AMERIQUE LATINE/ Gouvernance : retour fracassant aux incertitudes et aux fragilités

 

0.1 – « VENEZUELA/ NICARAGUA : En Ethiopie (Afrique), bien que hors de cause, le chef de l’exécutif a accepté de démissionner pour ouvrir de nouvelles perspectives politiques. Le résultat a été globalement un succès, au niveau national et sous-régional. Une leçon à méditer…»

 

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0.2 – « Venezuela/ l’exode massif des Vénézuéliens déstabilise tous les pays limitrophes : Nicolás Maduro a beau contester la réalité de la crise humanitaire et migratoire de son pays qu’il qualifie de « problema de desabastecimiento » (« problème de désapprovisionnement »« ), les chiffres officiels communiqués par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont sans appel : entre début 2017 et avril 2018, la Colombie est le pays qui a connu la plus forte migration de Vénézuéliens (800.000), devant le Pérou (298.559), le Chili (plus de 160.000), l’Argentine (82.000), le Mexique (65.784), le Panama (65.415), le Brésil (50.000), le Guatemala (15.650), le Costa Rica (4.000) et le Paraguay (2.893). Depuis 2014 et l’accentuation de la crise économique et sociale au Venezuela, c’est, ainsi, plus de 2,3 millions de personnes qui ont quitté ce pays. »

 

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1 – Argentine : remaniement du gouvernement sur fond de crise financière

 

L’Argentine vit des heures difficiles. Alors que le pays s’enfonce dans une grave crise économique et financière, le président Mauricio Macri a décidé de procéder à un grand remaniement au sein de son gouvernement. Plus de dix ministères seraient même supprimés. L’annonce officielle doit avoir lieu dans quelques heures, mais la presse argentine ne cesse de spéculer sur la question. Ce qu’on sait avec certitude sur ce remaniement, c’est que plusieurs ministères, au moins 10 sur 19, devraient disparaître en tant que tels pour fusionner avec d’autres ou devenir de simples secrétariats d’Etat.

 

On parle notamment d’un grand ministère qui réunirait la Science, la Culture et l’Education. Une perspective qui ne réjouit pas du tout ces différents secteurs, qui dénoncent déjà chacun de fortes restrictions budgétaires. Les médias évoquent également une fusion entre le ministère de la Justice et celui de la Sécurité. Enfin, les deux chefs adjoints du gouvernement seraient sur la sellette.

 

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_ Le peso s’est effondré

En pleine crise économique et financière, ce remaniement vise à restaurer la confiance des marchés, après une semaine dramatique pour le peso. La monnaie argentine s’est effondrée et a perdu plus de 20% de sa valeur face au dollar en seulement 48 heures. Le gouvernement, qui a de nouveau fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour sortir de la crise, veut aussi prouver à l’institution financière qu’il sait faire preuve d’austérité. Ce lundi, le ministre de l’Economie Nicolas Dujovne, se rendra à Washington afin de poursuivre les négociations avec l’institution internationale.

 

Par RFI/ Publié le 03-09-2018/ Modifié le 03-09-2018/ Avec notre correspondante à Buenos Aires, Aude Villiers-Moriamé

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20180903-argentine-remaniement-gouvernement-fond-crise-financiere

 

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2 – Le FMI de retour en Argentine : « A l’horizon, une crise économique et sociale encore plus aiguë que la crise actuelle »

 

  1. Le cercle vicieux de la dette illégitime afflige une fois encore le peuple argentin
  2. Les 50 milliards de dollars du FMI dépassent le record précédent de la Grèce.

 

Après plus d’une décennie de « distanciation » officielle entre l’Argentine et le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement de Mauricio Macri vient de frapper à nouveau aux portes du gendarme financier de la planète. Le crédit de 50 milliards de dollars accordé par l’organisation au cours de la première semaine de juin constitue un record international et aura un impact direct sur la situation économique et sociale de ce pays d’Amérique du Sud. C’est ce que souligne l’historien et économiste belge Eric Toussaint, spécialiste reconnu dans ce domaine et porte-parole du Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes (CADTM), basé à Bruxelles. Entretien.

 

Question : Pourquoi le gouvernement argentin s’est-il tourné vers le FMI, sachant ce que les relations avec cette organisation internationale ont signifié pour l’Argentine à la fin des années 1990 et leurs conséquences politiques désastreuses ? Peut-on imaginer un certain désespoir de la part des dirigeants économiques de l’équipe Macri ?

