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DEFENSE/ LEADERSHIP TECHNOLOGIQUE : Menace de guerre, rumeur de guerre nucléaire, guerre chimique (Adolf Hitler n’est pas mort…)

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« Dissuasion nucléaire/ La Corée du Nord annonce avoir testé une bombe H avec succès : La Corée du Nord a réalisé dimanche un sixième essai nucléaire, a confirmé le gouvernement japonais après que des agences géologiques ont enregistré une « explosion » de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques. Pyongyang a confirmé avoir testé dimanche une bombe à hydrogène, un essai qui s’est révélé être une « réussite parfaite », ont rapporté les médias officiels, qui ajoutent que l’engin peut être monté sur ses missiles à longue portée. »

 

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1 – La Corée du Nord annonce avoir testé une bombe H avec succès

 

_ De quoi faire monter encore d’un cran la pression entre les deux pays.

La Corée du Nord a réalisé dimanche un sixième essai nucléaire, a confirmé le gouvernement japonais après que des agences géologiques ont enregistré une « explosion » de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques. Pyongyang a confirmé avoir testé dimanche une bombe à hydrogène, un essai qui s’est révélé être une « réussite parfaite », ont rapporté les médias officiels, qui ajoutent que l’engin peut être monté sur ses missiles à longue portée.  

 

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_ Secousses sismiques

Cet essai ne manquera pas d’aggraver des tensions déjà très forte sur la péninsule divisée. Pyongyang avait affirmé un peu plus tôt avoir développé une bombe à hydrogène pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime nord-coréen. Dans un communiqué, l’état-major sud-coréen a indiqué que la secousse sismique avait été détectée en milieu de journée près du site d’essais nucléaires de Punggye-ri. L’institut géologique américain USGS a précisé que la magnitude de cette secousse était de 6,3, bien plus forte que celle recensée lors des tests antérieurs. « C’est une explosion plutôt qu’un séisme », a déclaré Jana Pursely, chercheuse à l’USGS.

 

Une secousse d’une magnitude 4,6 due à « un affaissement » a par ailleurs secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. Les précédents essais nucléaires nord-coréens avaient tous entraîné des secousses telluriques détectées par les agences géologiques étrangères. 

 

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_ « Absolument inacceptable »

Si la Corée du Nord « a réalisé un essai nucléaire, c’est absolument inacceptable », a réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe, peu avant que le gouvernement japonais ne confirme qu’il s’agissait bien d’un essai nucléaire. Le dernier essai nucléaire nord-coréen date de septembre 2016. Il avait été le plus puissant des cinq tests conduits par Pyongyang depuis 2006. 

La direction nord-coréenne estime que la possession d’une dissuasion nucléaire crédible est indispensable à la survie de la nation, menacée en permanence selon elle par l’agressivité des Etats-Unis. Bien qu’étant sous le coup de sept séries de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU en raison de ses programmes nucléaire et balistique, le régime entend poursuivre ces activités.

 

Publié le 03/09/2017 / Mis à jour 03/09/2017/ Par SudOuest.fr avec AFP.

 

http://www.sudouest.fr/2017/09/03/le-japon-denonce-un-nouvel-essai-nucleaire-de-la-coree-du-nord-3743663-4803.php

 

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2 – Donald Trump envisage une riposte contre la Corée du Nord

 

Après un nouveau tir de missile balistique, le leader nord-coréen Kim Jong-Un voit «tout le territoire américain à notre portée». Le Pentagone durcit le ton évoquant désormais des représailles militaires. Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé que désormais «tout le territoire américain est à notre portée» après le nouveau tir de missile balistique qui a fini sa course vendredi en mer du Japon. Résultat: Washington et Séoul envisagent des «options de réaction militaire».

 

Washington, Tokyo, Séoul, l’Union européenne ainsi que la France ont immédiatement condamné le second tir en un mois par la Corée du Nord d’un missile balistique intercontinental (ICBM). L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a assuré samedi que ce tir avait été une réussite, supervisé en personne par le numéro un Kim Jong-Un. «Tout le territoire américain est à notre portée de tir (…), n’importe où, n’importe quand», a proclamé le leader nord-coréen, cité par KCNA. L’agence de presse a encore précisé qu’il s’agissait d’une version améliorée du Hwasong-14 ICBM, qui a parcouru 998 kilomètres en 47 minutes à une altitude maximum de 3724 mètres.

 

Donald Trump a affirmé de son côté que «les Etats-Unis prendront les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du territoire national américain et pour protéger nos alliés de la région». La Chine a elle aussi condamné samedi le tir nord-coréen, soulignant qu’elle «s’oppose aux violations par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU». Dans le même temps, Pékin «espère que toutes les parties concernées feront preuve de prudence et éviteront d’intensifier les tensions».

 

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 _ Exercices militaires en cours

Peu après, le secrétaire d’état américain Rex Tillerson a estimé qu’«en tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique de la Corée du Nord, le Chine et la Russie portent une unique et spéciale responsabilité dans l’augmentation de la menace pour la stabilité régionale et globale». Par ailleurs, les Etats-Unis et la Corée du Sud mènent depuis samedi matin un exercice militaire en utilisant des missiles tactiques (ATACMS) sol-sol américain et des missiles balistiques sud-coréens Hyunmoo II, a confirmé l’armée de terre américaine.

 

L’exercice conjoint s’est déroulé tôt samedi matin (heure de Séoul), peu après l’annonce par le Pentagone que les chefs militaires américains et sud-coréen avaient discuté d’«options de réaction militaire» après la tir nord-coréen. Le Pentagone prépare depuis longtemps l’éventualité d’un conflit avec la Corée du Nord, mais le langage tranchant utilisé marque une évolution par rapport aux précédentes réactions ayant suivi des essais de missiles. Auparavant, il s’agissait de critiquer les tirs, mais sans mentionner d’options militaires de représailles.

