par les promoteurs du projet. De très nombreux gratte-ciels devraient être installés et de très grandes surfaces de verdure sont également prévues. Au total le projet devrait atteindre les 700 kilomètres carrées. A terme il s’agirait de déplacer toutes les activités administratives et de business dans cette nouvelle capitale et de faire du Caire ancien, un haut lieu du tourisme. L’argent généré par cette nouvelle capitale moderne devrait permettre de rénover la vieille ville qui souffre d’un manque d’entretien.

 

_ Al-Sissi le pharaon !
Si le projet est loin de faire l’unanimité, les autorités se sont défendues en affirmant qu’il s’agissait d’une nécessité absolue. Il est vrai que Le Caire abritera au moins 40 millions d’habitants en 2050 et que face à cette croissance exponentielle de la population il faut très rapidement désengorger la zone. Le projet se heurte tout de même à de très nombreux problèmes à commencer par l’emplacement de la future ville. Elle se trouvera dans le désert, éloignée du Nil, seule source d’eau du secteur. Il faudra également prendre en compte la dimension écologique. Visiblement la volonté de faire de cette cité, un lieu idéal et surtout un exemple, devrait permettre de développer les énergies renouvelables. Certains promoteurs ont même affirmé que la ville dans certains secteurs s’auto suffirait en créant elle-même son énergie.

 

Il ne s’agit cependant pas de se contenter d’installer une zone de bureaux et des logements. Al-Sissi veut également un parc d’attraction, l’implantation d’écoles et d’universités. De très nombreuses routes reliant la capitale à la nouvelle ville seront construites et un train moderne devrait également voir le jour pour permettre de transporter les millions de nouveaux habitants. Les Emirats arabes unis, qui ont déjà aidé l’Egypte à hauteur de 18 milliards de dollars ces derniers mois devraient faire partie de l’aventure.

 

Le projet devrait sortir de terre d’ici 5 à 7 ans seulement. Au total plusieurs millions d’emplois pourraient être créés. Une véritable plus-value pour ce pays qui compte un taux de chômage très important. Après la construction d’un second canal de Suez, la création de cette capitale moderne démontre une chose. Al-Sissi mise sur la politique des grands travaux pour relancer l’économie du pays. Un pari qui pourrait s’avérer payant pour le pouvoir.

La rédaction/ Source : afriqueinside.com/ mercredi 18 mars 2015

 

http://www.lebabi.net/actualite/egypte-une-nouvelle-capitale-l-incroyable-projet-d-al-sissi-43055.html

 

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4 – Les deux Mistral français vendus à l’Egypte pour 950 millions d’euros

 

Les deux navires français ont finalement trouvé preneurs de l’autre côté de la Méditerranée. Epilogue pour la vente des Mistral: la France a trouvé un accord avec l’Egypte pour l’acquisition de ces deux bâtiments militaires qui devaient initialement être livrés à la Russie, avant que la vente soit annulée. 

 

Les deux navires de guerre français Mistral promis à l’Egypte seront vendus pour un montant d’environ 950 millions d’euros, a-t-on appris mercredi 23 septembre dans l’entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. La livraison de ces deux navires est prévue début mars, a-t-on ajouté de même source. Leur vente au Caire avait été annoncée plus tôt dans la journée par la présidence française. « Quatre mois de formation en France d’environ 400 marins égyptiens sont prévus dans le contrat et au printemps prochain des exercices conjoints seront organisés entre les Marines française et égyptienne », a ajouté cette source proche du ministre, sous couvert de l’anonymat. La même source « n’a pas caché sa satisfaction d’être parvenu à régler en moins de six semaines l’affaire des BPC russes ».

 

C’est le 6 août, à bord d’un navire égyptien sur le canal de Suez lors des cérémonies d’inauguration du tronçon élargi du canal, que les présidents français, François Hollande, et égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont pour la première fois évoqué l’achat des Mistral par Le Caire. « Au lendemain de l’annonce de notre accord avec les Russes sur la non-livraison de ces navires, le président al-Sissi a fait connaître son vif intérêt pour le rachat de ces bateaux, ensuite les choses ont été menées rapidement », a précisé cette source. Une première délégation française s’est rendue en Egypte fin août, puis le numéro deux de la Marine égyptienne est venu en France, à Paris et à Saint-Nazaire, dès le 8 septembre.Les « paramètres de l’accord » ont été fixés le 19 septembre et, le 22, les deux présidents se téléphonaient pour finaliser la décision d’achat.

 

D’autre pays avaient fait part de leur intérêt pour l’achat des deux BPC, mais « avec moins de vigueur » que Le Caire. Interrogé sur une éventuelle participation de l’Arabie Saoudite au financement des deux bateaux, la même source a refusé de confirmer, assurant « n’avoir parlé dans cette affaire qu’avec une seule partie, l’Egypte ».

