CHINE/ TAIWAN : la question taïwanaise relève de la souveraineté chinoise (le dialogue maintenant, pour un pays et deux systèmes)

 

« La Chine ne renoncera pas au recours à la force face à Taïwan : Pékin a continué à menacer de faire usage de la force pour rétablir sa souveraineté en cas de proclamation formelle d’indépendance à Taïpei. La Chine pourrait recourir à la force pour combattre les forces indépendantistes à Taïwan, a déclaré, mercredi 2 janvier, le président chinois Xi Jinping, tout en affirmant que la Chine « sera[it] réunifiée ». Pékin « se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » à l’encontre des « forces extérieures » qui agissent contre la réunification pacifique et à l’encontre des actions indépendantistes et séparatistes, a averti le président chinois dans un discours solennel. Taïwan et le continent sont gouvernés séparément depuis 1949, avec la fin de la guerre civile chinoise et la prise du pouvoir par les communistes à Pékin. Pékin considère l’île comme l’une de ses provinces et plaide pour la « réunification » des deux rives du détroit… »

 

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1 – Pour Xi Jinping, la réunification entre la Chine et Taïwan est «inévitable»

 

Le président chinois a prévenu Taïwan qu’il n’hésiterait pas à recourir à la force pour combattre les indépendantistes. Il a d’ailleurs affirmé que l’île et la Chine seraient réunifiées. «La Chine doit être réunifiée et elle le sera». Dans un discours prononcé mercredi, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé le caractère «inévitable» de la réunion entre la Chine et Taïwan. Il n’a d’ailleurs pas exclu le recours à la force pour combattre les indépendantistes. De son côté, la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a déclaré que l’île n’accepterait pas un accord politique basé sur «un pays, deux systèmes» avec la Chine. Elle a également appelé le président à utiliser des moyens pacifiques.

 

Ce discours, Xi Jinping l’a prononcé pour le 40e anniversaire de l’ouverture des relations entre la Chine et Taïwan, en 1979. «Cette année-là, l’ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping proclame l’abandon de la politique de la libération par la force, explique au Figaro Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie à l’Institut Montaigne. À partir de 1979, c’est “un pays, deux systèmes” qui domine». Cette formule est employée par Deng Xiaoping pour évoquer la situation de Hong Kong, qui appartient à la Chine mais a pu conserver son système capitaliste.

 

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_ À Taïwan, «l’indifférence» règne

«En fait, il n’y a rien de nouveau dans ce discours, c’est une réaffirmation de la politique chinoise vis-à-vis de Taïwan, tempère Mathieu Duchâtel, qui se trouve actuellement sur l’île. Pour l’instant la réaction principale ici, c’est plus de l’indifférence car ce n’est pas nouveau. Tous les éléments de langage sont connus, il n’y a pas de surprises».

 

Pékin et Taipei sont gouvernés séparément depuis 1949. À l’époque, la guerre civile chinoise entre communistes et nationalistes prend fin avec la conquête du pouvoir par Mao Zedong. Le nationaliste Tchank Kaï-chek, vaincu, se réfugie sur l’île avec une partie de ses partisans. Ils y établissent alors un régime autoritaire soutenu par les États-Unis. Au fil des années, la politique taïwanaise se démocratise et l’économie se développe. Dans le même temps, Taïwan perd le soutien des pays occidentaux qui reconnaissent officiellement la Chine communiste. Le pays finit par intégrer les Nations unies en 1971. Les dirigeants chinois considèrent Taïwan comme une province chinoise qui doit retourner dans son giron, interdisant à ses partenaires toute relation officielle avec elle.

 

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_ Tsai Ing-wen, présidente de Taïwan.

Cette menace à peine voilée de Xi Jinping intervient alors que les relations entre l’île et le continent n’ont eu de cesse de se détériorer depuis 2016 et l’élection présidentielle taïwanaise. Tsai Ing-wen, issue du DPP (Parti démocrate progressiste), est favorable à l’indépendance. Inacceptable pour Pékin. Comme le DPP n’accepte pas le Consensus de 1992, et la formule de «Chine unique», des mesures de rétorsions ont été mises en place.

 

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_ «Politique de suffocation de Taïwan»

«La Chine met en place une politique de suffocation de Taïwan, affirme Mathieu Duchâtel. Elle lui coupe son espace et fait pression militairement. En même temps, les dirigeants chinois les laissent développer leur économie mais ne leur laisse aucune place au niveau international». Pékin s’est employé à arracher des alliés diplomatiques à l’État insulaire: Sao Tomé en 2016, le Panama en 2017, la République dominicaine, le Burkina Faso et le Salvador en 2018.

