http://www.pipopatat.nl canda goose outlet http://www.desmidsehemmen.nl canada goose sale canada goose belgie canadagooseoutlet.at

POLITIQUE/ ECONOMIE/ SECURITE : ces menaces sérieuses qui guettent des Etats fragiles (crises multiformes, sécession, déstabilisation, conflits et guerre)

738_sud_soudan-2

 

« Soudan du Sud/ guerre civile au Soudan du Sud/ Le contrôle par la faim : La guerre civile au Soudan du Sud a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2013 et 2,5 millions de déplacés. Les groupes ennemis se livrent au pillage, massacrent leurs ennemis et violent les femmes. Mais pire : autant le gouvernement que ses opposants tentent de s’affamer l’un et l’autre. La faim devient une « arme de destruction massive ». Au Soudan en général, il y a une longue histoire de l’usage de l’aide humanitaire comme pour contrôler la population et ses mouvements. 

 

Résultat de recherche d'images pour "croisée des chemins"

 

——————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "Iraqi, Kurdistan, parliament, 2017"

 

1 – Le Parlement irakien vote contre le référendum d’indépendance du Kurdistan

 

La consultation est prévue pour le 25 septembre mais suscite les critiques de Bagdad ainsi que de Washington, Téhéran, Ankara, et plusieurs capitales européennes. Le Parlement fédéral irakien a annoncé mardi 12 septembre avoir voté contre la tenue du référendum sur l’indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien, suscitant aussitôt le retrait en signe de protestation de ses membres kurdes.

 

Le chef du Parlement, Salim Al-Joubouri, a estimé que ce vote, ajouté à l’ordre du jour à la demande de 80 députés, visait à maintenir « l’unité du territoire et du peuple irakien ». Ce vote, a-t-il encore précisé, « impose au premier ministre de prendre toutes les mesures pour protéger l’unité de l’Irak et d’entamer un dialogue sérieux » avec les autorités de la région autonome.

 

Résultat de recherche d'images pour "irak, independance, kurdistan, irak, 2017"

 

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, avait annoncé le 7 juin la tenue d’un référendum d’autodétermination, le 25 septembre. Autonome depuis 1991, la province aspire à l’indépendance depuis des dizaines d’années. Mais Bagdad et le premier ministre Haïder Al-Abadi n’ont cessé de répéter au cours des derniers mois que cette consultation était contraire à la Constitution. Ce référendum, même non contraignant, avait aussi suscité une levée de boucliers de Washington, de capitales européennes et surtout de la Turquie et de l’Iran voisins, qui craignent qu’un tel processus attise les appétits séparatistes de leurs propres minorités kurdes.

 

Résultat de recherche d'images pour "Iraqi, Kurdistan, parliament, 2017"

 

_ Les Kurdes irakiens divisés

Les autorités du Kurdistan irakien assurent régulièrement n’avoir « pas d’autre choix » que de lancer cette consultation pour garantir les droits des Kurdes, durement réprimés par le régime de Saddam Hussein, déchu en 2003 lors de l’invasion américaine de l’Irak.

 

Image associée

 

La montée en puissance de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a accéléré le souhait d’accéder à l’indépendance. Dans le nord de l’Irak, les combattants du Kurdistan irakien – ou peshmergas (le mot signifie « combattant » en kurde) – se sont inscrits en icônes de la lutte contre l’EI. L’offensive des djihadistes a permis aux Kurdes de prendre le contrôle de secteurs qu’ils souhaitaient intégrer à leur région autonome mais que Bagdad leur refusait, au premier rang desquels la ville multiethnique et pétrolière de Kirkouk.

 

Résultat de recherche d'images pour "irak, independance, kurdistan, irak, 2017, maps"

 

Le référendum divise néanmoins les Kurdes irakiens, qui adhèrent tous au rêve d’un Etat kurde mais discutent de l’opportunité du calendrier choisi par l’actuel président de la région autonome. Ce rendez-vous électoral s’annonce d’autant plus sensible que la province de Kirkouk, toujours rattachée au gouvernement fédéral, a décidé d’y participer contre l’avis des autorités centrales irakiennes.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 12.09.2017/ Mis à jour le 12.09.2017/

 

http://www.lemonde.fr/moyen-orient-irak/article/2017/09/12/le-parlement-irakien-vote-contre-le-referendum-d-independance-du-kurdistan_5184413_1667109.html

 

Résultat de recherche d'images pour "Iraqi, Kurdistan, parliament, 2017"

 

—————————–

 

 

Résultat de recherche d'images pour "espagne, catalogne, découpage, politique, espagne, maps" 

 

2 – ESPAGNE / Catalogne : La Catalogne sous asphyxie financière

 

Le gouvernement espagnol a décidé de retirer à la Catalogne le contrôle de ses finances, pour l’empêcher de financer le référendum d’indépendance du 1er octobre avec de l’argent public. Après les menaces, des actes…

 

Résultat de recherche d'images pour "espagne, catalogne, politique, espagne, maps"

Le combat sans merci que se livrent Madrid et Barcelone, dont les autorités s’évertuent à organiser pour le 1er octobre un référendum d’autodétermination prohibé par le gouvernement espagnol, touche désormais le nerf de la guerre: les finances. Celles de la Catalogne ont été mises sous tutelle par le Ministère espagnol de l’économie.

 

Résultat de recherche d'images pour "espagne, catalogne, politique, espagne, maps"

 

Concrètement, cela veut dire que les dirigeants séparatistes catalans ne peuvent plus disposer des quelque 1,4 milliard d’euros qu’ils collectent au titre de divers impôts. Motif: le gouvernement central, conservateur, de Mariano Rajoy estime que c’est là le seul moyen de s’assurer que les indépendantistes conduits par Carles Puigdemont ne consacrent pas un seul euro public à l’organisation de la consultation proscrite: urnes, imprimerie, location de locaux, publicité institutionnelle… Déjà, la garde civile aurait mis la main sur 1,5 million d’affiches, de tracts ou de dépliants liés au scrutin de la discorde.

 

Résultat de recherche d'images pour "espagne, madrid, catalogne, politique, gouvernement Rajoy, roi d'espagne, 2017"

 

_ Des positions irréconciliables

Le pouvoir central et cette région rebelle se regardent en chiens de faïence et campent sur leurs positions: «Le référendum n’aura pas lieu», menace Madrid. «Il est inimaginable de ne pas voter le 1er octobre», martèle-t-on à Barcelone. Le 21 juillet, dans ce climat de méfiance mutuelle, le gouvernement Rajoy avait obligé l’exécutif de Puigdemont à produire chaque semaine un document justifiant ses recettes et ses dépenses.

 

Or, le vice-président de Catalogne, le très indépendantiste Oriol Junqueras, a désobéi l’autre jour en cessant d’envoyer ces justificatifs hebdomadaires. D’où la mise sous tutelle des finances de la Catalogne, Madrid essayant désespérément d’entraver toute entreprise contribuant à l’organisation de la consultation. «Nous avons établi un nouveau système de contrôle des dépenses, a précisé le ministre du Budget Cristobal Montoro, afin d’éviter des activités illégales.» Dans la pratique, l’Etat versera directement les salaires des fonctionnaires, les allocations sociales et le paiement des factures des fournisseurs des services publics – sans passer par Barcelone, comme c’était le cas jusqu’alors.