 

_ Pas de perte financière selon Hollande

Le président François Hollande a assuré mercredi à Bruxelles que la France livrerait les deux navires de guerre Mistral à l’Egypte « sans rien perdre financièrement ». »Hier j’ai arrêté avec le président égyptien Sissi les modalités et le prix de la vente » des deux Mistral dont la vente à Moscou avait été annulée. « La France assurera donc la livraison de ces bateaux sans rien perdre tout en faisant en sorte de protéger l’Egypte », a-t-il indiqué à son arrivé au sommet européen sur les réfugiés. L’annonce a été faite par l’Elysée à la mi-journée: « Le président de la République s’est entretenu avec le président Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l’acquisition par l’Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral ».

 

Cette annonce met un terme aux multiples rebondissements dans cette affaire de vente contrariée en raison de l’implication de Moscou dans la crise ukrainienne. Quatre pays -le Canada, l’Inde, Singapour, mais surtout l’Égypte- avaient exprimé un intérêt « sérieux » pour le rachat. « Les discussions étaient largement entamées et bien engagées avec L’Egypte, elles se concrétisent », a expliqué le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll à l’issue du Conseil des ministres.

 

_ Une inconnue : le montant de l’accord passé

Il reste cependant une inconnue, le montant de l’accord passé avec l’Egypte, qui conditionne le coût final pour le budget de l’Etat. Stéphane Le Foll a seulement assuré qu’il n’y aurait pas de « perte » d’argent. « Je ne vais pas vous annoncer le prix mais je vais réfuter totalement ce qui a été annoncé par certains, qui consisterait à dire qu’il y aurait là une perte qui serait liée à cet accord », a-t-il assuré. « Les choses sont négociées, elles seront précisées le moment venu », a encore indiqué Stéphane Le Foll. Selon des informations de presse, confirmées de source proche du dossier, les négociations avec l’Egypte pour l’acquisition des deux bâtiments bloquaient jusqu’ici sur le prix fixé par Bercy et que les Égyptiens auraient trouvé trop élevé.

 

Selon LaTribune.fr, ces bâtiments seraient positionnés en Mer rouge pour l’un, alors que Le Caire a procédé cet été à l’élargissement du canal de Suez, et en mer Méditerranée pour l’autre, alors que la situation en Libye reste une préoccupation pour l’Egypte frontalière. De source gouvernementale française, on laisse entendre que l’acquisition de ces bâtiments militaires par Le Caire « n’est pas un (vrai) problème pour les Israéliens ».

  

_ « Pari risqué »

Le règlement de cette affaire des Mistral dans laquelle était empêtrée la France depuis le début de la crise ukrainienne s’était accéléré durant l’été. La semaine dernière, l’Assemblée nationale avait approuvé, malgré des incertitudes sur le coût final pour la France, l’accord avec la Russie traduisant l’annulation de la vente des deux navires à Moscou. « Le gouvernement, me semble-t-il, a géré le mieux possible une situation difficile, en préservant nos intérêts diplomatiques et financiers », avait déclaré aux députés le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il avait aussi souligné que la décision de vente des Mistral à la Russie, qui remonte à 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, relevait « d’un pari risqué ».

 

En vertu de l’accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou après huit mois d’intenses négociations, le gouvernement français avait annoncé le versement aux autorités russes d’une somme légèrement inférieure à un milliard d’euros, correspondant aux avances qui avaient été versées par la Russie pour l’acquisition des deux navires, dont le prix d’achat devait s’élever à 1,2 milliard. Quelque 949,7 millions ont été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe.

 

_ Pas de coût de démontage des équipements russes

Mais l’addition inclut aussi les frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel. Il ne devrait pas y avoir de coût de démontage des équipements russes car, selon une source française, « les Russes acceptent qu’on ne démonte pas et laisse ces standards en raison d’une tradition de coopération » avec l’Egypte. « C’est une grande satisfaction et la preuve que les déclarations du gouvernement n’étaient pas des paroles en l’air puisqu’elles se sont rapidement traduites par des actes », a réagi le maire PS de Saint-Nazaire, David Samzun. « Ce qui m’inquiétait, c’était un stationnement à Saint-Nazaire pendant une longue durée. Maintenant, on connaît leur destination finale ». « On s’en sort très bien financièrement et la confiance vis-à-vis des autres pays importateurs d’appareils militaires n’est pas entachée », a commenté Yannick Vaugrenard, sénateur socialiste de Loire-Atlantique.

 

(Avec AFP)/ Par Challenges.fr/ le 23.09.2015/ mis à jour le 23.09.2015/

 

https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/l-egypte-va-acquerir-les-deux-mistral-non-livres-a-la-russie_38629

 

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5 – Algérie : Le premier pays auquel la Russie livre des S-400

 

Des S-400 ont été livrés à l’Algérie, si on en juge par des photos publiées par Secret Difa3. Le blog militaire algérien Secret Difa3 a publié les premières photos du système de missiles sol-air russe S-400 de la DCA algérienne. Poutine est magique, non ? Silencieux, l’homme vient donc de porter un coup fumant à ceux qui veulent déstabiliser l’Algérie…en voulant installer une méga base américaine en Tunisie, après en avoir installé dans tous les pays arabes démocratiques et libres (selon l’Occident) : Maroc, Arabie, Qatar, Bahreïn, Koweït, EAU….

