AFRIQUE/ TERRORISME : le sahel sous l’emprise maléfique du terrorisme islamique (transformer l’Afrique en zone de non droit et de narcotrafics)

_ Quand des réseaux puissants de mécréants islamistes s’en prennent au continent…

« Libye/ Terrorisme/ Chaos généralisé : Près d’une décennie après l’intervention militaire d’une « coalition internationale » dans ce qui était autrefois l’un des pays les plus prospères d’Afrique, au système social le plus avancé, le chaos de la Libye d’aujourd’hui, au-delà de la nécessité d’y trouver une solution durable, soulève surtout des interrogations quant à la manière dont les événements se sont enchaînés pour aboutir à une situation de chaos, dans le Sahel, en proie aux djihadistes, et en Europe déstabilisée par la crise des migrants. »

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1 – Libye : « Ils semèrent la désolation et l’appelèrent Paix »

Violences, traite d’humains, immigration et terrorisme sont aujourd’hui devenus les quatre cavaliers de l’apocalypse libyen, sept années après la révolution ayant abouti à la chute du colonel Mouammar Al-Kadhafi. Encore aujourd’hui, le monde entier se pose des questions sur la justesse d’un événement qui, à ses débuts, a été décrit comme une « victoire de la démocratie », une « victoire du peuple face au tyran ».

Près d’une décennie après l’intervention militaire d’une « coalition internationale » dans ce qui était autrefois l’un des pays les plus prospères d’Afrique, au système social le plus avancé, le chaos de la Libye d’aujourd’hui, au-delà de la nécessité d’y trouver une solution durable, soulève surtout des interrogations quant à la manière dont les événements se sont enchaînés pour aboutir à une situation de chaos, dans le Sahel, en proie aux djihadistes, et en Europe déstabilisée par la crise des migrants.(…)

(Ecofin Hebdo) – Vendredi, 21 septembre 2018/

https://www.agenceecofin.com/revue-de-presse/2109-60173-libye-ils-semerent-la-desolation-et-l-appelerent-paix/

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1 – Libye : un revers cinglant pour la communauté internationale

 L’offensive déclenchée sur Tripoli par le maréchal Khalifa Haftar, le chef de l’Armée nationale libyenne, ramène le pays cinq ans en arrière, quand la guerre civile éclatait à l’été 2014. La Libye vient d’entrer dans sa troisième guerre civile depuis 2011. L’échec est cuisant pour une communauté internationale qui a fait preuve de son impuissance et de ses divisions. Huit ans après le début du soulèvement qui renversa le régime de Mouammar Kadhafi avec l’aide de l’OTAN, le pays n’en finit pas d’être en proie au chaos, livré aux chefs de milice ou aux tenants d’un militarisme régressif.

L’offensive déclenchée le 4 avril sur Tripoli par le maréchal Khalifa Haftar, le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), ramène le pays cinq ans en arrière, quand la guerre civile éclatait durant l’été 2014.  Si les combats restent relativement limités, ils font craindre le risque d’un embrasement plus général en Tripolitaine (Ouest). Une nouvelle fois, les civils vont payer un lourd tribut alors que, déjà, des informations font état de violations du droit humanitaire.

Les acquis engrangés depuis 2016 dans la lutte antiterroriste, en particulier contre la présence de l’organisation Etat islamique (EI), sont fragilisés. Cette dernière avait prospéré sur la fracture qui s’était ouverte entre l’Est et l’Ouest en 2014. La fragmentation du pays en fiefs rivaux et l’absence de gouvernement central avaient offert un terreau fertile à l’implantation de groupes djihadistes.

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 _ Duel entre l’Est et l’Ouest

L’accord signé à Skhirat (Maroc) en décembre 2015 devait réunifier le pays afin de mieux prévenir la dérive. Si cette réunification n’a pas eu lieu, les camps rivaux de l’Est et de l’Ouest, engagés dans un dialogue malaisé, avaient au moins cessé de se battre frontalement. L’accalmie avait facilité une mobilisation victorieuse contre les repaires extrémistes à Benghazi et surtout à Syrte, où l’EI avait établi son sanctuaire d’Afrique du Nord. Mais il y a tout lieu de craindre que la fracture qui se rouvre depuis dix jours libère des espaces que des groupes terroristes mettront à profit.

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Pour la communauté internationale, l’éclatement de cette nouvelle guerre civile signe un revers cinglant. Le maréchal Haftar a déclenché les hostilités contre un gouvernement mis en place par les Nations unies elles-mêmes. Faïez Sarraj, le chef de ce « gouvernement d’accord national » installé à Tripoli depuis le printemps 2016, était un inconnu avant que les Nations unies ne le choisissent pour incarner la solution politique en Libye. Dès lors, l’autorité de M. Sarraj n’a cessé de faire l’objet d’un travail de déstabilisation, dans lequel le maréchal Haftar a joué un rôle-clé.

Soutenu par les Emirats arabes unis, l’Egypte et l’Arabie saoudite, l’homme fort de l’Est a considéré que M.Sarraj était à Tripoli l’otage des « Frères musulmans » et des « milices ». Or la vérité est qu’à partir de 2016 la frange islamiste la plus dure avait été évincée de Tripoli, même si M. Sarraj demeurait dépendant à l’égard des milices. Ces dernières étaient toutefois plus motivées par l’appât du gain que par l’idéologie.

