DEFENSE ET SECURITE : technologies militaires, sécurité globale, violences et persistances des guerres…

 

« Guerre / Yémen/ plus de 3 ans de guerre depuis l’intervention de la coalition arabe : Rappel du conflit au Yémen depuis l’intervention d’une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir les forces progouvernementales et repousser l’avancée des rebelles Houthis. La guerre a fait près de 10.000 morts et plus de 53.000 blessés. Elle a provoqué la pire crise humanitaire actuelle dans le monde, selon l’ONU. Plus de huit millions de Yéménites sont confrontés à des risques de famine dans ce pays d’un peu moins de 30 millions d’habitants, le plus pauvre du Moyen-Orient. »

 

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1 – Classement des achats d’armes : la supériorité militaire de l’Algérie dérange

 

Le dernier rapport sur les dépenses en armement dans le monde, publié le 24 avril dernier par le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), indique que l’Algérie est en tête des pays d’Afrique, troisième parmi les pays arabes et 20e dans le monde. L’Algérie a dépensé 10,6 milliards de dollars en 2016, soit 6,7% de son PIB. A titre comparatif, les dépenses militaires de l’Algérie en 1988 étaient de 629 millions de dollars, soit 1,7% du PIB.

 

Nonobstant ce que certains médias malintentionnés tendent de faire accroire à l’occasion de la publication de rapports de ce genre, l’augmentation des dépenses d’armement de l’Algérie n’est pas mue par une «tension entretenue avec le Maroc» (dixit le site «Sahel Intelligence» du 27 avril 2017), mais par la situation crisogène qui caractérise le flanc sud et sud-est des frontières de l’Algérie.

 

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Contrairement aux assertions de certains médias, l’Algérie n’entretient pas un leadership militaire dans la région dans une prétendue course avec son voisin de l’Ouest, quand bien même des experts en stratégie géopolitique estiment que si le Maroc s’était senti un jour supérieur militairement à l’Algérie, il aurait brisé allègrement le cessez-le-feu avec le Polisario proclamé par l’ONU en 1991.

 

Mais c’est surtout en raison des impacts négatifs de la chute de ce que les politologues américains appellent les «Failed States», à l’image du Mali, de la Libye, mais aussi du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie – dont certains ont vu leurs pouvoirs centraux s’effondrer comme des châteaux de cartes et d’autres sentir le besoin impérieux de faire appel à l’Algérie pour leur servir de rempart contre l’avancée des mouvements extrémistes, voire terroristes.

 

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A contre-courant de tous ces compromis et compromission, l’Algérie, de par sa politique de non-alignement et de non-ingérence dans les affaires internes des pays, s’est retrouvée devant l’impérieuse obligation de s’équiper militairement. Ce que les médias hostiles à l’Algérie ne diront jamais, c’est que l’Algérie ne fait pas que dépenser ses «pétrodollars» en achats d’armement, mais qu’elle se dote d’une industrie militaire dans le but de ne pas dépendre des lobbies.

 

Alors que beaucoup de pays achètent des armes pour faire la guerre ou pour faire tourner les complexes militaro-industriels des superpuissances, l’Algérie s’équipe militairement pour exporter la paix à travers sa politique de rempart contre les extrémistes de tous bords qui écument les no man’s land et les difficiles contrées de la zone sahélo-saharienne.

 

Ramdane Yacine/ Avril 29, 2017/ La rédaction

 

https://www.algeriepatriotique.com/2017/04/29/classement-des-achats-darmes-la-superiorite-militaire-de-lalgerie-derange/

 

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2 – Défense et sécurité/ Russie/ Chine : 300 000 hommes, plus de 36 000 véhicules, un millier d’appareils…

 

_ Alliance Chine-Russie : les leçons de Vostock

 

La Russie et la Chine ensemble contre les États-Unis ? C’est l’un des messages à peine subliminaux envoyés par « Vostock-2018 ». Quelque 300 000 hommes, plus de 36 000 véhicules, un millier d’appareils… Les spectaculaires exercices militaires organisés par Vladimir Poutine du 11 au 15 septembre derniers ont marqué les esprits. Mais au-delà du « show » guerrier, quelle fut la participation réelle de la Chine et de son Armée populaire de libération ? Pour Asialyst, le collectif d’observateurs « East is red » répond à cette question à travers une analyse des médias chinois.