 

L’auteur du blog affirme qu’un contrat de livraison des S-400 en Algérie avait été signé il y a un an. Une photo d’un camion BAZ-64022 équipé d’une rampe de lancement bâchée confirme la livraison. Selon l’auteur, la photo a été prise au printemps 2015 lors de tests des armes livrées. Toujours selon le blogueur, l’Algérie devrait en équiper 3 ou 4 régiments (soit 6 à 8 groupes composés chacun de huit batteries).

 

D’après le blog militaire russe bmpd, l’Algérie possède, depuis 2003, trois régiments équipés de systèmes de missiles sol-air russes S-300. Ils protègent le nord de l’Algérie, ses frontières avec le Maroc et son littoral. Selon les auteurs de bmpd, les livraisons de S-400 permettront non seulement de consolider la DCA algérienne, mais lui permettront aussi d’engager les cibles à une plus grande distance. Si ces informations sont confirmées, l’Algérie sera le premier acheteur étranger des missiles russes S-400.

 

Ces dernières années, les experts ont estimé que ce sera plutôt la Chine qui importera la première les S-400 Triumph. Le S-400 Triumph (code Otan: SA-21 Growler) est un système de missiles sol-air de grande et moyenne portée destiné à abattre tout type de cible aérienne: avions, drones et missiles de croisière hypersoniques. Le système est capable de tirer simultanément 72 missiles sur 36 cibles éloignées à une distance de 400 km.

 

Source :  http://allainjules.com/

 

http://numidia-liberum.blogspot.com/2015/07/algerie-le-premier-pays-auquel-la.html

 

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6 – L’Afrique du Sud fait la promotion de son industrie de défense

 

En Afrique du Sud, le Salon de l’Aéronautique et de la Défense africaine ferme ses portes le 18 septembre. L’AAD, l’Africa Aerospace Defence, est le plus gros salon du continent dédié à cette industrie, avec plus de 400 exposants. Sont présents évidemment les Américains, les Russes, les Chinois, les Français… Mais également les Sud-Africains. Le pays dispose d’une industrie aéronautique de grande qualité, mais celle-ci a été durement touchée par les coupes dans les dépenses de l’État depuis la fin de l’apartheid.

 

En Afrique du Sud, pas un salon de défense ne s’ouvre sans une démonstration du Rooivalk, l’hélicoptère d’attaque du groupe Denel a longtemps été le produit phare de l’industrie sud-africaine. Sous l’apartheid, le pays, isolé de la communauté internationale, a dû développer sa propre industrie d’armement pour faire face à ses problèmes internes. C’est durant ces années sombres que le Rooivalk, le véhicule blindé Casspir, ou alors les véhicules détecteurs de mine Husky, ont vu le jour. Selon André Roux ce sont des produits de qualité. « Nos véhicules blindés sont résistants aux mines, aux bombes artisanales placées au bord de la route, et aux mines anti personnel, ce ne sont pas de simple véhicule blindé de transport. Et ça, c’est une technologie unique, que la plupart des véhicules blindés dans le monde n’ont pas. »

 

Hormis la société d’Etat Denel, le pays compte actuellement une quinzaine de sociétés privées. Paramount compte parmi les plus importantes. Elle a récemment lancé AHRLAC, un avion de reconnaissance léger, intégralement fabriqué dans le pays. Il est aussi polyvalent selon John Craig, PDG du groupe. « Il peut s’adapter à différentes missions et peut être reconfiguré rapidement. Un opérateur qui veut faire de l’humanitaire dans une zone où il doit atterrir sur une piste de terre, peut livrer jusqu’à 800 kg de fournitures humanitaires. Au retour vous changez la configuration, et vous intégrez un système de surveillance et vous pouvez faire des missions de contre-insurrection. Ou alors vous pouvez l’équiper d’armes légères. Vous en faites ce que vous voulez. »

 

Alors quel marché pour l’industrie sud-africaine ? Depuis 20 ans, le budget défense de l’Etat a été réduit de façon drastique. Selon Darren Olivier, de la revue African Defence Review, l’industrie repose quasiment entièrement sur l’exportation. « La majorité des exportations vont au Moyen-Orient, un peu en Asie, moins en Afrique, bien que c’est en train de changer. Mais aussi pour l’Otan, avec des véhicules blindés et des munitions. Par exemple, les Etats-Unis ont utilisé le RG31, le RG 33 et le Husky. Les blindés du groupe Denel ont beaucoup été utilisés en Afghanistan et en Irak, et sont toujours utilisés par l’armée américaine. Ils sont également utilisés pour des missions de l’ONU et sont vendus à plus d’une cinquantaine de pays. »

 

Selon l’institut de recherche, SIPRI, en 2013 l’Afrique a enregistré la plus forte progression des dépenses militaires au niveau mondial. Et l’Afrique du Sud, seul producteur d’armement du continent, compte bien profiter de ce boom pour relancer son industrie.