 

Le FMI de retour en Argentine : « A l’horizon, une crise économique et sociale encore plus aiguë que la crise actuelle »

 

Eric Toussaint (ET) : La politique mise en œuvre depuis l’installation, en décembre 2015, du gouvernement de Mauricio Macri a conduit à une situation critique. Il a réduit les recettes fiscales en baissant fortement les impôts des exportateurs ; il a augmenté considérablement les dépenses liées au remboursement de la dette – qui est 100 % plus élevé en 2018 qu’en 2017. Le pays est à court de dollars. Les réserves de devises ont diminué de 8 milliards de dollars au cours des premiers mois de cette année. Macri a besoin de ce prêt du FMI pour continuer à rembourser la dette. Les bailleurs internationaux privés exigent un tel emprunt comme condition pour continuer à prêter à l’Argentine. Une partie très importante du prêt du FMI servira directement à rembourser les créanciers étrangers en dollars.

 

Q : En regard de l’histoire argentine des années 1990, il s’agit cependant d’un mécanisme qui signifie jouer avec le feu…

 

ET : Oui, sûrement. Mais j’aimerais examiner un peu plus en profondeur le cadre qui détermine cette demande au FMI…

 

Q : Allez-y…

ET : Cela exprime l’échec total de la politique gouvernementale. Avec un peso rapidement dévalué ; avec le taux d’intérêt dicté par la Banque centrale de la République argentine qui atteint 40% ; avec la réduction de 8 milliards de dollars de réserves internationales qui continuent de baisser. Et avec le service de la dette qui augmente de 100 % par rapport à 2017. Face à un tableau d’une telle nature, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un échec total. Macri prétendait qu’en payant la dette – entre la fin de 2015 et le début de 2016- et en indemnisant les fonds vautours en application de la décision du juge Thomas Griesa (voir http://www.cadtm.org/Argentine-Macri-caresse-les), il assurerait un niveau élevé de croissance et une dette viable… Il s’est mis à genou devant les fonds vautour (voir http://www.cadtm.org/L-Argentine-Le-gros-lot-pour-les et http://www.cadtm.org/Refusons-l-accord-en-passe-d-etre).

 

Mais les faits ont confirmé que cette vision ne fonctionnait pas. La dette a augmenté à un rythme vertigineux – impressionnant par la rapidité de l’augmentation -, suscitant l’incapacité de convaincre les créanciers que l’Argentine pourrait la rembourser à l’avenir. C’est pour cette raison que Macri sollicite ce crédit de 50 milliards de dollars. Il faut se rappeler que, lorsque la Grèce a reçu, en 2010, 30 milliards de dollars du FMI, dans le contexte d’une situation dramatique, c’était un montant record !

 

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Q : Certains analystes disent qu’avec ce crédit, le président Macri essaie d’obtenir de l’oxygène pour arriver dans une position confortable aux élections d’octobre 2019…

 

ET : Je ne voudrais pas me lancer dans la spéculation politique à distance. Je préfère me référer aux faits. J’ai lu le contenu de l’accord signé avec le FMI. La très forte réduction des prestations sociales en général et des salaires dans la fonction publique est imposée par le FMI, les investissements publics vont être quasiment supprimés, cela conduira à une dépression économique. Le remboursement de la dette augmentera et les intérêts exigés par le FMI sont élevés.

 

Pour pouvoir rembourser la dette, le gouvernement augmentera les impôts et les taxes imposés au peuple tout en continuant à faire des cadeaux discaux aux capitalistes. Le gouvernement accélèrera la tendance à exporter sur le marché mondial un maximum de produits agricoles et de matières premières en renforçant le modèle extractiviste-exportateur. La politique dictée par le FMI va entraîner le pays dans une crise économique et sociale encore plus grave que celle qu’il a connue avant d’obtenir ce crédit. Revenons à votre question. Il est très probable que, politiquement, Macri prétendra que ce qu’il fait n’est pas son projet, mais ce que le FMI exige de lui…

 

Q : J’aimerais insister sur une réflexion qui nous ramène à un passé pas si lointain. La décennie de l’endettement – et le rôle du FMI – dans les années 1990 qui a finalement conduit à l’explosion sociale de 2001. L’histoire peut-elle se répéter sans tomber dans la tragédie ?

 

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ET : Nous voyons une répétition de l’histoire dans un pays qui est un payeur en série de la dette. Elle commence avec la dette illégitime et odieuse héritée de la dictature militaire des années 1970. Le soutien du FMI fut essentiel pour le maintien de cette dictature jusqu’au début des années 1980. Le cercle vicieux des dettes illégitimes s’est poursuivi dans les années 90 avec le président Carlos Menem et ensuite Fernando De la Rúa, qui ont suivi tous les deux les recommandations du FMI, donnant lieu à la grande crise sociale de la fin 2001. Le président Rodríguez Saá, dans ses quelques jours en tant que président à la fin de 2001, annonça la suspension du paiement de la dette pour calmer la colère populaire.