 

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 _ Action «imprudente»

Selon l’armée de terre, «les ATACMS peuvent être rapidement déployés et engagés, et fournissent des capacités de précision de frappes en profondeur, permettant à l’alliance République de Corée/Etats-Unis d’engager tout un éventail de cibles rapidement dans toutes les conditions climatiques». Ces équipements avaient déjà «tiré des missiles dans les eaux territoriales de la Corée du Sud le long de la côte Est le 5 juillet«, a précisé l’armée américaine.

Le président américain a prévenu vendredi que les essais nord-coréens constituaient une action «imprudente et dangereuse» qui allait «isoler davantage» la Corée du Nord. «Les Etats-Unis condamnent ce test et rejettent les affirmations du régime selon lesquelles ces essais assurent la sécurité de la Corée du Nord. En réalité, ils produisent l’effet inverse», a indiqué Donald Trump dans un communiqué publié quelques heures après le tir.

 

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 _ Conciliabules à Tokyo et Séoul

Au Japon, l’un des pays les plus exposés à la menace nord-coréenne, le premier ministre Shinzo Abe a annoncé une réunion de son conseil de sécurité nationale. A Séoul, le président Moon Jae-In a lui aussi convoqué une réunion d’urgence de son équipe de sécurité nationale. Quant à l’Union européenne, elle a condamné le nouveau tir nord-coréen, estimant qu’il «menaçait sérieusement la paix et la sécurité internationales».

 

Par  Philippe Gélie – Correspondant à Washington / Mis à jour le 26/09/2017/ Publié le 26/09/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/09/26/01003-20170926ARTFIG00262-donald-trump-envisage-l-option-militaire-contre-la-coree-du-nord.php

 

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3 – Alors que Trump menace la Corée du Nord, la plupart des Américains sont contre la guerre

 

Au milieu des menaces belliqueuses du gouvernement de Trump contre Pyongyang, un sondage d’opinion publié dimanche a confirmé que l’écrasante majorité de la population aux États-Unis s’oppose à une guerre contre la Corée du Nord et craint ses conséquences catastrophiques. Le sondage du Washington Post et ABC News a révélé que 67 pour cent des répondants s’opposaient aux frappes préventives américaines contre la Corée du Nord et soutenaient une action militaire uniquement si Pyongyang devait attaquer les États-Unis ou l’un de ses alliés. Même parmi ceux qui « approuvent fortement » l’efficacité de Trump dans ses fonctions – une minorité qui se réduit comme une peau de chagrin – près de 60 % s’opposent à une attaque préventive contre la Corée du Nord.

 

Le sondage a également révélé une large compréhension, et des craintes, qu’une attaque américaine peut se transformer rapidement en une guerre beaucoup plus large. « Si les États-Unis lançaient en premier une attaque militaire contre la Corée du Nord, 82 pour cent des Américains disent que cela risquerait de déclencher une guerre plus large en Asie de l’Est, et 69 pour cent citent “un risque majeur” », a rapporté le Washington Post. Dans sa diatribe fasciste aux Nations Unies la semaine dernière, le président Trump a averti que les États-Unis « détruiraient complètement » la Corée du Nord – une menace qui ne peut signifier que l’anéantissement nucléaire du petit pays économiquement arriéré. En réponse au discours à l’ONU par le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Young-ho dimanche, Trump a tweeté que lui et son chef, Kim Jong-un, « n’en auront plus pour longtemps ».

 

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L’opposition générale à la guerre des États-Unis contre la Corée du Nord existe en dépit d’une campagne concertée menée par le gouvernement Trump et l’establishment politique et médiatique pour calomnier Kim Jong-un et son régime, exagérer grossièrement les menaces posées par l’arsenal nucléaire de Pyongyang et solliciter ouvertement l’opinion sur « l’option militaire » pour anéantir la Corée du Nord. De larges couches de la population ne font pas confiance à Trump. Le sondage d’opinion a montré que plus de 60 pour cent ne lui font « aucunement » confiance pour gérer de façon responsable le face à face dangereux avec la Corée du Nord. Contre 37 pour cent qui ont déclaré qu’ils font « beaucoup » confiance à Trump pour gérer ce face à face.

 

Au milieu d’un effort concerté dans les médias américains pour présenter les hauts gradés de l’armée comme un frein à Trump le va-t-en-guerre téméraire, 72 % des adultes ont déclaré qu’ils avaient confiance dans les chefs militaires américains. Cependant, alors que son ton pourrait ne pas être aussi belliqueux et téméraire que celui de Trump, les actions provocatrices du Pentagone en disent plus long que ses mots.

