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ECONOMIE/ DEMOGRAPHIE/ GOUVERNANCE : puissance économique mondiale et puissance démographique (Chine, Inde, USA, Afrique…)

 

« Démographie/ Economie/ Afrique : L’Afrique au défi de sa démographie : Comment aider le continent à tirer parti de l’impressionnante croissance de sa population attendue au cours des prochaines décennies ? C’est l’un des enjeux du G20 consacré à l’Afrique, qui s’ouvre ce lundi 12 juin à Berlin. Alors qu’à peu près partout dans le monde la population a tendance à vieillir, celle de l’Afrique affiche une jeunesse étonnante. Et cela n’est pas près de s’arrêter. Selon les dernières projections des Nations unies le continent comptera près de 2,4 milliards d’habitants en 2050 – contre 1 milliard aujourd’hui –, dont plus de la moitié aura moins de 25 ans.

« Actuellement, le taux de croissance démographique moyen de l’Afrique est de 2,7 %, contre 1 % au niveau mondial, et à peine 0,4 % en Amérique du Nord, tandis que l’Europe est quasi stationnaire. Cette croissance exceptionnelle, propre à l’Afrique subsaharienne, promet de se prolonger quelques décennies puisque le nombre d’Africains pourrait être de 4 milliards à l’horizon 2 100 », précise Henri Leridon, directeur de recherches émérite à l’Institut national d’études démographiques (Ined). »

 

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1 – L’Afrique au défi de sa démographie

 

Comment aider le continent à tirer parti de l’impressionnante croissance de sa population attendue au cours des prochaines décennies ? C’est l’un des enjeux du G20 consacré à l’Afrique, qui s’ouvre ce lundi 12 juin à Berlin. Alors qu’à peu près partout dans le monde la population a tendance à vieillir, celle de l’Afrique affiche une jeunesse étonnante. Et cela n’est pas près de s’arrêter. Selon les dernières projections des Nations unies le continent comptera près de 2,4 milliards d’habitants en 2050 – contre 1 milliard aujourd’hui –, dont plus de la moitié aura moins de 25 ans.

 

« Actuellement, le taux de croissance démographique moyen de l’Afrique est de 2,7 %, contre 1 % au niveau mondial, et à peine 0,4 % en Amérique du Nord, tandis que l’Europe est quasi stationnaire. Cette croissance exceptionnelle, propre à l’Afrique subsaharienne, promet de se prolonger quelques décennies puisque le nombre d’Africains pourrait être de 4 milliards à l’horizon 2 100 », précise Henri Leridon, directeur de recherches émérite à l’Institut national d’études démographiques (Ined).

 

Cette situation spécifique s’explique par le fait que, contre toutes attentes, la mortalité en Afrique baisse fortement – l’espérance de vie a gagné plus de vingt ans depuis 1950, passant de 36 à 57 ans – alors que la fécondité, elle, ne ralentit que faiblement. « Un décalage qui tient à la persistance de comportements propres aux sociétés traditionnelles rurales et à la faible diffusion de la contraception», souligne le démographe.

 

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_ L’évolution de la démographie, est-elle une chance ou un risque ?

Mais cette évolution démographique est-elle une chance ou un risque pour les perspectives de développement du continent ? Les plus optimistes estiment que l’Afrique va bénéficier de ce que l’on appelle un « dividende démographique », autrement dit une brusque accélération de sa croissance économique – événement qui se produit lorsque le nombre d’actifs est nettement supérieur à celui des enfants et des personnes âgées.

 

« Ce phénomène a contribué à l’émergence de pays d’Asie, notamment de la Chine», admet Henri Leridon. « Mais cette fenêtre d’opportunité ne produit d’effets positifs qu’à certaines conditions, notamment celles de disposer d’une main-d’œuvre bien formée et d’un marché du travail pour l’employer », précise-t-il.

 

«Disposer d’une population jeune dope indéniablement l’offre et la demande, ce qui est favorable à la croissance économique. Et l’on a effectivement constaté une augmentation moyenne du PIB africain de 5 % ces dernières années, ce qui est une performance remarquable, abonde Jean-Joseph Boillot, conseiller au Cepii, centre d’études prospectives et d’informations internationales. Mais pour que l’impact de la transition démographique soit durable et soutenable, il faut qu’elle se combine avec quatre autres transitions : économique, technologique, politique et écologique.»

 

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_ Des résultats hétérogènes suivant les États.

Or, en ces domaines, l’Afrique affiche des résultats hétérogènes suivant les États. « En matière de gouvernance, par exemple, beaucoup de progrès ont été accomplis dans des pays comme le Sénégal ou le Burkina Faso, mais ceux de la bande sahélienne – Mali, Niger – restent très instables », souligne Jean-Joseph Boillot. De même, l’Afrique apparaît à la fois comme le continent pionnier en matière de paiement mobile, mais aussi celui où la révolution numérique tarde le plus à s’épanouir, faute d’un nombre suffisant d’infrastructures et d’ingénieurs qualifiés. Sans parler du défi de l’industrialisation du pays qui sera, demain, plus que jamais une nécessité pour occuper les 20 millions de jeunes qui arriveront chaque année sur le marché du travail.

 

Comment aider le continent à relever ce défi démographique ? Ce sera l’un des sujets abordé lors du G20 Afrique qui s’ouvre lundi 12 juin à Berlin. «Pour offrir à cette jeunesse africaine un avenir, il faut prendre, dès maintenant, des mesures significatives en faveur de l’éducation, de l’emploi et de la participation à la vie publique», plaide Friederike Röder, directrice de ONE France, une ONG de lutte contre la pauvreté qui publie à cette occasion un rapport intitulé « Le siècle de l’Afrique ».

 

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_ Maîtriser sa démographie

« Pour cela, il faut que les États africains s’engagent à mettre en œuvre la feuille de route fixée par l’Union africaine en 2016. Mais aussi que les pays occidentaux doublent d’ici à 2020 les financements, publics ou privés, destinés à soutenir ces programmes de réformes en Afrique », poursuit-elle. Un « geste » qui n’est pas que désintéressé. Car si l’Afrique ne parvient pas à maîtriser sa démographie, cela ne pourra qu’alimenter les flux migratoires forcés vers l’Europe. Alors qu’à l’inverse, la prospérité de l’Afrique et des Africains pourrait être, selon Friederike Röder, « la clé de la prospérité de tous ».

 

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Les clés de l’avenir en Afrique

 

. En 2060, il y aura plus de jeunes en Afrique subsaharienne (1,4 milliard) que dans tous les pays du G20 réunis (1,3 milliard).

 

. D’ici à 2035, le continent comptera 450 millions de nouveaux entrants sur le marché du travail, soit 22,5 millions par an.

