POLITIQUE/ TERRORISME ET MESURES PERIPHERIQUES : ces pays abandonnés à leur triste sort (la peur d’affronter les vrais coupables)

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« RD Congo/ Une quarantaine de policiers décapités dans le sud : L’attaque menée par des miliciens fait partie de la rébellion qui conteste le pouvoir de Joseph Kabila. Des miliciens ont décapité une quarantaine de policiers après leur avoir tendu une embuscade vendredi dans le sud de la République démocratique du Congo. L’attaque menée par les miliciens du groupe Kamuina Nsapu visait un convoi de policiers qui se rendait de Tshikapa à Kananga, deux villes de cette région qui connaît un mouvement d’insurrection depuis le mois d’août.

Fosses communes. Selon les statistiques des Nations unies, plus de 400 personnes ont été tuées dans les récentes violences en RDC. Le gouvernement a précisé mardi que 67 policiers et de nombreux soldats avaient péri dans des heurts. Six policiers ont été épargnés dans l’attaque de vendredi au motif qu’ils parlaient le dialecte local tshiluba. De nombreuses victimes ont été retrouvées dans des fosses communes. Les Nations unies ont annoncé cette semaine qu’elles avaient identifié dix charniers et qu’elles enquêtaient sur sept autres. »

 

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1 – Une attaque « chimique » fait près de 100 morts en Syrie, le régime pointé du doigt

 

L’opposition syrienne a accusé ce mardi 4 avril le régime de Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque « chimique » qui a fait près de 100 morts dans un fief rebelle et jihadiste du nord-ouest. Au moins 11 enfants figurent parmi les personnes tuées dans le raid aérien qui a frappé tôt Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), citant des sources médicales dans la ville. En milieu de soirée, une ONG faisait état de près de 100 morts et près de 200 blessés.

 

Une vidéo diffusée par des militants a montré un petit garçon respirant avec difficulté, pouvant à peine ouvrir les yeux et avec de la mousse sortir de sa bouche. Le bilan n’a cessé de monter durant la matinée au fur et à mesure que les victimes, toutes des civils, succombaient « après avoir été transportées dans les hôpitaux », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH.

 

La Coalition nationale, importante composante de l’opposition syrienne, a accusé le régime d’avoir utilisé des « obus contenant du gaz chimique » et a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de « convoquer une réunion urgente (…) et d’ouvrir une enquête immédiate ».

 

Le correspondant de l’AFP dans un hôpital de Khan Cheikhoun a vu des patients avec de la mousse sortir de leur bouche. Beaucoup ont été aspergés d’eau par les médecins qui tentaient de les réanimer. Il a par la suite rapporté que cet hôpital avait été bombardé, provoquant d’importantes destructions et la fuite de médecins parmi les décombres.

 

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_ Nature et provenance du gaz sont pour l’instant inconnues

« Tous les cas traités sont des évanouissements, des convulsions, des pupilles dilatées, de la mousse dans la bouche et des suffocations », a expliqué un médecin mettant un masque d’oxygène à un enfant, selon une vidéo diffusée par la direction de la santé gérée par les rebelles d’Idleb. L’OSDH a indiqué que les personnes étaient décédées en raison des effets du gaz, notamment par suffocation, mais elle n’était pas en mesure de donner la nature de ce gaz ni de dire si les raids étaient le fait d’avions de l’armée syrienne ou de ceux de la Russie, allié du régime.

 

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_ Le gouvernement dément

La province d’Idleb, largement contrôlée par une alliance de rebelles et des jihadistes, est régulièrement la cible de frappes du régime, et de l’aviation russe. Elle a également été touchée par des raids de la coalition antijihadistes dirigée par les Etats-Unis. Le gouvernement syrien dément utiliser des armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait plus de 320 000 morts depuis mars 2011. Il a ratifié la Convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2013. En octobre 2016, le Conseil de sécurité avait reçu un rapport concluant que l’armée syrienne avait mené une attaque à l’arme chimique, sans doute du chlore, à Qmenas, dans la province d’Idleb, le 16 mars 2015.

L’Union européenne avait placé le 20 mars sur sa liste noire quatre nouveaux responsables militaires syriens, accusés d’avoir utilisé « des armes chimiques à l’encontre de la population civile » en 2014 et 2015, selon un communiqué.

 

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_ Paris demande une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU

La France a « demandé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après une « nouvelle attaque chimique particulièrement grave » en Syrie, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

 

Dans un communiqué, le ministre condamne un « acte ignoble ». « Les première informations font état d’un grand nombre de morts, y compris des enfants » dans la province d’Idleb, précise-t-il, en expliquant avoir « demandé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité ». « L’utilisation d’armes chimiques constitue une violation inacceptable de la Convention sur l’Interdiction des Armes chimiques (CIAC) et un nouveau témoignage de la barbarie dont le peuple syrien est victime depuis tant d’années », ajoute le chef de la diplomatie française.

 

07/04/2017 / AFP

 

http://www.midilibre.fr/2017/04/04/syrie-au-moins-58-morts-dans-une-attaque-chimique,1488533.php

 

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2 – L’Etat islamique veut “verser des rivières de sang en Chine”

 

Le 27 février, le groupe Etat islamique a publié une vidéo de menaces contre la Chine. Si ce n’est pas la première du genre, elle vient raviver la peur d’une percée du groupe terroriste dans la grande région du Xinjiang. Dans cette vaste étendue, à l’ouest du pays, la majorité de la population est issue de la communauté ouïgour. Turcophones et musulmans, les Ouïgours sont victimes de la répression du pouvoir de Pékin. Et l’Etat islamique entend bien souffler sur les braises pour rallier de nouveaux combattants à sa cause.

 

_ Interdiction du voile ou du Ramadan

En théorie, les Ouïgours ont une certaine autonomie. Mais dans les faits, ils doivent faire face à un afflux de migrants de l’ethnie majoritaire en Chine, le Han. D’autant que le pouvoir central est aussi à l’origine de campagnes contre les pratiques religieuses comme le port du voile, des longues barbes ou le ramadan. Le croissant comme emblème est aussi prohibé.

