CANADA/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : la fédération canadienne, dans tous ses états….

 

« 0.1 – Canada/ Forces et faiblesses du pays :

POINTS FORTS : Ressources énergétiques et minérales abondantes et diversifiées ; 5e plus grand producteur de pétrole et de gaz au monde ; Secteur bancaire solide, bien capitalisé et supervision rigoureuse ; Sérieux budgétaire ; Proximité immédiate avec le grand marché américain ; Développement tous azimuts des relations commerciales (CETA avec l’UE).

POINTS FAIBLES : Dépendance à l’économie des États-Unis (1/2 du stock d’IDE, intégration des deux industries automobiles) et au prix de l’énergie ; Perte de compétitivité des entreprises manufacturières liée à la faible productivité du travail ; Insuffisance des dépenses de R&D ; Diminution de la part de la population active, juste freinée par forte immigration sélective ; Endettement élevé des ménages (170 % de leur revenu disponible) / Prix très élevé des logements, se stabilisant ; Fragilisation des exportations énergétiques par l’insuffisance des conduits d’acheminement vers les côtes et les États-Unis, et les ressources propres de ceux-ci. »

 

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0.2 – « Canada/ Pouvoirs des Etats de la fédération : Chaque province (Etat) possède son parlement, son gouvernement (premier ministre, ministres), son lieutenant-gouverneur, son budget, ses tribunaux, etc. Les champs de compétence appartenant aux provinces comprennent notamment la propriété et les droits civils, les programmes sociaux, la santé, l’éducation, l’administration de la justice, les institutions municipales, etc. Les provinces peuvent lever un impôt sur le revenu et percevoir des droits de licence. Certaines d’entre elles reçoivent des paiements de transfert et/ou de péréquation du gouvernement fédéral en vertu d’ententes administratives entre les deux ordres de gouvernement. »

 

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(Calgary/ Etat d’Alberta/ Canada : Le modèle anglais d’organisation politique permet sans aucun doute de relever le niveau du développement local, en responsabilisant les populations locales avant tout).

. Fédéralisme, réglementation et gestion des affaires locales : Des textes constitutionnels fouillés et détaillés portant sur la gestion des affaires locales par les populations locales elles-mêmes, pour ce qui est de leurs intérêts politique, socio-économique, commercial, environnemental et culturel. A la lecture, on se rend vite compte du haut niveau de conscience et de responsabilité de l’administration d’inspiration britannique. Toutes choses qui semblent trancher avec la relative irresponsabilité ailleurs, où les populations sont contraintes d’assumer de nouvelles formes d’oppressions découlant en réalité de leur faible participation aux affaires politiques et socioéconomiques de leurs provinces et de leurs pays souverains.)

Source : la rédaction de www.paixetdeveloppement.org/

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1 – USA-CANADA : Trump lève les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium avec le Canada et le Mexique

 

Donald Trump a annoncé vendredi la suppression des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium en provenance du Canada et du Mexique, ouvrant la voie à la ratification du nouvel accord de libre-échange qui lie ces trois pays. « Nous venons juste de trouver un accord avec le Canada et le Mexique », a déclaré le président américain, soulignant que les produits américains ne seraient plus frappés de droits de douane ou seulement par de faibles tarifs douaniers.

En pleine renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna), Donald Trump avait imposé le 1er juin 2018 une taxe de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium en provenance du Canada et du Mexique, qui avaient imposé en retour des représailles notamment sur les produits agricoles américains.

 

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Ces tarifs douaniers empoisonnaient depuis les relations diplomatico-commerciales des trois pays.

« La stratégie du président Donald Trump a marché » s’est félicité dans un communiqué le ministre du Commerce Wilbur Ross, évoquant un « succès ». Le Canada et les Etats-Unis se sont engagés à éliminer, d’ici deux jours, les droits de douane imposés sur l’acier et l’aluminium canadiens d’une part, et les tarifs de représailles imposés par le Canada de l’autre. Ils mettront également fin « à toutes les procédures qui les opposent en instance à l’Organisation mondiale du commerce », le Canada, premier fournisseur étranger d’acier et d’aluminium des Etats-Unis, ayant porté plainte auprès de cette organisation en juin 2018.

 

Enfin, des mesures communes seront prises pour empêcher « l’importation d’acier et d’aluminium subventionnés de manière déloyale et/ou vendus à des prix de dumping » et « le transbordement d’acier et d’aluminium fabriqués ailleurs qu’au Canada ou aux Etats-Unis vers l’autre pays ». Ces mesures visent essentiellement la Chine, a estimé la banque canadienne CIBC. « Si les importations de certains produits en acier et en aluminium augmentaient de façon subite, les Etats-Unis pourront à nouveau imposer les droits de douane », ont prévenu les services du représentant au commerce. Et les représailles du Canada et du Mexique seraient alors limitées « aux produits en acier et en aluminium ».

 

Washington avait imposé ces droits de douane au nom de leur « sécurité nationale », provoquant l’ire du Canada qui y avait plutôt vu un moyen de pression supplémentaire de l’administration Trump pour conclure un nouveau traité commercial. « Nous accueillons avec grand enthousiasme la décision du président américain d’éliminer les droits de douane imposés au Mexique et au Canada sur l’acier et l’aluminium » a tweeté Jesus Seade, négociateur en chef du Mexique. « Cette annonce ouvre la voie à la ratification » de l’accord trilatéral de libre-échange, a-t-il souligné.