 

Par Alexandra Brangeon/ Diffusion : vendredi 16 septembre 2016

 

http://www.rfi.fr/emission/20160916-afrique-sud-fait-promotion-son-industrie-defense-salon-aeronautique

 

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7 – Le mois prochain, le TGV marocain roulera à 320 km/h

 

Nouvelle étape pour le TGV marocain qui, dès le mois de septembre prochain, devrait atteindre la vitesse de 320 km/h, vitesse maximale prévue pour ces rames. Des tests grandeur nature seront effectués dans le cadre des essais dynamiques de la Ligne à Grande vitesse (LGV) et ce sur un tronçon de 120 kilomètres. Des essais sont déjà réalisés depuis février dernier mais ceux-ci étaient limités à 160 km/h.

 

Dans son communiqué, l’ONCF indique également que la préparation à l’exploitation avance conformément au planning arrêté, notamment en termes de formation des conducteurs, du personnel de la maintenance et du personnel commercial, relevant que les travaux de génie civil sont d’ores et déjà terminés, tandis que ceux des équipements ferroviaires le seront avant fin 2017. Lors d’une visite sur le terrain, le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a affirmé que l’état d’avancement global du projet est de 92% pour une mise en service toujours prévue à l’été 2018. D’ici là plusieurs nouvelles gares devraient être mises en service.

 

30 août 2017 / Economie

 

https://www.bladi.net/tgv-marocain-mise-service,49389.html/

 

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8 – Le Ghana a son satellite dans l’espace

 

Après le Nigeria, le Ghana devient le second pays d’Afrique occidentale à envoyer un satellite dans l’espace. Cela est rendu possible grâce au travail d’une équipe d’étudiants de All Nations University College (ANUC) à Koforidua, région Est du Ghana. Le satellite dénommé « Ghansat-1 » a été lancé vendredi avec succès. Il se  familiarise déjà avec les nuages. « Désormais, le gouvernement mènera plusieurs activités dans l’espace. Il enseignera à la prochaine génération comment utiliser cette nouvelle technologie au profit de ses activités régionales », a déclaré à la chaîne BBC le directeur de ce projet, Dr Richard Damoah.

 

Le lancement du satellite est l’heureux aboutissement d’un projet scientifique ayant duré 2 ans. L’engin, construit au Ghana par trois jeunes ingénieurs a été lancé depuis la salle de contrôle de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA). « Ce satellite, poursuit le directeur du projet dispose d’appareils susceptibles de prendre des photos du Ghana et de fournir des informations sur ses zones côtières et son environnement ». Le pays disposera donc de photographies de hautes définitions durant les 14 prochains mois.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo  a félicité toute l’équipe de l’ANUC pour le lancement réussi du premier satellite du pays. La révolution technologique est en marche en Afrique. Après le Ghana, à qui le tour?

 

Tech en Afrique/  09/07/2017 / Assou Afanglo/ Ghanasat 1/

 

https://www.techenafrique.com/2017/07/le-ghana-a-son-satellite-dans-lespace/

 

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9 – Le Nigeria est le premier pays africain à gérer un satellite européen

 

Le satellite de télécommunication Belintersat 1 a été placé sur orbite le 15 janvier dernier et il est contrôlé par le programme spatial nigérian. «  Nous assurons sa veille technique. Mais nous fournissons aussi des services liés à Internet grâce à lui. Donc notre objectif est double », explique Danjuma Indihgihdah, l’un des coordonateurs de NigComSat, l’entreprise publique nigériane qui s’occupe du projet. En effet, NigComSat assure l’exploitation commerciale de ce satellite, qui fournit des services de télécoms et Internet en direction de 36 pays africains. Le pays a obtenu une reconnaissance de son expertise dans ce domaine en remportant cette offre.

 

« C’est historique pour le Nigeria car nous étions en compétition avec des poids lourds de ce secteur partout dans le monde. Des grands pays d’Europe de l’Ouest avaient également postulé à ce projet. Nous l’avons remporté car nous étions déterminé », précise Danjuma Indihgihdah. Selon france24, cela fait déjà 10 ans que le Nigeria gère ce programme spatial avec  l’assistance technique Chinoise. Le lancement, puis le pilotage d’un satellite européen constitue une véritable réussite. Les techniciens nigérians ont repoussé les frontières au-dessus du pays en l’espace d’une décennie.

