MONDE/ ECONOMIE/ PAUVRETE : tant de richesses, tant de pauvreté (résultats mitigés des luttes contre la pauvreté)

« Monde/ Social/ Economie/ Comment les pays peuvent-ils réduire la pauvreté plus rapidement ?

. Dans de nombreux pays, la fin de la pauvreté reste un objectif lointain. Par exemple, au rythme actuel de réduction de la pauvreté, nous estimons que le Mali, où 86 % de la population vivait avec moins de 1,25 dollar par jour en 1990, aura besoin de 31 ans de plus pour éliminer l’extrême pauvreté. Mais même en Équateur, où seulement 7 % de la population vivait avec moins de 1,25 dollar par jour en 1990, l’élimination de la pauvreté prendra au moins une autre décennie.

. Au début des années 1990, les niveaux de pauvreté du Nigeria, du Lesotho, de Madagascar et de la Zambie ont été similaires à ceux de la Chine, du Vietnam et de l’Indonésie. Mais au moment où les OMD ont pris fin en 2015, les pays asiatiques ont réduit les taux de pauvreté de manière spectaculaire ; les pays africains ne sont pas dans le même cas.

. Cette divergence se maintient. Aujourd’hui, l’extrême pauvreté se limite la plupart du temps à l’Afrique ; selon le rapport de 2018 de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, 27 des 28 pays les plus pauvres du monde sont situés sur ce continent et chacun a un taux de pauvreté supérieur à 30 %. En fait, au taux actuel de réduction de la pauvreté, plus de 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne seront encore pauvres en 2030. » »

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1 – L’accès à la médecine inégalement réparti dans le monde

L’Autriche compte 52 médecins pour 10 000 habitants, alors que le Rwanda en compte un seul. Les écarts sont grands entre les pays riches et les moins bien lotis, en particulier les pays d’Afrique. L’analyse de la densité de médecins par pays livre une vision d’ensemble assez fidèle des inégalités de santé dans le monde. Il existe un écart très important entre les pays les mieux lotis et ceux qui en sont les plus démunis : là où l’Autriche compte 52 médecins pour 10 000 habitants, le Rwanda et l’Ouganda en comptent un seul, selon les données 2015 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les pays riches de la planète se caractérisent tous par un nombre de médecins bien supérieur à 25 pour 10 000 habitants : 44 en Norvège, 42 en Allemagne, 40 en Russie ou encore 39 en Italie et en Espagne. En France, on compte 32 médecins pour 10 000 habitants. En bas de l’échelle, les pays d’Afrique, et plus particulièrement de l’Afrique de l’Est, se distinguent par un effectif médical très faible, généralement un médecin pour 10 000 habitants. La Thaïlande (5), le Vietnam (8), le Sri Lanka (9) ou le Pakistan (10) ne sont guère mieux dotés.

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Même si, en matière de santé, bien d’autres facteurs jouent comme l’hygiène, l’alimentation, les conditions de travail, etc., les conséquences du manque de médecins dans certaines régions du monde, le plus souvent les plus pauvres, sont importantes. Les pays d’Afrique connaissent en effet une plus forte mortalité infantile ou des épidémies plus fréquentes (sida, tuberculose, etc.), ce qui vient peser de façon considérable sur les espérances de vie, bien moindres qu’ailleurs dans le monde.

Ces données ne donnent qu’un aperçu très général des inégalités d’accès aux soins. Certes, on a une probabilité supérieure d’être mieux soigné dans un pays qui compte 50 médecins pour 10 000 habitants que dans celui qui en compte dix fois moins, mais le nombre n’est pas forcément toujours synonyme de qualité des soins. Il faudrait pouvoir observer à la fois le nombre et la géographie de l’implantation des praticiens : certains habitants de zones rurales doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver un accès aux soins très réduit (infirmerie avec des soins de base). Il faut aussi disposer de médicaments à des prix abordables et de spécialistes pour les maladies les plus graves, domaines pour lesquels les inégalités sont encore plus grandes.

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_ Nombre de médecins pour 10 000 habitants

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Source : Organisation mondiale de la santé – Données 2015 – © Observatoire des inégalités

 

 Date de première rédaction le 13 juin 2013./ © Tous droits réservés – Observatoire des inégalités – (voir les modalités des droits de reproduction)/ DONNÉES 13 décembre 2018/

https://www.inegalites.fr/L-acces-a-la-medecine-inegalement-reparti-dans-le-monde/

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2 – Oxfam : «Les inégalités entre riches et pauvres sont un choix politique»

Pour Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam International qui publie son rapport annuel sur les inégalités, le néolibéralisme économique est à la racine des titanesques disparités de ressources entre milliardaires et milliards de pauvres. La solution : taxer davantage les ultrariches pour financer les services publics. Oxfam : «Les inégalités entre riches et pauvres sont un choix politique.» Figure de proue de la défense des droits des femmes et de la gouvernance démocratique et de la consolidation de la paix, l’Ougandaise Winnie Byanyima est la ­directrice générale d’Oxfam International, qui publie ce lundi son rapport annuel sur les inégalités, et auquel Libération a eu accès.

