AFRIQUE/ VIOLENCES/ TERRORISME/ MANIPULATIONS : crises multiformes, violences et tueries, populations aux abois (des paroles d’amis, des agissements d’ennemis)

 

« Le terrorisme tue vingt fois plus en Afrique qu’en Europe : L’Afrique constitue une cible de choix des terroristes, principalement islamistes. Depuis le début de l’année, 343 attentats y ont fait au moins 2600 victimes, soit 22 fois plus qu’en Europe. Nos infographies et carte. La violence terroriste sévit quasi quotidiennement en Afrique. Dans la semaine qui a suivi l’attaque sans précédent de Mogadiscio – près de 360 morts le 14 octobre -, cinq nouveaux attentats ont été perpétrés sur le continent.

Au total, au moins 2600 personnes ont été tuées en 2017 dans la région, selon un décompte des principaux attentats à partir du 1er janvier. La comparaison avec un décompte similaire en Europe montre l’étendue du terrorisme en Afrique. Sur le continent européen, 117 personnes sont décédées à la même période dans les 35 incidents qualifiés de terroristes, y compris ceux en lien avec le conflit en Ukraine: un bilan 22 fois moins élevé qu’en Afrique. »

 

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1 – Centrafrique, nouvelle flambée de violence à Bangui

 

Au moins sept personnes ont été tuées dans la capitale centrafricaine, le week-end du 11 et 12 novembre. Dépassée sur le terrain, l’ONU doit adopter mercredi 15 novembre l’envoi d’un renfort de 900 Casques bleus.

 

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_ Que s’est-il passé ?

Bangui a été le théâtre, le week-end du 12 novembre, d’une nouvelle flambée de violence. La première, de cette intensité, depuis le début de l’année. Tout a commencé le samedi 11 au soir au Carrefour de la Paix, un café à la limite du quartier musulman du PK5 où se produisait le chanteur Ozaguin. Quatre personnes ont été tuées et une vingtaine ont été blessées dans une attaque à la grenade pendant le concert. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le bruit mettant en cause des musulmans du PK5 a vite circulé. Aussitôt, des groupes liés plus ou moins aux anti-balaka s’en sont pris aux musulmans de Bangui. La journée du dimanche 12 novembre a été rythmée par des accrochages, des tirs et des rumeurs plus alarmantes les unes que les autres. Trois jeunes musulmans ont été tués, deux égorgés et l’un battu à mort.

 

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_ Comment ont réagi les autorités ?

Les Casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (RCA), la Minusca, ont été déployés dans la capitale. Ils ont été appuyés par les Forces de sécurité intérieures (FSI). Lundi 13 et mardi 14 novembre, un calme relatif s’est installé à Bangui. Filmé par la Minusca, le cardinal Nzapalainga a lancé un appel au calme et à la retenue à l’adresse des habitants de Bangui. Il leur a demandé de ne pas sombrer dans la violence et dans la vengeance. Une vidéo mise en ligne sur le site de la Minusca et sur YouTube. En se tournant dans une situation d’urgence, une nouvelle fois, vers Mgr Dieudonné Nzapalainga, la Minusca montre combien elle a confiance dans la crédibilité et la valeur du cardinal catholique pour apaiser la crise. Et non dans celle du gouvernement, de la présidence et la Communauté internationale.

 

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_ Que va faire l’ONU ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU est appelé à voter, mercredi 15 novembre, le renouvellement pour un an du mandat de la Minusca. Tout indique qu’elle va le faire en votant une nouvelle résolution préparée par la France : la renforcer de 900 Casques bleus afin d’atteindre un effectif global de 11 650 personnes, dont 2 080 policiers et 480 observateurs militaires. Ce renfort est destiné à être déployé en province pour lutter plus efficacement contre les groupes armés.

 

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_ Dans quel état est la Centrafrique ?

La RCA ne parvient pas à sortir de la crise ouverte par la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane venue du nord du pays, mais aussi du Tchad et du Soudan. Cette coalition, la Séléka, a été contrainte de se replier dans le nord à la suite de l’intervention militaire française en décembre 2013 (opération Sangaris). Une intervention qui a favorisé la contre-offensive des milices d’autodéfenses « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens. Aujourd’hui, 14 des 16 provinces de la RCA sont entre les mains des groupes armés, plus de 600 000 personnes sont des déplacées et 500 000 se sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d’une aide internationale.

 

Laurent Larcher, le 14/11/2017 / Mis à jour le 14/11/2017/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Centrafrique-nouvelle-flambee-violence-Bangui-2017-11-14-1200891952

 

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2 – Massacre de catholiques en République Démocratique du Congo

 

Encore une nouvelle signalée par nos confrères de l’Observatoire de la Christianophobie qui ne va pas faire la une des médias et dont François se désintéresse totalement : des catholiques congolais ont été massacrés à la sortie de la messe par les troupes du quasi-dictateur de gauche Joseph Kabila. Les faits se sont déroulés le dernier jour de l’année 2017 dans un contexte de troubles secouant, comme d’ordinaire depuis la chute du maréchal Mobutu, le plus grand pays d’Afrique. Le premier bilan de cette sanglante Saint Sylvestre est d’une dizaine de morts et 120 arrestations.

 

L’AED (Aide à l’Eglise en détresse) a recueilli le témoignage du père Apollinaire Cibaka Cikongo, professeur au séminaire du Chirst-Roi à Malole, sis dans la ville de Kananga, province du Haut-Kasaï. Ce séminaire avait déjà été saccagé le 18 février 2017 par les miliciens de Kamwina Nsapu, un groupe rebelle sévissant dans le sud-ouest du Congo et centrée sur l’ethnie Luba. Elle porte le nom de son chef ; Kamwina Nspau, à l’état-civil Jean-Pierre Mpandi, tombé au combat le 12 août 2016.

 

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_ L’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des paroissiens, selon l’ecclésiastique :

« L’armée et la police ont tiré à balles réelles sur des paroissiens pendant la messe, alors qu’ils allaient participer à une marche pacifique du Comité Laïc de Coordination, encadré par des professeurs d’universités catholiques. Ces chrétiens voulaient simplement l’application de l‘accord de la Saint-Sylvestre, conclu en décembre 2016, qui entérinait notamment la non-succession du Président de la République à lui-même pour un 3e mandat (comme écrit dans la Constitution). L’opposition médiatique n’existe pas et l’opposition politique reste très minoritaire à cause de la multiplication des partis. Presque 600 !

Ce qui crée une véritable cacophonie. [L’Eglise] est l’institution la plus crédible du pays et se retrouve en ligne de mire, mais il le faut, car personne d’autre n’ose protester. Cette pression interne contre le pouvoir ne suffit pas. Il faut aussi des pressions externes. Joseph Kabila est arrivé au pouvoir grâce au parapluie de ses parrains occidentaux, de grandes puissances comme l’Inde, la Chine ou grâce à des multinationales, en échange du contrôle des ressources minières du pays. Tant que ces parrains ne bougent pas, il n’y aura pas de sortie de crise. Le monde sait ce qui se passe ici, mais comme notre souffrance est utile au bonheur matériel des autres peuples, il y a un silence intellectuel programmé ».