 

Dans une menace directe à Pyongyang, Dana White, porte-parole du Pentagone, a rapporté que samedi, les bombardiers stratégiques américains B1-B accompagnés d’avions de chasse ont volé dans l’espace aérien international près de la côte est de la Corée du Nord. « C’est le point le plus au nord de la zone démilitarisée [séparant les deux Corées], qu’un avion de combat ou de bombardement américain a survolé au large de la côte nord-coréenne au 21 siècle », a-t-elle déclaré. White a déclaré sur un ton menaçant : « Cette mission est une démonstration de la résolution des États-Unis et un message clair selon lequel le président a de nombreuses options militaires pour vaincre toute menace. » Après avoir répété le mantra que la Corée du Nord pose « une grave menace » au monde, elle a prévenu : « Nous sommes prêts à utiliser toute la panoplie des capacités militaires pour défendre le sol américain et nos alliés. »

 

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En réalité, c’est l’impérialisme américain qui a démontré sa criminalité et son illégalité à maintes reprises au cours du dernier quart de siècle. Washington a mené à plusieurs reprises des guerres d’agression qui ont détruit des sociétés entières au Moyen-Orient, en Afrique du nord et en Asie centrale dans la poursuite de la domination mondiale. Maintenant, avec une imprudence absolue, les États-Unis ont délibérément poussé l’épreuve de force avec Pyongyang au bord de la guerre – une situation dans laquelle un incident relativement mineur pourrait devenir le prétexte à une attaque massive contre la Corée du Nord et pourrait rapidement impliquer d’autres puissances nucléaires, y compris la Chine et Russie.

 

La mission des bombardiers près de la côte nord-coréenne est intervenue moins d’une semaine après que deux B1-B, avec quatre chasseurs furtifs sophistiqués du Pentagone, ont effectué un exercice de tir à munitions réelles dans un champ de tir sud-coréen proche de la zone démilitarisée. Les États-Unis ont rejeté les appels chinois et russes pour la suspension de leurs énormes manœuvres militaires annuelles avec la Corée du Sud en échange d’un arrêt par la Corée du Nord des essais de ses armes et ainsi jeter les bases de négociations.

 

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Sous le gouvernement de Trump, la menace militaire maintenant habituelle de « toutes les options sont sur la table », revêt un nouveau sens. « Toutes les options » inclut l’option nucléaire – c’est-à-dire des attaques nucléaires sur la Corée du Nord –, comme Trump l’a clairement expliqué le mois dernier quand il a menacé la Corée du Nord de « feu et fureur comme le monde n’en a jamais vu ».

 

S’exprimant dimanche sur ABC News, le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, a cherché à diminuer la menace d’une guerre nucléaire, mais il a reconnu qu’elle a été discutée ouvertement à la Maison Blanche. Interrogé sur la possibilité d’une guerre nucléaire, Mnuchin, qui siège au comité de sécurité nationale de Trump, a déclaré que le président ne voulait pas de guerre nucléaire, mais a ajouté : « D’autre part, le président protégera le peuple américain et nos alliés. »

 

Mnuchin a également précisé que l’épreuve de force des États-Unis avec la Corée du Nord est exploitée par le gouvernement de Trump pour faire avancer un programme beaucoup plus large visant à empêcher tout rival ou groupe de rivaux de prétendre à la suprématie mondiale. Parlant du décret de Trump la semaine dernière, il a déclaré que ceci lui a permis d’imposer « les sanctions les plus fortes jamais mises en place. Je peux couper [l’accès aux marchés américains] des institutions financières partout dans le monde qui soutiennent la Corée du Nord ».

 

Ces sanctions dites « secondaires » visent en premier lieu la Chine et la Russie. De telles mesures pourraient également être utilisées contre les alliés de Washington en Europe s’ils font affaire avec la Corée du Nord ou d’autres cibles d’agression américaines comme l’Iran. Déjà, des divisions profondes émergent avec les puissances européennes sur la menace de Trump de mettre fin à l’accord de 2015 avec l’Iran pour se dénucléariser et adopter une attitude beaucoup plus agressive envers Téhéran. Face à des menaces croissantes des États-Unis, la Corée du Nord a fait une réponse semblable, augmentant considérablement le risque de guerre.

 

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Dans son discours à l’ONU, le ministre des Affaires étrangères Ri a dénoncé Trump comme « une personne mentalement dérangée » et a averti que sa menace de détruire totalement la Corée du Nord a rendu la perspective d’une visite de « nos roquettes » sur le continent américain, « d’autant plus inévitable ».

 

Bien que de telles menaces ne fassent rien pour protéger le peuple nord-coréen, Pyongyang a clairement conclu qu’il n’y a pas d’autre option que de faire monter d’un cran ses propres fanfaronnades et d’accélérer son programme nucléaire. « Quoi d’autre pourrait être une menace plus grande que les remarques violentes […] de la part de l’autorité suprême de la plus grande puissance nucléaire du monde ? », a déclaré Ri. Le danger de la guerre nucléaire ne peut toutefois pas être interrompu par des menaces réactionnaires d’anéantir les villes américaines qui ne peuvent que semer des divisions dans la classe ouvrière internationale, la seule force sociale capable de mettre fin à la marche américaine vers la guerre.

 

Le sondage du Washington Post-ABC donne un aperçu de l’opposition profonde à la guerre parmi les travailleurs aux États-Unis, qui ne trouve aucune expression dans aucune faction de l’establishment politique, y compris chez les diverses organisations de pseudo-gauches. Ces sentiments, qui existent dans tous les pays, doivent trouver une expression politique consciente à travers la construction d’un mouvement uni de la classe ouvrière internationale pour mettre fin au système de profit qui est la cause de la guerre.

 

Peter Symonds/ Article paru en anglais, WSWS, le 25 septembre 2017/ La source originale de cet article est wsws.org/ Copyright © Peter Symondswsws.org, 2017

. Par Peter Symonds/ Mondialisation.ca, 26 septembre 2017/ wsws.org 25 septembre 2017

 

https://www.mondialisation.ca/alors-que-trump-menace-la-coree-du-nord-la-plupart-des-americains-sont-contre-la-guerre/5610756

 

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4 – Corée du Nord : les Etats-Unis prêts à utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace

 

Les Etats-Unis sont prêts à utiliser leurs capacités nucléaires au cas où la Corée du Nord continuerait à les menacer ou à menacer leurs alliés, a déclaré hier la Maison-Blanche. Après le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, le président Donald Trump s’est entretenu au téléphone avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.