 

Finalement, pour le chercheur, ce discours s’inscrit simplement dans cette stratégie: «C’est le «développement pacifique», une formule qui date de 2005. Xi Jinping va tenter de mettre le Kuomintang, parti des nationalistes taïwanais, au pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2020. Ils sont considérés comme plus favorables à la Chine et, eux, ils reconnaissent le Consensus de 1992». L’actuelle présidente taïwanaise a d’ailleurs essuyé un cuisant échec lors des élections municipales de novembre, le Kuomintang ayant terminé la course en tête.

 

La réunification serait donc prévue sur le long terme, le président chinois n’ayant d’ailleurs communiqué aucune date précise. Xi Jinping s’est également voulu rassurant, évoquant un vaste dialogue prévu avec toutes les couches de la société pour régler cette épineuse question. «Le recours à la force n’est, a priori, pas à l’ordre du jour, confirme Mathieu Dûchatel. Mais la menace est toujours là. L’intervention armée est une option en cas de déclaration d’indépendance. Si le DPP gagne en 2020, il pourrait y avoir un ajustement de la politique chinoise».

 

Par Journaliste Figaro Laura Andrieu/ Mis à jour le 02/01/2019/ Publié le 02/01/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/2019/01/02/01003-20190102ARTFIG00091-pour-xi-jinping-la-reunification-entre-la-chine-et-taiwan-est-inevitable.php

 

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2 – La Chine ne renoncera pas au recours à la force face à Taïwan

 

Pékin a continué à menacer de faire usage de la force pour rétablir sa souveraineté en cas de proclamation formelle d’indépendance à Taïpei. La Chine pourrait recourir à la force pour combattre les forces indépendantistes à Taïwan, a déclaré, mercredi 2 janvier, le président chinois Xi Jinping, tout en affirmant que la Chine « sera[it] réunifiée ». Pékin « se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » à l’encontre des « forces extérieures » qui agissent contre la réunification pacifique et à l’encontre des actions indépendantistes et séparatistes, a averti le président chinois dans un discours solennel.

 

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Taïwan et le continent sont gouvernés séparément depuis 1949, avec la fin de la guerre civile chinoise et la prise du pouvoir par les communistes à Pékin. Pékin considère l’île comme l’une de ses provinces et plaide pour la « réunification » des deux rives du détroit. En dépit de l’amélioration des relations entre l’île et le continent au cours des quarante dernières années, Pékin a continué à menacer de recourir à la force pour rétablir sa souveraineté en cas de proclamation formelle d’indépendance à Taïpei ou d’intervention extérieure. « L’indépendance de Taïwan ne pourra conduire qu’à une impasse », a averti M. Xi. « La Chine doit être réunifiée et elle le sera. »

 

Le Monde avec AFP / Publié 02/01/2019/ Mis à jour hier à 05h29

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/02/la-chine-ne-renoncera-pas-au-recours-a-la-force-a-taiwan_5404227_3210.html

 

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3 – Diplomatie/ Réunifier la Chine et Taïwan : les résolutions offensives de Xi Jinping

 

Dans un discours prononcé le 2 janvier, le président chinois a proposé de copier le modèle de Hong Kong pour réunifier Taïwan et la Chine, et n’exclut pas l’usage de la force. Les réactions taïwanaises ont été immédiates. “Nous ne promettons pas de renoncer au recours à la force et nous nous réservons le droit de prendre toutes les mesures nécessaires.” Xi Jinping a commencé 2019 en affichant sa volonté de réunifier la Chine et Taïwan, après une séparation de 70 ans. D’après lui, il s’agit de la clé pour “une renaissance nationale” de la Chine.

 

Au Palais des peuples, ce mercredi 2 janvier, le président chinois “a pressé Taïwan d’adopter le modèle de Hong Kong”, relate le South China Morning Post. “Il souhaite que Taïwan commencer à travailler à la mise en place du modèle ‘un État, deux systèmes’ afin de ramener l’île dans le giron chinois”, poursuit le quotidien hongkongais. Ce statut avait été accepté par Hong Kong en 1997 et Macau en 1999. La Chine et Taïwan sont séparés depuis la défaite des nationalistes face aux communistes en 1949 et leur fuite sur l’île. “Dans les sept décennies qui ont suivi, les relations entre les deux bords ont souvent été tendues et ont fait craindre une confrontation militaire”, explique le South China Morning Post. Taïwan n’a ainsi jamais formellement déclaré son indépendance.