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Dans ce duel entre l’Est et l’Ouest, Haftar a capitalisé sur le ras-le-bol de la population vis-à-vis du désordre milicien. Pour autant, des capitales occidentales, dont Paris, qui l’avait soutenu dans ses opérations antiterroristes à Benghazi, n’auraient jamais dû se nourrir d’illusions sur les ambitions du maréchal. Haftar est partisan d’un régime militariste à rebours des idéaux de la révolution de 2011. Si le dialogue est nécessaire avec cet acteur « incontournable », le convaincre de renoncer à son entreprise de conquête par la force est impératif pour stabiliser la Libye.

 Publié le 15 avril 2019/ Mis à jour le 15 avril 2019/

 https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/15/libye-l-echec-de-la-communaute-internationale_5450330_3232.html/

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2 – Le terrorisme islamiste est moribond en Syrie mais vivace au Sahel

La chute du dernier bastion du groupe Etat Islamique en Syrie semble imminente à Baghouz. Mais comme dans un miroir inversé, pendant ce temps, la menace islamiste se développe à nouveau au Sahel, en Afrique et au Burkina Faso. C’est le « Monde à l’envers ». Il ne faut jamais crier victoire trop tôt. C’est vrai en Syrie, où l’annonce prochaine de la chute de Baghouz ne signifiera pas pour autant la disparition totale du groupe Etat Islamique : il est défait militairement, mais son influence idéologique demeure forte.

Et surtout, le parallèle avec le Mali incite à la plus grande prudence. Car voilà bien un endroit où l’on a crié victoire trop tôt, en septembre 2013, après l’intervention française Serval. En ce printemps 2019, non seulement ça continue, mais ça se dégrade.

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Hier, dans le centre du Mali, à Dioura, un commando islamiste a débarqué, à moto et en voiture, en plein milieu d’un camp de l’armée. Bilan : 21 morts. C’est l’opération la plus meurtrière contre l’armée malienne depuis 6 ans. Dans la même zone, près de la ville de Mopti, six autres personnes ont été tuées mardi dernier. Au total, tenez-vous bien, l’ONU a recensé l’an dernier 5 attaques terroristes par semaine dans le pays, avec au moins 500 civils tués en 12 mois.

Les combats, qui se concentraient dans le Nord, près de l’Algérie, il y a 6 ans, se sont donc déplacés vers le centre du Mali. Et ils ont gagné les pays voisins, le Niger, et surtout le Burkina Faso, où un tiers du pays vit sous l’état d’urgence : là aussi 5 morts le week-end dernier. C’est donc peu de dire que rien n’est réglé.

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_ Une zone immense et incontrôlable

Six ans après, disons que le bilan militaire est… mitigé. Aujourd’hui, la force internationale sur place compte plus de 20.000 hommes :  5000 pour les opérations françaises Barkhane et Sabre, près de 4500 pour la force des pays de la région (le G5 Sahel) et environ 12.000 hommes de l’ONU. L’armée française se targue de quelques succès, non sans raison : elle affirme avoir « neutralisé » (c’est le vocabulaire militaire) 600 terroristes l’an dernier, dont le chef de la puissante Katiba Macina, Amadou Koufa.

Mais cette dernière élimination n’a jamais été confirmée. Et surtout, les soldats de Barkhane restent les seuls vraiment opérationnels : les hommes du G5 Sahel sont insuffisamment formés, et les Casques Bleus de l’ONU ne vont pas au front. En face, plus de 6 ou 7 mouvements islamistes continuent de prospérer. Ils ont quitté les centres urbains pour se disséminer dans les campagnes. Là ils instrumentalisent de vieux conflits ethniques, par exemple celui qui oppose les éleveurs Peuls aux agriculteurs Bambaras ou Dogons.

Ces islamistes sont beaucoup moins nombreux et beaucoup moins bien équipés que les soldats français avec leurs blindés, leurs hélicoptères, leurs drones. Mais ils sont insaisissables, dans cette immense zone désertique du Sahel. Plusieurs experts militaires estiment donc que l’intervention militaire française est partie pour durer très longtemps : 10, 15 ans. Si on ajoute que ça nous coûte au moins 1 million d’euros par jour, ça pose question.

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_ Une reconstruction politique introuvable

Autant dire que l’échec est politique avant que d’être militaire !

Le conflit au Sahel perdure, d’abord parce qu’il n’y a pas de processus politique digne de ce nom: pas de budget pour l’éducation, peu d’infrastructures, un accès souvent inégal à la terre et aux ressources, pas de plan de reboisement ou de relance des cultures, etc. Ajoutons que la coalition internationale couvre parfois les pratiques discutables de certaines milices et qu’elle a pour principal allié dans la région, le Tchad. Or le Tchad d’Idriss Deby, c’est sans aucun doute une armée organisée, mais ce n’est pas le champion de la démocratie.

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Comme on se montre incapable de proposer un modèle de gouvernance séduisant, il n’est pas étonnant que les groupes islamistes continuent de séduire des populations plongées dans la pauvreté. Revenons-en à notre miroir inversé de départ : même s’il y a beaucoup de différences entre le Sahel et le Moyen-Orient, il y a un point commun. Non seulement il ne faut pas crier victoire trop tôt contre les groupes islamistes, mais surtout il faut reconstruire politiquement au plus vite. Sinon les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et les mouvements extrémistes finissent par réapparaître, sous une forme ou une autre. Inexorablement.

L’équipe/ Jean-Marc Four- Chroniqueur/ Lundi 18 mars 2019/ Par Jean-Marc Four

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-jean-marc-four/la-chronique-de-jean-marc-four-18-mars-2019/

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3 – Aperçu des réponses sécuritaires régionales au Sahel

L’augmentation des attaques des groupes terroristes au Sahel, couplée aux défis transfrontaliers tels que le trafic de drogues, le trafic d’êtres humains, les migrations et les déplacements de population, ont provoqué un ensemble de réponses sécuritaires tant régionales qu’internationales.