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– « Un grand pas en avant » –

Dans sa volonté de favoriser « L’Amérique d’abord », Donald Trump avait imposé à ses partenaires commerciaux, à l’été 2017, la renégociation de l’Aléna en vigueur depuis 1994, l’accusant d’avoir détruit des milliers d’emplois industriels surtout dans le secteur automobile en raison des délocalisations vers le Mexique. Le nouvel accord de libre-échange liant Etats-Unis, Canada et Mexique (AEUMC) a été conclu le 30 septembre à l’issue d’âpres négociations, puis signé le 30 novembre. Mais le texte est toujours en attente de ratification dans les trois pays, Ottawa ayant fait de la levée des tarifs douaniers américains une condition sine qua non pour le ratifier.

 

Cette annonce représente donc une avancée majeure vers la ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain AEUMC, s’est félicité vendredi Justin Trudeau. « Ces tarifs sur l’acier et l’aluminium étaient la plus grande barrière à la ratification pour nous et pour les Etats-Unis du nouvel accord de l’Aléna », a déclaré le Premier ministre canadien. « C’est certain qu’on vient de faire un grand pas en avant » vers cette ratification, qui pourrait intervenir « dans les prochaines semaines » selon lui.

 

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Le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a toutefois souligné qu’il subsistait encore « beaucoup » d’obstacles avant que les démocrates soutiennent l’AEUMC. Les négociateurs canadiens ont résisté aux pressions des Américains qui, selon Justin Trudeau, voulaient mettre en place des quotas d’exportation. « Les Américains voulaient qu’on fasse des concessions. Ils demandaient des quotas, ils voulaient mettre des limites sur notre industrie et on a dit non », a assuré le dirigeant libéral, qui s’exprimait lors d’une visite dans une aciérie à Hamilton (Ontario).

 

« A compter de la semaine prochaine, le Canada et le Mexique seront les deux seuls pays au monde à avoir un accès complet et sans restriction au marché américain », s’est enfin félicité le président de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, saluant « une grande victoire ». Le premier syndicat agricole aux Etats-Unis, l’American Farm Bureau Federation, y a vu un soulagement pour le secteur qui avait été frappé de représailles. Enfin, la fédération des spiritueux (Distilled Spirits Council), a elle aussi salué cette décision.

 

jbe-sms-Dt-jc/AB/ afp/ 17/05/2019/ Modifié le 18/05/2019/https://www.la-croix.com/Economie/Trump-leve-tarifs-douaniers-acier-aluminium-Canada-Mexique-2019-05-17-1301022711/

 


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2 – Perspectives économiques inégales pour les provinces canadiennes en 2019

 

Contrairement aux provinces de l’Atlantique, à la Colombie-Britannique et à la Saskatchewan, il y aura fléchissement de la croissance économique dans le Centre du Canada, au Manitoba et en Alberta. D’après la Note de conjoncture provinciale : hiver 2019 du Conference Board du Canada, le tassement de la croissance des dépenses publiques et des consommateurs se ressent dans les économies provinciales. Le Québec, l’Ontario, le Manitoba et l’Alberta enregistreront une plus faible croissance économique cette année. Cependant, et malgré les incertitudes actuelles, ce sera le contraire dans d’autres provinces, y compris l’Île-du-Prince-Édouard, qui arrive en tête avec un taux de croissance économique prévu de 3,2 % en 2019.

 

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« Le Conference Board du Canada prévoit une hausse du PIB canadien de 1,9 % en 2019. De manière générale, les perspectives sont contrastées, avec un ralentissement de la croissance dans beaucoup de régions du pays, y compris au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Alberta, et il devrait en être de même en 2020 », déclare Marie-Christine Bernard, directrice, Prévisions provinciales. « En revanche, le Canada atlantique, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique enregistreront une meilleure croissance cette année, malgré le fléchissement de la croissance des dépenses publiques et de consommation. »

 

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Faits saillants de la Note de conjoncture provinciale : hiver 2019 du Conference Board du Canada :

  • L’afflux de migrants internationaux soutenant une forte croissance de la construction résidentielle et une demande élevée de produits de l‘Île-du-Prince-Édouard stimulant les exportations et la fabrication, le PIB réel de l’Île devrait augmenter de 3,2 % en 2019, ce qui en fera la seule province canadienne affichant une croissance économique supérieure à 3 % cette année.
  • L’augmentation de la production pétrolière stimulera l’économie de Terre-Neuve-et-Labrador et l’extraction de combustibles minéraux solides occupera encore une place de premier plan dans les résultats de la province, avec des projets d’investissement en voie de réalisation. Cela aidera l’économie provinciale à progresser de 2,7 % en 2019.
  • En Nouvelle-Écosse, plus de stabilité dans le secteur des services et de bonnes perspectives pour les exportations aideront à soutenir la croissance économique. La croissance des exportations devrait se maintenir, ce qui aidera aussi le secteur des transports et de l’entreposage. La croissance du PIB réel de la Nouvelle-Écosse devrait s’établir à 1,6 % cette année, contre 0,9 % en 2018.
  • Le Nouveau-Brunswick profitera aussi de plus de stabilité dans le secteur des services et l’augmentation des exportations stimulera la croissance économique. Malgré les pressions démographiques, la province devrait enregistrer une croissance économique de 1,4 % cette année, contre tout juste 0,2 % l’an dernier.
  • La croissance économique du Québec devrait passer sous la barre des 2 % cette année et retomber à 1,8 %, le vieillissement de la population et, donc, les départs à la retraite plus nombreux laissant beaucoup de postes vacants et pesant sur la capacité de la province de maintenir la croissance vigoureuse des deux dernières années.