 

Les Ouïgours sont sunnites, comme les combattants de l’EI. De fait, il est logique qu’ils soient visés par la propagande. D’autant que la vidéo publiée le 27 février est l’oeuvre de terroristes chinois – et parmi eux des enfants – qui se battent en Syrie. Ils s’y entraînent pour, disent-ils, “verser des rivières de sang en Chine“. Selon des sources sécuritaires irakiennes, citées par Le Monde, plusieurs centaines d’Ouïgours ont déjà rejoint le théâtre irako-syrien.

 

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_ Remplacer Al-Qaïda en Chine 

De fait, les Ouïgours représentent une manne de possibles recrues pour le groupe. Situé aux confins de l’empire du milieu, près des régions tribales pakistanaises et de l’Afghanistan, le Xinjiang est connu pour sa rébellion contre Pékin, teintée d’islamisme radical. En 2013 et 2014, une vague d’attentats avait secoué la région.

Jusque là, c’est surtout à Al-Qaïda qu’avait bénéficié l’indépendantisme ouïgour, via le Parti islamique du Turkestan (TIP). Ennemi de l’EI en Syrie, comme partout ailleurs, Al-Qaïda compterait plus d’un millier d’hommes dans la province d’Idlib, au sud d’Alep. Le Monderapporte, d’ailleurs, qu’un village de la région est devenu “une véritable colonie ouïgour“.

 

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_ Pékin montre les muscles

Mais l’EI espère surfer sur l’essoufflement du groupe en Chine. Al-Qaïda, allié historiquement avec les Talibans afghans, est poussée par ces derniers à tempérer les actions du TIP en Chine. Talibans et communistes chinois ont opéré un rapprochement en vue du règlement du conflit en Afghanistan. Pour éviter de nouveaux troubles d’ampleurs, le pouvoir central a lui aussi montré les muscles. Le même jour que la publication de la vidéo, une grande revue d’effectifs était organisée dans la ville de Khotan.

 

03/03/2017/

 

http://www.lesinrocks.com/2017/03/news/letat-islamique-veut-verser-rivieres-de-sang-chine/

 

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3 – «Entre 2013 et 2016, l’Europe a été le théâtre de 24 attentats et 64 projets d’attentats»

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN- Jean-Charles Brisard revient sur l’attentat de Londres. Pour lui, malgré l’affaiblissement de l’État islamique, rien ne permet de penser que la menace terroriste qui pèse sur l’Europe baissera en intensité.

 

  • – Un an jour pour jour après les attentats de Belgique, Londres est victime d’une nouvelle attaque terroriste? Que cela vous inspire-t-il? Cette date a-t-elle, selon vous, été choisie au hasard ?

 

Jean-Charles BRISARD.- Aucun élément ne permet de dire à ce stade s’il existe une symbolique de cette date. Les djihadistes ont leur propre agenda et n’attachent pas nécessairement d’importance aux dates qui sont symboliques pour les pays occidentaux. Ce type d’attaques, c’est d’abord une question d’opportunité.

 

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  • En juillet 2005, un attentat à la bombe dans le métro londonien, avait déjà fait 56 morts. L’Angleterre et, en particulier Londres, sont-ils particulièrement visés par les terroristes islamistes? Cela a-t-il un lien avec la population qui vit dans la capitale?

 

L’absence d’attentat meurtrier depuis 2013 sur le sol britannique ne doit pas nous faire oublier que le Royaume-Uni est, à l’instar des États-Unis, l’une des principales cibles des menaces des groupes djihadistes. 13 attentats ont été déjoués par les autorités depuis 2013, et une attaque à l’arme blanche conduite par un sympathisant de l’État Islamique a fait 3 blessés en 2015. Au moment des attentats de Bruxelles en mars 2016, les terroristes envisageaient différentes cibles, dont la Grande-Bretagne, avant d’y renoncer.

 

Outre des projets déjoués ou avortés, ce pays est très régulièrement visé par la propagande de ces groupes, dans leur littérature, ainsi que par de nombreux djihadistes appelant à frapper ce pays. Ces groupes, l’État Islamique en particulier, ont tenté à de très nombreuses reprises, et sans succès, d’organiser des attentats sur le sol britannique. D’après plusieurs témoignages, s’ils ne sont pas parvenus à mener une opération de grande ampleur, c’est notamment en raison d’une attrition des volontaires djihadistes pour participer à une opération sur leur territoire national, alors que les Britanniques constituent le second contingent de djihadistes européens après les Français, avec près de 600 combattants sur place.

 

Une situation qui illustre sans doute une dimension plus internationaliste chez les djihadistes britanniques que chez les djihadistes français ou belges, plus enclins à frapper leur pays d’origine. Ce qui a dominé, en termes de projets, ce sont des actions téléguidées depuis la Syrie et l’Irak par des djihadistes anglo-saxons. Il existe en Grande-Bretagne de nombreux sympathisants et soutiens des groupes djihadistes comme l’a montré la préparation des attentats de Paris et Bruxelles, lorsque Mohamed Abrini, l’un des logisticiens de ces attentats, s’était rendu à Birmingham au mois de juillet de 2015 à la demande d’Abdelhamid Abaaoud pour récupérer de l’argent mis à disposition par des sympathisants.

 

  • Après la France, la Belgique et l’Allemagne, c’est désormais la Grande-Bretagne qui est visée. Les terroristes islamistes ont-ils déclaré la guerre à l’Europe entière?

Dans une étude qui sera rendue publique la semaine prochaine, nous montrons qu’entre 2013 et 2016, l’Europe a été le théâtre de 64 projets d’attentats, 24 attentats et 6 tentatives en lien avec le contexte syro-irakien, un bilan très supérieur à celui observé dans d’autres pays occidentaux comme les États-Unis, l’Australie ou le Canada. Ces actions visaient plusieurs pays européens, la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, mais également la Suède, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et l’Autriche.

 

Frapper l’Europe est devenu une priorité pour l’État Islamique essentiellement pour trois raisons: la participation de plusieurs pays européens à la coalition militaire internationale contre ce groupe, la présence d’un très grand nombre de djihadistes européens sur le théâtre des opérations syro-irakien, plus de 2.800 selon nos dernières estimations, et enfin la proximité de l’Europe avec le théâtre des opérations terroristes en Syrie et en Irak.

 

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  • Dimanche à Orly, un assaillant a tenté de tuer un militaire avant d’être lui-même abattu. La violence djihadiste se banalise-t-elle? Va-t-on devoir vivre avec au quotidien durant les prochaines décennies?

