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DEFENSE ET SECURITE/ LEADERSHIP : intimidations, confrontations et guerres (nouvelles armes, nouveaux missiles, drones et avions avancés, nucléaire militaire, armement et désarmement sélectif…)

 

« USA/Japon/Corée : exercices conjoints de détection de missiles : La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon ont entamé aujourd’hui deux jours d’exercices de détection et de suivi de missiles pour se préparer à d’éventuels tirs nord-coréens, a annoncé l’armée sud-coréenne. Ces manœuvres militaires se déroulent au large des côtes de la Corée du Sud et du Japon, précise-t-elle dans un communiqué.

Les armées des trois pays mènent de tels exercices de manière régulière depuis que la décision a été prise l’an dernier par Washington et Séoul. La Corée du Nord voit d’un très mauvais œil les manœuvres militaires conjointes à ses frontières et a souvent utilisé ce prétexte pour effectuer des tirs d’essai de missiles. »

 

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1 – La Corée du Nord s’invite dans le «club des très gros missiles»

 

Les premières analyses d’experts en balistique sur le tir du Hwasong-15, mercredi, révèlent que Pyongyang a franchi un palier important avec un engin doté «de capacités considérables». L’unanimisme est de mise. Même chez certains experts habituellement sceptiques sur les réelles capacités balistiques de la Corée du Nord. Après le tir, mercredi, d’un nouveau missile intercontinental (ICBM), presque tous s’accordent à dire que le régime de Pyongyang a franchi une étape importante dans la maîtrise des lancements.

 

Et aujourd’hui, de nombreux éléments concordent pour dire que les Nord-Coréens peuvent frapper l’ensemble du territoire américain, comme ils l’ont proclamé dès mercredi. «C’est un très gros missile, a commenté sur Twitter Michael Duitsman, chercheur associé au Centre d’études pour la non-prolifération, en Californie. Et je ne dis pas « gros pour la Corée du Nord ». Seule une poignée de pays peut produire des missiles de cette taille et la Corée du Nord vient juste de rejoindre le club.»

 

Jeudi, le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, a évoqué avec inquiétude un «ICBM d’un nouveau genre avec des capacités considérables». Le même jour, le régime de Kim Jong-un a diffusé des photos et une vidéo qui permettent d’en savoir un peu plus sur le Hwasong-15 tiré mercredi. Comme l’écrit Michael Elleman de l’Institut international pour les études stratégiques sur le site d’expertise 38 North, cet engin «n’est pas une version modifiée du Hwasong-14» que la Corée du nord a testé les 4 et 28 juillet. «Le Hwasong-15 est suffisamment grand et puissant pour transporter des leurres simples ou d’autres contre-mesures conçues pour défier le système national de défense antimissile», poursuit Elleman, en précisant que d’autres tests seront «nécessaires pour valider la performance et la fiabilité du Hwasong-15».

 

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_ Rentrée dans l’atmosphère

Les experts avancent que deux ou trois vols supplémentaires suffiraient si la Corée du Nord n’est pas trop exigeante sur le niveau de confiance dans la fiabilité de l’engin. Les Nord-Coréens pourraient vite se livrer à un nouvel essai. En juillet, en moins de quatre semaines, ils avaient procédé à deux tirs de Hwasong-14. Ils devront notamment s’assurer que le missile parvient à rentrer dans l’atmosphère et que l’ogive armée résiste alors à des températures de plusieurs milliers de degrés. Ils chercheront à également à mieux maîtriser le système de guidage, même si le Hwasong-15 dispose d’un «nouveau mécanisme de direction plus efficace et plus simple que les méthodes utilisées dans les autres missiles nord-coréens», note Elleman.

 

«Considérablement plus grand que le Hwasong-14», le Hwasong-15 pourrait expédier une «arme nucléaire de taille moyenne dans n’importe quelle ville du territoire américain», poursuit Michael Elleman. Constitué de deux étages, le nouvel ICBM nord-coréen serait capable d’effectuer une «poussée totale générée au décollage d’environ 80 tonnes», suffisante pour faire décoller une masse totale évaluée entre «40 et 50 tonnes».

 

Probablement alimenté par du carburant liquide, le premier est propulsé par deux moteurs qui «partagent les mêmes caractéristiques externes que celles du moteur utilisé par le Hwasong-14». Michael Elleman, qui a également travaillé sur les programmes balistiques iraniens, reconnaît ne pas avoir beaucoup d’informations sur le second étage du Hwasong-15. Simplement, au vu de la taille de cette deuxième partie, il estime qu’elle pourrait contenir «50% de combustible en plus par rapport au Hwasong-14».

 

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_ Une charge explosive de 1 000 kilos

Sur la base des dernières images et vidéos, Michael Elleman, mais également son collègue du CNS David Schmerler sur CNN, avancent que le système de propulsion et de motorisation a connu de grands progrès. «Dorénavant, il semble que le Hwasong-15 peut acheminer une charge 1 000 kilos vers n’importe quelle partie du territoire américain. Selon toute probabilité, la Corée du Nord a développé une ogive nucléaire qui pèse moins de 700 kilos, sinon beaucoup moins.» La miniaturisation de l’ogive nucléaire est le grand défi que les experts nord-coréens doivent relever. Ils travaillent dans cette direction depuis plusieurs années. Mais si le Hwasong-15 passe ses crash-tests en étant capable de faire décoller une masse importante, ce chantier de la miniaturisation deviendra secondaire.

 

La Corée du Nord pourra perfectionner son Hwasong-15 et démontrer, de manière éclatante, qu’elle a fait des progrès fulgurants, déjouant tous les prévisions des experts et des diplomates. Il y a moins d’un an, début janvier, Kim Jong-un annonçait que son régime était aux «dernières étapes avant le lancement test d’un missile balistique intercontinental». En pleine nuit, Trump dégainait un tweet : «Cela n’arrivera pas.» Depuis, le leader nord-coréen a procédé à trois essais d’ICBM, alignant à chaque fois des engins plus puissants, volants plus haut et plus loin. Kim Jong-un a multiplié les tests et largement tenu promesse. Trump a multiplié tweets et menaces comme gages de sa politique nord-coréenne.

 

Par Arnaud Vaulerin / 1 décembre 2017

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/12/01/la-coree-du-nord-s-invite-dans-le-club-des-tres-gros-missiles_1613866

 

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 2 – En Corée du Nord, le tir le plus long

 

Malgré les défis techniques, le régime de Kim Jong-un a réalisé son plus puissant tir de missile balistique intercontinental, un tir capable de frapper tout le territoire américain. Plus haut et potentiellement plus loin. Après une pause de deux mois et demi, la Corée du Nord a effectué au milieu de la nuit de mardi à mercredi ce qui semble être son plus puissant tir de missile balistique intercontinental (ICBM). Mis à feu à 2h48 (heure de Pyongyang) depuis la province de Pyongan du Sud (centre ouest du pays), il a parcouru une distance de 950 kilomètres et atteint 4 475 kilomètres en altitude avant de s’abîmer en mer du Japon, comme lors de précédents tests.

