AFRIQUE/ TRANSPORT/ INFRASTRUCTURES : économie, technologies, perspectives

 

« La Tanzanie va investir 14,2 milliards $ sur cinq ans dans la construction de chemins de fer : La Tanzanie prévoit d’investir 14,2 milliards de dollars dans la construction d’un nouveau réseau ferroviaire durant les cinq prochaines années, a annoncé le ministre du Transport, Samuel Sitta. «Ce sera le plus grand projet jamais réalisé par le gouvernement tanzanien depuis l’indépendance de notre pays en 1961», a-t-il déclaré. Le gouvernement tanzanien table sur une croissance économique de 7,4% en 2015, contre 7,2% en 2014, grâce notamment aux bonnes performances attendues dans les secteurs de l’agriculture, du BTP, de l’immobilier et de l’industrie. Le PIB de la Tanzanie a augmenté de 32% l’an passé, à 38 milliards de dollars, grâce à un nouveau système de calcul qui prend en considération la découverte de grands gisements de gaz naturels ainsi que la forte croissance enregistrée dans plusieurs secteurs tels que les services financiers et les télécoms. »

 

Image associée

 

————————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "Casablanca, 3 nouvelles lignes de tramway"

 

1 – Casablanca : 3 nouvelles lignes de tramway en préparation

 

Les travaux préliminaires des lignes 3, 4 et 5 du réseau casablancais (Maroc) seront lancés ce mois de mai et s’étaleront jusqu’en mars 2017. Entre temps, les études d’avant-projet sont en cours et l’appel d’offres pour le matériel roulant est prévu pour juin. Casa Transport, société gestionnaire du réseau de transport en commun de Casablanca, vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation des études d’avant-projet des lignes 3, 4 et 5 du tramway. Ces dernières seront menées entre mai 2016 et mars 2017 en même temps que les travaux préliminaires. La société a également indiqué préparer un appel d’offres pour le matériel roulant fin juin. Selon ses dires, les trois lignes pourraient être achevées entre 2020 et 2021.

 

Les trois nouvelles lignes compteront 46 km. La 3è ligne de 14 km reliera Sidi Othmane à la Mosquée Hassan II en traversant le boulevard 10 Mars, le boulevard Ouled Ziane, la rue Khouribga, et le boulevard Lalla Yacout. La 4è ligne comptera également 14 km et s’étendra de la zone industrielle Moulay Rachid au boulevard Mohammed VI et passera par les boulevards Driss Harti, Ibn Tachfine et Al Qods. La ligne 5, enfin, connectera sur 18 km le boulevard Mohammed VI à la Gare Casa Port via le boulevard Mohamed Smiha. En revanche, rien n’a été révélé concernant la construction des lignes 6 et 7 du tramway totalisant 10 km chacune. La première doit relier le boulevard Mohammed VI au quartier Sidi Maârouf et la seconde connecter le quartier Errahma au reste du réseau.

 

Par la rédaction, le 4 mai 2016

 

http://www.constructioncayola.com/rail/article/2016/05/04/105574/casablanca-nouvelles-lignes-tramway-preparation.php

 

Résultat de recherche d'images pour "Casablanca, 3 nouvelles lignes de tramway"

 

————————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "tgv maroc algerie tunisie"

 

2 – FERROVIAIRE : 1500 km de voies à grande vitesse à l’horizon 2030. Un voeu pieux?

 

Un projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant le Maroc à l’Algérie et la Tunisie est sur les rails selon l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), qui s’est confié au quotidien français L’Opinion. Dans un avenir qui paraît certes lointain, une ligne totale de 1.500 km devrait relier Casablanca à Rabat et Oujda, traversant la frontière algérienne pour rejoindre Alger, puis Tunis.

 

Une ambition partagée de l’autre côté du poste frontalier de Zouj Beghal: Yacine Bendjaballah, directeur général de la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF) a ainsi expliqué à la Chaine de radio algérienne que « la réalisation d’une ligne de TGV allant du Maroc à la Tunisie en passant par l’Algérie est en projet, et sera au service des citoyens des trois pays maghrébins ».

 

C’est le Maroc qui est le plus avancé dans le déploiement du train rapide, puisque la LGV ralliant Tanger à Kenitra doit être opérationnelle dès le premier semestre 2017. Lancés en septembre 2011, pour un coût de deux milliards d’euros, les travaux ont pris du retard. Le chantier est titanesque: 200 km de voies, 300 ouvrages d’art dont 13 viaducs, en incluant de nouvelles gares à Tanger, Kénitra, Casa et un centre de maintenance. En plus de la liaison Tanger-Kénitra, l’ONCF prévoit une nouvelle « Ligne Atlantique » s’étendant sur une longueur de 900 kilomètres, jusqu’à Agadir.

 

Résultat de recherche d'images pour "tgv maroc algerie tunisie"

 

A terme, la « Ligne Atlantique » permettrait même de rejoindre l’Europe via un tunnel sous le détroit de Gibraltar. Une fois connecté au réseau espagnol, le TGV pourrait atteindre Madrid en 4h depuis Rabat et Paris en 8 h. Mais il y a loin du rêve à la réalité. Contacté par le HuffPost Maroc, Karim El Hajjaji, membre du « collectif Stop TGV », considère qu’avant de parler de projet de TGV au Maghreb, « il faudrait d’abord ouvrir les frontières », tout en disant que « financièrement, ce projet ne semble pas réaliste ».

 

HuffPost Maroc/ Par Zineb Achraf/ Publication: 27/04/2015/ Mis à jour: 27/04/2015/

 

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/04/27/ligne-grande-vitesse-maroc-algerie-tunisie_n_7154382.html

 

Résultat de recherche d'images pour "tgv maroc algerie tunisie"

 

————————————–

 

Résultat de recherche d'images pour "cape town international airport"

 

3 – Classement des aéroports 2016: L’aéroport de Cap Town, premier dans le top 10 africain

 

Selon une étude réalisée par le cabinet indépendant de consulting Skytrax, publié le 16 mars dernier, l’aéroport de Cap Town en Afrique du Sud est classé premier en Afrique en 2016. Il est suivi de l’aéroport de Johannesburg et de celui de Durban (Afrique du Sud). Les autres aéroports du top 10 africain sont successivement Seewoosagur Ramgoolam International Airport (Maurice), East London Airport (Afrique du Sud), l’aéroport de Port Elizabeth (Afrique du Sud), l’aéroport international du Caire (Egypte), Bloemfontein Airport (Afrique du Sud), l’aéroport international des Seychelles et l’aéroport international Marrakech (Maroc).

