AVIATION/ TECHNOLOGIES : ces curieuses fragilités des nouveaux avions (électronique et alliage haute sécurité en cause ?)

0.1 – « Crash du vol Ethiopian Airlines/ le Boeing 737 Max 8 est-il dangereux ?

Un Boeing 737 Max 8, lui aussi nouvellement livré, s’était aussi écrasé au large de l’Indonésie en octobre dernier, faisant 189 morts. Au lendemain du crash du vol Ethiopian Airlines, qui a causé la mort de 157 personnes au sud d’Addis Abeba en Ethiopie, les regards se tournent vers le modèle de l’avion, le Boeing 737 Max 8 (B-737-8). Ce modèle, qui avait été livré en 2018 à la compagnie, avait aussi été pointé du doigt lors du crash d’un vol Lion Air en Indonésie en octobre 2018. Le crash avait fait 189 morts. En réaction au drame de dimanche, la compagnie Ethiopian Airlines a d’ailleurs annoncé l’immobilisation de sa flotte de Boeing 737 Max 8. La Chine a fait de même lundi, tout comme l’Indonésie un peu plus tard dans la journée. »

 

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(Boeing / VSMPO-Avisma : accord de titane en Russie)/

0.2 – « Boeing importe 40% des pièces d’avion en titane de la société russe, tandis qu’Airbus en importe 60%. De ce fait, l’entreprise russe est un acteur reconnu au sein des constructeurs d’avions. Le point faible du titane est son prix. Il est cinq à dix fois plus cher que l’aluminium. De plus, le titane étant un métal difficile à travailler, cela majore son coût de production. Pour cette raison, le titane n’est employé que quand la résistance et la stabilité thermique sont essentielles. Il est à noter que le titane peut être remplacé par un matériau composite à base de fibre de carbone, et c’est de plus en plus le cas ces derniers temps dans la construction aéronautique. Ainsi, les pièces en titane ne représentent que 15% du fuselage des Boeing 787… »

. « Boeing et UTC craignent une pénurie de titane russe : Selon le « Wall Street Journal », Boeing et United Technologies ont constitué des stocks pour faire face à un éventuel embargo russe sur le titane. Un matériau qui représente 15 % à 20 % du poids des avions modernes. L’aéronautique va-t-elle devoir se passer du précieux titane russe ? »

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1 – Boeing et UTC craignent une pénurie de titane russe

Selon le « Wall Street Journal », Boeing et United Technologies ont constitué des stocks pour faire face à un éventuel embargo russe sur le titane. Un matériau qui représente 15 % à 20 % du poids des avions modernes. L’aéronautique va-t-elle devoir se passer du précieux titane russe ? C’est une éventualité à laquelle semblent se préparer Boeing et United Technologies Corporation ( UTC). Selon le « Wall Street Journal », l’avionneur et l’équipementier aéronautique auraient constitué des stocks de titane, dont le principal producteur mondial est le groupe russe VSMPO, contrôlé par l’Etat.

A la fois léger et résistant, le titane est devenu indispensable à l’aéronautique, qui en est aujourd’hui le plus gros utilisateur. Autrefois réservé aux appareils militaires, on le trouve dans tous les appareils modernes, depuis les éléments de fuselage de l’A350 et les trains d’atterrissage du Boeing 787 jusqu’aux armatures de sièges. Alors qu’un Boeing 777 conçu dans les années 90 ne comporte que 5% de titane, il représente 15% à 20 % du poids de métal d’un Boeing 787 ou d’un A350. Un Airbus A380 nécessite à lui seul environ 70 tonnes de titane.

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Or le principal fournisseur de titane d’Airbus et Boeing n’est autre que VSMPO, filiale du holding militaro-industriel étatique Rostec, qui fournit à lui seul 30% de la production mondiale, 40% des besoins de Boeing et 60% de ceux d’Airbus. Les deux avionneurs ont d’ailleurs tissé avec VSMPO des partenariats de longue durée. Signé en 2009, le contrat entre Airbus et VSMPO court ainsi jusqu’en 2020. Et le groupe aéronautique européen a encore signé un nouveau contrat avec VSMPO pas plus tard qu’en juillet, pour la fourniture de pièces usinées.

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_ Airbus se veut confiant

Jusqu’à présent, le groupe Airbus n’a toutefois manifesté aucune inquiétude concernant son approvisionnement en titane. « Je ne crois pas que les livraisons puissent être interrompues, sauf en cas de guerre », avait affirmé le 30 juillet dernier son PDG, Tom Enders, en marge de la présentation des résultats semestriels. Deux semaines auparavant, lors du salon aéronautique de Farnborough, le ministre russe du commerce, Youri Slyusar, s’était également voulu rassurant. Les livraisons de titane ne seront pas affectées par les tensions entre l’Occident et la Russie, a-t-il affirmé, au sortir d’une réunion avec les avionneurs.

VSMPO n’y a nullement intérêt. Le groupe a lourdement investi ces dernières années, pour accompagner l’augmentation des cadences de production d’Airbus et Boeing. Et s’il est le numéro un mondial du titane, d’autres producteurs, américains et japonais notamment, se verraient bien prendre sa place. Le titane n’est en effet pas une denrée rare. Mais dans l’aéronautique, tout changement de fournisseur nécessite de passer par un processus de certification long et complexe.

