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AFRIQUE/ SOCIAL/ MEDICAL/ PAUVRETE : avancées sociales, problèmes divers et milliers de morts par la pauvreté

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«  Guinée/ Conakry/ Santé publique/ l’hôpital Ignace Deen, un mouroir pour les pauvres patients : L’insensibilité des médecins traitants se passent de tout commentaire à l’hôpital Ignace Deen de Conakry ! Dans ce plus grand centre hospitalier universitaire (CHU) de la capitale guinéenne, on banalise des vies et néglige toute considération humaine. Tout commence aux portes d’accès de cet hôpital où les visiteurs et patients se font arnaquer dès leur arrivée. Bienvenue dans le centre des sacrilèges et le monde des cruels, lgnace Deen ! Pas d’argent, pas de soin, c’est la règle de jeu. »

 

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(De nombreux services de l’hôpital national Ignace Deen ont été réhabilités et équipés grâce à un appui de l’USAID (Agence Américaine pour le Développement International) et du ministère français des affaires étrangères// 12 avril 2017)

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1 – Santé : l’Afrique bien mal en point

 

La prestigieuse revue « The Lancet » vient de publier son classement mondial des systèmes de santé. La place de l’Afrique n’y est pas des plus rassurantes. Le classement publié par The Lancet est sans appel pour l’Afrique. Sur les 195 pays étudiés, les 30 derniers en matière de performance du système de santé sont africains. Ce qui est inquiétant, c’est qu’en la matière, si la situation s’est globalementaméliorée au niveau mondial, l’écart entre les pays riches et pauvres s’est, lui, sensiblement creusé depuis 1990. Et l’Afrique n’est pas du tout à la fête. Analyse.

 

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_ Le patient africain dans un état critique

Pour réaliser son étude, The Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique, a mesuré la performance de chaque pays selon le taux de mortalité induit par 32 pathologies (diphtérie, tuberculose, appendicite, certains cancers et maladies cardiovasculaires, etc.) pour lesquelles les décès pourraient en théorie être évités en cas d’accès rapide à des soins efficaces. Le projet, titanesque, a nécessité la collaboration de plus de 2 000 chercheurs à travers le monde, qui ont travaillé sous l’égide de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. Au total, 195 pays ont été évalués sur le plan de l’accessibilité et de la qualité des soins entre 1990 et 2015. Aux trois premières places du podium figurent Andorre, l’Islande et la Suisse. La France se classe 15e, le Royaume-Uni, 30e, les États-Unis, 35e, la Chine et l’Inde respectivement 82e et 154e. Treize des quinze premiers pays du classement sont situés en Europe de l’Ouest.

 

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_ Les pays pauvres progressent, mais beaucoup moins vite que les pays riches

Premier enseignement de cette étude : la qualité des soins s’améliore à l’échelle de la planète, mais les pays les plus pauvres progressent moins vite que les autres. En effet, depuis 1990, les résultats ont sensiblement augmenté, passant en moyenne de 40,7 à 53,7. Durant cette période, 167 pays sur 195 ont vu l’accessibilité et la qualité de leur système de santé s’améliorer de façon significative. Mais dans le même temps, les inégalités se sont creusées : l’écart entre le premier et le dernier pays était de 62 points en 1990. En 2015, il est de 66 points. La tendance n’est donc pas homogène. Conséquence : entre le haut et le bas du classement, la distance s’accroît.

 

Comme en matière de richesses, les inégalités sur le plan de la santé augmentent au niveau mondial. Pour l’Afrique, le résultat est sans appel : elle occupe 27 des 30 dernières places, et 37 des 50 dernières. La Centrafrique arrive en dernière position du classement. Suivent dans les cinq dernières places la Somalie, la Guinée-Bissau, le Tchad et l’Érythrée. Seule une petite poignée de pays africains tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de l’Afrique insulaire (Les Seychelles et l’île Maurice sont respectivement 67e et 94e) et, dans une moindre mesure, de l’Afrique du Nord (la Tunisie est 89e, la Libye 90e, l’Égypte 108e, l’Algérie 130e et le Maroc 133e).

 

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_ Dépenses de santé par habitant et par an : le niveau très bas en Afrique

La deuxième leçon intéressante à tirer de l’étude porte sur la relation entre les performances réelles des pays en matière de développement et leur capacité à améliorer, dans le même temps, leur système de santé. Ici aussi, les résultats sont éclairants : « L’augmentation du niveau de développement n’entraîne pas forcément une amélioration de la qualité et de l’accès au système de santé », souligne le professeur Christopher Murray, le responsable de l’étude, de l’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) de l’université de Washington. Une constatation corroborée par quantité d’autres études qui, au-delà, ont démontré qu’« il n’y [avait] pas [non plus] de lien automatique entre augmentation des dépenses de santé et amélioration de l’état de santé » (Jacky Mathonnat, Disponibilité des ressources financières pour la santé dans les pays d’Afrique subsaharienne, Agence française de développement département de la recherche, 2010).

 

Toutefois, on peut noter une corrélation relativement forte entre le niveau des dépenses de santé par personne et par an et l’état de santé général des populations concernées. Selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale, les dépenses de santé en Andorre, qui occupe la première place du classement de The Lancet, s’élevaient en 2014 à 3 746 dollars par personne et par an. Cette année-là en Centrafrique, lanterne rouge du classement, elles n’étaient que de… 16 dollars. Plus généralement, les dépenses annuelles de santé par habitant en Afrique sont rachitiques.

 

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_ Le cas symptomatique du Sénégal

Au Sénégal, pays qui occupe le 173e rang du classement de The Lancet, les dépenses de santé par personne et par an se situent aux alentours de 50 dollars. La santé y est au cœur du débat public et occupe régulièrement la une des médias. Ainsi, au début de l’année 2017, la seule machine de radiothérapie du pays, donnée par la France en 1989, est tombée en panne. Cela a créé une vive polémique et obligé les autorités sénégalaises à transférer les malades atteints du cancer au Maroc. Et pas plus tard que cette semaine, le bloc opératoire du Centre hospitalier universitaire Aristide Le Dantec de Dakar a été fermé. Le compresseur, qui produit l’air comprimé nécessaire au bon fonctionnement des appareils d’anesthésie, est tombé en panne. Perclus de dettes (1 milliard 300 millions de francs CFA), le CHU n’a plus les moyens d’en assurer l’entretien. De quoi comprendre pourquoi le secteur de la Santé clame à qui veut l’entendre qu’il est le laissé-pour-compte des politiques publiques dans les pays africains. 