 

Résultat de recherche d'images pour "africa, international airport, best african airport, 2016 2017"

 

Le classement est effectué sur la base d’une enquête menée auprès de 13,25 millions de voyageurs de 106 nationalités différentes entre juin 2015 et février 2016, sur un total de 550 aéroports étudiés. Pour établir son classement, Skytrax a interrogé les voyageurs sur leurs avis dans les aéroports dans les domaines allant de l’enregistrement à la sécurité en passant par les transferts, le shopping et l’arrivée. L’aéroport singapourien a été élu par les voyageurs interrogés par Skytrax comme le « meilleur aéroport au monde » pour la quatrième année consécutive.

 

Par ABLAYE MODOU NDIAYE/ 24 mars, 2016

 

http://www.financialafrik.com/2016/03/24/classement-des-aeroports-2016-laeroport-de-cap-town-premier-dans-le-top-10-africain/#.WVt_lhXyiM8

 

Résultat de recherche d'images pour "africa, international airport, best african airport, 2016 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international de Nouakchott"

 

4 – Mauritanie : inauguration du nouvel aéroport international de Nouakchott

 

Le chef de l’État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a inauguré jeudi soir un nouvel aéroport international près de Nouakchott, la capitale. Le premier vol commercial s’est posé vendredi en provenance d’Istanbul. Le chef de l’État mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a inauguré le jeudi 27 juin 2016 un nouvel aéroport international près de Nouakchott, et situé à 20 km au nord-ouest de la capitale. L’Aéroport international Oumtounsy de Nouakchott prend la suite de l’Aéroport international de Nouakchott qui était lui localisé en centre-ville.

 

Le nouveau site a « une capacité de deux millions de voyageurs » par an, davantage que l’ancien, et « peut recevoir les grands avions tels que les Airbus 380 et les Boeing 780 », selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), citée par l’AFP. En 2009 (dernier chiffre disponible), 209 932 voyageurs sont passés par l’aéroport de Nouakchott. Le nouvel aéroport comporte notamment un bâtiment principal et deux pistes d’atterrissage, longues de 4,3 km et 2,6 km, ainsi qu’un salon d’honneur présidentiel. Le nouveau site, dispose également d’un terminal passager de 30 000 mètres carrés, en contraste avec l’ancien aéroport où il était fréquent d’attendre dans une salle d’embarquement comble.

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international de Nouakchott"

 

_ Des travaux engagés en novembre 2011

« Cette infrastructure doit être considérée comme une source de fierté pour tous les Mauritaniens car c’est le plus important projet réalisé par [le pays] depuis 1960 », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, également ministre de la Culture, cité par l’AMI. Le français Egis a été chargé des études et du contrôle de la conception du nouvel aéroport de Nouakchott. Les travaux de construction, dont le coup d’envoi a été donné en novembre 2011 et qui devaient initialement s’étaler sur 30 mois, ont été confiés à l’entreprise mauritanienne Najah for Major Works.

 

En contrepartie de l’édification du nouvel aéroport sur une superficie de 450 hectares cédés à Najah, l’État a cédé une superficie équivalente à usage d’habitation à Nouakchott que l’entreprise a vendue par lots, rappelle l’AFP. Les conditions entourant ce contrat ont suscité de vives polémiques en Mauritanie et le coût final de construction du nouvel aéroport n’est pas connu.

 

_ Un mois avant le sommet de la Ligue arabe

La mise en service intervient à un mois de la tenue à Nouakchott du 27e sommet de la Ligue arabe, prévu du 25 au 27 juillet, pour la première fois en Mauritanie. Oumtounsy entend aussi concurrencer Dakar, où le chantier du nouvel aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) a connu des retards.

 

27 juin 2016/ Mis à jour le 27 juin 2016/ Par Jeune Afrique – avec AFP

 

http://www.jeuneafrique.com/337110/economie/mauritanie-inauguration-nouvel-aeroport-international-de-nouakchott/

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international de Nouakchott"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international Blaise-Diagne , Sénégal,"

 

5 – Sénégal : pas de vols à Blaise-Diagne avant fin 2017

 

Le décollage des premiers vols au départ du nouvel aéroport international Blaise-Diagne n’est pas prévu avant décembre 2017, soit bien après l’échéance évoquée par les autorités sénégalaises. Explications. Ce n’est qu’en décembre 2017 que les premiers vols commerciaux se feront au départ de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) de Diass (à 40 km au sud-est de Dakar), soit bien après la date de février 2017 évoquée en avril dernier par les autorités sénégalaises.

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international Blaise-Diagne , Sénégal, 2016, 2017"

 

_ Lenteur des procédures de décaissement

À l’origine de ce décalage, le temps mis à débourser une avance de 33 millions d’euros nécessaire au démarrage des travaux, qui n’a été versée que fin août au consortium turc composé des spécialistes du BTP Summa et Limak (3,8 milliards de dollars de revenus en 2015). Selon les informations de Jeune Afrique, le versement de l’acompte a été retardé par la lenteur des procédures de décaissement des bailleurs de fonds : une demi-douzaine d’institutions de développement – dont la BAD, l’AFD, la BOAD, IFC et la Banque islamique de développement – financent ce projet.

 

_ Certifications et transferts

Piloté à Dakar par Selim Erkal, le groupement Summa-Limak a repris la main sur ce chantier (déjà réalisé à hauteur de 85 %) début 2016 après l’arrêt des travaux par le saoudien Saudi Bin Laden Group (SBG) en conflit avec l’État sénégalais. Si le groupement turc compte respecter son engagement à terminer ses travaux dans un délai de huit mois, la construction de l’aéroport ne s’achèvera qu’en avril 2017 et non plus fin 2016 comme évoqué par les autorités sénégalaises.