 

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_ Exactions des forces de l’ordre

Le cardinal de Kinshasa Mgr Laurent Monsengwo Pasinya a une nouvelle fois condamné le jeudi 2 janvier les exactions des forces de l’ordre qui ont été jusqu’à tirer des grenades lacrymogènes dans les églises pour intimider les fidèles :

« les actes de « barbarie » commis par de « prétendus vaillants hommes en uniforme, le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, les atteintes à la liberté religieuse, l’accaparement des ressources, des richesses et le maintien au pouvoir par des méthodes anticonstitutionnelles. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDC ».

 

D’autres exactions contre les catholiques ont été signalées dans le pays : deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete, dans l’est de Kinshasa. Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers : les autorités congolaises ont sorti l’artillerie lourde pour étouffer les marches pacifiques  des catholiques contre le chef de l’État, malgré l’appel de l’ONU et des chancelleries au respect du droit à manifester. Ces marches ont été organisées par les catholiques congolais, un an après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

 

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A Lubumbashi (capitale de ce qui fut jadis le Katanga), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe. Dans un pays majoritairement chrétien, où les habitants survivent avec moins d’un dollar par jour, c’est en pleine prière au cœur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption. Selon un paroissien de l’église Saint-Michel au cœur de Kinshasa : « Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe.

 

À la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Au cours de la nuit, l’armée et la police s’étaient déployées massivement devant les paroisses de la capitale, assurant être informées d’une « distribution d’armes » pour déstabiliser le régime…

 

Hristo XIEP/ Posted by Hristo Xiep on 5 janvier 2018 in exportmci, International, Religion Catholique/

 

http://medias-catholique.info/massacre-de-catholiques-en-republique-democratique-du-congo/11574/

 

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3 – Crise en RD Congo : Joseph Kabila face à la presse pour la première fois depuis cinq ans

 

Dix-sept ans ans jour pour jour depuis son accession au pouvoir en RDC, le président Joseph Kabila a convoqué la presse ce vendredi à Kinshasa pour donner sa « lecture » de la situation dans son pays. Une première depuis au moins cinq ans. La parole du chef de l’État congolais est rare, très rare. Depuis son arrivée au pouvoir le 26 janvier 2001, à la suite de l’assassinat de son père, Joseph Kabila s’exprime peu. Sa dernière conférence de presse à Kinshasa remonte à la fin juillet 2012. Pour marquer le coup de ses 17 ans au pouvoir, Joseph Kabila a convoqué des journalistes, ce vendredi 26 janvier, pour donner, « d’une façon schématique et brièvement » « [son] point de vue », « [sa] lecture » de la situation politique, sécurité, économique dans son pays. Mais aussi sur les relations entre ce dernier et ses partenaires internationaux.

 

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_ Le commencement, c’est le 26 janvier 2001

Joseph Kabila a commencé ainsi par remonter le temps. « Le commencement, c’est le 26 janvier 2001 », a-t-il expliqué, dressant un tableau bien sombre de l’état dans lequel il dit avoir trouvé la RDC : « Le Congo venait de perdre son président. (…) Le Congo était en pleine guerre, avec des armées d’occupation du nord au sud du pays. (…) Le pays était divisé en plusieurs zones d’influence ». Sur le plan économique, il dit avoir trouvé un pays qui « n’avait pas de cadre macroéconomique » dans lequel « tous les indicateurs [économiques étaient] au rouge » avec un « taux de croissance négatif » et « une dette de 14 milliards de dollars ».

 

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_ Sur la situation dans l’Est

Il a ensuite évoqué la situation dans l’Est du pays, en particulier dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Il a souligné « l’afflux massif de réfugiés » dans ces régions, « des réfugiés venus avec des centaines de milliers de Kalachnikov » dont l’arrivée a marqué « le début de notre cauchemar, le début de l’insécurité dans notre province. » « Face à cette situation on a été obligé une fois de plus de mobiliser et déployer des forces armées dans ces provinces », a-t-il déclaré ensuite. « Au moment où nous parlons, il y a des opérations en cours », a-t-il affirmé. « L’objectif, in fine, c’est de mettre fin à cette insécurité ».

 

Concernant la situation dans le Kasaï, il a affirmé : « À 95%, on a déjà mis fin à une situation dramatique ». Il a également dénoncé dans cette province « des actes terroristes. Des actes qui sont posés contre la population et contre les institutions de la République ». « Mais est ce que c’est une nouvelle situation ? » s’est-il interrogé. Le Congo « a déjà connu une situation pareille en 1959, à l’époque le Congo était administré par les belges », a-t-il continué. « Mêmes façons d’agir, mêmes massacres. » Mais « cette fois-ci, la réponse est catégorique », a-t-il affirmé, promettant « la justice » et « des sanctions exemplaires ».

 

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_ Quid du processus électoral ?

Avant d’aborder la situation politique, le président Kabila est revenu sur le référendum constitutionnel de 2015. « Je suis peut-être le seul à avoir battu campagne, à travers le pays, en faveur de cette Constitution », a-t-il affirmé. Comme s’il voulait démontrer sa bonne foi face à ceux qui le soupçonnent de vouloir se maintenir au pouvoir en violation des dispositions de la Loi fondamentale en vigueur en RDC. Kabila a ensuite soutenu que la présidentielle aura lieu le 23 décembre, comme prévu par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

« Le calendrier électoral est bien précis, a-t-il martelé. Dès que les élections auront été organisées et l’élu [son successeur] sera connu, il y aura passation [de pouvoir]. » Et de souligner que sa volonté de préserver un climat apaisé après la tenue des scrutins, comme l’a rapporté Top Congo. À l’en croire, il n’y aura pas non plus de référendum constitutionnel pour faire sauter le verrou qui limite à deux les mandats présidentiels.

 

Les élections en RDC commencent à coûter plus cher que le développement », selon Kabila. Mais Kabila s’est également interrogé sur le financement électoral en RDC : « Les élections dans ce pays commencent à coûter plus cher que le développement. Est-ce qu’il faut qu’on soit cité comme le pays le plus démocratique dans le monde ou bien c’est le développement qui compte ? » Le président congolais a ajouté qu’il faudra « au moment venu lever des options », « prendre des décisions courageuses pour ne plus tomber ou retomber dans cette situation ». Faisant allusion au coût du cycle électoral global estimé à 1,2 milliard de dollars alors que le budget de l’État est évalué à 6 ou 7 milliards.