 

_ PAR GILBERT FAYE, À DAKAR/ Publié le 22/05/2017 / Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/sante-l-afrique-bien-mal-en-point-22-05-2017-2129483_2365.php

 

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                                                                                                             (Centre des Urgences de Yaoundé/CURY)

2 – Dans les «hôpitaux-mouroirs» du Cameroun

 

La mort tragique faute de soins d’une femme enceinte de jumeaux a relancé la polémique sur la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics du Cameroun. Certains n’hésitent pas à traiter les médecins camerounais d’«assassins». Ils les accusent d’abandonner les malades qui ne peuvent pas payer les soins. La scène se déroule le 12 mars 2016 aux portes de l’Hôpital Laquintinie, l’un des principaux établissements publics de Douala, la capitale économique du Cameroun. C’est là que Monique Koumateke, une jeune Camerounaise de 31 ans est décédée avec les jumeaux qu’elle portait, faute de soins. Une mort tragique qui a suscité une vague d’indignation dans le pays. Sa famille accuse le personnel de l’hôpital d’être responsable de sa mort.

 

Selon l’hôpital, la jeune femme est arrivée inconsciente avec plusieurs membres de la famille. Le personnel refuse alors de la prendre en charge après avoir constaté qu’elle était déjà morte. Ce que contestent formellement les proches de la victime. Ils affirment que les bébés étaient bien vivants quand leur mère est arrivée inconsciente aux urgences de l’hôpital.

 

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_ Le drame devant la porte fermée de la maternité
Devant la porte fermée de la maternité, une proche de la jeune femme tente de sauver les fœtus en improvisant une césarienne. Avec une lame chirurgicale, Rose Tacke éventre sa tante et retire les deux bébés qui n’ont malheureusement pas survécu. Menacée de poursuites pour profanation de cadavre, Rose Tacke ne regrette pas aujourd’hui son geste. Elle raconte le fil des événements. De l’accueil glacial réservé par le personnel médical à la maternité, qui, sans avoir examiné la malade, conclut à sa mort, à son renvoi à la morgue sans aucun certificat de décès. L’employé de la morgue «s’étonne qu’on veuille y installer une femme enceinte dont le fœtus donne visiblement des signes de vie», témoigne Rose Tacke dans l’hebdomadaire Jeune Afrique.

 

Retour à la maternité. Nouvelles suppliques au personnel et nouveau refus. L’unique bloc opératoire du service est déjà occupé, annonce une infirmière de la maternité dont les propos cyniques et cinglants résonnent encore dans la tête de Rose: «Ce n’est pas la première fois qu’une femme meurt avec des fœtus dans le ventre.» Puis les portes de la maternité se referment au nez de sa famille.

 

«Nous nous sommes retrouvés face à nous-mêmes, désemparés… J’ignore si le serment d’Hippocrate a le moindre sens chez nous», raconte-t-elle à Jeune Afrique.// Vidéo ajoutée le 14 mars 2016 (Africanews)

 

_ «L’hôpital est le miroir de ce qui se passe au pays»
Les images de la scène montrant la défunte jeune maman étendue dans une mare de sang, avec ses deux bébés morts sur son ventre, ont fait le tour du monde, suscitant colère et indignation au Cameroun. Les appels à la démission du ministre de la Santé se sont multipliés jusque dans les rangs du parti au pouvoir. «L’image actuelle de nos hôpitaux est très pathétique. On dirait des prisons à ciel ouvert. On peut dire sans risque de se tromper que les hôpitaux ne répondent pas aux attentes… Les hôpitaux publics du pays sont des mouroirs», se désole Hugues Seumo sur le site camerounais Camer.be. Pour lui, l’hôpital est le miroir de ce qui se passe au Cameroun. «Un pays où les tenants du pouvoir, au moindre malaise ou accident, sont évacués en dehors du pays. L’état désastreux, humiliant, dégradant et honteux des hôpitaux du pays, ne les concerne pas», affirme-t-il.

 

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, l’essayiste camerounais Yann Gwet ne décolère pas. Ce qui importe dans cette histoire, et qui permet d’expliquer la réaction populaire, est que la scène à l’origine du scandale s’est produite au sein d’un hôpital, remarque-t-il. «En 2016, des hommes et des femmes meurent tous les jours dans les hôpitaux camerounais parce qu’ils doivent acheter sans en avoir les moyens leur propre seringue ou leur propre flacon d’alcool. En 2016, les hôpitaux camerounais sont, en somme, des lieux d’inhumanité, de violence et de malheur», écrit Yann Gwet. Le directeur de l’hôpital incriminé de Douala a été limogé par le gouvernement le 12 avril 2016. Mais la polémique est très loin d’être close après cette tragédie. Un autre directeur d’hôpital a été relevé de ses fonctions à Mbanga, à environ 50 km de Douala, après un décès similaire à celui de Monique Koumateke.

 

Par Martin Mateso@GeopolisAfrique/ Publié le 15/04/2016 / Mis à jour le 16/04/2016/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/dans-les-hopitaux-mouroirs-du-cameroun-103789

 

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3 – « Présidents africains, pourquoi ne restez-vous pas mourir au pays ? »

 

Les chefs d’Etat du continent se soignent dans les meilleurs hôpitaux européens, en laissant dépérir leurs systèmes de santé nationaux. On l’a appris par un communiqué laconique du palais de Koulouba, sur les hauteurs de Bamako : le président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a été opéré, mardi 12 avril, d’une « tumeur bénigne » à l’Hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), en région parisienne. Il effectue sa convalescence à Paris et n’a pas communiqué la date de son retour au Mali. Ancien dirigeant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), le camarade IBK a donc rejoint la longue liste des chefs d’Etat africains qui délaissent les hôpitaux de leur pays pour venir se soigner en Occident.

 

Avant le président malien, son homologue ivoirien Alassane Ouattara s’était fait opérer en février 2014 à l’Hôpital américain de Neuilly, à l’instar du Gabonais Ali Bongo Ondimba qui avait choisi, quelques années plus tôt, la clinique chic de l’Ouest parisien pour y subir une intervention chirurgicale. Le Camerounais Paul Biya, lui, se soigne à Genève où il réside une partie de l’année. Son dossier médical est aux mains de médecins suisses, alors qu’il est protégé comme un secret d’Etat au Cameroun. Son épouse, Chantal, préfère les hôpitaux parisiens où elle a passé plusieurs mois ces dernières années.