 

Cette dernière a été restructurée en 2005, puis re-négociée avec les créanciers qui n’avaient pas participé à l’époque ce qui avait provoqué une crise dans le gouvernement et de très fortes critiques dans le camp populaire (voir la partie concernant l’argentine dans http://www.cadtm.org/Restructuration-audit-suspension). L’ex ministre Roberto Lavagna qui avait négocié la restructuration de 2005, s’était opposé à la reprise des négociations avec les créanciers outsiders. Les autorités argentines n’ont jamais voulu faire ce que l’Équateur a fait en 2007-2008 : réaliser un audit, avec la participation des citoyens, qui aurait pu décider de la partie odieuse et illégitime de la dette (voir : http://www.cadtm.org/Defendre-la-souverainete-nationale et http://www.cadtm.org/Les-fonds-vautours-sont-une-avant). Cela a créé des frustrations dans le camp populaire face à l’incohérence du discours en faveur de la souveraineté nationale affirmée par le gouvernement de Cristina Fernandez et explique même, en partie, la victoire électorale de Macri en 2015.

 

Q : Un processus de plusieurs décennies au cours desquelles la dette illégitime conditionne les politiques gouvernementales sans jamais parvenir à des solutions structurelles…

 

ET : Oui. Et qui a conduit aujourd’hui à ce nouveau méga-prêt du FMI qui, dès maintenant, peut être classé dans la catégorie des dettes odieuses et illégitimes. Une dette odieuse, c’est une dette contractée contre l’intérêt du peuple et alors que les créanciers savent qu’elle est illégitime. Nous assistons donc à l’accumulation d’une nouvelle dette illégitime et odieuse.

 

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Q : Qu’en est-il des perspectives à l’horizon ?

 

ET : J’ai déjà parlé de l’aggravation de la crise économique et sociale. J’espère que se développera une vive réaction populaire dans les mois à venir et qu’il ne faudra pas longtemps pour que les forces populaires convergent dans leur énergie pour s’opposer encore plus vigoureusement au gouvernement Macri et aux impositions du FMI et d’autres créanciers internationaux.

 

Eric Toussaint , Sergio Ferrari/ Jeudi 14 Juin 2018/ Interview d’Eric Toussaint, spécialiste international de la dette, par Sergio Ferrari, de Berne, Suisse/ Source : La Nación

 

https://www.alterinfo.net/Le-FMI-de-retour-en-Argentine-A-l-horizon-une-crise-economique-et-sociale-encore-plus-aigue-que-la-crise-actuelle_a139319.html

 

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3 – Des conséquences de la crise économique en Amérique latine

 

_ A Rio, les Brésiliens accusent les pouvoirs publics de négligence après l’incendie du Musée national, tandis que les Argentins craignent de nouvelles mesures d’austérité.

 

La crise économique, le manque de moyens attisent colère et inquiétude au Brésil et en Argentine. Manifestation monstre, hier soir, à Rio, après la tragédie presque prévisible de l’incendie du Musée national, sous-doté en prévention incendie. L’Argentine annonce, elle, un nouveau plan d’austérité. Au lendemain de l’incendie du Musée national de Rio de Janeiro, parti en fumée, une journée de colère a culminé, hier, par une manifestation monstre dénonçant la négligence des pouvoirs publics.

 

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. Crise au Brésil : Elles ont détruit un joyau du patrimoine brésilien et attisé la colère des habitants de Rio de Janeiro : Les flammes qui ont ravagé le Musée national du Brésil, hier étaient peut-être prévisibles selon des habitants qui ont exprimé, en nombre, leur colère : A cause de la crise, le musée n’avait plus de fonds depuis 2014 ; pas de système de détection d’incendie ni arrivée d’eau.

 

Quant au système électrique, peut-être à l’origine de l’incendie, il était en mauvais état, a reconnu le directeur du musée national de Rio. Le bâtiment bicentenaire a vu ses murs rougis par le feu, les sols, jonchés de débris, noircis par la cendre. Le centre de Rio était; lui, noir de monde, hier soir : des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue, pour dénoncer la négligence des pouvoirs publics, responsables, selon des habitants, d’une « tragédie annoncée ».

 

Des manifestants ont jeté des pierres sur les policiers et forcé l’entrée de l’enceinte du Musée. Certains scandaient « Dehors Temer! » à l’adresse du président brésilien. « Il ne suffit pas de pleurer. (…) Il faut que la population soit indignée. Une partie de cette tragédie aurait pu être évitée », a lancé Alexandre Keller, directeur du musée. Reportage d’Anne Vigna, à Rio, pour France Culture.