Nous sommes aujourd’hui confrontés à 3 types de schémas opérationnels de la part des groupes djihadistes: une menace directe, organisée, à l’instar des attentats des Paris et Bruxelles ; une menace téléguidée qui est le fait de djihadistes présents sur le théâtre des opérations qui communiquent avec des sympathisants via les réseaux sociaux et les messageries chiffrées en leur prodiguant des recommandations de cibles et des conseils opérationnels (représentant la majorité des projets d’attentats en France en 2016 – 9 sur 17 -) ; enfin une menace inspirée par la propagande de ces groupes, celle qui demeure la plus insaisissable.

 

Les assaillants menant ce type d’attaques utilisent généralement des moyens rudimentaires (arme blanche, véhicules…) dont l’issue est aléatoire mais qui peuvent s’avérer aussi meurtriers que des bombes ou des armes de guerre (Attentat de Nice le 14 juillet 2016). La menace est amenée à évoluer vers plus d’attaques inspirées, d’abord parce que les pertes territoriales et humaines subies par le groupe État Islamique affaiblissent et désorganisent sa capacité à planifier des attentats en Europe et à projeter des combattants pour y commettre des attentats. Ensuite, les services de renseignement occidentaux ont progressivement acquis une connaissance plus précise des réseaux constituant la menace actuelle, et peuvent donc être plus proactifs qu’ils ne l’étaient il y a encore 2 ans.

 

Cependant, compte tenu du nombre de djihadistes européens aujourd’hui impliqués en Syrie et en Irak, il convient également de tenir compte du fait que les conséquences de leur engagement seront durables, comme nous l’avons déjà observé dans l’histoire du djihad moderne, non seulement en termes de menaces directes, mais également en termes de radicalisation. Ces combattants sont susceptibles, à leur retour, de mener des actions de propagande, de prosélytisme et de recrutement. Au-delà des seuls combattants, l’emprise et l’enracinement à long terme, par capillarité, du phénomène salafiste djihadiste et de ses soutiens, sont une cause de préoccupation majeure, amplifiée par une propagande qui demeure massive et aisément accessible.

 

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  • Pourtant l’État islamique semble affaibli. Cela explique-t-il la multiplication des attaques? S’agit-il d’un baroud d’honneur?

Dans le contexte actuel d’affaiblissement général de l’État Islamique sur le plan militaire, ces attaques sont devenues vitales pour le groupe, afin de ne pas enrayer la dynamique créée il y plus de 3 ans avec la proclamation d’un Califat. Pour autant, les attaques de l’État Islamique contre les pays occidentaux s’inscrivent dans un continuum, elles ont commencé bien avant l’offensive actuelle à Mossoul. Il convient d’analyser ce mode opératoire sur le long terme plutôt que comme un phénomène conjoncturel.

 

Je l’ai souvent rappelé, la menace globale de l’État Islamique est inhérente, consubstantielle à son existence en tant que groupe djihadiste, et ce dès sa création. À cet égard, le premier appel d’un djihadiste français à perpétrer des attentats en France précède l’annonce du Califat en Juin 2014, et même la création de l’État Islamique en Irak et au Levant en Avril 2013, et date du 22 janvier 2013. C’est donc une menace ancienne qui est amenée à durer longtemps.

  

  • La destruction de Daech suffira-t-elle à enrayer le phénomène djihadiste et islamiste?

L’État Islamique sera défait militairement dans sa forme actuelle, c’est une évidence. Il perd progressivement ses principaux bastions en Irak et en Syrie. Le groupe enchaîne les défaites et ne peut plus compter sur sa force d’attraction qui constituait son principal moteur. Pour autant, détruire ce groupe dans sa forme actuelle ne mettra pas fin à la menace terroriste qu’il véhicule. Ce groupe va se transformer, retournant sans doute à la clandestinité, mais en tout état de cause il sera toujours présent dans la région et poursuivra ses efforts de propagande et d’incitation. Quant au phénomène djihadiste, il ne sera pas enrayé par ces victoires militaires. Il a montré une forte capacité de résilience depuis 30 ans qui le conduira à évoluer.

 

Par Alexandre Devecchio/ Mis à jour le 23/03/2017/ Publié le 23/03/2017/

 

Jean-Charles Brisard est président du Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT)

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/23/31003-20170323ARTFIG00305-entre-2013-et-2016-l-europe-a-ete-le-theatre-de-24-attentats-et-64-projets-d-attentats.php

 

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4 – Attentat de Londres : la multiplication des mesures anti-terroristes n’a pu empêcher le pire

 

Londres a été visée le 22 mars par une attaque qui a fait au moins trois morts devant le palais de Westminster. Qualifiée d’acte terroriste par les autorités, elle n’a pu être évitée malgré les nombreuses mesures prises ces derniers mois. «Un attentat est très probable, c’est une question de « quand » et non de « si ».» Nous sommes en juillet 2016. Quelques jours après la terrible attaque de Nice, Bernard Hogan-Howe, chef de Scotland Yard, explique que le Royaume-Uni est plus que jamais sous la menace d’un attentat.

 

C’est toujours la même rengaine. Un même schéma morbide qui se répète. Malgré une volée de mesures et un renforcement des protocoles de sécurité, le 22 mars, une attaque qualifiée de «terroriste» par les autorités a fait plusieurs victimes devant le parlement britannique, à Londres. Comme en France, en Belgique, en Allemagne, les niveaux d’alertes élevés, les militaires dans les rues, les outils supplémentaires du renseignement et autres moyens de défense n’ont pu empêcher l’attaque.

 

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_ Recrutements d’espions et déploiement de policiers

En août 2014, le Royaume-Uni décidait de fixer le niveau d’alerte terroriste à «grave», le quatrième niveau sur une échelle qui en compte cinq. Après les attentats de novembre 2015 en France, la police avait annoncé le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres, portant leur nombre à 2 800. Ce qui n’avait pas évité, le 6 décembre 2015, au métro de la capitale d’être le théâtre d’une attaque. Un homme avait tranché la gorge d’un passager en criant : «C’est pour la Syrie !»

 

Environ un an plus tard, en septembre 2016, c’est au tour du MI6, les services secrets britanniques, d’augmenter sensiblement leurs effectifs. Le 22 septembre, le Times rapporte que l’agence de renseignement va recruter 1 000 espions supplémentaires afin de combattre le terrorisme et investir davantage dans les outils numériques. Cet campagne de recrutement devrait porter le nombre total des employés du MI6 à 3 500 d’ici 2020.