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  • Que nous apprend le rapport d’Oxfam ?

Que les inégalités sont un choix politique. Les gouvernements ont aidé à créer la crise des inégalités. Ils peuvent y mettre fin.

  • Les nouvelles pistes de réflexions qui y ­figurent ?

Primo : les inégalités sont hors de contrôle. Les fortunes de milliardaires ont augmenté de 2,5 milliards de dollars par jour en 2018 alors que des dizaines de milliers de personnes meurent chaque jour faute d’accès aux soins. Deuzio : les gouvernements sous-taxent les plus fortunés quand, dans le même temps, les services publics cruciaux, comme la santé ou l’éducation, s’effondrent faute de financement, affectant en premier lieu les femmes et les filles. Tertio : les gouvernements doivent faire en sorte que les plus nantis participent plus activement à la justice fiscale afin de mieux s’attaquer à la réduction de la pauvreté.

  • Comment expliquez-vous que les 1 % les plus riches ont accaparé 45,6 % des richesses produites l’an passé ?

L’allocation des richesses n’a jamais été aussi concentrée au plus haut sommet. Le nombre de milliardaires a presque doublé depuis la crise financière de 2008. En France, il a plus que doublé, passant de 14 à 40… Nos économies ne fonctionnent plus pour la majorité mais ­seulement pour quelques privilégiés. D’un côté, les plus nantis et les multinationales, qui ont vu leur taux d’imposition fondre, profitent du système pour optimiser leur évitement fiscal, et les actionnaires s’octroient des dividendes de plus en plus démesurés. De l’autre, beaucoup de travailleurs ont vu leurs ­salaires stagner ou baisser et les secteurs de la santé ou de ­l’éducation manquent cruel­lement de financement…

  • Plus de dix ans après la crise financière, les politiques de dérégulation ont le vent en poupe, alimentant la montée des inégalités et le dégagisme…

Le modèle néolibéral aurait dû être discrédité depuis 2007-2008, mais il tient toujours lieu de référence pour l’élite politique et écono­mique. Même le FMI admet désormais qu’il amplifie les inégalités et que le fameux «effet de ruissellement» ne fonctionne pas. Il attise la colère politique en France et dans de plus en plus d’endroits du monde. Pour Oxfam, cela illustre un manque d’imagination criant des leaders politiques actuels, une incapacité à concevoir un autre modèle économique ­alternatif au néolibéralisme pourtant ­défaillant. Au cœur de notre rapport figure l’idée qu’une autre voie est possible pour bâtir une économie plus humaine, où les plus ­riches contribuent davantage à la justice ­fiscale, où les salariés ordinaires gagnent ­vraiment de quoi vivre et où le fossé entre ­riches et pauvres est radicalement réduit pour qu’un monde plus équitable se dessine.

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  • Les mêmes constats ont déjà été dressés contre une mondialisation qui exacerbe les inégalités, mène à un écocide et conduit ­la planète dans le mur…

Le néolibéralisme nous accompagne depuis près de quarante ans. Mais ce modèle économique injuste vit ses derniers jours, comme le montre l’éruption de colères ­populaires en France et dans le monde. Il est temps de le consigner dans les livres d’histoire et de trouver une façon plus juste de conduire une économie qui profite à une majorité, pas à une petite minorité.

  • Pourquoi participez-vous chaque année au Forum économique de Davos, qui accueille l’élite de l’élite politico-économique ?

Davos est une formidable plateforme pour qu’Oxfam diffuse son message sur la planète. Quand j’y participe, je saisis toutes les opportunités pour m’assurer que les personnes les plus puissantes et les plus influentes ­reçoivent le message et que non, contrairement à ce qu’ils pensent, le monde ne va pas pour le mieux…

  • Vous dites que l’orthodoxie néolibérale nous enseigne que l’inclusion et la justice sont un luxe…

Nous voulons tous la même chose : nous voulons que nos enfants bénéficient d’une bonne éducation et d’un avenir sécurisé, nous voulons un travail décent qui paie un salaire ­décent, nous voulons pouvoir bénéficier d’un médecin si nous tombons malades. Or, les économies actuelles dénient à des milliards de personnes ces principes de base. Si les ­gouvernements œuvrent pour l’intérêt de la majorité, s’ils investissent dans la santé et l’éducation, s’ils s’assurent que les entreprises paient des salaires décents, s’ils protègent l’environnement, alors la colère et le ressentiment qui nourrissent les populismes n’existeraient pas. Le danger est que, plutôt que de faire face à ces changements indispensables, trop d’hommes politiques cherchent des boucs émissaires : réfugiés, Union européenne, Chine. Il est crucial de surmonter ces écrans de fumées et de s’attaquer au véritable problème : nos économies défaillantes.