Pour faire face à la menace croissante posée par les groupes islamistes militants au Sahel, des initiatives majeures en matière de sécurité ont été lancées dans la région :

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_ MINUSMA

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été mise en place par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 25 avril 2013. Conformément à son mandat, elle est chargée de contribuer à ramener la sécurité et de soutenir le processus politique au Mali, après le coup d’État et l’offensive djihadiste ayant déstabilisé le pays en 2012-2013. Parmi les 57 pays contributeurs de troupes figurent le Burkina Faso, le Tchad, le Bangladesh, le Sénégal, l’Égypte, le Togo, le Niger, la Guinée, l’Allemagne et la Chine.

Les soldats sont déployés sur 13 sites et couvrent 3 secteurs, le siège étant basé à Bamako, la capitale :

. Secteur Nord (Kidal, Tessalit, Aguelhoc)

. Secteur Est (Gao, Ménaka, Ansongo)

. Secteur Ouest (Tombouctou, Diabaly, Douentza, Goundam, Gossi, Mopti, Sévaré)

Depuis 2013, 191 casques bleus de la MINUSMA ont perdu la vie, dont 118 dans des actes de nature hostile, faisant de celle-ci l’opération de maintien de la paix la plus meurtrière au monde aujourd’hui.

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_ Force conjointe du G5 Sahel

Le G5 Sahel est une organisation sous régionale, établie en 2014 sous forme de partenariat intergouvernemental entre le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Elle vise à soutenir la coopération en matière économique et de sécurité au Sahel et à faire face de manière conjointe aux défis humanitaires et sécuritaires, notamment les attaques des groupes terroristes. En 2017, le G5 Sahel a lancé une alliance militaire, la Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Le concept d’opérations de la Force conjointe du G5 Sahel repose sur quatre piliers :

. Combattre le terrorisme, le trafic de drogues et le trafic d’êtres humains

. Contribuer à la restauration de l’autorité de l’État et au retour des réfugiés et des déplacés

. Faciliter les opérations d’assistance humanitaire et d’aide aux populations vulnérables

. Contribuer à la mise en œuvre des stratégies de développement dans la région du G5 Sahel

S’étendant sur 5 millions de kilomètres carrés – soit plus ou moins la distance entre la côte Atlantique de l’Europe et la ville de Moscou, les pays du G5 ont d’ores et déjà déployé des troupes sur trois fuseaux (Ouest, Centre et Est). Chaque bataillon est composé d’environ 650 soldats, pour un total de 5 000. Par ailleurs, au-delà de ces efforts en termes d’effectifs de la part des pays du G5, la FC-G5S est soutenue par une coalition de 26 pays et par l’Union européenne.

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_ Contributions annoncées par les pays du G5 Sahel

Pays Effectifs mis à disposition de la FC-G5S Effectif total des forces armées Effectifs déployés dans un cadre ONU ou d’autres opérations de paix
Mali 1 100 soldats; 200 gendarmes 15 570 50 soldats auprès de missions de l’ONU
Burkina Faso 550 soldats; 100 gendarmes 9 100 2 100 soldats auprès de missions de l’ONU
Niger 1 100 soldats; 200 gendarmes 14 200 975 soldats auprès de missions de l’ONU;
1 000 auprès de la FMM1
Tchad 550 soldats; 100 gendarmes 30 300 1 500 soldats auprès de missions de l’ONU; 
2,000 auprès de la FMM
Mauritanie 550 soldats; 100 gendarmes 17 000 1 050 soldats auprès de missions de l’ONU

1 Force multinationale mixte. Mise en place pour lutter contre le groupe terroriste Boko Haram, elle rassemble le Nigéria, le Tchad, le Niger, le Cameroun et le Bénin.

 

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_ Opération Barkhane

Le 10 janvier 2013, la France lançait l’opération Serval au Mali pour stopper une insurrection djihadiste qui menaçait de s’emparer de la capitale et de renverser le gouvernement de Bamako. En août 2014, Serval est devenue l’opération Barkhane, qui vise à appuyer les forces armées des pays de la bande sahélo-saharienne pour lutter contre les groupes armés terroristes et à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région.

Elle dispose pour cela d’environ 4.500 soldats et d’un budget approximatif de 700 million d’euros par an. Ses trois bases principales sont réparties entre le siège de l’opération, basé à N’Djaména (Tchad), et deux autres postes de commandement situés à Niamey (Niger) et à Gao (Mali). En octobre 2018, à la demande du gouvernement burkinabè, le théâtre d’opération de Barkhane s’est élargi au Burkina Faso, qui fait face à une augmentation fulgurante des attaques de groupes terroristes.

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_ Missions de l’Union européenne au Mali et Niger

EUTM Mali contribue à la formation militaire des Forces armées maliennes (FAMa). Son objectif est de renforcer les capacités des FAMa et de leur permettre de mener des opérations militaires visant à réduire la menace constituée par les groupes terroristes pour la population et l’intégrité territoriale du Mali.

EUCAP Sahel Mali prodigue des conseils et forme des éléments de la police nationale, de la gendarmerie et de la garde nationale en vue de permettre la mise en œuvre des réformes décidées par le gouvernement. Ses missions visent à contribuer à améliorer l’efficacité opérationnelle, soutenir les capacités de commandement et de contrôle et renforcer le rôle des autorités judiciaires et administratives dans le cadre de leur redéploiement dans le nord du pays.