 

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  • L’Ontario connaîtra une des plus fortes croissances de l’emploi du pays en 2019. Toutefois, la croissance économique globale de l’Ontario, alimentée par une croissance plus faible, mais encore solide de l’investissement et de la demande des consommateurs, devrait passer de 2,4 % en 2018 à 2,1 % cette année.
  • Le Manitoba devrait enregistrer une croissance économique de 1,6 % cette année, mais de moins de 1 % l’an prochain, les grands projets contribuant moins à l’investissement et la fermeture annoncée de plusieurs mines pesant sur l’économie provinciale.
  • L’augmentation de la demande mondiale de produits de base, comme la potasse, le pétrole et les produits agricoles, stimulera le secteur du commerce extérieur de la Saskatchewan, ce qui l’aidera à porter sa croissance économique à 2,2 % cette année.
  • La croissance économique de l’Alberta retombera à 1,3 % cette année, en grande partie à cause de la baisse de sa production de pétrole et des modestes investissements énergétiques. Malgré l’incertitude dans le secteur de l’énergie, l’emploi devrait augmenter de 1,1 % cette année dans la province.
  • L’économie de la Colombie-Britannique profitera d’investissements importants dans le secteur de l’énergie, ce qui aidera à compenser une correction dans les mises en chantier résidentielles. Globalement, la province devrait afficher une croissance du PIB réel de 2,5 % cette année.

 

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La Note de conjoncture provinciale présente nos prévisions économiques trimestrielles sur deux ans pour les 10 provinces, y compris le PIB, la production par secteur d’activité, le PIB en termes de dépense et la situation du marché du travail.

 

NOUVELLES FOURNIES PAR/ Le Conference Board du Canada / Févr 27, 2019/ OTTAWA, le 27 févr. 2019https://www.newswire.ca/fr/news-releases/perspectives-economiques-inegales-pour-les-provinces-canadiennes-en-2019-864100970.html/

 

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3 – Canada/ Economie des provinces : Décélération dans la plupart des provinces

 

. Modération de la croissance à prévoir dans la majeure partie du pays : Six provinces sur dix connaîtront un ralentissement en 2019 ; après un recul marqué en 2018, les perspectives s’améliorent à Terre-Neuve-et-Labrador.

. L’économie de l’Alberta est confrontée à des difficultés : Les réductions de la production de pétrole imposées par le gouvernement ont été revues à la baisse, mais les effets de l’effondrement des prix du pétrole survenu l’automne dernier continueront

d’avoir des conséquences négatives sur l’économie en 2019.

. Le marché du logement ralentit : Le marché du logement a subi une correction, surtout en Colombie-Britannique et en Ontario, ce qui limite son apport à la croissance.

. Le marché du travail est tendu dans la majorité des provinces : Le taux de chômage est inférieur à 6 % dans cinq provinces sur dix.

 

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. Le contexte global dans lequel les économies provinciales évoluent est loin d’être parfait. Les coups portés au secteur pétrolier, de même que la résorption de la forte dépendance envers le marché de l’habitation dans certaines régions du pays continuent de modérer les attentes de croissance pour 2019 dans la plupart des provinces. Après un repli de la croissance à 1,9 % en 2018, la décélération générale se poursuivra cette année. Malgré de bonnes nouvelles, notamment l’annulation des tarifs sur – l’acier et l’aluminium, les litiges commerciaux à l’échelle mondiale n’améliorent pas la situation.

Le marché du travail demeure dynamique. La création d’emplois a repris de la vigueur et la faiblesse historique des taux de chômage persiste dans la plupart des provinces jusqu’à maintenant cette année. Cependant, ces facteurs exerceront davantage de pression sur les employeurs, qui disposent déjà d’un bassin de travailleurs plus restreint.

 

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. Le marché du logement, qui a fortement stimulé la croissance pendant plusieurs années, a fait volte-face en Colombie-Britannique et en Ontario. Ce refroidissement du marché de l’habitation, plus marqué en Colombie-Britannique, mais également visible en Ontario, freinera le PIB en 2019. Même si l’incidence négative du marché du logement s’atténuera dans les deux provinces au fil de l’année, un rebond important l’an prochain nous semble peu probable. La croissance sera plus lente cette année en Ontario, alors qu’elle s’accélérera légèrement en Colombie Britannique grâce à la construction requise à Kitimat pour le mégaprojet de LNG Canada d’une valeur de 40 milliards de dollars.

 

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Au Québec, l’amélioration des données fondamentales, dont l’accroissement de la population en âge de travailler, ainsi que le dynamisme du marché du logement permettront à la province de rester dans le peloton de tête au classement provincial. L’industrie pétrolière de l’Alberta reste aux prises avec d’importantes difficultés, dont les effets se propagent hors du secteur de l’énergie. Nous prévoyons donc une croissance beaucoup plus faible cette année.