BRUNO TREVIDIC/ LE 08/08/14

https://www.lesechos.fr/08/08/2014/lesechos.fr/0203693056669_boeing-et-utc-craignent-une-penurie-de-titane-russe.htm

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2 – Boeing et Airbus dépendent de livraisons de titane russe

Les sanctions antirusses risquent d’avoir des conséquences négatives pour les sociétés étrangères, dont Boeing et Airbus qui importent du titane russe, estime le directeur pour la coopération internationale de Rostec. La réduction des livraisons de titane russe en Europe aura des répercussions négatives sur les avionneurs étrangers, dont Boeing et Airbus qui importent du titane russe, a déclaré Viktor Kladov, directeur pour la coopération internationale de la holding publique russe pour les hautes technologies, Rostec, dans une interview accordée au journal Rossiiskaïa gazeta.

 

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(Boeing / VSMPO-Avisma : accord de titane en Russie)

Selon le responsable, les groupes étrangers important du métal et des pièces en titane en provenance de Russie se sont montrées «préoccupées» alors même que «le thème des sanctions n’avait été qu’évoqué». Les sociétés américaines auraient elles aussi laissées transparaître ces préoccupations. «L’Occident comprend que s’il bloque entièrement toute la coopération avec la Russie, c’est lui qui en pâtira le plus, pas nous», a déclaré le responsable, ajoutant que la Russie n’avait pas imposé de sanctions similaires.

Pour démontrer ses propos, le responsable a cité en exemple les corporations Boeing et Airbus, auxquelles la Russie livre respectivement 40% et 60% du titane dont elles ont besoin. «Nous avons créé une entreprise mixte avec l’américain Boeing. Elle se trouve dans l’Oural, à Verkhniaïa Salda, et fabrique des pièces à partir de technologies uniques au monde. Les pièces fabriquées partent outre-atlantique, alors que le savoir-faire appartient à la partie russe», a souligné le directeur pour la coopération internationale de Rostec.

18.07.2017/ Mis à jour 25.07.2017/

https://fr.sputniknews.com/economie/201707181032273468-russie-sanctions-titane/

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3 – Pour le moment, la Russie poursuivra ses livraisons de moteurs de fusées aux USA

L’espace est hors de la politique et la Russie continuera à livrer aux USA ses moteurs de fusées de type RD-180. Toutefois, rien n’est éternel sous la Lune, a déclaré le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine au lendemain du vote par le Sénat américain du projet de loi prévoyant de nouvelles sanctions anti-russes. À l’heure actuelle, la Russie n’envisage pas de cesser ses livraisons de moteurs de fusées aux États-Unis, a fait savoir samedi à la télévision Dmitri Rogozine, vice-Premier ministre russe chargé de la Défense et de l’Industrie spatiale.

«Nous voyons tous les points forts et faibles des États-Unis, nous prenons en considération le slogan « l’espace hors de la politique », mais rien n’est éternel sous la Lune», a-t-il déclaré, avant de souligner que cette question relevait de la responsabilité du Président et du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie. En 1997, la Russie et les États-Unis ont conclu l’accord portant sur la livraison de 101 moteurs de fusées de type RD-180 pour un milliard de dollars.

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En 2014, à l’initiative du sénateur John McCain, le Congrès américain a appelé à renoncer aux moteurs russes à partir de 2019 et à accélérer le développement des moteurs américains. Cependant cette interdiction a ensuite été levée lorsque la partie américaine a constaté que le pays n’était pas en mesure de développer ses propres moteurs en l’espace de trois ans. Tout de suite après le consortium United Launch Alliаnce a commandé au holding Energomach 20 RD-180 supplémentaires. Les moteurs RD-180 sont utilisés pour la fusée Atlas V qui effectue des lancements pour l’Armée de l’air américaine et les missions scientifiques de la NASA.

© Sputnik/ INTERNATIONAL/ 29.07.2017/ Mis à jour 23:06 29.07.2017/

https://fr.sputniknews.com/international/201707291032449151-russie-moteurs-fuses-usa/

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4 – Quoi qu’il arrive, la Russie fournira des moteurs de fusée et du titane aux USA

Sergueï Ryabkov, vice-ministre des Affaires étrangères de Russie, a fait savoir aux journalistes que son pays a l’intention de continuer à exporter du titane aéronautique et des moteurs de fusée aux États-Unis, malgré la crise des relations entre les deux pays. Ryabkov a déclaré aux journalistes : « Nous adhérons fermement à l’idée que nous ne devons pas nous faire du tort. Arrêter de fournir des moteurs de fusée au programme spatial étasunien ou des pièces d’avion en titane produites dans notre coentreprise avec Boeing, ou l’une de nos exportations vers les États-Unis, ne devrait pas être envisagé comme une option maintenant. » Selon lui, arrêter d’exporter des moteurs de fusée et du titane aéronautique vers les États-Unis, équivaudrait à se tirer une balle dans le pied et à nuire à ses propres opérateurs économiques.

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Le 4 juin, le président russe Vladimir Poutine a signé une loi sur les sanctions contre les États-Unis et leurs alliés. Le document donne au gouvernement russe le droit de prendre diverses mesures visant à contrecarrer les sanctions contre la Russie. Ces mesures doivent d’abord être coordonnées avec le chef de l’État. Toutefois, les mesures de rétorsion ne devraient pas toucher aux biens essentiels et vitaux que la Russie ne produit pas. Boeing Corporation, aux États-Unis, est le plus gros consommateur de titane russe produit par VSMPO-Avisma [aux États-Unis, NdT]. Le titane est un métal essentiel dans la fabrication d’avions.