 

. Actuellement, les moins de 25 ans représentent 36 % de la population en âge de travailler et 60 % des chômeurs du continent.

 

. L’aide publique occidentale au développement de l’Afrique est de 54 milliards d’euros par an et les investissements privés représentent 46,5 milliards d’euros.

 

. Un doublement de ces sommes d’ici à 2020 permettrait de générer une augmentation du PIB de 447 milliards par an pour l’ensemble du continent.

 

Source : « Le siècle de l’Afrique », rapport ONE, juin 2017./ Antoine d’Abbundo/ Antoine d’Abbundo , le 12/06/2017/

 

https://www.la-croix.com/Economie/Monde/LAfrique-defi-demographie-2017-06-12-1200854288

 

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2 – La population mondiale au 1er janvier 2017 : 7 442 000 000

 

_ Estimation de la population mondiale au 1er janvier 2017 :

  

 (données en millions d’habitants et en début d’année)          

 

Sources                                          2016           2017                Progression

                                                                                                                    en nombre            en %

 

Countrymeters                                  –                7 487                  –        –             –

INED                                             7 367            7 475             + 108   soit     + 1,5 % 

US Census Bureau                       7 296            7 362             +  66    soit     + 0,9 %

Planétoscope                               (7 350 )          7 430             +  80    soit     + 1,1 %

Population Ref. Bureau                 7 368                 –                    –          –          –

Poodwaddle                                   7 366            7 474            + 106    soit     + 1,4 %

Population Matters                        7 424            7 484            +   60    soit     + 0,8 %

Population mondiale.com             7 354            7 439            +   85    soit     + 1,2 %

Ria Novosti – Sputnik                     7 443            7 549            + 106    soit     + 1,4 %

Terriens.com                                 7 287            7 362             +  75    soit     + 1,0 %

Visio Météo                                   7 283            7 359             +  76    soit     + 1,0 %

Worldometers                               7 392            7 475             +   81   soit     + 1,1 %

World Population Balance                 –               7 386                –           –           –

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Moyenne (1)                                 7 358             7 440           + 82      soit   + 1,1 %

 

Moyenne à périmètre égal (2)     7 357            7 442           + 85      soit   + 1,2 %

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 Avec une population de 7,44 milliards en début d’année, la Terre atteindra donc 7,5 milliards d’ habitants  dans le courant de cet été 2017 soit un peu moins de 6 ans après avoir hébergé le sept milliardième humain fin octobre 2011.

Le rythme de croissance d’un milliard tous les 12 ans est donc maintenu, ce que confirment les statistiques établies à partir des compteurs ci-dessus qui, une nouvelle fois, mettent en évidence une croissance un peu supérieure à 80 millions de personnes, soit entre 1,1 et 1,2 % d’augmentation annuelle. Le huit milliardième terrien, qu’il y a peu encore nous attendions pour 2025, arrivera sans doute un peu avant. 

 

Cette poursuite d’un rythme élevé de progression de nos effectifs contredit toujours certaines déclarations « optimistes » de nombre de démographes assurant la prochaine stabilisation de nos effectifs. Elle valide par contre les réajustements à la hausse régulièrement réalisés depuis quelques années par des organismes dignes de confiance tels l’INED ou l’ONU (voir ici article sur l’évolution récente des projections) . 

 

Bien entendu l’exercice consistant à estimer la population à un instant précis présente aussi des limites. Sur le fond, nos effectifs ne sont sans doute pas connus  avec une précision meilleure que 1 %. Les compteurs sont eux-mêmes plus ou moins fiables; certains sont établis par des organismes renommés comme l’Ined, d’autres non, sans pour autant être forcément plus inexacts. 

 

Deux autres difficultés surgissent pour ces comparaisons. Certains compteurs apparaissent et d’autres disparaissent (c’est pourquoi nous proposons ici deux estimations moyennes, voir note 1 et 2) et certains, comme c’est le cas de l’INED changent manifestement leur base puisque la comparaison avec les données de l’an dernier conduit pour cette estimation à une augmentation de plus de 108 millions, très supérieure à ce qui est raisonnablement envisageable. La moyenne calculée doit aussi tenir compte du fait que parfois deux compteurs peuvent en réalité se servir de la même base, ce n’était pas le cas jusqu’à présent, mais cette année, après le réajustement de l’INED, il semble que l’INED et Worldometers se servent des mêmes chiffres.

 

D’autres réajustements sont aussi à remarquer, ainsi l’association anglaise Population Matters qui présentait traditionnellement une estimation élevée a, cette année, proposée une augmentation de seulement 60 millions d’habitants (valeur improbable) ce qui conduit son estimation de la population au 1 janvier 2017 à être moins surestimée que les années précédentes par rapport aux autres compteurs. Malgré ces difficultés, il évident que la question de la surpopulation mondiale reste, hélas, largement d’actualité.

 

Sur ce site, et sur le même sujet voir également : Les chiffres clefs de la population,ainsi que la série : La population mondiale au 1er janvier 2009 (6,759 milliards),2010 (6,838 milliards), 2011 (6,914 milliards), 2012 (7,003 miliards), 2013 (7,082 milliards), 2014 (7,162 milliards), 2015 (7,260 milliards), 2016 (7,358 milliards).

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(1) Comparaison entre notre estimation de l’an dernier et celle de cette année, tous compteurs confondus (10 compteurs en 2016, 12 en 2017)

 

(2) Comparaison entre l’estimation de cette année et celle de l’an dernier en ne retenant que les compteurs présents au 1er janvier 2016 et au premier janvier 2017 c’est à dire en excluant Countrymeters (absent en 2016), Planetoscope (absent en 2016 même si une estimation (entre parenthèses) pour 2016 a été retrouvée en 2017), Population Reference Bureau (présent en 2016 mais pas en 2017), et World Population Balance (absent en 2016). Neuf compteurs seulement sont donc concernés  ici  (Planetoscope est exclu puisque nous en l’avions pas pris en compte l’an dernier.  Pour ce site précisons également qu’il propose une estimation arrondie à 10 millions près plutôt que, comme les autres, un compteur en temps réel).  

 

30 décembre 2016/

 

http://economiedurable.over-blog.com/2019/01/ined-7-285-7-367-82-soit-1-1-us-census-bureau-7-215-7-296-81-soit-1-1-population-ref-bureau-7-282-7-368-86-soit-1-2-poodwaddle-7-183

 

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3 – L’économie mondiale reprend, sauf aux Etats-Unis

 

Le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour plusieurs pays d’Europe. Grande-Bretagne et Etats-Unis ont en revanche eu une activité plus faible que prévu.

La croissance de l’économie s’affermit au niveau mondial mais va ralentir aux Etats-Unis cette année et en 2018 par rapport aux précédentes prévisions, a estimé le Fonds monétaire international (FMI), dimanche 23 juillet.