 

La directrice générale de NigComSat, Abimbola Alale affirme que, « Dans un premier temps, nous pourrions utiliser le satellite pour certains de nos clients actuels. Et avec nos confrères bielorusses, nous pourrions aussi proposer des services pour tous les autres pays africains dans la zone couverte par le satellite ». Les équipes du centre spatial pensent déjà à lancer d’ici à cinq ans deux satellites. Ils souhaitent ainsi conforter leur pays comme la première puissance africaine de l’espace.

 

BY AFRIKMAG ON 5 MAI 2016/

 

https://www.afrikmag.com/video-nigeria-premier-pays-africain-a-gerer-satellite-europeen-video/

 

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10 – Le Maroc lance son premier satellite d’observation depuis la Guyane

 

Le satellite Mohammed VI-A a été lancé avec succès mardi soir depuis le Centre spatial de Kourou, en Guyane française. Un deuxième est annoncé pour 2018. Ce mercredi 8 novembre, le satellite marocain de télédétection Mohammed VI-A a quitté le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, accroché à une fusée italienne, Vega. C’est l’opérateur français Arianespace qui coordonne les opérations. Un envol visible sur les écrans au Maroc à 1h42 GMT.

 

Mohammed VI-A, qui pèse plus d’une tonne, doit être placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre. Il sera rejoint en 2018 par un deuxième satellite. Il a en effet vocation à fonctionner en binôme, pour former le système dit « Pléiades », qui peut avoir un usage civil ou militaire. Pléiades, projet conjoint d’Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, peut fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

 

_ Usages multiples

Ces deux satellites d’observation ont été construits en France à la suite d’un contrat conclu en 2013 entre Rabat et Paris, d’une valeur de 500 millions d’euros. Leurs usages sont multiples et leur précision permet notamment une utilisation militaire. Grâce à ces nouveaux satellites « espions », le Maroc pourra mieux observer son territoire, notamment ses frontières, et lutter contre l’immigration clandestine et la contrebande. Cet technologie lui permettra aussi de suivre l’activité des groupes jihadistes dans le Sahel et celle des pirates du Golfe de Guinée.

 

07 novembre 2017/ Mis à jour le 08 novembre 2017/ Par Jules Crétois

 

http://www.jeuneafrique.com/490583/politique/le-maroc-lance-son-premier-satellite-dobservation-depuis-la-guyane/

 

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11 – Lancement du satellite ZACUBE-1

 

Le F’SATI (Institut franco-sud-africain des technologies) et l’Université Technologique du Cap (CPUT) entrent dans l’Histoire à l’occasion du lancement de ZACUBE-1, le premier nanosatellite CubeSat d’Afrique du Sud. Mesurant 10x10x10 cm et pesant 1,2kg, ce satellite est environ 100 fois plus petit que Sputnik, le tout premier satellite lancé dans l’espace en 1957. ZACUBE-1 a été conçu et construit par des étudiants du programme CubeSat proposé par le F’SATI (French South African Institute of Technology), en collaboration avec l’Agence sud-africaine de l’Espace (SANSA) et le soutien financier du Ministère sud-africain des Sciences et Technologies.

 

Le F’SATI est à l’avant-garde du développement des compétences dans le domaine des satellites en Afrique du Sud et dans le reste du continent. Pour le directeur de l’antenne CPUT de l’institut, le professeur Robert Van Zyl, la force du programme est avant tout d’utiliser les CubeSats comme plateformes technologiques pour les formations pratiques et la recherche appliquée : « Cette approche offre aux étudiants une expérience d’apprentissage unique et les prépare très bien à jouer un rôle dans l’industrie spatiale en Afrique du Sud ».

 

L’équipe actuelle travaille déjà au développement de ZACUBE-2, qui sera trois fois plus grand que cette première édition. Le satellite a été lancé depuis la base de lancement de Yasny en Russie le 21 novembre 2013 à 9h10 (heure sud-africaine) et placé en orbite à une altitude de 600 km.

 

Publié le 17/12/2013/ Ambassade de France à Pretoria

 

https://za.ambafrance.org/Lacement-du-satellite-ZACUBE-1

 

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 12 – Satellites : l’Afrique se tourne vers les étoiles

 

Météorologie, télécommunications, navigation, gestion des ressources naturelles, sécurité, mais aussi espionnage… La conquête spatiale est aujourd’hui une nécessité stratégique pour se développer et se protéger. Et le continent n’entend pas se laisser distancer. Mise en orbite réussie pour Mohammed VI-A, le premier satellite d’observation marocain, lancé le 8 novembre. Propulsé à une altitude comprise entre 600 et 700 km depuis la base de Kourou, en Guyane française, à bord d’une fusée italienne, l’engin de 1 tonne est le fruit d’une opération chapeautée par le français Arianespace. Le Maroc prévoit d’envoyer un deuxième satellite dans le courant de l’année 2018.

 

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_ Club fermé

Une semaine avant le lancement, l’annonce était reprise en boucle sur tous les sites d’information du royaume. En rejoignant l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria et l’Algérie, Rabat vient d’entrer dans le club très fermé des pays africains possédant leur propre satellite d’observation. Coût estimé : environ un demi-milliard d’euros, lancement compris.