 

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_ Levée de boucliers à Taïwan

Côté taïwanais, la présidente Tsai Ing-wen avait, dès le 1er janvier, demandé une relation “d’égal à égal” avec la Chine. À la suite du discours de Xi Jinping, elle a repoussé de nouveau les avances chinoises et insisté sur le respect des droits de l’Homme mais aussi des valeurs de paix et de démocratie qui prévalent à Taïwan. “On attendait sans doute que Tsai adoucisse son langage face à la Chine, souligne le Taipei Times dans son édito du jour, mais sa position déterminée est la bonne approche.” Le quotidien taïwanais estime en effet que “les différences entre Taïwan et la Chine n’ont jamais été aussi grandes” : Alors que la démocratie taïwanaise évolue et se renforce, la Chine de Xi Jinping revient à un totalitarisme rigide et à un culte de la personnalité comparable à Mao Zedong.”

 

Selon le Taipei Times, les actions offensives de Xi Jinping, sa “centralisation du pouvoir” et “sa tendance mégalomaniaque” le font ressembler à “un leader qui tente de s’accrocher au pouvoir” dans un système “aux bases fragiles”. Avant de conclure : “Taïwan et l’Occident doivent garder foi dans leur système supérieur de gouvernance et miser sur le long terme.”

 

COURRIER INTERNATIONAL/PARIS/ Publié le 02/01/2019/

 

https://www.courrierinternational.com/article/diplomatie-reunifier-la-chine-et-taiwan-les-resolutions-offensives-de-xi-jinping

 

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4 – CHINE-TAIWAN : Un pays, deux systèmes

 

La formule « Un pays, deux systèmes » a été énoncée par Deng Xiaoping en 1997, à propos de la rétrocession de Hong Kong (qui était alors sous souveraineté britannique) à la Chine. Elle signifie que Hong Kong peut faire partie de la Chine sans qu’on y applique les mêmes règles politiques et économiques. Après le retour de Hong Kong à la Chine, ce slogan a aussi été utilisé pour d’autres territoires, notamment en 1999 pour Macao, voire pour Taïwan.

 

« Notre politique consiste à appliquer le principe dit « un État, deux systèmes » ; pour parler plus précisément, cela signifie qu’au sein de la république populaire de Chine, le milliard et demi de Chinois habitant la partie continentale vit sous un régime socialiste, tandis que Hong Kong, Macao et Taïwan sont régis par un système capitaliste. Ces dernières années, la Chine s’est attachée à redresser les erreurs « de gauche » et a élaboré, dans tous les domaines, une politique qui tient compte des conditions réelles. Cinq ans et demi d’efforts ont porté des fruits. C’est précisément dans cette conjoncture que nous avons avancé la formule « un État, deux systèmes » pour régler le problème de Hong Kong et de Taïwan. »/ — Deng Xiaoping

 

fr.wikipedia.org/03/01/2019

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_pays,_deux_syst%C3%A8mes

 

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5 – Taïwan n’acceptera pas « un pays, deux systèmes », annonce la présidente

 

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a déclaré mercredi que l’île n’accepterait pas un accord politique du type « un pays, deux systèmes » avec la Chine et que les négociations entre la Chine et Taïwan devaient se faire de gouvernement à gouvernement. La formule « un pays, deux systèmes » avait été employée par l’ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping en 1997 en prévision de la rétrocession par le Royaume-Uni de Hong Kong à la Chine pour expliquer que le territoire britannique pouvait réintégrer le giron communiste chinois en conservant son système capitaliste.

 

Tsai Ing-wen réagissait aux propos du président chinois Xi Jinping qui a déclaré mercredi que personne ne pouvait changer le fait que Taïwan faisait partie de la Chine et que les peuples des deux côtés du détroit de Taïwan devaient rechercher la « réunification ».

 

La président taïwanaise a exhorté la Chine à comprendre la pensée et les besoins des Taïwanais. Lors de son discours mardi pour la nouvelle année, Tsai Ing-wen a déclaré que la Chine devait utiliser des moyens pacifiques pour résoudre son différend avec Taïwan et respecter les valeurs démocratiques de l’île.