 

Après des essais en trajectoire normale, tendue, similaires à une attaque réelle, le régime nord-coréen s’est livré à nouveau à un vol en cloche, très vertical. Ce genre de tir a un premier mérite diplomatique : il devrait ne pas trop provoquer les voisins qui redoutent d’être survolés par un engin, comme le Japon en a fait l’expérience à deux reprises depuis la fin août. Il permet également de perfectionner la technique de rentrée des missiles dans l’atmosphère, le grand défi que la Corée du Nord doit relever comme l’expliquait à Libération l’expert sud-coréen Chang Young-keun en septembre. Quand les engins rentrent dans l’atmosphère, ils doivent résister à des températures avoisinant les 8 000 °C., surtout sur la partie supérieure, le nez de la fusée, proche de l’ogive.

 

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_ «Victoire sans prix»

Ce vol de 53 minutes pourrait avoir été lancé au milieu de la nuit pour éviter d’être vite détecté et potentiellement abattu par une frappe américaine affirmaient mercredi matin des sources militaires sud-coréennes. Il a été l’occasion de tester un «nouveau type d’ICBM» à en croire l’agence officielle nord-coréenne KCNA. «Le système d’armement Hwasong-15 est une fusée balistique intercontinentale équipée d’une très lourde ogive capable de frapper l’ensemble du territoire des Etats-Unis. Ce système présente de nombreux avantages dans ses spécificités tactiques et technologiques ainsi que ses caractéristiques technologiques par rapport au Hwasong-14», assure KCNA qui a salué une «victoire sans prix» et la «grande cause historique de l’achèvement d’une force nucléaire d’état».

 

Selon les premiers calculs, ce Hwasong-15 «aurait une portée de plus de 13 000 kilomètres», avançait dès hier soir sur son blog David Wright, l’expert en balistique et en sécurité de l’organisation Union of concerned scientists. Le scientifique s’interrogeait par ailleurs sur les réelles capacités de ce missile à emporter une lourde ogive. Les Nord-Coréens travaillent à une miniaturisation des charges nucléaires. Les experts en armement se demandent si le régime de Kim Jong-un est parvenu à fabriquer des bombes puissantes de 400 à 500 kilogrammes. Les essais nucléaires, dont le sixième et le plus puissant à ce jour, a eu lieu le 3 septembre visent en partie cet objectif.

 

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_ Perfectionnement

Le 4 juillet, jour anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis, Pyongyang avait tiré un Hwasong-14 qui avait parcouru 930 kilomètres pendant 37 minutes avant de s’écraser dans les eaux de la zone économique exclusive du Japon. Vingt-quatre jours plus tard, une nouvelle fusée avait volé pendant 47 minutes en suivant également une trajectoire en cloche, atteignant alors une altitude record de 3 724 kilomètres. Ces performances ont été éclipsées par le tir de ce matin.

 

L’essai démontre que le Nord progresse vite dans le perfectionnement de son programme balistique. Malgré les menaces de Donald Trump, qui depuis son investiture à la présidence des Etats-Unis a indiqué que la Corée du Nord ne se doterait pas d’un ICBM, Kim Jong-un aligne les tirs réussis. Le vote d’un nouveau régime de sanctions, y compris celles beaucoup plus contraignantes mises en place l’année dernière, semble avoir conduit le régime à accélérer ses tests tous azimuts : nucléaire, balistique, sous-marin. Désormais, pour parachever sa maîtrise des missiles, Kim Jong-un pourrait être tenté de s’essayer à un lancement de missile ICBM selon une trajectoire normale, notamment depuis le site de Dongchan-ri, dans l’ouest du pays. Jusqu’à présent, il n’a jamais été stoppé dans ses projets.

 

Par Arnaud Vaulerin/ 29 novembre 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/11/29/en-coree-du-nord-le-tir-le-plus-long_1613284

 

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3 – Intelligence artificielle : le leadership américain en question

 

« Celui qui deviendra leader en ce domaine sera le maître du monde », déclarait Vladimir Poutine à propos de l’intelligence artificielle (IA), le 1er septembre dernier. La formule a fait grand bruit aux États-Unis, où l’on observe avec crainte le développement spectaculaire de l’IA, non seulement en Russie, mais surtout en Chine. Sur Twitter, Elon Musk, PDG de Space-X, n’a pas tardé à réagir à la sentence russe : « Chine, Russie, bientôt de futures puissances informatiques. La lutte entre nations pour la supériorité en IA causera probablement la Troisième Guerre mondiale. » Le milliardaire américain a très tôt fait part de ses inquiétudes quant à l’utilisation militaire de l’IA. Dès 2015, il a d’ailleurs fondé OpenAI, un centre de recherche sur l’IA, dans le but de développer l’intelligence artificielle « au bénéfice de l’humanité ».

 

Il s’avère cependant qu’une large part des investissements liés à l’IA dans le monde sont à visée militaire. En juillet 2017, le fabricant d’armes Kalachnikov annonçait ainsi le développement de Soratnik, une arme autonome utilisant un réseau de neurones, capable de détecter une cible et d’agir sans contrôle humain, en « choisissant » d’éliminer ladite cible ou non. Ce petit char blindé serait susceptible d’accueillir un arsenal complet : mitrailleuses, canon, missiles anti-aériens… Depuis 2015, un engin autonome est déjà utilisé par les Russes en Syrie : le Platform-M, un robot autonome de reconnaissance et de déminage.

 

_ Inquiétudes américaines
Le développement exponentiel de l’IA militaire inquiète particulièrement le gouvernement américain, qui craint qu’à terme le leadership de ses forces armées ne soit menacé. Le 1er novembre 2017, Eric Schmidt, président exécutif d’Alphabet (société mère de Google) et directeur du Defense Innovation Advisory Board du Département de la Défense américaine, mettait en exergue le risque, pour les Etats-Unis, de perdre la première place dans le domaine de l’IA.

 

Pour l’ancien PDG de Google, « l’intelligence artificielle est la nouvelle frontière »[1], autrement dit, le nouvel espace sur lequel les États-Unis doivent imposer leur suprématie. En reprenant à son compte la théorie de l’historien américain Frederick Jackson Turner (1893)[2], qui faisait de la « frontière » un élément central de l’identité américaine, au moment où s’achevait la conquête de l’Ouest, il sous-entend que, si les États-Unis ne se rendent pas maîtres et possesseurs de ce nouvel espace de conquête, leur identité et leur supériorité seront menacées.