 

« Les deux dirigeants ont condamné la poursuite des actions de déstabilisation et de provocation de la Corée du Nord, ont confirmé les inébranlables engagements mutuels des deux pays en matière de défense, et se sont engagés à continuer à coopérer étroitement », déclare le communiqué. « Le président Trump a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons », rapporte le communiqué de la présidence américaine.

 

Quelques heures plus tôt, les Etats-Unis ont prévenu la Corée du Nord qu’ils pourraient déclencher « une réponse militaire massive » si elle menaçait leur territoire ou celui de leurs alliés. L’avertissement a été formulé par le secrétaire à la Défense Jim Mattis à la suite d’une réunion d’urgence convoquée par Trump de ses conseillers dans le domaine de la sécurité nationale. La réunion avait pour but d’examiner les conséquences du sixième essai nucléaire nord-coréen, qui était selon Pyongyang celui d’une bombe à hydrogène ou bombe H, beaucoup plus puissante que la bombe atomique ou bombe A.

 

Par Le Figaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 04/09/2017/ Publié le 04/09/2017

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/04/97001-20170904FILWWW00017-coree-du-nord-les-etats-unis-prets-a-utiliser-leurs-capacites-nucleaires-en-cas-de-menace.php

 

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5 – Neuf (9) questions pour bien comprendre l’escalade du conflit entre la Corée du Nord et les Etats-Unis

 

Les dirigeants américain et nord-coréen vont-ils déclencher un conflit mondial? La journaliste Juliette Morillot, spécialiste de la Corée du Nord, estime que la situation peut déraper. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un veut faire « payer cher » au président américain Donald Trump ses menaces, faites devant l’ONU le 19 septembre, de « détruire complètement » son pays.

Dans cette escalade verbale, la Corée du Nord a fait savoir que une bombe H pourrait être testée dans le Pacifique. Trump, de son côté, a imposé de nouvelles sanctions contre cet état. Nouvelle surenchère lundi de la Corée du Nord, qui estime que les États-Unis lui ont déclaré la guerre et menace d’abattre les bombardiers américains s’approchant trop près de ses côtes. La communauté internationale se divise. La journaliste Juliette Morillot, auteur du livre La Corée du Nord en 100 questions*, analyse plus froidement la situation.

 

 _ KIM JONG-UN EST-IL FOU?

« Il n’est absolument pas fou. Comme son grand-père Kim il sung et son père Kim Jong-il, il est cultivé, éduqué et extrêmement rationnel. Ce n’est pas un impulsif qui va appuyer sur le bouton nucléaire. Il a une stratégie très claire, dans la crise actuelle entre son pays et les États-Unis. Mais dire qu’il n’est pas fou, ne signifie pas qu’il n’est pas dangereux. »

 

 _ QUELLE EST SA STRATÉGIE?

« Les Nord-Coréens ne veulent pas être attaqués par les États-Unis et ils pensent que grâce à l’arme nucléaire, ils ne le seront pas. Pendant la guerre de Corée, de 1950 à 1953, le pays a été menacé deux fois de l’arme nucléaire, par les États-Unis. Ce qui a déclenché la volonté du dirigeant de l’époque, Kim Il-sung de lancer son programme nucléaire. C’est un peu l’assurance vie des Nord-Coréens. Aux yeux de Pyongyang, elle permet de dialoguer d’égal à égal avec les États-Unis. »

 

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 _ QUI VA ATTAQUER L’AUTRE?

« Les Nord-Coréens n’attaqueront pas en premier, car cela mettrait en danger la pérennité de leur régime. Mais s’ils étaient attaqués, ils rétorqueraient. Cela étant ils ne le feraient pas forcément avec l’arme nucléaire. Ils ont déjà de quoi faire de sacrés dégâts en utilisant des armes conventionnelles. Séoul, la capitale de la Corée du Sud, c’est 25 millions d’habitants. Elle est à moins de 70 kilomètres de la frontière. Il suffit de lance-roquettes traditionnels pour y faire des dégâts exponentiels. »

 

 _ KIM JONG-UN VEUT-IL POUSSER TRUMP À INTERVENIR?

« Même si le président américain apparaît très imprévisible avec ses tweets et ses déclarations violentes, j’ai du mal à croire qu’il se lance dans quelque chose comme ça. Les pays voisins, Chine, Japon, Russie déconseillent une attaque militaire. Pékin et Moscou appellent aussi au dialogue avec Pyongyang, d’autant que les sanctions de la communauté internationale ne mènent à rien. La crise pourrait en cas de dérapage, déclencher un conflit nucléaire et mondial. »

 

 _ POURQUOI CETTE ESCALADE VERBALE ENTRE KIM JONG-UN ET TRUMP ?

« Nous sommes face à deux égos. La personnalité de Trump renforce Kim Jong-un auprès du peuple nord-coréen. Il apparaît comme le défenseur de la patrie. Il cimente le peuple nord-coréen derrière l’ennemi impérialiste américain. »

 

 _ COMMENT CE PETIT PAYS PEUT-IL DÉSTABILISER LE MONDE ?