 

(Yimou Lee; Danielle Rouquié pour le service français)/ Reuters/ Reuters2 janvier 2019/ TAIPEI (Reuters) –

 

https://fr.news.yahoo.com/ta%C3%AFwan-nacceptera-pas-un-pays-deux-syst%C3%A8mes-annonce-093428262.html?guccounter=1

 

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6 – Taïwan : la Chine demande aux USA de « corriger » une « erreur »

 

La Chine a demandé aux Etats-Unis de « corriger son erreur » sur Taïwan après que le président Donald Trump eut approuvé une loi renforçant les liens entre les Etats-Unis et Taïwan, une île de facto indépendante mais que Pékin considère comme une de ses provinces. Le « Taiwan Travel Act », validé auparavant par la Chambre des représentants et le Sénat, encourage les hauts responsables américains à se rendre à Taïwan pour y rencontrer leurs homologues, et inversement. Les Etats-Unis continuent entretiennent des relations commerciales avec le territoire et lui vendent des armements.

 

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré que la loi « violait gravement » le principe d’une seule Chine et envoyait un « très mauvais signal aux forces séparatistes “pro-indépendance” de Taïwan ». « La Chine est fermement opposée à cela […] Nous demandons à la partie américaine de corriger son erreur, de cesser de poursuivre tout lien officiel avec Taïwan ou de renforcer de manière substantielle ses relations actuelles avec Taïwan. »

 

Par Lefigaro.fr avec AFP / Mis à jour le 18/03/2018 / Publié le 18/03/2018/ Actualité Flash Actu

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/03/18/97001-20180318FILWWW00017-taiwan-la-chine-demande-aux-usa-de-corriger-une-erreur.php

 

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7 – Taïwan (République de Chine) :

 

Taïwan, officiellement la république de Chine est un « État souverain » d’Asie de l’Est, dont le territoire s’étend actuellement sur l’île de Taïwan, ainsi que d’autres îles avoisinantes, celles de la province du Fujian et les îles Pescadores. Taïwan fut officiellement gouverné par la Chine de 1683 à 1895, puis cédé au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise. Ce dernier entreprend le développement de Taïwan, la dotant d’infrastructures importantes.

 

En 1945, à la suite de la défaite japonaise à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la république de Chine recouvre Taïwan. En 1949, le gouvernement de la République contrôlé par le Kuomintang s’y installe, après avoir perdu la guerre civile contre les communistes. Cette installation est accompagnée d’un transfert massif de population. À partir de 1950, après avoir perdu Hainan, la république de Chine ne contrôle plus que l’île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.

 

La république de Chine occupait le siège de la Chine à l’ONU jusqu’en 1971, date à laquelle la république populaire de Chine la remplaça. La république de Chine et la république populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan). Aujourd’hui, la république de Chine (Taïwan) revendique toujours officiellement la souveraineté sur le continent, même si ses revendications ne sont pas activement poursuivies, dans un effort d’améliorer les relations diplomatiques entre la république populaire de Chine et la république de Chine.

 

Dans les faits, Taïwan a une indépendance administrative et politique par rapport au continent, mais son indépendance n’a jamais été proclamée ni par le gouvernement de l’île, ni par celui du continent. Elle est donc considérée par l’ONU comme une province de la république populaire de Chine et par le gouvernement de Taïwan, comme une province de la république de Chine, selon les dispositions de sa Constitution d’avant 1949.

 

Une réforme agraire réussie puis un développement économique rapide et soutenu pendant la deuxième moitié du xxe siècle ont transformé Taïwan, un des quatre dragons asiatiques, en un pays industrialisé développé jouissant d’un niveau de vie équivalent à celui du Japon ou de l’Union européenne. Cette ascension économique est souvent appelée le miracle taïwanais. Ses industries de haute technicité jouent un rôle essentiel dans l’économie mondiale. Les entreprises taïwanaises fournissent une bonne partie des produits électroniques du monde, mais la grande majorité de ceux-ci sont fabriqués dans leurs usines en république populaire de Chine et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

 

Ce développement économique s’est réalisé en parallèle à une démocratisation de la vie politique locale, après plus de quarante années passées sous un régime autoritaire. Lee Teng-Hui est le premier Président élu au suffrage universel direct en 1996. Son successeur sera Chen Shui-Bian (Parti Démocrate Progressiste) qui remportera les élections présidentielles de 2000 et de 2004. Ma Ying-Jeou (Kuomintang) sera quant à lui élu président en 2008 et réélu en 2012.

