ENERGIE/ CROISSANCE DES BESOINS/ SECURITE/ CLIMAT : ces limites des énergies renouvelables face aux besoins importants et aux dérèglements climatiques

 

« Développement des pays émergents/ Développer la filière des énergies renouvelables impose d’améliorer leur stockage : Il ne s’agit pas de faire le procès des énergies renouvelables car la demande en énergie ne va cesser de croître dans tous les pays en raison du développement, du réchauffement climatique, et de la raréfaction de l’eau douce qui va nécessiter un recours massif à la désalinisation de l’eau de mer.

Pour autant, continuer à laisser penser que l’Afrique – et ses 4 milliards d’habitants en 2100 – va se développer avec les seules énergies renouvelables est une plaisanterie. L’éolien et le photovoltaïque peuvent éclairer, refroidir ou chauffer les villes. Mais sans être en mesure de stocker massivement l’énergie électrique, ils ne permettent pas de faire rouler des trains ou de produire de l’acier, de l’aluminium, du ciment…! Pour l’instant les seules alternatives sont le charbon, le gaz et le nucléaire… »

 

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1 – Limites des énergies renouvelables

Au vu des technologies connues et de leurs besoins énergétiques, il serait impossible pour la quasi-totalité des pays industrialisés d’avoir une production énergétique uniquement, ou même essentiellement, issue des énergies renouvelables. Globalement, seuls font exception les pays disposant d’un fort potentiel hydroélectrique. Pour les autres, les ressources fossiles, parfois complétées par du nucléaire, demeurent incontournables et ce pour longtemps sans doute.

En effet, les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) couvrent à ce jour 85% de la consommation mondiale d’énergie (énergie dit « finale »), les énergies renouvelables seulement 13% (le nucléaire étant marginal avec 2%). La part des énergies renouvelables croît continuellement mais cette augmentation sera encore plus rapide lorsqu’il sera possible de stocker de grandes quantités d’énergie à un coût raisonnable.

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_ Production d’électricité de source renouvelable (TW·h)

Pour référence et afin de mieux comprendre la suite de l’article, voici la liste des dix plus grands producteurs mondiaux d’électricité à base d’énergie renouvelable. Les chiffres sont exprimés en TW·h. Notez que les pays recourant massivement aux renouvelables sont ceux ayant un territoire avec un fort potentiel hydroélectrique (Brésil, Canada, Norvège). Si l’on omet cette énergie, la production d’énergie renouvelable chute drastiquement pour devenir anecdotique.

Pays Total[1] Total renouvelable[2] Hydro[3] Éolien[4] Biomasse Solaire[5] Géothermie[6] Autre*
1 Chine 3433 576.1 (16,6%) 563.3 12.8[7]        
2 Brésil 454 385.8 (84,9%) [8] 371.5 0.6 14.3      
3 États-Unis 4316 375.6 (8,7%) 250.8[9] 52.0 55.4[10] (2007) 0.596 16.778  
4 Canada 599 369.7 (61,7%) 368.2 1.471   0.017    
5 Russie 1036 179.1 (17%) 174.604 0.007       0.41
6 Norvège [11] 142,7 137.3 (96%) 136.572 0.506 0.2[12]      
7 Inde 834 137.1 (16%) 122.4 14.7        
8 Japon 1154 95.0 (8%) 86.350 1.754   0.002 3.027  
9 Vénézuela 119,3 83.9 (70%) 83.9          
10 Allemagne 639 68.7 (10%) 26.717 38.5   3.5[13]    

* Les autres sources incluent l’énergie marémotrice et la production d’énergie à base de déchets.

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_ Aléas de la production

Ce problème concerne principalement l’énergie éolienne mais aussi l’énergie solaire photovoltaïque. En effet, celles-ci produisent de l’énergie lorsqu’il y a du vent ou du soleil. À contrario, les consommateurs réclament une électricité disponible à tout moment. En l’absence de moyen de stockage à large échelle et efficace de l’énergie, il y a donc une incompatibilité qui ne peut être résolue. C’est là une différence fondamentale par rapport aux énergies traditionnelles « actives » qui, toutes, fonctionnent sur demande. Pour simplifier, par une nuit sans vent, la production totale des éoliennes et panneaux solaires est nulle et rien n’alimente le réseau.

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_ Intermittence

La consommation électrique est extrêmement variable. Les pics de consommation sont atteints, en France, en hiver et plus précisément aux alentours de 20h (comme illustré par le graphique ci-contre)[14]. Durant cette saison, les panneaux solaires produisent durant huit heures par jour seulement et sous un ensoleillement réduit. À défaut de pouvoir stocker l’énergie produite durant la journée, l’énergie solaire ne peut que faire office de doublon puisqu’elle ne produit strictement rien lors des pics de consommation. Elle compte donc comme nulle par rapport à la capacité totale de production nécessaire à tout moment.

Un problème similaire se retrouve avec l’énergie éolienne : il arrive régulièrement que, certaines journées, la production éolienne soit très faible, et ce, même sur une très large étendue géographique (voir graphique de la section ci-dessous). En conséquence, même en installant une capacité de production par éolienne 10 fois supérieur à la consommation annuelle, cela serait absolument insuffisant en soi pour permettre d’assurer la disponibilité d’électricité à chaque instant : Il n’est pas rare que l’anti-cyclone sibérien s’étende à toute l’Europe pour créer une zone quasiment sans vent pour plusieurs jours voire semaines (Souvenez vous de la canicules de 2006).