 

A ce jeu-là, même les chefs d’Etat maghrébins se sont fait prendre. L’Algérien Abdelaziz Bouteflika a longuement séjourné en 2013 à l’Hôpital militaire du Val-de-Grâce, puis à l’Hôtel national des Invalides pour sa rééducation. Le président algérien était d’ailleurs revenu en décembre 2015 à la Clinique d’Alembert, à Grenoble, pour effectuer un contrôle médical. Mais le plus surprenant de cette liste non exhaustive, c’est le roi Mohamed VI qui est venu en France en 2013 pour y subir une opération chirurgicale alors que son pays reste une destination sanitaire privilégiée pour de nombreux chefs d’Etat d’Afrique subsaharienne.

 

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_ Faute politique

Disons le sans ambages : délaisser les institutions sanitaires de son pays pour se soigner à l’étranger est, au bas mot, une faute pour un chef d’Etat. C’est la preuve irréfutable qu’il n’a pas réussi à bâtir sur place un système de santé digne de sa confiance. Si, dès qu’ils sont malades, même légèrement, les présidents africains sautent dans l’avion pour Paris, Londres, Lisbonne ou Madrid afin d’y recevoir des soins, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas favorisé chez eux le développement de l’expertise médicale nationale. Ce n’est pas une blague : il existe aujourd’hui des pays africains qui n’ont aucun spécialiste du cancer ; d’autres qui n’ont que trois ou quatre cardiologues ; d’autres encore où les quelques gynécologues n’exercent que dans la capitale.

 

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.

 

L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.

 

Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.

 

De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar. La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris. Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.

 

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_ Triste record mondial

Pour avoir fait le choix de négliger les structures sanitaires de leur pays, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales, les dirigeants africains ont mis le continent au sommet du palmarès mondial des présidents décédés à l’étranger. Ici, on n’en citera que les plus récents : le Zambien Michael Sata, décédé en 2014 à Londres, l’Ethiopien Melès Zenawi, mort en 2012 à Bruxelles, le Bissau-Guinéen Mallam Bacai Sanha qui s’est éteint la même année à Paris tout comme le Zambien Levy Mwanassa mort en 2008 à Paris. Le Nigérian Umaru Yar’Adua, se sentant condamné, est quant à lui rentré d’Arabie saoudite en 2010, juste à temps pour mourir parmi les siens.

 

De toute cette liste, les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie !

Plus de dix ans plus tard, les chefs d’Etat africains ne semblent pas avoir tiré les enseignements de l’erreur fatale d’Eyadema Gnassingbé. Hélas, ils continueront donc de mourir hors des frontières nationales.

 

Par Seidik Abba (Chroniqueur, Le Monde Afrique Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur de Le Niger face au sida : atouts et faiblesses de la stratégie nationale contre la pandémie, (L’Harmattan, 2012).)/ LE MONDE Le 21.04.2016/ Mis à jour le 28.04.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/21/presidents-africains-pourquoi-ne-restez-vous-pas-mourir-au-pays_4906616_3212.html

 

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 4 – Scandale sanitaire en Afrique du Sud, 94 malades mentaux sont morts

 

Au moins 94 malades mentaux sont morts entre mars et décembre derniers de déshydratation, diarrhées ou de crise d’épilepsie suite à des conditions sanitaires déplorables dans la province de Gauteng. Une enquête officielle a révélé mercredi 1er février la mort d’une centaine de malades mentaux en 2016 dans la province sud-africaine de Gauteng. Selon le rapport, consultable en ligne, au moins 94 patients sont décédés entre mars et décembre derniers de déshydratation, diarrhées ou de crise d’épilepsie.

 

Ces malades mentaux avaient été auparavant transférés depuis un hôpital psychiatrique de Johannesburg, fermé précipitamment, vers 27 centres de soins. Ces établissements sanitaires sont décrits par le rapport comme des « camps de concentration ». « Les autorités du Gauteng ont enlevé des malades d’un établissement possédant une licence d’exploitation pour les mettre dans des ONG n’étant détenteur d’aucunes licences. 80 % des morts constatées ont eu lieu dans cinq de ces centres »affirmait mercredi 1er février, l’auteur de l’enquête, le professeur Malegapuru Makgoba.

 

_ « Un marché aux bestiaux »

Le médiateur en charge des questions de santé a précisé à plusieurs reprises que le bilan n’était pas définitif et que d’autres décès pourraient être constatés. Tout au long des 68 pages de son enquête, établie à partir de témoignages, Malegapuru Makgoba a décrit les conditions déplorables du transfèrement de malades traités, a-t-il dit, comme « dans un marché aux bestiaux ».

 

L’auteur du rapport dénonce également leurs conditions de séjour dans leurs nouveaux centres de soins, souvent « mal équipés », privés de chauffage et surchargés, où ils n’ont parfois pas reçu assez à manger et à boire. Ces établissements ont été « sélectionnés de façon mystérieuse » et se sont avérés incapables « de faire la différence entre les nécessités d’assurer des soins professionnels spécialisés et une simple opportunité financière », indique le rapport.

 

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_ Démission de la ministre provinciale de la santé

L’origine de ce scandale vient de la décision du département de la santé de la province du Gauteng, où se trouvent Johannesburg et Pretoria, de mettre un terme au contrat qui le liait à l’hôpital Life Esidimeni. En conséquence, un millier de patients ont été transférés dans un « environnement de soins non structuré, inadapté et de qualité inférieure aux normes », a déploré le rapporteur. La « ministre » provinciale en charge de ce département, Qedani Mahlangu, a présenté sa démission et le premier ministre de la province David Makhura a promis de poursuivre tous les responsables du drame. L’opposition a dénoncé les « négligences » du gouvernement du Congrès national africain (ANC). Quant au plus grand syndicat du pays (Cosatu), il a exigé la mise en place d’un « système de soins public global » sans « sous-traitance » vers le privé.

 

Pierre Cochez, le 02/02/2017/

 

http://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Scandale-sanitaire-Afrique-Sud-94-malades-mentaux-sont-morts-2017-02-02-1200822021

 

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5 – Conakry : l’hôpital Ignace Deen, un mouroir pour les pauvres patients !

 

L’insensibilité des médecins traitants se passent de tout commentaire à l’hôpital Ignace Deen de Conakry ! Dans ce plus grand centre hospitalier universitaire (CHU) de la capitale guinéenne, on banalise des vies et néglige toute considération humaine. Tout commence aux portes d’accès de cet hôpital où les visiteurs et patients se font arnaquer dès leur arrivée. 15 000 francs guinéens est d’abord le quota d’accès qu’on fait payer à chaque rentrant. Bienvenue dans le centre des sacrilèges et le monde des cruels, lgnace Deen !