Parmi les autres provinces des Prairies, la Saskatchewan connaîtra une croissance anémique en raison du fléchissement de la production minière et des menaces qui pèsent sur ses exportations agricoles vers la Chine. La ratification de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, combinée à la vigueur du marché du travail, améliorera les perspectives du Manitoba.

 

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. Dans l’Est, Terre-Neuve-et-Labrador renouera avec la croissance grâce au solide coup de pouce donné par la production pétrolière et des projets de construction dans les secteurs des mines et du pétrole en mer. L’Île-du-Prince-Édouard poursuivra sa série de gains, portée par une immigration élevée et un marché du travail robuste qui stimule les dépenses de consommation. En Nouvelle-Écosse, la croissance fléchira légèrement en raison d’un repli des investissements des entreprises, tandis qu’au Nouveau-Brunswick, l’économie s’accélérera après avoir été quasiment paralysée par une explosion survenue dans une raffinerie l’an dernier.

 

Source : www.rbc.com/ Juillet 2019http://www.rbc.com/economie/economic-reports/pdf/provincial-forecasts/prov-fjuin2019.pdf/

 

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4 – PERSPECTIVES PROVINCIALES/ QUEBEC : Une nouvelle puissance économique ?

 

Au cours des deux dernières années, l’économie du Québec a été l’une des plus florissantes au Canada. Il devrait en être de même en 2019, la plupart des secteurs d’activité se trouvant en mode expansion. Nous prévoyons une croissance supérieure à la moyenne nationale pour une deuxième année d’affilée. Il n’y a pas si longtemps, l’économie du Québec était confinée dans la voie lente. La diminution de la population en âge de travailler, la faiblesse des investissements des entreprises et le retard en matière de productivité de la main-d’œuvre limitaient considérablement la croissance.

 

Entre 2012 et 2016, le Québec s’est systématiquement classé dans la moitié inférieure du classement des provinces pour la croissance du PIB, avec une moyenne de tout juste 1,2 %. La situation s’est nettement améliorée en 2017, quand l’économie provinciale a enregistré sa plus forte progression en 15 ans (2,8 %). Les effets conjugués d’un certain nombre de facteurs, dont des taux d’intérêt exceptionnellement bas, des excédents budgétaires successifs, une vague d’immigration et un marché du logement prospère, ont renforcé la confiance à l’échelle de la province. Les entreprises se sont lancées dans une frénésie d’embauches et de dépenses en immobilisations. En 2018, le contexte est resté favorable.

 

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(Montreal construction boom spurred by strong economy, political stability in Québec/Canada)

D’après les estimations préliminaires de croissance du PIB, le Québec s’est classé au deuxième rang (2,4 %), juste derrière l’Île-du-Prince-Édouard (2,5 %). En raison d’une expansion généralisée, puisque tous les principaux secteurs d’activité ont progressé l’an dernier, le marché du travail est demeuré très tendu. Le taux de chômage provincial est tombé à 5,5 %, soit le niveau le plus bas en plus de 40 ans. Ce repli s’est traduit par une hausse marquée du nombre de postes à pourvoir. En fait, le recrutement et la rétention des employés ont constitué l’un des principaux défis auxquels les entreprises ont été confrontées l’an dernier.

 

À court terme, peu de facteurs nous semblent susceptibles d’interrompre l’accélération économique au Québec. À ce stade-ci, l’essor reste impressionnant : d’après les estimations mensuelles de l’Institut de la statistique du Québec, le PIB est supérieur de près de 3 % aux niveaux d’il y a un an. La plupart des secteurs d’activité, dont ceux de la fabrication, de la construction, de la vente au détail et du commerce de gros, ont enregistré de solides résultats au premier trimestre de 2019. Après avoir brièvement stagné à la fin de l’an dernier, les embauches ont repris au cours des premiers mois de 2019 malgré la diminution du nombre de demandeurs d’emploi.

 

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Le taux de chômage a reculé à 4,9 % en avril. Par ailleurs, le redémarrage de la croissance au Québec bénéficie de l’amélioration des données économiques fondamentales. Une vague d’immigrants et de résidents non permanents a enrayé le déclin de la population en âge de travailler, qui croît maintenant pour la première fois depuis 2012. En outre, la productivité de la main-d’œuvre s’est accrue en partie grâce à une augmentation substantielle des dépenses en immobilisations au cours des dernières années. Les intentions d’investissement étant élevées pour cette année, les gains devraient se poursuivre. Nous croyons qu’en raison de la vigueur de l’économie et de l’amélioration des données fondamentales, le Québec restera dans le peloton de tête des provinces au chapitre de la croissance, grâce à un taux de 2,0 %.

 

Un tel résultat serait supérieur de 0,5 point de pourcentage à la moyenne nationale pour une deuxième année consécutive. Reste à savoir si cela fait du Québec une puissance économique. Ce qui est certain, c’est que cette reprise impressionnante fait des merveilles pour les comptes publics du Québec. Au vu des recettes robustes, le gouvernement a relevé l’excédent budgétaire prévu pour 2018-2019 à 3,6 milliards de dollars, qui est de loin le plus important jamais enregistré en dollars. En demeurant hors de la voie lente, le Québec pourra conserver une saine situation budgétaire.