 

La structure de planification d’attaques extérieures de Daesh élabore des complots pour commettre des actes violents contre le Royaume-Uni

 

Deux mois plus tard, son chef, Alex Young, mettait en garde contre un «niveau de menace sans précédent» affirmant que le renseignement britannique et les services de sécurités avaient «déjoué 12 complots terroristes au Royaume-Uni depuis juin 2013». D’après lui, l’engagement de son pays en Syrie ferait du Royaume une cible privilégiée des terroristes : «Nous ne pourrons pas être à l’abri de la menace qui provient de ce territoire tant que la guerre civile perdurera.» «Au moment où je parle, a-t-il ajouté, la structure ultra organisée de planification d’attaques extérieures de Daesh, alors même qu’ils font face à une menace militaire, élabore des complots pour commettre des actes violents contre le Royaume-Uni et nos alliés sans même avoir besoin de quitter la Syrie», avait-il expliqué.

 

Londres, tout comme Paris et Washington, a pris le parti des «rebelles» syriens peu après le début du conflit en 2011 et n’a plus changé de cap diplomatique. En plus de participer à la coalition internationale agissant en Irak et en Syrie sous la houlette des Etats-Unis, le Royaume-Uni a fourni armes et entraînement aux opposants à Bachar el-Assad. Le 15 décembre 2016, quelques jours après les déclaration d’Alex Young, Michael Fallon, le ministre britannique de la Défense, annonçait l’envoi de vingt soldats supplémentaires de Sa Majesté en Irak. Ces instructeurs militaires viennent s’ajouter aux 500 soldats britanniques déjà stationnés près de la ville kurde d’Erbil. L’objectif ? Transmettre des compétences militaires et des techniques de combat à des rebelles syriens dits «modérés» et prétendument opposés à l’organisation terroriste Etat islamique.

 

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_ Loi de surveillance

Entre temps, le 19 novembre 2016, le Parlement britannique adoptait une loi donnant des pouvoirs de surveillance très étendus à la police et aux services de renseignement. Qualifiée de «loi de surveillance la plus extrême dans l’histoire des démocraties occidentales» par le lanceur d’alertes Edward Snowden, elle donne notamment une base légale au piratage des ordinateurs ou des téléphones portables, tout en fixant quelques garde-fous, comme l’obligation d’obtenir le feu vert d’un juge pour placer une ligne téléphonique sur écoute.

 

Ayant déclenché outre-Manche une polémique semblable à celle de la loi renseignement en France, le texte a été qualifié de «loi des fouineurs» par ses critiques. «Le vote de cette loi des fouineurs est un triste jour pour la liberté en Grande-Bretagne», a dénoncé Bella Sankey, directrice de l’association de défense des droits civiques Liberty. Avant de poursuivre : «Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, l’Etat a mis au point des pouvoirs de surveillance dignes d’un régime totalitaire, le système le plus intrusif jamais vu dans une démocratie.»

 

Les ambitions de Daesh sont clairement de lancer des attaques touchant un nombre massif d’individus

 

Et l’année 2017 commençait comme avait fini la précédente : dans un contexte de menace terroriste accrue. Dans une interview publiée le 1er janvier par le Sunday Times, Ben Wallace, ministre de la Sécurité britannique, déclarait : «Les ambitions de l’Etat islamique, ou Daesh, sont clairement de lancer des attaques touchant un nombre massif d’individus.» D’après son analyse, le groupe terroriste souhaite «faire mal et terroriser autant de personnes que possible». Il se montrait particulièrement inquiet d’une éventuelle attaque à l’arme chimique. Pour illustrer ses propos, le haut responsable avait rappelé que le démantèlement d’une cellule de l’Etat islamique au Maroc avait révélé des projets de ce type-là, ciblant l’Europe.

 

La décision prise en janvier 2017 par le club de football de Manchester United est un bon exemple de l’atmosphère de peur qui règne au sein du Royaume. Les médias britanniques ont rapporté le 18 janvier que les Diables rouges avaient annoncé sur un forum officiel de discussion avec des supporteurs avoir recruté un spécialiste chargé de lutter contre les risques terroristes.

 

La dernière des mesures visant à prémunir le Royaume-Uni d’une attaque a été annoncée le 21 mars. Les Etats-Unis venaient de faire part de leur intention d’interdire les ordinateurs portables et tablettes en cabine dans certains avions en provenance du Moyen-Orient, invoquant un risque d’attentats, et Londres a vite emboîté le pas.

 

Le Premier ministre Theresa May a présidé plusieurs réunions lors desquelles il a été décidé «d’introduire de nouvelles mesures de sécurité aériennes sur tous les vols directs à destination du Royaume-Uni pour les pays suivants : Turquie, Liban, Jordanie, Egypte, Tunisie et Arabie saoudite», a détaillé le porte-parole du gouvernement dans un communiqué. Les Etats-Unis comme les Britanniques ont justifié cette décision en affirmant que les terroristes seraient capables de piéger avec des explosifs les batteries de tels appareils.

 

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_ Des lacunes ?

Si le Royaume-Uni a indiscutablement pris au sérieux la menace terroriste, reste que certains points soulèvent des interrogations. Le 16 décembre 2016, on apprenait par de nouvelles données publiées par le bureau de l’Intérieur que la majorité des arrestations au Royaume-Uni pour des faits de terrorisme n’entraînaient aucune condamnation. Sur les 3 349 suspects arrêtés en Angleterre et au Pays de Galles en vertu de la loi antiterroriste en vigueur au Royaume-Uni entre le 11 septembre 2001 et la publication des données, seuls 18% ont été réellement condamnés pour avoir planifié ou facilité des actes de violence à caractère terroriste. Plus de 10% des individus arrêtés ont bien été condamnés pour des faits de terrorisme mais n’ont pas été inculpés sur d’autres chefs d’inculpation et non sur la base précise de ces accusations.