 

_ Les pesanteurs bureaucratiques
Eric Schmidt exhorte, par conséquent, le Département de la Défense à investir massivement dans ce champ de recherche pour rattraper son retard. Et pour cause, les cadres de l’armée américaine sont fortement attachés à la surveillance humaine et ont largement délaissé les recherches en IA. Le problème, explique Schmidt, en matière d’intelligence artificielle, c’est que cinq, dix, voire trente années s’écoulent entre le lancement du projet et le moment où il est effectivement achevé et opérationnel. Il y a donc urgence.

 

Selon toute vraisemblance, le Département de la Défense ne peut pas mettre en place, seul, un tel programme de recherche-développement, encore moins dans un délai raisonnable. Dès lors, la meilleure solution, pour le gouvernement, serait de s’appuyer sur les firmes innovantes du secteur privé. Une autre difficulté se présente alors : en temps de paix ou, du moins, de menace limitée, rien n’incite la bureaucratie ministérielle à s’adapter rapidement et à faire évoluer ses méthodes de travail : « Les principaux membres du Département comprennent cette nécessité [de faire appel à des entreprises privées pour développer l’IA]. Le problème, c’est que chacun, individuellement, peut comprendre quelque chose, mais ils ne peuvent agir collectivement. Vous devez leur trouver des moyens, pour qu’ils trouvent des ressources, etc. Si nous étions en guerre contre un adversaire majeur, je suis certain que les règles seraient différentes. Pour lors, les procédures de planification prennent trop de temps. »

 

 _ La montée en puissance chinoise
Pendant ce temps, les Chinois mènent un programme colossal de développement de l’IA[3] dans le domaine commercial et militaire avec, en figure de proue, le géant du numérique chinois, Baidu. Leur objectif est de rattraper les États-Unis dès 2020, de les dépasser en 2025 et, enfin, d’imposer la Chine comme le leader mondial de l’industrie de l’IA, à l’horizon 2030. De fait, ils sont sur la bonne voie et bénéficient, de surcroît, d’importants transferts technologiques en provenance des États-Unis. En janvier 2017, l’ancien vice-président de Microsoft, Qi Lu, a d’ailleurs été nommé directeur opérationnel de Baidu, en charge du développement du programme IA.

 

Si les États-Unis veulent garder le leadership en la matière et leur place de première puissance militaire mondiale, leurs efforts devront nécessairement se concentrer sur la recherche en IA. À mesure que se multiplient de nouveaux espaces à forts enjeux sécuritaires et stratégiques, hostiles à l’homme (espace extra-atmosphérique, milieux sous-marins, cyberespace…), l’intelligence artificielle devient une ressource militaire incontournable.

 

Face aux avancées technologiques chinoises, c’est davantage la capacité des États-Unis à demeurer un modèle politique et axiologique qui est mise en question : « N’étions-nous pas, naguère, ceux qui allaient exploiter toute cette technologie pour améliorer l’exceptionnalisme américain ? », demande Eric Schmidt aux représentants du Département de la Défense, comme pour mieux souligner que le lien qui unit le sentiment de « supériorité morale et politique » des Américains et leur avance technologique est sur le point d’être rompu.

 

Tribune/ 10 novembre 2017/ Par Charles Thibout

 

http://www.iris-france.org/102314-intelligence-artificielle-le-leadership-americain-en-question/

 

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4 – Une possible cause de Troisième guerre mondiale avancée par Elon Musk

 

Si le Président russe voit dans l’intelligence artificielle l’avenir du monde et dans celui qui deviendra le leader dans ce domaine le «maître du monde», le PDG de SpaceX Elon Musk estime que la suprématie en la matière pourrait plutôt s’avérer une raison de conflit d’ampleur.

 

Commentant les propos de Vladimir Poutine sur l’intelligence artificielle, le PDG de SpaceX, le milliardaire Elon Musk, a mis en garde contre une menace sérieuse liée au développement de ce domaine : «La Chine, la Russie, bientôt tous les pays seront forts en sciences informatiques. La concurrence pour la suprématie dans la sphère à l’échelle nationale peut être une cause de déclenchement de Troisième guerre mondiale», a écrit Musk sur son compte Twitter.

 

Auparavant, le dirigeant russe Vladimir Poutine avait affirmé que le développement de l’intelligence artificielle déterminerait non seulement l’avenir de la Russie, mais aussi l’avenir du monde entier. Celui qui occupera la première place dans ce domaine obtiendra le statut de «maître du monde». En cela, M.Poutine a souligné qu’il n’était pas souhaitable que ce pouvoir soit concentré entre les mains d’une seule personne. «Si nous sommes les leaders dans ce domaine, nous partagerons ces technologies avec le monde entier, comme nous partageons aujourd’hui les technologies atomiques, les technologies nucléaires», a-t-il ajouté.

 

INTERNATIONAL/ 04.09.2017/ Mis à jour 15:20 08.09.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201709041032910209-elon-musk-cause-troisieme-guerre-mondiale/

 

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5 – Poutine dévoile le futur maître du monde

 

Vladimir Poutine est persuadé que le développement de l’intelligence artificielle déterminera non seulement l’avenir de la Russie, mais bien l’avenir du monde entier. Celui qui occupera la première place dans ce domaine obtiendra le leadership mondial, estime le Président russe. Le jour de la rentrée, les écoliers russes de différentes régions du pays ont pu communiquer avec le Président via une conférence vidéo et partager avec lui leurs hypothèses sur les orientations professionnelles les plus prometteuses en Russie. Pourtant, selon Vladimir Poutine, l’avenir du monde est avant tout lié au développement de l’intelligence artificielle.

 

«L’intelligence artificielle représente l’avenir non seulement de la Russie, mais de toute l’humanité. En ce domaine, il y a des opportunités colossales et des menaces qui sont difficiles à prévenir aujourd’hui. Celui qui deviendra le leader dans ce domaine sera le maître du monde. Et il n’est pas souhaitable que ce pouvoir soit concentré entre les mains d’une seule personne. Donc, si nous sommes les leaders dans ce domaine, nous partagerons ces technologies avec le monde entier, comme nous partageons aujourd’hui les technologies atomiques, les technologies nucléaires», a déclaré Vladimir Poutine.

 

Le Président a précisé qu’il était nécessaire d’œuvrer sur cette question dès aujourd’hui, de sorte que la Russie ne se retrouve pas «en queue de peloton». Vladimir Poutine a également indiqué que la sphère des sciences cognitives représentait aussi un domaine prometteur. «Elles sont en partie une combinaison de capacités différentes. Ce sont les capacités du cerveau, les capacités d’utiliser les mouvements oculaires pour contrôler différents systèmes, les possibilités d’analyser comment une personne doit se comporter dans une situation extrême, y compris dans l’espace. Elles sont de manière générale illimitées, il n’y a pas d’horizon», a déclaré le Président. Néanmoins, le chef de l’État russe a estimé qu’«en agissant en solidarité, nous pourrions obtenir l’effet souhaité».