 

Résultat de recherche d'images pour "catalogne, économie, finances, catalogne,"

_ Enjeux financiers

Bien qu’elle constitue l’une des locomotives de l’économie espagnole (19% du PIB national), la Catalogne connaît actuellement une situation financière désastreuse. Avec une dette totale de 51 milliards d’euros contractée avec l’Etat espagnol et un déficit budgétaire de près de 2 milliards d’euros, elle est au bord de la banqueroute. Cette forte dépendance financière constitue l’un des principaux arguments de ceux qui prônent la sécession. «Madrid nous étouffe, n’investit pas ici, et s’arroge une bonne partie de notre richesse, confiait récemment Oriol Junqueras. Nous n’avons donc pas d’autre solution que la pleine souveraineté.»

 

Dans la capitale espagnole, à l’inverse, on brosse un avenir apocalyptique si la Catalogne obtenait l’indépendance. «Dans cette perspective, son économie connaîtrait une contraction de 30% et le chômage se multiplierait par deux», a répliqué hier le ministre de l’Economie, Luis de Guindos. En face, les séparatistes parlent de se débarrasser du «boulet» espagnol pour devenir une République aux «finances assainies».

 

Le bras de fer financier se produit alors que la confrontation politique augmente de jour en jour. Sur les 948 maires catalans, 750 ont affirmé qu’ils ouvriront leurs locaux pour la tenue du référendum du 1er octobre. Mais le parquet les a tous convoqués afin de leur signifier que ce geste constituerait un «acte illégal» et aurait des «conséquences judiciaires». La clé réside dans les principales villes. Cinq d’entre elles, tenues par des socialistes non nationalistes, refusent de se prêter à la «mascarade démocratique» organisée par les séparatistes.

 

Résultat de recherche d'images pour "catalogne, independance de la catalogne"

 

_ Une participation attendue de 60%

Comme toujours, l’enjeu crucial se porte sur Barcelone, où la maire Ada Colau cultive l’ambiguïté: «Je n’opposerai pas d’obstacles à la consultation, mais je n’irai pas contre la légalité en vigueur.» D’après le quotidien La Vanguardia, si le référendum avait lieu, la participation atteindrait 60%, et 60% des votants se prononceraient en faveur de l’indépendance. Des chiffres élevés qui conféreraient sans nul doute une forte légitimité à la consultation – souhaitée par 70% des 7,5 millions de Catalans. Cette perspective électorale conforte à coup sûr le pouvoir central dans sa détermination d’interdire, d’une manière ou d’une autre, la tenue de ce référendum.

 

 Espagne/ François Musseau, Madrid / Publié lundi 18 septembre 2017/ Modifié mardi 19 septembre 2017 /

 

https://www.letemps.ch/monde/2017/09/18/catalogne-asphyxie-financiere

 

Résultat de recherche d'images pour "espagne, independance de la catalogne, 2017"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Birmanie, Rohingyas, milliers de réfugiés, myanmar, 2017"

 

3 – Birmanie/ Rohingyas : 270.000 réfugiés au Bangladesh, Aung San Suu Kyi doit « se mobiliser »

 

L’ONU a tiré vendredi la sonnette d’alarme et enjoint à la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi de « se mobiliser »: le nombre de musulmans rohingyas ayant fui les violences en Birmanie ces deux dernières semaines s’élève désormais à 270.000. « Sur les deux dernières semaines, quelque 270.000 réfugiés rohingyas ont cherché refuge au Bangladesh », a annoncé le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU dans un communiqué. Ces réfugiés viennent s’ajouter à plus de 87.000 ayant déjà fui ces derniers mois, ce qui signifie que près du tiers des Rohingyas de Birmanie (estimés à un million) sont désormais au Bangladesh.

 

0e8a5d6ddd9bb27eb5f3ec516f530321-499x627

Crise des Rohingyas ( AFP / Gal ROMA )

 

L’agence onusienne s’inquiète de ce que les capacités d’accueil au Bangladesh sont désormais saturées, avec des camps de fortune émergeant le long des routes et une crise humanitaire en vue. Les civils rohingyas fuient les violences dans leur région depuis des attaques fin août contre des postes de police par les rebelles de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre les droits bafoués de cette minorité musulmane.

 

Depuis, l’armée birmane a lancé une vaste opération dans cette région pauvre et reculée, qui a fait plus de 430 morts, principalement des « terroristes » rohingyas, selon les forces de sécurité. La rapporteuse spéciale de l’ONU pour la Birmanie, Yanghee Lee, a estimé dans une déclaration à l’AFP vendredi que plus d’un millier de personnes, essentiellement des Rohingyas, pourraient avoir été tuées. Elle a exhorté Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991 à « montrer au monde que ce pour quoi elle s’est battue était une Birmanie libre et démocratique » et à « se mobiliser » dans cette crise. « Je crois que cela va être une des pires catastrophes que le monde et la Birmanie ont vu ces dernières années », a-t-elle ajouté, déplorant l’absence d’accès à cette région de l’ouest de la Birmanie.

 

Vendredi, plus de 5.000 personnes ont manifesté en Indonésie pour demander la fin des violences contre les Rohingyas. Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les principales villes du Pakistan, dont plus de 2.000 à Karachi, ainsi que plusieurs centaines à Jalalabad en Afghanistan. A travers le Bangladesh, ce sont plus de 15.000 manifestants qui ont dénoncé le « génocide rohingya ». La pression monte donc sur Aung San Suu Kyi, qui pour l’heure s’est contentée d’un communiqué dénonçant la « désinformation » des médias internationaux et d’une interview jeudi à la télévision indienne. « Nous devons prendre soin de tous ceux qui vivent dans notre pays, qu’ils soient citoyens ou pas », y dit-elle, dans de premiers mots de compassion depuis le début de la crise.

 

Résultat de recherche d'images pour "Birmanie, Rohingyas, Discrimination, extrême pauvreté, myanmar, 2017"

 

_ Discrimination et extrême pauvreté

« Les Rohingyas sont une minorité musulmane apatride de Birmanie qui subit discrimination et extrême pauvreté depuis plusieurs décennies » en Birmanie, insiste de son côté le HCR. Un million de Rohingyas vivent en Birmanie, depuis des générations pour certains, sans aucune reconnaissance, en faisant la population apatride la plus importante au monde. « Ils n’ont pas accès aux droits fondamentaux, comme la liberté de mouvement, le droit à l’éducation, au travail », rappelle le HCR. En Birmanie, les Rohingyas sont victimes de multiples discriminations – travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement.

 

Depuis 2011 et la dissolution de la junte militaire ayant régné pendant près d’un demi-siècle sur le pays, les tensions entre communautés se sont accrues. Un puissant mouvement de moines nationalistes n’a cessé d’attiser la haine, estimant que les musulmans représentent une menace pour la Birmanie, pays bouddhiste à plus de 90%. Au Bangladesh, les réfugiés rohingyas continuaient d’affluer vendredi.