 

Pas d’argent, pas de soin, c’est la règle de jeu. Un véritable mouroir pour de nombreux patients qui s’y dirigent dans l’espoir de retrouver leur santé. Mais fort malheureusement, certains sont déçus et d’autres perdent leur vie banalement pour faute d’attention. Pourtant, le premier remède qu’on puisse donner à un patient, c’est d’abord l’accueil et la considération qu’on lui donne. Où est l’Etat sensé de sauver la vie du peuple dans des mains des assassins déguisés en vrai médecins assermentés ? Ils sont nombreux dans ce grand hôpital, les médecins qui vivent sur l’âme et le dos des patients. Ayant la pierre en la place et lieu de leurs cœurs, ils ne connaissent que l’argent, toujours de l’argent, rien que l’argent.

 

Le pire des cas se passe au pavillon « Plateau » où les patients sont à deux doigts de la mort. Là-bas, les médicaments ont le même prix que l’or, quitte à mourir. A cela s’ajoute un manque d’entretien dans les salles qui ressemblent à des prisons où les gens sont entassés sous une chaleur torride. Seules les familles des richissimes qui échappent à cet enfer. Il reste à savoir si après la rénovation de l’hôpital Donka, les guinéens auront la chance de bénéficier d’un traitement médical digne de ce nom. En attendant priez Dieu de ne pas tomber malade et qu’on ne t’hospitalise pas dans cet hôpital qui ne fait plus honneur à la Guinée.

 

Syta Camara pour ScoopGuinée/ 19 avril 2017/

 

http://scoopguinee.com/conakry-lhopital-ignace-deen-un-mouroir-pour-les-pauvres-patients/

 

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6 – Côte d’Ivoire-Santé : vaccination, santé et sécurité

 

_ La fièvre jaune : vaccination obligatoire

La vaccination contre la fièvre jaune, maladie mortelle que l’on attrape sans s’en apercevoir, transmise par les moustiques, est un passage obligatoire avant de partir en Afrique intertropicale. La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable dès l’âge de 6 ou 9 mois, même lorsqu’elle n’est pas administrativement exigée. Elle protège à 100 % pendant au moins 10 ans.

 

_ Bien noter les points suivants.
– Cette vaccination ne peut se faire que dans les centres de vaccination habilités (il y en a plus d’une centaine en France). Pour connaître votre centre le plus proche, renseignez-vous auprès de votre médecin traitant.

– La protection est conférée seulement 10 jours après l’injection (sauf en cas de rappel : protection immédiate). Il est donc nécessaire de s’y prendre à l’avance.
– Le carnet de vaccinations est demandé.

 

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_ Autres vaccinations conseillées

– Diphtérie, tétanos, poliomyélite, BCG, ROR, coqueluche, Haemophilus b.
Les trois premières, conseillées chez l’adulte, deviennent extrêmement souhaitables lorsque l’on voyage, et le rappel est une priorité avant le départ.
– Hépatite A et fièvre typhoïde.
– Méningite à Haemophilus influenzae b, ROR, coqueluche : tous les enfants de moins de 3 ans voyageant en Afrique doivent impérativement être vaccinés contre ces maladies.
– Éventuellement rage, méningites à méningocoque A et C.

 

_ Le paludisme (La malaria)

Le paludisme est la première maladie parasitaire mondiale : 1 à 3 millions de morts par an, dont la majeure partie en Afrique. Il est présent à travers toute l’Afrique Noire, et d’autant plus qu’il fait chaud, humide, et que les populations sont pauvres. Un traitement préventif contre le paludisme est donc recommandé avant tout séjour en Côte d’Ivoire (classifiée en zone 3). Il importe aussi de diminuer le risque de contracter le parasite en diminuant le nombre de piqûres de moustiques : moustiquaire, répulsifs anti-moustiques, et vêtements recouvrant un maximum le corps.// Consulter notre dossier sur le paludisme.

 

En conclusion : Il faut s’y prendre suffisamment tôt. Les vaccins ne se faisant pas tous en une seule fois, il est conseillé d’effectuer une consultation de voyage au moins 4 semaines avant le départ.

 

http://www.routard.com/guide/cote_d_ivoire/1498/sante_et_securite.htm

 

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7 – Côte d’Ivoire : le premier hôpital de Didier Drogba inauguré à Abidjan

 

Le premier hôpital construit par Didier Drogba à travers sa fondation a été inauguré la semaine dernière à Abidjan. Installé à Attécoubé, un district de la capitale ivoirienne, le centre va apporter des soins à moindre coût notamment aux familles démunies. D’autres hôpitaux  sont en cours de construction. Après Abidjan, des villes comme Yamoussoukro, San Pédro, Man et Korhogo bénéficieront à leur tour de ces infrastructures, puisque, la star du football l’avait promis. Ce projet était un rêve que Drogba a toujours voulu concrétiser.

 

Le centre inauguré à Abidjan, est dédié aux familles démunies, puisque les soins seront à moindre coût. Chaque année depuis 4 ans, l’attaquant de Chelsea organise à Londres une soirée gala de charité au profit de sa Fondation. L’édition de cette année est prévue le 18 avril prochain. les fonds récoltés serviront justement à financement les constructions des autres hôpitaux. Le centre qui a été inauguré à Attécoubé,est  construit sur une parcelle de 800 m². Il est situé en bordure de la lagune Ebrié dans la commune d’Attécoubé à Abidjan, en face du sanctuaire marial. Son coût? un million USD, soit plus de 500 millions CFA.

 

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Doté d’infrastructures de dernière génération, cet hôpital qui marque la réalisation d’un rêve longtemps caressé par l’attaquant de Chelsea, marque le début d’une série de réalisations de cinq ouvrages similaires à travers la Côte d’Ivoire. 

 

Voici la fiche technique de l’hôpital Didier Drogba d’Attécoubé : une salle d’échographie, une Protection maternelle et infantile (PMI), une salle de radiographie, un laboratoire ultra moderne, une pharmacie, des salles d’hospitalisation et d’isolement, et bien d’autres services pour soulager les populations ivoiriennes les plus vulnérables

 

BY YAO JUNIOR L./ 12 MAI 2017

 

http://www.afrikmag.com/hopital-didier-drogba-inaugure-abidjan/

 

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8 – En Ethiopie, la décharge d’Addis-Abeba au cœur d’enjeux politiques et fonciers

 

Après un éboulement mortel en mars, les autorités tardent à reloger et à indemniser les victimes, tandis que l’ouverture d’un nouveau site en terre oromo fait débat. Tout a disparu. La maison, les vêtements, les objets souvenirs. Toute la vie d’Amira* a été ensevelie sous une montagne d’ordures. De son fils de 10 ans, elle n’a plus qu’une photo de classe. Le garçon est l’une des victimes d’un éboulement mortel survenu dans la décharge de Koshe, courant mars, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Avant d’être secourue par des voisins, Amira a été recouverte de « koshasha » – « détritus », en amharique. « Jusqu’à la tête », précise-t-elle, assise sur l’un des matelas miteux du refuge où une partie des familles de victimes sont hébergées depuis la catastrophe. Selon le dernier bilan officiel, plus de 130 personnes sont mortes.