 

Il est extrêmement inquiétant d’observer une telle différence entre ceux qui ont été arrêtés et ceux qui, par la suite, ont été vraiment condamnés pour terrorisme

 

Le porte-parole du bureau de l’Intérieur Lord Paddick s’est inquiété de ce constat. Le 16 décembre 2016, il a déclaré au Guardian que la police devait «rendre des comptes à propos de ces chiffres [car] il est extrêmement inquiétant d’observer une telle différence entre ceux qui ont été arrêtés et ceux qui par la suite ont été vraiment condamnés pour terrorisme». Des critères de sélection particulièrement drastiques pour se voir condamné pour terrorisme au Royaume-Uni pourraient être à l’origine de ces chiffres surprenants. «Personne n’est arrêté sans motif suffisant, mais la barre légale pour les infractions est à juste titre très élevée, ce qui signifie qu’effectivement beaucoup ne vont finalement pas être accusés ou condamnés», expliquait le porte-parole.

 

L’ancien membre des forces antiterroristes de la police du Royaume-Uni David Videcette, a quant à lui expliqué au Guardian que ce faible taux de condamnation pourrait être lié au fait que certains renseignements utilisés pour arrêter les délinquants ne peuvent être utilisés dans un tribunal public car ils proviennent… d’opérations secrètes.

 

L’utilisation particulière qui a été faite du réseau de vidéosurveillance du Royaume-Uni, l’un des plus denses de la planète, interroge également. Le 26 décembre 2016, une vaste étude révélait que plusieurs mairies avaient été autorisées à utiliser les systèmes de vidéosurveillance dans le but de réprimer des infractions parfois mineures. Au total, l’équivalent de 55 000 jours de vidéo a été exploité par les municipalités au cours de ces cinq dernières années. Individus promenant leurs chiens et ne les empêchant pas de faire leurs besoins sur le trottoir, nourrissant les pigeons, vendant des feux d’artifice à des enfants ou déposant leurs ordures dans des lieux inappropriés, la liste des infractions relevées grâce aux caméras est assez éloignée du terrorisme islamiste.

 

«Quelle absurdité que les autorités locales utilisent des moyens initialement dévolus à la lutte contre le terrorisme pour des faits aussi dérisoires que des aboiements de chien ou de la vente de places de théâtre à la sauvette», s’était indigné l’un des porte-parole du parti libéral-démocrate, Brian Paddick. Depuis, la loi régissant l’exploitation de la vidéosurveillance a été amendée pour qu’elle soit réservée aux enquêtes criminelles.

 

Au début de l’année 2017, selon des chiffres officiels le nombre de ressortissants britanniques partis rejoindre les rangs de Daesh était estimé à 800. «Notre grande crainte est que, si Mossoul [en Irak] et d’autres bases de Daesh tombent, un nombre important de Britanniques combattant pour Daesh […] voudront certainement rentrer chez eux», prévenait Ben Wallace le 1er janvier. Le 12 février, Michael Fallon, son homologue à la Défense, estimait que l’Irak devrait être débarrassé du groupe Etat islamique en 2017.

 

International/ 22 mars 2017

 

https://francais.rt.com/international/35691-attentat-londres-mois-mesures-nont-pas-empeche-le-pire

 

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5 – Comment et pourquoi les États-Unis ont créé l’État islamique…(???)

 

La progression spectaculaire et jusque-là incoercible de l’État islamique a de nouveau placé l’Irak sous le feu des projecteurs. Si les médias sont prolixes pour décrire les atrocités du prétendu califat, ils le sont beaucoup moins lorsqu’il s’agit de dire quelle est son origine et qui sont exactement ceux qui s’en réclament.

 

L’État islamique ne surgit pourtant pas de nulle part. Il est le fruit de la politique impérialiste étasunienne au Moyen-Orient dont les racines remontent au chaos irakien post-Saddam Hussein et au récent conflit syrien. Pour bien comprendre son rôle exact, il convient d’analyser brièvement la politique étasunienne dans le monde arabe dans les trente dernières années. L’islamisme a été au cours de cette période l’allié objectif de l’Oncle Sam au Moyen-Orient. Il est aujourd’hui le prétexte qui permet aux États-Unis d’intervenir dans les pays arabes, soit pour défendre les « bons musulmans » dans leur quête de liberté, soit pour combattre les « mauvais » qui menacent la sécurité de la planète.

 

Pendant la Guerre froide, l’islam conservateur était l’allié des États-Unis. Il permettait à ces derniers de contenir l’expansion du communisme et l’influence soviétique dans le monde arabe. Une révolution éclata le 27 avril 1978 en Afghanistan, avec pour résultat l’arrivée au pouvoir du Parti populaire démocratique d’Afghanistan.

 

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La proclamation de la République démocratique d’Afghanistan lui fut concomitante. Les tentatives faites par les dirigeants du pays de mettre en œuvre de nouvelles réformes qui auraient permis de surmonter le retard structurel du pays se heurtèrent rapidement à une résistance acharnée de la part de l’opposition islamique. Une guerre civile éclata. Fin 1979, l’armée soviétique intervint pour soutenir le régime progressiste en place. La CIA s’appuya alors sur les groupes islamistes, utilisant l’islam radical pour unir les musulmans contre les Soviétiques. On estime que 3,5 milliards de dollars ont été investis sous l’administration Reagan pendant la guerre d’Afghanistan.

 

Après le retrait russe en 1989, les États-Unis ont cessé de fournir des armes sans toutefois rompre les liens avec les moudjahidines afghans. Ils ont ainsi maintenu entre 1994 et 1996 des relations avec les talibans, leur fournissant cette fois-ci un soutien politique par le biais de l’Arabie saoudite et du Pakistan. L’administration Clinton espérait secrètement pouvoir créer un front anti-iranien et anti-chiite pour restreindre l’influence de l’Iran dans la région. Al-Qaïda est né dans ce contexte.

 

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En 1993, le quotidien britannique The Independent publiait un entretien avec Oussama Ben Laden, lequel était censé mettre son armée sur la route de la paix (sic).

 

Cette stratégie a d’ailleurs été également utilisée sous la présidence Clinton dans les années quatre-vingt-dix, lorsque la KFOR, cette force multinationale mise en œuvre par l’OTAN, intervint aux côtés desnarcotrafiquants de l’UCK pour instaurer la domination de l’alliance atlantique sur les Balkans et installer une base militaire étasunienne au Kosovo. Mais un changement radical s’opère sous l’ère Bush : complices dans les attentats du World Trade Center, les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui.