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  • Alors que 26 milliardaires possèdent autant de richesses que 3,8 milliards­d’habitants, que peut-il se passer si rien ne change ?

Cela fait cinq ans qu’Oxfam tire la sonnette d’alarme sur ces dramatiques inégalités. La plupart des leaders politiques n’ont rien fait pour s’attaquer à cette urgence démocratique. Certains, comme Donald Trump ou Em­manuel Macron, ont même diminué les impôts pour les plus riches, l’inverse de ce qu’il faut faire. Ce qui a changé, c’est la colère et la frustration de la population. Si ces inégalités extrêmes persistent, et les gouvernements continuent le «business as usual», le sentiment de révolte grandira contre des politiques toxiques et clivantes. Des gouvernements partagent notre constat, la Corée du Sud, la Sierra Leone, ou encore la Thaïlande, ont déjà augmenté leurs taxes contre les ­grandes fortunes pour investir dans les services publics… Malheureusement, ces pays ­restent très minoritaires. La plupart des ­leaders politiques parlent de réduire les ­inégalités mais ne font pas grand-chose pour y parvenir. Pire, ils abaissent la taxation des richesses et du capital et taillent dans les investissements dans les besoins primaires.

  • Diriez-vous, comme Gro Brundtland, ex-Première ministre norvégienne et auteure en 1987 du rapport «Notre avenir à tous» («Our Common Future») sur un développement vraiment durable, que la solution passe par des services publics universels et gratuits ?

Oui, il est crucial d’investir dans des services de base pour réduire le fossé entre les plus ­riches et les plus pauvres, entre les hommes et les femmes. Prenez l’éducation : pour les femmes, cela signifie des mariages moins ­précoces, moins d’enfants, moins de violences conjugales. Les investissements sont ­importants et des pays pauvres comme l’Ethiopie, qui ont pourtant dû scolariser 15 millions d’enfants supplémentaires ces 15 dernières années, montrent que cela est possible. On peut trouver ces financements facilement si l’évasion fiscale est jugulée, la lutte contre la corruption améliorée et que l’aide au développement augmente significativement. Une augmentation relèvement de 0,5 % de l’impôt sur la fortune des 1 % les plus riches permettrait de collecter plus que ce que coûterait sur un an l’éducation des ­262 millions d’enfants non scolarisés et les soins de santé susceptibles d’éviter le décès de 3,3 millions de personnes.

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  • En même temps, le recul conséquent du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (avec 1,90 dollar par personne et par jour, selon la Banque mondiale) constitue l’une des plus grandes avancées de ces dernières décennies.

Oui, mais cette tendance ralentit. De nouvelles données de la Banque mondiale montrent que le taux de réduction de la pauvreté a été divisé par deux depuis 2013. L’extrême ­pauvreté s’intensifie en Afrique subsaharienne. Ces nouvelles données démontrent également que la pauvreté touche la plus grande partie de l’humanité, avec un peu moins de la moitié de la population mondiale (soit 3,4 milliards de personnes) vivant avec moins de 5,50 dollars par jour.

  • Cette situation résulte directement de l’aggravation des inégalités et de l’accaparement des richesses par une minorité ?

Oui, le rapport sur les inégalités mondiales 2018 a révélé qu’entre 1980 et 2016, les 1 % des personnes les plus riches du monde ont capté 27 % de la croissance du revenu, contre 12 % pour les 50 % les plus pauvres de la ­planète. Or, encore une fois, même le FMI ­reconnaît aujourd’hui que cette tendance n’est pas tenable et qu’on peut taxer les plus fortunés sans freiner le développement économique. La libéralisation de la finance a eu un impact terrible sur la vie des gens ; elle a provoqué la crise de 2008, elle a créé un ­réseau de paradis fiscaux favorisant l’évasion fiscale et l’évitement de l’impôt pour les multinationales et les plus riches. Oxfam n’appelle pas à la démondialisation. Mais à une réelle régulation pour éviter qu’une petite élite ne déstabilise nos sociétés et nos économies.

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  • Pouvez-vous nous donner des raisons d’être optimistes pour l’avenir ?

Les gens sont sources d’espoir. On le voit aux mobilisations contre le changement climatique qui affecte les plus pauvres dans le monde. De nouvelles alliances citoyennes voient le jour, à l’instar de la Fight Inequality Alliance, mouvement social qui regroupe des activistes du monde entier. Juste en bas de la route sur laquelle je me trouve. A Nairobi où je vis, au Kenya, des activistes locaux de Dandora, un bidonville construit sur la plus grosse décharge d’Afrique de l’Est, organise un festival pour l’équité qui tente de trouver des solutions contre les inégalités et milite pour une réaction politique. Ils ne sont pas seuls : de l’Inde au Mexique, du Royaume-Uni aux Philippines, les gens se mobilisent pour ­combattre l’injustice et les inégalités. Ils vont changer le monde parce que c’est la seule ­manière d’y parvenir.

  • Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est l’homme le plus riche au monde, avec une fortune qui s’élève à 112 milliards de dollars selon le classement Forbes de 2018. Selon vous, 1 % seulement de sa fortune totale avoisine le budget total de la santé de l’Ethiopie, un pays de 105 millions d’habitants…

Il a récemment fait part de son intention d’investir sa fortune dans un voyage spatial, car il ne sait plus vraiment où dépenser son argent. Cela n’a aucun sens : le monde a besoin de plus d’écoles, pas de méga yachts ou de fusées privées.

Par Christian Losson/ 20 janvier 2019/

https://www.liberation.fr/planete/2019/01/20/oxfam-les-inegalites-entre-riches-et-pauvres-sont-un-choix-politique_1704227

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3 – Economie : Les 26 plus riches au monde détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité selon l’ONG Oxfam

La concentration de la richesse s’est encore accentuée en 2018, 26 milliardaires ayant désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, a dénoncé lundi l’ONG Oxfam, qui appelle les Etats à taxer les plus riches. « Le fossé qui s’agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l’économie et alimente la colère dans le monde », a affirmé Winnie Byanyima, directrice exécutive d’Oxfam International, citée dans le communiqué. Les gouvernements « doivent s’assurer que les entreprises et les plus riches paient leur part d’impôts », a-t-elle ajouté, à l’occasion de la publication du traditionnel rapport annuel d’Oxfam sur les inégalités mondiales en amont du World Economic Forum (WEF) qui se tient jusqu’à vendredi à Davos.

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Selon les chiffres de l’ONG, dont la méthodologie, qui s’appuie sur les données publiée par la revue Forbes et la banque Crédit suisse, est contestée par certains économistes, 26 personnes disposent désormais d’autant d’argent que les 3,8 milliards les plus pauvres de la planète. En 2017, ils étaient au nombre de 43. Quant à l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, sa richesse a atteint 112 milliards de dollars l’an dernier. Or, « le budget de santé de l’Ethiopie correspond à 1% de sa fortune », a souligné l’ONG.

D’une manière générale, la richesse des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars l’an dernier, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11%, a-t-elle précisé. Le nombre de milliardaires a d’ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, a souligné Oxfam, constatant que « les riches bénéficient non seulement d’une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d’imposition les moins élevés depuis des décennies ».

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_ Selon Oxfam les plus riches cachent au fisc 7 600 milliards de dollars

« Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics », a souligné l’ONG qui estime que « la richesse est tout particulièrement sous-taxée ». Elle a ainsi précisé que sur un dollar d’impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse. Selon Oxfam, qui estime que les plus riches cachent au fisc 7.600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni, « les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches ».

Ce rapport est publié à un moment où la taxation des plus grandes fortunes suscite des débats dans plusieurs pays. En France, le mouvement des « gilets jaunes » a relancé le débat sur la suppression de l’ISF par Emmanuel Macron. Aux Etats-Unis, la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, fraîchement élue, a proposé de taxer à 70% les plus riches, obtenant le soutien du Prix Nobel d’Economie Paul Krugman.

Publié le 21/01/2019/    

https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/21/2944145-26-plus-riches-monde-detiennent-autant-argent-moitie-humanite-selon.html

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4 – Afrique/ Economie : voici les pays africains où faire les affaires en 2019

Les espoirs nourris par le milieu des affaires en 2019 sont nombreux. Les défis pour les économies africaines sont énormes, notamment au niveau des plans nationaux de développement qui sont prévus s’achever en 2020. Dans quels pays africains faire des affaires cette année ?

Afrikmag vous livre le classement dressé par le magazine Forbes. Dans ce classement établi par le magazine américain Forbes, l’Ile Maurice est le meilleur pays africain où faire des affaires. Ce pays situé dans l’océan indien occupe la première place en Afrique, mais la 39è dans le monde. l’Ile Maurice vient loin devant l’Afrique du sud, 2è africain, 59è mondial. Le Maroc, les Seychelles, la Tunisie, se classent respectivement aux 3è, 4è et 5è positions. L’Egypte occupe elle, la dixième et dernière place de ce top.

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_ Voici le classement (*Entre parenthèses, le rang mondial)

1er: Maurice (39è)

2è: Afrique du Sud (59è)

3è: Maroc (62è)

4è: Seychelles (66è)

5è: Tunisie (82è)

6è: Botswana (83è)

7è: Rwanda (90è)

8è: Kenya (93è)

9è: Ghana (94è)

10è: Egypte (95è).

BY HARTMAN N’CHO/ 8 JANVIER 2019

https://www.afrikmag.com/voici-les-pays-africains-ou-faire-les-affaires-en-2019/

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5 – L’Inde est définitivement un pays riche (avec beaucoup de pauvres dedans)

Le club des pays les plus riches change de visage, avec l’arrivée de l’Inde dans le Top 5, juste derrière l’Allemagne et le Japon. Mais que cache ce glorieux palmarès ? Des progrès indéniable dans le deuxième pays le plus peuplé au monde, et des inégalités toujours criantes.