 

L’éboulement de Koshe a jeté une lumière crue sur la pauvreté d’une capitale en plein boom économique mais profondément inégalitaire, où le sort des plus pauvres est souvent négligé. Les riverains de la décharge, dont certains récoltaient les ordures pour un salaire misérable, « n’avaient pas d’autre choix que de vivre et travailler dans un environnement aussi dangereux, le gouvernement ne garantissant pas leur droit à un logement adéquat et à un travaildécent », d’après Amnesty International. Dans un communiqué publié en mars, l’ONG tenait les autorités pour responsables d’un désastre qui « aurait pu être évité ».

 

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_ Urbanisation galopante

La municipalité d’Addis-Abeba avait pourtant prévu, il y a dix ans, de réhabiliter et de fermer partiellement ce dépotoir vieux d’un demi-siècle et saturé d’ordures. L’idée de ce projet, soutenu financièrement par l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique), était d’encadrer l’augmentation des déchets due à l’urbanisation galopante : plus de 1 000 tonnes par jour dans une capitale de 4 millions d’habitants. Koshe représentait une menace sanitaire et environnementale dans cette zone urbaine. Il était alors question de construire une nouvelle décharge à Sendafa, une ville située à 40 km d’Addis-Abeba, dans la région Oromia.

 

Seulement, à l’été 2016, alors que des manifestations antigouvernementales secouent cette région, des contestataires bloquent l’accès des camions-bennes à la nouvelle décharge, six mois à peine après sa mise en exploitation. Les tonnes de déchets d’Addis-Abeba sont alors de nouveau déversées à Koshe, malgré les risques et la présence des habitants sur le site. « Nous avons essayé de les faire déménager de nombreuses fois, expliquait Dagmawit Moges, porte-parole de la municipalité, au Monde Afrique en mars. Ils ne voulaient pas car ils considèrent que leur vie est directement liée aux déchets. » Contactée à plusieurs reprises depuis, elle n’a pas donné suite à nos appels.

 

Désormais, les victimes ne souhaitent qu’une chose : déménager de ce refuge qui devait être temporaire. Certaines ont déjà été relogées. Pour d’autres, comme Amira, c’est plus compliqué. « On a les clés de notre appartement », dit-elle. Mais celui-ci, situé dans un condominium, l’une de ces barres d’immeubles qui poussent comme des champignons en périphérie des villes éthiopiennes, est encore en travaux. En attendant, avec une trentaine de personnes, elle est logée au premier étage d’une structure d’accueil pour les jeunes, tandis qu’une soixantaine d’autres vivotent dans un abri exposé aux pluies torrentielles de ce mois de juillet.

 

Ici, un vieil homme souffre de douleurs aux jambes. Là, une femme séropositive agite sa boîte de médicaments quasi vide. Les enfants toussent. « On aurait préféré mourir plutôt que de vivre dans ces conditions », lâche Genet, une dame âgée emmitouflée dans une couverture. Depuis peu, plus aucun repas n’est distribué. Et s’ils demandent de l’aide à l’extérieur du refuge ? On leur répond qu’ils n’en ont « pas besoin », qu’ils sont « riches », poursuit Genet.

 

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_ Une odeur abjecte

Car peu après le drame, de nombreux Éthiopiens ont fait preuve de solidarité : selon l’hebdomadaire local The Reporter, les promesses de dons ont atteint près de 95 millions de birrs (près de 3,5 millions d’euros). Amira a appris qu’elle toucherait 113 500 birrs (environ 4 100 euros) en compensation de la mort de son fils et de la perte de sa propriété. Mais elle n’a encore rien reçu sur le compte en banque qu’on lui a demandé d’ouvrir. Certaines victimes, en revanche, ont reçu une indemnisation. Comme Berhane, 27 ans, un chiffonnier au petit collier de barbe et au sourire facile qui vivait de la revente de bouteilles en plastique. Puisque sa baraque a été partiellement détruite dans l’éboulement, il a reçu 28 000 birrs. Chaque matin, il voit la décharge depuis le nouveau quartier où il a été relogé, de l’autre côté de la route, où les déchets débordent presque et où flotte toujours une odeur abjecte. Quand la décharge fermera-t-elle ?

 

« Le projet de fermeture définitive et de réhabilitation de Koshe est suspendu à la décision de rouvrir la décharge de Sendafa, explique Shayan Kassim, chargé de mission de l’AFD en Ethiopie. C’est un prérequis, car la municipalité est obligée d’avoir un centre d’enfouissement quelque part pour gérer ses déchets, et elle n’a aujourd’hui d’autre choix que de continuer d’utiliser le site de Koshe. La réouverture de Sendafa constitue la seule solution pour préserver la sécurité et assurer une meilleure gestion des déchets à l’échelle de la ville. »

 

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_ « On bloquera les camions »

À Sendafa, le site de la décharge est au beau milieu des champs. Par peur des remontrances de son patron, un gardien trapu nous refuse sèchement l’entrée. Après quelques instants, sa langue se délie. Il a été embauché pour surveillerle site, mais il est contre la présence de cette décharge construite par l’entreprise française Vinci Construction et à l’abandon depuis un an, explique-t-il. Ici, les déchets sont dissimulés sous des bâches en plastique noir.

 

Des hommes de tous âges s’attroupent autour du gardien. En colère, ils présentent leurs doléances à tour de rôle. « On pensait qu’il y aurait un aéroport, pas une décharge », dit l’un, dénonçant le manque de consultations avec les habitants. Une allégation démentie par la municipalité et l’AFD, qui assurent que les travaux ont commencé après la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social. « On nous avait promis du boulot pour nos fils et nos frères, mais rien ! », embraye un autre. Un troisième se plaint de l’impact nocif des déchets sur la santé des riverains et de la pollution de la rivière. La petite bande a entendu des rumeurs sur une réouverture prochaine de la décharge dont ils ne veulent pas. « On bloquera les camions pour défendre notre territoire », assurent les hommes d’une même voix.