Ce métal est léger, solide et inoxydable. Ces propriétés rendent le titane très important dans la fabrication d’équipements médicaux. Le titane est plus léger que le fer, mais plus lourd que l’aluminium. Boeing importe 40% des pièces d’avion en titane de la société russe, tandis qu’Airbus en importe 60%. De ce fait, l’entreprise russe est un acteur reconnu au sein des constructeurs d’avions.

Le point faible du titane est son prix. Il est cinq à dix fois plus cher que l’aluminium. De plus, le titane étant un métal difficile à travailler, cela majore son coût de production. Pour cette raison, le titane n’est employé que quand la résistance et la stabilité thermique sont essentielles. Il est à noter que le titane peut être remplacé par un matériau composite à base de fibre de carbone, et c’est de plus en plus le cas ces derniers temps dans la construction aéronautique. Ainsi, les pièces en titane ne représentent que 15% du fuselage des Boeing 787.

26 août 2018/ Politique/ Petrus Lombard

https://reseauinternational.net/quoi-quil-arrive-la-russie-fournira-des-moteurs-de-fusee-et-du-titane-aux-usa/

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5 – Crash du vol Ethiopian Airlines : le Boeing 737 Max 8 est-il dangereux ?

Un Boeing 737 Max 8, lui aussi nouvellement livré, s’était aussi écrasé au large de l’Indonésie en octobre dernier, faisant 189 morts. Au lendemain du crash du vol Ethiopian Airlines, qui a causé la mort de 157 personnes au sud d’Addis Abeba en Ethiopie, les regards se tournent vers le modèle de l’avion, le Boeing 737 Max 8 (B-737-8). Ce modèle, qui avait été livré en 2018 à la compagnie, avait aussi été pointé du doigt lors du crash d’un vol Lion Air en Indonésie en octobre 2018. Le crash avait fait 189 morts. En réaction au drame de dimanche, la compagnie Ethiopian Airlines a d’ailleurs annoncé l’immobilisation de sa flotte de Boeing 737 Max 8. La Chine a fait de même lundi, tout comme l’Indonésie un peu plus tard dans la journée. Mais pour Xavier Tytelman, spécialiste en aéronautique, il n’y a pour l’instant pas de raisons de s’inquiéter.

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_ Quelles sont les spécificités du Boeing 737 Max 8 ?

Xavier Tytelman. Le Max 8 est la dernière évolution du 737. Il doit permettre de faire 10 à 15 % d’économies de carburant par rapport à la génération précédente. Le 737 doit représenter un tiers du total de flotte mondiale sous toutes ses versions, c’est donc un marché colossal. Il représente peut-être les deux tiers des ventes prévues par Boeing dans les prochaines décennies.

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_ Quelle piste peut expliquer les circonstances de ce crash ?

Sur ce modèle, Boeing a ajouté des protections liées à l’évolution du centrage de l’avion. C’est le fameux système qui avait été pointé du doigt en Indonésie (dans le crash du vol Lion Air, NDLR). En gros, ce système doit garder l’avion dans une situation stable et sécurisée. La piste privilégiée est une piste similaire à celle du crash de Lion Air, car il y a beaucoup de ressemblances. En Indonésie, ce système s’est déclenché en montée sans raison, provoquant une mise en descente. Normalement, les pilotes doivent savoir gérer cette panne. Ils avaient réussi à le faire sur 3 vols de suite.

Mais au quatrième, les pilotes n’ont pas su faire. À l’époque du Lion Air, les pilotes n’étaient pas informés de l’existence de cette protection et des éventuelles pannes qui pouvaient se déclencher. Depuis l’accident, tous les pilotes ont été informés et logiquement, ce même dysfonctionnement n’aurait pas dû être géré de la même manière. Les futurs passagers de vols à bord d’un Boeing similaire doivent-ils s’inquiéter ? La Chine, par exemple, a déclaré vouloir immobiliser sa flotte. Il faut faire attention. La Chine est en guerre commerciale contre les Etats-Unis, et ils veulent promouvoir leur futur avion Comac. Ils peuvent prendre des décisions de sécurité aérienne mais il ne faut pas négliger la dimension de tension.

Personnellement, quand je parle avec des pilotes de l’avion, ils me disent que l’appareil garde toute leur confiance, et ils pensent que tout pilote aurait dû être capable de gérer la panne du Lion Air. Si l’accident d’hier a la même cause, ils pensent qu’il s’agit d’un défaut de formation. Le déroulement intempestif du compensateur est une panne très rare mais qui existe depuis le Boeing 707, et toutes les générations de pilote ont été formées à la gérer. Là, s’il s’avère que la panne est plus fréquente. C’est grave pour Boeing. Mais même pour le crash du Lion Air, les conclusions de l’enquête ne sont pas encore disponibles.