 

La menace d’un ennemi extérieur, forcément musulman, est alors savamment entretenue par de nombreux médias et par la propagande étasunienne. La menace terroriste constitue concomitamment la pierre angulaire de la doctrine militaire des États-Unis et de l’OTAN. Bien qu’il n’y ait aucune preuve que l’Irak soit de quelque manière que ce soit derrière les attentats du 11 Septembre, les soi-disant « armes de destruction massive » censées être présentes dans le pays tiendront lieu de prétexte pour obtenir une résolution au conseil de sécurité de l’ONU en faveur d’une intervention militaire. Ironie de l’histoire, l’Irak baathiste et laïc allait ainsi être balayé au nom de la lutte contre l’islamisme.

 

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La stratégie opère un nouveau virage avec Obama. Les États-Unis doivent intervenir pour défendre le Printemps arabe et les luttes menées contre les « dictateurs » (lire les chefs d’État non adoubés par Washington). Ben Laden, maintenu en vie sous l’ère Bush, disparaît en un clin d’œil, comme pour éviter qu’il n’ait à rendre compte de ses liens passés avec ses anciens bailleurs de fond. Les islamistes, y compris les pires intégristes du Front al-Nosra, redeviennent subitement dans les médias de gentils étudiants en proie à la violence des dictatures qu’ils combattent.

 

Cet argument servira à Obama pour armer des milices en Libye et déposer Kadhafi. Et peu importe que ce pays soit aujourd’hui un enfer à ciel ouvert en proie aux extrémistes de tous poils du moment que les Étasuniens en exploitent le pétrole. La Syrie a failli connaître le même sort.Les Occidentaux y ont sous-traité le conflit à leurs amis, les pays du Golfe et à l’Arabie saoudite en particulier, pensant que cela accélèrerait la chute du président Assad. Et c’est ainsi qu’ont été constitués aux portes de l’Europe des groupes islamistes… avec deux fois plus de combattants qu’il n’y en avait en Afghanistan.

 

Une aubaine pour la plupart des djihadistes qui allaient se regrouper sous la bannière de l’organisation « État islamique ». Sunnite d’obédience fondamentaliste, cette dernière a proclamé le 29 juin 2014 le rétablissement du califat sur les territoires syrien et irakien qu’elle contrôle. L’intervention militaire étasunienne en Irak et le renversement en 2003 du président Saddam Hussein ont dynamité l’équilibre interne fragile entre la majorité chiite et la minorité sunnite d’un des rares États laïcs arabes.

 

Dans l’anarchie et le chaos qui ont suivi, l’islam politique a d’autant plus réussi à recueillir un large consensus au sein de la minorité ethnique sunnite qu’un million d’anciens membres de l’appareil de sécurité, de l’armée et du parti Baas, charpente du régime de Saddam Hussein, pour la plupart sunnites, sont mis au ban de la société par les Étasuniens. « Dans la mouvance salafiste-djihadiste, la mise à l’écart de ces sunnites propulse les chiites, nouveaux maîtres du pays, en ennemis numéro un », explique Romain Caillet.

 

Les États-Unis ont alors cru pouvoir mettre en place un gouvernement fantoche qui se prêterait aux intérêts économiques et politiques de l’Occident. Mais ce projet a fait long feu. Le Premier ministre chiite Maliki s’est révélé être un chef de file difficilement manipulable et surtout peu enclin à se soumettre aux ordres des occupants. Crime de lèse-majesté, il s’est insurgé contre les compagnies pétrolières occidentales qui cherchaient à tirer un profit considérable des vastes réserves d’énergie de l’Irak.

 

En 2012, ExxonMobil avait ainsi signé un accord d’exploitation pétrolière avec la région kurde semi-autonome située au nord de l’Irak. Maliki avait logiquement rejeté cet accord, faisant remarquer que tout contrat sur le pétrole devait être négocié avec le gouvernement central de Bagdad et non avec le gouvernement régional du Kurdistan dirigé par Massoud Barzani. Ce dernier, c’est un secret de polichinelle, appelle sans relâche à la création d’un État kurde.

 

Or, le Kurdistan représente une base avancée pour le déploiement de la puissance militaire étasunienne en Irak. Sa situation permet de surcroît de lorgner sur l’Iran. Enfin, le niveau de coopération entre Israël et les Kurdes a augmenté de façon significative après la chute de Saddam Hussein. Les partisans du rapprochement avec l’entité sioniste, nombreux au Kurdistan, pensent qu’ils ont quelque chose à offrir à l’État juif.

 

Ce partenariat, affirment certains, pourrait créer un nouvel équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, et cette évolution serait très bénéfique pour Israël. Dans ce contexte, il est intéressant de se pencher également sur la question du Kurdistan syrien où l’Occident aurait tout intérêt à voir se mettre en place une région autonome. Les bases d’un État kurde viennent ainsi d’être insidieusement posées… à condition, cela va de soi, que le nouveau-né s’intègre à la sphère d’influence israélo-étasunienne dans la région. L’indépendance a un prix…

 

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Après avoir armé l’État islamique en Syrie, les États-Unis voient aujourd’hui débouler les hordes barbares djihadistes sur l’Irak. La déstabilisation de ce pays, tout comme de la Syrie, fait partie du projet de démembrement du monde arabe sur des bases ethniques, confessionnelles ou tribales. Les multinationales n’ont cure de la confusion générée par cette situation, le principal étant pour elles de contrôler les champs pétroliers… et qu’Israël survive en tant qu’État juif.De la chute du bloc socialiste au 11 Septembre, une dizaine d’années aura ainsi été nécessaire pour instituer un ennemi de substitution au communisme, le terrorisme.

 

Le cadre, c’est la stratégie du chaos, fait de désinformation systématique diffusée par des officines officielles, de mesures liberticides contre leurs propres concitoyens, d’occupations armées et de mainmise politique sur des peuples ayant perdu leurs initiatives civiques et leurs immunités. La doctrine, c’est la préemption militaire où faire fi des lois et de l’éthique est légitimé et où les justifications et les preuves sont délibérément manipulées pour fonder le massacre des néo-barbares dans une guerre totale du camp du bien contre l’axe du mal.

Au terrorisme tout court, les États-Unis répliquent par le terrorisme d’État. Le général Giap, qui a combattu la France avant d’affronter les États-Unis, disait des colonialistes qu’ils étaient de mauvais élèves. Il ne reste plus à ces derniers qu’à passer à l’addition… forcément salée.