 

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. A la crise du peso, l’Argentine répond avec plus d’austérité : De nouvelles mesures d’austérité vont être mises en oeuvre en Argentine pour stabiliser la troisième économie d’Amérique latine, qui traverse une grave crise monétaire : réduction des dépenses publiques en supprimant des ministères et taxation des exportations. Cette annonce, hier, n’a pas eu pour effet d’enrayer la chute du peso. A la clôture du marché des changes, la monnaie argentine perdait 2,74% par rapport à vendredi. Sans une intervention de la Banque centrale de la République argentine en fin de séance, il aurait cédé encore plus de terrain.

 

04/09/2018

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-7h/journal-de-7h-du-mardi-04-septembre-2018

 

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4 – NICARAGUA : ORTEGA ENTEND RESTER, LES OPPOSANTS CONTINUENT DE MANIFESTER

 

Des milliers de Nicaraguayens, opposants etpartisans du président Daniel Ortega, ont manifesté sans s’affronter lundi à Managua, au moment où le dirigeant sandiniste écartait toute démission et rejetait la demande d’élections anticipées, malgré près de 300 morts en quelque trois mois de contestation. Lors d’une marche qui s’est terminée devant l’Université centraméricaine (UCA) à Managua, des centaines d’étudiants et d’opposants ont défilé en scandant « Liberté pour les prisonniers », « Justice » et « Autonomie universitaire ».

 

Des étudiants portaient des croix avec des sacs à dos symbolisant les personnes décédées au cours des manifestations qui secouent le pays depuis plus de trois mois. D’autres brandissaient des photos de leurs camarades arrêtés « arbitrairement », selon les organisations de défense des droits de l’homme, pour avoir pris part aux marches. Au moins 292 personnes, dont 20 policiers et quelque 30 paramilitaires ou sympathisants du gouvernement, ont été tuées au cours des manifestations qui ont débuté le 18 avril, selon un bilan actualisé lundi par le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh). Un précédent bilan, établi par la même source, faisait état de plus de 280 morts.

 

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« Que la répression s’arrête, que Daniel quitte le pouvoir, il ne fait que nous tuer », a expliqué une jeune femme, le visage caché derrière un foulard aux couleurs du drapeau nicaraguayen. Un autre étudiant a expliqué vouloir « la liberté pour les prisonniers et que ce tyran s’en aille » car « nous ne pouvons plus le supporter ».

Le président Ortega a nié lundi, dans un entretien à la chaîne américaine Fox News, contrôler les paramilitaires pro-gouvernementaux qui ont été vus en train d’agir aux côtés de la police. Il a au contraire accusé des groupes politiques de diriger des milices anti-gouvernementales, qui ont selon lui tué « des dizaines » de policiers lors des troubles. Aucun incident n’était à déplorer à l’issue de la marche de l’opposition.

 

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_ Jusqu’au bout de son mandat

Des policiers anti-émeute avaient été déployés lundi sur certains tronçons de la route, située non loin d’un axe routier sur lequel se déroulait une autre marche d’étudiants, proches du gouvernement cette fois, et à laquelle participaient des policiers. L’Union nationale des étudiants nicaraguayens (UNEN), en accord avec le gouvernement, a exprimé son soutien à Ortega et a appelé à punir les responsables de ce qu’ils ont qualifié de « tentative de coup d’État », en écho aux accusations du gouvernement. « Nous voulons dire aux terroristes et aux putschistes que le peuple a décidé et voté pour le commandant Daniel », a déclaré l’UNEN dans un communiqué. Daniel Ortega, 72 ans, a déclaré à Fox News qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.

 

Il refuse également d’avancer à cette année les prochaines élections, prévues en 2021, et dénonce une « conspiration de l’opposition » visant à le renverser. « Avancer les élections créerait de l’instabilité, de l’insécurité et ne ferait qu’empirer les choses », a-t-il soutenu, affirmant que les troubles meurtriers qui agitent son pays sont terminés. Cette crise politique explosive a conduit lundi l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) à baisser la note de la dette souveraine du Nicaragua de B+ à B avec perspective négative.

 

Déclenchée le 18 avril par une tentative de réforme de la sécurité sociale, vite abandonnée, la vague de protestations est d’une ampleur inédite au Nicaragua. Les opposants réclament désormais la démission de l’ancien guérillero admirateur du Che, au pouvoir depuis 2007, après l’avoir déjà été de 1979 à 1990. Ils l’accusent d’avoir mis en place avec son épouse Rosario Murillo, qui occupe les fonctions de vice-présidente, une dictature marquée par la corruption et le népotisme. Daniel Ortega a démenti dans son interview toute velléité d’installer une dynastie au pouvoir.