 

Dans une actualisation de ses chiffres publiés en avril, le FMI prévoit également que la croissance devrait être un peu plus forte que prévu au sein de la zone euro, grâce à de meilleures performances de l’Espagne, de l’Italie et, dans une moindre mesure, de la France et de l’Allemagne. « La reprise de la croissance mondiale annoncée [en avril] suit son cours comme prévu : la production mondiale devrait enregistrer une croissance de 3,5 % en 2017, puis de 3,6 % en 2018. Ces projections inchangées masquent toutefois des différences entre pays. Aux Etats-Unis, la croissance devrait être inférieure aux prévisions d’avril, en partant essentiellement de l’hypothèse que la politiquebudgétaire sera moins expansionniste que prévu », explique l’institution économique internationale.

 

_ Zone euro en hausse

En conséquence, les chiffres pour les Etats-Unis ont été révisés à 2,1 % cette année et en 2018, contre respectivement 2,3 % et 2,5 % envisagés au printemps, bien en deçà des 3 % visés par le gouvernement de Donald Trump. En Grande-Bretagne, la croissance devrait également ralentir à 1,7 % (− 0,3 point par rapport à avril) cette année « en raison d’une activité plus faible que prévu au premier trimestre », même si elle devrait se maintenir à 1,5 % l’an prochain.

 

« En revanche, les prévisions pour 2017 ont été révisées à la hausse dans beaucoup de pays de la zone euro, dont l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie, où la croissance au premier trimestre 2017 a généralement dépassé les attentes » grâce à une demande intérieure « plus vigoureuse que prévu », souligne le FMI.

Quant à la Chine, les prévisions ont été très légèrement relevées à 6,7 % (+ 0,1) cette année et 6,4 % (+ 0,2) en 2018, « en raison d’un niveau d’activité plus solide que prévu au premier trimestre, fruit de l’assouplissement précédemment consenti et des réformes liées à l’offre ».

 

LE MONDE/ 24.07.2017/ Mis à jour le 24.07.2017/

 

http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2017/07/24/l-economie-mondiale-reprend-sauf-aux-etats-unis_5164081_1656941.html

 

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4 – Pour les Européens, la Chine est la puissance économique dominante devant les États-Unis

 

L’opinion publique mondiale considère à une courte majorité que les États-Unis restent le leader économique, mais ce n’est plus le cas en Europe, selon un sondage effectué par le Pew Research Center de Washington.

 

Pour juger de l’importance économique d’un pays sur l’échiquier international, on peut s’en tenir aux chiffres de production, les fameux PIB tels que les établissent le FMI et la Banque mondiale. Et à cet égard les États-Unis arrivent en tête devant la Chine pour le PIB en dollars, et c’est l’inverse quand on calcule les PIB en «parité de pouvoir d’achat», ce que beaucoup d’observateurs considèrent comme plus représentatif des réalités économiques concrètes (on vit plus facilement avec un même dollar dépensé à Pékin qu’à New-York ).

 

Mais il est une autre façon de juger des performances nationales et du leadership des Nations: elle consiste à interroger les populations elles-mêmes. «Quelle est selon vous la puissance économique mondiale?». Cette question, le Pew Research Center – centre de recherche américain indépendant de Washington financé par le Pew Charitable Trusts et réputé mondialement pour ses sondages d’opinion – la pose chaque année au printemps. L’enquête est lancée dans les 38 pays les plus importants de la planète (sauf en Chine), déployant des moyens considérables (un millier de sondés dans chaque pays, dont la France) .

 

Cette année encore une majorité des gens interrogés (42%) place les États-Unis en premier devant la Chine (32%). Parmi les pays consultés, l’Amérique Latine, l’Asie et les rares États d’Afrique subsaharienne du panel, cet avis est prédominant. Il l’est encore plus auprès des Américains eux-mêmes dont 51% mettent leur pays en tête plutôt que la Chine (35% ).

 

En revanche le Canada, l’Australie, la Russie et sept pays Européens sur dix, considèrent aujourd’hui la Chine comme la puissance économique dominante. C’est notamment l’opinion majoritaire des Anglais, des Allemands, des Français, des Espagnols et des Néerlandais. En France, par exemple, 47% des gens placent la Chine en tête, devant les États-Unis (37%), alors que 7% des sondés attribuent ce rôle dominant au Japon et 7% à l’Union européenne dans son ensemble. De leur côté, les Allemands considèrent pour 41% d’entre eux que la Chine est le leader, 21% accordant cette place aux États-Unis, 5% au Japon et 25% à l’Union européenne. Il faut noter que la somme des pourcentages n’est pas égale à 100, compte tenu des personnes qui ne se prononcent pas.

 

_ Effet Trump

«Au cours des années passées, la perception d’une prédominance économique des États-Unis a décliné dans de nombreux États partenaires clés et alliés de l’Amérique», soulignent les experts du Pew Research Center. Ils constatent en outre que «cette tendance est perceptible dans plusieurs pays européens, où les opinions sur les équilibres entre pays ont fluctué dans les années récentes. À la suite de l’éclatement de la crise financière il y a presque dix ans, les Européens ont de façon croissante placé la Chine plutôt que les États-Unis, comme la puissance économique dominante. Puis dans les années récentes, alors que l’économie américaine se reprenait lentement, le pendule est revenu en faveur des États-Unis. Cette année toutefois (2017) la tendance s’est inversée à nouveau» (aux dépens des États-Unis), et donc à la suite de l’élection de Donald Trump.

 

« L’image des États-Unis se détériore alors que les opinions publiques à travers le monde mettent en doute le leadership de Trump »/ Pew Research Center

 

Au-delà de la domination économique en tant que telle, l’étude de Pew Research interroge les gens sur l’opinion qu’ils se font des principaux leaders politiques à l’échelle internationale. Pour l’ensemble des personnes interrogées quelle que soit leur nationalité, 53% disent ne pas avoir confiance dans le président chinois Xi Jinping «pour gérer les affaires du monde»; la défiance atteint 59% l’égard de Vladimir Poutine et elle culmine à 74% à l’encontre de Donald Trump. «La chancelière allemande Angela Merkel est le seul leader mondial inclus dans le sondage qui reçoit une appréciation relativement positive, 42% ayant confiance en elle contre 31% étant de l’avis contraire», souligne le Pew Research. Et ce centre d’observation transpartisan et reconnu comme tel outre-Atlantique n’hésite pas à enfoncer le clou: «l’image des États-Unis se détériore alors que les opinions publiques à travers le monde mettent en doute le leadership de Trump».