EUCAP Sahel Niger a pour mission de renforcer l’État de droit au Niger à travers la réalisation de formations, de conseils et de soutien aux forces de sécurités nigériennes (police nationale, gendarmerie et garde nationale). L’objectif à terme est aussi de favoriser l’efficacité et la coordination, à l’échelle régionale et internationale, dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique/ 5 mars 2019

https://africacenter.org/fr/spotlight/apercu-reponses-securitaires-regionales-sahel/

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4 – Dans le Sahel, les chrétiens, nouvelles cibles des terroristes ?

 Lundi 13 mai, un prêtre du village de Dolbel, dans la région de Tillaberi, dans l’ouest du Niger, à la frontière avec le Burkina Faso, a été blessé par balles par des hommes armés non identifiés qui ont attaqué son presbytère. Cette attaque, qui intervient après trois attaques de communautés chrétiennes en quelques jours, inquiète. Lundi 13 mai au soir, les catholiques du Burkina-Niger ont été victimes d’une attaque terroriste pour la troisième fois en deux jours. Deux individus armés et à motos se sont présentés à la paroisse de Dolbel, dans l’ouest du Niger, à la recherche de prêtres.

Ils « se sont rendus chez la femme du gardien de l’église pour lui demander :”où sont les prêtres”. Elle a répondu qu’ils n’étaient pas là. Alors, les assaillants se sont énervés et ont commencé à tirer des coups de feu. Les prêtres sont sortis et l’un a reçu deux balles au pied et à la main », a expliqué le père Thomas Codjovi, chargé de la communication de la mission catholique du Niger.

Les assaillants se sont ensuite saisis d’« un véhicule de la mission » et sont partis avec. Selon le père Codjovi, le prêtre blessé « est actuellement sous la protection d’un détachement militaire basé à Wanazarbé », une localité proche, « en attendant son évacuation sur Niamey ». Quant au deuxième prêtre en poste à Dolbel, il « a déjà été acheminé dans la capitale pour plus de sécurité ».

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_ Deux prêtres de la Conférence épiscopale Burkina-Niger enlevés

Cette attaque est la troisième en deux jours, qui touche une communauté catholique du Burkina-Niger. Le même jour, dans la province de Bam, dans le nord du Burkina Faso, alors qu’ils effectuaient une procession mariale, quatre catholiques de la paroisse Notre-Dame du Lac ont été tués. La veille, six autres du diocèse de Kaya avaient été tués pendant la messe à Dablo. Avant ces attaques contre les catholiques, le 29 avril, six chrétiens évangéliques avaient été tués lors de l’attaque de l’église protestante des Assemblées de Dieu à Silgadji dans le nord du Burkina Faso.

Un peu plus tôt, deux prêtres de la Conférence épiscopale Burkina-Niger ont été enlevés et l’on demeure toujours sans nouvelles d’eux. Le père Pier Luigi Maccalli, prêtre italien de la Société des missions africaines (SMA), a été enlevé dans la nuit du 17 septembre, à Bamoanga, dans la région de Tillaberi, dans l’ouest au Niger. Le 17 mars, c’est le père Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le diocèse de Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, qui était enlevé.

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_ Éliminer la présence chrétienne ou créer des tensions religieuses ?

Ces attaques répondent-elles à « une stratégie visant à créer des tensions religieuses » dans une zone où la cohabitation entre chrétiens et musulmans était, jusque-là, harmonieuse ou plutôt à « éliminer la présence chrétienne » dans le Sahel ?

Pour Corinne Dufka, de Human Rights Watch, les attaques ciblées contre les chrétiens sont une stratégie « pour faire monter les tensions ethniques et déstabiliser le pays ». « C’est quelque chose qui rentre dans la logique des terroristes. Ce n’est que le prolongement des modes opératoires », estime quant à lui, Paul Oumarou Koalaga, consultant en géopolitique et spécialiste du Sahel.

Mgr Théophile Naré, évêque de Kaya, s’inquiète pour sa part et lit dans ces attaques une volonté d’« éliminer la présence chrétienne ». Évoquant la peur qui a gagné les chrétiens de Dablo après l’attaque du 12 mai, il a rappelé que les assaillants ont dit aux victimes qu’ils les tuaient parce qu’elles ne pratiquaient pas la « vraie religion ». « De plus, ils ont tiré sur le tabernacle. Quel message plus clair pour dire :’Nous ne voulons pas que vous, chrétiens, pratiquiez votre religion’? », a-t-il ajouté.

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_ Appels à l’union contre l’extrémisme violent

Interrogé sur ces attaques par des journalistes, mardi 14 mai, en marge d’une rencontre des Conférences épiscopales régionales d’Afrique de l’Ouest (Cérao), le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a invité toutes les religions présentes au Burkina Faso-Niger à s’unir pour vaincre l’extrémisme violent. Mgr Séraphin Rouamba, archevêque métropolitain de Koupela, a, de son côté, plaidé pour la paix malgré la douleur, lors des obsèques des six victimes de Dablo, lundi 13 mai.

« Cela fait des années et des années que nous travaillons ensemble, a-t-il rappelé. Musulmans, protestants, catholiques, ceux de religions traditionnelles, nous avons toujours marché main dans la main. Par conséquent, il ne faut pas que des actes aussi tragiques puissent venir nous séparer ».

Lucie Sarr/ le 15/05/2019

https://www.la-croix.com/Religion/Sahel-chretiens-nouvelles-cibles-terroristes-2019-05-15-1201022046/

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5 – Burkina : les attaques jihadistes détruisent l’harmonie entre chrétiens et musulmans

Les attaques récentes des jihadistes contre des chrétiens du Burkina Faso ébranlent la cohabitation harmonieuse entre religions dans ce pays pauvre du Sahel où des violences intercommunautaires ont déjà commencé à émerger. “Le Burkina a toujours été réputé comme un pays de tolérance. Nous devons travailler à maintenir cette richesse que nos ancêtres nous ont léguée”, a déclaré le président Roch Marc Christian Kaboré.