Les vendeurs d’éolienne eux-même parlent de nécessité de capacités de stockage égale à 8 fois la capacité de production éolienne journalière; mais comme on le verra ci-dessous, stocker l’électricité n’a rien d’évident.

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_ Variabilité

Un autre problème est celui de la variabilité. Puisque le stockage est difficile, il faut donc pouvoir pallier les déficits de production par une production complémentaire. Mais la variabilité de ces énergies renouvelables est très rapide, même en atténuant le problème en interconnectant des installations sur de larges étendues géographiques[15]. Or, toutes les productions « actives » ne peuvent pas satisfaire cette variabilité. Ainsi, les réacteurs nucléaires sont incapables de démarrer aussi rapidement et ce sont aujourd’hui les centrales fossiles qui doivent prendre le relai et amortir cette variabilité, en plus des dispositifs de stockage éventuellement mis en place.

Pour exemple, une étude[16] réalisée pour l’Agence Régionale de l’Énergie à la Réunion observe que, sur un site donné, on peut observer des variations de production allant de +81% à -85% par demi-heure. Au niveau de l’île toute entière (superficie de 2500km², égale à 0,3% de celle de la métropole), cette variabilité va de -37% à +32% par demi-heure. Or, l’agence fixe une variabilité maximale de 15% par demi-heure afin que qu’elle soit supportable par l’opérateur du réseau, il est donc nécessaire de recourir à des dispositifs de stockage pour amortir ces variations rapides (et non pas pour stocker en vue de la nuit).

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_ Les difficultés du stockage

En une nuit d’hiver, la France consomme plusieurs centaines de GWh. Soit plusieurs centaines de millions de kWh. Or, les batteries ont un coût s’échelonnant entre 200€ par kWh (batteries au plomb) et 2000$ par kWh (batteries Li-ion et Li-polymères) [17] avec des caractéristiques – vitesse de charge, puissance délivrable, autodécharge, etc. – diverses et pas forcément adaptées au problème. Elles sont presque toujours polluantes, souvent même très polluantes et beaucoup font appel à des matériaux rares alors que leur espérance de vie n’est généralement que d’une poignée d’années (une à cinq pour la plupart) et le recyclage a un coût, aussi bien économique qu’énergétique. Leur encombrement est également loin d’être négligeable : de 3L à 13L par kWH.

Les piles à hydrogène, souvent jugées comme l’une des solutions de stockage les plus prometteuses pour l’avenir, mais outre le fait qu’elles utilisent du platine, dont les réserves connues ne sont que de quelques milliers de tonnes – environ deux grammes par être humain, les différentes méthodes de production d’hydrogène possèdent un très mauvais rendement et seul le stockage géologique semble intéressant; en effet, par sa petitesse, la petite molécule d’hydrogène passe à travers les parois d’acier de qualité standard ou insuffisamment épaisse.

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D’autres solutions existent. Par exemple la compression d’air, le pompage d’eau (on dépense de l’énergie pour élever l’eau dans un réservoir puis on la récupère en laissant chuter le liquide sur une turbine, comme dans un barrage) ou le chauffage d’un liquide (qui, en se refroidissant, rayonnera de l’énergie que l’on pourra récupérer). Là encore, ces solutions ont leurs propres caractéristiques et leurs propres limites. Il faut ainsi plus 36 mètres cubes d’eau élevés à dix mètres de hauteur pour stocker un kilowatt heure. Pour une nuit d’hiver française, c’est plus d’une centaine de fois le débit quotidien de la Loire qui serait nécessaire.

Parmi toutes les techniques de stockage actuelles, aucune à ce jour n’offre de solution suffisante pour résoudre le problème du stockage dans son ensemble. Certaines seraient adapté pour un stockage quotidien, et parfaitement impropre à un stockage saisonnier, et pour d’autres ce serait l’inverse. L’échelle des besoins si l’on devait reposer entièrement sur le stockage pour compléter des sources d’approvisionnement majoritairement intermittente serait proprement astronomique. Le stockage ne peut donc pas pallier seul aux problèmes d’intermittence. En revanche, il est nécessaire pour amortir les problèmes de variabilité.

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 _ Effet de foisonnement

Une solution efficace serait l’interconnexion à large échelle des réseaux électriques. Si l’on prenait l’exemple d’un réseau mondial, lorsqu’une moitié de la planète serait dans le noir, l’autre moitié recevrait les rayonnements du Soleil. Ce bénéfice se retrouverait également avec l’énergie éolienne, quoique peut-être dans une moindre mesure. Cette réduction de l’intermittence et de la variabilité par la multiplication de sources éloignées est appelé effet de foisonnement. Si un tel réseau pouvait être mis en œuvre, le solaire et l’éolien deviendraient alors beaucoup plus intéressants. Toutefois, cela ne va pas sans poser de problèmes politiques et de sécurité : sachant qu’une poignée de défaillances dans le réseau européen ont pu entraîner des extinctions générales, ces problèmes de réseau peuvent-ils être circonvenus et à quel prix ?

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Car en dehors de l’Occident il y a encore trop peu de pays à pouvoir garantir la stabilité, la sécurité et le professionnalisme nécessaires à une telle interconnexion. D’un autre côté, nous dépendons déjà de pays instables pour nos approvisionnements en pétrole. Enfin, sur le plan technique, il y a d’autres difficultés : si, sur cent kilomètres, une ligne à haute tension ne perd que 0.5% de son énergie, ce chiffre monterait à 50% sur 20000 km. Et ce, en conservant les puissances actuelles alors même que les besoins seraient plus importants et que les lignes haute-tension sont coûteuses. Baisser la puissance transportée en multipliant le nombre de lignes serait possible, mais augmenterait d’autant le coût.