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(Mumbai 12th richest city in the world)/

_ Le dynamisme de la croissance a globalement enrichi les Indiens

Les efforts de rigueur, d’ouverture et de transparence mis en œuvre par l’Inde depuis les années 1990 ont enfin payé. Ils placent en effet l’économie du géant asiatique (son produit intérieur brut en dollars courants) en cinquième position mondiale, devant la France et la Grande-Bretagne. C’est la fin d’un quasi monopole des économies développées sur la World Economic League Table – le classement annuel des pays les plus riches –, où seule la Chine côtoie les États-Unis, l’Allemagne, le Japon et, selon les années, la France ou la Grande-Bretagne.

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(Chennai, India Quickly Becoming The World’s Top Automobile Producer)/

_ Le PIB par habitant a presque doublé en vingt ans, porté par la croissance économique. 

Le fruit d’une ouverture du système économique, avec une modernisation de la législation sur les affaires (ventes aux enchères des licences d’exploitation pour les matières premières par exemple) et une simplification administrative (taxe unique sur les biens et services, dans un pays très décentralisé…).  L’OCDE estime que la croissance a permis à 140 millions d’Indiens de sortir de la pauvreté en moins d’une décennie. Parce que son économie était prospère, l’Inde a pu se doter de programmes sociaux ambitieux : subventions sur les prix des produits alimentaires, de l’énergie et des engrais, “garantie de l’emploi” en zone rurale.

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_ Faute d’équilibre régional et fiscal, la croissance ne profite pas à tous

L’accession de l’Inde au club des pays les plus riches ne signifie pour autant pas que cette richesse est partagée. Près de 20 % des Indiens, dans le deuxième pays le plus peuplé au monde, n’ont toujours pas accès à l’électricité (en 2016, l’Inde se classait au 88e rang sur 138 pays en termes de qualité de l’approvisionnement en électricité, rapporte le Forum économique mondial). Avec de fortes disparités selon les régions, comme pour l’assainissement. Sur ce terrain, la modernisation des relations avec de l’Inde avec ses États fédérés, qui leur donne « des moyens d’expérimenter des politiques publiques et de les adapter aux besoins locaux », précise l’OCDE, n’a pas encore payé. 

Autre facteur d’inégalité, le reste à charge des patients constitue toujours l’essentiel des dépenses de santé en Inde, où la contribution publique ne représente que 1% du PIB (7% en moyenne dans l’OCDE) quand le budget total atteint 4% (contre 9,3%). En d’autres termes, on se soigne si on en a les moyens. Mais aussi, si l’on vit en ville : les professionnels de la santé ne sont pas assez nombreux en Inde, et ce besoin est particulièrement criant dans les campagnes. The Lancetestime que, en 2015, 80% des postes étaient non pourvus dans les services ruraux. Malgré une volonté louable exprimée en 2014, le gouvernement indien n’a pas à ce jour augmenté les ressources affectées à la santé.

Publié le mercredi 27 décembre 2017/ Par France Inter

https://www.franceinter.fr/economie/l-inde-est-definitivement-un-pays-riche-avec-beaucoup-de-pauvres-dedans

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6 – Santé/ Accès aux soins : Difficultés et impossibilités d’accès aux soins pour les pays en voie de développement

Les soins médicaux, les médicaments, les structures hospitalières sont difficiles voire impossible d’accès dans beaucoup de pays en voie de développement. Les inégalités d’accès aux soins sont alarmantes : d’après le rapport mondial du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à des structures sanitaires de base. Les dépenses publiques de santé par an et par personne s’élèvent à environ 2 500 euros dans les pays développés, et 2,5 euros dans les pays les plus pauvres.

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Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 100 millions de personnes par an sombrent dans la pauvreté à cause du coût de leurs frais médicaux. Pour 150 millions d’autres, les dépenses médicales représentent près de la moitié de leur revenu. Beaucoup de pays ne connaissent pas de système de protection sociale, d’assurance maladie abordable ou services de santé publics. L’exemple du paludisme est flagrant : 90 % des cas mondiaux sont situés en Afrique. Plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme, un enfant meurt de cette maladie toutes les 30 secondes. Le paludisme est une maladie évitable et guérissable.

Cependant, les mesures de prévention restent largement insuffisantes. La recherche sur le paludisme a continué d’être négligée, les grands laboratoires manquant de financement. Les chercheurs n’envisagent pas la mise au point d’un vaccin avant une quinzaine d’années. Le traitement contre le paludisme (ACT) n’est pas disponible dans la majorité des pays africains, faute de volonté politique et des grandes industries pharmaceutiques, pour lesquelles il n’est pas rentable de produire des médicaments pour des « maladies de pauvres ». Certains progrès ont été tout de même accomplis en terme de santé, comme la couverture vaccinale contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche qui atteint aujourd’hui 80 % dans la majorité des pays en voie de développement.

http://www.vedura.fr/social/sante/acces-soins/

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7 – Monde/ Social/ Economie : Comment les pays peuvent-ils réduire la pauvreté plus rapidement ?