« La Corée du Nord et la Corée du Sud, deux pays créés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, n’ont jamais signé de traité de paix après la guerre de Corée qui a suivi. Ils n’ont conclu qu’une armistice. Depuis, ce statu quo a arrangé tout le monde. Pour la Chine, la Corée du Nord est un état tampon qui la sépare de la Corée du Sud et donc des Américains. Le Japon, allié des États-Unis ne veut pas d’un état réunifié, car cela renforcerait le sentiment anti-nippon, né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et toujours vivace en Asie. Ceci étant, le Japon prend le prétexte de la menace nord-coréenne pour se remilitariser. Enfin, face à la montée en puissance chinoise, une Corée du Nord diabolisée, est utile aux Américains. Elle justifie leur présence en Corée du Sud et au Japon. »

 

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 _ UNE DÉNUCLÉARISATION DE LA CORÉE DU NORD EST-ELLE POSSIBLE ?

« C’est trop tard. L’arme nucléaire est inscrite dans sa constitution depuis 2012. On ne peut pas imaginer un accord comme avec l’Iran: le fameux accord de 2015 qui limite la production nucléaire iranienne au grade civil, pour l’énergie par exemple, et que Trump est en train de faire exploser. C’est très différent. L’Iran n’avait pas encore fabriqué d’arme nucléaire. En Corée du Nord c’est il y a dix ans, qu’il aurait fallu dénucléariser. Il va falloir accepter que c’est une nation nucléaire et négocier. Discuter ne veut pas dire accepter. »

 

 _ QUELLE EST SA FORCE NUCLÉAIRE ?

« Le premier essai nucléaire a eu lieu en 2006. Là on en est au sixième. Ce dernier essai est un peu différent car il s’agit d’une bombe thermonucléaire, une bombe H. Elle est 16 fois plus puissante que celle qui a frappé Hiroshima. Le pays dispose à présent de missiles à longue portée, capables d’atteindre la côte ouest des États-Unis. Les Nord-Coréens affirment qu’ils sont capables de miniaturiser leur bombe H et de la mettre sur un missile. C’est pas encore prouvé mais il y a des chances qu’ils puissent le faire. Ils maîtrisent aussi la technologie au plutonium et à l’uranium. »

 

 _ ÇA PEUT VRAIMENT DÉRAPER ?

« Il suffit que la Corée du Nord fasse un essai de tir balistique, par exemple, au dessus du Japon, que le missile explose en vol parce qu’il ne fonctionne pas, que des débris retombent sur le Japon, que le Japon dégaine parce qu’il se sent attaqué et ça s’enflamme. Si la Corée du Nord est attaquée, la Chine la protégera car les deux pays sont liés par un accord de défense. Il ne faut pas oublier la Russie toute proche, non plus! On arrive vite à un conflit mondial. Trump et Kim Jong-un jouent avec le feu et les nerfs !

Les dernières déclarations de Donald Trump aux Nations Unies menaçant de détruire totalement la Corée du Nord, ou la réponse de Kim Jong-un évoquant la possibilité de faire exploser une bombe H dans le Pacifique font craindre que la crise ne prenne un tournant dramatique. Les sanctions très dures décrétées par les États-Unis le 21 septembre vont étrangler la Corée du Nord. La solution doit passer par le dialogue. Sinon, on n’est pas à l’abri d’un dérapage cataclysmique. »

 

* Livre coécrit avec Dorian Malovic et paru aux éditions Tallandier.

 

MONDE/ POLITIQUE/ PAR RECUEILLIS PAR R. MEUNIER/ Mis à jour le 27/09/2017 / Publié le 27/09/2017

 

http://www.nicematin.com/politique/9-questions-pour-bien-comprendre-lescalade-du-conflit-entre-la-coree-du-nord-et-les-etats-unis-170117

 

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6 – Poutine annonce la destruction des dernières armes chimiques en Russie

 

Le pays, qui s’était engagé à détruire son stock d’ici à 2020, a souligné que les Etats-Unis ne remplissaient « malheureusement pas » leurs obligations en la matière. La Russie a fini de détruire ses dernières réserves d’armes chimiques, héritées de l’époque de la guerre froide, a annoncé mercredi 27 septembre le président russe, Vladimir Poutine, saluant un « événement historique ».

 

« Le restant de l’arsenal d’armes chimiques de Russie a été détruit dans le complexe de destruction d’armes chimiques de Kizner, dans la République d’Oudmourtie », a précisé l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Il s’agit du « dernier des sept complexes de destruction d’armes chimiques en Russie à être toujours en activité », les six autres ayant fermé entre 2005 et 2015. Au total, 39 967 tonnes d’armements chimiques auront été détruites, selon l’agence de presse Interfax ; un chiffre confirmé par l’OIAC, qui a salué une « étape importante ». La Russie devait détruire l’ensemble de cet arsenal chimique d’ici à 2020 dans le cadre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Près de 200 pays ont adhéré à la convention de 1997, qui interdit la recherche, la production, le stockage et l’utilisation d’armes chimiques.

 

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_ Jusqu’en 2023 pour les Etats-Unis

« C’est un pas énorme vers un monde plus équilibré, plus sûr », a ajouté Vladimir Poutine, qui s’exprimait par vidéoconférence avec les responsables de la destruction des derniers stocks situés à Kizner, dans la région de la Volga, au sud-ouest du pays. Mais le président russe a également profité de l’opportunité pour souligner que les Etats-Unis « ne rempliss[aient] malheureusement pas leurs obligations » en la matière. La Russie et les Etats-Unis, qui avaient amassé d’énormes stocks d’armes chimiques durant la guerre froide, s’étaient engagés à les détruire avant avril 2012 aux termes de la Convention de 1997 sur l’interdiction des armes chimiques, avant d’annoncer ne pas être en mesure de respecter ce calendrier. Les Etats-Unis se sont fixé l’échéance de 2023 pour la destruction totale de leur stock.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 27.09.2017/ Mis à jour le 27.09.2017/

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/27/poutine-annonce-la-destruction-des-dernieres-armes-chimiques-en-russie_5192386_3210.html

 

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7 – Attaques chimiques en Syrie : jusqu’à quand ?