Économie/ Paméla Rougerie/ 11 mars 2019/ MAJ : 11 mars 2019/

http://www.leparisien.fr/economie/crash-du-vol-ethiopian-airlines-le-boeing-737-max-8-est-il-dangereux-11-03-2019-8029050.php

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6 – Crash en Indonésie : la seconde boîte noire du Boeing de la compagnie Lion Air retrouvée

L’avion s’est abîmé en octobre au large de l’archipel une dizaine de minutes après avoir décollé, faisant 189 morts. Des plongeurs ont retrouvé la seconde boîte noire recélant les enregistrements vocaux du vol Boeing qui s’était abîmé au large de l’Indonésie le 29 octobre, faisant 189 morts, ont annoncé lundi 14 janvier les autorités indonésiennes. « Nous avons trouvé l’enregistreur ce matin vers 9 heures » locales (3 heures du matin heure de Paris), a précisé Haryo Satmiko, responsable du comité de sécurité des transports à l’Agence France-Presse.

L’enregistrement des communications de l’équipage devrait aider les enquêteurs, qui cherchent à comprendre pourquoi l’appareil qui venait d’entrer en service s’est abîmé en mer treize minutes après avoir décollé de Djakarta. La première boîte noire, qui contient les enregistrements de données techniques, avait été retrouvée peu après le crash et avait mis au jour des problèmes d’indicateur de vitesse.

 

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_ « Problèmes de commandes de vol »

Au cours du dernier vol de l’appareil, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie à bas coût Lion Air, les pilotes ont demandé aux contrôleurs aériens quelles étaient leur vitesse et leur altitude, en expliquant avoir des « problèmes de commandes de vol », selon le rapport préliminaire des enquêteurs indonésiens. L’appareil avait subi des problèmes similaires, apparemment liés à des mesures erronées fournies par des capteurs, lors de son vol précédent mais les pilotes étaient passés en pilotage manuel pour reprendre le contrôle de l’appareil. Les enquêteurs n’ont pas expliqué pourquoi les pilotes du dernier vol JT610 n’ont pas pu faire de même.

Ils ont notamment évoqué des défaillances des sondes d’incidence (AOA, Angle of Attack sensor). Boeing a mis en place un nouveau système antidécrochage sur les derniers modèles de ses moyen-courriers 737-MAX. Mais un dysfonctionnement des AOA peut conduire l’ordinateur de bord, pensant être en décrochage, à mettre l’appareil en piqué alors qu’il faudrait au contraire le redresser. Les boîtes noires permettent d’élucider 90 % des causes des crashs, selon les experts de l’aviation.

Le Monde avec AFP / Publié le 14 janvier 2019/ Mis à jour le 14 janvier 2019/

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/14/indonesie-la-seconde-boite-noire-du-crash-de-lion-air-retrouvee_5408623_3210.html

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7 – Le monde suspend le vol des Boeing 737 MAX, les Etats-Unis résistent

Isolés face à l’immense pression internationale, les Etats-Unis persistaient dans leur refus de se rallier à l’interdiction de vol décrétée contre le Boeing 737 MAX 8 par de nombreux pays et compagnies aériennes, dont la liste continuait à s’allonger mercredi, trois jours après la tragédie du vol d’Ethiopian Airlines. « Jusqu’à présent notre examen du dossier ne montre aucun problème de performance et ne fournit aucune raison pour ordonner l’immobilisation de cet avion », assure l’agence fédérale de l’aviation américaine, FAA, dans un communiqué. En outre, « les autres autorités de l’aviation (civile) ne nous ont fourni aucune donnée qui justifierait une telle mesure », poursuit-elle. Elle affirme qu’elle n’hésitera toutefois pas à prendre des mesures « immédiates et appropriées » si jamais elle découvrait une anomalie dans son examen du vol 302 d’Ethiopian Airlines, dont les boîtes noires ont été récupérées et devraient livrer le ou les scénarios de l’accident.

En choisissant de ne pas clouer au sol la flotte des 737 MAX 8, dont American Airlines et Southwest sont les principales compagnies clientes aux Etats-Unis, la FAA fait le dos rond, ignorant les pressions de politiques américains et surtout la fermeture progressive du ciel aérien mondial à cet avion, dont deux modèles se sont écrasés en moins de cinq mois. Après des interdictions en rafale de la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas, l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a suspendu tous les vols des MAX 8 et des MAX 9, qu’ils soient à destination, au départ, ou à l’intérieur de l’Union européenne, que les opérateurs soient européens ou issus de pays tiers.

Dernière en date, la Serbie a annoncé mercredi se conformer à cette interdiction. Donald Trump s’est entretenu mardi au téléphone avec le patron de Boeing, Dennis Muilenburg. Le président américain s’est aussi fendu d’un tweet déplorant la complexité des avions modernes. Ce dossier est d’autant plus sensible pour l’exécutif américain que les Boeing font partie des négociations commerciales entre Washington et Pékin.

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_ Camouflet

Jusqu’à présent, la FAA a simplement demandé des modifications portant sur des systèmes automatisés dont le MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) qui aide à éviter un décrochage des 737 MAX. De nombreux élus américains ont exhorté cette autorité à appliquer le principe de précaution après l’accident d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts, dimanche, quelques mois après la tragédie ayant frappé un avion du même type de la compagnie indonésienne Lion Air, faisant 189 victimes.

« La FAA devrait changer sa position et immobiliser cet avion aux Etats-Unis jusqu’à ce que la sécurité soit garantie », a ainsi demandé la sénatrice Elizabeth Warren, candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020, tandis que le sénateur républicain Ted Cruz a jugé qu' »il serait prudent pour les Etats-Unis de clouer au sol temporairement les 737 MAX ». Dans le sillage de l’Europe, l’Inde a annoncé qu’elle clouait au sol les 737 MAX.