 

RUSSIE/ 01.09.2017/ Mis à jour 05.09.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/russie/201709011032872303-poutine-futur-maitre-du-monde/

 

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6 – La marine russe reçoit le sous-marin le plus puissant de son histoire

 

La visite du président russe Vladimir Poutine dans l’Arctique a coïncidé avec la mise à l’eau dans cette région du dernier sous-marin nucléaire russe du Projet 885 Iassen, le 30 mars dernier. Les militaires expliquent que ce sous-marin est équipé de tous les derniers missiles russes pour navires et qu’il est capable à assurer des missions de combat dans tous les océans du monde.

 

Ce jour-là le sous-marin nucléaire Kazan, deuxième navire du Projet 885 Iassen, a lentement quitté l’atelier 53 de l’usine Sevmash à Severodvinsk (1 260 km au nord de Moscou), le plus grand bâtiment d’Europe qui accueille quatre sous-marins nucléaires à la fois. De la sorte, la Russie s’est dotée d’un deuxième navire de pointe dans la série des sous-marins d’attaque polyvalents comportant la lettre  « M » (pour « modernisé ») dans son appellation. Les navires du Projet 885 sont la dernière nouveauté de la construction russe de sous-marins – les plus secrets, les plus furtifs et les plus puissants de la marine russe. Pour leurs capacités de combat, ils sont souvent comparés aux sous-marins américains de classe SeaWolf, que les Etats-Unis ont renoncé à construire pour des raisons financières, et Virginia.

 

 « Le Kazan est un jouet qui coûte aussi cher que les navires américains. Un seul de ces croiseurs stratégiques coûte 200 milliards de roubles (3,3 milliards d’euros) », nous indique Vadim Koziouline, professeur de l’Académie des sciences militaires. Il souligne qu’aucun des systèmes, composants ou mécanismes du sous-marin Kazan n’a jamais été utilisé auparavant nulle part ailleurs. Ainsi, dans le but d’optimiser le budget et sous l’effet des sanctions, Moscou pourrait réduire le nombre de sous-marins de ce type qu’il achètera.

 

« Au total, la flotte russe doit recevoir huit sous-marins de type Iassen dans le cadre du programme d’armement de l’armée jusqu’en 2020. Cependant, en raison de la crise économique et de la réduction du budget, l’achat des deux derniers navires pourrait être reporté ou complètement abandonné »,  ajoute Koziouline.

 

_ Le nouveau sous-marin

Le projet 885 est la quintessence de tout ce que la défense russe a atteint en plus de 50 ans de développement de construction de sous-marins. Il utilise un système mixte de construction, avec une coque légère qui ne recouvre qu’une partie de la solide carcasse à la proue du sous-marin pour réduire le bruit. Pour la première fois dans la construction navale russe, les lance-torpilles ne sont pas situés à l’avant du navire, mais derrière la section du poste central, ce qui a permis d’installer l’antenne du nouveau complexe hydroacoustique en proue. Huit lanceurs verticaux sont utilisés pour les missiles. La coque du navire est faite en acier très résistant faiblement magnétique.

 

Ainsi, il est capable de descendre à 600 mètres et plus (les sous-marins normaux ne descendent pas en dessous de 300 mètres), ce qui le rend pratiquement impossible à atteindre pour tout type d’armes anti-sous-marines modernes. La vitesse maximale est de plus de 30 nœuds (60km/h). Le navire n’a qu’un réacteur (les autres navires de sa classe en ont deux).

 

_ L’armement

Dans la partie centrale de la coque, on trouve le compartiment des missiles avec huit silos de missiles universels. Ils peuvent accueillir des missiles antinavires opérationnels et tactiques Oniks (24 missiles, trois dans chaque silo). Le complexe d’attaque hypersonique Zircon est actuellement en construction sur la base de cette machine. Outre les missiles antinavires, les mêmes lanceurs universels peuvent accueillir des missiles de croisière longue portée Kalibr.

 

Ces machines ont pour la première fois démontré leurs capacités pendant la campagne syrienne. Les navires de la Flottille de la Caspienne et le sous-marin non-nucléaire de la Flotte de la mer Noire Rostov-sur-le-Don ont réalisé plusieurs tirs sur les positions des terroristes de Daech (organisation interdite en Russie). La portée de tir de ces missiles est de 2 500 km.

 

Le navire dispose également de six lance-torpilles de 650 et 533 mm qui permettent à l’équipage de tirer sur tout type de torpilles modernes, de procéder à des opérations de minage et même d’utiliser des drones sous-marins. « Le Kazan est capable d’assurer tout type de missions : lutter contre des groupes de porte-avions, chasser des sous-marins nucléaires stratégiques de l’ennemi ou encore procéder à des tirs massifs de missiles sur des cibles côtières », a indiqué àRBTH Ivan Konovalov, directeur du secteur politique militaire et économie à l’Institut russe de recherches stratégiques. 

 

SCIENCES & TECH/ AVR. 04, 2017/ DMITRI LITOVKINE

 

https://fr.rbth.com/defense/2017/04/04/la-marine-russe-recoit-le-sous-marin-le-plus-puissant-de-son-histoire_734277

 

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7 – Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie : « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

 

La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d’un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l’armée américaine à l’attention de la Russie.

 

Endgame (fin de partie). Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d’État-Major de l’Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu’aurait fait un ambassadeur russe que je n’ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s’en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

 

Aujourd’hui, « Nous n’avons jamais été aussi proche d’une 3ème guerre mondiale », c’est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l’année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l’obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertu des traités de l’OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l’impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l’odeur du souffre?

 

Mardi, le Chef d’État-Major de l’armée américaine a émis un avertissement sévère à l’encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l’armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol. « La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n’avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies », a déclaré le général Mark Milley, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington, DC.