 

Pourquoi, quatre ans après un accord qui devait aboutir à la destruction de ces armes, les attaques chimiques continuent-elles ? Le 14 septembre 2013, la communauté internationale pousse un soupir de soulagement. La Syrie vient de rentrer dans l’OIAC (l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, OPCW en anglais). Les armes chimiques du gouvernement de Damas vont être livrées et détruites, les infrastructures gelées, la « red line » tracée par Barack Obama ne sera plus franchie. En théorie. Car si en juin 2014, l’OIAC déclare avoir débarrassé la Syrie de ce fléau, presque quatre ans plus tard, rien ne semble avoir changé.

 

 _ L’attaque de Khan Cheikhoun

Le 4 avril 2017, la ville de Khan Cheikhoun, au nord-ouest de la Syrie, est frappée par une attaque chimique menée par le gouvernement syrien. 87 personnes perdent la vie, plus de 500 sont blessées. Dans les mois qui suivent, tous les rapports attestent de la présence de gaz sarin sur les lieux touchés. Ce neurotoxique, notamment utilisé dans le début du conflit syrien, est une arme chimique bien connue.

 

Le 30 juin 2017, l’OIAC publie un rapport alarmant sur cette attaque. A partir d’autopsies et d’analyses environnementales, il « confirme que des personnes ont été exposées au gaz sarin, une arme chimique, le 4 avril 2017 ». Comme le souligne le rapport, il s’agit bien là d’une confirmation. De nombreuses fois, il a été prouvé que le gouvernement syrien continue d’utiliser des armes chimiques, qu’elles soient à base de gaz sarin ou de chlore, plus facile à se procurer grâce à ses usages civils. Ce bombardement de Khan Cheikhoun s’inscrit bien dans la longue lignée des attaques chimiques commises par le régime syrien. Pourtant, c’est l’une de ces premières et plus marquantes attaques, connue sous le nom de massacre de la Ghouta, qui avait abouti à l’entrée de la Syrie dans l’OIAC en septembre 2013.

 

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 _ La Ghouta, le « Srebrenica syrien »

Cela devait être le dernier excès de Bachar al-Assad. Le 21 août 2013, l’armée syrienne (selon tous les observateurs, à l’exception de l’Iran, la Russie, et le gouvernement syrien lui-même) utilise du gaz sarin pour bombarder le quartier de la Ghouta, à Damas. Le bilan, explique Michel Kilo, opposant historique du clan Assad, est de « 1.421 morts, dont plus de 400 enfants », auxquels il faut ajouter plus de 3.000 blessés. La condamnation de la communauté internationale est – presque – unanime. Ces massacres doivent cesser, une intervention armée occidentale est même évoquée.

 

Une proposition russe est finalement acceptée par le gouvernement de Barack Obama, qui renonce par la même occasion à des frappes de représailles : la Syrie doit devenir signataire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques de 1993 et se débarrasser de ses armes chimiques. C’est chose faite, semble-t-il, le 14 septembre 2013, lorsque la Syrie rejoint l’OIAC – l’Egypte, le Soudan du Sud, la Corée du Nord et Israël (ayant signé mais pas ratifié le texte) restant les derniers pays non-membres. Cette Organisation pour l’interdiction des armes chimiques veille depuis au démantèlement de l’arsenal chimique du régime syrien. Pour le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

 

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 _ Une utilisation toujours impunie

Dès lors, comment expliquer que le gouvernement de Bachar al-Assad puisse continuer à utiliser ces armes chimiques impunément ? De plus, comment se fait-il que ces armes chimiques soient encore présentes, voire produites en Syrie ? « Le problème avec tout traité de désarmement, c’est que la sincérité des intentions n’est jamais vérifiable », explique Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine « Défense & Sécurité internationale » et chargé de recherches au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux (Capri) et à l’Institut de stratégie et des conflits.

 « La Syrie, d’une part, est en guerre. D’autre part, le territoire conservé par Al-Assad est énorme ; si on déclare un nombre X d’armes chimiques dans des installations données, rien ne garantit que d’autres n’aient pas été cachées autre part. A un moment donné, il y a une question de confiance. Soit on le fait de bonne foi, soit on met en place une ruse. C’est le cas pour la Syrie. »

 

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C’est aussi le point de vue de l’opposant historique Michel Kilo : « Nous avons toujours dit que le régime mentait. Qu’il avait gardé non seulement des stocks, mais aussi des moyens de production. » Olivier Lepick, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des armes chimiques, le rejoint : « Le gouvernement syrien s’est fait tordre le bras, on a toujours pointé des incohérences, on ne peut écarter l’hypothèse que le gouvernement ait gardé sous la main des capacités de productions réduites mais réelles. »

 

Réduites, parce que pour prouver sa bonne foi, le régime a tout de même dû céder des produits et des stocks conséquents, ainsi que la localisation de certains laboratoires. Ainsi, le gouvernement syrien utilise désormais principalement chlore et gaz sarin, alors qu’il disposait avant de VX, une arme « plus efficace, mais plus difficile à produire », explique Joseph Henrotin. Cette utilisation du chlore est d’ailleurs particulièrement problématique. « Les attaques au chlore sont quasiment quotidiennes en Syrie, ajoute Michel Kilo. Or le chlore ne fait pas partie de la liste des armes chimiques en raison de son usage civil fréquent ». Cet usage permet en effet son importation légale avant une possible transformation en arme.

 

 _ Jusqu’à quand ?