Le monde peut-il mettre un terme à la pauvreté d’ici 2030, l’objectif fixé par l’Agenda pour le développement durable de l’Organisation des Nations Unies ? L’Assemblée générale des Nations Unies a récemment confirmé cette date butoir, mais a concédé à cette réunion qu’il faudra « accélérer les actions mondiales » pour lutter contre la pauvreté. Alors que la communauté internationale explore de nouvelles solutions, les leçons du passé pourraient nous être utiles. La réduction de la pauvreté est un élément crucial des politiques de développement depuis des décennies. Durant les 15 années des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le prédécesseur des Objectifs de Développement Durable (ODD), le pourcentage de personnes vivant dans la pauvreté, définie comme moins de 1,90 dollar par jour – a considérablement baissé, passant de près de 27 % en 2000, lorsque les ODM ont débuté, à environ 9 % en 2017.

À première vue, la réduction du taux de pauvreté dans les premières années des ODD a également été impressionnante. Entre janvier 2016 et juin 2018, d’un environ 83 millions de personnes sont sorties de la pauvreté extrême. Pourtant, pour rester sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 2030, environ 120 millions de personnes devraient avoir échappé à la pauvreté durant cette période. En dépit des avancées, le rythme des progrès a été moins que satisfaisant. Dans un document récent co-écrit pour la revue World Development, nous avons examiné les facteurs de succès de réduction de la pauvreté.

À l’aide des statistiques sur la pauvreté des pays en développement au cours de l’ère des ODD, nous avons évalué si les pays aux niveaux de pauvreté de revenus supérieurs – c’est à dire, où davantage de personnes vivent avec moins d’argent – ont connu des réductions plus rapides dans leurs taux de pauvreté que dans les économies aux niveaux de pauvreté de revenus inférieurs. En utilisant les limites de 1,25 $ et 2 $ par personne et par jour, nous avons constaté que la pauvreté a eu tendance à diminuer plus rapidement dans les pays qui ont commencé par être plus pauvres.

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(Songdo City, South Korea/)

Mais ces résultats, bien que positifs, ne disent pas tout. Dans de nombreux pays, la fin de la pauvreté reste un objectif lointain. Par exemple, au rythme actuel de réduction de la pauvreté, nous estimons que le Mali, où 86 % de la population vivait avec moins de 1,25 dollar par jour en 1990, aura besoin de 31 ans de plus pour éliminer l’extrême pauvreté. Mais même en Équateur, où seulement 7 % de la population vivait avec moins de 1,25 dollar par jour en 1990, l’élimination de la pauvreté prendra au moins une autre décennie. Les différentes expériences des pays en Afrique et en Asie montrent que, bien que l’adoption de l’ordre du jour des OMD ait bien accéléré la réduction de la pauvreté, le degré de progrès a largement varié. Au début des années 1990, les niveaux de pauvreté du Nigeria, du Lesotho, de Madagascar et de la Zambie ont été similaires à ceux de la Chine, du Vietnam et de l’Indonésie. Mais au moment où les OMD ont pris fin en 2015, les pays asiatiques ont réduit les taux de pauvreté de manière spectaculaire ; les pays africains ne sont pas dans le même cas.

Cette divergence se maintient. Aujourd’hui, l’extrême pauvreté se limite la plupart du temps à l’Afrique ; selon le rapport de 2018 de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, 27 des 28 pays les plus pauvres du monde sont situés sur ce continent et chacun a un taux de pauvreté supérieur à 30 %. En fait, au taux actuel de réduction de la pauvreté, plus de 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne seront encore pauvres en 2030. De nombreux facteurs contribuent à cette modification de la carte de la pauvreté. En Afrique, la faible performance économique – alimentée par les conflits, les politiques inefficaces, la fragmentation ethnique et les chocs externes – a compliqué le financement des programmes de lutte contre la pauvreté. Mais le facteur le plus important reste peut-être la capacité de l’État. Après tout, la faiblesse des institutions publiques ne peut fournir efficacement les biens et services.

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(Abuja-Kaduna Rail Line – Railway Technology)

Bien sûr, cela conduit à une autre question : quels sont les facteurs qui déterminent la capacité d’un État ? En règle générale, les États fonctionnent mieux lorsque les élites dirigeantes sont liées par des limitations de leurs pouvoirs. Mais l’expérience administrative joue également un rôle. La Chine, qui a une période un peu plus longue de régime d’État moderne que la plupart de ses homologues africains plus jeunes, a peut-être simplement développé une plus grande capacité d’administration de son territoire. Pourtant, quelle que soit la raison de cette variation, il ne fait aucun doute que la capacité de l’État est l’un des ingrédients clés pour la réussite de la réduction de la pauvreté. Nous avons constaté qu’au cours des OMD, la pauvreté des pays dotés de solides institutions publiques ont été en mesure de réduire la pauvreté deux fois plus vite que les pays à faible capacité et qu’ils étaient plus susceptibles d’atteindre l’objectif des OMD de réduire de moitié la pauvreté d’ici 2015.