 

Depuis dix jours, 86 corps ont été retrouvés sur les bords de la rivière Naf, frontière naturelle entre Birmanie et Bangladesh, de petits bateaux de pêche remplis de réfugiés faisant naufrage. « Les corps arrivent de notre côté de la rivière », a expliqué à l’AFP Humayun Rashid, responsable de la police de Cox Bazar. « Certains des corps portent des traces de balles », a-t-il ajouté, nombre de réfugiés accusant les forces de l’ordre birmanes. Tayeba Khatun, réfugiée rohingya, explique avoir dû attendre quatre jours pour trouver un bateau. « Les gens s’entassaient dans le moindre espace qu’ils trouvaient. J’ai vu deux bateaux couler. la plupart ont réussi à regagner la rive à la nage, mais pas les enfants », témoigne-t-elle.

 

. Birmanie: les Rohingyas continuent de fuir vers le Bangladesh/

 

AFP le 08/09/2017/ Mis à jour le 08/09/2017

 

http://www.boursorama.com/actualites/rohingyas-270-000-refugies-au-bangladesh-aung-san-suu-kyi-doit-se-mobiliser-4fde7adf9bcfc34f9d626bdd65614f6e

 

Résultat de recherche d'images pour "Birmanie, Rohingyas, Discrimination, extrême pauvreté, myanmar, 2017"

 

——————————

  

Image associée

 

4 – En Birmanie, une attaque de rebelles musulmans rohingyas fait 89 morts

 

Les combats n’étaient toujours pas terminés, samedi 26 août, entre forces de l’ordre et rebelles musulmans rohingyas. C’est le bilan le plus lourd depuis des mois, dans l’État Rakhine, marqué par de fortes tensions. L’attaque par 150 rebelles musulmans rohingyas de plus de 20 postes de police a fait 12 morts chez les forces de sécurité et 77 chez les assaillants, vendredi 25 août. Et ce n’est peut-être pas terminé. « Les combats se poursuivent à Myo Thu Gyi, près de Maungdaw », la grande ville du nord de l’État Rakhine, déclare un responsable de la police locale.

 

Résultat de recherche d'images pour "myanmar, Rohingyas, rebel war, rebel attacks, muslim attacks, myanmar"

 

_ Minorités discriminées

Dans cette région vivent des dizaines de milliers de Rohingyas, minorité musulmane victime de fortes discriminations en Birmanie, sans accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail. Ils sont considérés comme des immigrés venus du Bangladesh voisin et appelés à ce titre « bengalis », le terme « rohingya » étant tabou en Birmanie, pays à majorité bouddhiste marqué par l’influence de moines radicaux qui dénoncent les musulmans comme une menace.

 

Résultat de recherche d'images pour "Birmanie, attaques de rebelles musulmans rohingyas"

 

Les villages n’étaient toujours pas revenus au calme, samedi. Des habitants ont témoigné avoir entendu des tirs encore samedi. Les rues de la ville étaient vides, marchés et boutiques étant restés fermés. « Militaires et policiers se battent ensemble contre les terroristes bengalis », avait déclaré plus tôt le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing, sur sa page Facebook.

 

Certains policiers ont fait état de l’installation par les rebelles de « nombreuses mines artisanales » sur les routes. Trois responsables de villages près de Maungdaw ont été tués par des rebelles qui les soupçonnaient d’être des « informateurs du gouvernement ». Kyaw Min Tun, responsable du village de Buthidaung, décrit un climat de panique chez ses homologues : « Certains ont eu peur et ont fui leurs villages. Certains ont trouvé refuge dans des monastères »boudhistes.

 

Résultat de recherche d'images pour "myanmar, Rohingyas, rebel war, rebel attacks, muslim attacks, myanmar"

 

_ Intervention d’une commission internationale

L’État Rakhine est secoué depuis plusieurs années par de fortes tensions entre musulmans et bouddhistes. Les dernières importantes attaques meurtrières contre des postes de police de l’automne 2016 avaient été suivies par un durcissement des actions de l’armée dans la région, avec des villages incendiés et une fuite massive de Rohingyas vers le Bangladesh voisin. Ceux-ci avaient livré des récits d’atrocités commises par l’armée.

 

Depuis quelques mois, des groupes rebelles s’organisent, menant des attaques, au premier rang desquels l’Arakan Rohingya Salvation Army (Arsa). Une commission internationale dirigée par Kofi Annan a rendu jeudi ses conclusions sur la situation en État Rakhine appelant la Birmanie à donner plus de droits à sa minorité musulmane des Rohingyas, notamment de mouvement, faute de quoi elle risquait de « se radicaliser ».

 

Jean-Baptiste François (avec AFP), le 26/08/2017 /

 

http://www.la-croix.com/Monde/En-Birmanie-attaque-rebelles-musulmans-rohingyas-fait-89-morts-2017-08-26-1200872170

 

Résultat de recherche d'images pour "myanmar, Rohingyas, rebel war, rebel attacks, muslim attacks, myanmar"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "POLITIQUE, Côte d’Ivoire, gouvernement, crises, destabilisation, ivoirien, 2017"

 

5 – POLITIQUE/ Côte d’Ivoire : le gouvernement dénonce un « projet de déstabilisation » du pays

 

Un « projet de déstabilisation » du régime en place à Abidjan par des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo sous-tend les évasions de prisonniers et les attaques récurrentes contre des postes de police et de gendarmerie ces derniers mois en Côte d’Ivoire, affirme jeudi le gouvernement ivoirien dans une déclaration officielle. La déclaration du gouvernement a été lue par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, au sortir d’une réunion sur la situation sécuritaire nationale au palais présidentiel d’Abidjan.

 

Depuis le début de l’année, plusieurs attaques armées ont ciblé des postes de police et de gendarmerie dans le district d’Abidjan (Bingerville, Songon, Ndotré, Cocody) mais également à l’intérieur du pays (Azaguié, Fresco, Adzopé) sans compter des évasions de prisonniers dans les maisons d’arrêt et de correction de Gagnoa, Aboisso et Katiola ainsi qu’au Palais de Justice d’Abidjan. « Les informations recueillies au cours des enquêtes et des auditions montrent clairement que ces attaques s’inscrivent dans un projet de déstabilisation », affirme le gouvernement qui accuse « des responsables politiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, plus particulièrement au Ghana ». Des dizaines de milliers de partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo ont fui le pays au plus fort de la crise post-électorale de 2010 et bon nombre se sont réfugiés au Ghana voisin.

 

Résultat de recherche d'images pour "POLITIQUE, Côte d’Ivoire, gouvernement, crises, destabilisation, ivoirien, 2017"

 

Le gouvernement présente nommément l’ex-président de la jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo), Damana Pickas, en exil au Ghana, et Stéphane Kipré (gendre de Laurent Gbagbo) comme les « instigateurs de ce projet de déstabilisation ». « Ces personnes instrumentalisent et arment certains démobilisés et militaires déloyaux », soutient le gouvernement dans sa déclaration. Selon la déclaration, les enquêtes ont conduit à l’arrestation de 35 personnes dont des « militaires » et des « miliciens » pro-Gbagbo mais également des ex-combattants démobilisés de l’ex-rébellion des Forces nouvelles qui réclament une prime à l’Etat ivoirien.