Cela dit, l’idée fait son chemin. Au niveau européen, en hiver, grâce aux nombreux fuseaux horaires, la partie occidentale serait encore éclairée et pourrait produire de l’énergie solaire pour une Europe orientale en plein pic de consommation et plongée dans la nuit. Une idée dont tire partie la Roadmap 2050[18]. On peut également mentionner le projet Desertec[19], qui consiste à bâtir des centrales solaires au Maghreb pour alimenter l’Europe, même s’il n’y a pas ici de décalage horaire, le but étant simplement d’abaisser les coûts de production.

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 _ Conséquences

La principale conséquence de tout ceci est que l’éolien et le solaire ne remplacent pas les centrales traditionnelles, ils ne peuvent être qu’un complément. Ils ne permettent pas ou peu de réduire le nombre et la puissance des centrales traditionnelles installées mais plutôt d’éteindre celles-ci par moment. Sur le plan économique, il faut démultiplier les coûts d’investissement (installations traditionnelles + installations renouvelables) et y ajouter des dispositifs de stockage de l’énergie.

Qui plus est, puisque les centrales traditionnelles sont moins utilisées, les investissements et la maintenance sont moins amortis. La moindre utilisation de ces installations signifie aussi davantage de temps passé en régime sub-optimal (un réacteur n’atteint son fonctionnement optimal qu’après un certain temps). Au final, ces surcoûts l’emportent sur les hausses des prix des combustibles. Aujourd’hui, recourir au solaire et à l’éolien pour 20% de la production entraîne une hausse du coût moyen du kWh supérieure à 20%.

Même à l’horizon 2050, avec des ressources non-renouvelables bien plus coûteuses qu’aujourd’hui, une production impliquant fortement les renouvelables resterait plus coûteuse qu’une production fossile et beaucoup plus coûteuse qu’une production nucléaire. Sur le plan technique, il est aujourd’hui improbable que tous les pays puissent développer des réseaux énergétiques fournissant de l’énergie à la demande et basés sur les seules énergies renouvelables. Même en ignorant les problèmes de coût, les ressources nécessaires au stockage (eau, terres rares, platine, etc) ne sont sans doute pas suffisantes.

Source : www.ekopedia.fr/wiki/ avril 2019

https://www.ekopedia.fr/wiki/Limites_des_%C3%A9nergies_renouvelables

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2 – Développer la filière des énergies renouvelables impose d’améliorer leur stockage

Il ne s’agit pas de faire le procès des énergies renouvelables car la demande en énergie ne va cesser de croître dans tous les pays en raison du développement, du réchauffement climatique, et de la raréfaction de l’eau douce qui va nécessiter un recours massif à la désalinisation de l’eau de mer. Pour autant, continuer à laisser penser que l’Afrique – et ses 4 milliards d’habitants en 2100 – va se développer avec les seules énergies renouvelables est une plaisanterie.

L’éolien et le photovoltaïque peuvent éclairer, refroidir ou chauffer les villes. Mais sans être en mesure de stocker massivement l’énergie électrique, ils ne permettent pas de faire rouler des trains ou de produire de l’acier, de l’aluminium, du ciment…! Pour l’instant les seules alternatives sont le charbon, le gaz et le nucléaire. Le tableau précédent rappelle les contributions respectives de ces modes de production d’électricité aux émissions de CO2.

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On vante également le recours à l’électricité éolienne et photovoltaïque pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. Là aussi le fonctionnement de quelques voitures avec de l’hydrogène est une avancée considérable mais il va falloir mettre au point un stockage et une distribution sûrs de l’hydrogène pour permettre un véritable développement de cette filière. Toujours pour l’automobile, la voiture électrique est une excellente réponse à la pollution des villes.

Toutefois il ne faut pas rêver à une substitution rapide des moteurs thermiques. Car pour produire ces voitures électriques il faut disposer de métaux tels que le lithium et les terres rares, celles-ci étant déjà très fortement sollicitées pour les pots catalytiques, la télévision couleur, et… la fabrication des éoliennes ! Il faut donc attendre que les nombreuses recherches en cours, qui visent à substituer les métaux, rares ou d’obtention très onéreuse, utilisés aujourd’hui dans les technologies de pointe, par des métaux abondants, aboutissent avant de mettre en place trop rapidement des grandes stratégies de remplacement.

In « Énergies renouvelables: limites et atouts pour lutter contre les émissions de CO2 »/ Maurice Leroy/ Actualisé 05/10/2016 et avril 2019/

https://www.huffingtonpost.fr/maurice-leroy/energies-renouvelables-limites-atouts_b_8504610.html

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3 – Le nucléaire a encore un rôle à jouer dans le mix énergétique

Il faut donc « se hâter lentement » pour éviter que l’empressement actuel à implanter les énergies renouvelables ne conduise au paradoxe de recourir plus qu’avant aux énergies fossiles parce qu’on a dogmatiquement décidé l’arrêt du nucléaire.

Dans une approche pragmatique, et non purement émotionnelle comme aujourd’hui, il faut maintenir une part significative à l’énergie nucléaire dans le mix énergétique tant que le stockage de l’électricité ne sera pas maitrisé. La Chine procède aujourd’hui à l’installation de centrales nucléaires, un projet important est sur le point d’aboutir au Royaume-Uni, la Pologne qui produit 90% de son électricité avec des centrales à charbon envisage de recourir au nucléaire. Ces mêmes pays développent simultanément les énergies renouvelables.