 

Capitaine Martin/ 24 septembre 2014/ Capitaine Martin

 

https://www.legrandsoir.info/comment-et-pourquoi-les-etats-unis-ont-cree-l-etat-islamique.html

 

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6 – Après les frappes en Syrie, les Etats-Unis préparent des sanctions économiques contre le pays

 

Les bombardements sur une base aérienne ont fait six morts, selon l’armée syrienne.

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Les Etats-Unis ont tiré près de soixante missiles sur la base aérienne de Shayrat, près de Homs (Syrie), dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 avril, après l’attaque chimique présumée qui a fait au moins 86 morts à Khan Cheikhoun. Cette frappe a fait « six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels », a annoncé l’armée syrienne, sans préciser s’il s’agissait de victimes civiles ou militaires.

 

Le conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni d’urgence vendredi en fin d’après-midi heure française, pour débattre de la situation. « Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire », a expliqué l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley. De son côté, la Russie a accusé Washington d’avoir violé la loi internationale.

 

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Réactions internationales. Cette frappe est une « clarification »des Etats-Unis et une « condamnation » de Damas, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Vladimir Poutine a, lui, dénoncé une « agression » contre « un Etat souverain ».  Du côté, de Damas, on dénonce un acte « idiot ».

Une frappe menée depuis l’est de la mer Méditerranée.Cinquante-neuf missiles de croisière de type Tomahawk ont été tirés depuis deux destroyers de l’US Navy, a annoncé un porte-parole du Pentagone. Ces tirs ont visé la base aérienne de Shayrat, « associée au programme » syrien d’armes chimiques et qui serait « directement liée » à l’attaque « horrible » à Khan Cheikhoun.

 

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Des « pertes » du côté syrien. « L’une de nos bases aériennes dans le centre du pays a été visée à l’aube par un missile tiré par les Etats-Unis, provoquant des pertes », a déclaré vendredi matin une source militaire syrienne, citée par la télévision d’Etat. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que l’attaque avait tué quatre soldats et que la base était « presque totalement détruite ». Deux avions militaires ont décollé de la base frappée par les Etats-Unis. Ils ont mené des raids dans les environs vendredi 7 avril au soir, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Fabien Magnenou/ Vincent Daniel/ Thomas Baïetto/ France Télévisions/ Mis à jour le 08/04/2017/ publié le 07/04/2017/

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie-les-etats-unis-ont-frappe-une-base-aerienne-du-regime-de-bachar-al-assad_2134195.html

 

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7 – Attentat en Suède: Ce que l’on sait de l’attaque au camion-bélier à Stockholm

 

TERRORISME. Le conducteur du camion ayant foncé dans la foule est toujours recherché par la police suédoise…

Un camion a foncé dans la foule dans le centre-ville de Stockholm vendredi après-midi. Selon les autorités, il y aurait plusieurs morts et de nombreuses victimes. Un homme est toujours recherché.

 

_ Quels sont les faits ?

Il est 13 heures à Stockholm, 15 heures en France, lorsqu’un camion fonce dans la foule au croisement d’une grande artère, Klarabergsgatan et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottninggatan, près de la station T-Centralen. Le véhicule a terminé sa course dans un magasin Åhléns. Selon les services de sécurité suédois, il y aurait « plusieurs morts et de nombreux blessés », mais le nombre précis de victimes n’est pas encore connu. Selon les médias locaux, trois personnes au moins sont décédées.

 

_ Qui est l’auteur de l’attaque ?

« La Suède a été attaquée » et « tout laisse penser à un attentat », a affirmé de son côté le Premier ministre suédois, Stefan Löfven. Les forces de sécurité du pays ont indiqué dans un communiqué qu’elles recherchaient toujours « celui ou ceux qui sont derrière cet attentat ». Elles ont diffusé des images d’un homme relativement jeune portant une capuche noire, filmé par une caméra à proximité immédiate des lieux de l’attentat. Le camion qui a foncé dans la foule a été volé « à l’occasion d’une livraison à un restaurant », a déclaré une porte-parole de l’entreprise de transports Spendrups, Rose-Marie Hertzman.

 

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_ Que se passe-t-il dans Stockholm ?

La police a appelé, via internet et des haut-parleurs dans les rues, les habitants à rentrer chez eux dans le calme et à éviter les rassemblements de foule. Les lignes téléphoniques de la police sont saturées depuis l’attaque perpétrée cet après-midi. La police recommande d’utiliser les médias sociaux et surtout, de ne pas faire circuler de fausses informations. Le métro de Stockholm a été entièrement fermé. « Les trains de banlieue quittent la capitale et déposent les voyageurs pour revenir vides », signale en outre la police de Stockholm sur Twitter. Enfin, la circulation des bus et tramways dans le centre a été entièrement arrêtée.

 

T.C. avec AFP/ Publié le 07.04.2017/ Mis à jour le 07.04.2017/

 

http://www.20minutes.fr/monde/2046035-20170407-attentat-suede-sait-attaque-camion-belier-stockholm

 

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8 – Attentat à Londres : 4 morts et 40 blessés à Parliament Square, près du Palais de Westminster

 

La police britannique a qualifié l’attaque de « terroriste ». Des lycéens français de Concarneau figurent parmi les blessés.

GRANDE-BRETAGNE – Quatre personnes sont mortes dans un attentat terroriste àLondres ce mercredi 22 mars, quand un homme a lancé sa voiture contre la foule sur un pont menant au Parlement et poignardé à mort un policier avant d’être abattu par la police. « Cinq personnes ont été tuées, dont le policier qui protégeait le parlement et son assaillant présumé qui a été abattu par un policier », a expliqué Mark Rowley, le commandant de l’unité anti-terrorisme dans une déclaration devant Scotland Yard. « Je ne vais pas faire de commentaires sur l’identité de l’assaillant (…) mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste », a ajouté le haut responsable de la police britannique.

 

Selon Mark Rowley, l’assaillant présumé a d’abord renversé plusieurs piétons, dont trois policiers, sur le pont de Westminster menant au Parlement et à Big Ben, attraction touristique majeure de la capitale britannique. L’attaque a également fait une quarantaine de blessés. Parmi eux figurent trois élèves français, dont le pronostic vital n’est pas engagé, du lycée Saint-Joseph de Concarneau qui étaient en voyage scolaire dans la capitale anglaise. Au moins deux personnes sont mortes sur le pont. Plus d’une dizaine ont été soignées sur place, selon les services ambulanciers de Londres. Une femme, qui a sauté dans la Tamise pour échapper au véhicule, a été repêchée grièvement blessée.