 

Sur terre, sur mer et dans les airs. Les manoeuvres « Vostok-2018 » se sont déroulé en deux temps : l’assemblage des troupes en présence puis la confrontation. Avec une particularité symbolique : la participation de troupes mongoles et chinoises, les dernières étant même intégrées dans la chaîne de commandement. Ces exercices font certes partie d’une série de « manoeuvres » annuelles lancées en 2015. Mais leur contexte géostratégique est particulier. Alors que les États-Unis et la Chine s’engagent dans un bras de fer économique, la participation chinoise intervient dans une phase de rapprochement historique avec la Russie. Les deux puissances ont récemment signé différents accords économiques, tandis que Xi Jinping a décerné à Vladimir Poutine la médaille de l’amitié, illustrant une réelle convergence d’intérêts entre les deux puissances.

 

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_ UN DÉPLOIEMENT CONSÉQUENT DE MATÉRIELS MILITAIRES

Les chiffres des unités déployées par l’armée chinoise à Vostock sont connus : près de 3600 hommes, 1000 véhicules, 30 avions et 1 frégate. Dans The Paper, le journaliste sépcialiste des affaires militaires Huang Guozhi compare les différents types de véhicules en démonstration. Sa conclusion : ni les Russes, ni les Chinois n’ont déployé leurs meilleurs matériels, mais la qualité des véhicules de transport de troupes (VTT) a été « équivalente ».

 

Si l’APL n’a pas sorti de véhicules militaires blindés de Type-99A ni ZBD/Type-04, les Russes, souligne Huang Guozhi, ont été impressionnés par les VTT chinois à roues 8×8 Type-08, et leurs variantes Type-11 ou Type-09 équipés respectivement d’un canon de 105 mm et d’un obusier de 122/152 mm. À l’inverse, les Chinois auraient été frappés par les systèmes de défense antiaérienne russes intégrés et indépendants. L’APL ne dispose « d’aucun système pouvant tirer en mouvement et évoluer au rythme des forces – HQ-7, HQ-16 et autres -, et devant déployer plusieurs composants avant l’utilisation », rappelle The Paper. Pour Vostok-2018, les forces chinoises ont donc été dépendantes de la couverture antiaérienne russe.

 

Par ailleurs, China.com relève que les véhicules Type-08 et Type-11 déployés correspondaient à ceux de la 115ème brigade interarmes, issue d’une réorganisation du 39ème groupe d’armée. Cette brigade interarmes aurait été formée en 2017, et a été équipée avec ces nouveaux véhicules depuis un environ an. Une seule année a suffi à cette unité pour se réorganiser et apprendre à utiliser de nouveaux véhicules, une prouesse militaire. Ce n’est pas la première fois que la Chine parle officiellement de cette brigade : elle était déjà l’objet d’un documentaire sur CCTV en juillet dernier. Ce documentaire, qui peut intéresser les curieux, montre le travail d’un instructeur, Liu Guangfeng, et son rôle auprès des soldats. Outre cette brigade, les autres éléments chinois déployés à Vostok proviendraient du 79ème groupe d’armée pour l’aviation. Sans oublier pour l’armée de terre, un ou plusieurs bataillons lourds du 78ème groupe, équipés de véhicules Type-99.

 

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_ UNE DÉMONSTRATION DESTINÉE À L’INTERNATIONAL PLUS QU’UN RÉEL ENTRAÎNEMENT

Les messages envoyés par la presse chinoise sont finalement assez limités. Souvent revient la comparaison avec « Zapad-81 », le plus grand exercice militaire organisé par l’URSS le 4 septembre 1981. A l’époque, les Occidentaux avaient été « choqués » par son ampleur et son niveau. De même, la plupart des médias de Chine soulignent aujourd’hui l’ampleur historique de « Vostock-2018 », le degré d’intégration du commandement ou encore l’apport d’expérience des Russes. Tous louent la « gloire des soldats chinois » encensés par leurs homologues. Certains d’entre eux auraient même été décorés par le président Poutine. L’édition internationale du Quotidien du Peuple met l’accent sur la dimension stratégique de ces exercices : le rapprochement entre les deux puissances. Ces exercices, appelés à se répéter, donnent un signal fort en faveur de l’ordre mondial, constate Jiang Yi, chercheur à l’Académie des Sciences Sociales de Chine et spécialiste de la Russie, cité par l’organe du PCC. L’événement vise implicitement les États-Unis, analyse un autre commentateur.