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Si on considère les avancées technologiques réalisées depuis 1750 on ne peut qu’être optimiste car nos enfants sauront créer les technologies de l’énergie de futur, encore faut-il leur en laisser le temps. C’est aux politiques de savoir gérer aujourd’hui un temps géologique, un temps industriel, un temps biologique et… un temps électoral.

In « Énergies renouvelables: limites et atouts pour lutter contre les émissions de CO2 »/ Maurice Leroy/ Actualisé 05/10/2016 et avril 2019/

https://www.huffingtonpost.fr/maurice-leroy/energies-renouvelables-limites-atouts_b_8504610.html

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4 – Un avenir brillant pour le solaire africain

 En mars dernier, une dizaine de chefs d’Etats africains ont participé au premier Sommet de l’Alliance Solaire Internationale. Cette présence remarquable reflète le fort potentiel de développement de l’énergie solaire en Afrique. Avec près de 645 millions d’africains ne disposant pas d’un accès direct à l’électricité[1] et une irradiation solaire deux fois plus importante que la majorité des pays européens[2], le continent africain constitue un marché potentiel immense pour la filière photovoltaïque. L’arrivée de nombreux investisseurs internationaux et l’émergence des projets de centrales photovoltaïques constitue une aubaine pour les pays africains.

La course aux projets solaires est lancée : « Energie pour tous en Afrique », « New Deal » pour l’énergie en Afrique, « Scaling solar », « Power Africa » ; les plans et initiatives pour améliorer le taux d’électrification du continent se multiplient. Face aux enjeux économiques et environnementaux réels de la production d’énergie électrique, nombreux sont les gouvernements africains qui ont fait de l’accès à l’électricité l’une de leurs priorités.

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_ Des centrales solaires à la pointe

Fin 2015, l’Afrique disposait de 2 100 MW d’installations solaires photovoltaïques installées. Depuis, le continent a presque quadruplé la puissance installée de son parc photovoltaïque, même si ce dernier reste encore modeste au regard du potentiel africain. Les projets se développent avec une rapidité spectaculaire, et si cette dynamique se poursuit, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoit que d’ici à 2030, le solaire pourrait représenter 14% de la puissance installée en Afrique.

La révolution solaire est donc en marche dans de nombreux pays du continent, qui accueillent désormais les plus grandes centrales solaires, à l’instar du Maroc qui a inauguré « Noor », la septième centrale solaire thermodynamique la plus grande du monde en février 2016. Avec plus d’un demi-million de panneaux solaires répartis sur plus de 480 hectares, ce mastodonte de l’énergie renouvelable devrait pouvoir couvrir les besoins en énergie de plus d’un million de foyers marocains d’ici cinq ans.

Seulement huit mois plus tard, en octobre 2016, le Sénégal inaugurait « Senergy 2 », la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest avec 75 000 panneaux photovoltaïques et une puissance de 20 mégawatts (MW), permettant de couvrir les besoins de 200 000 foyers sénégalais. Dernière en date, la centrale de Zagtouli au Burkina Faso, dotée d’une capacité de production maximale de 33 mégawatts (MW) est devenue à son tour la plus grande ferme solaire d’Afrique de l’ouest.

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_ Des appuis financiers nécessaires

Ce développement du solaire en Afrique est rendu possible grâce l’appui de nombreux investisseurs privés en coopération avec des acteurs publics sans lesquels, les investissements seraient beaucoup trop lourds à supporter pour des sociétés publiques aux financements souvent fragiles. L’Alliance solaire s’est par exemple fixée pour objectif de mobiliser 1 000 milliards de dollars pour développer 1 térawatt (TW) d’énergie solaire d’ici à 2030. Une somme colossale que les États ne pourront pas mobiliser seuls.

En ces sens, les initiatives lancées par les organisations internationales (ONU, UEMOA, etc.) ainsi que les groupes financiers (Proparco, Banque Mondiale, etc.) permettent aux gouvernements africains d’obtenir un appui technique et financier considérable pour l’émission d’appels d’offres. L’industriel français Engie et l’investisseur Meridiam viennent par exemple de remporter deux projets d’énergie solaire photovoltaïque au Sénégal grâce à l’initiative Scaling Solar menée par le gouvernement sénégalais et la Société financière internationale (IFC).

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L’Afrique dispose avec le soleil d’une ressource naturelle inestimable. Grâce à une technologie maîtrisée, à la réduction des coûts de l’équipement solaire, et aux délais de construction plutôt courts, le solaire se déploie rapidement et permet de produire de l’électricité à des coûts bien inférieurs à ceux des vieilles centrales thermiques. Énergie propre et énergie d’avenir, le développement du photovoltaïque va donc permettre aux gouvernements africains ainsi qu’aux industriels d’assurer leur transition énergétique et de se conformer aux objectifs de la COP21.

Par Michael Reza Pacha/ 20/05/2018/

https://afrique.latribune.fr/think-tank/tribunes/2018-05-20/un-avenir-brillant-pour-le-solaire-africain-tribune-778781.html

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5 – Le nucléaire russe, un savoir-faire technologique qui s’exporte

4e plus grand producteur d’électricité d’origine nucléaire au monde, la Russie est forte d’un complexe énergétique de pointe et d’un savoir faire qui s’exporte à l’international. Le dernier né du parc nucléaire russe est d’un genre particulier. Longue de 144 mètres et large de 30 mètres, l’Akademik Lomonosov, c’est son nom, est en effet la toute première centrale nucléaire thermique flottante. Sortie des chantiers navals Baltijskiy Zavod à Saint-Pétersbourg, la nouvelle centrale prendra bientôt la mer jusqu’à Pevek en Sibérie orientale.