 

Il faudra ensuite patienter plusieurs mois avant le démarrage des vols commerciaux, le temps de finaliser le centre de stockage du carburant, d’obtenir les certifications nécessaires et d’assurer la transition entre l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor de Dakar et l’AIBD. Au final, la mise en service du nouvel hub est désormais fixée à décembre 2017. Lancé en décembre 2007 par l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, le chantier de l’AIBD a déjà coûté plus de 400 milliards de F CFA (610 millions d’euros) contre 229 milliards de F CFA annoncés initialement.

 

28 octobre 2016/ Mis à jour le 28 octobre 2016/ Par Amadou Oury Diallo – à Dakar

 

http://www.jeuneafrique.com/369998/economie/senegal-de-vols-a-blaise-diagne-fin-2017/

 

Résultat de recherche d'images pour "nouvel aéroport international Blaise-Diagne , Sénégal, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "new terminal, addis ababa airport, Ethiopian Airlines, 2017" 

 

6 – Addis Abeba veut accueillir plus de passagers que Paris Charles de Gaulle

 

L’Ethiopie voit grand pour son aviation civile : les autorités du pays sont à la recherche d’un site pour construire près de la capitale, Addis Abeba, un aéroport d’une capacité de 70 millions de passagers annuels, soit plus que Paris Charles de Gaulle n’en accueille aujourd’hui. Avec l’une des croissances les plus fortes du continent Africain, l’Ethiopie veut se doter d’une plateforme aéroportuaire d’envergure mondiale. Les autorités du pays ont retenu pour l’instant trois sites dans un rayon de 60 à 70 kilomètres d’Addis Abeba, a indiqué à l’agence Reuters un responsable d’Ethiopian Airports Enterprise. Une décision sur le site final pourrait intervenir dans les six mois, mais le nouvel aéroport ne devrait pas être opérationnel avant au moins huit ans, le temps d’étudier la conception, de boucler le financement et de le construire.

 

Le projet initial prévoit une capacité de 70 millions de passagers annuels. C’est plus que l’aéroport Charles de Gaulle n’en a accueilli en 2014 (63,8 millions), et autant que Dubai (70,4 millions de passagers l’année dernière). Le coût du futur aéroport d’Addis Abeba représenterait un investissement estimé aujourd’hui entre 2,5 et 3 milliards de dollars.

 

Résultat de recherche d'images pour "addis ababa international airport, project, 2017"

 

En attendant que ce projet ne voit le jour, l’actuel aéroport de la capitale Ethiopienne, Bole International, sera considérablement agrandi. Des travaux ont débuté en Septembre 2014 pour tripler sa capacité d’ici 2018, qui passera ainsi à 20 millions de passagers annuels. Bole international a accueilli 7 millions de passagers en 2014, contre 1 million il y a dix ans. La croissance du trafic aérien en Ethiopie est estimée à 18% par an en moyenne sur les prochaines années.

 

Addis Abeba est le hub de la compagnie nationale d’Ethiopie, Ethiopian Airlines. La compagnie, membre de Star Alliance, est déjà la première d’Afrique en termes de chiffre d’affaires. Sa flotte a grandi rapidement, pour atteindre 77 appareils, y compris 9 pour le fret. 44 autres appareils sont en commande, dont 14 Airbus A350-900 XWB livrables à partir de 2016. La compagnie envisage aussi de se doter d’A350-1000 ou de Boeing 777X. Ethiopian Airlines a lancé en 2010 un plan stratégique, « Vision 2025 » , qui prévoit de porter la flotte à 120 appareils, le nombre de destinations à 90, et le nombre de passagers à 18 millions d’ici 15 ans.

 

Jérôme RENAUD / 16/02/2015/

 

http://airinfo.org/2015/02/16/addis-abeba-un-aeroport-pour-accueillir-plus-de-passagers-que-paris-charles-de-gaulle/

 

Résultat de recherche d'images pour "addis ababa international airport, Ethiopian Airlines"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Addis-Ababa-Bole international airport, 2016, 2017"

 

7 – Ethiopian Airlines ouvrira en avril 2017 un terminal de fret parmi les plus importants au monde

 

Ethiopian Airlines annonce que son nouveau terminal de fret, en cours de construction à l’aéroport d’Addis-Abeba-Bole, devrait être opérationnel en avril 2017. La compagnie précise qu’elle a terminé à 82 % le terminal. D’une capacité annuelle de 1,2 million de tonnes, le terminal est considéré comme l’un des plus importants au monde. « Une fois terminé, la capacité du terminal sera équivalente à celle des terminaux de fret d’Amsterdam-Schiphol, de Changi (Singapour) ou Hong Kong », déclare le PDG de la compagnie, Tewolde Gebremariam.

 

Le coût de la première phase du projet est estimé à 150 millions de dollars. L’objectif d’Ethiopian Airlines est de « soutenir la croissance des exportations des produits périssables éthiopiens tels que les fleurs, les fruits, les légumes et la viande ». Elle prévoit d’exploiter 18 avions-cargos dédiés pour desservir 37 destinations internationales Cargo avant 2025. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), la compagnie publique éthiopienne se positionne désormais au rang de première compagnie africaine en termes de bénéfices et de chiffre d’affaires.

 

11 JAN 2017 / PAR AGENCE ECOFIN

 

http://ecoaustral.com/ethiopian-airlines-ouvrira-en-avril-2017-un-terminal-de-fret-parmi-les-plus-importants-au-monde

 

Résultat de recherche d'images pour "Ethiopian Airports Enterprise, new terminal, ethiopian, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "addis abeba new buildings, 2016, 2017"

 

8 – L’Ethiopie mieux développée que les pays occidentaux

 

L’Éthiopie pâtit actuellement d’une des pires sécheresses de son histoire, mais, contrairement à il y a trente ans, des centaines de milliers de personnes ne meurent pas de faim. Cette différence est due à deux heureuses évolutions. D’abord, le gouvernement actuel poursuit avec détermination une politique de développement économique qui au cours des dix dernières années, a sorti des millions de gens de la pauvreté, tout en faisant de l’Éthiopie, avec 10 % de croissance en 2014, l’une des économies africaines connaissant un fort taux de développement.