 

Source : www.rbc.com/ Juillet 2019http://www.rbc.com/economie/economic-reports/pdf/provincial-forecasts/prov-fjuin2019.pdf/

 

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5 – PERSPECTIVES PROVINCIALES/ ONTARIO : Le repli du marché du logement entraîne des répercussions

 

Le ralentissement prononcé du marché ontarien du logement mine la croissance provinciale. Aucun autre secteur n’étant susceptible de prendre le relais, la croissance diminuera fortement en 2019, pour la première fois en six ans. Le repli du marché du logement entraîne des répercussions Le ralentissement prononcé du marché ontarien du logement mine la croissance provinciale. Aucun autre secteur n’étant susceptible de prendre le relais, la croissance diminuera fortement en 2019, pour la première fois en six ans.

 

Le repli du marché du logement dans la région de Toronto a fini par se répercuter sur l’économie de l’Ontario à la fin de 2018. L’effondrement des investissements résidentiels explique en grande partie la décélération de la croissance au quatrième trimestre, qui a été inférieure à 1 % pour la première fois depuis le milieu de 2016. L’économie provinciale a quand même progressé au rythme raisonnable de 2,2 % pour l’ensemble de 2018 (grâce à une vigueur impressionnante en milieu d’année). Toutefois, l’année 2019 a démarré en douceur.

 

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De plus, comme le repli du marché du logement s’est poursuivi durant les premiers mois de 2019, le rythme de l’économie est resté léthargique. Le passage à vide affaiblira la croissance globale en 2019, qui devrait, selon nos prévisions actuelles, baisser à un creux de six ans de 1,4 %. La chute des investissements résidentiels n’a rien d’étonnant. Elle était appelée à se produire dès le moment où les autorités provinciales et fédérales sont intervenues en 2017 et au début de 2018 pour modérer l’effervescence des marchés dans le sud de l’Ontario. L’effet sur le marché de la revente a été presque immédiat, mais il a fallu attendre l’automne 2018 pour que la construction de maisons neuves diminue de façon importante.

 

Après avoir apporté 0,4 point de pourcentage au taux de croissance moyen de la province (2,5 %) de 2015 à 2017, les investissements résidentiels ont retranché 0,4 point de pourcentage en 2018. Cela comprend une incidence négative considérable de 1,3 point de pourcentage sur la croissance annualisée au quatrième trimestre (qui a fini à seulement 0,6 %). Nous nous attendons à ce que l’effet baissier du marché immobilier s’atténue d’ici la fin de 2019. Le marché de la revente a donné des signes de stabilisation ce printemps et la construction résidentielle s’est récemment redressée.

 

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Un rebond important des investissements résidentiels nous semble toutefois peu probable cette année ou l’année prochaine. De graves problèmes d’accessibilité continueront de freiner la demande de logements dans la région de Toronto et de favoriser les habitations à bas prix. Dans l’ensemble, les investissements non résidentiels ont constitué un facteur favorable, quoique volatil, à l’économie de l’Ontario et nous prévoyons que cette tendance se maintiendra en 2019.

 

La renégociation réussie de l’ALENA (pourvu que l’accord de principe soit ratifié) et l’élimination récente des tarifs imposés sur les exportations canadiennes d’acier et d’aluminium vers les États-Unis devraient insuffler aux entreprises la confiance nécessaire pour investir dans la province. En fait, les entreprises privées et publiques prévoient accroître leurs dépenses en immobilisations pour une troisième année de suite.

 

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(How automation threatens Ontario workers. Robot arms assemble cars.)

La récente remontée des investissements dans le matériel et la machinerie est particulièrement encourageante. À notre avis, cette hausse contribuera grandement à résoudre les importants problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre dans la province. Les perspectives pour les dépenses des ménages sont contrastées. L’étroitesse persistante du marché du travail devrait entraîner une augmentation plus marquée des revenus à un moment donné.

 

Cependant, les hausses passées des taux d’intérêt n’ont pas fini de se répercuter sur les emprunteurs et exercent des pressions sur les Ontariens fortement endettés. L’augmentation des coûts du service de la dette limitera les budgets réservés aux achats non essentiels importants.

 

Source : www.rbc.com/ Juillet 2019http://www.rbc.com/economie/economic-reports/pdf/provincial-forecasts/prov-fjuin2019.pdf/

 

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6 – Bourse de Toronto : «optimisme prudent» prévu en 2019

 

TORONTO – La Bourse de Toronto devrait se remettre en 2019 de sa pire performance annuelle en une décennie. L’année 2018 a vu le parquet torontois perdre environ 14% dans un contexte de forte volatilité, de plongeon des prix du pétrole et d’incertitude géopolitique, ont noté des experts. «Notre perspective pour 2019 s’appuie sur un optimisme prudent», a expliqué Candice Bangsund, gestionnaire de portefeuille pour Fiera Capital. Elle s’attend à ce que les valeurs mobilières performent mieux que les obligations, pendant que la croissance mondiale restera relativement saine. Selon elle, une récession est improbable avant la fin de 2020.

 

Les marchés en sont aux derniers moments d’un cycle économique marqué, notamment, par sa plus longue séquence haussière. C’est habituellement à ce moment que les investisseurs délaissent les titres qui s’appuient sur la croissance pour se réfugier dans les secteurs jugés plus défensifs, comme ceux de la finance, des matériaux, de l’industrie et de l’énergie. «Cela va être intrinsèquement positif pour le TSX», a expliqué Mme Bangsund, prédisant des rendements de 10% à 15% et une performance encore plus forte pour les marchés émergents. L’experte ne voit cependant pas beaucoup d’avantages pour les marchés américains.