 

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal … l’armée des États-Unis – en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet « Les commentaires de Milley viennent au cours d’une année électorale où les électeurs vont décider d’un nouveau président et d’un commandant en chef et une période d’augmentation de l’activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

 

L’armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d’une décennie d’opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

 

« Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d’autres pays comme la Russie, l’Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié » a-t-il dit. « Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd’hui pour éviter nos forces dans l’espoir de nous vaincre à un certain moment dans l’avenir. « Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental » et que « la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner. »

 

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera « hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. » « Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment, » a-t-il dit. « Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort. »

 

Malgré les défis, Milley a déclaré que l’Armée de Terre s’adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux. « C’est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l’emporter. Ce sera difficile ? Oui, mais impossible ? Absolument pas » a déclaré Milley. « Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons … conserver la capacité de nous déployer rapidement, » a-t-il dit, « et nous allons détruire tout ennemi ou qu’il se trouve et en tout temps. »

 

07 octobre 2016/ Réseau International

 

http://reseauinternational.net/le-chef-detat-major-de-larmee-americaine-menace-violemment-la-russie-nous-allons-vous-stopper-et-nous-allons-vous-battre-plus-durement-que-vous-ne-lavez-jamais-ete-auparavant/

 

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8 – Exercices sino-russes près de la Corée du Nord

 

La Chine et la Russie ont entamé aujourd’hui des manoeuvres militaires conjointes dans des eaux situées non loin de la Corée du Nord, quelques jours après de nouveaux essais nucléaire et balistiques de Pyongyang. La marine chinoise est arrivée le même jour à Vladivostok, grande cité portuaire russe située près de la frontière nord-coréenne, a indiqué le ministère chinois de la Défense dans un communiqué. Les exercices militaires se déroulent entre la ville côtière et des eaux situées plus au nord, selon la même source.

 

Ces manoeuvres interviennent moins d’un mois après le 6e essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord (3 septembre) et ses deux tirs de missiles balistiques au-dessus du Japon (29 août et 15 septembre). Le régime nord-coréen justifie ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des Etats-Unis. La Chine est la plus proche alliée diplomatique et économique de la Corée du Nord. Mais elle a voté la semaine dernière avec le reste du Conseil de sécurité de l’ONU un huitième train de sanctions économiques contre Pyongyang.

 

La Russie soutient la proposition chinoise d’un « double moratoire »: un gel des tests atomiques et de missiles de la Corée du Nord, en échange d’une suspension des exercices militaires conjoints des Etats-Unis et de la Corée du Sud, que Pékin accuse d’exacerber les tensions régionales. L’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a rejeté cette offre, estimant que « seules les mesures les plus fortes possibles nous permettront de résoudre ce problème par la diplomatie ». Les armées chinoise et russe mènent régulièrement des exercices militaires conjoints. Les derniers se sont déroulés en juillet en mer Baltique.

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 18/09/2017/ Publié le 18/09/2017

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/18/97001-20170918FILWWW00128-exercices-sino-russes-pres-de-la-coree-du-nord.php

 

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9 – USA/Japon/Corée : exercices conjoints de détection de missiles

 

La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon ont entamé aujourd’hui deux jours d’exercices de détection et de suivi de missiles pour se préparer à d’éventuels tirs nord-coréens, a annoncé l’armée sud-coréenne. Ces manoeuvres militaires se déroulent au large des côtes de la Corée du Sud et du Japon, précise-t-elle dans un communiqué.

 

Les armées des trois pays mènent de tels exercices de manière régulière depuis que la décision a été prise l’an dernier par Washington et Séoul. La Corée du Nord voit d’un très mauvais oeil les manoeuvres militaires conjointes à ses frontières et a souvent utilisé ce prétexte pour effectuer des tirs d’essai de missiles.

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP / Mis à jour le 24/10/2017 / Publié le 24/10/2017

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/10/24/97001-20171024FILWWW00027-usajaponcoree-exercices-conjoints-de-detection-de-missiles.php

 

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10 – Les Etats-Unis et la Corée du Sud procèdent à leur plus important exercice militaire conjoint

 

L’exercice mobilise des dizaines de milliers de soldats et 230 avions. Pyongyang a immédiatement dénoncé une « provocation totale ». Des manœuvres militaires sous haute tension. La Corée du Sud et les Etats-Unis ont donné le coup d’envoi, lundi 4 décembre, à leur plus important exercice aérien conjoint à ce jour. Quelques jours après le tir d’un missile intercontinental par la Corée du Nord, ce dispositif militaire a été qualifié de « provocation totale »  par Pyongyang. L’exercice, baptisé Vigilant Ace, a commencé dans la matinée et doit durer cinq jours, selon l’armée de l’air sud-coréenne. Environ 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor, participent à cette manœuvre, ainsi que des dizaines de milliers de soldats.

 

_ La tension à son comble dans la région

Ce type de manœuvres ne manque jamais de susciter la colère de Pyongyang, qui les considère comme la répétition de l’invasion de son territoire. La Corée du Nord a dénoncé par avance cette opération, accusant l’administration de Donald Trump de « vouloir la guerre nucléaire à tout prix ». La semaine précédant cet exercice, Pyongyang a procédé à un tir d’essai de missile intercontinental qui, selon les analystes, aurait potentiellement pu atteindre le sol américain, que ce soit la côte ouest ou la côte est. Le régime de Kim Jong-un avait alors affirmé avoir rempli son objectif : devenir une puissance nucléaire. 

 

franceinfo avec AFPFrance/ Mis à jour le 04/12/2017/ Publié le 04/12/2017

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/les-etats-unis-et-la-coree-du-sud-procedent-a-leur-plus-important-exercice-militaire-conjoint_2497923.html

 

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11 – USA : nouveau test réussi d’interception d’un missile

 

Les États-Unis ont testé avec succès dimanche l’interception d’un missile balistique à portée intermédiaire, dans un contexte de crise avec la Corée du nord, a indiqué l’armée américaine. Le missile a été lancé d’un avion cargo C17 au-dessus du pacifique et intercepté par le système Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) basé en Alaska, a précisé l’agence en charge de la lutte anti-missiles, la Missile defense agency (MDA), dans un communiqué. L’agence souligne son score parfait, s’agissant du 15ème test réussi sur 15.

 

Ce système avait commencé à être déployé en Corée du Sud pour mieux répondre à la menace nord-coréenne. Mais le nouveau pouvoir en place à Séoul a décidé de geler sa mise en place après une virulente campagne de la Chine, invoquant la nécessité d’une nouvelle évaluation de son impact environnemental. Samedi, vingt-quatre heures après un second lancement réussi d’un missile balistique intercontinental nord-coréen, le ministre sud-coréen de la Défense Song Young-Moo avait indiqué que le déploiement du bouclier anti-missile américain sera accéléré.

 

Le Thaad comprend six lanceurs dont deux ont déjà été installés à environ 300 km au sud de Séoul. Il n’est toutefois pas conçu pour intercepter un missile balistique intercontinental. L’armée américaine compte pour cela sur un autre système, GMD (Ground-based Midcourse Defense), installé en Alaska ainsi qu’en Californie.

 

Le Figaro.fr avec AFP/ Par  Le Figaro.fr avec AFP / Mis à jour le 30/07/2017/ Publié le 30/07/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/07/30/97001-20170730FILWWW00085-usa-nouveau-test-reussi-d-interception-d-un-missile.php

 

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12 – Guerre électronique : pourquoi les USA ont 15 ans de retard sur la Russie

 

Les médias occidentaux publient de plus en plus d’articles élogieux sur l’armement russe, et notamment les systèmes de guerre électronique dont l’armée russe possède plusieurs dizaines d’exemplaires. Vladimir Mikheev, conseiller du premier adjoint du directeur du groupe Technologies radioélectroniques, explique à la chaîne Zvezda pourquoi la Russie a besoin d’autant de systèmes de guerre électronique différents, pourquoi les Américains tentent de concevoir des systèmes similaires, et quelles sont les caractéristiques de l’avionique du Su-57. Selon la chaîne Zvezda.