Devant cette évidente mauvaise foi, comment l’OIAC et, avec elle, la communauté internationale, peuvent-elles réagir pour faire cesser ces massacres ? Olivier Lepick explique : « Tant que les inspecteurs et l’organisation n’auront pas un total accès au territoire syrien, tant qu’il n’y aura pas un accord sur le conflit syrien, l’organisation n’aura pas la capacité d’aller sur place vérifier que la Syrie respecte ses engagements. » C’est là le nœud du problème : compte tenu du théâtre de guerre qu’est devenue la Syrie, les experts internationaux ne peuvent s’y rendre pour « nettoyer » le pays de son arsenal chimique. Qu’il s’agisse de moyens de production ou de stocks résiduels (aucune des deux hypothèses n’est écartée par Joseph Henrotin et Olivier Lepick), leur détection et leur destruction semblent aujourd’hui conditionnées à la fin de la guerre en Syrie.

 

Une autre difficulté vient de l’internationalisation de ces armes chimiques. Michel Kilo développe : « Le régime syrien a confié des armes aux Iraniens mais aussi au Hezbollah. Le contrôle international doit maintenant s’organiser de manière différente, en prenant en compte ces relations avec l’Iran et le Hezbollah, mais aussi la notion même d’armes chimiques, comme le prouve cette question du chlore. » Il n’y a plus de dissociation possible entre l’élimination des armes chimiques et le règlement du conflit syrien, d’autant plus que l’Etat islamique dispose désormais lui aussi de laboratoires propres à créer ce type d’armes. Cela change la donne par rapport à 2013, où les Etats-Unis, en acceptant la proposition russe, avaient cru possible de négocier séparément la destruction des stocks syriens et le règlement du conflit. Aujourd’hui, c’est cette même Russie qui, par son veto systématique à toute proposition du Conseil de Sécurité de l’ONU, bloque les négociations.

 

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 _ Les populations civiles, premières victimes

Pourquoi le régime syrien persiste-t-il à utiliser ces armes chimiques ? Pour Joseph Henrotin, cela suit deux logiques. La première est une « logique de ‘trouble informationnel’ : on le voit en France, dès qu’il y a eu des suspicions sur Bachar al-Assad, on a eu des levées de boucliers : on jette la suspicion sur l’autre camp, c’est un élément de stratégie déclaratoire pour renforcer la légitimité du gouvernement ».

La seconde est peut-être la plus lourde de conséquences : « L’utilisation de l’arme chimique n’est qu’un des éléments du processus de brutalisation qu’il y a dans le conflit syrien. On l’a aussi retrouvé quand les Russes ont bombardé Alep avec des bombes non guidées, sans réaction d’Al-Assad. Ou lorsque les troupes syriennes larguent des barils d’explosifs depuis des hélicoptères. Le chimique n’est qu’un élément de cette brutalisation. » Il poursuit : « On est dans une logique de brutalisation mais aussi de non-discrimination : le civil est un ennemi potentiel. Liquider le civil, c’est casser les réservoirs des adversaires. »

 

Le régime de Damas ne fait donc que prouver une fois de plus son absence de considération pour la population civile, première victime de ce genre d’attaques. Il s’agit même, pour Michel Kilo, d' »une conduite criminelle. Ce n’est pas simplement la présence des armes chimiques qui pose problème, c’est la façon dont elles sont utilisées. » L’opposant revient sur l’attaque de la Ghouta : « Ils ont d’abord bombardé les quartiers civils pour faire descendre les gens dans les souterrains. Là seulement, ils ont largué un gaz qui ne se dissipe qu’après six heures. Enfin, ils ont dispersé ce gaz avec de nouveaux tirs de canons et des vols à basse altitude. Ils voulaient tuer le plus grand nombre. »

 

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 _ Des risques d’escalade

La situation est d’autant plus problématique qu’elle revient, pour le chercheur, à « lever les tabous » pour les dirigeants belliqueux à travers le monde. Il en va ainsi « de la Russie, qui envahit l’Ukraine pour prendre la Crimée, mais aussi du fait de revenir à l’utilisation d’armes qu’on pensait disparues avec la guerre froide. » Le risque que l’impuissance de la communauté internationale amène de nouveaux exemples de barbarie. Joseph Henrotin estime : « Il est malheureusement trop tard pour les morts et les blessés de Khan Cheikhoun. Mais cela laisse la porte ouverte à de nouveaux événements tout aussi tragiques. » « Tant que Bachar al-Assad restera au pouvoir, souligne Michel Kilo, il continuera à utiliser ces armes chimiques. » Chaque semaine, les nouvelles qui arrivent de Syrie, ne démentent pas l’opposant au régime de Damas.

 

Martin Lavielle / Publié le 08 juillet 2017 /

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20170705.OBS1680/attaques-chimiques-en-syrie-jusqu-a-quand.html

 

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8 – Liste des États dotés de l’arme nucléaire

 

Huit États souverains ont officiellement testé avec succès des armes nucléaires. Un neuvième état, Israël, posséderait aussi des armes nucléaires. Cinq États sont considérés comme des « États dotés d’armes nucléaires » selon les termes du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Dans l’ordre d’acquisition : les États-Unis, la Russie (en tant qu’Union des républiques socialistes soviétiques), le Royaume-Uni, la France et la République populaire de Chine.