 

Le sujet est « très sensible », politique, confirme Nega Fantahun, le directeur général du Bureau des projets de recyclage et d’élimination des déchets, qui dépend de la municipalité d’Addis-Abeba. Car la question des terres des Oromo, l’ethnie majoritaire du pays, est délicate : elle est au cœur de tensions avec les autorités. Dès novembre 2015, ils ont manifesté contre un projet d’agrandissement de la capitale, enclavée dans leur région, de peur de voir leurs terres expropriées. C’était le point de départ d’un mouvement de contestation plus généralisé, réprimé dans le sang par les autorités et désormais contenu par l’état d’urgence en vigueur depuis plus de neuf mois.

 

« Au plus haut niveau, les autorités souhaitent donner une réponse raisonnable et rationnelle » à cette question des déchets, assure Nega Fantahun. D’après lui, il est important de considérer les requêtes de la communauté locale une par une, citant notamment l’odeur nauséabonde, et de « lui donner du temps ». Pour qu’elle accepte enfin de recevoir les ordures des Addis-Abebiens sur ses terres ? Pour les autorités, une chose est sûre : « La décharge de Sendafa sera rouverte. »

 

*Les prénoms des victimes ont été changés.

 

Par Emeline Wuilbercq (contributrice Le Monde Afrique, Addis-Abeba)/ LE MONDE/ Le 27.07.2017/ Mis à jour le 27.07.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/27/en-ethiopie-la-decharge-d-addis-abeba-au-c-ur-d-enjeux-politiques-et-fonciers_5165721_3212.html?xtmc=afrique_social_pauvrete&xtcr=1

 

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9 – Le Maroc mise sur les grandes écoles françaises pour former ses élites

 

Plusieurs établissements ont ouvert des campus dans le royaume, qui souhaite devenir un hub africain de l’enseignement supérieur. Avec plus de 36 000 étudiants, les Marocains forment la première communauté d’étudiants étrangers en France, devant les Chinois. Les dysfonctionnements du système universitaire marocain étant multiples, les étudiants du royaume sont nombreux à faire de gros sacrifices pour partir faire leurs études en France.

 

Mais les choses changent peu à peu : depuis quelques années, c’est la France qui vient à eux. En dix ans, une demi-douzaine de grandes écoles de commerce et d’ingénieurs se sont ainsi implantées à Casablanca et à Rabat : l’Ecole centrale, l’EM Lyon, l’Essec ou encore l’université Paris-Dauphine. Une initiative largement encouragée par l’Etat marocain, qui veut y former les talents de demain. « Au Maroc, le tampon français est encore un gage de sérieux dans le monde de l’entreprise. Un diplômé d’une école française gagne forcément plus dans le secteur privé, où les grilles de salaires sont adaptées », indique Youssef Ben El Mostapha, directeur de l’EIGSI Casablanca, une école d’ingénieurs créée en 2006 par l’EIGSI La Rochelle. « Malheureusement, nous avons un sérieux problème de ressources humaines au Maroc, poursuit-il. Je passe mon temps à recevoir des CV criblés de fautes, à voir des jeunes diplômés sous-qualifiés. Nous avons des écoles de bonne qualité, mais il en faut plus. »

 

Pour les deux pays, l’arrivée des écoles françaises est une opération « gagnant-gagnant ». En mettant un pied en Afrique, les établissements français élargissent leur offre de formation sur le continent et contribuent à leur rayonnement à l’international. Au Maroc, où la capacité d’accueil dans les universités est à saturation, l’enjeu est crucial. En 2005, le royaume s’est engagé dans un vaste plan d’accélération industrielle, le plan Emergence, dont l’un des objectifs était de former 15 000 ingénieurs marocains en dix ans.

 

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_ Des frais de scolarité plus élevés qu’à Paris

« Le Maroc a un potentiel industriel énorme. Les secteurs de l’énergie, de l’automobile et de l’aéronautique sont en plein boom. Pour faire avancer la machine, il faut plus d’ingénieurs », indique Serge Delle-Vedove, directeur adjoint de l’Ecole centrale Casablanca, qui a ouvert ses portes en 2015. En septembre, la très sélective institution accueillera ses 210 étudiants sur un campus flambant neuf de cinq hectares au cœur de la forêt de Bouskoura, en périphérie de la métropole. « On espère accueillir 200 élèves par promotion d’ici cinq ans », précise le directeur adjoint.

 

Derrière ce projet coûteux se cache l’Etat marocain, qui a financé l’école à hauteur de 80 %, soit 150 millions de dirhams (environ 13,2 millions d’euros). « C’est le Maroc qui a fait appel à nous il y a dix ans, rappelle M. Delle-Vedove. Les ingénieurs marocains ne sont pas formés pour développer le marché au Maroc et en Afrique. Le royaume a besoin d’ingénieurs entrepreneurs, et ça, c’est typiquement le profil centralien. »

 

Fruit d’un partenariat signé en 2013 entre Mohammed VI et François Hollande, Centrale Casablanca dispose du statut d’école publique reconnue par l’Etat marocain, sous tutelle du ministère de l’industrie. Avec des critères d’admission et un programme identiques à Centrale Paris, l’antenne de Casablanca délivre un diplôme d’État marocain qui sera ensuite homologué par l’Etat français.

 

Malgré des frais de scolarité plus élevés qu’à Paris – près de 5 000 euros l’année contre 3 500 euros en France –, Centrale Casablanca se targue d’être un ascenseur social dans un pays où l’accès à l’enseignement reste un problème majeur. Grâce aux subventions de l’Etat marocain, 80 % des élèves bénéficient d’exonérations partielles ou totales. « Généralement, les étudiants marocains qui ont des ressources partent faire leurs études en France ou aux Etats-Unis, observe M. Delle-Vedove. Notre objectif est de proposer des études prestigieuses sur le continent à des prix abordables. » C’est ainsi qu’Ahmed, en deuxième année à Centrale Casablanca, a pu financer ses études. « Je ne paye que 10 % des frais de scolarité car je viens d’une famille très modeste. Au Maroc, la majorité des élèves issus d’un milieu défavorisé, même les plus brillants, n’ont pas la chance d’avoir une bonne formation supérieure », explique l’étudiant de 22 ans.