Si une des raisons officielles invoquées pour justifier une telle dépense est la possibilité d’observer la Terre pour, notamment, mener des projets agricoles, gérer les ressources naturelles, prévenir les catastrophes climatiques, ou pour des applications militaires réduites à la surveillance de « ses » frontières, ces appareils (de type Pléiades) suscitent généralement l’inquiétude des voisins, car leurs facultés offrent de facto la possibilité d’espionner.

 

Au lendemain de l’annonce marocaine, l’Espagne s’est d’ailleurs interrogée quant à l’utilisation que pourrait en faire le royaume, craignant que ce dernier ne l’observe. « Madrid doit être d’autant plus fâché qu’il a deux projets en cours, mais ceux-ci ont pris énormément de retard », indique Rachel Villain, consultante chez Euroconsult.

 

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_ Des frontières relatives

Un ancien ministre marocain concède que le secret reste entier autour de ce programme satellitaire. De fait, la notion de frontière est très relative. Une fois mis en orbite, ces appareils sont capables de capturer environ 1 000 images par jour avec une précision de moins de 1 m. Et rien n’empêche son utilisateur de traiter les données recueillies bien au-delà de ses frontières. Déjà que l’application Google Earth, accessible à tous et grâce à laquelle il serait possible de lire une plaque d’immatriculation si elle n’était pas floutée, donne des sueurs froides aux dirigeants, qui s’imaginent être épiés jusque dans leur jardin…

 

Mais ce type de technologies extrêmement coûteuses n’est pas à la portée de tous. Cependant, certaines, moins puissantes, ont permis au Ghana de mettre en orbite, en juillet, son premier satellite d’observation. Baptisé GhanaSat-1, ce CubeSat – un nanosatellite que l’on peut tenir dans ses mains, construit avec du matériel fourni par la Nasa américaine – a même été conçu au Ghana par des étudiants de l’All Nations University (Anuc) de Koforidua.

 

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_ Surveillance et prévention

Lancé depuis la Station spatiale internationale (SSI) grâce à l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (Jaxa), il est l’aboutissement d’un travail de deux ans chapeauté par le Ghanéen Richard Damoah, directeur du laboratoire consacré aux applications technologiques dans le domaine spatial de l’université et chercheur à la Nasa. L’outil va permettre la surveillance de la côte ghanéenne à des fins cartographiques et le renforcement des capacités du secteur des technologies de l’information et de la communication.

 

Grâce aux avancées opérées par l’Anuc, le gouvernement, peu impliqué jusque-là, planche désormais sur la mise en place d’un véritable programme spatial ghanéen avec le lancement d’un autre satellite, également fabriqué par l’Anuc et d’un coût estimé à 5 millions de dollars. « GhanaSat-2 assurera la surveillance des frontières, des mines illégales, il permettra la prévention de la déforestation, de la pollution de l’eau et des feux de forêt », assure Richard Damoah.

 

Petit à petit, l’Afrique se tourne vers les étoiles. D’ici à la fin de cette année, c’est l’Angola qui enverra son satellite de télécommunications (qui sera utilisé principalement pour la téléphonie et la télévision). Fabriqué par les Russes, il s’envolera depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Toujours dans le domaine des télécommunications, l’Algérie et la RD Congo lui emboîteront le pas prochainement, rejoignant les poids lourds dans ce domaine que sont l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria.

 

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_ « Les États africains ont compris que les satellites leur étaient nécessaires pour se développer »

 

« On ne peut pas parler de conquête spatiale, mais plutôt d’“accès à l’espace” », précise le Franco-Burkinabè Sékou Ouédraogo, chef de projet chez Safran. Il est l’auteur d’un ouvrage dans lequel il prône la création d’une agence spatiale africaine (L’Agence spatiale africaine. Vecteur de développement, L’Harmattan, 2015). Selon lui, très peu de pays disposent aujourd’hui d’un développement technologique suffisant pour assurer ne serait-ce que la fabrication de satellites.

 

« Il y a de réelles disparités quant à la formation et à l’expertise. Sans parler de la volonté politique et des capacités financières. Mais les États africains ont compris que les satellites leur étaient nécessaires pour se développer. » Météorologie, télécommunications, navigation (GPS), gestion des ressources, sécurité maritime, prévention et suivi des risques naturels… « Les données ­satellitaires sont devenues incontournables », ajoute la Française Fatoumata Kebe, docteure en astronomie.