 

A en croire le gouvernement, la plupart de ces « militaires » et « miliciens » pro-Gbagbo avaient déjà été impliquées dans des attaques similaires au cours de la période 2012-2014. Arrêtés et incarcérés, ils avaient été libérés dans le cadre du dialogue politique et du processus de réconciliation nationale. « Les Forces de défense et de sécurité ont reçu des instructions pour agir avec la plus grande fermeté dans la traque des auteurs et des instigateurs de ces attaques afin de les traduire devant la justice », conclut la déclaration du gouvernement. 

 

Publié le vendredi 8 septembre 2017/ Xinhua

 

https://news.abidjan.net/h/621891.html

 

Résultat de recherche d'images pour "POLITIQUE, Côte d’Ivoire, gouvernement, crises, destabilisation, ivoirien, 2017"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Côte d'Ivoire, école de la gendarmerie, 5 gendarmes radiés, attaque, école de police, ivoirien"

 

6 – Côte d’Ivoire : cinq gendarmes radiés après l’attaque de l’école de police

 

Cinq militaires ont été radiés de l’armée ivoirienne après l’attaque de l’Ecole de police d’Abidjan, perpétrée la semaine dernière, deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, a annoncé le chef d‘état-major général des armées mercredi. “A la suite de l’attaque perpétrée contre les installations du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) situées à l’École Nationale de Police, les investigations menées par les Forces de Sécurité et de Défense ont permis pour l’heure d’identifier formellement des individus ayant pris part à cette action.

 

Au nombre de ceux-ci, figurent cinq membres des Forces Armées de Côte d’Ivoire”, a déclaré le général Sékou Touré dans un communiqué. “En conséquence (…) ils sont définitivement radiés des effectifs des Forces Armées de Côte d’Ivoire”, poursuit le texte. Il s’agit du “maréchal des logis Bohoussou Wassa Toussaint, du maréchal des logis Pekoula Mathias, du maréchal des logis Séri Brice Arnaud Joël, du maréchal des logis Mel Akrekou Nasseré Sylvestre, et du brigadier-chef Séry Doua Alain”.

 

Résultat de recherche d'images pour "Côte d'Ivoire, école de la gendarmerie, 5 gendarmes radiés, attaque, école de police, ivoirien"

 

Tous ces militaires “seront mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes”, a précisé le général Touré, ajoutant “sa détermination à extirper des rangs tous ceux qui n’honorent l’institution militaire”. Des centaines de coups de feu avaient été tirés à Abidjan pendant la nuit de mercredi à jeudi derniers par des membres des forces de sécurité en colère à moins de 48 heures de l’ouverture des jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne.

 

Les assaillants de l’Ecole de police étaient notamment repartis en emportant des armes et des munitions, qui “ont toutes été récupérées”, selon la police ivoirienne. Cinq hommes, dont trois militaires, ont été arrêtés, avait indiqué mardi le chef de la police Youssouf Kouyate lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense à Abidjan. Mi-juillet, trois soldats avaient été radiés de l’armée ivoirienne au lendemain de troubles dans deux camps militaires à Abidjan et Korhogo (nord), où trois militaires avaient été tués.

 

27 juillet 2017.

 

http://fr.africanews.com/2017/07/27/cote-d-ivoire-cinq-gendarmes-radies-apres-l-attaque-de-l-ecole-de-police//

 

Résultat de recherche d'images pour "Côte d'Ivoire, école de la gendarmerie, 5 gendarmes radiés, attaque, école de police, ivoirien, 2016, 2017"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "guerre, conflits permanents, afrique, 2016, 2017"

 

7 – Afghanistan, Libye, Sud Soudan : l’état de guerre permanent

 

Dans le cadre du festival « Guerre et politique » qui se tient cette semaine à la Gaîté lyrique, nos invités nous parlent de l’Afghanistan, du Sud Soudan et de la Libye. Comment sort-on d’un conflit endémique ? Quelle sortie de crise quand la guerre n’est plus l’exception mais la norme depuis 30 ans ?

 

L’Afghanistan mais aussi le Soudan, des pays qui vivent des conflits depuis des décennies et qui viennent gonfler chaque année les chiffres des victimes et des populations déplacées. Des pays ravagés économiquement, socialement: des pays où la guerre n’est plus l’exception mais la norme. L’Afghanistan, pays qui, paradoxalement, n’est pourtant plus considéré comme un pays en guerre – ce qui complique d’ailleurs les demandes d’asile pour les candidats à l’exil qui finissent par croupir aux portes de l’Europe.

 

Résultat de recherche d'images pour "guerre, conflits permanents, afrique, 2016, 2017"

 

Autour du Soudan aussi, les réfugiés se comptent en millions depuis le début du conflit, et la porosité des frontières est telle que quand le conflit fait rage c’est aussi toute la région qui s’embrase. En témoigne bien sûr, par exemple, le chaos libyen voisin. Nous allons donc ce matin revenir aux sources de ces conflits mais aussi, peut-être, essayer de voir s’il existe des manières d’en sortir. Cela passera par une analyse des rôles des puissances étrangères, dont le rôle a été souvent crucial.

 

Alors, comment sort-on d’un conflit endémique ? D’un « état de guerre permanent » ? Pourquoi, par qui, ces conflits ont-ils été pérennisés ? Quel rôle pour les acteurs internationaux, l’ONU en tête ? Quelle approche privilégier ? Comment renforcer les capacités et les rôles des acteurs locaux ? Leaders tribaux, commandant rebelle, souvent très influents mais exclus de tout pourparlers de paix ? Comment consolider la paix quand la guerre a jusque-là déstructuré – et même structuré – l’ensemble de la société, de l’économie, et de la politique ?

 

03/11/2016/

 

https://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/afghanistan-libye-sud-soudan-letat-de-guerre-permanent

 

Image associée

 

—————————–

  

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, oil industries, pdvsa, Venezuela, oil, caracas city, 2016, 2017"

 

8 – Venezuela : 1er exportateur de pétrole d’Amérique latine en crise profonde

 

Premier exportateur de pétrole d’Amérique latine, le Venezuela, qui élit dimanche une assemblée constituante, est en proie à une grave crise économique et politique qui a commencé sous le défunt président Hugo Chavez et se poursuit sous son successeur Nicolas Maduro.

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, oil industries, pda, Venezuela, oil, caracas city, 2016, 2017"

 

_ Maduro, héritier de la « révolution bolivarienne » de Chavez

Elu président en 1999, Hugo Chavez lance une « révolution bolivarienne », du nom du leader de l’indépendance Simon Bolivar. Il bâtit sa popularité sur le lancement de nombreux programmes sociaux dans un pays caractérisé par des inégalités criantes, avec un style de gouvernement ultra personnalisé, alliant gauchisme et militarisme aux accents religieux. Réélu pour un troisième mandat en 2012, il décède d’un cancer en 2013. Son dauphin Nicolas Maduro lui succède et devient rapidement impopulaire alors que le pays traverse une grave crise économique, conduisant à de violentes manifestations en 2014 (43 morts).