 

PUBLIÉ LE 24/07/2018 À 6H30

 

https://www.capital.fr/economie-politique/nicaragua-ortega-entend-rester-les-opposants-continuent-de-manifester-1299513

 

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5 – Nicaragua/ Politique : Lourde facture pour l’économie dans un Nicaragua en crise politique

 

Les touristes ont fui, les restaurants ont baissé le rideau et même les vendeurs de tortillas dans la rue sont désoeuvrés: l’économie du Nicaragua souffre de la vague de contestation populaire qui paralyse le pays depuis deux mois et demi. Le pays le plus pauvre d’Amérique centrale est secoué par des manifestations d’une ampleur historique contre le président Daniel Ortega, ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après l’avoir déjà été de 1979 à 1990. On dénombre plus de 220 morts depuis le 18 avril. La fermeture de nombreux commerces prive déjà d’emploi quelque 200.000 personnes et, sans sortie rapide de la crise, « 1,3 million de Nicaraguayens risquent de tomber dans la pauvreté », soit un habitant sur cinq, s’inquiète la Fondation nicaraguayenne pour le développement (Funides).

 

Pessimiste, la Banque centrale du Nicaragua a révisé fortement sa prévision de croissance pour 2018, de 4,9 à 1 %. « La situation est plus dramatique » encore, prévient la Funides: si la crise se prolonge jusqu’à août, l’économie chutera de 5,6 % et le PIB perdra 1,4 milliard de dollars. Déclenchées par une réforme de la sécurité sociale, vite abandonnée, les manifestations exigent désormais le départ de Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et brider les libertés.

 

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_ « Pas un seul visiteur »

« Ortega n’a pas d’autre issue que d’organiser des élections anticipées » avant l’échéance prévue de fin 2021, comme le demande l’Eglise catholique, médiatrice du dialogue gouvernement-opposition, fait valoir à l’AFP Mario Arana, membre de la Funides et ex-président de la Banque centrale. La violence dans les rues porte un coup dur au pays, qui séduisait de plus en plus les touristes par sa tranquillité: ils étaient plus d’un million à s’y rendre chaque année. Mais aujourd’hui la touristique cité coloniale de Grenade et les plages du Pacifique sont vidées de leurs visiteurs.

 

Sur le Pacifique sud, l’hôtel Mukul Auberge Resorts Collection, qui avait hébergé des stars comme Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones ou encore Morgan Freeman, a mis la clé sous la porte. « Les touristes ont abandonné l’hôtel et les annulations se multiplient, à tel point que ces derniers jours, nous n’avons pas eu un seul visiteur », a reconnu dans un communiqué l’hôtel, propriété du milliardaire Carlos Pellas. Ce dernier, homme le plus riche du Nicaragua, a lâché le président Ortega fin mai et plaide pour un scrutin anticipé. Les chanteurs Carlos et Luis Enrique Mejia Godoy ont eux aussi jeté l’éponge et fermé leur célèbre hôtel, Casa de los Mejia, après 20 ans d’existence.

 

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_ Bars et restaurants fermés

A plus petite échelle, Marcos, patron d’un hôtel bon marché à Managua, raconte que l’entreprise émettrice de cartes bancaires est venue vérifier l’état de sa machine à cartes: « Ils croyaient que l’appareil était endommagé car nous n’avons pas eu un seul client en deux mois ». La désaffection des touristes est générale, avec plus de 90 % des réservations annulées dans la pays, assure la présidente de l’Association nicaraguayenne de tourisme réceptif, Claudia Aguirre. Les pertes dans ce secteur atteignent 231 millions de dollars, alors qu’il espérait générer 924 millions, selon la Banque centrale.

 

Selon la Chambre nicaraguayenne du tourisme, au moins 700 bars et restaurants ont fermé, ainsi que 400 hôtels. Le bilan en termes d’emplois est lourd, avec la perte de 60.000 postes. « Je pensais que (la crise) passerait plus vite, mais elle s’est prolongée », confie à l’AFP la propriétaire d’une entreprise fabriquant des articles en plastique, qui préfère garder l’anonymat. 

 

Les revenus de sa société ont chuté, empêchant de verser les salaires. « Cela me brise le coeur » de devoir renvoyer des employés de longue date, dit-elle, inquiète pour la survie de son entreprise, vieille de 50 ans et qui avait surmonté le terrible séisme de 1972, destructeur pour le centre de Managua. A Masaya (sud), l’atelier artisanal de couture où travaillait Daysi Mercado « s’est effondré » faute de clients, raconte-t-elle. Elle a perdu son emploi mais admet qu’avec la crise, la priorité des habitants est d’acheter de la nourriture et non des vêtements.

