RELATIONS INTERNATIONALES/ ECONOMIE/ TERRORISME : Nouvelles approches pour établir la paix et la croissance (sur fond d’incertitudes stratégiques)

FRANCE-RUSSIA-DIPLOMACY

 

« IDE/ AFRIQUE/ Période d’incertitude : En dépit de l’instabilité économique mondiale, les pays africains connaissent une reprise modérée et le taux de croissance moyen du continent devrait s’établir à 2,6 % en 2017. S’il veut consolider durablement cette reprise, le continent devra toutefois établir un climat des affaires favorable susceptible d’attirer des investisseurs privés et de débloquer le potentiel d’investissement en Afrique. C’est en substance le message délivré par les intervenants au colloque de samedi 22 avril sur l’état de l’Afrique, un événement majeur organisé chaque année par la Région Afrique de la Banque mondiale. Dirigeants du secteur privé, partenaires de développement et autres parties prenantes étaient réunis dans le but d’analyser les principaux facteurs qui pourraient peser sur l’avenir économique de l’Afrique. »

 

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1 – Trump accuse l’Allemagne d’être « très mauvaise pour les Etats-Unis » sur le plan commercial

 

Le président américain s’en est pris mardi aux excédents commerciaux allemands. Dimanche, Angela Merkel avait estimé que les Européens ne pouvaient plus totalement compter sur les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a accusé mardi 30 mai, dans un tweet matinal, l’Allemagne d’être « très mauvaise pour les Etats-Unis » sur le plan des relations commerciales et militaires : « Nous avons un ÉNORME déficit commercial avec l’Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu’elle ne le devrait pour l’OTAN et le secteur militaire. Très mauvais pour les USA. Ça va changer. » Pratiquement en même temps à Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel a jugé « extrêmement important » que l’Europe devienne un « acteur qui s’engage à l’international » notamment en raison de l’évolution des Etats-Unis sous Donald Trump. Dimanche, elle avait jugé à la suite d’un G7 très difficile que les Européens ne pouvaient plus totalement compter sur les Etats-Unis de Donald Trump.

 

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_ « Politique étrangère commune »

La chancelière, qui recevait mardi le premier ministre indien, Narenda Modi, a quant à elle affirmé : « La relation transatlantique est d’une importance primordiale. Ce que j’ai simplement fait, c’est de dire que compte tenu de la situation actuelle, il y a encore plus de raison pour lesquelles nous devons en Europe prendre notre destin en main.» Selon elle, il est nécessaire pour les Européens d’avoir une « politique étrangère commune » pour, par exemple, pousser à « la résolution du conflit en Libye ». « Sur certaines questions, nous ne sommes pas aussi bons que nous devrions l’être, la question de la politique migratoire notamment », a-t-elle ajouté.

 

Comme d’autres dirigeants européens par le passé, Mme Merkel a insisté sur la nécessité pour l’Union européenne (UE) de s’affirmer sur la scène internationale pour mieux défendre ses intérêts. Mais jusqu’ici, la mise en place d’une action diplomatique européenne a achoppé sur les prérogatives des Etats membres en la matière et leurs réticences à abandonner des pans de souveraineté dans ce domaine régalien. Ces derniers jours, Berlin a une nouvelle fois insisté sur cet objectif tout en haussant le ton face à Donald Trump, notamment à cause de son refus de dire s’il allait respecter l’accord de Paris sur le climat.

 

Lundi, le ministre des affaires étrangères allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, s’est montré très virulent à l’égard du président américain, accusé d’avoir « affaibli » l’Occident et de travailler à l’encontre des intérêts de l’Union européenne. Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dès le jour de l’élection de l’homme d’affaires, la chancelière avait signifié à Donald Trump qu’il devait être fidèle aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses. En accord à son discours anti-libre-échange, M. Trump avait pour sa part adopté à plusieurs reprises un ton très dur vis-à-vis des excédents commerciaux allemands. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles et aussi accusé Berlin de devoir « d’énormes sommes d’argent » à l’OTAN et aux Etats-Unis.

 

Le Monde.fr avec AFP | 30.05.2017 à 14h18

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/05/30/trump-accuse-l-allemagne-d-etre-tres-mauvaise-pour-les-etats-unis-sur-le-plan-commercial_5136036_3210.html

 

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2 – Coup de froid entre l’Europe et les États-Unis : qu’a vraiment voulu dire Merkel ?