 

JPEG - 231.7 ko

Nouvelle autoroute à six voies : Reliant Addis Abeba, la capitale d’Éthiopie, à la troisième ville du pays, Adama, sur une distance de 85 km. Elle a été inaugurée le 14 septembre 2014.

 

Dans un entretien accordé à l’Executive Intelligence Review, la revue fondée par l’économiste américain Lyndon LaRouche, Bereket Simon, conseiller du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn explique que suite à un robuste débat interne en 2001, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (FDRPE) a adopté une nouvelle orientation politique, une nouvelle approche rejetant les prescriptions « néolibérales » du FMI et de la Banque mondiale. Le rôle de l’Etat a été remis au centre du processus, en particulier pour le développement de l’infrastructure, de la technologie et l’amélioration des qualifications de la population.

 

Résultat de recherche d'images pour "ethiopian industrial zones"

 

Au cours des 13 dernières années, l’Ethiopie a mis en œuvre une politique qu’on pourrait qualifier de dirigiste, une approche économique qui a donné les résultats suivants :

 

1 – Le nombre d’enfants scolarisés a doublé en 10 ans. 30 nouvelles universités ont été créées et le nombres d’étudiants dans l’éducation supérieure est passé de 3000 à 37 000 au cours de la même période ;

 

2 – La puissance électrique installée est passée de 350 mégawatts à 2400, avec une capacité additionnelle de 1800 MW prévue pour l’année prochaine, et encore 6000 en plus en 2017, lorsque le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, sera inauguré ;

 

3 – La production céréalière est passée de 10 millions de tonnes à 25 millions, grâce à l’intervention de 60 000 cadres spécialement formés dans les milieux ruraux pour enseigner aux 50 millions de paysans comment mieux tirer parti des eaux de pluie grâce à de nouvelles méthodes de terrassement et d’utilisation de l’eau ;

 

4 – Une extension significative du réseau de chemins de fer est en cours, qui devrait passer de 800 à 4000 km dans les années à venir.

 

Résultat de recherche d'images pour "ethiopian railway"

 

Bereket souligne que la mise en place de la Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS permettra de financer de nouvelles infrastructures en Ethiopie et dans toute l’Afrique. Deuxièmement, la Chine a reconstruit la liaison ferroviaire historique qui reliait Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, à Djibouti. Construite en 1917 et longue de 784 km, cette liaison qui donnait un accès rapide à la mer, était quasiment à l’arrêt depuis des années.

 

Grâce à la remise en service de cette ligne ferroviaire, au lieu de prendre trois semaines par camion, le temps du trajet des marchandises à été ramené à seulement cinq heures !

 

Désormais, le gouvernement peut acheminer des céréales et d’autres produits alimentaires achetés à l’étranger au profit de 8,2 millions de personnes vivant dans les régions frappées par la sécheresse et sauver des milliers de vies. Malgré ses énormes atouts, ni le Fonds monétaire international (FMI), ni l’UE n’avaient accepté de financer le projet. La China Civil engineering Construction Corporation mène les travaux et la banque d’import-export Exim Bank les financent à hauteur de 4 milliards de dollars.

Cette ligne est la première d’un réseau national devant couvrir 5000 km. Au-delà, ce réseau reliera l’Éthiopie au Soudan et le Soudan du Sud au Kenya. Ce réseau s’inscrit dans le cadre du Réseau ferroviaire d’Afrique de l’Est, un projet régional, lui aussi soutenu par la Chine, reliant le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, puis le Rwanda et le Burundi et ensuite l’Ethiopie et le Soudan du Sud. En septembre 2015, l’Éthiopie, avec l’aide de la Chine, a achevé la construction de sa première ligne de métro, le premier de toute l’Afrique subsaharienne, reliant l’aéroport et la ville d’Addis-Abeba. Un monde sans La City ni Wall Street, thème de campagne de Présidentielle de Jacques Cheminade en 2012, c’est possible et plus que jamais d’actualité !

 

Par Roosevelt_vs_Keynes/ lundi 29 février 2016

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-ethiopie-mieux-developpee-que-178277

 

Résultat de recherche d'images pour "ethiopian agriculture, ethiopian industries"

 

—————————————-

 

Image associée 

 

9 – La Tanzanie va investir 14,2 milliards $ sur cinq ans dans la construction de chemins de fer  

 

La Tanzanie prévoit d’investir 14,2 milliards de dollars dans la construction d’un nouveau réseau ferroviaire durant les cinq prochaines années, a annoncé le ministre du Transport, Samuel Sitta. «Ce sera le plus grand projet jamais réalisé par le gouvernement tanzanien depuis l’indépendance de notre pays en 1961», a-t-il déclaré. Indiquant que son pays ambitionne de devenir un hub régional de transport en Afrique de l’Est, le ministre tanzanien du transport a également précisé que ce gigantesque projet sera principalement financé par des prêts qui seront contractés auprès des institutions financières.

 

Résultat de recherche d'images pour "tanzanian new railways, 2016, 2017"

 

Le gouvernement tanzanien table sur une croissance économique de 7,4% en 2015, contre 7,2% en 2014, grâce notamment aux bonnes performances attendues dans les secteurs de l’agriculture, du BTP, de l’immobilier et de l’industrie. Le PIB de la Tanzanie a augmenté de 32% l’an passé, à 38 milliards de dollars, grâce à un nouveau système de calcul qui prend en considération la découverte de grands gisements de gaz naturels ainsi que la forte croissance enregistrée dans plusieurs secteurs tels que les services financiers et les télécoms. 

 

(Agence Ecofin) / Lundi, 30 mars 2015/

 

http://www.agenceecofin.com/investissement/3003-27724-la-tanzanie-va-investir-14-2-milliards-sur-cinq-ans-dans-la-construction-de-chemins-de-fer

 

Résultat de recherche d'images pour "tanzanian new railways, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Image associée 

10 – La Tanzanie entame la construction d’un port et d’une zone économique spéciale pour 10 milliards $  

 

La  Tanzanie a entamé, le 16 octobre, la construction d’un port et d’une zone économique spéciale, un méga-projet financé par la Chine et le Sultanat d’Oman, qui vise à transformer ce pays d’Afrique de l’Est en un hub commercial régional. Le coût global de ce projet est estimé à 10 milliards de dollars. Le port sera construit à Bagamoyo, une station balnéaire située à 75 km nord de la capitale économique Dar es Salaam, qui abrite un port tournant actuellement au-delà de ses capacités.