 

 

_ Monsieur Mikheev, pourquoi les USA ne possèdent-ils pas de systèmes de guerre électronique modernes?

. Pendant longtemps, les Américains ont participé à des conflits d’échelle régionale où leurs principaux ennemis étaient des moudjahidines afghans, des militaires irakiens ou encore les troupes yougoslaves. Et nous savons que ce ne sont pas les premières armées du monde contrairement à la Russie, la Chine, Israël, l’Inde et le Pakistan — qui est alimenté par le marché chinois. L’armée turque est également très moderne, il ne faut pas l’ignorer.

 

_ Ces pays disposent des meilleures armes alors que les Américains, qui désignent au Congrès des pays du Tiers monde comme ennemis, ont mis de côté une partie de la modernisation liée à l’élaboration de systèmes de guerre électronique — pourquoi utiliser contre des moudjahidines des canons électroniques et des bombes à hyperfréquence quand on peut les éliminer simplement avec l’aviation ?

. En Union soviétique, nous disposions déjà de systèmes inertiels dans les commandes d’armement. Nous avons toujours considéré les premières armées du monde comme nos rivaux. Il ne faut pas oublier que la guerre électronique a commencé à l’époque de la guerre russo-japonaise. Nous savions toujours qu’utiliser un grand nombre d’avions pour commettre une attaque massive ne suffirait jamais. Pour combattre un ennemi électronique, il faut posséder les meilleurs systèmes électroniques. Nous avons travaillé sans relâche sur les systèmes de guerre électronique. Tandis qu’ils écrivaient MiG-21 dans leur cahier des charges, nous écrivions F-22, F-35, F-15.

Cependant, tout ce que nous inventions n’apparaissait pas toujours d’abord dans notre armée. Par exemple, ce sont les Allemands et les Américains qui se sont dotés des premiers radars, et contre eux nous avons mis au point des stations de brouillage et nos propres radars. Mais nous avons été les premiers à développer des systèmes de guerre électronique dans l’aviation, parce que les avions partent les premiers dans les opérations militaires actives. D’abord, l’armée impose sa domination dans les airs, puis au sol avec l’aide de l’aviation. La Syrie en est un parfait exemple.

 

 

 

_ Les USA développent-ils des systèmes de ce genre?

.. Aujourd’hui, les Américains tentent de rattraper leur retard. Les spécialistes américains ont entamé plusieurs travaux pour créer et moderniser les systèmes existants de guerre électronique. Des compagnies puissantes étaient présentes sur le marché américain mais sont parties en Europe, faute d’avoir été sollicitées. Aujourd’hui elles sont revenues aux USA pour développer des systèmes modernes. Les Américains ne pensaient pas avoir besoin de radars à antenne active pour la guerre électronique mais ils ont pris conscience du fait que la Russie et la Chine disposaient d’armes modernes, et ont repris le travail dans ce secteur. Ils construisent notamment un hélicoptère de guerre électronique à partir du S-61/SH-3 Sea King pour protéger les groupes navals. C’est pourquoi il ne faut pas camoufler un navire uniquement par les moyens navals.

 

Les Américains sont tout de même en retard parce qu’ils ont perdu environ 10-15 ans. Maintenant ils tentent de nous rattraper, ils injectent de l’argent dans la compagnie militaire Northrop Grumman Corporation qui travaille dans le domaine de l’électronique et des technologies informatiques. Alors que nous poursuivons le développement des secteurs traditionnels et en élaborons de nouveaux. Par exemple, nous concevons des systèmes radio-photoniques qui constitueront la base des futurs systèmes de guerre électronique et de défense électronique. Nous nous intéressons aux systèmes qui combattront l’aviation du futur.

 

 

 

_ L’avion PAK FA qui s’est fait attribuer récemment l’indice de série Su-57 est notre avion le plus moderne. L’aviation du futur est déjà devenue de facto l’aviation du présent. A quelle étape se trouve actuellement le développement de cet appareil?

.. Les essais de série du PAK FA — Su-27 se terminent actuellement, parallèlement au début de leur exploitation d’essai. Je pense que prochainement ces appareils se feront remarquer dans l’accomplissement de tâches concrètes. Parfois, il est impossible de remplir toutes les tâches avec un seul appareil. C’est pourquoi les avions sont liés entre eux et peuvent travailler en groupe. Par exemple, un avion a effectué la reconnaissance pour transmettre les informations, un autre l’a traité et a observé avec ses propres systèmes, et un troisième, volant probablement du côté complètement opposé, a tiré des missiles. Sachant qu’une fois tirés ces missiles peuvent être guidés, par exemple, par le premier avion.

 

Parallèlement à l’exploitation d’essai commencera la modernisation de ces avions. Les moteurs et les armements seront nouveaux. Car l’avion met du temps à être mis au point, alors que les missiles sont conçus plus vite. C’est pourquoi la liste des missiles sera complètement différente. Et l’introduction de nouveaux missiles entraîne la mise au point de certains systèmes internes.

 

Dans 4 à 5 ans l’avion sera construit non seulement avec de nouveaux moteurs, mais également avec une nouvelle avionique. L’astuce de ces avions est que les équipements électroniques de bord seront constamment remplacés. Ils seront modernisés selon le principe de l’avionique modulaire intégrale. Les blocs qui se trouvent à bord sont des ordinateurs rapides. Quand nous atteindrons une nouvelle étape de rapidité d’action nous remplacerons un bloc par un autre ayant de meilleures capacités de calcul. Il peut également être reprogrammé par les informaticiens. De cette manière, l’avion affichera des caractéristiques complètement différentes.

 

28.09.2017/ Mis à jour 29.09.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/presse/201709281033242904-guerre-electronique-retard-russie/

 

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 13 – Moscou a commandé un prototype du futur bombardier stratégique PAK DA

 

Alors que, aux États-Unis, Northrop Grumman s’est vu confier le contrat portant sur le développement du B-21 « Raider », appelé à succéder aux B-1 Lancer, B-52 Stratofortress et B-2 « Spirit », la Russie entend également mettre au point un nouveau bombardier stratégique, connu sous l’appellation « PAK DA » (Perspektivnyi Aviatsionnyi Kompleks Dal’ney Aviatsii, ou bombardier stratégique à longue distance pour faire simple).