 

L’Afrique du Sud reste le pays africain aux avancées les plus concrètes. Le premier Africain à être allé dans l’espace est même un citoyen de la nation Arc-en-Ciel : Mark Shuttleworth, entrepreneur blanc connu pour avoir développé le système d’exploitation informatique Ubuntu, s’est offert en avril 2002 un voyage de « touriste » d’une durée de dix jours à la Station spatiale internationale, via la mission russe Soyouz TM-34, pour la somme de 20 millions de dollars et après un entraînement de sept mois à la Cité des étoiles, au nord-est de Moscou. Trois ans auparavant, le 23 février 1999, le pays avait mis en orbite son premier microsatellite, Sunsat, construit par des étudiants de l’université de Stellenbosch et lancé depuis la base militaire américaine de Vandenberg. Une agence spatiale (la South African National Space Agency, Sansa) est finalement créée en décembre 2010.

 

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_ Des États pionniers

Le Nigeria est aussi un pionnier avec la création, dès 1999, soit plus de dix ans avant l’Afrique du Sud, de la National Space Research and Development Agency (NASRDA). Opérationnelle depuis le 1er août 2001, elle a mis en orbite son premier satellite deux ans plus tard : NigeriaSat-1, construit en collaboration avec l’entreprise britannique Surrey Satellite Technology Limited (SSTL, filiale d’Airbus), pour un coût de 30 millions de dollars. Objectifs affichés : prévenir les catastrophes naturelles et surveiller la désertification dans le nord du pays.

 

En 2006, le gouvernement nigérian met en place un programme spatial avec le projet, in fine, d’envoyer un homme dans l’espace – 2016 était la date butoir – et sur la Lune d’ici à 2030, avec l’aide de la Russie et de la Chine. Mais, pour l’instant, la technologie satellitaire reste l’activité principale de la NASRDA, qui a, depuis, lancé trois autres appareils, dont celui d’observation NigeriaSat-X, exclusivement fabriqué par des ingénieurs locaux. Abuja a pour autre ambition de lancer un satellite par ses propres moyens en 2018. Le pays bénéficie en effet d’un emplacement géographique – près de l’équateur – propice à la construction d’une base spatiale de lancement.

 

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_ « Ce programme montre bien l’intérêt qu’aurait l’Afrique à gagner en indépendance »

Quelques pays africains, dont l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana ou encore l’Égypte, sont en mesure de fabriquer leurs propres satellites. Mais aucun n’a la capacité de les mettre en orbite. « Cela demande un gros effort financier, explique Fatoumata Kebe. C’est dommage, car acquérir des satellites et savoir exploiter l’espace rendraient ces États encore plus indépendants. » « Rappelons, poursuit-elle, que le système de géolocalisation GPS a été mis en place par et pour l’armée des États-Unis et qu’il est sous son contrôle. Cette dépendance a incité l’Union européenne à élaborer son propre système de géolocalisation, Galileo, dont le financement dépasse le milliard d’euros. »

 

Le continent pourrait élargir les capacités satellitaires à bien d’autres activités. À l’orée des années 2000, l’Agence spatiale européenne (ASE) a par exemple lancé avec l’Unesco le programme BEGo (Build Environment for Gorilla), qui vise à la protection des gorilles en Afrique centrale. « Ce programme montre bien l’intérêt qu’aurait l’Afrique à gagner en indépendance, relève une source de l’ASE. Le projet est assuré par des Européens, mais l’usage est africain. » Des rangers du Rwanda, de la RD Congo et de l’Ouganda utilisent maintenant des cartes qui permettent un suivi précis des déplacements et des changements d’habitudes de cette espèce protégée. Autre exemple : le Conseil des ministres africains chargés de l’eau (AMCOW) a décidé d’épauler, aux côtés de l’Union africaine, le projet Tiger, lui aussi porté par l’ASE. Tiger, lancé en 2002, est un programme d’observation spatial permettant une meilleure gestion des ressources hydriques du continent.

 

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_ Échange de données

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a lui annoncé en 2015 le lancement opérationnel du programme de Surveillance de l’environnement assistée par satellite (SEAS). À ses côtés, Ségolène Royal, alors ministre française de l’Environnement. SEAS consiste avant tout en une antenne imposante qui permet une réception directe d’images satellitaires de vingt-trois pays africains capturées depuis l’espace. Lorsqu’un satellite passe au-dessus, il peut se décharger sur l’antenne située au Gabon. Fini le temps des estimations annuelles et imprécises, terriennes ou maritimes, de l’état des plateformes pétrolières ou de la situation des forêts. Le Gabon a même lancé son Agence d’études et d’observation spatiales.

 

La situation du pays, traversé par l’équateur, intéresse par ailleurs Paris. « Depuis les années 1990, une station au Gabon permet de prendre le relais lors du suivi du vol des fusées françaises qui décollent de Kourou, en Guyane française, et qui échappent pendant un court laps de temps à nos regards », confie une source au sein d’une agence européenne. « En échange, les Gabonais ont vite demandé un retour d’ascenseur avec la formation d’ingénieurs. Mais aussi avec de l’échange de données », poursuit cette source sans aller plus loin.