Le “pays des Hommes intègres” compte 65% de musulmans pour 35% de chrétiens, selon des chiffres de 2018, et était jusque là souvent cité en exemple pour la coexistence pacifique entre les deux communautés. Depuis quatre ans, le Burkina est confronté à des attaques fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le Nord, elles ont ensuite visé la capitale Ouagadougou et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 morts, selon un comptage de l’AFP.

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_ Moins de couples mixtes ?

Depuis deux semaines, les chrétiens sont particulièrement ciblés. Trois attaques récentes semblent prouver qu’il s’agit d’une nouvelle stratégie. Quatre catholiques ont été tués lundi dans le Nord lors d’une procession, alors que deux églises, une protestante et une catholique, ont été attaquées dans les jours qui précédaient (12 morts). “Les attaques prennent de plus en plus pour cibles édifices et responsables religieux, visant ainsi à opposer les différentes confessions”, estime Aboubacar Hugo, de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).

Les appels au calme et à l’union contre le terrorisme de toutes les ethnies et confessions se multiplient. “La nouvelle tactique de notre ennemi commun consiste à nous diviser, à nous opposer. Il nous appartient d‘éviter ce piège, en travaillant à renforcer la tolérance légendaire qui a toujours caractérisé les relations entre toutes les confessions religieuses dans notre pays”, a réagi le chef de file de l’opposition Zéphyrin Diabré. “Nous devons, les confessions religieuses et l’ensemble du peuple, dire non on ne nous embourbera pas dans cette dynamique, ce dérapage ethniciste, religieux“, dit Mgr Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou.

“Nous sommes un peuple, nous resterons un peuple, les grains d’un seul panier.” Mais les fissures sont apparues. Les différences ethniques se confondent parfois avec la religion. Les peuls (qui sont musulmans) sont de plus en plus stigmatisés. De nombreux jihadistes appartiennent à cette ethnie, provoquant un amalgame entre peuls et jihadistes et même entre musulmans et jihadistes. Les litiges historiques (nomades-éleveurs peuls traversant les champs de populations sédentaires) favorisent d’autant plus le phénomène.

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_ Diviser pour mieux régner ?

Début janvier, 48 personnes selon le gouvernement et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre des Peuls après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes. Début avril, 62 personnes ont été tuées lors d’attaques jihadistes suivies d’affrontements intercommunautaires à Arbinda (nord). “Avec ce qui arrive, la peur gagne tout le monde. On ne sait pas vers quoi ceux qui attaquent et les mosquées et les églises veulent pousser les fidèles de ces religions si ce n’est à se détester. Cela peut conduire à un conflit inter religieux comme dans d’autres pays”, souligne Cheick Abdoulaye Ouédraogo, maitre coranique à Ouagadougou. Une tension et une méfiance qui se répercutent dans la vie de tous les jours.

“Moi, j’ai dû me séparer de mon copain après quatre ans, car il était catholique”, raconte Adissa Kaboré, commerçante de 27 ans, musulmane. “Mes parents se sont opposés à notre mariage. Il y a beaucoup de couples mixtes mais des cas de refus d’union sont plus nombreux. C’est une forme d’intolérance courante. Ce n’est pas seulement quand il y a des assassinats ou des attaques d‘église ou de mosquée qu’il faut s’indigner.”

Issouf Tiemtoré, vendeur ambulant et musulman de 38 ans à Ouagadougou, se souvient d‘échanges entre communautés qui ont disparu. “Il y a longtemps, lors des fêtes chrétiennes, les voisins musulmans égorgeaient les poulets. Aujourd’hui, cela tend à disparaitre. Chacun est plus ou moins replié sur ses croyances à tel point que dans certains quartiers périphériques de Ouagadougou, il y a des zones où n’habitent que des gens d’une même confrérie. On laisse faire. Ça commence ainsi. Ensuite on se radicalise au fur et à mesure.” 

17/05/2019 / AFP

https://fr.africanews.com/2019/05/17/burkina-les-attaques-jihadistes-detruisent-l-harmonie-entre-chretiens-et//

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Au Burkina Faso, 6 morts dans une attaque contre une église catholique dans le Centre-Nord

 Au Burkina Faso, une attaque armée contre une église catholique à Dablo, dans la région du centre-nord, a fait dimanche plusieurs victimes, dont le prêtre. Le pays est la cible d’une série d’attaques depuis 2015 qui ont tué près de 400 personnes. L’église catholique de Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le centre-nord du Burkina Faso, a été la cible d’un commando armé, dimanche 12 mai.

Les assaillants, qui sont arrivés dans l’église vers 9 h, au moment où débutait la messe, ont ouvert le feu sur les fidèles qui « essayaient de s’enfuir » a déclaré Ousmane Zongo, le maire de Dablo. Six personnes, dont le prêtre, ont été tuées, a précisé le maire.

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 _ Climat de panique

Les hommes ont ensuite « incendié l’église, puis des boutiques et un maquis [petit restaurant ou bar, NDLR] avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste » a ajouté le maire de la commune, qui évoque un climat de panique. « Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et les magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte. » L’attaque survient deux jours après la libération de quatre otages – dont deux Français – par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso.