 

Ce projet, lancé en 2012 et confié à Tupolev via le consortium public OAK (ou UAC pour JSC United Aircraft Corporation), vise à mettre au point un bombardier subsonique furtif, capable de mettre en oeuvre une arme hypersonique. Cet appareil doit remplacer les Tu-95 Bear, les Tu-22 Backfire ainsi que, à plus long terme, une partie des Tu-160 « Blackjack ».

 

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Initialement, l’état-major russe tablait sur une entrée en service de ce nouveau bombardier à l’horizon 2023-2025, après une série de tests menées à partir de 2019. Mais la relance de la production du Tu-160 « Blackjack » au standard M2 a bousculé le calendrier. Toutefois, l’agence officielle TASS a indiqué, le 13 avril, que le contrat de production d’un premier prototype du PAK DA venait d’être signé.

 

« Les travaux d’études et de recherche sur le nouveau bombardier stratégique ont été achevés en 2016. Maintenant, nous basculons vers la deuxième étape avec […] la fabrication de prototypes expérimentaux. L’armée a signé un contrat pour la réalisation des travaux à ce stade », a confié une source industrielle russe. Toujours selon l’agence TASS, ce prototype devrait réaliser son premier vol en… 2025. En mars, il a été rapport qu’une maquette grandeur nature de ce PAK DA avait été construite. À cette occasion, il avait été confirmé que ce nouveau bombardier aurait la forme d’une aile volante et que l’accent serait mis sur la furtivité.

 

Posté dans Forces aériennesRussie par Laurent Lagneau / Le 15-04-2017

 

http://www.opex360.com/2017/04/15/moscou-commande-prototype-du-futur-bombardier-strategique-pak-da/

 

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 14 – La Chine affirme avoir mis en service le chasseur-bombardier « furtif » J-20

 

Plus que jamais, il faut se méfier des certitudes. Ceux qui se refusaient à envisager le Brexit ou l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche ont mangé leur chapeau, tout comme ceux qui croyait la qualification du Paris Saint-Germain acquise après sa large victoire face au FC Barcelone au match aller des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Comme quoi, l’imprévu finit toujours par arriver, y compris (et même surtout) dans le domaine militaire. L’an passé encore, il a été dit que le Chengdu J-20, l’avion de combat furtif chinois, ne serait très vraisemblablement pas industrialisé, étant donné qu’un autre appareil, le J-31 « Gyrfalcon », développé quasiment en même temps, présenterait les caractéristiques d’un véritable appareil de 5e génération.

 

Seulement, c’était oublier que la production d’une pré-série de 4 exemplaires du Chengdu J-20 avait été annoncée en décembre 2015. Et, en novembre dernier, deux appareils de ce type ont effectué leur première démonstration publique lors du salon aéronautique de Zhuhai. Et cela, environ 6 ans après le vol inaugural d’un prototype. Mieux même : selon la chaîne CCTV, « le J-20 et et d’autres nouveaux armements de haut niveau ont rejoint le service actif des forces aériennes. » En clair, cet avion est donc entré en dotation au sein de l’Armée populaire de libération (APL).

 

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Si l’on en croit donc cette information, les forces armées chinoises seraient donc les secondes, après celles des États-Unis avec le F-22 Raptor et le F-35 Lightning II, à mettre en oeuvre un avion furtif dit de 5e génération. La Russie, dont l’industrie aéronautique a su développer des appareils très performants, n’en est pas encore là, même si la mise en service du Sukhoï T-50 a été annoncée pour cette année. Cela étant, CCTV n’a pas précisé le nombre de Chengdu J-20 livrés à l’APL, la chaîne ayant seulement diffusé des images de cet appareil évoluant aux côté de bombardiers stratégiques H6K et d’avions de transport Y-20 récemment entrés en service.

 

Aussi, quelques bémols sont à mettre. En premier lieu, la furtivité du J-20 reste encore à démontrer. S’il dispose d’une soute interne pour emporter des munitions, ses plans canard n’aident pas à réduire sa signature radar. Une étude, réalisée en 2011 par deux universitaires américains, avait d’ailleurs relativisé le caractère furtif de cet appareil. Qui plus est, les responsables militaires américains n’ont pas l’air très inquiet sur ce plan. En revanche, ce qui peut les préoccuper, c’est la capacité du J-20 à frapper de loin avec des missiles air-air PL-15, ce qui serait de nature à mettre en danger des avions ravitailleurs, et par conséquent à compromettre les missions des F-22 et des F-35.

 

Par ailleurs, l’annonce de la mise en service du J-20 a été faite dans un contexte particulier. Les relations entre Washington et Pékin sont tendues, notamment à cause de la mainmise chinoise sur la mer de Chine méridionale et du dossier nord-coréen. D’ailleurs, les États-Unis ont envoyé des F-35B au Japon pour marquer leur « engagement en faveur de la défense » de l’archipel nippon et de la « sécurité de la région du Pacifique. »

 

Aussi, prétendre que l’on dispose des capacités similaires à celles des forces américaines est une façon de rééquilibrer la balance. Enfin, Pékin a annoncé que ses dépenses militaires allaient augmenter de 7% en 2017. Or, il s’agit de la plus faible augmentation depuis des années. Exhiber le J-20, le H6-k et le Y-20 est aussi une façon de montrer ses muscles, alors que le président Trump souhaite allouer 54 milliards de plus au budget du Pentagone.

 

Posté dans Asie-PacifiqueForces aériennes par Laurent Lagneau Le 10-03-2017

 

http://www.opex360.com/2017/03/10/la-chine-affirme-avoir-mis-en-service-le-chasseur-bombardier-furtif-j-20/

 

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11 – Yémen : la coalition dirigée par l’Arabie saoudite bombarde le ministère de la Défense à Sanaa

 

_ La capitale du pays en guerre est contrôlée par les rebelles.

 

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a mené ce vendredi 10 novembre deux raids aériens contre le ministère de la Défense à Sanaa, capitale du Yémen en guerre contrôlée par les rebelles, ont rapporté des témoins. Le deuxième raid, qui a touché un quartier résidentiel voisin du ministère, a fait 3 blessés civils, selon des témoins. « J’étais assis chez moi lorsque j’ai entendu le premier raid toucher le ministère de la Défense. Quelques minutes plus tard, une autre frappe a touché la maison de mon voisin », a raconté un habitant de la capitale, Mohammed Aatif.

 

Des avions survolaient toujours Sanaa à la suite de ces frappes, a-t-on ajouté de même source. La chaîne de télévision des rebelles Houthis, al-Masirah, a également fait état de deux frappes aériennes. La coalition, qui intervient au Yémen depuis 2015, avait déjà ciblé le ministère de la Défense en y faisant d’important dégâts mais ces nouvelles frappes interviennent alors que les tensions se multiplient entre l’Arabie saoudite et son rival iranien, qui soutient les rebelles Houthis.