 

En janvier 2016, la coalition d’opposition « Table pour l’unité démocratique » (MUD) devient majoritaire au Parlement, dont la Cour suprême annule tous les votes. Une nouvelle vague de manifestations quasi-quotidiennes et pillages démarre en avril 2017, faisant une centaine de morts. En mai 2017, Nicolas Maduro annonce l’élection d’une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle Constitution, considérée par l’opposition comme une manoeuvre pour conserver le pouvoir.

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, oil industries, pdvsa, 2016, 2017"

 

_ Au pays de l’or noir

Ce pays de 916.445 km2 et 31 millions d’habitants, situé dans les Caraïbes, est l’un des deux membres latino-américains de l’Opep, avec l’Equateur. En 2016, il produisait 2,37 millions de barils par jour selon des chiffres officiels cités par l’Opep (2,16 mbj selon le marché), mais sa production a diminué, pour atteindre 2,16 mbj en juin 2017 (1,94 mbj selon le marché). Il abrite 302,25 milliards de barils de réserves prouvées, les premières au monde devant l’Arabie saoudite. Malgré une rhétorique enflammée, les États-Unis sont son principal partenaire commercial.

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, oil industries, pda, Venezuela, oil, caracas city, 2016, 2017"

 

_ Pénuries et hyperinflation

Hugo Chavez puis Nicolas Maduro n’ont pas réussi à juguler une inflation vertigineuse ni à sortir le pays de sa dépendance aux pétro-dollars, qui représentent 96 % de ses revenus (25,14 milliards de dollars d’exportations pétrolières en 2016, selon l’Opep). Le contrôle des prix et des changes a limité la rentabilité des entreprises et ralenti les importations. 

Touché par l’effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela souffre d’un manque alarmant de devises qui l’a plongé dans une crise aiguë, mêlant pénuries alimentaires et de médicaments, inflation et récession. La hausse des prix devrait atteindre 720 % en 2017 selon le FMI, la plus élevée au monde. Le PIB a chuté de 11,3 % en 2016 selon des estimations officieuses. La Banque mondiale prévoit une contraction de 7 % cette année. L’agence financière Standard and Poor’s met elle en garde contre une possible incapacité du pays à honorer sa dette dans six mois.

Un tiers de la population était en 2015 sous le seuil de pauvreté, cheval de bataille de la « révolution bolivarienne », contre près de la moitié en 1998, selon la Banque mondiale. Le Venezuela souffre aussi d’une violence endémique, avec un taux d’homicides parmi les plus élevés au monde (70,1 pour 100.000 habitants en 2016).

 

28/07/2017/ Caracas (AFP)/ © 2017 AFP/ AFP/ Publié le 28/07/2017/ AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/venezuela-1er-exportateur-de-petrole-d-amerique-latine-en-crise-profonde-28-07-2017-2146412_24.php

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, oil industries, pdvsa"

 

—————————-

 

 Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, crises, 2017"

 

9 – Venezuela : sanctions économiques des Etats-Unis

 

Les Etats-Unis ont porté un rude coup au camp du président Nicolas Maduro en plaçant sur leur liste noire financière huit membres de la Cour suprême vénézuélienne, accusés d’avoir aggravé la crise politique du pays en affaiblissant l’autorité du Parlement. Ces juges ont « exacerbé la situation en interférant constamment avec la branche du pouvoir législatif », a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, cité dans un communiqué. Aux termes des sanctions, les huit juges, dont le président de la Cour suprême du Venezuela, voient leurs éventuels actifs aux Etats-Unis gelés et ils ne peuvent entrer en relation d’affaires avec des Américains.

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, sanctions économiques, Etats-Unis, 2017"

 

Le président américain Donald Trump a par ailleurs qualifié jeudi de « honte pour l’humanité » la crise politique au Venezuela, affirmant que le pays n’avait pas connu pareille situation depuis plusieurs « décennies ». « Les gens ne mangent pas à leur faim. Les gens n’ont pas de nourriture. Il y a une grande violence. Et nous ferons tout ce qui est nécessaire et travaillerons ensemble pour faire tout ce qui est nécessaire pour aider à régler cela (…). Ce qui se passe est vraiment une honte pour l’humanité », a déploré M. Trump. La France de son côté a appelé à « l’arrêt des violences » et à une « médiation régionale ou internationale crédible ».

 

Pour sa part, Nicolas Maduro a reçu jeudi le soutien du président russe Vladimir Poutine. Au cours d’un entretien téléphonique, M. Poutine « a souligné le droit du peuple vénézuélien à choisir son destin sans intervention extérieure, face aux forces radicales qui peuvent compter avec le soutien de l’extérieur », selon un communiqué de la diplomatie vénézuélienne. Par ailleurs, le chef de l’opposition vénézuélienne Henrique Capriles a accusé jeudi les autorités de l’empêcher de quitter le pays, où se poursuit la vague de manifestations émaillées de violences contre le gouvernement.

 

Cet ancien candidat à la présidentielle, qu’il avait perdue de peu contre le chef de l’Etat actuel, devait se rendre à New York (nord-est des Etats-Unis) pour y rencontrer vendredi le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. « On m’a informé que mon passeport a été annulé », a-t-il annoncé via les réseaux sociaux. « Mon passeport est valable jusqu’en 2020. Ce qu’ils veulent, c’est que je n’aille pas aux Nations unies », affirme-t-il, assurant être « retenu » par les autorités.

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, sanctions économiques, Etats-Unis, 2017"

 

_ 44e mort

« J’espère que la confiscation du passeport d’Henrique Capriles n’est pas une mesure de représailles parce qu’il allait me rencontrer demain à l’ONU », a réagi sur Twitter le Haut commissaire.

 

Victimes des manifestations au Venezuela / AFP

Victimes des manifestations au Venezuela / AFP

 

Après cet épisode à l’aéroport, M. Capriles est retourné à Caracas pour participer à une manifestation vers le ministère de l’Intérieur, au centre de la capitale. Elle a été bloquée par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogènes, auxquelles des manifestants ont répondu par des jets de pierre et de cocktails molotov. La coalition de l’opposition, qui ne relâche pas la pression sur M. Maduro, a annoncé la tenue d’assemblées citoyennes vendredi et une nouvelle journée de mobilisation nationale samedi. Le Venezuela est secoué depuis le 1er avril par une vague de manifestations et de violences dont le bilan s’établit désormais à 44 morts, dépassant celui de la précédente grande série de protestations anti-Maduro entre février et mai 2014, selon le parquet. La dernière victime est un commerçant de 48 ans, décédé mercredi dans l’Etat de Tachira (ouest), a annoncé jeudi le ministère public.

 

L’opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, est déterminée à obtenir le départ du président via des élections générales anticipées. La colère populaire est alimentée par la profonde crise économique et sociale frappant ce pays pétrolier, ruiné par la chute des cours du brut et frappé par des pénuries d’aliments et de médicaments. L’inflation y est la plus élevée au monde et la criminalité incontrôlable. Depuis le début du mouvement de protestation, les dirigeants de l’opposition dénoncent une « répression brutale » des autorités, tandis que le gouvernement accuse ses adversaires de promouvoir des « actes terroristes » en vue d’un « coup d’Etat ». « Assassin Capriles! » a lancé M. Maduro dans la nuit de mercredi, l’accusant de diriger, avec le président de l’Assemblée nationale Julio Borges, « des bandes de terroristes ».