 

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«C’est une période où nous voyons une occasion de rattrapage, mais cela ne sera pas une opération à long terme. D’ici la deuxième moitié de 2019, nous allons avoir des prises de profits et du repositionnement pour 2020, avec des perspectives un peu plus prudentes.» L’indice composé S&P/TSX traversait les dernières séances de l’année en affichant un recul d’environ 14% par rapport au début janvier, alors qu’il valait 16 209,13 points. Cela ferait de 2018 la pire année du TSX depuis 2008, année de la Grande Récession, alors qu’il avait perdu 35,2%.

 

Le TSX a subi une correction en février et a de nouveau glissé en octobre après avoir culminé à 16 586,46 points à la mi-juillet. Il a ensuite chuté en décembre, atteignant son plus bas niveau en deux ans, à 13 863,97 points le 24 décembre – avant de rebondir jeudi à 14 165,21 points. «Cela a été une année où il a été difficile pour un investisseur de faire de l’argent même avec un portefeuille équilibré typique», a souligné Mme Bangsund en entrevue.

 

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_ Optimisme face au pétrole

Le secteur financier, le plus important selon la valeur boursière sur le TSX, a chuté de près de 15%. L’énergie, le deuxième en importance, a glissé de près de 32%, le prix du pétrole WTI ayant cédé environ 26% et le cours du brut canadien ayant été affecté par le manque de capacité des oléoducs pour les marchés d’exportation. Les matériaux ont chuté d’environ 14% en raison de la baisse des prix de l’or et du cuivre et de la hausse du dollar américain.

 

Le secteur de la technologie a enregistré une croissance d’environ 5% sur la même vague que les bourses américaines, mais il ne représente que 3% du TSX. Le mince secteur des soins de santé a perdu 14% en raison de la volatilité extrême des titres de cannabis, alors que le Canada a légalisé la consommation de marijuana à des fins récréatives en octobre. Malgré les ventes de titres dans le secteur de l’énergie en décembre ayant contribué au recul du WTI à un creux de 44,25 $ US le baril, Mme Bangsund établit un prix cible de 70 $ US le baril pour 2019, tandis que d’autres observateurs le voient se situer entre 50 et 60 $ US. «Nous sommes plutôt optimistes à l’égard des prix du pétrole, ce qui alimente nos perspectives positives pour le dollar canadien et le marché boursier canadien», a ajouté Mme Bangsund.

 

L’année a été marquée par des incertitudes géopolitiques, notamment la confrontation sur le budget italien entre Rome et l’Union européenne, et par le Brexit. Mais le principal élément qui a influencé les marchés est le programme protectionniste de l’administration Trump, qui s’est notamment traduit par la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, des menaces de tarifs douaniers sur les automobiles et un affrontement avec la Chine.

 

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_ Du côté de Wall Street

Les marchés américains étaient également en voie de connaître leur pire année en une décennie en dépit du fait qu’ils ont été propulsés au début de l’année par le secteur de la technologie et que les bénéfices des entreprises ont été soutenus par les réductions d’impôt fédérales. Vers la fin de l’année, la moyenne industrielle Dow Jones et l’indice S&P 500 chutaient d’environ 12% après avoir gagné 25% et 20% respectivement en 2017. Les rendements sur les marchés seront compliqués au moins au cours des deux prochaines années par des hausses des taux d’intérêt et la faiblesse de la croissance mondiale, prédit Kash Pashootan, PDG et directeur des investissements de First Avenue Investment Counsel.

 

«Nous ne nous attendons pas à un effondrement du marché ni à un déclin important, mais nous ne croyons pas non plus que nous aurons la même résilience et la même vigueur des actions que celles observées au cours des quelques dernières années», a-t-il affirmé. La volatilité qui a marqué 2018 pourrait se poursuivre l’année prochaine, a ajouté Craig Fehr, stratège des marchés canadiens pour Edward Jones. «Je ne pense pas que ce sera nécessairement une année record», a-t-il déclaré. «Je ne pense pas qu’il y aura répétition de l’année 2017 avec des gains énormes et très peu d’inconvénients, mais je pense que 2019 peut être une autre bonne année pour le marché des actions.»

 

Selon Douglas Porter, économiste en chef de BMO, le TSX performera mieux que le S&P 500 l’année prochaine, alors qu’il a eu un rendement inférieur à celui des États-Unis au cours de sept des huit dernières années. «En règle générale, c’est assez simple: lorsque le prix réel des produits de base augmente, la Bourse de Toronto brille», écrit-il dans une note. «Néanmoins, avec la réduction de l’incertitude liée au commerce – l’accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique – et de nombreuses mauvaises nouvelles dans le secteur de l’énergie déjà prises en compte, l’année prochaine pourrait voir un rare gain pour le TSX, au moins sur une base relative.»