Depuis son nouveau port d’attache, l’Akademik Lomonosov alimentera en électricité les régions difficiles d’accès de l’Extrême-Orient et du Grand Nord avec ses deux réacteurs de 35 mégawatts chacun. Une puissance inférieure à celle des centrales conventionnelles, mais qui est tout de même suffisante pour produire l’électricité nécessaire à une ville de 100 000 habitants. Lancée par Rosatom, le consortium d’Etat du nucléaire, l’Akademik Lomonosov devrait être la première unité d’une longue série de centrales destinées aux zones où il est coûteux d’en construire une.

nuclear energy projects

(Russia and Rwanda are interested in implementing projects for the peaceful use of nuclear energy…)

_ Le 5e parc nucléaire au monde

Avec 35 réacteurs opérationnels le pays possède le 5e plus grand parc nucléaire au monde. D’une puissance maximale de 27 900 MW, ces centrales fournissent 11% de la consommation d’électricité en Russie. Une part que Rosatom envisage de porter entre 45 et 50% dans le mix énergétique russe d’ici 2050, et à plus de 70% d’ici la fin du siècle. Pour ce faire, le pays multiplie les projets de nouveaux réacteurs. 6 sont actuellement en construction, 26 réacteurs à eau pressurisée de troisième génération sont planifiés pour entrer en service au-delà de 2030 et 22 autres réacteurs sont actuellement au stade de projet.

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Les pouvoirs publics russes ont investi largement dans le développement de l’énergie nucléaire pour améliorer l’infrastructure électrique du pays et diminuer la demande intérieure en hydrocarbures afin d’en exporter davantage. Créée en 2007 pour développer la filière nucléaire, Rosatom est aujourd’hui l’un des plus grands acteurs mondiaux du secteur. L’entreprise publique rassemble plus de 300 entreprises de la filière nucléaire dont les activités concernent l’ensemble de la chaîne de production, depuis l’extraction d’uranium jusqu’à la construction, à la fourniture et à la gestion des centrales.

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_ La Russie, premier constructeur mondial de centrales nucléaires de dernière génération

Ce savoir-faire technologique attire à l’international, et la Russie est également le premier exportateur et constructeur de centrales nucléaires de dernière génération. Avec 33 réacteurs nucléaires répartis dans douze pays pour un total de 130 milliards de dollars, le carnet de commande de Rosatom ne désemplit pas. Parmi ses projets emblématiques, la mise en service de la centrale chinoise de Tianwan, fruit d’un partenariat sino-russe, la fourniture d’équipements pour la salle des turbines de la centrale El Dabaa en Egypte ou encore la construction de la première centrale nucléaire d’Ouzbékistan, dont l’entrée en service est prévue d’ici fin 2028.

La Russie s’appuie également sur son parc de centrales pour exporter de l’électricité vers ses pays voisins comme la Finlande, la Biélorussie et la Chine. En 2016, l’électricité nucléaire représentait ainsi 16% de la production électrique exportée, soit 2,72 TWh. Un chiffre appelé à augmenter dans les prochaines décennies avec l’extension des capacités de production russe.

Par La Rédaction -30/11/2018

https://www.entreprendre.fr/le-nucleaire-russe-un-savoir-faire-technologique-qui-s-exporte/

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6 – Centrale nucléaire flottante russe au Soudan : le plan d’action est signé

La Russie, qui envisage la création d’une série de centrales nucléaires flottantes, a récemment signé un plan d’action avec le Soudan. L’examen de la possibilité d’exportation de cette nouveauté vers ce pays africain est en cours. Moscou et Khartoum préparent un exposé des motifs économiques et techniques préalables au projet de centrale nucléaire flottante au Soudan, apprend-on du protocole de la réunion de la commission intergouvernementale russo-soudanaise, dont Sputnik a pris connaissance. 

«Les parties ont salué la signature du plan d’action […] prévoyant la préparation d’un exposé des motifs économiques et techniques d’une centrale nucléaire flottante en République du Soudan», indique le texte, précisant que le document avait été signé fin novembre.

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Actuellement, la Russie travaille sur une centrale à base du réacteur nucléaire flottant baptisée Akademik Lomonosov. Elle pèse pas moins de 21.560 tonnes. Sa longueur est de 144,5 mètres et sa largeur de 30 mètres. Elle utilise deux réacteurs nucléaires KLT40S flottants ayant chacun la capacité de produire de l’énergie tant électrique que thermique. La construction de la centrale a commencé en 2007 dans la ville russe de Severodvinsk. En 2018, elle a été transférée à Saint-Pétersbourg. Sa mission est d’alimenter en électricité les régions de l’Extrême-Orient et du Grand Nord. En novembre 2018, son réacteur a été mis en service.

L’Agence fédérale russe de l’énergie atomique Rosatom voit en ces centrales un potentiel d’exportation. D’ailleurs, il a déjà été communiqué qu’une série de pays, dont le Soudan, ont manifesté leur intérêt pour l’acquisition de ce type de centrales.