 

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_ « Rendre à César ce qui est à César »

Quant aux marches des chrétiens réprimées dans le sang le 31 décembre 2017 et le 21 février alors que des manifestants réclament l’application intégrale du compromis politique de la Saint-Sylvestre, Kabila demande à l’Église catholique de « [rendre] à César ce qui est à César » : « Jésus-Chris n’a jamais présidé une commission électorale. »

Pour le chef de l’État congolais, « il faut permettre des manifestations mais leurs organisateurs doivent répondre de leurs effets ». Il a ainsi invité les deux chambres du Parlement à « se pencher » sur la loi régissant les manifestations en RDC. « La démocratie, ce n’est pas la foire », a-t-il clamé. Depuis plusieurs mois, des manifestations sont systématiquement interdites à Kinshasa et dans d’autres villes du pays. Mais malgré ces prohibitions, l’Église catholique, à travers le Comité de coordination de laïcs, est parvenu, à deux reprises, à faire descendre des manifestants dans la rue.

 

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_ Aux chers « cousins » belges !

Kabila s’est également prononcé sur les rapports tendus entre son pays et la Belgique. Quarante-huit heures plus tôt, le gouvernement congolais a annoncé deux mesures de rétorsion contre Bruxelles. Ceux qui ont assassiné Lumumba devraient être plus humbles et ne pas donner de leçon de démocratie. « Il n’y a pas d’animosité avec la Belgique qui doit comprendre que la RDC n’est plus une colonie. Notre décision a été prise sans passion (…) », a-t-il expliqué. Plaidant pour des rapports bilatéraux égaux entre Congolais et Belges, Kabila estime que les deux peuples sont « plutôt des cousins », même si « nous les appelons oncles [et qu’]ils nous appellent neveux ».

 

« Ceux qui ont assassiné [Patrice] Lumumba [le premier Premier ministre congolais] devraient être plus humbles (…) au lieu de croire qu’ils peuvent devenir des donneurs de leçon de démocratie », a-t-il poursuivi, soulignant que la RDC n’était « pas complexée » en termes de « niveau de la liberté de presse ou d’opinion » dans son pays. La Monusco, la mission onusienne présente dans le pays, n’a pas été épargnée par les attaques du chef de l’État dont le second mandat est arrivé à terme fin 2016. « Après 20 ans [de présence en RDC], on a l’impression qu’elle a comme mission de rester », a lâché Kabila.

« La Monusco n’a éradiqué aucun groupe armé dans l’est de la RDC (…). Il a fallu que des terroristes décapitent des experts de l’ONU pour qu’elle ouvre les yeux », a déclaré le numéro un congolais. Michael Sharp et Zaida Catalán ont été assassinés en mars 2017 au Kasaï dans des circonstances qui demeurent floues. L’implication de certains agents de service de sécurité de la RDC n’est pas exclue, selon des enquêtes indépendantes.

 

26 janvier 2018/ Mis à jour le 26 janvier 2018/ Par Matthieu Millecamps et Trésor Kibangula

 

http://www.jeuneafrique.com/522008/politique/crise-en-rdc-joseph-kabila-face-a-la-presse-pour-la-premiere-fois-depuis-cinq-ans/

 

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4 – RD Congo/ Beni : Trois ans après les massacres des populations civiles, le mystère demeure toujours

 

De nouvelles recherches ont jeté un éclairage sur l’un des mystères les plus horribles de la République démocratique du Congo : le massacre de plus de 800 personnes sur le territoire de Beni, qui a débuté il y a trois ans. Plus de 120 massacres, au cours desquels les assaillants ont tué des personnes méthodiquement à la hache, à la machette, ou encore par balle, se sont poursuivis, y compris jusqu’au mois d’août cette année, d’une manière qui a laissé les analystes perplexes. Mais un nouveau rapport d’investigation du Groupe d’étude sur le Congo (Congo Research Group) basé à l’Université de New York, apporte des éléments de compréhension sur la dynamique de ces violences et permet d’espérer que les auteurs de ces crimes devront un jour faire face à la justice.

 

S’appuyant sur deux années de recherches minutieuses, le rapport identifie des phases distinctes de tueries, et divers acteurs armés responsables des massacres : l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF), groupe rebelle islamiste ougandais basé dans l’est de la RD Congo ; d’anciens officiers de l’Armée Patriotique Congolaise (APC) ; la branche armée du Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Mouvement de Libération (RCD-ML), groupe rebelle soutenu par l’Ouganda lors de la deuxième guerre de la RD Congo de 1998 à 2003 ; diverses autres milices locales ; ainsi que des éléments de l’armée congolaise.

 

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Les meurtres n’ont pas été commis par un groupe unifié visant un objectif politique spécifique, mais par ces divers acteurs qui ont constamment modifié leurs alliances, combattant parfois ensemble et parfois les uns contre les autres. Lors de la rébellion du mouvement M23 soutenue par le Rwanda dans l’est de la RD Congo en 2012-13, des éléments de l’APC qui se trouvaient toujours dans le territoire de Beni se sont mobilisés et ont établi une alliance informelle avec les combattants du M23, selon le rapport. Après la défaite du M23 en novembre 2013, l’armée congolaise s’est concentrée sur Beni, officiellement pour vaincre les rebelles de l’ADF, présents sur le territoire congolais depuis de nombreuses années.

 

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_ L’ADF et avec d’autres milices locales indexés en complicité avec certains officiers loyalistes

Selon le rapport, d’anciens officiers de l’APC à Beni ont perçu ces opérations comme une tentative de démanteler les lucratifs réseaux politiques et économiques qu’ils avaient établis dans ce territoire, notamment par le biais de leur collaboration avec l’ADF et avec d’autres milices locales. En réponse, ils ont orchestré la première d’une série de meurtres à petite échelle à Beni en 2013. Lorsque les tueries ont débuté, certains officiers de l’armée congolaise sous le commandement du Général Akili Mundos ont décidé de coopter le réseau d’anciens officiers de l’APC, de combattants de l’ADF et d’autres combattants appartenant à des milices locales, selon le rapport. Au lieu de mettre un terme aux violences, l’armée a commencé à agir aux côtés des membres du réseau précisément responsable des premières tueries, permettant à celles-ci de se poursuivre à bien plus grande échelle à partir d’octobre 2014.

 

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Une fois ouverte la boîte de Pandore, le réseau d’ennemis et d’amis a changé constamment, divers groupes locaux de milice prenant un rôle plus important alors que les massacres se poursuivaient. Pendant tout ce temps, le gouvernement congolais a rejeté la responsabilité des violences sur les soi-disant « terroristes radicaux de l’ADF », dans une tentative apparente de tromper la population congolaise, les diplomates étrangers, les journalistes, et la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo, qui a continué à soutenir l’armée sans la critiquer. Bien qu’il y ait encore beaucoup de questions sans réponse, ce nouveau rapport du Groupe d’étude sur le Congo met l’accent sur les responsables des massacres de Beni.