 

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_ « Situation humanitaire catastrophique »

Lundi, la coalition menée par Riyad a renforcé son blocus aérien, terrestre et maritime contre le Yémen après avoir intercepté dans le secteur de l’aéroport international de Riyad un missile balistique tiré par les rebelles yéménites. Les Houthis ont menacé de riposter à ce durcissement du blocus par des tirs de missiles contre les aéroports et les ports saoudiens et émiratis, exacerbant encore la tension entre Ryad et Téhéran.

 

De son côté, l’ONU a réclamé la fin du blocus devant « la situation humanitaire catastrophique » au Yémen, menacé de « la plus grande famine » des dernières décennies. Depuis mars 2015, Ryad est à la tête d’une coalition de pays sunnites aidant les forces gouvernementales yéménites dans leur guerre contre les Houthis, maîtres de la capitale yéménite depuis septembre 2014. Le conflit a fait plus de 8.=650 morts et quelque 58.600 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », selon l’ONU.

 

10/11/2017 22:32 CET/  Actualisé 11/11/2017/

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/10/yemen-la-coalition-dirigee-par-larabie-saoudite-bombarde-le-ministere-de-la-defense-a-sanaa_a_23273716/

 

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12 – Iran-Arabie Saoudite : les dessous d’une guerre froide

 

La crise née de la démission du premier ministre libanais, Saad Hariri, est le dernier avatar de la rivalité croissante entre les deux puissances régionales que sont Arabie saoudite et l’Iran, et qui a pour théâtre le Liban, mais aussi le Yémen, l’Irak et la Syrie. Retour en cinq points sur les enjeux de cette lutte d’influence.

 

_ Pourquoi ce regain de tension ?

L’Arabie saoudite, championne du wahhabisme, doctrine rigoriste de l’islam sunnite, et la République islamique d’Iran, chiite, ont rompu leurs relations diplomatiques en 2016 et, dans leur lutte d’influence, soutiennent des camps rivaux au Liban, en Irak, en Syrie et au Yémen. Depuis le 4 novembre, la tension entre les deux pays a été ravivée par la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri, qui, depuis Riyad, a accusé l’Iran d’ingérence au pays du Cèdre par le biais du Hezbollah, mouvement chiite soutenu par Téhéran. Elle est encore montée d’un cran lorsque le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS), a accusé l’Iran d’avoir agressé son pays, en rendant Téhéran responsable d’un tir de missile des rebelles houthis au Yémen intercepté près de Riyad. Téhéran, niant toute implication, a appelé les Saoudiens à ne pas jouer avec le feu et à se méfier de la «puissance» iranienne.

 

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_ D’où vient la rivalité irano-saoudienne ?

Au-delà de l’antagonisme atavique entre Perses et Arabes, la concurrence entre Ryad et Téhéran a été exacerbée par la révolution iranienne de 1979 et l’avènement de la République islamique, porteuse d’un message révolutionnaire d’émancipation populaire et farouchement antiaméricain, perçu comme une menace par l’Arabie, monarchie conservatrice alliée des États-Unis. Riyad a été un des principaux financiers de Saddam Hussein pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran (1980-1988). Avec l’affaiblissement de l’Irak après la guerre du Golfe (1991), l’Arabie et l’Iran deviennent «les deux principales puissances régionales», relève Clément Therme, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies (IISS), pour qui leur rivalité est d’abord «géostratégique». Riyad voit comme une menace pour sa propre sécurité l’influence régionale grandissante de l’Iran, avec les guerres en Irak et en Syrie, et la poursuite du programme balistique iranien. Pour l’Iran, qui s’estime encerclé par des bases américaines et menacé par les arsenaux constitués par ses voisins auprès des États-Unis, les missiles qu’il développe sont purement défensifs.

 

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_ Quels facteurs conjoncturels favorisent les tensions ?

«La première cause des tensions actuelles est liée à l’affrontement par intermédiaires entre l’Iran et l’Arabie Saoudite», estime Clément Therme, en citant les théâtres de guerres en Irak, en Syrie et au Yémen. Pour Max Abrahms, professeur à l’université américaine Northeastern de Boston et spécialiste des questions de sécurité internationale, la rivalité «saoudo-iranienne est devenue encore plus marquée» avec l’affaiblissement récent du groupe djihadiste État islamique (EI) en Irak et en Syrie. Cette concurrence «est devenue le principe organisateur des alliances au Moyen-Orient, rappelant en cela la Guerre froide, qui partageait les pays en deux camps», estime-t-il. Pour Clément Therme, «l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis a libéré les énergies anti-iraniennes dans la péninsule arabique» car Washington «a pris fait et cause (…) pour son allié saoudien», et contre l’Iran. Une attitude américaine tranchant avec celle de l’administration de Barack Obama (2009-2017), marquée par la signature d’un accord historique sur le nucléaire iranien.

 

 _ Quel rôle joue le clivage entre chiites et sunnites ?

Ces tensions religieuses «ont émergé comme un paramètre majeur de la rivalité irano-saoudienne» après l’invasion américaine de l’Irak en 2003, qui a fait émerger un pouvoir chiite à Bagdad, «mais surtout après les printemps arabes de 2011», observe Clément Therme. «Les États arabes sont apparus comme vulnérables et l’Iran a été alors défini comme la principale menace pour la stabilité régionale», ajoute-t-il en référence au soutien affiché de Téhéran aux revendications des importantes minorités chiites dans les monarchies du Golfe.

 

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_ Comment la crise risque-t-elle d’évoluer ?

«L’Arabie saoudite va essayer de se servir du dernier tir de missile (houthi) pour mobiliser des soutiens en faveur de sanctions supplémentaires contre le programme balistique iranien», estime Graham Griffiths, analyste pour le cabinet de conseil Control Risk. Mais «l’éclatement d’un conflit régional plus large reste improbable», affirme-t-il. «Le risque d’escalade semble atténué par la peur d’une guerre», estime aussi Clément Therme, rappelant que «l’Iran a l’expérience» douloureuse «de la guerre avec l’Irak». Quant à l’Arabie, elle «est enlisée au Yémen», où elle est engagée depuis mars 2015 à la tête d’une coalition militaire pour stopper l’avancée des rebelles houthis. Pour la société de conseil en risque politique Eurasia Group, «la rhétorique saoudienne ne reflète pas nécessairement un intérêt pour la guerre». Mais l’argument «nationaliste» contre l’Iran pourrait être instrumentalisé par le prince héritier, MBS, – qui bouscule actuellement les codes dans le royaume ultra-conservateur – pour «consolider sa position».

 

Par Le figaro.fr/ Publié le 12/11/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/12/01003-20171112ARTFIG00218-iran-arabie-saoudite-les-dessous-d-une-guerre-froide.php

 

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