 

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_ Les députés évacués

Se trouvant sur les lieux, l’ancien ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a filmé des personnes allongées par terre, et partagé les images sur Twitter. « Une voiture sur Westminster Bridge vient juste de faucher au moins cinq personnes », a-t-il écrit. Après avoir embouti son SUV gris contre des grilles peu après la sortie du pont, l’assaillant est sorti de la voiture et a couru vers une entrée du Parlement toute proche, avant de poignarder un policier, a ajouté Mark Rowley. La police a fait feu sur lui alors qu’il essayait de s’attaquer à un deuxième officier.

 

« Il y a eu des coups de feu et de couteau au Parlement. Restez en sécurité tout le monde. »

  

Des photos, prises par un journaliste politique, Rupert Myers, montrent le député conservateur Tobias Ellwood pratiquant en vain un massage cardiaque sur le policier mortellement blessé. « Nous étions en train de prendre des photos de Big Ben lorsque tout le monde s’est mis à courir et que nous avons vu un homme d’une quarantaine d’année portant un couteau d’environ vingt centimètres. Ensuite on a entendu trois coups de feu. Nous avons traversé la rue et avons vu l’homme en sang par terre », a raconté Jayne Wilkinson à l’agence britannique Press Association.

 

« J’ai clairement entendu des coups de feu. J’ai vu tomber quelqu’un habillé de noir. Je pense que c’était un policier », a déclaré à l’AFP une employée du Parlement qui a vu la scène depuis son bureau. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme a agi seul, a déclaré Scotland Yard. « L’enquête a été confiée au commandement anti-terroriste » et des « policiers supplémentaires seront déployés ce (mercredi) soir » dans les rues de Londres, a ajouté la police, appelant la population à la vigilance.

 

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_ Réunion de crise

Les députés ont aussitôt été confinés à l’intérieur du Parlement avant d’être évacués un peu plus tard vers Westminster Abbey, toute proche, escortés par des policiers lourdement armés. La Première ministre Theresa May « va bien », a indiqué un porte-parole du 10, Downing Street. Il a refusé de confirmer si Theresa May se trouvait encore sur place au moment de l’attaque. Des photos la montrent quittant le Parlement à grande vitesse à bord de sa voiture officielle.

La Première ministre devait présider dans la soirée une réunion de crise interministérielle Cobra, ont indiqué ses services. L’attaque a mobilisé un hélicoptère de secours et de nombreuses ambulances. La station de métro de Westminster a été fermée et la grande roue du London Eye était à l’arrêt en fin d’après-midi.

 

22/03/2017/ Actualisé/ 22/03/2017/ Rédaction du HuffPost avec AFP

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/22/des-coups-de-feu-entendus-devant-le-parlement-a-londres_a_21905723/

 

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9 – Le Pakistan lance une vaste offensive anti-terroriste

 

(RV) Entretien – L’armée pakistanaise a annoncé mercredi 22 février 2017 le lancement d’une opération antiterroriste dans l’ensemble du pays après une série d’attentats-suicides qui ont fait plus de 100 morts la semaine dernière.

Cette campagne intitulée « élimination de la violence » va impliquer l’ensemble des forces aériennes et navales ainsi que les forces de l’ordre de toutes les villes du pays. Avec la menace nouvelle des groupes affiliés à l’organisation de l’État islamique, le Pakistan fait face à une nouvelle vague de déstabilisation. Mais, surtout, l’armée et les services secrets semblent toujours sous-estimer la dangerosité réelle des groupes talibans, avec lesquels d’ailleurs l’État pakistanais joue parfois un jeu trouble.

 

Image associée

 

Interrogé par Cyprien Viet, Georges Lefeuvre, chercheur associé à l’Iris, anthropologue et fondateur de « Af-Pak Research », rappelle que la porosité des zones tribales, à la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan, rend la lutte anti-terroriste extrêmement délicate

 

(XS-CV)/ 23/02/2017/

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2017/02/23/le_pakistan_lance_une_vaste_offensive_anti-terroriste/1294406/

 

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10 – Une quarantaine de policiers décapités dans le sud de la RDC

 

L’attaque menée par des miliciens fait partie de la rébellion qui conteste le pouvoir de Joseph Kabila. Des miliciens ont décapité une quarantaine de policiers après leur avoir tendu une embuscade vendredi dans le sud de la République démocratique du Congo. L’attaque menée par les miliciens du groupe Kamuina Nsapu visait un convoi de policiers qui se rendait de Tshikapa à Kananga, deux villes de cette région qui connaît un mouvement d’insurrection depuis le mois d’août.

 

Rébellion contre Kabila. Les miliciens se sont emparés des armes des policiers et des véhicules à bord desquels ils circulaient, a précisé François Kalamba, président de l’assemblée provinciale de Kasai. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière commise contre les forces de sécurité congolaises depuis le début de la rébellion qui s’est étendue à cinq provinces et constitue une menace sérieuse pour le pouvoir du président Joseph Kabila.

 

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Ce dernier a refusé de quitter ses fonctions à la fin de son mandat de chef de l’Etat en décembre provoquant une série de violences meurtrières dans l’ensemble du pays. L’attaque de vendredi fait suite, selon les autorités gouvernementales, à une série de redditions de la part d’insurgés dans la province voisine de Kasai-Central au cours des derniers jours.

 

Fosses communes. Selon les statistiques des Nations unies, plus de 400 personnes ont été tuées dans les récentes violences en RDC. Le gouvernement a précisé mardi que 67 policiers et de nombreux soldats avaient péri dans des heurts. Six policiers ont été épargnés dans l’attaque de vendredi au motif qu’ils parlaient le dialecte local tshiluba. De nombreuses victimes ont été retrouvées dans des fosses communes. Les Nations unies ont annoncé cette semaine qu’elles avaient identifié dix charniers et qu’elles enquêtaient sur sept autres.

 

Le 25 mars 2017/

 

http://www.europe1.fr/international/une-quarantaine-de-policiers-decapites-dans-le-sud-de-la-rdc-3195296/

 

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