 

Il devrait servir de base à des enquêtes judiciaires crédibles ainsi qu’à des sanctions ciblées de la part du Conseil de sécurité de l’ONU, entre autres. L’attention portée par la communauté internationale sur la RDC est passée de la crise du territoire de Beni à la région du Kasaï dans le centre-sud du pays, où de nouveaux massacres ont tué plus de 5 000 personnes et ont contraint quelque 1,4 million d’autres à abandonner leurs maisons depuis août 2016, selon l’ONU. Pour en finir enfin avec ces cycles dévastateurs de violence et d’impunité, les massacres de Beni ne peuvent être oubliés. Une action forte est nécessaire pour montrer qu’il y a des conséquences pour les responsables, quel que soit leur rang ou leur position, tance Ida Sawyer, directrice en charge de l’Afrique centrale chez Human Right Watch(HRW).

 

by Thevision Media/ 10 octobre 2017/ in Actualité en RD Congo, Beni

 

https://congoactu.net/beni-trois-ans-apres-massacres-populations-civiles-mystere-demeure-toujours/

 

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5 – Côte d’Ivoire/ Procès de Gbagbo/ Absence de preuves : CPI, échec cuisant pour le bureau du Procureur

_ POUR FANNY PIGEAUD ET LE MONDE DIPLOMATIQUE, NOUS ASSISTONS À UNE DÉBÂCLE DE L’ACCUSATION CONTRE LAURENT GBAGBO

 

À la page 20 du numéro du Monde Diplomatique de décembre 2017, la journaliste d’investigation écrit : « Le 30 Novembre 2017, l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo a entamé sa septième année de prison dans le quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye (Pays-Bas). Avant cette incarcération, il avait vécu près de huit mois enfermé, sans possibilité de voir la lumière du jour, dans le nord de son pays. Malgré la durée anormalement longue de cette détention provisoire, deux des trois magistrats de la CPI chargés de le juger refusent qu’il comparaisse libre…

 

Pourtant, tout indique que son procès, ouvert le 28 janvier 2016, se terminera par un cuisant échec pour le bureau de la procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, qui a instruit à charge ce dossier, présenté comme le plus important de la CPI depuis sa création, en 2002 (1). La procédure a été émaillée de plusieurs incidents et les débats ont été souvent suspendus. Le juge- président de la chambre de première instance qui mène les audiences se retranche derrière un manque de moyens, mais le mal est plus profond. M. Gbagbo est poursuivi pour avoir conçu un « plan commun » destiné à « conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris par l’emploi de la force contre des civils », lors du conflit postélectoral de 2010-2011 qui l’a opposé à M. Alassane Dramane Ouattara, actuel président de la Côte d’Ivoire.

 

L’accusation assure qu’il est responsable de la mort d’au moins 167 personnes lors de quatre événements : la répression d’une manifestation le 16 décembre 2010, celle d’une marche de femmes pro-Ouattara le 3 mars 2011, le bombardement d’un marché le 17 mars 2011, des violences commises le 12 avril 2011 au lendemain de l’arrestation de M. Gbagbo par les troupes de M. Ouattara, appuyées par l’armée française…

 

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_ Quatre-vingts témoins de l’accusation

Toutefois, aucun des quelque quatre-vingts témoins de l’accusation, dont l’audition doit s’achever en ce début de mois de décembre 2017, n’a apporté d’éléments probants sur l’existence d’un « plan commun » et sur la culpabilité de l’ancien chef d’État ivoirien, 72 ans, et de son coaccusé, M. Charles Blé Goudé, 45 ans, fondateur du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep) et ancien ministre de la jeunesse. Leurs propos ont été soit confus, soit contradictoires, et de nombreux témoignages ont tourné à l’avantage des accusés. Des généraux de l’armée ivoirienne de l’époque ont notamment expliqué que la manifestation du 16 décembre 2010 n’avait en fait rien de pacifique. Selon eux, des hommes armés agissant pour le compte de M. Ouattara s’y étaient infiltrés pour attaquer les Forces de défense et de sécurité (FDS)… »

 

Pour la journaliste, la France joue « un rôle troublant » dans ce procès. En effet, soutient elle, « ce procès n’a pas non plus permis de faire la lumière sur les trois autres événements retenus par Mme Bensouda, comme la répression de la marche pro-Ouattara du 03 mars 2011, qui aurait fait sept morts dans la commune d’Abobo mais qu’aucune source indépendante n’a pu confirmer. Les hauts responsables de l’armée et de la police qui ont témoigné ont certifié que leurs hommes n’étaient pas en opération ce jour-là dans cette zone, alors contrôlée par des combattants pro-Ouattara.

L’audition d’experts n’a pas davantage instruit le tribunal : les restes des dépouilles qu’ils ont eu à examiner se sont révélés sans lien avec les victimes présumées. L’absence de preuves apporte de l’eau au moulin de ceux qui imputent les événements du 03 mars 2011 à une manipulation des adversaires de M. Gbagbo, destinée à faire réagir la « communauté internationale ».

 

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Or, ajoute t elle « c’est cet événement qui aurait fourni le prétexte à l’adoption, le 30 mars 2011, par le Conseil de sécurité des Nations unies, de la résolution 1975. Ce texte, rédigé par la France, autorisait le recours à la force pour empêcher « l’utilisation d’armes lourdes contre les populations civiles ». Interprété largement, il a servi de base à l’intervention militaire française qui chassa M. Gbagbo de la présidence. Les officiers ivoiriens entendus par les juges ont donné des détails sur le rôle trouble de l’armée française en 2011…

 

Pour Fanny Pigeaud, ce rôle trouble joué en Côte d’Ivoire s’étend également au delà de la crise post-électorale. Elle écrit que, les officiers des anciennes FDS « ont aussi témoigné sur des faits plus anciens, comme le mystérieux bombardement de la base militaire française de Bouaké en 2004 par deux Soukhoï de l’aviation ivoirienne. Dix personnes avaient été tuées, dont neuf soldats français. Des informations révélées par WikiLeaks et des enquêtes de presse interrogent sur la curieuse mansuétude de la France à l’égard des pilotes biélorusses responsables de cette attaque… »

 

Pour notre part, il convient d’ajouter que la France ne veut pas lâcher les otages ivoiriens qu’elle détient à la CPI. En effet déjà dans le mois d’octobre dernier Mediapart avait des révélations pour dénoncer les nombreux vices de procédures et le rôle joué par l’ancien Procureur l’Argentin Ocampo et Nicolas Sarkozy pour transférer Laurent Gbagbo hors procédure. Aujourd’hui c’est au tour du très lu Monde Diplomatique qui parle encore de l’échec de la CPI à prouver matériellement la culpabilité des mis en cause dans les délits pour lesquels ils sont jugés…Ce qui veut dire que tous les gouvernements de l’Union Européenne et du monde occidental plus l’ONU savent désormais que le bureau du procureur n’a pu établir la culpabilité de Laurent Gbagbo et de Blé Goude.

Alors pourquoi le juge italien maintient toujours le procès ? Pourquoi la France qui, en réalité juge Gbagbo, n’abandonne pas pour lui rendre sa liberté ?

 

Si elle ne le fait pas c’est qu’elle sait qu’elle n’a pas de problème en gardant Laurent Gbagbo et Blé Goude à La Haye aussi longtemps qu’elle le voudra… Pour finir, et c’est mon avis c’est nous qui devons libérer Laurent Gbagbo. Ce n’est ni un article de journal encore moins la CPI. Alors changeons de méthode pour agir efficacement.