 

Dans ce climat d’extrême tension, le président a ordonné mercredi le déploiement de 2.600 militaires dans l’Etat de Tachira, près de la frontière colombienne, après des pillages et attaques contre des installations de la police et de l’armée. La veille, il avait une nouvelle fois prolongé l’état d’urgence économique, en vigueur depuis janvier 2016, qui lui permet de restreindre les « garanties » constitutionnelles et de prendre des mesures spéciales d' »ordre social, économique, politique et juridique ».

 

Afp/ afp, le 19/05/2017/ Mis à jour le 19/05/2017

 

http://www.la-croix.com/Monde/Venezuela-sanctions-economiques-Etats-Unis-2017-05-19-1300848335

 

Résultat de recherche d'images pour "Venezuela, sanctions économiques, Etats-Unis, 2017"

 

—————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "Nigeria, politic crisis, president, 2016, 2017"

 

10 – Le Nigeria de nouveau menacé par la sécession entre l’Arewa et le Biafra

 

Il est déjà à l’origine du conflit du Biafra en 1967. Le conflit inter-ethnique au Nigeria fait resurgir la menace d’une sécession du pays. Une nouvelle fois l’ethnie Igbo, les chrétiens du Biafra, est au cœur des tensions. Des groupes musulmans lui demandent de quitter les régions du nord du pays. La mise en demeure émane de groupes de jeunes musulmans du Nord. La déclaration adoptée et rendue publique à Kaduna, le 6 juin 2017, demande aux Igbos de quitter le nord du pays à compter du 1er octobre 2017, jour anniversaire de l’indépendance du pays. Dans le même temps, les «Nordistes» vivant au Sud sont invités à revenir «au pays». La coalition annonce également des actions futures pour dénoncer un Etat fédéral qui inclut les Igbos.

 

Résultat de recherche d'images pour "nigeria,federation, maps,"

 

_ Le rêve de l’Arewa
La revendication d’un Etat souverain au nord, l’Arewa, n’est pas nouvelle. Dans ce pays aux 250 groupes ethniques, ce n’est pas la première fois que des tensions apparaissent. C’est le cas en particulier entre musulmans du Nord et chrétiens du Sud. Le Sud et son pétrole qui s’oppose au Nord pauvre et peu développé. Mais ce sont surtout les agissements de Boko Haram qui ont marqué la communauté chrétienne dans les régions du nord-est et du centre du Nigeria. Incendies d’églises, attaques de villages, attentats à la bombe, les morts se comptent par centaines.

 

La résolution de l’Arewa adoptée le 6 juin ne parle pas d’actions violentes. Pour autant, l’Etat fédéral a décidé de poursuivre en justice les signataires pour ce qui est considéré comme une «déclaration de guerre». Pourtant, si des groupes sont cités, il n’est pas sûr, selon Sahara Reporters, que tous leurs leaders aient signé ce texte. L’un d’entre eux, Ahmed Yerima, dément que la coalition ait appelé à des actions violentes. Selon lui, il s’agit d’une réponse aux groupes activistes Igbos qui agissent dans le Sud.

 

Résultat de recherche d'images pour "Nigeria, politic crisis, Arewa, Biafra, 2016, 2017"

 

_ Le réveil du Biafra
Ainsi, un certain Indigenous People of Biafra (IPOB) milite pour obtenir un référendum d’autodétermination du peuple biafrais. Il annonce boycotter les élections à venir tant que le gouvernement du Nigeria n’aura pas fixé une date. Un vote pour déterminer «une fois pour toute si le peuple du Biafra veut demeurer dans son état d’humiliation, de servitude et de désespoir au Nigeria». IPOB se revendique comme un mouvement pacifiste. Il ne veut pas la guerre, juste un référendum, déclare son leader Mazi Nnamdi Kanu.

 

Mais comme le rapporte cet article du Daily Post, certains dans le pays soufflent sur les braises. Ainsi, l’info d’une attaque contre des Igbos dans l’Etat de Kaduna était fausse. Le message audio émanant d’un soi-disant témoin oculaire faisait état de l’attaque d’un bus et du massacre de ses passagers Igbos. Le porte-parole du gouverneur de l’Etat de Kaduna a démenti qu’il y ait eu un attentat lors d’une conférence de presse, évoquant «des forces obscures (qui) s’efforcent de semer la panique dans notre communaut黫Notre Etat est un lieu sûr pour tous ceux qui l’ont choisi pour y faire leur vie.» Une référence directe à la présence des Igbos, peuple commerçant venu du sud du pays, installé de longue date dans le nord.

 

Résultat de recherche d'images pour "Nigeria, politic crisis, president, 2016, 2017"

 

_ (Un président musulman empêché par la maladie)

Ce regain de tension n’est peut-être pas étranger à la situation à la tête de l’Etat nigérian. Depuis le 9 mai, le président Muhammadu Buhari est empêché pour des raisons de santé. Cela avait déjà été le cas en début d’année durant deux mois. Buhari est à Londres pour se soigner, et c’est le vice-président Yemi Osinbajo qui assure l’intérim pour la seconde fois (article payant). Or, si Buhari est musulman, Osinbajo est anglican et natif de Lagos. Le pouvoir ne sera pas resté longtemps aux mains des musulmans. C’est seulement en mai 2015 que Buhari avait remplacé Goodluck Jonathan, un homme du Sud.

 

Curieusement aussi, c’est la seconde fois que la maladie perturbe le «ticket» convenu. Un président du Nord et un vice-président du Sud. Ainsi, Goodluck Jonathan est devenu président à la suite du décès de son colistier Umar Yar’Adua. Cette fois encore, le scénario semble se répéter. De quoi potentiellement énerver certains milieux musulmans. A tort ou à raison, un groupe de militants du Sud met en garde le Nord contre tout soutien à un coup d’Etat envers Yemi Osinbajo. On le voit, plus aucune confiance ne cimente l’Etat fédéral nigérian. Buhari l’avait annoncé ruiné par la chute du pétrole. Le manque de partage des richesses creuse le fossé entre ethnies. Il y a cinquante ans, le même type de conflit entre Nord et Sud, musulmans et chrétiens, avait conduit à la terrible guerre du Biafra. Il serait urgent de s’en souvenir.

 

Par Jacques Deveaux@GeopolisAfrique/ Publié le 28/06/2017/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/le-nigeria-de-nouveau-menace-par-la-secession-entre-l-arewa-et-le-biafra-148131

 

Résultat de recherche d'images pour "Nigeria, Abuja city, 2016, 2017"

 

—————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan, new juba city,"

 

11 – L’effondrement total du Sud-Soudan pourrait détruire l’Afrique centrale et orientale (Oriental Review)

 

_ La ceinture des États faillis

L’avant dernière région d’Afrique soumise à l’étude de la guerre hybride est la ceinture des États défaillants du Sud-Soudan et de la République centrafricaine (RCA), qui forment ensemble un trou noir de chaos dans la partie Centre Nord du continent. Ces États n’ont pas toujours été désordonnés et dysfonctionnels, mais ils le sont maintenant à cause de l’ingérence américaine secrète dans leurs affaires. Sans ces antécédents géostratégiques, ils auraient pu servir de lieux de transit idéaux pour de futurs projets d’infrastructures transnationaux multipolaires reliant deux des principaux pays d’Afrique, l’Éthiopie et le Nigeria, tout en passant par des régions riches en ressources.