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 _ « Forces obscurantistes »

Dans un communiqué, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a condamné « énergiquement » cette attaque « inacceptable ». « Nous resterons debout et nous traquerons ces forces obscurantistes qui veulent mettre à mal notre vivre-ensemble et saper nos efforts de développement », a-t-il ajouté, appelant ses compatriotes « à la vigilance et au discernement face à ces attaques d’un genre nouveau dans [notre] pays ».

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 _ Deuxième attaque du genre depuis mars

Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente ». Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (OEIGS).

 Ces attaques, qui se sont d’abord concentrées dans le nord du pays pour ensuite viser la capitale et d’autres régions, a fait depuis 2015, près de 400 morts. Dans le Nord, les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques terroristes, il s’agit de la deuxième attaque en deux mois d’une église depuis 2015, date des premières attaques.

 Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 12/05/2019/ Dernière modification : 13/05/2019/

 https://www.france24.com/fr/20190512-burkina-faso-attaque-armes-feu-eglise-catholique-centre-nord-morts-pretre/

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6 – Burkina Faso: les chrétiens ont le cœur «broyé», le Pape proche des victimes

Six personnes, dont un prêtre, ont été tuées dimanche pendant la messe dans une église catholique à Dablo, dans le nord du Burkina Faso. La communauté a été la cible de plusieurs dizaines d’assaillants armés. C’est la première attaque contre une église catholique dans le pays depuis le début des attaques terroristes. «Le Saint-Père a appris avec douleur la nouvelle de l’attaque menée contre une église à Dablo, au Burkina Faso. Il prie pour les victimes, pour leurs familles et pour toute la communauté chrétienne de ce pays» a déclaré, ce lundi matin, Alessandro Gisotti, le directeur par intérim du Bureau de presse du Saint-Siège, sur son compte Twitter.   

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(Le Burkina Faso contaminé par le terrorisme/ Franceinfo)

«Vers 9 heures, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église» a expliqué à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. «Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir». Les assaillants, arrivés à moto devant l’église, sont parvenus à «immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts», a-t-il précisé. «Ils ont fermé les portes et demandé à voir les responsables de l’église », selon une autre source locale, qui explique que « les fidèles avaient d’abord pensé à une prise d’otage».

«Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a également décrit le maire de la ville. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte», a-t-il expliqué. «Il n’y avait aucun signe d’une quelconque menace sur cette commune», souligne un habitant.

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_ L’évêque de Kaya très inquiet

La sécurité dans la région est très précaire mais «c’est la première fois que nous subissons une attaque de cette ampleur» indique Mgr Théophile Nare. L’évêque de Kaya, diocèse dont dépend le village attaqué, évoque la douleur de la communauté chrétienne. «C’est la désolation, j’ai le cœur broyé». Le diocèse traverse une grande épreuve, observe t-il, en détaillant le déroulement de l’attaque.

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_ Les communautés chrétiennes plusieurs fois visées

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS). D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 morts, selon l’AFP.

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Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Plusieurs prélats chrétiens et musulmans ont été visés depuis 2015. Il s’agit cependant de la première attaque contre un lieu de culte catholique. Fin mars, six personnes avaient été tuées dans une église protestante de Silgadji, dans le nord du pays.  Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des jihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays.

À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, a été enlevé par des individus armés. On est sans nouvelles de lui depuis lors. L’attaque des églises fait partie de la stratégie des jihadistes, estiment des experts, afin de «faire monter les tensions ethniques et déstabiliser le pays», comme l’explique un membre de Human Rights Watch.

Avec AFP et RFI/ www.vaticannews.va/fr/monde/news/2019-05

https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2019-05/attaque-terrorisme-burkina-faso-eglise-catholique.html/

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7 – SOMALIE/ Shebabs-Etat islamique : en Somalie, deux visages du terrorisme

La Somalie a été le théâtre d’affrontements ces dernières semaines entre deux groupes islamistes : les shebabs et l’Etat islamique. Ce dernier est entré dans le pays en 2015 faisant concurrence aux shebabs. En décembre dernier, la guerre est officiellement déclarée. Jusqu’ici, les combats n’ont été que de faible ampleur mais cela pourrait dégénérer à l’avenir.

D’un côté, les shebabs, actif en Somalie depuis 2002, concentré dans le sud du pays. De l’autre, le groupe Etat islamique (Daech), arrivé en 2015, dont la zone d’influence se limite au nord-est. Deux objectifs idéologiques différents : le groupe des shebabs a une ambition territoriale, de représentation de la communauté somali. L’EI lui a une vision plus globale et souhaite s’étendre dans la corne de l’Afrique.

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Sur le papier, l’Etat islamique en Somalie fait pâle figure face aux shebabs : 200 contre plusieurs milliers. Mais l’EI pourrait rapidement grandir en profitant des défections au sein du groupe rival. Le leader shebab est affaibli, peut-être même mort. Une lutte interne se joue entre les cadres du mouvement pour prendre la relève, ce qui divise les troupes.

D’autant que les combattants de l’Etat islamique prennent du galon et commencent eux aussi à prélever des taxes auprès des populations. C’est la source de revenu principale des shebabs qu’ils refusent de céder. Ils leur déclarent la guerre en décembre dernier. Une guerre jusqu’ici limitée à des affrontements de faible ampleur mais qui pourrait exploser à terme, enfonçant un peu plus le pays dans le chaos.