 

Excellence Zadi Avec Alexis Gnagno/ 29/11/2017 Shlomit Abel cpi, Fanny Pigeaud

 

https://resistancisrael.com/cpi-echec-cuisant-pour-le-bureau-du-procureur/

 

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6 – Côte d’Ivoire : les terres de l’ouest, sources de conflits

 

À Guiglo en Côte d’Ivoire, des milliers de cultivateurs font face au problème de la rareté des terres et leur vente. Un phénomène qui dégénère en conflits, parfois mortels entre ceux venus du Burkina Faso, mais aussi d’autres régions de Côte d’Ivoire, qui travaillent pourtant depuis des années des lopins loués ou achetés, souvent à l’instigation des autorités, dans le but de grossir la production.

 

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Plusieurs conflits, ont été enregistrés – selon les cultivateurs – dans cette partie Ouest de la Côte d’Ivoire depuis l’adoption dimanche par référendum de la nouvelle constitution. Une loi qui favoriserait de l’avis de Benjamin Kouakou (cultivateur baoulé, ethnie du centre du pays) les cultivateurs locaux. Elle stipule que : ‘‘seul l‘État, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes peuvent accéder à la propriété foncière rurale”. En sont donc exclus les Burkinabè, qui sont pourtant plusieurs millions dans le pays. “ _C’est complètement démagogique. C’est du clientélisme politique. Le dossier du foncier rural est une véritable bombe à retardement et un sujet très sensible “, accuse un observateur. Gisèle Duteuil est présidente de l’ONG Audace Afrique. Selon elle, ‘’ l’objectif est vraiment d’avoir un outil, le régistre foncier communautaire, pour avoir une clarté sur les droits des uns et des autres.

 

La majorité des terres en Côte d’Ivoire ont un propriétaire, établi selon des coutumes locales. Mais seules 4 % des terres sont officiellement recensées par l‘État, avec des titres de propriété. En 2013, le gouvernement ivoirien avait annoncé l’immatriculation sur dix ans de 23 millions d’hectares pour régler la question agraire. Or le projet est resté lettre morte.

 

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_ Un secteur clé de l‘économie

Le secteur de l’agriculture est pourtant vital en Côte d’Ivoire. Elle représente 24 % du produit intérieur brut et deux tiers de la population active en vivent directement ou indirectement. Il assure 70 % des recettes à l’exportation, le pays étant premier producteur mondial de cacao, de noix de cajou et de cola, premier producteur africain de bananes, deuxième pour l’huile de palme et troisième pour le coton et le café. Une grande partie de cette production, notamment cacaoyère, repose sur des petits producteurs. “ C’est important de savoir à qui appartient la terre parce que la terre en Côte d’Ivoire est devenue un sujet confligène surtout dans les zones de l’ouest, dans les zones forestières à cause de la pression sur les ressources donc il faut pouvoir clarifier pour éviter les conflits, “ ajoute le sociologue Sosthène Koffi, membre d’Audace qui préise toutefois que parfois des “locataires” exploitent des terres qui ne leur ont pas été attribuées.

 

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_ Difficile cohabitation

Quant à la vente, même signée avec des papiers, elle génère des conflits encore plus grands. Certains vendent des terres qui ne leur appartiennent pas ou auxquelles d’autres héritiers peuvent prétendre. Dans d’autres cas, des acheteurs profitent parfois de l’ignorance ou de la pauvreté des villageois pour acquérir des terres à vil prix. “ Entre nous et nos installés quand il n’y a pas d’entente, nous allons sur le terrain pour observer. S’il y a des documents à la base, même que ça soit des documents entre les deux protagonistes, nous tenons compte de ces documents puisque c’est vous qui avez cédé à la base d’un écrit au moins. Même si c’est à un prix forfaitaire, nous tenons un peu compte de ça et on règle pacifiquement. “ Explique Honoré Drépohosson, chef de terre de Yaoundé (Cameroun).

 

Conséquences: les contestations sont innombrables entre ceux qui veulent reprendre des terres vendues et ceux, ne comprenant pas qu’on leur reprenne ce qui a été payé. La cohabitation devient parfois difficile entre ethnies locales et “immigrés” burkinabè ou ivoiriens. La création d’un régistre foncier, “ en limitant les conflits, favorise la cohésion sociale essentielle dans un environnement pauvre et favorise aussi l’investissement. avoir une sécurité et des droits bien établis permet (aussi de lutter) contre les problèmes de la faim et de la pauvreté “, conclut Mme Dutheuil.

 

Armelle Nga avec AFP / 10/11/2016

 

http://fr.africanews.com/2016/11/10/cote-d-ivoire-les-terres-de-l-ouest-sources-de-conflits//

 

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7 – Burundi: les populations continuent de fuir les sévices, selon un rapport

 

Les Burundais continuent de fuir leur pays en raison des sévices infligés par les Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir que l’ONU qualifie de milice, bien que Bujumbura insiste que plusieurs regagnent le pays, selon un rapport publié jeudi.

Selon le rapport de l’Initiative internationale pour les droits des réfugiés (Irri), les meurtres et les disparitions forcées de ceux qui ne seraient pas en faveur du régime continuent à être perpétrés par les Imbonerakure (« ceux qui voient de loin » en kirundi). Des témoignages de Burundais arrivés en Ouganda entre mars et juin 2017 remettent en question les affirmations du gouvernement burundais, qui demande aux réfugiés de « regagner la patrie car la paix et la sécurité ont été retrouvés sur l’ensemble du territoire », selon l’Irri.

 

Le rapport montre que si certaines personnes rentrent au Burundi, le nombre de nouveaux arrivants dans les pays voisins dépassent de loin celui de ceux rentrés au Burundi. « Les réfugiés ont raconté d’horribles histoires de viols, de torture et de tueries de la part des Imbonerakure et des forces de sécurité burundaises, ciblant les membres de l’opposition, mais aussi de simples citoyens », a affirmé Thijs Van Laer, responsable à l’Irri. « Si les autorités burundaises souhaitent sérieusement promouvoir le retour des réfugiés, elles doivent maitriser les Imbonerakure » et garantir que les abus commis depuis le début de la crise politique seront punis, a-t-il préconisé.

 

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Le Burundi traverse une crise violente depuis la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, obtenu en juillet de la même année. Des manifestations avaient alors été violemment réprimées et le coup d’État manqué en mai 2015 a fait basculer le pouvoir dans une répression systématique. Les violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), et ont poussé à l’exil plus de 425.000 Burundais. L’ONU a depuis accusé Bujumbura de graves violations des droits et mis en garde contre un risque de génocide.

 

Le président Nkurunziza y avait effectué en juillet un rare déplacement où il avait affirmé qu’ »aujourd’hui, le Burundi est en paix », appelant ses « frères et soeurs réfugiés en Tanzanie à rentrer au Burundi ». Selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), 275.000 Burundais se sont réfugiés en Tanzanie. Quelque 86.000 ont fui au Rwanda, et près de 150 personnes y arrivent chaque semaine, selon le HCR.