 

Cette vision est maintenant totalement brisée et peu susceptible d’être relancée à court terme, vu la mesure dans laquelle ces deux États sont profondément divisés et l’intensité avec laquelle ils sont embarqués dans une haine identitaire fratricide. Néanmoins, il était nécessaire de parler du rôle positif que cette ceinture d’États défaillants aurait pu jouer s’ils n’avaient pas été délibérément transformés en un tel chaudron de conflits insolubles.

 

Quant à la recherche en cours, elle se concentrera principalement sur le Sud-Soudan, beaucoup plus susceptible que la RCA d’être l’hôte d’un autre conflit régional important. Les troubles incessants à l’intérieur du pays pourraient également atteindre facilement la frontière orientale inexistante de son voisin et déclencher une nouvelle chaîne de conflits. Les deux pays les plus directement touchés par un épisode de violence significative en RCA seraient le Tchad et le Cameroun, tandis que les leaders régionaux, le Soudan, l’Éthiopie et l’Ouganda courent un plus grand risque d’être menacés par la déstabilisation du Sud-Soudan.

 

Cette deuxième catégorie de pays sera donc traitée dans le présent article, tandis que ceux touchés par la RCA seront discutés dans les prochains chapitres consacrés à chacun de ces deux États. Quoi qu’il en soit, il est clair que le Sud-Soudan et la RCA sont les États les plus défaillants et les plus vulnérables de toute l’Afrique et que leurs problèmes internes peuvent se répandre facilement dans toute la région s’ils ne sont pas contenus de manière proactive.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan, politic, new juba city, 2016, 2017"

 

_ Sud-Soudan – Introduction

La violence a de nouveau été relancée dans cette terre toujours ingouvernable de l’Afrique de l’Est, connue sous le nom international de « Sud-Soudan ». Les derniers rapports indiquent que des forces loyales au président Salva Kiir et au vice-président Riek Machar ont soudain commencé à s’entretuer dans la capitale durant les festivités du cinquième anniversaire de l’indépendance du pays, bien qu’elles aient précédemment signé un cessez-le-feu et accepté un gouvernement de transition. La précédente période de troubles à laquelle l’accord précédent était censé mettre fin a tué plus de 50 000 personnes pendant un conflit brutal qui a duré  deux ans et la mort de quelques centaines de personnes au cours du week-end a suscité des inquiétudes quant au risque que les deux rivaux politiques du pays retournent à leurs vieilles habitudes fratricides.

 

De façon prévisible, les médias internationaux sont inondés d’articles sur les horreurs des violences des années précédentes avec des statistiques pour expliquer que le Sud-Soudan est malheureusement devenu un État défaillant. Au milieu des rapports sur cette émotion poignante, il manque une discussion sérieuse sur la géopolitique de la guerre civile sud-soudanaise, pourtant absolument essentielle pour les observateurs afin d’acquérir une meilleure compréhension des conceptions diaboliques des États-Unis pour l’espace stratégique trans-régional entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale…

 

11 Avril 2017/ in Guerre hybride 8./ Par Andrew Korybko/ Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Michèle pour le Saker Francophone

 

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2017/04/guerre-hybride-8.l-effondrement-total-du-sud-soudan-pourrait-detruire-l-afrique-centrale-et-orientale-oriental-review.html

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan, new juba city,"

 

—————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "usa for peace in south sudan, 2017"

 

12 – Les Etats-Unis avertissent le Soudan du Sud: « dernière chance » de sauver la paix

 

Les Etats-Unis ont prévenu jeudi le Soudan du Sud qu’un nouveau plan de paix, visant à consolider l’accord de paix non respecté de 2015, représentait « la dernière chance » pour Juba de mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis près de quatre ans. L’ambassadrice adjointe américaine auprès des Nations unies, Michele Sison, a indiqué aux membres du Conseil de sécurité que Washington réévaluerait son soutien à l’accord de paix signé il y a deux ans par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar, mais qui a depuis volé en éclats, si le nouveau plan n’était pas respecté.

 

Washington s’impatientent du manque de résultats des dirigeants sud-soudanais, dont le pays est né en juillet 2011, sous les auspices des Etats-Unis, de la partition du Soudan. La plus jeune nation du monde est en guerre civile depuis décembre 2013. « L’heure est à l’action », a martelé Michele Sison devant le Conseil de sécurité. Ce plan, validé par l’Autorité intergouvernementale sur le développement (Igad), est « la dernière chance de sauver l’accord de paix », a-t-elle ajouté.

 

L’Igad, un groupe régional de pays d’Afrique de l’Est, est tombé d’accord ce mois-ci pour mettre en place un « forum de revitalisation » en vue d’un cessez-le-feu permanent et à relancer les négociations pour mettre fin au conflit. « Si les dirigeants du Soudan du Sud ne participent pas à ce forum, de bonne foi, les Etats-Unis devront réévaluer leur position et leur soutien à l’accord de paix et à ses organes d’exécution », a prévenu Michele Sison.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan, new juba city,"

 

Tekeda Alemu, l’ambassadeur d’Ethiopie – pays membre de l’Igad – à l’ONU, a confirmé que la région s’exprimait « d’une seule voix » à propos du Soudan du Sud, et qu’il n’existait « aucune alternative viable » à ce plan. Les Etats-Unis ont appelé à plusieurs reprises à un embargo sur les armes et souhaitent sanctionner les acteurs qui ne respectent pas les accords de paix au Soudan du Sud. « Le Conseil de sécurité attend et attend, mais rien ne change au Soudan du Sud », a regretté Michele Sison.

 

Dans un communiqué commun, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Norvège, ont apporté leur soutien à l’Igad et exhorté toutes les parties à « faire revivre un plan de paix crédible ». Au moins 3,5 millions de personnes ont été déplacées, et des dizaines de milliers d’autres ont été tuées dans ce conflit, qui a réveillé des rivalités ethniques entre Dinka et Nuer et d’autres populations.

 

20 juillet 2017/ Afrique

 

http://maliactu.net/les-etats-unis-avertissent-le-soudan-du-sud-derniere-chance-de-sauver-la-paix/

 

Résultat de recherche d'images pour "usa for peace in south sudan, 2017"

 

—————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Soudan du Sud, guerre"

 

13 – La faim comme arme de guerre au Soudan du Sud

 

« La situation au Soudan du Sud est une des situations les plus complexes de la planète », explique François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, associé à l’UQAM. La famine qui frappe le pays est la conséquence d’une succession de conflits politiques meurtriers et d’une culture de guerre qui persistent depuis trois générations. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), plus de 100 000 Sud-Soudanais souffrent officiellement de famine et 6,2 millions de Sud-Soudanais ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. En incluant la Somalie, le Kenya, le Nigeria et le Yémen, ce sont 20 millions de personnes qui font face à une pénurie alimentaire, ce qui représente la pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon l’ONU.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan crisis, famine, 2016, 2017"

 

_ Pour que l’ONU déclare l’état de famine dans une région, il faut que :

. au moins 20 % des ménages de la région subissent une pénurie extrême de nourriture;

. la malnutrition sévère atteigne 30 % de sa population;

. deux personnes sur 10 000 meurent chaque jour.