 

L’indépendantiste Tsai Ing-wen remporte l’élection présidentielle de janvier 2016 avec 56 % des voix contre 31 % pour Eric Chu, le candidat du parti jusqu’ici au pouvoir, le Kuomintang (KMT). Tsai Ing-Wen devient ainsi la première femme à la tête de l’État. Le Minjindang (Parti Démocrate Progressiste) dont elle est issue remporte de son côté 68 des 113 sièges du parlement, lui offrant ainsi une majorité parlementaire solide.(…)

 

fr.wikipedia.org/ 03/01/2019

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ta%C3%AFwan

 

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8 – Politique d’une seule Chine

 

La politique d’une seule Chine ou principe d’une seule est une position politique de la république populaire de Chine selon laquelle la Chine est Une et unie. Selon ce principe, Hong Kong, Macao, Taïwan, le Tibet, et Xinjiang feraient partie de cette Chine unifiée. La Chine refuse les échanges diplomatiques et commerciaux avec les pays opposés au principe d’une seule Chine. La plupart des pays de la communauté internationale ainsi que des organisations internationales (ONU…) soutiennent cette politique.

 

_ Position de la République populaire de Chine

La république populaire de Chine a posé le principe d’une seule Chine et demande à tout pays qui veut entretenir des relations diplomatiques et économiques avec elle de cautionner activement ce principe.

 

_ Position de la République de Chine (Taïwan)

Si depuis la prise de pouvoir du parti communiste chinois en 1949, le Kuomintang (parti nationaliste chinois) de la République de Chine s’est vu de facto réduit à gouverner sur l’ile de Taïwan, il a conservé Nankin comme capitale administrative officielle et partage avec le PCC la vision d’une seule Chine, ne divergeant que sur qui la gouverne.

 

Durant une courte période (2000 à 2008), le Minjindang (Parti démocrate progressiste PDD, parti indépendantiste) a eu le pouvoir sur la république de Chine et a voulu renommer la république de Chine en république de Taïwan, par un référendum en 2008. Suite aux élections présidentielle et législatives et à l’alternance politique qui s’en est suivie, le parti du Kuomintang, a repris le pouvoir sur l’île en 2008, puis l’a conservé en 2012. Il enclencha une politique de rapprochement entre les deux rives du détroit de Formose. Le Kuomintang a pour position « le principe d’une Chine, qui est la république de Chine », et établit les relations avec Pékin dans le cadre du consensus de 1992 : « Une Chine mais des différentes interprétations ».

 

Des accords d’ouverture entre les deux gouvernements ont été signés, le tourisme a été facilité et des liaisons quotidiennes ont été établies grâce à de nombreuses lignes aériennes et maritimes. Des accords de libre échange ont également été mis en place. Conformément à la Constitution de la république de Chine, est toujours revendiquée la souveraineté sur les territoires de la Chine Continentale, de Macao et de Hong Kong.

 

_ Position des autres pays du monde

  • Un soutien massif

La plupart des pays (environ 160), ONU et l’Union européenne soutiennent la politique d’une seule Chine à condition que la réunification soit faite[réf. nécessaire], si possible, de façon pacifique. Sans ce soutien, la Chine n’autorise aucune relation commerciale ou diplomatique.

Quelques réserves parmi les pays « adhérant » au principe d’une seule Chine

USA : Condoleezza Rice a émis des réserves quant à la politique d’une seule Chine. La loi antisécession a été jugée « regrettable ».

 

fr.wikipedia.org/ 03/01/2019

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_d%27une_seule_Chine

 

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9 – Les relations sino-taiwanaises : Pourquoi Taiwan est-il si important pour la Chine ?

 

  1. La position chinoise sur la question de l’unification et de l’indépendance
  2. « Une seule Chine » et «un Etat, deux systèmes »

 

Pour les autorités chinoises la question de la réunification de la patrie est un enjeu majeur, qualifié « d’intérêt fondamental de la nation chinoise »,[xv] ce que confirme une décision prise par le 15ème Comité central du Parti communiste chinois en 1995, affirmant que « la réunification de la patrie est une des trois grandes tâches à accomplir par le peuple chinois au 21ème siècle […] il serait impossible […] de demeurer en suspens sans délai. »[xvi] Dans un tel contexte, la politique chinoise se concrétise par les concepts « d’une seule Chine » et « d’un Etat, deux systèmes » mis en application dès 1979 par Deng Xiaoping.