 

ROSS MAROWITS/ La Presse Canadienne/ 28 décembre 2018https://www.lesoleil.com/affaires/bourse-de-toronto-optimisme-prudent-prevu-en-2019-ff5041df18f777d7303dd90b0951d0e7/

 

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7 – CANADA : Economie, perspectives politique et sociale

 

_ POPULATION : 36.7 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT : 45,095 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 1,5 3,0 2,1 1,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,4 1,6 2,3 2,0
Solde public / PIB (%) -1,1 -1,1 -0,8 -0,9
Solde courant / PIB (%) -3,2 -2,9 -3,1 -3,0
Dette publique / PIB (%) 97,8 93,8 93,0 92,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

 

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_ POINTS FORTS

  • Ressources énergétiques et minérales abondantes et diversifiées
  • 5e plus grand producteur de pétrole et de gaz au monde
  • Secteur bancaire solide, bien capitalisé et supervision rigoureuse
  • Sérieux budgétaire
  • Proximité immédiate avec le grand marché américain
  • Développement tous azimuts des relations commerciales (CETA avec l’UE)

 

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_ POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’économie des États-Unis (1/2 du stock d’IDE, intégration des deux industries automobiles) et au prix de l’énergie
  • Perte de compétitivité des entreprises manufacturières liée à la faible productivité du travail
  • Insuffisance des dépenses de R&D
  • Diminution de la part de la population active, juste freinée par forte immigration sélective
  • Endettement élevé des ménages (170 % de leur revenu disponible) / Prix très élevé des logements, se stabilisant
  • Fragilisation des exportations énergétiques par l’insuffisance des conduits d’acheminement vers les côtes et les États-Unis, et les ressources propres de ceux-ci

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

_ Croissance toujours solide

La croissance devrait rester solide en 2019, malgré le ralentissement de la demande domestique. La consommation des ménages fera preuve de résilience grâce à la baisse du taux de chômage (5,8 % en octobre 2018, plus bas depuis quatre décennies) et aux conséquentes hausses de salaires favorisées par les difficultés de recrutement croissantes. Toutefois, la stabilisation des prix de l’immobilier atténuera l’effet de richesse lié à leur récente envolée. De plus, le crédit continuera de se renchérir, en lien avec la hausse du taux directeur de la banque centrale (1,75 % en décembre 2018, contre 1 % fin 2017), qui convergera vers son niveau neutre de long terme (entre 2,5 % et 3,5 %), dans un contexte de quasi plein emploi.

 

Par conséquent, la construction résidentielle, également affectée par les récentes règles prudentielles visant à limiter les risques liés aux crédits immobiliers, devrait rester atone. En dépit des contraintes d’offre croissantes, l’investissement des entreprises ralentira après une année 2018 particulièrement dynamique. Il devrait même stagner dans le secteur de l’énergie, notamment avec le gel par la justice du projet d’expansion du pipeline Trans Mountain (5,8 milliards USD), sur la côte ouest.

 

La politique budgétaire étant moins accommodante, la contribution de la consommation publique sera nettement réduite. À l’inverse, la contribution des échanges extérieurs à la croissance deviendrait positive. D’une part, les importations ralentiront dans le sillage de l’investissement. D’autre part, les exportations devraient accélérer grâce à la signature de l’accord AEUMC (ALENA renégocié), en septembre 2018, synonyme de fin de l’incertitude sur les futures relations commerciales avec le partenaire crucial que sont les États-Unis (76 % des exportations totales).

 

Les conditions resteront inchangées pour l’essentiel des secteurs, à l’exception des produits laitiers, pour lesquels le Canada a concédé 3,5 % de son marché aux États-Unis. En dépit de cet accord, les États-Unis ayant maintenu les droits de douane sur les importations d’acier (25 %) et d’aluminium (10 %), la métallurgie restera affectée en 2019, même si le secteur bénéficiera de la mesure de sauvegarde (contrôle des importations) entrée en vigueur en octobre 2018. Les exportations de bois resteront également entravées par les droits de douane de 20 % appliqués par les États-Unis en janvier 2018. Les autres secteurs à l’exportation, comme l’énergie, les produits agricoles et l’automobile, devraient rebondir, malgré le ralentissement des États-Unis.

 

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_ Politique budgétaire prudente et déficit courant significatif

Malgré l’année électorale, le gouvernement continuera sa politique budgétaire prudente en 2019. Les mesures additionnelles pour favoriser la compétitivité des entreprises sont d’une ampleur limitée (5,2 milliards CAD, soit 0,2 % du PIB). En parallèle, les recettes resteront soutenues par le dynamisme de l’activité. Par conséquent, la dette publique continuera de s’alléger légèrement.

 

Bien que supérieure à 90 % du PIB, la dette publique (aux deux tiers provinciale ou locale) est soutenable, notamment grâce à son faible coût lié à la notation AAA du pays. Si l’on déduit les actifs détenus par le régime de pensions du Canada et le régime de rentes du Québec, la dette publique nette ne représente plus que 28 % du PIB. Les provinces les plus endettées sont l’Ontario et le Québec (respectivement 49 % et 30 % de la dette provinciale nette totale). Toutefois, rapportée à leur poids économique, cette dette reste limitée (respectivement 38 % et 47 % du PIB).

 

Le solde courant restera déficitaire en 2019, bien que légèrement moins qu’en 2018, grâce à la diminution du déficit commercial. Depuis plusieurs années, les balances des biens, des services et des revenus sont constamment déficitaires. Hors période d’envolée des cours du pétrole, comme en 2014, les exportations d’énergie ne couvrent que partiellement le substantiel déficit des échanges d’autres marchandises (4 % du PIB), imputable à la nette appréciation du taux de change réel au cours des années 2000, seulement partiellement corrigée depuis. Le déficit courant est financé par les importants investissements étrangers de portefeuille. La lourde dette extérieure (105 % du PIB en juin 2018) est essentiellement contractée par les banques (43 % du total) et les entreprises (38 %).