 

Par Jean-Pierre Robin / Publié le 18/08/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/08/18/20002-20170818ARTFIG00192-pour-les-europeens-la-chine-est-la-puissance-economique-dominante-devant-les-etats-unis.php

 

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5 – L’Inde, l’économie la plus dynamique du monde

 

Un pays qui va bien, même très bien, il affiche même la croissance la plus dynamique au monde depuis le début de l’année : L’Inde. Alors on ne va pas jouer à « Questions pour un champion »,  vous pensez peut-être à la Chine, et bien non, c’est l’Inde. L’Inde est aujourd’hui le pays qui se développe le plus vite, le pays qui a la plus forte croissance au monde, près de 8% au cours du premier trimestre 2016, et plus de 7 et demi % sur les douze derniers mois. Et c’est un événement important, parce que c’est la première fois que l’Inde double la Chine, elle lui passe devant pour lui ravir la première place en terme de croissance.

 

Alors quand on remet cette ascension en perspective, c’est encore plus spectaculaire : il y a vingt ans, l’Inde était certes déjà un géant démographique avec une population de plus d’un milliard d’habitants, mais elle était surtout un nain économique, étouffé par la pauvreté, et bien ce n’est plus le cas. Dans un contexte international très morose, l’Inde tire son épingle du jeu, c’est un pays en pleine transformation, qui change de visage, même si la route est encore longue. 

 

_ Qu’est-ce qui explique cette transformation économique ? 

Les réformes et l’ouverture au monde. Il y a vingt cinq ans, l’Inde était un pays à l’économie fermée, protectionniste, aussi bureaucratique que l’étaient les pays communistes, et où les entreprises étaient contraintes de demander une autorisation administrative pour la moindre décision. Et la date clé qui amorce ce retournement, c’est 1991, un demi siècle après la proclamation de son indépendance, l’Inde fait le choix d’entrer dans la mondialisation. Quelques années seulement après la Chine, elle libéralise à tout va son économie, ouvre ses frontières, et commerce enfin avec le monde. Et là, tout change, c’est une mutation radicale qui s’engage en une génération. La croissance atteint rapidement un rythme très élevé, l’Inde grimpe très vite dans le classement des puissances économiques où elle est aujourd’hui au 8ème rang.  Ce nouveau géant est déjà le premier exportateur mondial de services informatiques, de médicaments génériques, et de services aux entreprises. L’Inde est le  « bureau du monde » quand la Chine de son côté s’est affirmée comme  « l’atelier du monde ».

  

_ On peut dire que l’Inde fait jeu égal avec la Chine aujourd’hui ?

Non pas encore, elle est même assez loin derrière. Le Pib chinois, c’est à dire la somme totale de la richesse produite en une année, est presque quatre fois supérieur au Pib indien. Mais l’Inde tourne aujourd’hui a plein régime alors que la Chine, elle, ralentit et vit une crise de modèle. Le principal défi de l’Inde, c’est la maîtrise de son développement : la mondialisation a fait émerger de grands centres urbains autour de Calcutta, Bombay, Delhi et Bengalore, où vit désormais une puissante classe moyenne en pleine ascension, mais la pauvreté sévit encore dans d’immenses régions et surtout les inégalités ont explosées.

L’Inde souffre encore d’infrastructures totalement défaillantes et c’est aussi pour ça que le premier ministre indien Modi, parcourt le monde pour attirer dans son pays les investisseurs étrangers. Et ça marche d’ailleurs. Il faut ajouter qu’il y a un domaine où l’Inde surclasse la Chine, c’est le système politique. L’Inde a pour elle d’être la plus grande démocratie du monde, imparfaite certes, entravée par un système de castes, oui, mais une démocratie quand même. Et ce n’est pas son moindre atout face à la Chine, son grand voisin et son grand rival.

 

Vincent Giret / Radio France/ Mis à jour le 03/06/2016/ publié le 03/06/2016/

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-decryptage-eco/l-inde-l-economie-la-plus-dynamique-du-monde_1784477.html

 

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6 – Comment l’Inde veut devenir la 3e puissance économique mondiale en 2030

 

Le cabinet d’audit PwC a publié une étude intitulée « Future of India » montrant le potentiel de croissance qu’offre le pays. Il énumère les défis que le pays devra relever pour pérenniser cette croissance.

 

Longtemps restée à l’ombre de sa puissante voisine, l’Inde semble s’éveiller peu à peu. La visite en France et en Europe de son Premier ministre est le signe que le pays est désormais passé à l’offensive pour devenir une grande puissance économique et industrielle. La société d’audit PwC a publié une étude intitulée « Future of India » dans laquelle elle récapitule les grands défis de ce pays-continent de plus d’un milliard d’individus si elle vise le podium mondial à l’horizon 2030.

 

Le cabinet rappelle qu’en vingt ans, le pays a enregistré une hausse de 1.000 milliards de dollars de son PIB (à 1.800 milliards en 2014 d’après la Banque Mondiale) consécutive à l’émergence d’une importante classe moyenne. Dans cette étude, PwC estime que l’Inde peut accélérer et atteindre un rythme de croissance annuel moyen de 9%, ce qui la conduirait à augmenter son PIB de 10.000 milliards de dollars d’ici 2034.

  

_ Démographie galopante

Sous le chapitre intitulé « comment faire des défis actuels les opportunités de demain », le groupe d’audit place la démographie comme l’une des plus grandes forces du pays, rappelant ainsi le modèle chinois. « La population indienne a franchi il y a peu la barre des 1,2 milliard d’habitants et atteindra bientôt les 1,5 milliard ». Forte d’une population très jeune, 65% de sa population a moins de 35 ans, l’Inde devra créer 10 à 12 millions d’emplois par an si elle veut consolider le poids de sa classe moyenne. Celle-ci pourrait ainsi atteindre 600 millions d’individus en 2021 contre 470 millions en 2010.

 

_ Le développement humain

Pour offrir une main d’œuvre qualifiée et en bonne santé, l’Inde devra fortement investir dans les infrastructures locales. PwC estime qu’il manque 500.000 écoles aujourd’hui dans le pays. Elle devra également investir dans la qualité de l’enseignement si elle veut que 75% des Indiens entrent en troisième cycle d’études, contre 22% aujourd’hui seulement. Le système de santé doit également être revu. L’objectif est d’atteindre une espérance de vie de 80 ans en 2034 contre 66 ans aujourd’hui. L’étude du cabinet d’audit évalue à 100.000 le nombre de médecins manquants, et à 300.000 le nombre d’infirmiers. PwC préconise néanmoins de changer de méthodologie et de promouvoir la médecine préventive, les soins à domicile ainsi que les technologies de santé mobile afin de réduire de 1,2 millions le nombre de lits sur les 3,6 millions supplémentaires nécessaires.