Par RFI / Publié le 01-02-2019 / Modifié le 01-02-2019/

http://www.rfi.fr/afrique/20190201-shebabs-etat-islamique-somalie-terrorisme/

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8 – L’UE inquiète face à la forte dégradation sécuritaire au Sahel

Alors que plusieurs attaques ont endeuillé le Burkina Faso ces derniers jours, les ministres des affaires étrangères de la région se sont réunis à Bruxelles. C’est « une situation paradoxale », admet la haute représentante européenne Federica Mogherini : « Les efforts de l’Union européenne (UE) et des Etats membres en faveur des pays du G5 Sahel augmentent, mais le niveau de sécurité se détériore. »

« Ce dont nous avons besoin, c’est d’une accélération des procédures, d’une mobilisation internationale concrète, d’une coalition internationale contre la menace terroriste, de plus d’efforts, sinon les nôtres seront réduits à néant », répondait en écho Tiébilé Dramé, ministre des affaires étrangères du Mali. Les désaccords auraient-ils dominé la réunion que les ministres des affaires étrangères du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie ont tenue, mardi 14 mai, à Bruxelles avec leurs homologues européens ?

Non, à en croire les diplomates européens et Mme Mogherini, même si « des messages durs » sont passés. A destination, notamment, des dirigeants maliens pour leur lenteur à mettre en œuvre le plan de paix signé en octobre 2018 entre l’Etat et des groupes armés. Un texte lui-même censé relayer l’accord conclu à Alger en 2015.

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_ Faiblesse des armées régionales

Pour le reste, les deux parties partagent une évidente inquiétude et jugent que c’est bien une course contre la montre qui est engagée pour tenter de sécuriser le Sahel alors que les activités de groupes djihadistes s’y multiplient. Pendant leurs débats et alors qu’ils venaient de respecter une minute de silence en mémoire des deux soldats français tués au Burkina Faso lors de l’opération de sauvetage des otages enlevés au Bénin, les participants apprenaient qu’un groupe armé avait tué quatre catholiques dans le nord du Burkina.

C’est la troisième attaque meurtrière contre des lieux de culte et des fidèles dans ce pays en l’espace de quinze jours. Dimanche, un prêtre et cinq fidèles avaient été tués dans une église. De nombreuses questions subsistent en tout cas à propos du rôle de la Force conjointe du G5, pour laquelle l’UE a fourni une contribution de 147 millions d’euros – qui ne peut couvrir que du matériel non létal. Pour agir dans les zones frontalières, les cinq pays ont mis en place leur propre force de sécurité régionale, soit quelque 5 000 hommes soumis à un commandement centralisé.

Les opérations de la Force conjointe avaient été suspendues après l’attaque de son QG à Sévaré, le 29 juin 2018, et ont repris en janvier. Envisagé en partie par les diplomates français comme une opportunité de mettre « Barkhane » en arrière-plan grâce à une plus grande implication des armées de la région, le G5 Sahel n’est toujours pas pleinement opérationnel, cinq ans après les premières mobilisations. Il le serait « à 80 % », affirme-t-on à Bruxelles.

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Les causes principales du retard sont le manque de financement, mais aussi la faiblesse d’un certain nombre d’armées de la région. Le G5 n’est en fait que la somme de celles-ci et, entre les pays, les niveaux sont différents. Les deux maillons faibles à ce jour sont le Burkina Faso et le Mali, l’armée de ce dernier ne s’étant en fait jamais remise de sa débâcle dans le nord du pays en 2012, lorsqu’elle avait été défaite par une coalition d’indépendantistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et de groupes djihadistes.

Depuis, elle a regagné des positions, mais est soumise régulièrement à des attaques meurtrières comme à Dioura, le 17 mars, où elle a perdu 26 soldats. Les forces armées maliennes constituent aussi une part du problème lorsque, dans le centre du pays, elles s’avèrent incapables d’empêcher des tueries communautaires comme à Ogossagou, le 23 mars, et se retrouvent périodiquement accusées d’exactions. Du côté européen, en partenariat avec l’ONU, on insiste d’ailleurs lourdement sur la nécessité, pour les pays de la région, de se conformer aux droits humains et au droit humanitaire international.

« C’est important pour rendre confiance à la population », souligne Mme Mogherini. Depuis le début d’année, de nouveaux ministres de la défense et de nouveaux chefs d’état-major ont été nommés, tant au Mali qu’au Burkina Faso.

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_ Poursuivre les efforts

Ce dernier connaît une violente dégradation sécuritaire du fait de la contagion djihadiste venue du Mali. La menace s’est « homogénéisée » au nord puis à l’est du pays mais, de l’avis de plusieurs spécialistes, elle a été favorisée, notamment, par l’abandon du maillage sécuritaire et des compromis, voire des compromissions, qui pouvaient exister sous Blaise Compaoré. Ainsi que par les agissements de l’armée dans la lutte antiterroriste.

« Les malheurs d’un pays comme le Mali proviennent de la Libye, affirme pour sa part le chef de la diplomatie malienne, Tiébilé Dramé. Il faut que l’Europe se coordonne et agisse davantage pour y favoriser la paix et la stabilité. » Didier Reynders, ministre belge des affaires étrangères et de la défense, réplique qu’il appartient aussi aux pays concernés de contrôler leurs frontières et d’arrêter les trafics qui y pullulent. Les Européens appellent également leurs partenaires à désarmer les milices, à réformer les forces de sécurité, à mettre fin à l’impunité, et à redéployer les services publics dans les zones où ils ont disparu.

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Pour ce faire, l’Europe, qui aura consacré 8 milliards d’euros à la région pour la période 2014-2020, se dit prête à poursuivre ses efforts, tant financiers que sécuritaires, politiques ou humanitaires. Aujourd’hui, confesse un diplomate bruxellois, « la vraie question est de savoir si notre stratégie de coopération antiterroriste a une chance de réussir ». Dans une relative discrétion, note-t-il, les Etats-Unis s’y emploient, eux, depuis dix-sept ans (avec au départ, l’Initiative Pan-Sahel), mais « ils ont déjà conclu qu’ils avaient échoué, ce qui les inquiète moyennement, car la zone reste périphérique par rapport à leurs intérêts ». Ce n’est, évidemment, pas le cas pour les Européens.