Et, mercredi, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam et Hong Kong ont suivi le mouvement. Actuellement, aucune compagnie vietnamienne ne fait voler des 737 MAX, mais le transporteur low cost Vietjet en a commandé 200. A l’inverse, le Canada restait solidaire des Etats-Unis en continuant à faire voler les MAX 8. Un Boeing 737 MAX de la compagnie Air Canada est ainsi reparti mardi sans ses passagers depuis la Martinique, conséquence de l’interdiction par la France de ces appareils à son espace aérien. L’interdiction de vol pour un avion récent est un camouflet inédit dans l’histoire de l’aviation civile.

Pourtant, elle ne devrait pas perturber outre mesure le trafic aérien mondial. Entrés en service en mai 2017, quelque 370 appareils de cette famille volent dans le monde aujourd’hui, tandis qu’environ 19.000 avions d’au moins 100 passagers sont en service au niveau international, tous modèles confondus, selon des données d’Airbus. Les investisseurs ont sanctionné Boeing, pour qui le 737 MAX est un programme essentiel. Le titre a plongé de 6,15% mardi après avoir déjà cédé 5,33% la veille.

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_ Panique des passagers américains

Les personnels navigants et les passagers aux Etats-Unis se sont eux aussi montrés inquiets, beaucoup refusant désormais d’embarquer sur cet appareil. Le syndicat des personnels navigants, représentant des salariés d’American Airlines, a encouragé ses membres à ne pas monter à bord d’un 737 MAX 8 s’ils ne se sentaient pas en sécurité. Avant l’Europe, l’Asie avait déclenché l’offensive contre les moyen-courriers de Boeing, avec notamment des suspensions ou interdictions de vols en Australie à Singapour et surtout en Chine, où 76 de ces appareils ont été livrés.

Si les causes de cet accident ne sont pas encore connues, l’accident de Lion Air avait braqué l’attention sur les sondes d’angle d’attaque (AOA) reliées au système de stabilisation de l’avion (MCAS). Un dysfonctionnement de ces outils peut mettre l’appareil en « piqué » au lieu de le cabrer, en raison d’une appréciation erronée que l’avion est en décrochage. Sur le site de l’accident, les enquêteurs éthiopiens ont été rejoints par une équipe technique de Boeing et des enquêteurs américains des autorités de l’aviation civile. Les deux boîtes noires ont été retrouvées lundi, l’une contenant les données techniques du vol, l’autre l’enregistrement des discussions et des alarmes dans le cockpit.

Elles pourraient être exploitées par le NSTB, autre régulateur du transport aérien américain. Sollicité par l’AFP, ce dernier s’est refusé à tout commentaire, relevant que la communication relevait des autorités éthiopiennes.

burs-ngu-Dt/lo/AB/evs/ Mardi 13 Mars 2019/

https://www.afp.com/fr/infos/334/le-monde-suspend-le-vol-des-boeing-737-max-les-etats-unis-resistent-doc-1eg4yg36

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8 – Air France : retour à Abidjan de l’A380 en panne moteur

Le vol d’Air France en super jumbo de samedi pour Paris a été victime d’un incident de réacteur. Plus de peur que de mal, mais quand même. Une bonne demi-heure après le décollage d’Abidjan, à bord de l’A380, le quadriréacteur du vol AF703 samedi vers Paris, retentit une explosion tandis que les passagers peuvent apercevoir sur un des réacteurs à gauche une boule de feu fugitive. S’ensuivent des vibrations provoquées par le moteur. Extérieurement, le réacteur est intègre, ce qui n’avait pas été le cas de l’accident – non élucidé – au-dessus du Groenland en septembre 2017 où la moitié du moteur de l’A380 allant à Los Angeles (AF066) était tombée sur la banquise.

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_ Un incident bien identifié…

L’incident sur l’AF703, sans être fréquent, n’est pas rare. L’équipage l’identifie immédiatement comme un « pompage » du réacteur, une situation classique des entraînements au simulateur. Il s’agit d’un mauvais écoulement du flux d’air dans le moteur. Le carburant s’accumule et finit par prendre feu en explosant, détruisant généralement quelques ailettes du fan, comme le montreront ensuite les photos prises au sol.

C’est un phénomène comparable à la cavitation d’une hélice d’un bateau à moteur quand l’air provoque le décrochage des pales dans l’eau. Dans le cockpit, les alarmes retentissent. Les pilotes appliquent la procédure et traitent la panne en arrêtant le moteur défaillant. L’A380 vole très bien sur trois moteurs. La sécurité aurait aussi été assurée sur un biréacteur comme le Boeing 777, capable de voler, et même de poursuivre un décollage, sur un seul moteur.