© Sputnik/ 12.12.2018/ Mis à jour 12.12.2018/

https://fr.sputniknews.com/international/201812121039277470-centrale-nucleaire-flottante-russie/

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7 – Le nucléaire chinois au point mort

La Chine n’a pas autorisé la mise en chantier d’une seule centrale nucléaire depuis la fin de 2016. Les experts évoquent de plus en plus ouvertement le gel définitif du programme nucléaire chinois. Pourquoi cette soudaine désaffection pour l’atome? Il existe un effet Fukushima non négligeable. La croissance plus lente de la demande énergétique joue aussi. Mais le principal obstacle demeure que le nucléaire coûte aujourd’hui 20 % plus cher que le solaire et l’éolien et que l’écart s’accroît.

La Chine a longtemps été l’un des principaux partisans de l’énergie nucléaire. Officiellement, elle l’est toujours. Mais le pays n’a plus que 20 GW de projets en construction et n’en approuve plus de nouveaux depuis plus de deux ans. Avant Fukushima, le pays parlait d’installer plus de 400 GW de capacité d’ici le milieu du siècle. Ces plans ont été complètement abandonnés et la politique actuelle, qui misait sur 58 nouveaux GW d’ici 2020, ne sera sans doute pas achevée avant 2022. Et après? Rien n’est prévu.

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Le pays fait toujours de la recherche. Il construit actuellement quelques réacteurs de type Hualong-1 (aussi connu sous le nom de HPR-1000) à eau pressurisée, d’une conception classique, mais dotés de plusieurs caractéristiques de sécurité additionnelles. Les chercheurs jonglent aussi avec de nouveaux concepts refroidis au gaz ou au sodium, mais les progrès sont lents. Un réacteur au sodium mis en service près de Beijing en 2011 a connu divers ennuis de refroidissement. Les essais de refroidissement au gaz, pour leur part, se sont avérés si coûteux que le programme initial de 20 réacteurs a été abandonné après la construction de deux unités seulement, à Shidao.

Le programme chinois de nucléaire civil a été lancé dans les années 1980. Sa croissance, modeste au départ, a connu une accélération marquée au début des années 2000. La demande énergétique du pays augmentait de 10 % par année à cette époque et tous les moyens étaient bons pour fournir l’énergie voulue. La Chine a alors développé la capacité de construire de 10 à 12 réacteurs par année. En 2009, on s’attendait à ce qu’en 2020, la puissance nucléaire installée atteigne dix fois son niveau de 2005.

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Les premiers signes de désaffection remontent à 2011. La catastrophe de Fukushima, au Japon, a ébranlé autant les dirigeants que la population de la Chine. Le programme de construction a été mis à l’arrêt pendant quelques semaines, le temps de réévaluer la sécurité des réacteurs en chantier. Les travaux ont repris, mais un sondage réalisé en 2017 indique que 40 % des Chinois seulement approuvent la poursuite du programme nucléaire. Des manifestations ont mené dès 2013 à l’abandon d’un projet.

Les dirigeants du pays sont sensibles aux enjeux et y voient un problème existentiel. Les retombées d’un accident ne se limiteraient pas à la contamination du territoire. Ils estiment qu’elles entacheraient la réputation de compétence du régime et qu’elles réduiraient sa légitimité de manière dangereuse.

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_ Des coûts inacceptables

Les problèmes de sécurité et d’acceptabilité sociales pourraient sans doute être résolus en y mettant le temps et l’effort. Seulement voilà, les coûts du nucléaire explosent et les renouvelables apparaissent désormais comme une solution à la fois moins coûteuse et plus facile à déployer. (…)

Philippe Gauthier/ Posted on 06/03/2019

https://energieetenvironnement.com/2019/03/06/passe-critique-pour-le-nucleaire-chinois/

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8 – Énergie : les délestages en Afrique du sud

En Afrique du sud, le ravitaillement en énergie électrique du pays se détériore au fil des semaines. Ce samedi, l’on atteint trois jours consécutifs de délestage de courant électrique. Eskom, l’entreprise publique qui fournit 90% du courant électrique; à partir des centrales à charbon, relève que les coupures ont déjà atteint le stade 4. C’est une perte de 4000 mégawatts d‘énergie, du fait des problèmes de ravitaillement à partir du Mozambique voisin. Au-delà des problèmes conjoncturels, Eskom l’entreprise publique qui fournit l’essentiel de l‘électricité dans le pays souffre des graves problèmes de gestion.

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Outre le non renouvellement des infrastructures des centrales à charbon vieillissantes, il y a surtout la mauvaise gestion financière. L’entreprise ploie sur le poids d’une dette abyssale estimée à 27 milliards d’euros. Dans l’immédiat, le gouvernement, par le ministre des Finances, Tito Mboweni; lors de la présentation du budget national en février dernier, avait annoncé le renflouement de l’entreprise à hauteur de 4,9 milliards de dollars. Il avait aussi fait part de la décision de scinder le mastodonte en trois entités: – la production – le transport – et la distribution.

Jean David MIHAMLE avec Bloomberg.com/ 16/03/2019

https://fr.africanews.com/2019/03/16/energie-les-delestages-en-afrique-du-sud//

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9 – Cosmos, énergie nucléaire, S-400: la Russie et l’Inde nouent une collaboration stratégique

Après les négociations bilatérales tenues à New Delhi, les deux pays ont signé une série d’accords de coopération dans différents domaines. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi ont tenu vendredi une conférence de presse conjointe au cours de laquelle ils ont annoncé les accords conclus à l’issue des négociations bilatérales tenues à New Delhi. « Un partenariat stratégique particulièrement privilégié entre l’Inde et la Russie est important non seulement pour nos deux pays, mais également pour le monde multipolaire », a déclaré Modi. Pour sa part, Poutine a souligné que les gouvernements et les peuples de la Russie et de l’Inde « ont toujours été liés par de solides relations d’amitié, de respect mutuel et de sympathie ».