 

_ Alors, quoi faire ?

Le constat de François Audet, qui cumule plus de 15 ans dans le domaine de l’aide humanitaire, est brutal. Si la solution facile existait, nous l’aurions déjà trouvée!// François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, associé à l’UQAM

 

Le directeur est dérangé par des initiatives comme celle de la star des réseaux sociaux Jérôme Jarre, qui a sollicité l’aide des internautes et de Turkish Airlines afin d’envoyer un avion plein de nourriture et d’eau en Somalie. « Quand on résume un enjeu aussi complexe par une solution aussi stupide que celle d’envoyer des avions pleins de nourriture, c’est un manque de respect incroyable envers les travailleurs humanitaires en place et la population aussi », lance François Audet.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan crisis, famine, 2016, 2017"

 

_ Le casse-tête humanitaire

Au Soudan du Sud particulièrement, acheminer de l’aide ou des vivres à la population représente tout un défi, puisque les travailleurs humanitaires doivent négocier avec une multitude de groupes armés aux allégeances politiques différentes. Une aide impromptue peut perturber les efforts de longue haleine des aidants humanitaires pour obtenir des droits d’accès à des endroits stratégiques; elle peut même accentuer la violence.

 

« C’est un conflit hyperfragmenté. Il est très difficile pour les organismes humanitaires de déterminer à qui ils doivent parler pour obtenir l’accès à certains territoires », dit Lee Joseph Marshall Seymour, professeur au département de science politique de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la violence politique.

 

Le développement et le travail humanitaire, c’est une expertise qui se développe et qui ne s’improvise pas.// François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, associé à l’UQAM

 

Selon lui, les gens qui désirent aider devraient plutôt donner de l’argent aux organismes qui sont déjà sur place, car ils sont largement sous-financés pour faire face à cette crise. L’ONU a d’ailleurs réclamé environ 7,6 milliards de dollars d’ici juillet à la communauté internationale pour contrer la famine dans la Corne de l’Afrique.

Jérôme Jarre a tout de même amassé 3 millions de dollars en une semaine pour aider la Somalie, mais après avoir été critiqué par les organismes humanitaires, il s’est associé avec le Croissant-Rouge pour acheminer des produits nutritifs spécialisés, acheter de la nourriture et de l’eau en Somalie directement. Une fois sur le terrain, il a publié un message sur Internet dans lequel il affirme avoir tiré des leçons de son expérience.

 

Envoyer de la nourriture par avion n’est pas une solution intelligente pour sauver le pays. Il faut plutôt aider l’économie locale.// Jérôme Jarre

 

Les pays doivent maintenir leur autosuffisance et ne pas se rendre dépendants de l’aide humanitaire, comme l’est devenue l’Éthiopie après la grande famine des années 80.

 

Résultat de recherche d'images pour "Soudan du Sud, guerre"

 

_ Déséquilibre politique

En ce qui a trait au Soudan du Sud, les combats font rage depuis 2013, année où le président du pays qui a obtenu son indépendance du Soudan en 2011, Salva Kiir, et le vice-président, Reik Machar, ont commencé à se livrer une lutte de pouvoir, notamment pour le contrôle des territoires qui contiennent du pétrole.

 

Portrait du Soudan du Sud 

Portrait du Soudan du Sud Photo : Radio-Canada

 

Les deux hommes agissaient à titre d’alliés lors de la guerre pour l’indépendance, mais étant donné la structure politique tribale du pays, l’équilibre politique ne tient toujours qu’à un fil, et ce, depuis le moment où le Soudan a déclaré son indépendance du Royaume-Uni et de l’Égypte, en 1956.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan crisis, famine, 2016, 2017"

 

_ Le contrôle par la faim

La guerre civile au Soudan du Sud a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2013 et 2,5 millions de déplacés. Les groupes ennemis se livrent au pillage, massacrent leurs ennemis et violent les femmes. Mais pire : autant le gouvernement que ses opposants tentent de s’affamer l’un et l’autre. La faim devient une « arme de destruction massive ». Au Soudan en général, il y a une longue histoire de l’usage de l’aide humanitaire comme pour contrôler la population et ses mouvements.// Joseph Marshall Seymour, professeur au département de science politique de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la violence politique

 

Les agriculteurs déplacés ne peuvent plus cultiver leurs champs, qui pourraient pourtant nourrir bien des régions affamées. La sécheresse n’aide pas à certains endroits, mais il y a encore des ressources disponibles. Des champs sont en flammes, des bétails sont tués, mais par-dessous tout, l’aide humanitaire est bloquée ou détournée par des belligérants et des travailleurs humanitaires sont tués. Dans les zones de guerre, il devient donc impossible d’acheminer de la nourriture aux Sud-Soudanais. « Il y a certaines régions auxquelles les humanitaires n’ont pas accès. Il n’y a pas une organisation professionnelle qui va mettre en danger son personnel », explique M. Audet.

 

Résultat de recherche d'images pour "south sudan crisis, famine, 2016, 2017"

 

_ Le mince espoir

Malgré l’impasse qui semble insurmontable, Lee Seymour et François Audet affirment tous deux que la violence n’est pas la solution au problème. Les experts de l’ONU ont quant à eux réclamé à plusieurs reprises un embargo sur les armes de la part des pays qui les fournissent, la création d’un tribunal spécial sur les crimes de guerre et des sanctions. CBC a d’ailleurs révélé en décembre dernier que l’entreprise canadienne Streit Group avait exporté au Soudan du Sud, en 2014, 173 véhicules Cougar Typhoon utilisés pour le transport de troupes, par l’entremise de son usine située aux Émirats arabes unis. Les blindés ont été équipés de mitrailleuses.

Seymour croit que l’ONU devrait reconduire sa mission de paix au Soudan du Sud. Les 12 000 Casques bleus déployés par l’organisation n’ont toutefois pas réussi à anéantir le vrai nerf de la guerre de cette famine, soit le profond conflit politique.

 

Publié le mardi 4 avril 2017 / Mis à jour le 4 avril 2017/ Un texte de Marie-Claude Frenette

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1025609/soudan-sud-conflit-famine-somalie-guerre-civile

 

Résultat de recherche d'images pour "Soudan du Sud, guerre"

 

—————————-

 

Résultat de recherche d'images pour "croisée des chemins"

 

 

 

Soyez le premier à réagir à "POLITIQUE/ ECONOMIE/ SECURITE : ces menaces sérieuses qui guettent des Etats fragiles (crises multiformes, sécession, déstabilisation, conflits et guerre)"

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publié