 

_ Le développement industriel

Pour PwC, l’ascension industrielle de l’Inde doit passer par la montée en puissance du secteur de la distribution. Un vaste chantier puisque son étude estime que 92% de ce marché est désorganisé et dominé par des petits commerces de proximité indépendants et individuels. L’enjeu est de « refondre l’écosystème indien de la consommation ».

 

_ Le développement des infrastructures

C’est le principal grief entendu depuis des années au sujet de l’Inde : ses infrastructures sont jugées vieillissantes quand elles sont existantes. Pour PwC, l’enjeu des infrastructures est crucial car les deux points évoqués précédemment ne réussiraient pas sans le développement de celui-ci. Les infrastructures digitales sont particulièrement préconisées car elles vont permettre de nouveaux usages, augmenter la productivité des Indiens, améliorer les échanges, et augmenter la consommation grâce à un meilleur accès aux biens de consommation.

 

Par Nabil Bourassi/ 10/04/2015/

 

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/comment-l-inde-veut-devenir-la-3e-puissance-economique-mondiale-en-2030-468073.html

 

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7 – Inde : 600 millions de pauvres dans la 4ème économie mondiale

 

L’Inde est écartelée entre une constitution moderne et un système profondément inégalitaire, un pays déchiré entre une croissance exponentielle et un patriarcat archaïque et destructeur. Dans ce pays très violent, 2 millions de femmes sont assassinées chaque année, 600 millions de personnes sont malnutries. Cependant pour comprendre l’Inde, civilisation complexe, il faut aller au-delà de ce docu.

 

En préambule, je précise qu’un article, un documentaire ont toujours un angle éditorial et qu’il est vain de généraliser à partir de sources médiatiques qui ne sont que des fenêtres étroites, ponctuelles et marquées par le creuset culturel de leurs auteurs. Ce documentaire pointe cependant en creux, le profond fossé entre notre civilisation judéo-chrétienne et les religions hindoue et musulmane, qui cohabitent en Inde avec beaucoup de frictions. 

 

Richesse et inégalités se côtoient dans des Etats ou la caste, la religion, le sexe discriminent profondément des groupes d’indiens. Dans le Punjab, Haryana, Maharashtra, Gujarat, allier sexe féminin, hors-caste, statut social inférieur et religion musulmane est l’assurance d’une existence stigmatisée jusqu’à sa mort. Un des intérêts du documentaire est de montrer le poids considérable en Inde des traditions, rites, habitudes face à une législation qui peine beaucoup à s’appliquer à tous et sur tout le territoire.

 

Malgré l’interdiction constitutionnelle de discriminer quiconque pour l’appartenance à une caste, les comités locaux outrepassent souvent la législation et la Constitution indienne dans des états tels que l’Haryana en excluant de la cité tous les habitants qui contreviendraient à un ordre patriarcal très archaïque. Au bas de l’échelle sociale, les femmes Dalit (Hors caste) qui n’ont pratiquement aucun droit sauf celui de travailler sans jours de de repos pour des revenus très faibles, souvent au service de leur belle-famille.

 

Alors que l’Inde est la 4ème économie mondiale, qu’elle est devenue une puissance nucléaire et spatiale avec une place importante dans le numérique, la moitié de sa population souffre de conditions sanitaires dégradées, de revenus insuffisants et de millions d’indiens pâtissent de malnutrition. Ainsi, sur une population de 1,2 milliard d’habitants, 500 millions de personnes n’ont pas de toilettes et beaucoup de villes n’ont pas de canalisations collectives pour les déchets.

 

Selon son âge et sa position sociale, la femme est considérée comme une déesse pour les plus âgées dans les castes élevées ou comme une prostituée dans les femmes jeunes et des plus basses castes. Dans certains Etats, la femme est vue davantage comme un objet de consommation et des millions de femmes subissent humiliations, viols et meurtres. Dans « Violence au pays de Gandhi », le témoignage de Shabam, une lycéenne de 15 ans de la basse caste des Dalits, violée à 15 ans par 8 hommes appartenant à la caste des Jats (riches paysans possédant terres et tracteurs), éclaire brutalement les rapports violents qui régissent les groupes ritualisés. Shabam voulait sortir de sa sous-caste et devenir avocate, une décision inacceptable pour les Jats qui l’ont ainsi punie. Les parents des violeurs ont proposé 26.000 € à la famille pour qu’elle retire sa plainte. Après avoir refusé l’argent proposé par les Jats, la famille de Shabam a été mise au ban de la société locale.

 

Selon Colin Gonsalves, avocat à la cour Supreme indienne et fondateur de l’association Human rights law network « L’inde contemporaine est une société barbare, brutale,  cruelle envers les démunis et les intouchables. Il existe des discriminations envers quiconque se trouve dans une position même légèrement inférieure. L’usage de la force fait partie de notre culture indienne contemporaine ». La situation des Dalits est des plus difficile, ils n’ont aucun jour de repos et un salaire maximum équivalent à 250€ de salaire/an, lequel même en inde représente un pouvoir d’achat très faible. Les prêts qui leur sont accordés augmente leur dépendance et leur non-recouvrement est sanctionné par des violences et des viols.  

  

_ La capitalisme utilise les castes pour créer le système économique le plus inégalitaire de la planète

Comment expliquer qu’un pays « démocratique » et prospère sur le plan global, connaisse un accroissement criant des inégalités de toutes sortes, économique, sociale, catégorielle, sexuée, etc. ? Selon Jayati Ghosh, professeur d’économie à l’université Jahawarhal Nehru de New-Delhi « Il y a eu une bonne croissance en Inde mais dans l’inégalité. C’est un essor remarquable car on peut discriminer en fonction du sexe, de la couleur de peau, de la caste, etc. Tous les prétextes sont bons pour exploiter fortement une grande partie de la main d’oeuvre.

 

On peut chasser sans problèmes les gens des régions rurales, vendre les terrains à des promoteurs, c’est ça la croissance indienne! ». L’Inde est ainsi un terreau très favorable au capitalisme car sa structure religieuse supprime toute contestation. Il s’agit d’une société fondée ancestralement sur le fatalisme, la résignation. L’idée très répandue est que si vous appartenez une caste inférieure, c’est que vous avez fait peut-être quelque chose de mal dans une vie antérieure. Si vous êtes au bas de l’échelle cela ira peut-être ça ira mieux dans la prochaine vie. Jayati Ghosh affirme « Le systéme ancestral des castes ouvre la brèche au capitalisme. Les familles aisées peuvent employer les catégories inférieures comme elles l’entendent. Pendant 60 ans, il n’y a eu aucune loi sur la scolarisation universelle. La moitié du pays souffre de malnutrition et certains vivent plus mal qu’en Afrique subsaharienne. Cette acceptation de l’inégalité empêche de suivre un modèle de développement juste et équitable. »

 

A Bombay, le plus grand bidonville d’Asie, des millions d’êtres humains vivent dans un état sanitaire, social déplorable sans que cela émeuve autrement les catégories et castes supérieures. Cette extrême précarité côtoie les plus grands fortunes de la planètes. Les frères Ambani, issus d’une des familles les plus riches de la planète avec un patrimoine de 27 milliards de dollars, habite une extravagante maison de 27 étages. Au pied de cette tour à l’architecture délirante, les plus pauvres fouillent les déchets. Les appartements de 5 à 10 millions de dollars ne sont pas rares à Bombay, capitale financière de l’Inde.