 

Depuis que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires est entré en vigueur en 1970, trois États qui n’ont pas signé le traité ont effectué des essais d’armes nucléaires, à savoir l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord. La Corée du Nord a fait partie du traité, mais s’en est retirée en 2003. De plus, Israël et l’Afrique du Sud pourraient avoir conjointement procédé à un essai nucléaire secret, détecté par le satellite américain Vela. L’Afrique du Sud a développé des armes nucléaires, mais a démonté son arsenal avant de rejoindre le traité. Israël dispose d’une force nucléaire non déclarée1. Enfin, le Japon est considéré avoir la capacité technologique d’obtenir la force nucléaire rapidement2.

 

Certains pays accueillent également des armes nucléaires américaines basées dans leur territoire, mais n’en possèdent pas en propre : la Turquie, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique. Certains pays hébergent passagèrement des armes nucléaires américaines, lorsqu’un vecteur américain fait escale dans leur territoire, par exemple un navire de guerre au Japon3.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%89tats_dot%C3%A9s_de_l%27arme_nucl%C3%A9aire

 

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9 – La Russie construit un nouveau « train nucléaire »

 

La production des éléments du nouveau complexe de guerre ferroviaire Bargouzine a commencé en Russie. Ce train pourra embarquer six missiles nucléaires intercontinentaux conçus sur la base du missile Iars. Aucune date exacte de mise en service du nouveau train « stratégique » n’a été précisée mais selon les experts, il ne faut pas s’y attendre avant 2020.

 

En 2014, le général Sergueï Karakaev, chef des Forces de missiles stratégiques de Russie (RVSN), avait fait connaître la décision du président russe Vladimir Poutine de reconstruire le complexe ferroviaire Bargouzine et dévoilait que sa conception préliminaire avait été achevée. L’information concernant ce nouveau train nucléaire est confidentielle mais on sait notamment par la presse que le Bargouzine pourrait transporter jusqu’à six missiles intercontinentaux nucléaires élaborés à partir du missile Iars — la version terrestre du Boulava naval. Chaque système de lancement équivaudra à un régiment, et une division du Bargouzine comprendra cinq régiments. Le commandement des RVSN espère que les nouveaux complexes resteront en service au moins jusqu’en 2040.

 

Selon les experts militaires, le nouveau complexe ferroviaire russe est comparable dans sa conception à un sous-marin stratégique: tous les wagons du train doivent être hermétiques et solides pour protéger l’habitacle des dommages même en cas d’explosion d’une ogive nucléaire à plusieurs centaines de mètres du train. Son autonomie est d’un mois et en une journée, le Bargouzine pourra parcourir jusqu’à 1 000 km. Le missile Iars dont il sera équipé ne prend que quelques minutes à être préparé au tir. D’une portée de 10 000 km, il est précis à 100 mètres près. Ses ogives manœuvrables peuvent franchir tout système antimissile actuel.

 

20:07 13.05.2016/ Mis à jour 21:09 13.05.2016/ Dossier: Nouvelles armes russes (132)

 

https://fr.sputniknews.com/presse/201605131024983274-russie-train-nucleaire/

 

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10 – Missile balistique chinois JL-3 : un nouveau chapitre dans la dissuasion nucléaire mondiale

 

La Chine développe le nouveau missile balistique naval Julang-3. L’expert militaire Vassili Kachine a expliqué en exclusivité à Sputnik son importance pour les forces stratégiques chinoises. Suite à l’information relayée par les médias chinois sur le développement par la Chine du nouveau missile balistique intercontinental Julang-3, l’expert militaire Vassili Kachine a évoqué pour Sputnik son importance pour les forces stratégiques chinoises.

 

L’expert a signalé que le développement par la marine chinoise d’un nouveau missile balistique JL-3 destiné à équiper ses sous-marins était connu depuis plusieurs années. Son développement a ainsi été évoqué par le dernier rapport du ministère américain de la Défense consacré à la puissance militaire chinoise. Le JL-3 doit être utilisé pour équiper les sous-marins nucléaires du futur du projet 096.

 

Vassili Kachine a ajouté que l’information sur le projet avait été précédée par la mise en ligne fin juillet-début août des photos d’un sous-marin d’essai du projet 032 réaménagé aux chantiers navals de Dalian. Ses silos ont été adaptés pour accueillir un missile de plus grande taille, ce qui a modifié les contours du bâtiment. «À l’heure actuelle la marine chinoise dispose de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins appartenant au projet 094/94G et armés de missiles JL-2», précise l’expert.

 

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Selon lui, les possibilités d’utiliser le missile JL-2 pour contenir les États-Unis sont limitées bien que sa portée se situe entre 7.400 et 8.000 km. En effet, la base des sous-marins nucléaires chinois se trouve en mer de Chine méridionale d’où il est difficile d’entrer dans l’océan Pacifique: il faut franchir des détroits étroits contrôlés par les marines américaine et japonaise. De plus, tirés depuis la mer de Chine méridionale, les JL-2 n’atteignent pas la partie continentale des États-Unis et ne peuvent être utilisés que contre les alliés américains et les bases américaines en Asie. «Le développement des forces nucléaires stratégiques navales oblige la Chine à développer un missile d’une portée de 11.000 à 13.000 km et doté d’ogive à têtes multiples», suggère Vassili Kachine.

 

Les essais du JL-2 ont été un processus long et pénible accompagné de nombreux échecs. «Tout porte à croire que le développement du programme JL-3 sera plus rapide. Sa différence avec le JL-2 sera moins radicale que celle entre le JL-2 et le JL-1, le premier missile balistique naval chinois d’une portée de 1.700 km seulement. Les Chinois pourront utiliser l’expérience engrangée et avancer plus vite», conclut l’expert. 

 

INTERNATIONAL/ 21.08.2017/ Mis à jour 21.08.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201708211032729207-missile-intercontinental-chine-dissuasion-usa/

 

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