Le choix d’un aéroport de déroutement est fait par les pilotes en liaison avec le PC opérations d’Air France à Roissy-CDG. Ce sera Abidjan, le point de départ de l’AF703, car, en Afrique, les aéroports susceptibles d’accueillir l’A380 ne sont pas légion. Le commandant de bord, après s’en être entretenu avec le chef de cabine principal, informe les passagers de la panne et du retour à Abidjan. Hôtesses et stewards rassurent les 501 passagers de ce vol, qui ne paniquent pas, même si on sent une certaine angoisse…

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_ qui a conduit à un retour sur Abidjan

Avant l’atterrissage, il n’a pas été nécessaire de vidanger du carburant. Pour un vol relativement court comme Abidjan-Paris (six heures trente), l’A380 embarque peu de carburant. Ce ne serait pas le cas pour Singapour-Paris (quatorze heures), où la vidange aurait été indispensable pour respecter la masse autorisée à l’atterrissage préservant le train d’atterrissage et la structure de l’avion. Les passagers ont applaudi à l’atterrissage, une phase où il faut tenir compte de la dissymétrie avec trois moteurs sur quatre. Elle peut être délicate si le vent de travers s’en mêle. Certains passagers ont pu être réacheminés rapidement sur le deuxième quotidien Abidjan-Paris.

D’autres ont été embarqués sur un vol spécial en Boeing 777-200 de 280 passagers. Les derniers ont pris le vol régulier de ce 11 mars. L’A380 va vraisemblablement être réparé à Abidjan. Un changement de moteur prend une journée. Le plus long, c’est de réunir l’outillage nécessaire et de l’acheminer à bord d’un avion-cargo qu’il faut affréter, accompagné de techniciens d’Air France, spécialistes de ces interventions extérieures.

PAR THIERRY VIGOUREUX/ Publié le 11/03/2019/ Le Point Afrique

http://afrique.lepoint.fr/actualites/air-france-retour-a-abidjan-de-l-a380-en-panne-moteur-11-03-2019-2299871_2365.php

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9 – Plus de 900 morts dans des accidents d’avion en 2018

L’an dernier, 917 personnes ont perdu la vie dans des accidents d’avions civils transportant des passagers ou du fret ou militaires, a indiqué mardi le site internet Aviation Safety Network (ASN), un réseau qui garde une trace des accidents et incidents aériens, dont le siège se trouve aux Pays-Bas. L’organisme a recensé 25 accidents aériens mortels dans les aviations civile et militaire. Le plus lourd crash remonte à avril dernier, lorsqu’un avion de transport de la force aérienne algérienne s’est écrasé avec 257 personnes à son bord. Si l’on ne tient compte que des accidents concernant l’aviation commerciale (passagers et cargo), comme ASN le fait normalement, il est question de quinze faits et de 556 morts.

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Ces chiffres contrastent fortement avec ceux de 2017, qui avait été qualifiée d’ »année de vol la plus sûre de l’histoire», avec seulement dix accidents mortels au niveau commercial et 79 victimes décédées (44 personnes dans les appareils concernés et 35 au sol). ASN estime toutefois que 2018 a également été une année sûre en la matière. Elle figure ainsi au troisième rang dans le classement sur base du nombre d’accidents et à la neuvième lorsqu’on prend en compte le total de morts.

En moyenne, un accident mortel a eu lieu tous les 2,54 millions de vols, selon le réseau. Le principal crash d’un avion de passagers est celui d’un Boeing 737 de la compagnie aérienne indonésienne à bas coûts Lion Air, en octobre dernier, en mer de Java. L’ensemble des 189 occupants y avaient alors perdu la vie. ASN tient compte des vols commerciaux (avec des avions pouvant transporter au moins 14 passagers) et donc pas des accidents impliquant des vols privés.

Actualité/ Publié le Mardi 1 Janvier 2019/ Par Afp

https://www.sudinfo.be/id93709/article/2019-01-01/plus-de-900-morts-dans-des-accidents-davion-en-2018

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10 – Quelles sont les causes des accidents d’avion ?

Même si les accidents d’avion restent rares, ils marquent néanmoins les esprits à chaque fois qu’ils se produisent. Et si parfois, trouver les causes de l’accident prend un temps relativement long, en règle générale il va s’agir d’une de ces 5 causes principales.

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53% – Erreurs de pilotage

Une erreur de la part des pilotes constitue la cause majeure des accidents d’avion, et ce depuis de très nombreuses années. Ce chiffre peut paraître étonnant quand on sait que les technologies accompagnent de plus en plus les pilotes à bord des avions de ligne et que la technologie est poussée au point d’avoir conçu des programmes de pilotage automatique et d’assistance à l’atterrissage sur des vols vers l’Australie par exemple. Ce versant technologique ajouté aux avions insinue cependant que “les avions sont devenus des machines complexes” comme l’indique le directeur de la Sécurité Civile d’une université anglaise.

Toutes ces technologies à bord impliquent donc que le pilote a vu le nombre de ses tâches exploser. Il faut des savoirs-faire techniques et informatiques très importants et parfois, la quantité d’informations à gérer est telle que des données importantes peuvent passer inaperçue pour le pilote. D’autre part, il suffit d’une mauvaise interprétation de ces données pour qu’un avion se retrouve en situation critique. Les inattentions humaines peuvent être dues à l’état émotionnel d’un pilote, son stress, ou sa fatigue.

Cela dit, il ne faut pas manquer de rappeler que si les pilotes sont une des causes des accidents d’avions, ils peuvent aussi en éviter. On a tous à l’esprit l’exploit de ce pilote américain, Chesley Sullenberger (ou Sully), qui avait sauvé 155 personnes d’une mort quasiment assurée à bord de leur Airbus A320 en effectuant une manoeuvre extraordinaire d’amerrissage sur l’Hudson River.