 

En d’autres termes, Vostock n’a pas une grande portée militaire. C’est l’avis de Shi Yang, analyste indépendant, qui compare les exercices de septembre avec les manoeuvres annuelles de Zhurihe, la plus grande base d’entraînement militaire de Chine, sinon d’Asie. Certes l’image d’une « mer de chars, de rouleaux compresseur d’aciers » peut impressionner, concède Shi Yang, mais dans les faits 100 chars Type-99 « ne font peur à personne” – ou du moins pas aux Etats-Unis, pourrait-on dire. Par ailleurs, les états-majors avaient des objectifs différents, d’une part et d’autre part, il n’y a pas eu d’innovation du point de vue tactique. Enfin, aucune munition de précision n’a été tirée, du fait, selon l’analyste chinois, que « les Russes ont bien compris en Syrie que pour bombarder une ville, les bombes simples sont moins coûteuses et aussi efficaces ». Autrement dit, Vostock-2018 représente pour la Chine davantage un symbole politique qu’un réel gain d’expérience militaire.

 

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_ VOSTOK-2018, DÉMONSTRATION DE FORCE MILITAIRE POUR LA RUSSIE, OBJET DE PROPAGANDE POUR LA CHINE

A n’en pas douter, dans un contexte de rapprochement historique entre la Chine et la Russie, ces exercices envoient un message politique fort. Est-ce pour autant un signe de l’émergence formelle d’un front sino-russe anti-américain ? Il est permis d’en douter. Vostok-2018 est tout autant une démonstration de force de la Russie envers la Chine, souligne le blogueur Red Samovar : l’armée russe a été capable d’acheminer en un temps restreint près de 300 000 hommes accompagnés de matériels à l’autre bout de son territoire. Le tout avec un savoir-faire dont l’armée chinoise est dépourvue.

 

Cela n’empêche pas le récit de la propagande chinoise. A l’instar de ChinaMilitary, le site officiel de l’APL, dont le compte-rendu de quatre pages contient cependant des détails fort instructifs. On y suit un bataillon du génie, appartenant au 78ème groupe d’armée, revenant d’un entraînement à Korla, au Xinjiang. Ces équipes chinoises auraient été « impressionnées » dès le début par le professionnalisme des troupes russes qui leur ont ouvert la voie sur les 280 kilomètres séparant la station ferroviaire du lieu d’entraînement. Les forces de l’APL n’étant pas familières avec le terrain, qui comportaient des pentes assez raides, les forces russes avaient dépêchés des hommes pour accompagner les troupes chinoises. Une anecdote laisse songeur : un camion citerne chinois se trouve accidenté, les soldats russes sont venus le réparer. Chose incroyable pour les équipages, les chauffeurs russes sont multitâches et peuvent s’occuper eux-mêmes de leur camion, sans en référer à leurs supérieurs…

 

Pour autant, selon ChinaMilitary, les forces chinoises ont su se montrer utiles. Par exemple, un groupe d’ingénieurs des ponts est venu aider les soldats russes à franchir des obstacles, ce qui n’était pas prévu. L’opération se serait bien passée, à la grande satisfaction des soldats. Un dernier point du récit, plus léger, porte sur l’attitude des militaires russes, souvent aperçus torse nu, en train de boire de l’alcool ou de fumer, mais toujours efficaces. Ils mangent également de manière très calme, en silence, et sans rien laisser dans leurs assiettes. Le niveau « d’admiration » témoigné aux forces russes par les soldats chinois, ainsi que l’encadrement qui leur est apporté pour parvenir à s’installer prouvent qu’il existe encore un écart substantiel entre les deux armées.