 

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du lancement des travaux  de construction du nouveau port, le président tanzanien Jakaya Kikwete a précisé la première phase du projet s’étalera sur trois ans. «La construction du port de Bagamoyo et d’une zone économique spéciale aidera à réaliser l’objectif du gouvernement de provoquer une révolution industrielle en Tanzanie», a-t-il déclaré. Le financement du projet sera notamment assuré par China Merchants Holdings, le plus grand opérateur portuaire chinois, et le fonds souverain du Sultanat d’Oman. Le vice-président exécutif de China Merchants Holdings, Hu Jianhua, a estimé que le lancement de ce projet constitue «l’événement le plus marquant dans les relations de la Tanzanie et la Chine au cours des quatre dernières décennies».

 

Selon le gouvernement tanzanien, le port sera capable d’accueillir des méga-navires, dont des porte-conteneurs de 8000 unités EVP (équivalent vingt pieds) dès l’achèvement de la première phase, avec des possibilités d’extension. Le projet, qui comprend aussi la construction de routes et de chemins de fer, sera achevé d’ici 10 ans, a-t-on ajouté de même source. D’après les experts, le nouveau port devrait tailler les croupières au port kenyan  de Mombasa, situé à environ 300 km au nord de Bagamoyo.

 

(Agence Ecofin)/ Lundi, 19 octobre 2015/

 

http://www.agenceecofin.com/investissement/1910-33204-la-tanzanie-entame-la-construction-d-un-port-et-d-une-zone-economique-speciale-pour-10-milliards

 

Résultat de recherche d'images pour "tanzanian new port,"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "port de Doraleh, Djibouti, 2016, 2017"

 

11 – Inauguration du port de Doraleh : quand Djibouti se rêve en « Dubaï de l’Afrique »

 

C’est le nouveau joyau infrastructurel que Djibouti fait miroiter au cœur de l’une des routes maritimes et commerciales les plus fréquentées du monde. Étendu et reconstruit, le nouveau port de Doraleh a accueilli ses premiers navires pour son inauguration. Le pays d’Ismaël Omar Guelleh entend bien profiter de sa position hautement stratégique pour peser sur le trafic maritime dans la Corne de l’Afrique et devenir un hub commercial qui le positionnerait en « Dubaï de l’Afrique ».

Dubaï, la capitale de l’émirat éponyme et porte-drapeau des Emirats-Arabes Unis. La démesure des projets immobiliers et touristiques de luxe et surtout, son port. Le tout transposé au cœur de la Corne de l’Afrique. On en est encore loin. Mais, à 6 500 kilomètres de là, Djibouti s’imagine bien en un émirat prospère au cœur de l’Afrique de l’Est.

 

Résultat de recherche d'images pour "nouveau port, Djibouti, 2016, 2017"

 

_ Avec son nouveau port, Djibouti veut emprunter le miroir de Dubaï

Sur la trajectoire de cette projection, Djibouti a inauguré ce mercredi 25 mai, son plus grand port. C’est à Doraleh, zone côtière baignée par les eaux de la Mer Rouge, située à une dizaine de kilomètres de Djibouti, la capitale, que le nouveau port -en réalité une extension du port international de Djibouti- a été érigé sur 690 kilomètres carrés. Conjointement financée à hauteur de 590 millions de dollars par l’Autorité de ports et des zones franches de Djibouti (DPFZA) et la China Merchant Holding(SCHL) basée à Hong-Kong, la construction du port de Doraleh a débuté en 2015.

 

A son inauguration, le port dispose d’un terminal de fret d’une capacité de 2 millions de tonnes par an. La plateforme logistique est également équipée d’un terminal de transbordement pouvant accueillir 100.000 navires. En plus d’un terminal pétrolier, les équipements sont complétés par un terminal de vrac d’une capacité de 6 millions de tonnes par an, d’un espace de stockage d’engrais et de céréales. « Avec cette nouvelle infrastructure de classe mondiale, Djibouti confirme sa position comme une des principales plateformes commerciales du continent. Nous sommes fiers de montrer au monde notre capacité à construire et rendre opérationnels des projets d’infrastructures majeurs », a commenté Aboubaker Omar Hadi, le président de DPFZA, lors de l’inauguration du port.

 

Résultat de recherche d'images pour "port de Doraleh, Djibouti, 2016, 2017"

 

_ Position stratégique et grandes ambitions

Djibouti ne cache pas ses ambitions : il veut emprunter à Dubaï, son miroir pour briller dans la région de la Corne de l’Afrique qui concentre 10% du commerce mondial. Autrefois pré carré français, Djibouti attise la convoitise de grandes puissances comme la Chine, les Etats-Unis, le Japon, les Emirats-Arabes Unis et la France qui y investissent massivement en échanges d’installations de bases militaires.Profitant de sa position géostratégique, Djibouti veut devenir un hub maritime commercial dans la région. A-t-il les moyens de ses ambitions?

 

En tout cas, bien avant l’inauguration du port de Doraleh, l’ouverture de structures allant de ports aux terminaux pétroliers et de transport de sel et de potasse, offre un socle aux ambitions djiboutiennes. En plus de ses infrastructures destinées à accroître les échanges entre les pays voisins notamment l’Ethiopie dont le premier ministre, Haile Mariam Desalegn s’est déplacé pour l’inauguration, le nouveau port sera connecté à ligne ferroviaire Addis-Abeba-Djibouti.

Face à la concurrence du Kenya et des autres pays de la région, Djibouti se rêve en «Dubaï» qui brille au cœur de la Corne de l’Afrique. Un objectif encore loin d’être atteint, mais l’Etat veut conserver son surnom de « pays des braves ».