 

02/07/2018/ Managua (AFP)/ © 2018 AFP/ AFP/ Publié le 02/07/2018/

 

http://www.lepoint.fr/economie/lourde-facture-pour-l-economie-dans-un-nicaragua-en-crise-politique-02-07-2018-2232093_28.php

 

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6 – Venezuela : Maduro dit avoir échappé à un attentat et accuse le président colombien

 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé son homologue colombien Juan Manuel Santos d’être responsable d’un attentat contre lui samedi à Caracas, commis selon les autorités vénézuéliennes avec des drones chargés d’explosifs. «Aujourd’hui on a essayé de m’assassiner, a déclaré Maduro lors d’une intervention radio-télévisée. Je n’ai pas de doute que le nom de Juan Manuel Santos est derrière cet attentat», a-t-il assuré. A Bogota, le gouvernement colombien a catégoriquement rejeté cette accusation, la qualifiant d’«absurde».

 

Un mystérieux groupe rebelle qui serait composé de civils et de militaires a revendiqué l’action, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. «Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n’aient pas de médicaments, que la monnaie n’ait plus de valeur, que le système éducatif n’enseigne plus rien et ne fasse qu’endoctriner avec le communisme», assure ce texte. Celui-ci est signé du «Mouvement national des soldats en chemise», jusque-là inconnu.

 

Le ministre vénézuélien de la Communication Jorge Rodriguez avait expliqué auparavant que Nicolas Maduro avait réchappé à un attentat commis avec des drones chargés d’explosifs alors qu’il prononçait un discours lors d’une cérémonie militaire dans le centre de Caracas. Sept militaires ont été blessés et hospitalisés à la suite de l’attaque, a déclaré le ministre.

  

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_ Discours interrompu

«Il s’agit d’un attentat contre la personne du président Nicolas Maduro», a assuré le ministre après l’incident où l’on a vu Maduro, en direct à la télévision gouvernementale, interrompre son discours. En pleine allocution, après une détonation, lui, son épouse Cilia Flores et les hauts gradés qui les entouraient sur une estrade ont regardé vers le ciel, l’air surpris et inquiet. Après quoi la caméra a montré plusieurs centaines de soldats en train de rompre soudainement les rangs et de se mettre à courir sur l’avenue où se déroulait l’événement, dans une certaine confusion. La télévision d’Etat a ensuite coupé la retransmission.

 

Selon le ministre de la Communication, «une charge explosive (…) a détoné à proximité de l’estrade présidentielle» et d’autres charges ont explosé en plusieurs endroits de la parade militaire. Nicolas Maduro «en est sorti complètement indemne et se trouve en ce moment en train d’effectuer son travail habituel», a déclaré le ministre. Le président, a-t-il toutefois indiqué, «est en réunion permanente avec le haut commandement politique, avec les ministres et avec le haut commandement militaire». Lors de son intervention postérieure, Maduro a fait état de plusieurs arrestations.

 

Outre le président colombien Santos, il a accusé des personnes vivant selon lui aux Etats-Unis. «Les premières investigations nous indiquent que plusieurs des financiers (de l’attentat, ndlr) vivent aux Etats-Unis, dans l’Etat de Floride, a déclaré Maduro. J’espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes», a-t-il ajouté.

 

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_ Sept blessés

Les explosions ont «causé des blessures à sept membres» de la Garde nationale bolivarienne qui étaient déployés sur le lieu de la cérémonie militaire, et ces effectifs «reçoivent actuellement des soins» dans des hôpitaux, a indiqué le ministre de la Communication. Le gouvernement a accusé «l’extrême droite», expression par laquelle il désigne l’opposition vénézuélienne, d’être impliquée dans cet «attentat». Quelques minutes après les événements, les forces de sécurité étaient en train d’inspecter un immeuble qui se trouvait à proximité et dont la façade était noircie.

 

L’incident est survenu dans une situation sociale et politique particulièrement tendue. Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge vif depuis des années. L’inflation pourrait atteindre 1 000 000% fin 2018, selon le Fonds monétaire international (FMI), alors que le PIB devait s’effondrer de 18%. Aliments, médicaments ou biens de consommation courante: la pénurie est généralisée dans ce pays où les services publics, des soins à l’électricité, en passant par l’eau ou les transports, se sont fortement dégradés.

 

L’incident intervient le jour du premier anniversaire de la très contestée Assemblée constituante vénézuélienne qui a permis au gouvernement d’asseoir son pouvoir et de neutraliser l’opposition. Profitant des divisions du camp anti-Maduro, cette instance, uniquement composée de partisans du chef de l’Etat et qui dispose de prérogatives élargies, s’est attribué la plupart des compétences du Parlement, seule institution du pays contrôlée par l’opposition. L’Assemblée constituante a avancé la date de l’élection présidentielle, qui a vu le 20 mai la réélection de Maduro jusqu’en 2025, en l’absence de l’opposition. Une victoire non reconnue par une grande partie de la communauté internationale.