 

Le documentaire laisse cependant peu d’espoir de changement. Il y est rappelé que l’actuel premier Ministre indien Narendra Modi, appartient au BJP ( Bharatiya Janata Party) un parti nationaliste hindou, ancien ministre chef de l’Etat du Goujarat de 2001 à 2014. Selon Wikipedia, Narendra Modi proche du groupe paramilitaire Rashtriya Swayamsevak Sangh, est considéré comme un chef du mouvement nationaliste hindou. C’est une figure controversée notamment pour sa gestion des violences inter-communautaires au Gujarat en 2002. Les 180 millions de musulmans indiens, soit la 2ème communauté au monde, sont la cible de violences quotidiennes.

 

Un documentaire à voir pour tordre définitivement le cou au faux récit d’une Inde pacifique et patrie de Gandhi, un beau symbole de l’Histoire mais qui ne correspond en rien à la réalité indienne. L’hybridation des rites discriminatoires de cette vieille civilisation avec les contraintes du capitalisme mondialisé n’est pas d’évidence la voie pour préparer une société plus équitable.

 

20 AOÛT 2017/ PAR SERGE_ESCALE/ BLOG : HTTP://HUMEURSNUMERIQUES.WORDPRESS.COM

 

https://blogs.mediapart.fr/sergeescale/blog/180817/inde-600-millions-de-pauvres-dans-la-4eme-economie-mondiale

 

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8 – ÉTATS-UNIS : Economie, indicateurs économiques et perspectives

 

_ POPULATION : 321,601 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT : 56084 $US

 

 

_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

   2014 2015  2016 (e) 2017 (f)
Croissance PIB (%) 2,4 2,6 1,6 1,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,6 0,1 1,3 2,6
Solde budgétaire / PIB (%) -4,2 -3,5 -4,1 -4,3
Solde courant / PIB (%) -2,3 -2,6 -2,6 -2,7
Dette publique / PIB (%) 105,2 105,6 107,3 108,3

 

(e) Estimé  (p) Prévisions

 

 

_ POINTS FORTS

. Flexibilité du marché de l’emploi

. Le plein emploi est un des objectifs de la Réserve Fédérale

. Rôle prédominant du dollar dans l’économie mondiale

. Près de 60% de la dette publique détenue par les résidents

. Autonomie énergétique grandissante 

 

 

_ POINTS FAIBLES

. Faiblesse du taux d’emploi

. Moindre flexibilité géographique des ménages

. Polarisation de la vie politique

. Baisse du taux de fécondité

. Etat vétuste de nombreuses infrastructures. 

 

 

_ ÉVALUATION DES RISQUES

 

_ Le plan de relance de D. Trump, un coup de pouce modeste à la croissance

En 2017, l’activité devrait repartir, mais l’ampleur de l’accélération restera modeste. Malgré un programme économique censé doubler le rythme de la croissance américaine à 3,5-4%, le président Trump semble avoir du mal à faire avancer ses réformes. Le projet  du président d’augmentation des dépenses de l’Etat, à travers un plan de rénovation des infrastructures vétustes couplé à une baisse des recettes, avec les baisses de l’impôt sur les sociétés et sur le revenu, pourrait ne pas délivrer les promesses de redynamisation de la croissance faites par le candidat.

 

Premièrement, il devrait se heurter à la résistance des Républicains traditionnels au Congrès qui pourraient refuser d’appuyer un programme de relance budgétaire, synonyme d’augmentation drastique du déficit. Selon le Comitee for a Responsible Federal Budget (CRFB), la réforme fiscale proposée par l’administration Trump représenterait une perte de recettes pour le Trésor américain de près de 20% du PIB sur 10 ans. Le timing de la relance budgétaire est également loin d’être idéal, puisque la banque centrale américaine (Fed), préoccupée par le retour de l’inflation, est entrée dans une phase de remontée graduelle de son taux directeur principal. Deux nouvelles hausses sont attendues en 2017 après celles opérées en décembre 2016 et mars 2017. Aussi, les effets de la politique budgétaire expansionniste du président Trump seraient partiellement nivelés par le resserrement de la politique monétaire.

 

La politique de la Fed pourrait avoir des conséquences sur le coût des crédits octroyés, surtout pour les ménages les plus modestes et peser sur la consommation privée. Cette dernière, qui représente près de 70% du PIB, portée par le dynamisme du marché du travail, continuerait de soutenir l’économie. Néanmoins, avec un chômage passé sous les 5%, son évolution, en 2017, sera contingent à une remontée du taux d’emploi (62,9%),  toujours inférieur au niveau d’avant crise (66% en moyenne entre 2003 et 2007) et, surtout, à l’évolution des salaires.

 

Avec un ralentissement de la consommation, les secteurs du textile, des transports et de la distribution pourraient souffrir. Ceux de l’énergie et des mines malmenés par les faibles prix des matières premières demeureraient menacés, malgré l’utilisation d’une technologie moins coûteuse dans la production du pétrole de schiste et l’amélioration de l’efficacité et de la productivité des champs exploités. Des nombreuses entreprises sont néanmoins fortement endettées et la hausse attendue des taux d’intérêt dans les prochains mois ne sera pas en  leur faveur.

 

Dans ce contexte, l’augmentation des prêts étudiants à risques, dit « subprime », comme, d’ailleurs, celle des prêts automobile, est toujours suivie avec attention. Il est de même pour les défaillances des entreprises, malgré une légère baisse observée au premier trimestre de 2017.

 

 

_ Un budget hasardeux peu susceptible de réduire l’endettement du pays

Le déficit public devrait augmenter au cours de l’année 2017, alors que la dette publique conserve une trajectoire inquiétante. La proposition de budget de l’administration Trump fondée principalement sur la réduction de l’impôt sur les sociétés et les revenus entraînerait certainement une importante augmentation du déficit, malgré une croissance supplémentaire attendue qui en découlerait. Selon la Maison Blanche, le cercle vertueux induit par la baisse des impôts contribuerait à la réduction de 2 Mds d’USD du déficit public sur 10 ans.