 

Par Ibrahima Bayo Jr./ 25/05/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/2017-05-25/inauguration-du-port-de-doraleh-quand-djibouti-se-reve-en-dubai-de-l-afrique-722777.html

 

Résultat de recherche d'images pour "port de Doraleh, Djibouti, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "heavy vehicles, commercial, transport, heavy vehicles, border, 2016, 2017" 

 

12 – Les créations d’entreprises dans le transport routier de marchandises ont plus que doublé en 2016

 

17 000 entreprises de transport routier de marchandises ont été créées entre 2015 et 2016, soit une progression de 110 %. On assiste à un phénomène d’une ampleur exceptionnelle, notamment sur les derniers mois de l’année, qui s’observe surtout dans le transport léger.

Le nombre de créations d’entreprises de transport routier de marchandises a progressé de plus de 110 % entre 2015 et 2016. Quelque 17 000 nouvelles venues ont pris pied dans le secteur l’an dernier, dont près de 5 000 au cours du seul quatrième trimestre, selon le recensement effectué par la société Ellisphere.

 

_ Une ampleur exceptionnelle au dernier trimestre 

Sur l’ensemble de ces « néotransporteurs », environ 14 000 se sont inscrits au registre sous le code NAF 5320Z dont relèvent, selon la définition de l’Insee, la levée, le tri, l’acheminement et la distribution (nationale ou internationale) de lettres et de colis et petits paquets (assimilés à du courrier), par des entreprises opérant en dehors de l’obligation de service universel […] les services de livraison à domicile et activités des coursiers urbains et taxis-marchandises.

Au fil des trimestres de 2016, le phénomène n’a fait que de s’amplifier, avec 2 700 inscriptions sous ce code (sur un total de 3 521) au 1er trimestre, 3 322 (sur 4 403) au deuxième, 3 020 (sur 4 121) au troisième, pour frôler les 4 000 – ce qui représente 80 % des créations – au cours des trois derniers mois de l’année.

 

Résultat de recherche d'images pour "transport léger, commercial, transport,"

 

_ Essentiellement en transport léger

L’ampleur exceptionnelle de ce mouvement ne manque pas d’interroger sur l’avenir professionnel de nouvelles entreprises qui opèrent essentiellement en transport léger : quel pourcentage d’entre elles est venu grossir les rangs des affrétés au service de donneurs d’ordre contraints de déployer des moyens accrus pour répondre au développement du e-commerce ? 

 

La répartition des créations au sein du secteur se ressent de la prééminence donnée aux activités de courses et livraisons à domicile par les candidats à l’entreprenariat. Sur l’ensemble de l’année, le transport de proximité (4941B), tout comme l’interurbain (4941A), n’a en effet séduit que moins de 10 % des créateurs. La part des entreprises nées sous forme de sociétés commerciales n’a, elle aussi, cessé de régresser, passant de 22 % au début de l’année à 14 % en fin de période. 

 

L’Officiel des Transporteurs/ Routier/ publié le : 24.04.2017/ Dernière Mise à jour : 24.04.2017

 

http://www.actu-transport-logistique.fr/routier/les-creations-d-entreprises-dans-le-transport-routier-de-marchandises-ont-plus-que-double-en-2016-343709.php

 

Résultat de recherche d'images pour "heavy vehicles, commercial, transport, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Côte d’Ivoire Bolloré, 4 nouveaux portiques, port d’Abidjan"

 

13 – Côte d’Ivoire : Bolloré acquiert 4 nouveaux portiques pour le port d’Abidjan

 

Abidjan Terminal, filiale du groupe Bolloré qui gère le terminal à conteneur du Port autonome d’Abidjan (PAA), vient de faire l’acquisition de quatre nouveaux portiques de parc RTG (engins de stockage de conteneurs) pour un investissement de plus de 4 milliards FCFA. Ces équipements, qui viennent s’ajouter aux 16 portiques de parc déjà en activité, viennent renforcer la capacité opérationnelle et donc l’attractivité du terminal à conteneurs d’Abidjan, et cela en accroissant la rotation des conteneurs sur le parc, réduisant ainsi la durée de la boucle logistique dans sa globalité.

 

Il faut noter par ailleurs qu’en début de mois, la firme avait installé un dispositif de pèse essieu sur le terminal conformément aux dispositions du règlement N°14/2005/UEMOA, qui fait obligation de contrôle des charges à l’essieu, à toutes les plates-formes manipulant 200 mille tonnes de marchandises par an. Un investissement qui permet donc d’accompagner les pays de la sous-région dans la préservation de leur patrimoine routier par lutte contre les surcharges.

Pour rappel, le port d’Abidjan qui dessert également plusieurs pays de l’hinterland, a opéré un trafic de 21,5 millions de tonnes de marchandises en 2015.

 

Par JEAN-MERMOZ KONANDI/ 11 avril, 2017/ Fret & Shipping/

 

http://www.financialafrik.com/2017/04/11/cote-divoire-bollore-acquiert-4-nouveaux-portiques-pour-le-port-dabidjan/#.WVtxBhXyiM8

 

Résultat de recherche d'images pour "Côte d’Ivoire Bolloré, 4 nouveaux portiques, port d’Abidjan"

 

—————————————

 

Image associée

 

14 – MSC investit FCFA 130 milliards pour moderniser le port de San Pedro en Côte d’Ivoire

 

La compagnie maritime MSC a annoncé le 29 mai qu’elle avait signé avec le Port autonome de San Pedro un accord pour la concession du terminal à conteneurs du Port de San Pedro (TCSP ) pour une durée de 35 ans. Avec un investissement total d’environ FCFA 300 milliards (€ 460 millions), ce projet permettra au Port d’accueillir des porte-conteneurs de 14 000 EVP, de bénéficier des dernières technologies du secteur, facilitant les opérations de transbordement et générant de « multiples opportunités de développement ».

 

Le Port de San Pedro deviendra ainsi un des hubs de transbordement les « plus compétitifs » de la région ainsi que des pays limitrophes de la côte ouest-africaine, affirme MSC. Le coût du passage portuaire pour les chargeurs et destinataires africains en sera-t-il, pour autant, significativement amélioré ?

 

Après la phase initiale, durant laquelle les infrastructures existantes seront développées et étendues par le Port autonome de San Pedro, l’investissement de MSC, pour un montant attendu d’environ FCFA 136 milliards (€ 195 millions) sera alloué à la réalisation de la superstructure et à des équipements ultramodernes.