 

AFP/ Par AFP/ 5 août 2018/ Mis à jour : 5 août 2018

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/08/05/venezuela-maduro-dit-avoir-echappe-a-un-attentat-et-accuse-le-president-colombien_1670882

 

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7 – Venezuela : l’exode massif des Vénézuéliens déstabilise tous les pays limitrophes

 

Nicolás Maduro a beau contester la réalité de la crise humanitaire et migratoire de son pays qu’il qualifie de « problema de desabastecimiento » (« problème de désapprovisionnement »« ), les chiffres officiels communiqués par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont sans appel : entre début 2017 et avril 2018, la Colombie est le pays qui a connu la plus forte migration de Vénézuéliens (800.000), devant le Pérou (298.559), le Chili (plus de 160.000), l’Argentine (82.000), le Mexique (65.784), le Panama (65.415), le Brésil (50.000), le Guatemala (15.650), le Costa Rica (4.000) et le Paraguay (2.893). Depuis 2014 et l’accentuation de la crise économique et sociale au Venezuela, c’est, ainsi, plus de 2,3 millions de personnes qui ont quitté ce pays.

 

Des chiffres qui sont déjà obsolètes, tant le flux migratoire s’est renforcé depuis plusieurs mois. Car c’est bien à un exode massif de Vénézuéliens fuyant à la fois la pauvreté et la répression que l’on assiste. Avec des conséquences politiques, économiques mais aussi sanitaires catastrophiques pour tous les pays limitrophes, dans l’impossibilité d’absorber un tel mouvement de population malgré les admonestations de l’ONU, fustigeant les nouvelles exigences en matière de passeports et d’entrée aux frontières de l’Équateur et du Pérou !

 

Le Pérou, par exemple, qui voit affluer à ses frontières nord des milliers de migrants vient de décréter l’état d’urgence sanitaire pour une durée de 60 jours car les services de santé craignent la propagation de maladies. Au cours des deux dernières semaines, des milliers de migrants ont installé sur des routes ou des places de villages à proximité de Tumbes, une ville située à la frontière de l’Équateur, des campements de fortune, dans des conditions sanitaires déplorables dans l’attente de l’examen de leurs papiers, ce qui accentue les tensions de toutes natures. Mardi dernier, le président brésilien Michel Temer déployait des forces armées aux frontières nord et est avec le Venezuela pour, à la fois, contrôler le flux migratoire et limiter tout incident entre les populations.

 

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Et pendant ce temps, le marasme continue à Caracas et dans tout le pays, avec pénurie de produits alimentaires de base comme les œufs, le maïs, la viande. Le plan de relance de Maduro, annoncé la semaine dernière, est une kyrielle de mesures sans aucune cohérence : hausse de la TVA, de l’essence, du salaire moyen, création d’une nouvelle monnaie avec cinq zéros en moins pour masquer une inflation record, adossée qui plus est au petro, une crypto-monnaie.

 

L’industrie est confrontée, jour après jour, aux pénuries multiples, aux coupures de courant, aux augmentations de salaires irréalistes. Lundi dernier, c’était au tour du fabricant italien de pneus Pirelli de fermer son usine. Selon l’organisme représentatif des commerces et des services vénézuéliens, le Consecomercio, entre 35 et 40 % des commerces ont stoppé leur activité depuis un an. Le pays potentiellement le plus riche de cette région du monde est en train de sombrer tel le Titanic…

 

Editoriaux – International – 30 août 2018

 

http://www.bvoltaire.fr/venezuela-lexode-massif-des-venezueliens-destabilise-tous-les-pays-limitrophes/

 

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8 – Le Venezuela étrenne ses nouveaux billets, le patronat craint l’instabilité

 

Les nouveaux billets vénézuéliens, avec cinq zéros en moins, ont commencé à circuler lundi, une première phase d’un plan de relance économique du président Nicolas Maduro rejetée par le patronat qui dénonce le risque d' »instabilité », alors que des millions de personnes fuient ce pays en crise. La mise en place de la nouvelle monnaie, appelée le « bolivar souverain », fonctionne « à 100% », s’est félicité M. Maduro lundi soir, dans une vidéo publiée sur Facebook live. « Le système bancaire s’est comporté comme un champion! » a-t-il déclaré.