 

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_ Attirer les étudiants subsahariens

Mais le Maroc voit plus loin. En ouvrant ses portes aux grands établissements français, le royaume veut attirer les étudiants subsahariens et se positionner comme un hub pour la formation universitaire en Afrique. Plus proche et plus accessible que la France, le pays offre un contexte éducatif et culturel qui facilite l’intégration des étudiants africains. « Je voulais étudier la mécatronique. Le Maroc était est un entre-deux parfait pour faire de bonnes études sans trop m’éloigner de mon pays, le Burkina Faso », raconte Alex, en deuxième année à l’EIGSI Casablanca, où un tiers de la promotion est d’origine subsaharienne. A 21 ans, l’étudiant originaire de Ouagadougou pense déjà à chercher un travail au Maroc une fois ses études terminées. « Je veux travailler dans l’aéronautique, un secteur en pleine croissance. Ici, je suis sûr de trouver du travail », assure Alex.

 

La formation des futurs cadres supérieurs africains est stratégique pour le « soft power » marocain en Afrique, où le royaume a renforcé sa politique de développement et multiplié les partenariats économiques. En juillet, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) a annoncé une augmentation du nombre de bourses accordées aux étudiants subsahariens, avec l’objectif affiché « d’accompagner les dynamiques lancées par le roi Mohammed VI en Afrique ». « Notre ambition est de faire venir des élèves brillantissimes de partout en Afrique, quel que soit leur niveau social. Nous avons par exemple un étudiant qui vient d’un petit village en pleine brousse sénégalaise et qui est fulgurant en termes de capacité technique », affirme Serge Delle-Vedove, de Centrale Casablanca. Dans les prochaines promotions, les élèves subsahariens pourraient représenter le tiers des effectifs.

 

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_ Difficultés d’expression en français

En nouant des partenariats avec les entreprises et les banques marocaines bien implantées sur le continent, les grandes écoles de commerce françaises veulent elles aussi séduire les étudiants africains. « Nous savons que le marché émergent de demain, c’est l’Afrique », déclare Tawhid Chtioui, directeur de l’EMLyon Casablanca, dont le campus baptisé « EMLyon Business School Africa » a ouvert en 2015. « Pour maîtriser les spécificités de ce marché, il faut être sur place, poursuit-il. C’est pourquoi nous encourageons nos étudiants à faire des stages dans des entreprises présentes en Afrique. »

 

Reste un problème majeur, celui du niveau de langue. Au Maroc, le cursus scolaire dans le système public se fait entièrement en arabe. Une fois à l’université, où l’enseignement passe brusquement au français, les élèves éprouvent des difficultés d’expression. « Nous avons quelques élèves qui ne parlent pas français en arrivant », reconnaît le directeur adjoint de Centrale Casablanca, où les étudiants peuvent suivre des cours de rattrapage trois fois par semaine. « C’était très difficile au début, surtout en physique », témoigne Ahmed, qui a obtenu son baccalauréat scientifique dans un lycée public de Marrakech : « Heureusement que les classes préparatoires sont enseignées en français, ça permet de s’habituer pendant deux ans, même si ce n’est pas suffisant. » La question du recrutement des professeurs est elle aussi sensible. A Centrale Casablanca, tous les enseignants sont des vacataires, faute d’avoir trouvé des professeurs permanents locaux qui répondent au niveau de la formation.

 

Par Ghalia Kadiri (contributrice Le Monde Afrique, Casablanca)/ LE MONDE/ Le 23.08.2017/ Mis à jour le 24.08.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/23/le-maroc-mise-sur-les-grandes-ecoles-francaises-pour-former-ses-elites_5175672_3212.html

 

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10 – Afrique-Chine-Pauvreté-Forum/ Lutte contre la pauvreté en Afrique : La Chine propose cinq axes prioritaires

 

La Chine s’est dite prête à investir sur cinq axes prioritaires pour soutenir les pays africains dans leurs efforts pour réaliser le développement autonome et durable et éradiquer le fléau de la pauvreté, qui sape la croissance économique et menace les acquis sociaux au niveau du Continent. « Nous entendons œuvrer avec nos amis africains à mieux associer les dix programmes de coopération et l’Agenda 2063 de l’UA dans le cadre de l’initiative +Ceinture et Route+ pour approfondir notre coopération mutuellement bénéfique et soutenir les pays du continent dans leurs efforts pour réaliser le développement autonome et durable et se débarrasser définitivement du fléau de la pauvreté », a soutenu le ministre Chinois des Affaires étrangères, Wang Yi à l’ouverture, mercredi à Addis-Abeba, du 6ème Forum de réflexion Chine-Afrique sur la Lutte contre la pauvreté.

 

Dans le monde d’aujourd’hui, les facteurs d’incertitude et d’instabilité se multiplient et les problèmes de la paix et du développement se posent toujours avec acuité, a souligné le Chef de la diplomatie chinoise, rappelant que près de 400 millions d’Africains vivent sous le seuil de la pauvreté et la Chine a encore à sortir plus de 40 millions de ses habitants de ce phénomène. Pour libérer l’Afrique du joug de la pauvreté, le ministre chinois a affirmé que son pays s’engage à travailler sur cinq axes prioritaires.

 

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. CHINE/ DEVELOPPMENT DE L’AFRIQUE : 5 AXES PRIORITAIRES :

 

1 – COMMERCE INTRA-AFRICAIN :

Il s’agit premièrement, de multiplier les échanges avec les pays africains sur les expériences en matière de gouvernance de l’Etat, pour identifier les pistes de la réduction de la pauvreté et du développement, les atouts respectifs et l’orientation de la coopération sino-africaine, afin d’explorer ensemble une voie de réduction de la pauvreté et de développement correspondant au besoin de l’Afrique.

 

2 – RENDEMENT DES PROJETS :

Deuxièmement, la Chine entend associer sa stratégie de développement à celle des pays africains, poursuivre le principe du développement intensif, privilégier le rendement socio-économique des projets de coopération, et oeuvrer à lever en priorité les trois obstacles au développement, à savoir l’insuffisance des infrastructures, le déficit en ressources humaines qualifiées et le manque de moyens financiers, pour créer des conditions favorables à la lutte contre la pauvreté, a-t-il indiqué. En même temps, a-t-il poursuivi, il est impératif de prévenir les risques d’endettement et les fardeaux budgétaires que le financement et les investissements aveugles pourraient apporter aux pays africains, pour assurer la soutenabilité des actions de la réduction de la pauvreté ».

 

3 – FORMATION :

Le troisième axe sur lequel la Chine compte investir porte sur le renforcement des capacités des pays africains. Selon le ministre chinois, les Africains doivent résoudre leurs problèmes eux-mêmes, soulignant que son pays s’engage à octroyer une aide de 100 millions de dollars à l’Union africaine destinée aux opérations de maintien de la paix et de la stabilité ainsi que la lutte contre le terrorisme à l’échelle du continent africain.