 

La pièce maitresse du budget reste cependant la réduction des dépenses de santé, d’aides alimentaire et au handicap, ainsi que de divers autres programmes de transferts, dont les coupes devraient rapporter 3.5 Mds d’USD d’économies sur la décennie. Ces réductions risquent toutefois de se révéler très impopulaires surtout auprès des classes populaires. De plus, l’augmentation des revenus grâce à une taxe frontalière d’ajustement demeure un sujet controversé, qui n’a pas encore été abordé. L’hostilité d’une partie des Républicains au Congrès devrait permettre de nuancer les ambitions du président américain, mais n’allègerait pas la tendance haussière de la dette publique américaine.

 

 

_ D. Trump ou deux récits du solde courant

L’une des caractéristiques essentielles du programme de D. Trump est son désir d’un protectionnisme accru, comme en témoigne l’abandon du Partenariat Trans-Pacifique (PTP). Le protectionnisme américain se heurte toutefois à l’incontournable déficit commercial. En effet, la faiblesse de l’épargne nationale aux Etats-Unis (environ 3% du revenu national) contraint le pays à importer de l’épargne étrangère. L’afflux de ses capitaux, utilisés pour l’achat de produits étrangers, contribue au creusement des déficits de la balance commerciale et du solde courant. De plus, financer le déficit budgétaire supplémentaire généré par le programme du président nécessiterait plus d’épargne étrangère et risquerait de creuser un peu plus les déficits extérieurs.

 

De plus, les pressions à la hausse sur le dollar, accentuées par le resserrement monétaire de la Fed, devraient également peser sur le déficit courant. Son niveau élevé renchérit le coût des produits américains, en particulier des biens manufacturiers pour des partenaires convalescents. Ce contexte pèsera sur la croissance des exportations et favorisera celle des importations portées, en outre, par le dynamisme de la consommation. 

 

Dernière mise à jour : Juin 2017

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Etats-Unis

 

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9 – NIGERIA : Economie, indicateurs économiques et perspectives 

 

_ POPULATION : 178,7 MILLIONS

PIB PAR HABITANT : 2 763 $US

 

 

_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 6,3 2,7 -1,5 0,8
Inflation (moyenne annuelle) 8,0 9,0 15,0 17,0
Solde budgétaire / PIB (%) -1,8 -3,7 -4,4 -5,0
Solde courant / PIB (%) 0,2 -3,1 -5,2 -3,8
Dette publique / PIB (%) 12,4 14,8 21,0 26,0

 

(p) Prévisions

 

 

_ POINTS FORTS

. Première puissance africaine en termes de PIB et pays le plus peuplé d’Afrique

. Importantes ressources en hydrocarbures et large potentiel agricole

. Endettement public et extérieur relativement faible

 

 

_ POINTS FAIBLES

. Forte dépendance aux revenus pétroliers (90 % des exportations, 75 % des recettes fiscales)

. Insuffisance des capacités de production/ distribution d’énergie

. Tensions ethniques et religieuses

. Insécurité, corruption contraignant l’environnement des affaires

 

 

_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ Après la récession de 2016, la croissance devrait être très faible en 2017

La production pétrolière, fortement affectée en 2016 par le sabotage des infrastructures pétrolières par des mouvements rebelles dans le Delta du Niger, pourrait augmenter en 2017, si la situation sécuritaire se stabilise dans cette région. Une légère hausse des cours du pétrole, conjuguée à une progression de la production, devrait ainsi permettre une contribution positive de la balance commerciale à la croissance.

 

L’activité dans la construction, traditionnellement dynamique au Nigéria, pourrait également accélérer légèrement en 2017, sous réserve de la mise en œuvre du programme d’investissements publics, qui a pris du retard en 2016. L’activité manufacturière devrait en revanche continuer à souffrir d’un approvisionnement erratique en électricité ainsi que du contrôle des changes limitant l’importation de différentes catégories de biens.

 

L’investissement privé pourrait être découragé par une demande interne peu porteuse et le maintien de taux relativement élevés (14 % depuis juillet 2016), compte tenu de la persistance des tensions inflationnistes. La consommation privée devrait rester freinée par la hausse des prix, entretenue par le coût des biens importés (pétrole et biens alimentaires) et accentuée par une probable nouvelle dévaluation du naira.

 

 

_ Le déficit budgétaire devrait se creuser et le solde courant s’améliorer modestement

Le projet de budget 2017 prévoit une progression de 13 % des dépenses, orientées vers les investissements. Il est établi sur la base d’une hypothèse conservatrice du cours du pétrole (42,5 USD/bl) mais d’un niveau de production proche de celui de 2015 (2,2 millions  bl/j), supposant l’arrêt des attaques des installations dans le Delta du Niger. Le gouvernement compte sur la hausse des revenus provenant du secteur hors pétrole, qui devraient couvrir les 2/3 des revenus du budget fédéral, grâce notamment à un meilleur taux de recouvrement. Cet objectif paraît cependant ambitieux dans un contexte de faible activité économique. Le déficit budgétaire devrait se creuser en 2017, étant précisé que la dégradation des finances publiques pourrait être atténuée en cas de dévaluation, permettant une augmentation de la contrevaleur en nairas des recettes pétrolières libellées en dollars.

 

Le déficit courant apparu en 2015 et qui s’est creusé en 2016, pourrait se réduire en 2017. Les exportations de pétrole (90 % du total) devraient progresser sous l’effet conjugué de la hausse du volume et des prix. Les importations ne devraient pas augmenter fortement en raison d’une demande privée peu dynamique et des difficultés persistantes d’accès aux devises étrangères. Leur valeur pourrait toutefois augmenter si la monnaie nationale était dévaluée.

 

Les pressions à la baisse sur le naira ont contraint la banque centrale (CBN) à mettre fin à l’ancrage de sa monnaie au dollar en juin 2016, entraînant une perte immédiate de 30 % du cours. La CBN conserve la possibilité d’intervenir sur les marchés et a maintenu le contrôle des changes imposé mi-2015 sur une quarantaine de produits, sans empêcher la poursuite de la dépréciation (près de 30 % supplémentaires face au dollar à fin novembre 2016). Malgré une hausse attendue des recettes d’exportations, la faiblesse des entrées de capitaux étrangers devrait continuer à peser sur le cours du naira. La CBN pourrait être contrainte, pour préserver ses réserves en constante diminution (de 32 milliards d’USD début 2015 à moins de 24 milliards en octobre 2016, soit de l’ordre de 4 mois d’importations) décider une nouvelle dévaluation en 2017.

 

La baisse des cours du pétrole et les effets de la dépréciation ont fortement affecté les banques, comme en témoigne la hausse des prêts non performants (près de 12 % mi-2016 contre 5 % fin 2015). Certains établissements, pourraient être contraints de fermer en l’absence de recapitalisation.