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20% – Problèmes techniques

Ce sont ensuite les multiples problèmes techniques qui sont la cause du plus grand nombre d’accidents d’avions. Une fois encore, l’apport de technologies embarquées ne suffit pas à éviter les incidents dans les avions. Il y a encore peu de temps, une passagère perdait la vie dans l’explosion du moteur de son avion. Au cours de cet incident, le moteur de l’avion avait explosé en plein vol et ses débris avaient endommagé le hublot d’une passagère, qui avait alors été aspirée hors de l’appareil. Dans ce cas, la pilote Tammie Jo Shults avait pu éviter le pire en procédant à un atterrissage d’urgence à Philadelphie. Des défaillances techniques, de moteurs ou de systèmes de navigation, comme ce pourrait être le cas sur des vols Paris Tel Aviv par exemple, ont toujours lieu sans que, la plupart du temps, aucun pilote ne puisse intervenir, et cela dans 20% des cas.

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12% – Météo

En troisième position dans les raisons qui expliquent les accidents d’avions, on retrouve les conditions météorologiques. En effet, dans 12% des cas d’accidents graves la météo a pu causer le crash d’un avion. Fort heureusement, dans de très nombreux cas, les conditions météo ne font qu’endommager l’avion sans pour autant qu’il s’écrase. Qu’il s’agisse de la neige sur le tarmac ou de la grêle en plein vol qui abîme durement le fuselage, les passagers se font une sacrée frayeur.

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8% – Sabotage

Dans les risques beaucoup plus rares, on relève notamment les actes de sabotage ou de détournement. L’exemple tristement célèbre de 11 septembre 2001 en est l’illustration ultime. Quand deux personnes liées à l’organisation Al-Qaïda ont pris le contrôle de deux avions dans l’espace aérien américain avant de leur faire percuter les deux tours du World Trade Center en plein coeur de New-York et faisant ainsi 3000 victimes et plus de 6000 blessés.

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6% – Les autres erreurs humaines

Enfin, 6% des accidents sont causés par erreurs humaines au sol cette fois, comme ce pourrait être le cas à la construction de l’avion, à son ravitaillement ou à sa maintenance de manière générale. En 2017, près de 37 millions d’avions avaient parcouru la planète avec 4 milliards de passagers à bord. Des chiffres ahurissants et qui peuvent faire penser que des tas d’accidents auraient dû se produire… Mais en 2017, on a enregistré seulement 44 accidents d’avions.

Actualité publiée le 26/06/2018/

https://www.alibabuy.com/actualite/voyage/14680-quelles-sont-causes-accidents-avion.html/

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11 – Crash aérien et automatisation : y a t-il un pilote dans l’avion ?

Business : Une étude de la FAA pointe des carences dans l’entraînement des équipages au pilotage manuel. La gestion informatique des vols, indispensable, provoquerait cependant une perte de confiance des pilotes dans leurs propres capacités en situation de crise. Les pilotes de ligne sont-ils trop dépendants de l’informatique à bord des aéronefs? Les circonstances du récent crash du vol AirAsia QZ8501, provoquant 162 victimes, le rapprochent d’au moins trois catastrophes aériennes survenues ces dernières années, dans un contexte similaire : l’arrêt du pilotage automatique, la perte de contrôle de l’appareil, et le crash.

Une étude de la FAA (Federal Aviation Administration) publiée en novembre 2014 et titrée : « L’utilisation opérationnelle des systèmes de gestion de trajectoire de vol » pointe le fait que les pilotes de ligne aujourd’hui ne s’entraînent plus assez à manœuvrer un avion en l’absence des systèmes de pilotage automatique. La conséquence directe de cette lacune est la perte de confiance des pilotes dans leurs propres capacités à manœuvrer un appareil avec les commandes manuelles.(…)

https://www.zdnet.fr/actualites/crash-aerien-et-automatisation-y-a-t-il-un-pilote-dans-l-avion-39812477.htm

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12 – Boeing testera la performance d’avions entièrement automatisés : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Dans quelques mois, Boeing testera la performance d’avions entièrement automatisés et pourvus d’une intelligence artificielle pour, à terme, remplacer les pilotes. Les vols commerciaux seront-ils bientôt opérés par des robots ? En 2025, Boeing devrait commercialiser des avions de ligne autonomes; entendez par là, sans pilotes humains. C’est du moins ce que le constructeur a annoncé lors du Salon aéronautique du Bourget, en France, en juin dernier. Les essais en simulateurs ont commencé cette année et des tests sur des avions de fret comme ceux qu’utilise FedEx seront menés dès 2018.

Pour remporter son pari, Boeing a d’ailleurs amorcé une série d’acquisitions stratégiques, dont celle d’Aurora Flight Sciences début octobre. Cette entreprise d’aéronautique américaine se spécialise dans le développement des drones et des appareils volants autonomes; elle a déjà construit et fait voler 30 appareils de ce type, civils et militaires. Il y a à peine deux ans, elle a lancé un petit avion de quatre places, le Centaur, piloté depuis le sol avec un ordinateur portable.

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L’annonce de Boeing marque un véritable tournant. Jusqu’ici, les entreprises aéronautiques et les start-ups se contentaient de viser l’autonomie à court terme pour de petits véhicules, à mi-chemin entre les drones et les hélicoptères, pouvant servir de taxis volants ou de jets privés. L’entreprise chinoise Ehang a ainsi fait voler (à vide) son premier taxi autonome au-dessus de Dubaï l’été dernier.