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_ Systèmes antiaériens russes S-400

Dans le cadre de la visite officielle de la délégation russe, les deux dirigeants ont signé un contrat pour la fourniture à l’Inde de systèmes anti-aériens russes S-400, a confirmé le porte-parole du président russe Dmitri Peskov. L’accord, estimé à plus de 5 milliards de dollars, a été conclu en dépit des avertissements répétés de Washington selon lesquels l’accord Moscou-New Delhi pourrait entraîner des sanctions en vertu du droit des Etats-Unis d’Amérique.

La Russie est depuis longtemps la plus grande source d’équipement militaire de l’Inde et son approvisionnement en pièces de rechange et en services de maintenance reste essentiel pour la défense de cette nation. Ses planificateurs militaires considèrent le système S-400, capable de suivre et d’abattre des avions et des missiles à des centaines de kilomètres de distance, comme un atout important contre des voisins tels que le Pakistan et la Chine.

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_ Cosmos

Un autre accord important, signé entre les deux parties au cours des négociations, porte sur la coopération dans le domaine du cosmos et prévoit la mise au point d’un programme spatial habité et de systèmes de navigation, comme l’a confirmé le directeur de la société spatiale russe Roscosmos, Dmitri. Rogozin.

En outre, New Delhi a demandé à Moscou de l’aider pour son projet de lancement dans l’espace, qui doit être prêt d’ici 2022, selon le vice-Premier ministre russe Yuri Borisov. « La partie indienne nous a contacté pour une demande concernant la mise en œuvre de son propre projet visant à garantir le lancement d’un astronaute indien dans l’espace en 2022 », a déclaré Borisov à la presse.

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_ Projets énergétiques

Moscou est prête à envisager une coopération avec New Delhi dans le cadre de plusieurs programmes énergétiques, notamment le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) en Extrême-Orient et dans l’Arctique, ainsi que des projets de mise en valeur des ressources naturelles de la Sibérie, la péninsule de Yamal et le plateau continental russe, comme noté lors de la tournée de Poutine. En ce qui concerne l’Extrême-Orient, l’Inde est prête, selon Modi, à coopérer avec la Russie dans le développement de cette région. « Nous apprécions l’intérêt des sociétés énergétiques indiennes à développer leurs activités en Russie », a répondu le président russe.

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_ Énergie nucléaire

En outre, un accord de coopération concernant de nouveaux projets dans le domaine de l’énergie nucléaire a été signé dans le cadre du sommet indo-russe. Selon le document, l’agence nucléaire russe Rosatom est déterminée à construire en Inde six réacteurs de conception russe pour une centrale nucléaire sur un nouveau site, rapporte RIA Novosti.

Traduction : MIRASTNEWS/ Source : RT/ 06 octobre 2018/ Géopolitique/ Réseau International

https://reseauinternational.net/cosmos-energie-nucleaire-s-400-la-russie-et-linde-nouent-une-collaboration-strategique/

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10 – L’Europe toujours plus dépendante du gaz russe

Les exportations de Gazprom vers l’Europe ont battu un nouveau record. Un paradoxe alors que l’UE cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. C’est un paradoxe embarrassant pour l’Europe. Alors que l’Union Européenne cherche à sanctionner Moscou depuis l’annexion de la Crimée en 2014, le Vieux Continent achète de plus en plus de gaz russe. Les pays européens et la Turquie en ont importé 194 milliards de mètres cubes l’an dernier, a annoncé Gazprom la semaine dernière. C’est 8 % de plus qu’en 2016, qui était déjà une année record. Le premier groupe gazier mondial, proche du Kremlin, détient le monopole des exportations de gaz russe par pipeline vers l’Europe.

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La demande a atteint de nouveaux sommets en Allemagne et en Autriche, deux pays très dépendants du gaz russe. Même en France, dont l’approvisionnement est plus diversifié, les achats à Gazprom ont bondi de près de 7 %. Une conséquence de la fermeture de plusieurs centrales nucléaires, compensée par une hausse de la production des centrales à gaz pour générer de l’électricité.

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_ Nouvelle hausse en 2018

D’une façon générale, la reprise économique en Europe explique cette forte hausse, de même que des prix particulièrement compétitifs. L’UE doit également faire face au tarissement progressif des réserves de gaz des Pays-Bas. Résultat, le gaz russe n’a jamais été aussi dominant. Sa part de marché dépasse désormais 35 % dans l’Union européenne, selon Thierry Bros, de l’Oxford Institute for Energy Studies, qui prévoit une nouvelle hausse en 2018 alors que la production norvégienne atteint elle aussi un pic.

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_ Réserves sans équivalent

Gazprom capitalise sur ses réserves sans équivalent pour accroître sa domination. « Les capacités non utilisées sont énormes, proches de 100 milliards de mètres cubes. Gazprom peut augmenter sa production à tout moment comme il l’a montré en 2016 et 2017 », explique Thierry Bros. En poursuivant sa politique de prix bas, le groupe russe préserve ses parts de marché face à la concurrence du gaz de schiste américain, qui commence à être livré en Europe sous forme liquéfiée. L’essentiel des investissements étant déjà réalisés, ces revenus supplémentaires ont un effet de levier sur les bénéfices, d’autant que les ventes à l’étranger sont beaucoup plus intéressantes pour Gazprom que sur le marché russe, où les prix sont régulés.