 

 

_ Situation sécuritaire tendue et risques d’instabilité sociale

La victoire de Muhammadu Buhari et de son parti All Progressive Congress (APC) aux élections de 2015 a marqué une alternance au pouvoir, après la domination du Parti Démocratique Populaire (PDP) depuis 1999. Le nouveau président a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. L’attente de la population est grande vis-à-vis du nouveau président, en particulier dans ce domaine. Une mise en œuvre trop lente des réformes, mais aussi le manque de progrès économiques pourraient alimenter le mécontentement d’une population confrontée à une forte hausse des prix et du chômage. L’organisation de manifestations contre la banque centrale en novembre 2016, témoigne de l’exacerbation des tensions, sources potentielles d’instabilité sociale.

 

La situation sécuritaire demeure très fragile dans le nord-est du pays en proie aux attaques du mouvement islamiste radical Boko Haram. Dans la région du Delta du Niger, zone de production en pétrole, des rebelles réclament un meilleur partage des ressources et s’attaquent aux installations pétrolières. Le Nigéria ne réalise pas de progrès importants en matière de gouvernance selon les indicateurs Banque Mondiale, en particulier concernant la lutte contre la corruption (186ème sur 209 pays en 2015).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Nigeria

 

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10 – INDONESIE : Economie, indicateurs économiques et perspectives

 

_ POPULATION : 255,462 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT : 3362 $US.

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

   2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,0 4,9 5,0 5,1
Inflation (moyenne annuelle) 6,4 6,4 3,7 4,2
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -2,1 -2,6 -2,5 -2,6
Solde courant / PIB (%) -3,1 -2,1 -2,4 -2,5
Dette publique / PIB (%) 24,7 27,3 27,5 28,2

 

(e) Estimations    (p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Diversité des ressources naturelles (agricoles, énergétiques, minières)

. Compétitivité élevée grâce à un faible coût du travail

. Tourisme dynamique

. Marché intérieur dynamique

. Renforcement du secteur bancaire.

 

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_ POINTS FAIBLES

. Taux d’investissement faible

. Exportations de matières premières de plus en plus tributaires de la demande de la Chine

. Carences en infrastructures

. Corruption et manque de transparence persistants

. Niveaux de chômage et de pauvreté élevés, accentuant les tensions inter-ethniques.

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ La croissance devrait se stabiliser en 2017

En 2016, pour la première fois depuis 4 années, l’activité a accéléré. En 2017, la croissance devrait rester dynamique. La consommation des ménages devrait continuer à progresser, soutenue par l’émergence d’une classe moyenne au niveau de dette peu élevée alors que la banque centrale devrait poursuivre son cycle d’assouplissement de la politique monétaire initié en 2016 (-275 points de base en 2016). Par ailleurs, malgré une légère hausse en raison de l’augmentation modérée des cours des matières premières, l’inflation devrait rester contenue ce qui permettrait de soutenir la demande privée.

 

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L’investissement privé devrait continuer à profiter des réformes structurelles entreprises par l’administration Widodo. Les dépenses publiques resteront robustes grâce au développement des infrastructures et à la construction de logements destinés aux ménages les plus modestes. De plus, le secteur de la construction devrait bénéficier de l’abaissement des taxes sur la propriété. Néanmoins, la confiance des investisseurs devrait rester contrainte par les incertitudes concernant l’évolution de la politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine et de nouveaux épisodes de pressions baissières sur la roupie.

 

Par ailleurs, le pays, abondamment doté en ressources naturelles (pétrole, charbon, gaz naturel, huile de palme, caoutchouc, minerais) devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières. L’affaiblissement de la demande en provenance de Chine, second récipiendaire des exportations indonésiennes, continuera de peser sur le commerce extérieur du pays.

 

Enfin, l’activité devrait rester contrainte par les fragilités structurelles de l’économie, les goulots d’étranglement et la corruption.

 

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_ La situation des finances publiques et des comptes extérieurs resteraient maîtrisée

En 2017, malgré une très légère hausse, la dette publique resterait modérée. La suppression des subventions énergétiques en 2015 et 2016, qui pesaient lourdement sur le budget de l’Etat, a permis une réallocation des dépenses au profit de l’investissement public en infrastructures. En dépit de la réduction du taux d’imposition sur les sociétés et de la baisse des revenus liés aux hydrocarbures, le déficit public devrait rester contenu grâce à l’élargissement de la base fiscale et une amnistie fiscale partielle pour les contribuables rapatriant leurs fonds de l’étranger. 

 

Le déficit courant resterait stable en 2017 : la balance commerciale devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières et de la demande chinoise tandis que les importations devraient rester soutenues. Enfin, la balance des services resterait déficitaire mais elle devrait bénéficier de la progression des revenus touristiques. 

 

La devise indonésienne reste tributaire des flux de capitaux de court terme et pourrait se déprécier en cas de montée de l’aversion globale pour le risque ce qui permettrait d’améliorer la compétitivité des exportations indonésiennes mais pourrait générer de l’inflation supplémentaire. Néanmoins, la situation s’est assainie depuis 2015, les autorités ont mis en place une politique monétaire plus prudente, le solde courant s’est redressé et les réserves de change ont progressé (8 mois d’importations en 2017). Mais des réformes supplémentaires sont encore nécessaires pour limiter la vulnérabilité du taux de change (libéralisation des investissements, notamment assouplissement des règles pour les investisseurs étrangers et levée de l’interdiction sur les exportations de minerais bruts).

 

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_ La position de Joko Widodo ne cesse de se renforcer

Les élections présidentielles de juillet 2014 ont conduit à la victoire de Joko Widodo (Parti Démocratique Indonésien de Lutte), ancien gouverneur de Jakarta et premier président qui ne soit pas issu de l’armée. Bien que l’opposition contrôle 60 % du parlement (elle est dirigée par Prabawo Subianto, candidat malheureux aux élections présidentielles), le président a réussi à renforcer son pouvoir dès l’été 2015 grâce à de nouvelles alliances et un important remaniement ministériel.

 

Un sondage réalisé en septembre 2016 souligne la popularité du Président qui réunit 66,5 % d’opinions favorables. Ainsi, après avoir été ralentie dans sa volonté de réformer par l’opposition et des dissensions au sein de son parti, l’administration Widodo a réussi à initier des programmes ambitieux afin, notamment, de réduire les lourdeurs bureaucratiques. En un an, l’Indonésie a progressé de 15 places dans le classement Banque Mondiale « Ease of doing business ». Cependant, le pays continue de souffrir de sérieuses lacunes en matière de gouvernance.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Indonesie

 

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