Cyril Bensimon et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)/ Par Cyril Bensimon et Jean-Pierre Stroobants/ Publié le 15 mai 2019/ Mis à jour le 15 mai 2019/

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/05/15/l-inquietude-du-g5-sahel-et-de-l-ue-face-a-la-forte-degradation-securitaire_5462337_3212.html/

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9 – Niger : 28 morts dans une nouvelle attaque à la frontière malienne

Vingt-huit soldats nigériens sont morts dans une embuscade, œuvre de « terroristes lourdement armés » près du village de Tongo Tongo, dans la région de Tillabéri (ouest du Niger), près de la frontière malienne. Les 11 soldats nigériens disparus mardi après l’embuscade jihadiste dans la région de Tillabéri (ouest du Niger), près de la frontière malienne, ont été retrouvés morts, ce qui porte le bilan à 28 morts, a déclaré une source sécuritaire à l’AFP.

« Nous avons la confirmation que les corps sans vie des onze soldats portés disparus ont été retrouvés, ce qui porte le bilan à 28 morts », a affirmé cette source sécuritaire dans la nuit de mercredi à jeudi. Le ministère avait fait état en début de soirée dans un communiqué de 17 morts et de 11 disparus lors de l’embuscade, oeuvre de « terroristes lourdement armés » près du village de Tongo Tongo, où quatre soldats américains et cinq militaires du Niger étaient tombés dans une embuscade en 2017.

« Le 14 mai vers 08H00 locales (07H00 GMT) dans la zone nord de Mangaïzé (région de Tillabéri), une colonne militaire de Forces armées nigériennes (FAN) en mouvement, a été prise à partie par des terroristes lourdement armés dans une attaque complexe à base d’engin explosifs improvisés. Le bilan s’établit comme suit, côte ami: dix-sept tués, six blessés, onze portés disparus, deux véhicules calcinés », selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu à la radio mercredi soir.

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_ Poursuivre et neutraliser les assaillants

« Des renforts ont été déployées dans le secteur pour poursuivre et neutraliser les assaillants qui se sont exfiltrés vers le Nord (frontière malienne, ndlr). Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone avec l’appui des partenaires », conclut le texte. La France, très active dans la région dans le cadre de l’opération anti-jihadiste Barkhane, a indiqué ne pas « avoir été associée » aux opérations. Les Etats-Unis disposent également d’une base au Niger.

Auparavant, une source sécuritaire avait indiqué que « l’embuscade » était l’oeuvre d’un « groupe terroriste composé de centaines d’hommes lourdement armés venus du Nord », situant l’attaque en soirée et non dans la matinée. « Un véhicule (des militaires nigériens) a d’abord sauté sur un engin explosif, et puis une fusillade s’est déclenchée », selon une autre source sécuritaire. 

« La patrouille traquait les terroristes qui ont attaqué lundi la prison de haute sécurité de Koutoukalé », à 50 km au nord de Niamey, et ont tué un soldat nigérien, selon cette même source. Le chef d’Etat-Major des armées du Niger, le général Ahmed Mohamed, « est déjà sur place ». L’endroit où l’attaque s’est produite « est situé dans une zone très difficile d’accès », a encore ajouté cette source.

Selon le site nigérien Actuniger, une patrouille de 52 soldats nigériens « est tombée dans une embuscade d’individus lourdement armés mardi à Baley Beri, près de Tongo Tongo » et « les combats d’une rare violence » ont « duré plus de deux heures ». 

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_ L’attaque de 2017 revendiquée par l’Etat Islamique

« Vingt-deux soldats ont pu rejoindre la base de Ouallam à bord de trois véhicules » et « les autres sont toujours portés disparus », poursuit le site, sur la base de « sources locales et sécuritaires ». Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à compter du jeudi, selon un communiqué lu à la télévision. Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués par des jihadistes venus à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo Tongo, situé à environ 80 km au nord-ouest de Ouallam (une centaine de km de Niamey) et à une vingtaine de km de la frontière avec le Mali.

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Le Pentagone avait expliqué que le but de l’opération américano-nigérienne était de capturer un chef jihadiste Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke. L’attaque contre les soldats américains et nigériens avait été revendiquée par l’Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS). Depuis 2018, l’ONU s’inquiète de la persistance de l’insécurité dans la région de Tillabéri, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes et de violences intercommunautaires.

L’armée nigérienne s’est déployée massivement fin 2018 dans la région pour chasser les combattants islamistes venus du Mali et du Burkina Faso. Lundi, les forces de sécurité avaient perdu un homme en repoussant une « attaque terroriste contre la prison de haute sécurité de Koutoukalé », l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger où sont détenus de nombreux jihadistes. Les assaillants, qui avaient notamment utilisé une voiture de Médecins sans frontières volée dans un camp de réfugiés à la frontière malienne, avaient fui vers cette même frontière du Nord. 

Pays pauvre du Sahel, le Niger vit en permanence sous la menace d’attaques des groupes jihadistes sahéliens dans l’Ouest et le Nord ainsi que de celles de Boko Haram dans le Sud-Est. Les forces de sécurité sont perpétuellement sur le qui-vive. 

Publié le 16/05/2019/

https://www.ouest-france.fr/monde/niger/niger-28-morts-dans-une-nouvelle-attaque-la-frontiere-malienne-6352044/

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