 

Pour la Chine, les retombées de ces exercices sont multiples. Il s’agit d’un gain de prestige et une belle opération de communication. Les images des forces des deux pays, défilant côte à côte, ont dû circuler pendant plusieurs jours sur les réseaux sociaux et à la télévision. Même sur les canaux chinois anglophones, le China Daily, l’agence Xinhua ou les chaînes internationales de CGTN ont relayé ces images. D’un point de vue strictement militaire toutefois, le gain réel de ces exercices est difficile à évaluer. Difficile par exemple de savoir le rôle précis des forces chinoises dans les exercices de confrontation. China Military offre à cet égard quelques pistes de réflexions. Les bataillons mobilisées forment le fleuron de l’APL : nouveaux véhicules, réorganisations et entraînements récents, sans compter au moins une expérience antérieure de coopération avec les Russes.

 

Au final, il est permis de penser que les unités envoyées en Russie étaient des unités déjà habituées à ce genre d’exercice, que certaines étaient d’ailleurs familières de leurs homologues russes, et que ces derniers les ont largement aiguillées. Par ailleurs, la dimension anti-terroriste a peut-être joué un rôle dans cet exercice, si l’on met bout à bout l’origine des brigades chinoises dépêchées et l’expérience que les vétérans russes ont pu communiquer.

 

Date : septembre 2018.

 

https://asialyst.com/fr/2018/10/04/alliance-chine-russie-lecons-vostock-exercices-militaires/

 

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3 – Intelligence artificielle (IA) : Les USA veulent équiper leurs drones militaires d’une intelligence artificielle

 

Pilotés par des humains, l’armée américaine aimerait passer la vitesse supérieure en rendant ses drones autonomes. Une militarisation de l’IA annoncée. Vous pensiez que l’évolution de l’IA présageait un futur radieux dans nos vies ? C’est le cas mais elle sera également utilisée pour tuer des gens, merci les USA …

C’est via un communiqué officiel que l’armée américaine a annoncé être en train de développer un drone capable de cibler et tirer sur des gens sous les ordres d’une IA. En gros, la vie ou la mort d’une personne sera déterminée par un algorithme. Alors qu’on peut espérer que cela sauve des civils, cette innovation pose aussi de gros problèmes d’éthique. Actuellement, ce sont toujours des hommes qui contrôlent et tirent avec des drones. Le choix de tuer est fait par un officier et exécuté par l’opérateur. Le problème maintenant serait de savoir à qui reviendrait la responsabilité d’un mort par drone autonome.

 

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De son côté, Ronald Arkin qui est chercheur à l’Institute of Technology d’Atlanta considère que l’utilisation d’une IA pourrait en finir avec les syndromes de stress post-traumatiques et autres problèmes psychologiques qui touchent ceux qui utilisent les drones. Quelle que soit son utilisation, il est clair qu’utiliser des drones entièrement dirigés par une IA va changer notre façon de voir et de faire la guerre. Avec le deep-learning, on peut très bien imaginer voir un drone commencer à s’attaquer à des civils qui aideraient d’une façon ou d’une autre à l’effort de guerre.

 

Techniquement parlant, une station-service peut contribuer à aider l’ennemi. Une IA pourrait en déduire que pour gagner la guerre, la destruction de cette station serait nécessaire. D’ailleurs, la machine ne fera pas de distinction entre une personne engagée contre elle ou des gens utilisés contre leur gré. De plus, les chercheurs dans ce domaine pourraient également devenir des cibles. Au lieu d’attaquer Pearl Harbor, un pays ennemi pourrait directement s’en prendre à Google. Il en pâtirait aussi mais voilà ce à quoi on peut arriver. Autre problème d’éthique, si ces armes sont déployées, il faudra bien définir une quantité de pertes civiles « acceptables », des calculs froids et glaçant que personne n’aimerait faire. Malheureusement, l’armée américaine ne risque pas de reculer sur ce sujet. Reste plus qu’à espérer que notre confort occidental nous protège de l’utilisation de ce type d’arme …

 

Source/ Vincent Geny/ TECH 17 avril 2018

 

http://elise.news/2018/04/drones-militaire-ia-usa/

 

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La Russie développe des missiles et des drones dotés d’une intelligence artificielle

 

À l’occasion du MAKS 2017, un salon international de l’aéronautique qui s’est tenu à Moscou, un fabriquant d’armes a expliqué comment le pays de Vladimir Poutine entendait concurrencer les États-Unis en matière d’intelligence artificielle militaire. La Russie développe de nouveaux missiles et des drones dotés d’une intelligence artificielle qui leur permettra de prendre leurs propres décisions. Vous avez dit flippant ? Oui.