 

Dans Politique/ 25 août 2017/ AFP

 

https://afrique.lalibre.be/7742/burundi-les-populations-continuent-de-fuir-les-sevices-selon-un-rapport/

 

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8 – Côte d’Ivoire/ Rapport mondial 2018/ Human Rights Watch : Événements de 2017

 

La Côte d’Ivoire a continué de s’éloigner des crises politiques successives et sanglantes de 2000-2011, avec la fin en juin d’une mission de maintien de la paix des Nations Unies présente depuis 13 ans. Cependant, la persistance d’actes d’indiscipline de la part des membres des forces de sécurité, ainis que de violentes mutineries au sein de l’armée ont montré à quel point la stabilité retrouvée de ce pays est précaire.

 

Le président Alassane Ouattara a promulgué une nouvelle constitution en janvier, qui instaure une fonction de vice-président et une seconde chambre parlementaire, dont les membres sont nommés pour un tiers par le président. Si la nouvelle constitution supprime une clause de nationalité source de clivages, qui exigeait que le père et la mère de tout candidat à la présidence soit ivoirien, de nombreuses autres causes profondes des conflits passés restent sans réponse, notamment la politisation de l’appareil judiciaire et des conflits fonciers latents.

 

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Les arrestations arbitraires, les mauvais traitements aux détenus, et les assassinats illégaux commis par les forces de sécurité ont encore diminué en fréquence en 2017, mais les enquêtes et procédures judiciaires engagées contre les responsables d’abus sont restées rares. Si la presse fonctionne globalement sans entraves en Côte d’Ivoire, des lois pénalisant la publication de fausses informations ont parfois été utilisées pour emprisonner injustement des journalistes, et plusieurs journaux pro-oppositions ont été temporairement suspendus.

 

Les progrès des efforts pour rendre justice aux victimes des violences post-électorales de 2010-11 sont restés lents, et une écrasante majorité de responsables de violations des droits humains – des deux côtés du clivage militaro-politique– n’ont toujours pas eu à rendre de comptes. La Cour pénale internationale (CPI) a poursuivi le procès de l’ancien président Gbagbo et de Charles Blé Goudé, ancien ministre de la jeunesse et chef d’une milice pro-Gbagbo, et enquête également sur des crimes commis par les forces pro-Ouattara pendant la crise de 2010-2011.

 

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_ Comportement des forces de sécurité

Au moins 15 personnes sont mortes lors d’une vague de mutineries et de manifestations de soldats démobilisés. Des milliers de soldats se sont mutinés en janvier et en mai, exigeant des primes non payées et des arriérés de salaire. A chaque fois, les soldats ont pris le contrôle pendant plusieurs jours de Bouaké, la deuxième plus grande ville de Côte d’Ivoire, et ont bloqué des routes à Abidjan et dans d’autres villes, faisant au moins quatre morts, dont plusieurs victimes de balles perdues. Les mutins ne sont retournés à leurs casernes qu’après que le gouvernement leur a versé 12 millions de francs CFA (18 000 €).

 

Les mutineries ont déclenché des manifestations sporadiques d’autres corps des forces de sécurité, et combattants démobilisés, faisant 11 autres morts, parmi lesquels quatre ex-soldats tués lors d’un affrontement avec la police le 23 mai. Des militaires en service et démobilisés ont également été impliqués dans une série d’attentats contre des infrastructures de la police et de la gendarmerie.

 

De nombreux membres des forces de sécurité, y compris des officiers hauts gradés de l’armée, ont continué à se livrer à des actes de racket et d’extorsion. Plusieurs commandants militaires soupçonnés d’être responsables d’atrocités commises durant le conflit armé en 2002-03 et la crise en 2010-11 ont été promus en juin. En mai, des soldats mutins ont découvert une cache d’armes à Bouaké, mettant en lumière le fait que le processus de désarmement de la Côte d’Ivoire a échoué à mettre la main sur les armes dissimulées dans des arsenaux privé. Le propriétaire des lieux où les armes ont été découvertes, l’un des principaux conseillers du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, a été arrêté et détenu le 9 octobre.

 

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_ Responsabilités pour les crimes passés

Les juges ivoiriens ont poursuivi leurs enquêtes sur les crimes commis par les deux parties au cours de la crise post-électorale de 2010-11, mais les nombreuses défaillances qui ont entaché le procès de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo, acquittée le 28 mars, ont suscité le doute quant à la capacité des tribunaux ivoiriens à juger efficacement les dossiers concernant de graves violations des droits humains.

 

La Cellule spéciale d’enquête et d’instruction de la Côte d’Ivoire, créée en 2011, a poursuivi son enquête sur les crimes relatifs aux droits humains commis au cours des violences de 2010-11. La cellule a inculpé des responsables d’abus de haut rang des deux camps, parmi lesquels plusieurs commandants pro-Ouattara qui occupent à présent des postes à responsabilité au sein de l’armée. Cependant, les seuls procès au civil à l’échelle nationale qui ont eu lieu jusqu’à présent sont ceux de Simone Gbagbo et du Général Dogbo Blé, ancien chef de la Garde Républicaine de Laurent Gbagbo, condamné le 14 avril avec cinq autres personnes pour le rapt et le meurtre de quatre étrangers le 4 avril 2011.

 

Des organisations de défense des droits humains représentant les victimes ont décidé de ne pas participer au procès de Simone Gbagbo, qui a été entaché à la fois par de possibles violations du droit à une procédure équitable et par l’incapacité du ministère public à présenter suffisamment de preuves pour appréhender en profondeur son rôle dans la crise de 2010-11. Simone Gbagbo est également recherchée par la CPI pour quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, mais jusqu’à présent le gouvernement ivoirien refuse de la transférer à la Haye. Ni la cellule spéciale, ni la CPI n’enquêtent sur les crimes commis pendant les violences relatives aux élections en 2000, ou le conflit armé de 2002-2003.  

 

Le procès devant la CPI de Laurent Gbagbo et de l’ancien ministre de la jeunesse et chef de milice Charles Blé Goudé pour des crimes contre l’humanité commis au cours de la crise de 2010-11 s’est poursuivi en 2017. La CPI a également intensifié son enquête sur les crimes commis par les forces pro-Ouattara pendant la crise, mais n’a encore délivré aucun mandat d’arrêt. Le président Ouattara a déclaré que tous les autres dossiers liés à la crise de 2010-11 seraient instruits par des tribunaux nationaux. L’organe de réparations de la Côte d’Ivoire a été dissout en avril, après avoir enregistré plus de 316 000 victimes. Après avoir octroyé des paiements en liquide et une aide médicale à 4 500 victimes, le gouvernement a entamé en octobre une deuxième phase d’aide, principalement non-monétaire.