 

4 – SANTE :

La santé est un créneau primordial sur lequel la Chine envisage de promouvoir au niveau de l’Afrique dans un souci de lutter contre la pauvreté. Ainsi, l’empire du milieu entend créer un grand centre de santé africain et cinq centres régionaux de santé en Afrique et d’intensifier ses efforts pour combattre les maladies qui ravagent le continent notamment le virus Ebola et le VIH/Sida. « Ceci est de nature à créer un environnement relativement stable propice à la lutte contre la pauvreté », a-t-il dit.

 

5 – VALORISATION DES RESSOURCES HUMAINES :

Le cinquième axe prioritaire identifié par le ministre chinois des Affaires étrangères n’est autre que la valorisation des ressources humaines en Afrique à travers l’octroi de davantage de bourses aux étudiants africains pour atteindre 30.000, la formation à distance ou encore la formation de plus de 200.000 techniciens africains dans différents métiers. M. Wang Yi n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de rendre plus étroite la concertation Chine-Afrique sur les questions internationales. « Actuellement, la Chine et l’Afrique se trouvent l’une comme l’autre sur un nouveau point de départ pour le développement et le renouveau », a-t-il dit, soulignant que les deux parties ont « la confiance, la capacité et la sagesse » pour éradiquer la pauvreté et réaliser un développement partagé à travers une coopération renforcée en vue d’un avenir commun plus radieux.

 

Pour sa part, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Mahamat Faki a rappelé que la Chine et l’Afrique « est une belle histoire qu’arrose la sève d’un combat commun pour la libération des jougs coloniaux, de lutte contre le sous-développement, d’affermissement de nos indépendances, de nos souverainetés et de nos positionnements respectifs dans le concert des nations ».

 

Pour lui, le partenariat entre l’Afrique et la Chine s’est inscrite, depuis toujours, dans « une évolution arc-boutée sur un socle de principes humanistes solides : équité, confiance, respect, avantages réciproques ». L’élargissement des marchés régionaux continentaux, l’invention des grands projets transcontinentaux créateurs d’emplois, de richesse et de prospérité, l’attraction des investissements et le développement des compétences pour plus de technicité, plus de créativité, plus d’innovations dans la réalisation des infrastructures et la transformation de l’agriculture, défilent comme les meilleures pistes pour faire reculer les bornes de la pauvreté dans le continent, a-t-il estimé. Et d’ajouter que l’Afrique a le potentiel de devenir le grenier du monde. Elle offrirait sa générosité pour des millions d’enfants malnutris dans le monde.

 

Selon Moussa Faki, la paix et la sécurité sont un impératif  « incontournable » au développement et à la lutte contre la pauvreté, l’exclusion, les inégalités, les injustices, relevant que la prospérité qu’ambitionne pour l’Afrique l’Agenda 2063 est intimement liée aux deux jumelles que sont la paix et la sécurité.

 

HA/APA/  jui 21, 2017 / APA-Addis-Abeba (Ethiopie) /

 

http://apanews.net/index.php/fr/news/lutte-contre-la-pauvrete-en-afrique-la-chine-propose-cinq-axes-prioritaires

 

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11 – Le Rwanda en tête des pays africains dans la réduction de la pauvreté, selon le Rapport 2017 de la BAD

 

Le Rwanda est en tête des pays africains au niveau de la réduction de la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie de sa population au cours des dix dernières années, selon le Rapport 2017 de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce rapport a été publié ce 22 Mai lors des Assemblées Annuelles de la BAD organisées à Ahmedabad en Inde. Ce qu’il est important de relever, selon ce Rapport, c’est que ce ne sont pas les pays qui ont des minerais qui ont fait des progrès. Mais des pays qui n’ont même pas de minerais, et qui ont marqué des points dans les secteurs de la santé, éducation et amélioration des conditions de vie générales des populations.

 

Les indicateurs de la pauvreté se basent sur la santé, l’éducation et les conditions de vie des populations. Depuis 2005, la pauvreté dans différents secteurs a diminué sensiblement dans 30 pays sur 35 d’Afrique. C’est le Rwanda qui a marqué le pas le plus important. Puis suivent le Ghana, la RDC, le Liberia, les Comores. Même si les avancées sont importantes, la pauvreté demeure visible dans beaucoup de pays africains. Car, 54 % des populations de 46 pays africains, soit environ 544 millions, sont encore assiégés par la pauvreté.

 

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Certaines réalisations du Rwanda qui reviennent souvent ont trait au fait que le Rwanda fait soigner chacun de ses habitants. «Par exemple, le programme du Rwanda de mutuelle de santé a atteint toute la population. L’Egypte et Tunisie parviennent à soigner leurs populations par la mutuelle de santé à 78% et 100 % respectivement, poursuit le rapport. Le Lesotho soigne 50 % de toute sa population ; Iles Maurice 44 % ; et Sierra Leone 30 %. La plupart des pays progressent parce qu’ils investissent une partie importante du PIB dans la transformation des conditions de vie de leurs populations. L’Afrique du Sud, Ghana, le Maroc, le Mozambique, et la Tunisie investissent 6 % de leur PIB dans l’éducation.

 

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Munini District Hospital/ RWANDA

 

D’autres pays affectent peu d’investissements dans la santé comme le Nigeria qui investit moins de 1 % de son PIB comme le montre la Banque Mondiale. Le Rapport 2017 de la BAD revient sur le Rwanda qui continue d’opérer des réformes au niveau des institutions de l’Etat, et qui recourt aux ICT dans la livraison des services à la population.

 

D’autres pays comme le Cap Vert, le Kenya et le Maroc font de même. Le Rwanda a fait aussi des réformes pour faciliter le commerce au niveau de l’enregistrement. D’autres services sont payés et sont donnés en utilisant les ICT et de façon transparente dans les services de l’Etat. C’est l’Afrique du Nord qui avance rapidement dans le développement, selon ce rapport 2017.

 

L’Afrique a rencontré des défis internationaux liés à la chute des prix de ses produits sur le marché mondial entre 2010 et 2015. Au cours de cette décennie, les conditions de vie en Afrique ont  augmenté de 1,04% plus que d’autres parties, sauf l’Asie du Sud qui a une croissance de 1,25%, suivie de l’Asie de l’Ouest 0,92%, Europe et Asie du centre 0,63 %, Amérique du Sud et Caraïbes 0,58%, Emirats Arabes Unis 0,45%. (Fin)

 

Kigali/ Monday, 22 May 2017/ by Andrè Gakwaya

 

http://www.rnanews.com/economy/13165-2017-05-22-18-43-04

 

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