 

D’autant plus que c’est un des principaux marchands d’armes russe qui a dévoilé ces recherches au salon aérospatial international MAKS 2017, près de Moscou, dans le but de concurrencer la puissance militaire des États-Unis. Boris Obnosov, PDG de Tactical Missiles Corporation, a affirmé jeudi 20 juillet que ces armes seraient sur le marché d’ici quelques années et qu’elles s’inspireraient des méthodes du Raytheon Block IV Tomahawk américain. La Russie a étudié le fonctionnement de ce missile durant la guerre en Syrie et entend imiter certaines de ses capacités, comme le fait de pouvoir changer de cible en cours de route.

 

Mais le marchand d’armes russes n’en a pas dit beaucoup plus sur l’ensemble des projets de recherche en intelligence artificielle militaire en Russie. « Le travail dans ce champ de recherche est en cours. C’est un domaine très sérieux où une recherche fondamentale est nécessaire. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de réaliser certains succès, mais nous devons encore travailler de longues années pour atteindre des résultats plus poussés », a-t-il affirmé, selon l’agence de presse étatique russe TASS.

 

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_ L’intelligence artificielle militaire, le plus grand danger pour l’humanité ?

Alors que la recherche en intelligence artificielle est en plein boom – comme nous vous en parlions longuement il y a quelques jours –, nombreux sont les chercheurs et les personnalités à alerter sur les risques que comporte l’utilisation de l’IA à des fins militaires. Déjà, dans une lettre ouverte publiée le 27 juillet 2015, plus d’un millier de personnalités, dont Stephen Hawking et Elon Musk, alertaient sur le danger que peut représenter l’utilisation des armes autonomes pour l’humanité.

 

La crainte est évidemment liée à l’escalade et à la compétition pour la possession de l’IA la plus performante sur les terrains de guerre. Si de telles armes venaient à être produites, « ce ne sera qu’une question de temps avant qu’elles n’apparaissent sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler davantage leur population et de seigneurs de guerre souhaitant perpétrer un nettoyage ethnique », notent les signataires. Samedi 15 juillet, Elon Musk a réitéré ses inquiétudes à l’occasion d’un discours à la National Governors Association, une réunion des gouverneurs américains. « J’ai eu accès à l’intelligence artificielle la plus à la pointe, et je crois que les gens devraient vraiment s’inquiéter sur le sujet », a-t-il une nouvelle fois alerté.

 

Tandis que la Russie annonçait le développement de ces nouveaux missiles, la Chine, le même jour, présentait son plan pour devenir un « leader mondial » en matière d’intelligence artificielle, selon les termes de l’agence de presse Reuters. Le pays entend dépasser les États-Unis dans ce domaine avant 2025 et a mis en place un plan de développement de 22,15 milliards de dollars (150 milliards de yuan) jusqu’en 2020, auquels s’ajouteront 59 milliards de dollars (400 milliards de yuan) pour 2025. Un investissement colossal qui prouve que la course à l’intelligence artificielle militaire est bel et bien lancée.

 

PAR BENJAMIN BRUEL/ 21 JUILLET 2017

 

http://mashable.france24.com/monde/20170721-russie-missiles-drones-intelligence-artificielle-maks

 

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4 – L’Inde approuve l’achat de systèmes de défense antiaérienne russes S-400

 

Malgré le mécontentement des États-Unis et leurs tentatives pour empêcher l’achat par l’Inde de S-400 russes, New Delhi devrait bientôt achever le processus d’approbation d’un contrat en ce sens. L’Inde a finalement approuvé l’achat de systèmes de missiles sol-air russes S-400. La décision a été prise le 28 juin, a fait savoir The Times of India en citant des sources. Le conseil chargé des achats de Défense présidé par la ministre indienne de la Défense Nirmala Sitharaman a fait ce choix malgré le mécontentement des États-Unis. Narendra Modi forcerait les Américains à contourner leurs propres sanctions. À présent, l’achat des S-400 devra être approuvé par le ministère des Finances et définitivement entériné par le Comité de sécurité du gouvernement indien. Ensuite sera déterminée la date de la signature du contrat avec la partie russe.