Diego Aponte, PDG du groupe MSC, a déclaré : « La signature de cet accord renforcera les liens étroits entre MSC et le gouvernement de Côte d’Ivoire. Elle confirme également notre engagement à long terme visant à soutenir les efforts nationaux promouvant l’émergence du pays sur la scène internationale. »

 

Et d’ajouter, « Notre investissement structurel et nos opérations permettront au Port de San Pedro de devenir un terminal portuaire de premier plan, d’accroître les relations avec ses partenaires commerciaux, ainsi que sa compétitivité tant au niveau national que global. (…) le terminal génèrera des centaines d’emplois directs et un nombre important d’emplois indirects. »

 

Rappelons qu’en 2008, MSC avait déjà obtenu une première concession d’une durée de 15 ans pour construire et exploiter un terminal conteneurs à San Pedro. L’allongement de cette concession porte maintenant sur l’extension du port à l’horizon 2020.

 

Résultat de recherche d'images pour "MSC, port de San Pedro, Côte d’Ivoire"

 

_ San Pedro, à défaut d’Abidjan

L’accord de concession a été signé seulement quelques semaines après la célébration du 15è anniversaire de MSC en Côte d’Ivoire, souligne le 2è transporteur conteneurisé du monde. Durant cette période, MSC a investi dans les opérations de conteneurs et « notamment » à San Pedro, ainsi que dans le transport terrestre, à travers sa filiale MEDLOG. MSC souligne qu’elle a été le premier transporteur de conteneurs international à croire au potentiel de San Pedro en tant que futur hub de transbordement « majeur ».

 

La guerre à laquelle se livrent les principaux opérateurs de terminaux conteneurisés en Afrique de l’Ouest (DP World à Dakar, Bolloré et APM-T à Tema et à Abidjan, etc.) peut laisser perplexe. La probable surcapacité portuaire ouest-africaine risque d’entraîner de sévères déconvenues en terme de rentabilité des capitaux investis.  Le choix de MSC de s’installer durablement à San Pedro, port secondaire ivoirien, est principalement la conséquence du refus de ses homologues de lui laisser une place à Abidjan, explique un bon connaisseur des dossiers africains. On ne claque pas la porte à MSC sans risque. MSC et la filiale d’opérateur portuaire, TIL, ont déjà construit un hub à Lomé. Ainsi les grands porte-conteneurs de 13 000 à 14 000 EVP pourront-ils, selon l’état du marché,  faire escale en Afrique de l’Ouest dans leur rotation Europe/Asie en passant par le Cap. Ce qui ne sera pas favorable au développement du canal de Suez.

 

MSC « investit en Afrique depuis 1970 », en commençant par  l’Afrique du Sud, pourrait-on se rappeler. Aujourd’hui, le groupe est présent dans plus de 40 pays africains, où il emploie plus de 8 000 personnes et opère 50 services hebdomadaires qui connectent l’Afrique au reste du monde.

 

Côte d’Ivoire/ Infrastructures/Transports/ 31 MAI 2017/ PAR MICHEL NEUMEISTER

 

http://www.commodafrica.com/31-05-2017-msc-investit-fcfa-130-milliards-pour-moderniser-le-port-de-san-pedro-en-cote-divoire

 

Résultat de recherche d'images pour "MSC, port de San Pedro, Côte d’Ivoire"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "afrique, nouveau ports, projets, 2016, 2017"

 

15 – Les projets portuaires se multiplient

 

De Tanger à Pointe-Noire, les projets portuaires ambitieux se sont multipliés ces dernières années. À la manœuvre, les opérateurs privés concessionnaires des terminaux. C’est le plus gros porte-conteneurs au monde. Avec ses quelque 400 m de long pour 54 m de large et un tirant d’eau de 16 m, le Marco Polo a besoin de ports à sa dimension. Au nombre des escales prévues pour son premier voyage figure Tanger, où il est arrivé le 6 décembre. Sur la façade ouest-africaine, le port marocain est en effet le seul à pouvoir aujourd’hui l’accueillir. Ce joli coup de pub pour Tanger est le résultat d’investissements colossaux – 7,5 milliards d’euros entre 2004 et 2012 – qui ont permis la mise en service de Tanger Med et de ses infrastructures modernes, il y a cinq ans. Les quais s’y étalent sur 1 600 m et les deux terminaux actuellement en service traitent plus de 2 millions de conteneurs à l’année.

 

Tanger Med n’est cependant pas un cas isolé. Dans son sillage, les ports de toute la façade ouest-africaine ont clairement entrepris leur mue, à grand renfort de centaines de millions d’euros. On sait depuis longtemps que les installations obsolètes et les infrastructures sous-dimensionnées de la région entravent le développement des pays côtiers comme de ceux de l’intérieur – en jouant le rôle de goulet d’étranglement à l’import comme à l’export. Mais la donne change. Entre Dakar et Cotonou, « tous les grands ports généralistes ont, depuis le milieu des années 2000, lancé des projets de concession pour l’exploitation, la gestion et le développement des activités conteneurisées.

 

Sur la rangée Dakar-Douala, ce sont près de 2 milliards de dollars [environ 1,5 milliard d’euros, NDLR] qui devraient être investis par les acteurs privés sur les terminaux à conteneurs », fait valoir Yann Alix, le délégué général de la Fondation Sefacil, institution de recherche spécialisée dans les stratégies logistiques. Les ports ouest-africains de cette portion de côte gèrent en 2012 moins de 1 % du total des manutentions conteneurisées mondiales, selon la Fondation Sefacil. « Mais la perspective de voir ces volumes tripler dans la prochaine décennie éveille les convoitises des investisseurs et des opérateurs », poursuit-il.

 

Résultat de recherche d'images pour "afrique, nouveau ports, projets, bolloré, bolloré, 2016, 2017"

 

_ Montée en puissance

À la manoeuvre, on trouve essentiellement des grands groupes, notamment le français Bolloré et le danois Maersk. Lorsqu’ils remportent un appel d’offres et sont désignés pour gérer un port, les grues ne tardent pas à envahir les docks. Il faut agrandir les quais, aménager de plus amples aires de stockage, creuser des canaux plus profonds, ou encore mettre en place des portiques de quais et de parcs. Ces travaux s’étalent dans le temps pour suivre la montée en puissance du port. « Nous investissons en moyenne 250 millions d’euros par an sur les ports africains », indique Dominique Lafont, président de Bolloré Africa Logistics (BAL). Depuis que le groupe a remporté une première concession à Abidjan en 2003, les chantiers se succèdent, de la Guinée au Congo en passant par le Nigeria.