 

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_ Le Premier ministre Trudeau favori à sa propre succession

Justin Trudeau, Premier ministre depuis les élections législatives de 2015, lors desquelles son parti libéral (centre-gauche) a remporté la majorité absolue du Parlement (184 sièges sur 338), sera candidat à sa succession en octobre 2019. À moins d’un an des élections, les sondages indiquent une configuration relativement similaire à 2015, avec un peu moins de 40 % des voix pour le parti libéral, qui aurait de fortes chances de conserver une majorité absolue.

 

Son principal opposant sera Andrew Scheer, élu en mai 2017 à la tête du parti conservateur (droite) – parti ayant gouverné entre 2006 et 2015 –, dont les intentions de vote se maintiennent autour de 30 %. Le Nouveau Parti démocrate (gauche), dirigé depuis octobre 2017 par Jagmeet Singh, resterait la troisième force politique, avec 15 % des voix, en léger recul, au profit du Parti vert (écologiste).

 

Le Premier ministre Trudeau est donc le principal favori à sa succession, en dépit d’une cote de popularité déclinante au cours de son mandat (48 % en octobre 2018, contre 64 % deux ans auparavant). Au niveau régional, les divergences croissantes avec les États-Unis ont incité à renforcer les liens avec d’autres pays, comme ceux de l’UE (accord commercial CETA signé fin 2016).

 

Dernière mise à jour : Février 2019https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Canada/

 

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8 – Provinces et territoires du Canada

 

Les provinces et les territoires du Canada sont les entités administratives dont le territoire couvre totalement le territoire canadien. Le Canada compte dix provinces : l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario, le Québec, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que trois territoires fédéraux : les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon.

Les provinces sont des États fédérés possédant, dans leurs champs de compétences législatives, des pouvoirs souverains, indépendamment du gouvernement fédéral. Quant aux territoires, ce sont des subdivisions administratives d’un espace géographique appartenant au gouvernement fédéral et dont l’administration est attribuée au Parlement canadien, qui, par une loi, peut y décentraliser des pouvoirs législatifs en les accordant à des organes politiques chargés d’administrer la partie de territoire qui leur est assignée.

 

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_ Répartition des pouvoirs

La répartition des pouvoirs ou champs de compétences respectifs du gouvernement fédéral et des provinces est prévue principalement aux articles 91, 92 et 93 de la Loi constitutionnelle de 1867. Les objets non prévus par la constitution relèvent du gouvernement fédéral ; c’est ce qu’on désigne par l’expression pouvoir résiduaire.

Chaque province possède son parlement, son gouvernement (premier ministre, ministres), son lieutenant-gouverneur, son budget, ses tribunaux, etc. Les champs de compétence appartenant aux provinces comprennent notamment la propriété et les droits civils, les programmes sociaux, la santé, l’éducation, l’administration de la justice, les institutions municipales, etc. Les provinces peuvent lever un impôt sur le revenu et percevoir des droits de licence. Certaines d’entre elles reçoivent des paiements de transfert et/ou de péréquation du gouvernement fédéral en vertu d’ententes administratives entre les deux ordres de gouvernement.

Le territoire est une entité administrative à laquelle le Parlement fédéral a accordé l’existence d’une assemblée législative, mais elle reste sous la souveraineté du Gouverneur général du Canada et sous la juridiction du gouvernement du Canada par l’entremise d’un commissaire nommé par la Chambre des communes. Les territoires sont toujours une création d’une loi du Parlement du Canada. Il existe un courant politique dans les territoires promouvant une transformation juridique du statut des territoires en province.

Les législatures provinciales et territoriales sont monocamérales; deux provinces autorisées (Québec et Nouvelle-Écosse) ayant aboli leur conseil législatif (chambre haute non élue) pour ne conserver que l’assemblée législative élue. Les législatures provinciales fonctionnent selon une procédure similaire à celle de la Chambre des communes canadienne1.

Le chef du gouvernement de chaque province, appelé le premier ministre, est généralement le chef du parti qui possède le plus de sièges à l’assemblée législative. C’est aussi le cas au Yukon. Les législatures des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut n’ont pas de partis. Le représentant de la reine dans chaque province est le lieutenant-gouverneur; pour les territoires, l’équivalent est le commissaire, qui représente le gouvernement fédéral plutôt que la reine directement, mais exerce en général les fonctions symboliques d’un lieutenant-gouverneur.

 

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_ Liste des provinces et territoires du Canada

Sur le plan de l’administration territoriale, depuis 1867, le Canada est formé de dix provinces et de trois territoires.

Les dix provinces

. L’Alberta

. La Colombie-Britannique

. L’Île-du-Prince-Édouard

. Le Manitoba

. Le Nouveau-Brunswick

. La Nouvelle-Écosse

. L’Ontario

. Le Québec

. La Saskatchewan

. Terre-Neuve et Labrador.

 

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Les trois territoires

. Les Territoires du Nord-Ouest

. Le Nunavut

. Le Yukon.

Source : fr.wikipedia.org/ Juillet 2019https://fr.wikipedia.org/wiki/Provinces_et_territoires_du_Canada/

 

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