L’éradication de la pauvreté reste une priorité absolue pour les 193 gouvernements qui ont adopté les ODD. Mais comme la communauté internationale l’a appris des OMD, les objectifs ne garantissent pas le progrès. Pour s’assurer que les 725 millions de personnes qui sont restées dans la pauvreté à la fin de période des OMD puissent y échapper, il faut investir dans des programmes qui visent à créer des États efficaces. Sinon, une date de fin pour la lutte contre la pauvreté restera hors d’atteinte.

KUALA LUMPUR et MANCHESTER/ 16 nov. 2018/ M Niaz Asadullah/ Antonio Savoia/ Senior Lecturer in Development Economics, University of Manchester

https://fr.weforum.org/agenda/2018/11/comment-les-pays-peuvent-ils-reduire-la-pauvrete-plus-rapidement//

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(RIIO Health Hub/ Dr. Agarwal’s Eye Hospital/ Rwanda)

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8 – Bangladesh/ Economie/ Social : malgré la croissance, les inégalités continuent de grandir au Bangladesh

Malgré une croissance économique de près de 6 % par an, qui a permis au taux de pauvreté de chuter de 44,2 % en 1991 à 15 % en 2016-2017, les inégalités continuent de grandir au Bangladesh. Selon le rapport 2018 de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, le pays est classé cinquième derrière l’Inde, le Nigeria, le Congo et l’Éthiopie concernant l’extrême pauvreté. Près de 24,1 millions de Bangladais vivent avec moins d’1,90 dollars par jour, sur une population de 160 millions d’habitants.

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L’écart entre riches et pauvres continue de grandir au Bangladesh, alors que le pays fait partie des pays où le nombre de très grosses fortunes progresse le plus rapidement, selon deux études globales récentes. Selon le rapport 2018 de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, le Bangladesh est ainsi classé cinquième derrière l’Inde, le Nigeria, le Congo et l’Éthiopie concernant l’extrême pauvreté, suivi de la Tanzanie, de Madagascar, du Kenya, du Mozambique et de l’Indonésie.

Le rapport souligne que le Bangladesh accueille près de 24,1 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté (sur une population de 160 millions d’habitants), qui gagnent moins d’1,90 dollars par jour, le seuil international de pauvreté. Le pays, majoritairement musulman, a pourtant fait des progrès remarquables durant ces dernières décennies, en réduisant fortement son taux de pauvreté. Selon le Bureau national des statistiques, dirigé par le gouvernement bangladais, le taux de pauvreté est passé de 44,2 % en 1991 à environ 15 % en 2016-2017, grâce à une croissance économique de près de 6 % par an sur cette période.

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Le Bangladesh devrait également connaître la troisième plus forte croissance au monde du nombre de grosses fortunes durant les cinq prochaines années, selon un nouveau rapport publié par l’institut américain Wealth-X. Selon le rapport de l’organisation, le nombre de millionnaires dans le monde (gagnant entre 1 et 30 millions de dollars nets par an) a augmenté d’1,9 % par rapport à 2018 et compte aujourd’hui 22,4 millions de personnes. Le rapport ajoute que ce chiffre devrait encore augmenter de 6,2 % sur les cinq prochaines années.

L’augmentation des inégalités entre riches et pauvres montre la disparité de la distribution des richesses au Bangladesh, selon les analystes. « Il est vrai que le Bangladesh progresse rapidement. Pourtant, la distribution des richesses n’est pas suffisamment équitable et les discriminations sont encore répandues. Il y a également une tendance trop fréquente à s’enrichir par des moyens illégaux ou immoraux », explique Anu Muhammad, professeur d’économie à l’université Jahangir Nagar de Dhaka. Le Bangladesh a encore beaucoup à faire pour assurer un salaire décent à la classe ouvrière, une politique fiscale équitable, une protection sociale et une hausse de l’emploi, poursuit-il. « La réussite économique du pays est ternie par la multiplication des écarts de richesse, ce qui est dangereux. Aucun progrès ne peut être durable si nous ne parvenons pas à réduire les discriminations et les inégalités. »

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_ Corruption et crime organisé

Jibon D. Das, directeur régional de la Caritas de Khulna, qui couvre la région côtière du Sud, estime que « les deux rapports reflètent la réalité. Les très riches deviennent plus riches en maintenant leur influence économique et politique, souvent de façon immorale et criminelle, tandis que les pauvres restent mis à l’écart. La situation est presque la même dans le reste du pays ». Seuls quelques-uns parviennent à s’enrichir honnêtement, ajoute-t-il.