 

À Pointe-Noire (Congo), l’extension des quais de 270 m, gagnés sur la mer, est terminée, et le dragage est en cours pour atteindre 15 m de profondeur. Le terminal à conteneurs, qui enregistrait 120 000 mouvements d’EVP (équivalent vingt pieds, unité de mesure du trafic en conteneurs) en 2006, en compte aujourd’hui 500 000, et l’opérateur vise le million en 2014. « Ces travaux sont indispensables pour pouvoir accueillir des bateaux de plus de 6 000 EVP et disposer d’une véritable plateforme de transbordement en Afrique centrale », poursuit Dominique Lafont.

 

En parallèle, les travaux en cours sur le port de Lomé (Togo) visent à quintupler les quelque 200 000 mouvements annuels, tandis qu’à Conakry (Guinée) le groupe Bolloré s’est engagé à investir 500 millions d’euros en vingt-cinq ans, notamment pour tripler la longueur actuelle des quais du terminal à conteneurs et atteindre, là aussi, le million de mouvements par an. Exactement comme à Cotonou, au Bénin, où l’opérateur annonce avoir déjà enregistré une hausse de 50 % des volumes depuis 2006 et dont il ambitionne de faire une annexe du port de Lagos.

 

Image associée

 

_ Obstacles financiers

Le français n’est pas le seul à investir dans les ports de l’Ouest africain. À Dakar, au Sénégal, c’est l’émirati DP World qui a été choisi en 2007 pour une concession de vingt-cinq ans, comprenant la modernisation des infrastructures. Selon la Banque africaine de développement (BAD), ce projet, d’un coût de 210 millions d’euros, est presque achevé ; le temps d’attente moyen des navires en rade a été réduit de quinze à deux heures et celui des camions de plusieurs heures à moins de trente minutes.

 

À São Tomé, la construction d’un nouveau port en eau profonde, prévue depuis 2008, a été confirmée en mai dernier par CMA CGM. « S’il faut donner une date, je dirais 2016-2017 pour mettre tous les travaux en place. L’aspect financier avait été un obstacle […], mais pour le moment ce n’est plus le cas », affirme Farid Salem, directeur de Terminal Link, filiale de CMA CGM.

 

Comme à São Tomé, certains grands projets prennent du retard ou restent dans les cartons à cause de la crise mondiale, à l’instar de Tanger Med 2. Celui-ci devait initialement entrer en service en 2012, mais seul l’un des deux terminaux vient de trouver un concessionnaire. Il sera finalement opérationnel en 2014. Chez BAL, on assure ne pas avoir décalé ou revu à la baisse les investissements prévus. « Mais il fallait être assez culotté pour faire ce que nous avons réalisé à Conakry ou à Pointe-Noire malgré la crise », sourit Dominique Lafont. Pour lui, les financements ne font pas réellement défaut ; c’est avant tout aux autorités publiques de décider de leurs schémas directeurs – et donc de la modernisation éventuelle de ports où la saturation est prévisible, comme au Ghana ou au Gabon.

 

Résultat de recherche d'images pour "afrique, nouveau ports, projets, bad, adb, 2016, 2017"

 

_ Panacée

Cette temporisation forcée n’a d’ailleurs peut-être pas que des inconvénients. Dans une publication récente de la Banque mondiale intitulée Pourquoi les marchandises restent-elles des semaines dans les ports d’Afrique subsaharienne ?, des économistes mettent en garde contre la tentation de voir dans les travaux d’aménagement portuaires la panacée. En effet, selon l’ouvrage, utiliser le port comme zone de stockage reste avantageux dans de nombreux cas pour les importateurs africains. En outre, les procédures de transit ou de contrôle douanier – relativement indépendantes de la modernité des infrastructures – sont très lentes.

 

Résultat : la durée d’immobilisation des marchandises est de plus de quinze jours sur la façade ouest-africaine contre trois à cinq jours dans le reste du monde… ce qui engendre un surcoût. « Un investissement dans une infrastructure de transport ne réduit pas nécessairement le prix du transport si les structures de marché sont défaillantes », conclut Gaël Raballand, l’un des auteurs.

 

********

 

Résultat de recherche d'images pour "afrique de l'est, nouveau ports, projets,"

 

La façade orientale à la traîne

 

« Le constat majeur sur la façade est-africaine est sa pauvreté en infrastructures portuaires d’envergure. Seuls une quinzaine de ports disposent de quais, moins d’une dizaine de grues et de portiques », constatait l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar) dans une note de synthèse de mars 2010. Déconnectés des grandes routes maritimes, installés historiquement sur des sites peu favorables à l’établissement de ports en eau profonde, les ports de la façade est ont également pris du retard en ne suivant pas le mouvement de passage au privé opéré sur la façade occidentale.

 

DP World est arrivé en 2000 à Djibouti, où il a bâti le port à conteneurs de Doraleh, et en 2006 à Maputo, au Mozambique, mais « outre DP World et Hutchison [en Tanzanie, NDLR], aucun opérateur mondial n’a investi en Afrique de l’Est », souligne l’Isemar. Signe que les choses changent, le gigantesque projet portuaire à Lamu, au Kenya (près de 19 milliards d’euros) a été officiellement lancé en mars dernier. S.D.

 

27 décembre 2012/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/23513/economie/les-projets-portuaires-se-multiplient/

 

Résultat de recherche d'images pour "afrique, nouveau ports, projets, 2016, 2017"

 

—————————————

 

Résultat de recherche d'images pour "angola, new projets, 2016, 2017"

Résultat de recherche d'images pour "luanda, new international airport, projets"

 

 

A propos de l'auteur

Moi meme

Soyez le premier à réagir à "AFRIQUE/ TRANSPORT/ INFRASTRUCTURES : économie, technologies, perspectives"

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publié