 

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L’Inde serait satisfaite des capacités des systèmes sol-air russes, qui sont efficaces contre de nombreuses cibles aériennes dont les chasseurs américains F-18 et F-35. Le ministère indien de la Défense a demandé au gouvernement d’approuver l’achat de cinq systèmes S-400 à la Russie, pour un montant total de 5,5 milliards de dollars. Le 27 juin, des médias américains avaient fait savoir que les États-Unis envisageaient de persuader l’Inde d’acheter des systèmes de missiles antibalistiques THAAD afin de tuer dans l’œuf le contrat avec la Russie.

 

© Sputnik/ DÉFENSE/ 01.07.2018/ Mis à jour 01.07.2018/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201807011037021060-inde-russie-s400/

 

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5 – INDUSTRIE & SERVICES : Moscou intensifie sa quête de nouveaux marchés militaires

 

En intervenant en Syrie, la Russie a montré la fiabilité de ses armes. ¤ Au Salon Armia 2017, près de Moscou, elle a consolidé sa base commerciale, notamment en direction des pays émergents d’Asie et des pays arabes. « On vient faire nos emplettes !  » En toute décontraction, les délégations africaines et asiatiques se pressaient la semaine dernière dans les allées d’Armia 2017, le Salon militaire russe exposant 11.000 pièces sur près de 600.000 mètres carrés dans la banlieue boisée de Moscou. « On regarde et on compare ! » précise au stand hélicoptères un invité du Burkina, parmi les hôtes d’Afrique (Nigeria, Tanzanie, Rwanda…). « Pour moderniser notre armée, les Russes ont des technologies fiables et pas trop chères », confie un représentant de la Birmanie qui, entre deux tanks, croise ses collègues d’Asie (Chine, Indonésie, Mongolie…).

 

Pour sa troisième édition, Armia 2017 s’est tourné vers les pays émergents, élargissant sa base commerciale au-delà de clients traditionnels comme l’Inde. Un marché clef, alors que la Russie, isolée par les Occidentaux depuis la crise ukrainienne, a réussi en 2016 à conforter son rang de deuxième exportateur d’armes (derrière les Etats-Unis), avec des ventes de 15 milliards de dollars vers plus de 50 pays, selon les chiffres du Kremlin. Parmi les cibles recherchées : les pays arabes, présents mais discrets au Salon. A huis-clos, un groupe de travail s’est ainsi réuni sur la coopération lancée en février avec les Emirats arabes unis pour concevoir un chasseur de cinquième génération, sans doute sur la base du Mig-29 russe. Un pied de nez aux Etats-Unis, traditionnel allié dans la région. La possible vente à la Turquie du système de défense antiaérienne S-400, après l’Iran et l’Inde, fait aussi grincer des dents à Washington.

 

« La Russie répond à une demande. Son opération en Syrie a servi d’exercice de marketing et a boosté les exportations « , reconnaît l’un des rares visiteurs occidentaux du Salon, attaché militaire d’ambassade. L’Armata, nouveau char de combat équipé d’une commande téléguidée, a attiré tous les regards. Mais ce sont les anciennes versions qui, en coulisses, se sont négociées, notamment les T-90 déjà vendus à l’Irak pour combattre Daech.

 

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_ « Du boulon au canon « 

Autre appareil mobilisé dans ce combat et en démonstration au Salon : l’hélicoptère Mi-28, ce vrai char volant livré aussi à l’Algérie par Russian Helicopters. Le groupe a montré le Mi-8, l’un de ses plus grands succès commerciaux déclinés en diverses versions modernisées, certaines à l’oeuvre en Syrie. « Cette opération, comme toute guerre, a permis de montrer nos technologies. Forcément, cela a un impact commercial », se félicite Mikhaïl Karpouchkine, l’un des nombreux dirigeants marketing de Russian Helicopters venus au Salon.  Kalachnikov, fabricant du légendaire fusil d’assaut AK-47 mais menacé de faillite il y a cinq ans, a pareillement mis en scène sa diversification dans les robots, drones, motos, bateaux… Les délégations se sont bousculées sur son stand, confirmant cette surprenante « success story  » aux retombées commerciales.