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_ Dépolitisation

Comment réagit l’Europe face à cette domination renforcée ? « Hormis la Pologne qui poursuit une diversification à marche forcée, et certains pays Baltes, elle ne réagit pas vraiment. On peut y voir le début d’une dépolitisation de la question du gaz russe », avance Marc-Antoine Eyl-Mazzega, de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Le gaz russe est bon marché et l’intérêt économique prime. « C’est un point crucial pour la compétitivité de l’industrie européenne », souligne le même expert.

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_ Position dominante

Le marché européen n’est pas encore devenu un boulevard pour Gazprom cependant. Une enquête de la Commission de Bruxelles sur la position dominante du groupe russe est en cours. Et le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit augmenter les capacités d’acheminement via la mer Baltique,  suscite l’opposition de plusieurs pays, dont la Pologne et le Danemark .

Enfin le monopole de Gazprom sur le gaz russe exporté vers l’Europe touche à sa fin. Le mois dernier, son compatriote  Novateka mis en service un  site de production géant de gaz naturel liquéfié (GNL) sur la péninsule de Yamal , en Sibérie, un projet dont le français Total est partenaire. Les premières livraisons sont arrivées par navire méthanier dans les ports européens.

Par Vincent COLLEN/ Publié le 16/01/18/

https://www.lesechos.fr/2018/01/leurope-toujours-plus-dependante-du-gaz-russe-981971

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11 – Le gaz russe arrivera bientôt en Chine

La construction du gazoduc reliant la Russie à la Chine est achevée à 99%, a annoncé le géant russe de l’énergie Gazprom. Selon certaines informations, la société envisage de commencer à fournir du gaz à la Chine via la ligne Force de Sibérie dès décembre 2019.

Gazprom a révélé qu’en 2019, la société prévoyait d’investir environ 2,24 milliards de dollars dans le projet. Le gazoduc devrait fournir 38 milliards de mètres cubes de gaz naturel russe à la Chine chaque année. Gazprom et la China National Petroleum Corporation (CNPC) ont conclu un accord de 30 ans pour la fourniture de gaz via le gazoduc Force de Sibérie en 2014.

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En septembre 2018, Gazprom a annoncé que la partie russe du gazoduc reliant les centres de production de gaz de Yakoutie à la frontière chinoise était presque terminée. La construction du gazoduc sur le territoire chinois est également presque terminée.

Wed Feb 27, 2019 7:0PM/

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/27/589737/Le-tsunami-gazier-sinorusse-

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12 – Les Etats-Unis exporteront dès 2020 plus d’énergie qu’ils n’en importeront

Grâce au boom du pétrole et du gaz de schiste, les Etats-Unis redeviendront dès 2020 un exportateur net d’énergie et ce, pour la première fois depuis 1953, a indiqué jeudi l’agence américaine d’information sur l’Energie (EIA). Les Etats-Unis ne risquent pas d’être en pénurie d’énergie dans un futur proche. Le pays exportera plus d’énergie qu’il n’en importe dès 2020. L’administration met en avant deux explications : la forte hausse de la production de brut, de gaz naturel et de liquides de gaz naturel (éthane, propane, butane) au moment où la demande en énergie ralentit dans le pays.

Aussi, selon la prévision de référence, « les Etats-Unis deviendront un exportateur net d’énergie en 2020 et le resteront tout au long de la période sous revue (jusque 2050, NDLR) », écrit l’organisme dans un rapport annuel envisageant divers scénarios pour les décennies à venir. « Que les Etats-Unis redeviennent un exportateur net d’énergie n’est pas étonnant en soi au vue de l’essor de l’exploitation du gaz naturel et du pétrole, mais c’est un peu plus tôt que ce qu’on pensait jusque-là », a commenté Kyle Cooper, spécialiste du marché de l’énergie pour Ion Energy.

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_ Domination énergétique

L’EIA estimait en 2018 que cette étape ne serait franchie qu’en 2022 et visait 2026 l’année précédente. Les Etats-Unis se rapprochent ainsi plus rapidement de « la domination » énergétique prônée régulièrement par le président Donald Trump. Le pays exporte déjà depuis 2017 plus de gaz naturel qu’il n’en importe et devrait continuer à augmenter ses exportations jusqu’en 2030, par gazoduc vers le Canada et le Mexique ou de plus en plus par bateaux pour les destinations plus lointaines. D’autant que plusieurs sites supplémentaires de liquéfaction de gaz naturel devraient entrer en fonction d’ici 2022.

Les Etats-Unis devraient par ailleurs devenir un exportateur net de produits pétroliers raffinés sur l’ensemble de l’année en 2020, à la faveur d’un nombre croissant de puits en activité. La production, qui s’élève actuellement à 11,9 millions de barils par jour, pourrait grimper jusqu’à 2027 et continuer à dépasser les 14 millions de barils par jour jusqu’en 2040, prédisent les experts de l’agence. Dans tous les scénarios envisagés, le rôle du nucléaire et du charbon devrait baisser dans la génération d’électricité.

Selon la projection de référence, la part du charbon devrait reculer de 28% en 2018 à 17% en 2050, celle du nucléaire de 19% à 12% tandis que celle de gaz naturel devrait augmenter de 34% à 39% et celle d’énergies renouvelables de 18% à 31%.

(Avec AFP)/ Par latribune.fr/ 25/01/2019/

https://www.latribune.fr/economie/international/les-etats-unis-exporteront-des-2020-plus-d-energie-qu-ils-n-en-importeront-805192.html/

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