 

Plus tôt dans la journée, devant certains distributeurs approvisionnés, les Vénézuéliens découvraient leurs nouveaux billets. « On est tous dans la même situation. On attend de voir ce qui va se passer », a déclaré à l’AFP Maria Sanchez, commerçante de 39 ans, qui venait d’effectuer un retrait. Mais difficile de le dépenser en ce jour férié décrété par le chef de l’Etat.

 

Le Venezuela sous Nicolas Maduro

 

Les rues de la capitale étaient pratiquement désertes, la plupart des commerces et des administrations fermées et les transports en commun à l’arrêt, a constaté l’AFP. Le dirigeant socialiste assure que les nouveaux billets, dont la plus grosse coupure sera de 500 bolivars souverains (50 millions de bolivars actuels, soit environ 7 dollars au marché noir, la référence de facto), seront le point de départ d’un « grand changement ».

Mais les analystes et économistes ne jugent pas viable, voire « surréaliste » le programme du gouvernement, qui prévoit aussi une hausse du salaire minimum de près de 3.400%, l’assouplissement du rigide contrôle des changes ainsi qu’un nouveau système pour le prix de l’essence.

 

Ces décisions « vont accroître l’instabilité de l’économie (…). Nous ne croyons pas que gouvernement actuel puisse récupérer la confiance nécessaire pour qu’un plan de réformes soit crédible », a déclaré lors d’une conférence de presse Carlos Larrazabal, le président du syndicat patronal Fedecamaras. « C’est un truc de dingue », estime Henkel Garcia, directeur du cabinet Econometrica, alors qu’une hyperinflation attendue à 1.000.000% fin 2018 sévit au Venezuela.

 

Dans son live Facebook, M. Maduro a affirmé que les milieux d’affaires devront « se conformer » aux nouvelles mesures. « Sinon, ils devront nous faire face ». Ces nouvelles mesures « ne vont faire que rendre plus difficile la vie de tous les Vénézuéliens », a écrit sur Twitter le vice-président américain Mike Pence. Il a demandé au gouvernement de Maduro, qu’il qualifie de « tyrannie », de laisser entrer l’aide internationale.

 

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_ « Instabilité » économique

Déjà trois des principaux partis d’opposition ont appelé à une grève de 24H mardi contre « des mesures désordonnées et irrationnelles, contradictoires et non viables, qui ne feront qu’accroître le chaos et la crise économique que subit le Venezuela ».

 

Les routes migratoires des vénézuéliens

 

« C’est un premier pas », a affirmé dimanche l’ex-syndicaliste Andrés Velasquez, dont la formation Causa R participe au mouvement. L’objectif, a-t-il assuré, est d’articuler « les protestations sociales », alors que des manifestations isolées contre les pénuries ou la faillite des services publics se multiplient. En réponse, le numéro 2 du camp présidentiel Diosdado Cabello a appelé ses partisans à une contre-manifestation afin d’exprimer leur soutien au chef de l’Etat.

 

Dans ce pays autrefois très riche, qui détient les plus grandes réserves pétrolières de la planète, le panorama économique s’est considérablement assombri. La production d’or noir, qui apporte 96% des revenus de l’Etat, a été divisée par deux en dix ans, passant de 3,2 millions de barils par jour (mbj) en 2008 à 1,4 mbj en juillet. Le déficit s’élève à 20% du PIB et la dette externe à 150 milliards de dollars, alors que les réserves ne sont que de 9 milliards.

 

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_ Crise régionale

Les Nations unies estiment que 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays à cause de la crise. Le Brésil a annoncé l’envoi de troupes à sa frontière avec le Venezuela après que des habitants de la ville limitrophe de Pacaraima ont brûlé les camps de fortune de migrants vénézuéliens durant le week-end. « On a eu peur, on ne savait vraiment pas ce qui allait se passer », a déclaré à l’AFP un cambiste témoin de la scène, souhaitant rester anonyme.

 

Lundi, les Vénézuéliens réfugiés dans le nord du Brésil redoutaient de nouvelles violences, mais le flux à la frontière avait retrouvé un rythme normal sous l’oeil des hommes de la Force nationale brésilienne. Ils étaient présents à proximité du poste-frontière de la ville de Pacaraima, dans l’Etat de Roraima, avant même l’arrivée de renforts promis, ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

En Equateur, des migrants vénézuéliens étaient bloqués à la frontière, où on leur demande désormais un passeport, que la plupart n’ont pas, au lieu d’une simple carte d’identité. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) Luis Almagro a demandé sur Twitter aux pays de la région de « maintenir les portes ouvertes au peuple du Venezuela, victime de la pire crise humanitaire que le continent ait connue ».

 

Copyright © 2018 AFP/ 21/08/2018 / AFP/ Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

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