 

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_ Un espace dédié à la lutte contre le terrorisme

Le Salon a aussi dédié des espaces aux outils contre le terrorisme. De quoi attirer une clientèle variée alors que, parallèlement, le nouveau Centre russe pour l’exportation aide les producteurs des pièces les plus variées à cibler l’international, subventions à la clef pour obtenir des certifications ou participer à des roadshows.  « L’industrie militaire russe couvre tout, du boulon au canon. Les clients, même émergents, deviennent exigeants « , prévient toutefois un autre observateur occidental. « Les Russes font toujours dans le lourd, mais les armées demandent du matériel léger polyvalent. Et, malgré des progrès, ils peinent pour la maintenance et autres services après-vente.  » Des contrats annoncés haut et fort, notamment avec l’Egypte pour des hélicoptères et des avions de combat, tardent d’ailleurs à se concrétiser.

 

Correspondant à Moscou Benjamin Quénelle/ 29/08/2017

 

https://www.lesechos.fr/29/08/2017/LesEchos/22517-069-ECH_moscou-intensifie-sa-quete-de-nouveaux-marches-militaires.htm

 

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6 – Confrontation militaire Iran-Israël : qui est le plus fort au combat (hors USA) ?

 

Les médias internationaux s’inquiètent de l’escalade militaire inédite entre Israël et l’Iran sur le théâtre syrien où il y a des risques d’embrasement, voire de guerre régionale. Les analystes politiques et militaires comparent la puissance militaire de ces deux pays, y compris sur la base du site américain Global Firepower qui se réfère à la CIA. Dans la pire des éventualités d’évolution de la confrontation militaire entre l’Iran et l’État hébreu, le rôle principal reviendra sans doute à la qualité des armements et du matériel de guerre, soulignent les spécialistes qui sont unanimes à reconnaître qu’Israël a, en ce domaine, une supériorité absolue.

 

Le parc d’avions de combat de l’armée de l’air iranienne est tout à fait obsolète. Il s’agit notamment des F-4 et des F-5, conçus par les Américains dans les années 1950, des F-7, analogues chinois des vieux MiG soviétiques, fabriqués dans les années 1950-1960, des F-14, Su-20, Su-24, Su-25 et MiG-29, fabriqués dans les années 1970-1980. Qui plus est, bien des appareils ne sont plus en état de combat.

 «Leur armée de l’air se compose essentiellement de vieux avions américains et de ce que les Iraniens ont pu se procurer plus tard. À mon avis, nous ne devons en tenir compte que si nous sommes obligés d’opérer dans le ciel iranien. Quoi qu’il en soit, il est peu probable que l’aviation iranienne se décide à nous attaquer en Israël même. […] Ce sont leurs missiles qui représentent une menace beaucoup plus sérieuse pour nous», a notamment déclaré devant les journalistes Israel Baharav, général de brigade à la retraite de l’armée de l’air israélienne.

 

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Par ailleurs, les spécialistes estiment que l’armée de l’air israélienne figure parmi les cinq meilleures du monde, avec celles des États-Unis, de la Russie, de la Chine et du Royaume-Uni. Dans la marine, l’Iran dépasse Israël pour le nombre de navires de combat, mais lui cède en matière de qualité. Israël est une puissance nucléaire. C’est en juillet 1998 que Shimon Peres, alors Premier ministre israélien, a publiquement reconnu que l’État hébreu possédait l’arme nucléaire.

 

La puissance militaire israélienne dépasse celle de l’Iran par bien des paramètres, notamment pour la qualité et l’implantation des hautes technologies, mais il faut aussi tenir compte d’autres facteurs, dont l’importance de la population de chacun de ces deux pays. Global Firepower a mis à jour le classement des forces militaires de plus de cent pays dans le monde. Selon la nouvelle édition 2018 de ce classement, l’Arabie saoudite et Israël se placent derrière l’Iran sur l’échelon établi. L’Iran a grimpé ces dernières années de 7 places. Il occupait la 20e place en 2017, la 21e place en 2016 et la 22e place en 2014 et 2015 sur ce classement.

 

DÉFENSE/ 24.05.2018/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201805241036516443-confrontation-militaire-iran-israel-usa-puissance-site-usa/

 

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7 – Yémen : trois ans de guerre depuis l’intervention de la coalition arabe

 

Rappel du conflit au Yémen depuis l’intervention d’une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir les forces progouvernementales et repousser l’avancée des rebelles Houthis. La guerre a fait près de 10.000 morts et plus de 53.000 blessés. Elle a provoqué la pire crise humanitaire actuelle dans le monde, selon l’ONU. Plus de huit millions de Yéménites sont confrontés à des risques de famine dans ce pays d’un peu moins de 30 millions d’habitants, le plus pauvre du Moyen-Orient.