Au total, une douzaine de start-ups (dont deux financées par le cofondateur de Google, Larry Page) travailleraient sur ce genre de concept. C’est aussi la stratégie du constructeur européen Airbus qui développe Vahana, une sorte de voiture volante sans pilote dont le prototype décollera pour la première fois fin 2017. Parallèlement, l’avionneur s’entraîne à faire voler de petits drones autonomes propulsés avec des réacteurs. Mission réussie en juillet dernier : le drone Sagitta a plané pendant sept minutes et a atterri avec succès en Afrique du Sud. Pourquoi l’automatisation des vols suscite-t-elle autant d’intérêt ? Parce que l’industrie de l’aviation craint qu’il n’y ait pas assez de pilotes pour répondre aux besoins des passagers dont le nombre pourrait doubler d’ici 2035, selon l’Association du transport aérien international (IATA) (…)

SOLÈNE JONVEAUX/ Québec Science

3 juin 2018 / Mis à jour le 2 juin 2018/

https://www.lesoleil.com/science/y-a-t-il-un-pilote-dans-lavion-d601c8883b4976e772690cdfbb1c3459

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13 – Une nouvelle fonction de contrôle de vol sur les Boeing 737 Max 8 et 9 au coeur de l’enquête sur le crash de Lion Air

Le 7 novembre, Boeing a révélé avoir adressé une note aux compagnies aériennes sur le comportement à adopter en cas de données erronées en provenance des capteurs d’incidence. Cette note fait suite au crash d’un 737-MAX 8 au large de l’Indonésie opéré par Lion Air. Une information transmise bien trop tard aux compagnies et à leurs équipages, pointe le Wall Street Journal. Dans un article, le Wall Street Journal pointe une possible responsabilité de Boeing dans le crash du 737 Max 8 de la compagnie Lion Air, ayant causé la mort de 189 personnes le 29 octobre dernier. D’après le journal économique, Boeing a omis de communiquer auprès des compagnies sur une nouvelle fonction de contrôle de vol des 737-Max 8 et Max 9. Ces dernières n’ont pas pu donc former les pilotes.

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Ce système automatisé de prévention du décrochage peut, au lieu d’éviter d’élever le nez de l’appareil, l’abaisser dangereusement jusqu’à une perte de contrôle, dans certaines circonstances, en cas de reprise de contrôle manuelle de l’équipage. C’est ce qui aurait pu provoquer la chute brutale de l’avion, quelques minutes après son décollage. Le mercredi 7 novembre, Boeing a annoncé avoir adressé une note aux compagnies aériennes rappelant aux pilotes le comportement à adopter en cas de données erronées en provenance des capteurs d’incidence à la suite du crash d’un avion de la compagnie Lion Air au large de l’Indonésie. Le 29 octobre, l’appareil s’est abîmé en mer avec 189 personnes à son bord au nord de l’île de Java.

Est-ce une manière détournée pour Boeing d’admettre le rôle du capteur dans l’accident du 737-MAX 8 ? La commission indonésienne chargée de la sécurité dans les transports a indiqué que l’appareil avait reçu des informations erronées provenant de l’un de ses capteurs, a reconnu l’avionneur américain. Treize minutes après le décollage du vol JT610 de Lion Air, le pilote de l’avion a demandé à faire demi-tour avant de perdre le contact avec les contrôleurs aériens.

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Le capteur fournit des données cruciales pour les commandes de vol

Le capteur d’incidence, aussi appelé sonde d’angle d’attaque, mesure l’angle des ailes de l’avion par rapport au flux d’air et fournit des données cruciales pour les commandes de vol. Un angle trop élevé peut provoquer un décrochage de l’appareil. Selon les enquêteurs indonésiens, l’appareil Lion Air avait enregistré des problèmes techniques lors de ses quatre derniers vols. Au cours du dernier vol avant le crash, les deux sondes d’angle d’attaque de l’avion montraient un différentiel de 20 degrés alors qu’elles doivent être alignées.

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246 appareils 737 MAX concernés selon la FAA

Le communiqué de Boeing ne précise pas si sa note concerne uniquement le 737-MAX ou d’autres modèles d’avions. Selon la Federal Aviation Administration (FAA), le régulateur aérien américain, 246 appareils 737-MAX sont concernés, dont 45 aux États-Unis. Il s’agit de la dernière version du monocouloir 737, best-seller du constructeur aéronautique américain. La FAA a également ordonné aux opérateurs de 737-8 et 737-9 de suivre la note de Boeing. Dans cet ordre, le régulateur indique que le problème « pourrait entraîner l’équipage de vol à avoir des difficultés à contrôler l’avion et pourrait conduire à une attitude excessive de piqué, à une perte significative d’altitude et à un possible impact avec le terrain. »

Avec Reuters (Tim Hepher à Zhuhai; Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)/ INFOS REUTERS/ Publié le 07/11/2018/ MAJ 13/11/2018/

https://www.usinenouvelle.com/article/une-nouvelle-fonction-de-controle-de-vol-sur-les-boeing-737-max-8-et-9-au-coeur-de-l-enquete-sur-le-crash-de-lion-air.N766139

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