 

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_ Liberté de réunion et d’expression

Six journalistes ont été emprisonnés le 12 février pendant 48 heures, accusés d’avoir publié de fausses accusations suite à leurs articles au sujet de primes qui auraient été payés aux mutins des forces spéciales de l’armée. Deux autres journalistes ont été emprisonnés le 31 juillet pendant 24 heures pour des chefs d’accusation similaires, après avoir affirmé que des comptes bancaires appartenant au dirigeant de l’Assemblée nationale Guillaume Soro avaient été gelés. Le procès d’un rédacteur de site d’informations en ligne, inculpé pour divulgation de fausses informations en mai 2016 après avoir publié une interview du fils de l’ex-président Gbagbo, Michel, a été ajourné le 20 octobre après de nombreux reports.  

 

En mai, le gouvernement a repoussé à une date indéterminée un vote parlementaire sur une nouvelle loi relative à la presse, qui était critiqué par des organisations de défense de la liberté de la presse parce qu’elle prévoyait des sanctions sévères pour des délits médiatiques mal définis. En violation du droit à la liberté d’expression, Sam Mohammed, un homme d’affaire et partisan de l’opposition, a été condamné à six mois d’emprisonnement le 31 mars pour injure et diffamation, après avoir mis en doute la nationalité ivoirienne du président Ouattara lors d’un rassemblement public. Si la constitution ivoirienne protège la liberté de réunion, le droit ivoirien impose aux partis d’opposition de demander des autorisations pour tout rassemblement public. Trois hommes politiques d’opposition ont reçu des peines disproportionnées de 30 mois de prison le 26 mai, pour le rôle qu’ils avaient joué dans un rassemblement interdit de l’opposition tenu en mai 2015.

 

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_ Réforme foncière et instabilité dans l’ouest du pays

Des conflits récurrents relatifs à la propriété de la terre demeurent une importance source de tensions intercommunautaires, en particulier dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. En octobre et en novembre, au moins 10 personnes ont été tuées lors d’affrontements entre des groupes en concurrence pour le contrôle de territoires situés dans des forêts protégées de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Les juges ivoiriens n’ont pas encore conclu l’enquête sur les violents affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs survenus à Bouna en mars 2016, qui ont fait au moins 27 morts et provoqué le déplacement de milliers de personnes.

 

La mise en œuvre d’une loi foncière datant de 1998, qui vise à réduire les conflits en convertissant les droits de propriété foncière coutumiers en titres de propriétés légaux  reste extrêmement lente, avec moins de quatre pour cent des terres rurales enregistrées. Le gouvernement a créé en 2016 une nouvelle agence foncière rurale pour rationaliser le processus d’enregistrement des terres, qui devrait être opérationnelle en 2018. La Côte d’Ivoire, où la culture du cacao a détruit de vastes portions de forêt, a annoncé en septembre une politique visant à déléguer la responsabilité de la reforestation aux entreprises privées. Par le passé, les efforts de réhabilitation menés par le gouvernement, comme par exemple avec l’expulsion de cultivateurs du parc national du Mont Péko en 2016, ont entraîné de nombreuses évictions forcées.

 

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_ Système judiciaire

Les efforts progressifs pour renforcer le système judiciaire se sont poursuivis, comme l’ont démontré l’organisation plus fréquente des sessions de la cour d’assises d’Abidjan ainsi que de deux tribunaux régionaux, de même que la création d’un fond d’assistance judiciaire. Cependant des problèmes fondamentaux persistent, et notamment le recours excessif à la détention préventive, et un manque d’indépendance de la justice, en particulier lors de procès politiques. Des dizaines de partisans de l’ancien président Gbagbo arrêtés pour leur rôle présumé dans la crise post-électorale ou les attentats contre l’Etat qui ont suivi sont toujours en détention préventive prolongée.

 

Les prisons souffrent d’une surpopulation extrême et les détenus n’ont pas suffisamment accès aux soins médicaux, et sont victimes d’extorsions de la part des gardiens et d’autres prisonniers. Près de 130 détenus se sont échappés à l’occasion d’une série d’évasions en août et septembre, bien qu’au moins 42 d’entre eux aient été repris par la suite. La Côte d’Ivoire est toujours aux prises avec la criminalité violente des gangs de rue, dont certains membres sont des enfants, ce qui a provoqué des bastonnades publics et lynchages de criminels présumés. Le centre de détention des mineurs d’Abidjan est situé à l’intérieur d’une prison pour adultes, et les enfants placés en détention préventive sont souvent enfermés avec des adultes.

 

_ Orientation sexuelle et identité de genre

La Côte d’Ivoire ne pénalise pas les relations entre personnes de même sexe, mais le code pénal prévoit des peines plancher plus élevées pour les couples de même sexe condamnés pour actes indécents en public. Une disposition anti-discriminations de la nouvelle constitution de la Côte d’Ivoire, promulguée en janvier 2017, ne prévoit pas de protections contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Les cas de discriminations contre les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), y compris les agressions physiques, sont fréquents. 

 

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_ Violences sexistes

Si l’ONU a signalé en janvier 2017 que le nombre de cas de violences sexuelles et sexistes était en baisse progressive depuis 2014, la stigmatisation sociale et l’impunité généralisée empêchent de nombreuses victimes de dénoncer les abus. L’organisation de séances par la cour d’assises a permis quelques procès et condamnations pour viol, mais de nombreuses agressions sexuelles ont requalifiées en délits de moindre gravité, ou font l’objet de règlements en dehors des tribunaux.

 

_ Protection des défenseurs des droits humains

Trois ans après le passage d’une loi renforçant la protection des défenseurs des droits humains, le gouvernement a enfin adopté en février 2017 le décret nécessaire à sa mise en application. Le décret manque cependant de détails sur le suivi de la mise en œuvre de cette loi.

 

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_ Principaux acteurs internationaux

Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire n’ont pas fait publiquement pression sur le gouvernement au sujet du problème de longue date de l’impunité. Le 30 juin 2017, l’Opération en Côte d’Ivoire de l’ONU (ONUCI) a conclu sa mission de maintien de la paix engagée depuis 13 ans. L’Union européenne, la France et les États-Unis restent les principaux partenaires de la Côte d’Ivoire en ce qui concerne la réforme des secteurs de la justice et de la sécurité. Le mandat de l’expert indépendant de l’ONU sur les droits de l’homme a expiré le 30 juin et n’a pas été renouvelé par le Conseil des droits de l’homme. En juin, la Côte d’Ivoire a été élue au Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2018-2019. 

 

Rapport mondial 2018: Côte d’Ivoire | Human Rights Watch

 

https://www.hrw.org/fr/world-report/2018/country-chapters/312860

 

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9 – Terrorisme, crise, et Haraga / Les défis que l’Afrique du Nord devra relever en 2018

 

L’Afrique du Nord sera secouée par des turbulences en 2018. Terrorisme, crises économiques, chômage et protestations marqueront l’année prochaine dans une région déjà très instable. Le plus grand pays d’Afrique ne n’en échappera pas. Selon le spécialiste des questions du terrorisme chez Global Risk International, M. David Otto, l’Algérie devra relever des défis politiques et sécuritaires cruciaux en 2018.