 

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_ Intervention militaire

Le 26 mars 2015, neuf pays dirigés par l’Arabie saoudite lancent une opération aérienne pour contrer l’avancée des rebelles Houthis vers le sud du Yémen. Originaires du nord, les Houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme) sont appuyés par l’Iran qui nie toutefois toute aide militaire. Ces rebelles, alors alliés à Ali Abdallah Saleh, président du Yémen jusqu’en 2012, tenaient déjà Sanaa, la capitale, depuis septembre 2014 ainsi que de larges parties du pays.

 

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui avait fui à Aden (sud), se réfugie à Ryad, la capitale saoudienne. En juillet, le gouvernement annonce la « libération » de la province d’Aden (sud), premier succès des forces loyalistes appuyées par la coalition. Jusqu’à la mi-août, celles-ci parachèvent la reprise de cinq provinces méridionales, mais peinent à les sécuriser face à la présence d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI). En octobre, les forces gouvernementales reprennent le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, par où transite une bonne partie du trafic maritime mondial. Le 7 janvier 2017, les forces gouvernementales appuyées par la coalition déclenchent une opération dans l’ouest pour reprendre les zones bordant la mer Rouge.

 

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_ Saleh tué par ses ex-alliés

Le 23 août 2017, la direction des Houthis qualifie de « traître » l’ex-président Saleh pour les avoir présentés comme des « miliciens ». Fin novembre, la crise dégénère à Sanaa, où de violents combats éclatent entre alliés. Ali Abdallah Saleh est tué début décembre par les rebelles qui en profitent pour renforcer leur emprise sur la capitale.

 

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_ Missiles sur Ryad

En novembre 2017, l’Arabie saoudite annonce avoir intercepté et détruit près de Ryad un missile balistique. Les rebelles affirment avoir tiré le missile vers l’aéroport de la capitale saoudienne. Ryad accuse Téhéran, qui dément, d’être derrière cette « agression directe ». Deux autres missiles seront interceptés dont un que les rebelles disent avoir tiré contre une résidence officielle du roi Salmane.

 

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_ Fracture dans le camp gouvernemental

Fin avril 2017, l’ex-gouverneur d’Aden, Aidarous al-Zoubaidi, est limogé par le président Hadi. Le 11 mai, M. Zoubaidi annonce la mise en place d’un « Conseil de transition du Sud », autorité parallèle dominée par des séparatistes. Le 28 janvier 2018, des forces séparatistes s’emparent du siège transitoire du gouvernement à Aden après des affrontements meurtriers avec l’armée loyaliste. Deux jours plus tard, elles prennent le contrôle de la quasi-totalité d’Aden.

 

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_ ‘Crimes de guerre’

Plusieurs raids imputés à la coalition ont fait de nombreuses victimes civiles, notamment sur une salle de mariage à Mokha (sud-ouest) le 28 septembre 2015 (131 morts, la coalition a démenti être impliquée) et lors d’une cérémonie funéraire à Sanaa le 8 octobre 2016 (140 morts, plus de 500 blessés). Human Rights Watch a affirmé en juin que les Emirats arabes unis, deuxième pilier de la coalition après Ryad, administraient au moins deux « structures de détention informelles » au Yémen. Abou Dhabi a démenti.

 

Fin septembre, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé de l’envoi d’experts internationaux. Le 23 mars 2018, Amnesty International a accusé des pays occidentaux de fournir des armes à l’Arabie saoudite et ses alliés qui se rendent coupables de « crimes de guerre potentiels ». L’ONG affirme avoir documenté 36 raids aériens de la coalition qui ont tué 513 civils et accuse les Houthis d’avoir visé « de manière indiscriminée » des zones résidentielles.

 

25/03/2018/ Sanaa (AFP) – © 2018 AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/yemen-trois-ans-de-guerre-depuis-l-intervention-de-la-coalition-arabe-25-03-2018-2205325_24.php

 

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