« Ceux qui amassent de grosses fortunes le font souvent de façon illégale, par la corruption ou le crime comme les trafics de drogue ou la contrebande. Ils restent au-dessus des lois grâce à leur influence économique et politique. » Le gouvernement est déterminé à faire baisser la pauvreté et les inégalités dans le pays, affirme Muhammad Shamsul Alam, du département de la planification au sein du ministère des affaires sociales. « Pour un pays à revenu intermédiaire-inférieur tel que le Bangladesh, il est particulièrement difficile de sortir de la pauvreté. Toutefois, le gouvernement est déterminé à favoriser le développement des personnes en situation de pauvreté d’ici 2021 en développant les dépenses socio-économiques, avec l’objectif d’une éradication complète de la pauvreté d’ici 2030 », confie Muhammad Alam.

(Avec Ucanews, Dhaka)/ Publié le 23/01/2019/

https://missionsetrangeres.com/eglises-asie/malgre-la-croissance-les-inegalites-continuent-de-grandir-au-bangladesh/

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9 – Économie africaine en 2019 : leurres et lueurs d’espoir

En crise depuis plus de cinq ans essentiellement en raison de la chute des cours des matières premières, l‘économie africaine a pourtant essayé de sortir la tête de l’eau en 2018. Et d’après des prédictions, cet essor devrait se poursuivre en 2019. Non sans se heurter à quelques embûches. Bien que gênée par des facteurs comme la dette, la corruption et surtout la chute des matières premières, la gouvernance économique du continent aura été marquée par la mise en œuvre de nouvelles politiques dont les résultats semblent déjà perceptibles. De quoi alimenter le psychisme de ceux qu’on appelle communément « afro-optimistes ».

Si des Africains voient déjà l’avenir en rose, c’est parce que l’année qui pointe à l’horizon annonce le début de la stabilisation des cours de la plupart des matières premières. Le dernier rapport 2018 de la Banque mondiale rendu public en octobre fait état d’une stabilisation des cours des matières premières dont le pétrole (75 dollars par baril), principale source de revenus du Nigeria et de l’Angola qui constituent, avec l’Afrique du Sud, les principales locomotives de l‘économie africaine.

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Quitte à attirer davantage d’investisseurs et créer davantage de richesses pour booster une croissance économique estimée à 3,6 % contre 3,1 % en 2018. Il y a de l’optimisme à l’horizon économique du continent. Un optimisme alimenté aussi par des réformes mises en œuvre par des gouvernants conscients que la réforme est le pilier d’une économie. Occupant jadis la queue, des pays africains comme l‘Île Maurice, Djibouti et le Togo ont amélioré leurs environnements des affaires en 2018.

Ce sursaut est illustré par le classement Doing Business de la Banque mondiale qui énumère les pays où il sera aisé de faire les affaires en 2019. « Ces résultats impressionnants me rendent optimiste pour l’avenir de l’Afrique. Les géants que sont la Chine et l’Inde ne sont pas les seuls à améliorer spectaculairement leur climat des affaires. Des petits pays comme Djibouti, et même des pays fragilisés par des conflits comme la Côte d’Ivoire y parviennent aussi », se félicitait Shanta Devarajan, directeur pour l’économie du développement et chef économiste par intérim de la Banque mondiale.

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_ Dette, chômage,….Défis de taille

Mais tout ne s’annonce pas rose pour l‘économie africaine en 2019. Il y a d’abord la question de dette dont la Chine détient la plus grande part avec 14 %. Ayant atteint 57 % du PIB, soit le double de ce qu’elle était il y a cinq ans, la dette africaine a fait l’objet d’une grande réflexion des pays du G20 à Buenos Aires en juillet. Une inquiétude unanime s’est dégagée. Passés de 4 à 11 % du budget, les remboursements devraient, selon des experts, limiter l’investissement dans des projets de développement. Et la crise économique est presque à la lisière de certains pays, estime le Fonds monétaire international (FMI). Parmi ces États, le Congo-Brazzaville, même si le président Sassou-Nguesso avait rassuré ses compatriotes que le pays était « loin de la banqueroute ».

Autre grand danger : la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques du monde. Des spécialistes estiment que le duel entre la Chine et les États-Unis pourrait avoir pour principale conséquence, la chute des prix des matières premières, à même de freiner la mise en œuvre des mesures sur l’assainissement du climat des affaires. La très redoutée et redoutable guerre commerciale sino-américaine pourrait, en effet, provoquer un ralentissement de la croissance économique en Afrique. Une croissance qui, comme d’habitude, ne sera pas inclusive. Par conséquent, elle ne devrait pas vraiment contribuer à la réduction d’un chômage de masse touchant principalement 60 % des 200 millions de jeunes (15 à 24 ans) que compte le continent qui fait face à plusieurs défis en attente d‘être relevés.

John Ndinga Ngoma/ 26/12/2018

https://fr.africanews.com/2018/12/26/economie-africaine-en-2019-leurres-et-lueurs-d-espoir/

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