C’est la précarité, le chômage et la crise qui frappe de plein fouet les franges défavorisées qui fait le plus peur. Selon l’analyste, les jeunes vont être les premiers à réagir pour protester contre la politique d’exclusion menée par le gouvernement à travers la prise d’un certain nombre de décisions qui engage directement l’avenir de cette jeunesse. « L’Afrique du Nord a une population croissante de jeunes qui se sentent marginalisés et qui souffrent en grande partie du chômage. Il faut penser à former de nouvelles compétences en instaurant des programmes de prévention dans les communautés », a préconisé M. Otto.

 

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L’Egypte est le deuxième pays qui constituera une cible potentielle en 2018. Les nombreuses attaques terroristes ayant fait plusieurs morts en 2017 risquent de s’intensifier l’année prochaine. Selon David Otto, la chute de Daech en Irak et en Syrie et le retour des recrues du groupe terroriste dans leurs pays d’origine constituera un risque certain du retour de la violence. En Egypte comme en Tunisie, en Algérie et au Maroc, le risque est non-négligeable et les gouvernements commencent d’ailleurs à s’activer pour coordonner les efforts afin de prévenir contre d’éventuels attentats.

« Parce que les cellules terroristes en Irak et en Syrie ont disparu les unes après les autres, il risque d’y avoir un retour massif des djihadistes dans les communautés d’Afrique du Nord », a-t-il déclaré, soulignant que malgré le fait que les risquent sont estimés à des différant d’un pays à l’autre divers, la question suscite quand même les inquiétudes.

 

L’expert a également évoqué la probabilité d’une survenue de brouilles diplomatiques avec les pays de la rive Nord de la méditerranée en 2018. Il faut dire que les rapports sont déjà tendus depuis l’explosion du phénomène de l’émigration clandestine « Haraga » depuis le mois de novembre dernier. L’aggravation de la crise économique dans des pays comme l’Algérie incitera les jeune à braver la grande bleue en quête d’une vie meilleurs.

 

Par La rédaction/ 31 décembre 2017

 

http://www.algerie-focus.com/2017/12/terrorisme-crise-haraga-defis-lafrique-nord-devra-relever-2018/

 

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10 – Le terrorisme tue vingt fois plus en Afrique qu’en Europe

 

L’Afrique constitue une cible de choix des terroristes, principalement islamistes. Depuis le début de l’année, 343 attentats y ont fait au moins 2600 victimes, soit 22 fois plus qu’en Europe. Nos infographies et carte. La violence terroriste sévit quasi quotidiennement en Afrique. Dans la semaine qui a suivi l’attaque sans précédent de Mogadiscio – près de 360 morts le 14 octobre -, cinq nouveaux attentats ont été perpétrés sur le continent.

 

Au total, au moins 2600 personnes ont été tuées en 2017 dans la région, selon un décompte des principaux attentats à partir du 1er janvier. La comparaison avec un décompte similaire en Europe montre l’étendue du terrorisme en Afrique. Sur le continent européen, 117 personnes sont décédées à la même période dans les 35 incidents qualifiés de terroristes, y compris ceux en lien avec le conflit en Ukraine: un bilan 22 fois moins élevé qu’en Afrique.

 

_ Victimes dans des attaques terroristes en Europe (bleu) et en Afrique (rouge) en 2017:

 

Nombre de morts depuis le 1er janvier 2017 dans des attaques terroristes en Europe (bleu) et en Afrique (rouge).

Nombre de morts depuis le 1er janvier 2017 dans des attaques terroristes en Europe (bleu) et en Afrique (rouge)./ [RTS – Infogram]

 

_ Afrique australe épargnée

L’Afrique du Nord, de l’Ouest et de l’Est sont fréquemment touchées par des attaques terroristes. Cette année, seule l’Afrique australe semble partiellement épargnée par la vague terroriste.

  

_ Les principaux attentats en Afrique sur notre carte :

 

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_ Recul au Nigeria

Après l’attentat à Mogadiscio, la Somalie est devenue le pays africain le plus meurtri en 2017 par des terroristes. Elle compte au moins 883 morts, contre 584 pour le Nigeria. Ces deux pays dénombrent ainsi plus de la moitié des victimes du terrorisme sur le continent. Pour le Nigeria, Etat le plus touché ces dernières années, il s’agit d’une nette amélioration. Il profite du recul de Boko Haram, qui a perdu depuis la fin 2015 de grandes parties de territoire. Les djihadistes mènent toutefois encore régulièrement des raids meurtriers et des attentats-suicides dans les quatre pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger). Au total, l’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria a fait depuis 2009 au moins 20’000 morts et 2,6 millions de déplacés.

 

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_ Mouvements djihadistes

La très grande majorité des attaques survenues depuis janvier ont été perpétrées par des terroristes islamistes, essentiellement issus de trois groupes: les Shebab, Boko Haram et le groupe Etat islamique, notamment ses branches au Sinaï et en Somalie. Alors que Boko Haram recule au Nigeria, les Shebab profitent de la fragilité du gouvernement somalien pour contrôler de larges régions rurales du centre et du sud du pays. Depuis 2007, ce groupe lié à Al-Qaïda a juré la perte du pouvoir central, soutenu par la communauté internationale mais incapable de contenir les insurgés. Outre les mouvements islamistes, des rébellions régionales, comme par exemple les Kamwina Nsapu en République démocratique du Congo, aggravent les violences.

 

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_ Fusillades et attentats-suicides

Les modes opératoires les plus prisés des terroristes restent les fusillades et les attentats-suicides, souvent avec des véhicules piégés. Cette année, près de 80% des victimes de terroristes ont succombé dans ces types d’attaques. Chaque groupe a toutefois ses spécificités. Boko Haram envoie souvent des femmes équipées de ceinture explosive dans des lieux publics, alors que les Shebab visent plutôt les hôtels dans lesquels résident les responsables officiels.

 

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_ Nombre de morts en baisse

Bien qu’il reste élevé, le nombre de morts dans des attaques terroristes en Afrique est en baisse, selon les données du consortium d’étude du terrorisme de l’Université du Maryland. En 2016, quelque 7300 personnes avaient perdu la vie dans un attentat, contre près de 12’000 un an plus tôt, soit une diminution de près de 40%. Cette tendance coïncide avec le recul de Boko Haram mais aussi à l’implication croissante des forces américaines sur le continent. L’Afrique est devenue leur deuxième zone d’intervention dans le monde, après le Proche-Orient, avec plus de 6000 hommes déployés dans 53 pays du continent.

 

_ Le reportage du 19h30 après l’attaque de Mogadiscio:

 

 

Publié le 25 octobre 2017/ Modifié le 25 octobre 2017

 

https://www.rts.ch/info/monde/9016433-le-terrorisme-tue-vingt-fois-plus-en-afrique-qu-en-europe.html

 

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