 

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_ Une résolution de l’Union Africaine

L’Union africaine a-t‑elle pris la fusée en vol ? Un groupe de travail y a bien été établi par la Conférence des ministres chargés de la science et de la technologie (Amcost), en 2010, en vue de développer la politique et la stratégie spatiales de l’Afrique. Aussi, parmi les résolutions adoptées par le sommet de janvier 2016 figurait l’institutionnalisation d’un programme spatial africain, tel qu’énoncé dans l’Agenda 2063. L’Égypte s’est d’ailleurs portée volontaire pour accueillir une agence africaine. Ce groupe de travail est soutenu par la commission des ressources humaines, de la science et de la technologie, dirigée par la Camerounaise Sarah Anyang Agbor, élue en juillet 2017. Mais à part ça, rien de bien concret.

 

Surnommé « le bâtisseur » dans son pays, l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa n’a pas attendu que l’UA se décide pour proposer un projet d’envergure régionale. Il envisage la mise en orbite de satellites de télécommunications depuis la Côte d’Ivoire, via Atepa Satellite Applications, filiale de son groupe. En février 2015, l’ancien conseiller du président Abdoulaye Wade a présenté son projet au successeur de ce dernier, Macky Sall, en mettant en avant l’apport de la technologie satellitaire dans le développement de la médecine, de l’éducation, de l’agriculture ou encore de la sécurité.

 

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_ Négociations en cours

Si le président sénégalais s’est d’abord montré frileux, il a fini par annoncer l’adhésion du Sénégal au projet, peu après la Côte d’Ivoire. « Nous disposons d’un partenariat technique et financier avec le groupe chinois China Great Wall, qui est en mesure de construire et de lancer nos satellites », précise Pierre Goudiaby. Le groupe China Great Wall devrait assurer 85 % des 300 millions de dollars nécessaires au lancement du premier satellite. Les 15 % restants seront pris en charge par la Côte d’Ivoire via un fonds géré par le groupe Atepa. Pierre Goudiaby aimerait y associer l’Organisation régionale africaine de communications par satellite (Rascom), afin que les pays membres de l’Uemoa et de la Cemac profitent des applications de ces satellites : e-médecine, e-santé, e-agriculture, e-éducation.

 

Des négociations sont déjà en cours avec ces deux organisations sous-régionales. Atepa Satellite Applications se penche aussi sur le lancement de satellites de télédétection pour aider au renforcement de la sécurité sous-régionale, toujours avec les pays membres de l’Uemoa, de la Cemac, mais aussi avec le Nigeria. Nous sommes loin des années 1970, lorsque les dirigeants africains se voyaient en conquérants de l’espace. Mais, le 8 novembre, les milliers de Marocains qui ont veillé jusqu’à 2 heures du matin pour suivre sur YouTube le lancement du satellite Mohammed VI-A prouvent, s’il en était besoin, que les étoiles font toujours rêver.

 

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_ L’activité satellitaire africaine

Elle est aujourd’hui principalement orientée vers les télécommunications et la télévision

. Type de satellite : Géostationnaire (tourne avec la Terre)

. Combien ça coûte (lancement compris)  : Entre 200 et 500 millions d’euros

. Part africaine dans le trafic mondial : 10 %

. Distance par rapport à la Terre : 32 000 km

 

_ Espion, es-tu là ?

Nombreux sont les chefs d’État qui n’acceptent plus de se trouver à proximité d’autres téléphones que les leurs, de peur d’être tracés par un satellite espion. C’est le cas notamment du Rwandais Paul Kagame, du Guinéen Alpha Condé ou encore du souverain marocain, Mohammed VI. Il faut dire que l’Histoire a déjà montré qu’un satellite pouvait changer la destinée d’un État.

 

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_ Opérations militaires

Ce fut le cas par exemple pour l’Angola le 22 février 2002. Le pays est en pleine guerre civile et le président, José Eduardo dos Santos, a déclaré la guerre totale à Jonas Savimbi, le fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita). Caché sur les rives du fleuve Luvuei, dans la province de Moxico (est de l’Angola), Savimbi est repéré grâce à son téléphone satellitaire par des satellites américains et israéliens. L’information sera transmise à dos Santos, qui déclenchera aussitôt l’opération Kissonde. Après des heures de combat, Savimbi est finalement abattu de quinze balles.

 

Dans le Sahel, le jihadiste Mokhtar Belmokhtar avait, lui, été repéré le 13 juin 2015 par des images satellites et visé deux jours plus tard par des frappes françaises. En vain. Et le renseignement venait là encore des Américains. Sans oublier les écoutes téléphoniques, devenues aisées avec la téléphonie mobile. C’est l’objet du programme français Capacité d’écoute et de renseignement électromagnétique spatiale (Ceres), qui comprendra trois satellites fabriqués par Airbus et dont le premier doit être lancé en 2020.

 

JeuneAfrique/ Publié le 23 novembre 2017 / Mis à jour le 23 novembre 2017/ Par Jules Crétois et Katia Touré

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/491401/societe/satellites-lafrique-se-tourne-vers-les-etoiles/

 

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