 

Ces principes fondateurs s’opposent formellement à l’indépendance et proposent le retour de l’île à la Chine continentale par le biais de la négociation et son intégration au système socialiste, tout en lui assurant la conservation de son système capitaliste et une grande autonomie. Ils sont aujourd’hui toujours valables et les autorités font régulièrement preuve de leur volonté de négocier avec Taiwan. Une déclaration du Bureau des Affaires de Taiwan du Parti communiste chinois (PCC) et du Conseil des Affaires d’Etat de mai 2005 stipule ainsi que « […] tout problème peut être discuté sur la base du principe d’une seule Chine.

 

Pourvu que les autorités de Taiwan s’engagent clairement à ne pas soutenir la « Thèse de deux Etats » […] Toute séparation de la patrie […], ainsi que la voie de l’indépendance de Taiwan, sont toutes des impasses, qui ne sont pas tolérées par le peuple chinois dans l’ensemble du pays y compris les compatriotes de Taiwan »[xvii].

 

Pour autant, et malgré cette volonté de négociation, il apparaît clairement que ces principes sont non négociables et s’appliquent à tous les intervenants du conflit, y compris les Etats-Unis, invités à marquer clairement leur opposition à l’indépendance de l’île et à observer fidèlement les engagements pris. Dès lors, toute initiative favorisant ou allant dans le sens de la position taiwanaise de relations « d’Etat à Etat » est un casus belli autorisant la Chine à prendre toutes les mesures possibles, y compris le recours à la force autorisé par la loi anti-sécession du 24 mars 2005.[xviii] Cette possibilité laisse clairement planer le doute sur les intentions pacifiques chinoises et fut d’ailleurs fermement condamnée autant par les Etats-Unis que par l’Union européenne, fortement attachés à une solution pacifique, que par Taiwan elle-même qui y voit les prémisses à une solution militaire à plus ou moins long terme.

 

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  1. Une justification historique et juridique

Pour les autorités chinoises, l’île de Taiwan est une possession de la Chine continentale et son rattachement au continent est une évidence prouvée par l’histoire, au point de nier jusqu’à la séparation de fait, comme l’exprime le gouvernement lorsqu’il affirme que « le territoire et la souveraineté ne sont pas séparés, et les deux rives du détroit ne constituent pas deux Etats »[xix] ou, comme l’indique le Livre blanc de la défense de 2004 qui stipule que « Selon les faits et les lois concernant Taiwan, il est prouvé que cette île fait partie intégrante du territoire chinois »[xx], preuve s’il en est qu’elle lui fut rendue à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. Cette continuité du territoire a pour mérite de placer le différend opposant la RPC et Taiwan dans le cadre des affaires intérieures chinoises[xxi], argument qui autorise les autorités continentales à interdire à quiconque d’intervenir sur la question et qui pourrait à lui seul valider les prétentions de la RPC.

 

En plus de cet argumentaire « historique », les autorités usent de l’argument juridique pour justifier leurs prétentions. En effet, elles s’appuient sur de nombreux traités et accords, et tout particulièrement sur la dénonciation de l’ensemble des traités, accords et contrats relatifs aux relations sino-japonaises, dont le traité de Shimonoseki, contenu dans la Déclaration de guerre de la Chine au Japon. Cette position, qui fait état de la souveraineté chinoise sur Taiwan, fut entérinée par les déclarations du Caire et de Postdam.[xxii] Enfin, la RPC s’appuie sur le fait que le gouvernement populaire central de la République populaire de Chine devient « l’unique gouvernement légal de la Chine et l’unique représentant légal de la Chine sur la scène internationale »[xxiii] et que « les autorités du Guomindang sont privées de tout fondement juridique et factuel susceptible de représenter le peuple chinois ».[xxiv] Enfin, elles stipulent que les Etats-Unis « reconnaissent le gouvernement de la République populaire de Chine comme l’unique gouvernement légal de Chine » et « reconnaissent […] qu’il n’y a qu’une Chine, et que Taiwan fait partie intégrante de la Chine.»[xxv]

 

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L’argument ainsi présenté semble en effet inattaquable, mais il pose la question de la représentativité d’un gouvernement issu d’une guerre civile. C’est sans doute cette volonté de ne donner raison à aucune des parties qui conduisit les nations à ne pas fixer le statut de l’île de jure. Quoi qu’il en soit, son appartenance ainsi prouvée, la résolution de la question taiwanaise est simple puisque la Chine est dans son bon droit, même si elle venait à utiliser la force.

 

Par le chef de bataillon Seven de Kerros/ (France, Terre, CID, 13e promotion)

www.diploweb.com/ 03/01/2019

 

https://www.diploweb.com/forum/chine07024.htm

 

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