 

La chancelière allemande a qualifié de « quasiment révolue » la confiance entre l’Europe et les États-Unis, dimanche. S’agit-il du tournant historique proclamé par certains ? « Un potentiel séisme politique dans les relations transatlantiques », comme le craint le New York Times? Le discours prononcé par Angela Merkel à Munich, dimanche, a sonné comme un avertissement adressé à Washington. « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main (…) Nous devons nous battre pour notre propre destin », a dit la chancelière allemande lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. Sans directement citer Donald Trump, la chancelière a qualifié de « quasiment révolue » l’époque où la confiance prévalait, dans une apparente allusion à la relation entre l’Europe et les Etats-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain. 

 

Angela Merkel s’exprimait au terme de deux jours de rencontres au sommet, dans le cadre de l’Otan et du G7 ou les partenaires des Etats-Unis se sont heurtés aux positions de Trump. Sur la défense, d’abord, après le discours très dur du président américain à Bruxelles où il n’a pas jugé utile de mentionner l’article 5, qui prévoit que les Alliés viennent au secours d’un Etat attaqué, et intimé aux Européens de dépenser plus pour leur défense. Mais également sur le climat, où il a éludé sa réponse. Ses propos ont été suivis d’autres plus directement critiques du chef de la diplomatie allemande, ce lundi. Sigmar Gabriel, a estimé que les actions de Trump avaient « affaibli » l’Occident et accusé la politique des Etats-Unis d’être contraire « aux intérêts de l’Union européenne ». 

 

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_ La fin de la relation transatlantique?

« Depuis 1945, le principal but stratégique de l’URSS puis de la Russie en Europe était de briser l’alliance américano-allemande. Trump l’a fait », s’alarme sur Twitter le néoconservateur David Frum, auteur des discours de George W. Bush. Est-ce si grave? « Sans minimiser les propos d’Angela Merkel, il ne faut toutefois pas les surinterprétrer, observe Jérôme Vaillant, professeur émérite à université de Lille et directeur de la revue Allemagne d’aujourd’hui. « Comme le relève la presse allemande, il s’agit plus d’un changement de rhétorique politique que de politique à proprement parler », fait valoir Jérôme Vaillant. L’Allemagne a-t-elle aujourd’hui les moyens de se passer du parapluie américain? Clairement non. Ces déclarations correspondent à la politique des petits pas d’Angela Merkel ». Il s’agit pour elle de convaincre les partenaires européens comme l’opinion allemande de la nécessité d’augmenter les dépenses en matière de défense, un choix budgétaire pas très populaire outre-Rhin.  

 

La prise de distance d’Angela Merkel avec l’Amérique de Donald Trump, très critique envers l’Allemagne, n’est par ailleurs pas nouvelle. En janvier, elle avait déjà tenu des propos similaires après que le milliardaire a estimé que le Royaume-Uni avait eu « bien raison » de quitter une Union européenne selon lui dominée par l’Allemagne, et prédit que d’autres pays suivraient la voie du Brexit. « Je pense que nous, les Européens, avons notre destin dans nos propres mains. Je vais continuer de m’engager pour que les 27 Etats membres travaillent ensemble vers l’avenir (…) face aux défis du XXIe siècle », avait réagi la dirigeante allemande.  

 

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_ Echéance électorale

« Le fait qu’elle a prononcé ce discours à Munich plutôt qu’à Berlin incite aussi à le relativiser », poursuit le politologue Jérôme Vaillant. En pleine campagne électorale pour les législatives de septembre, la chancelière participait à une réunion de l’Union chrétienne-sociale (CSU), parti conservateur bavarois. Il s’agissait de faire la paix avec cet allié du parti de la chancelière, l’Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), en froid avec elle en raison de sa politique d’accueil des migrants. L’Europe et la défense constituent des sujets à même de conforter la convergence des deux partenaires, constate de son côté The Economist

 

Enfin le message cible aussi l’adversaire social-démocrate de la chancelière, Martin Schulz, analyse l’hebdomadaire britannique. L’ancien président du Parlement européen qui se pose en candidat anti-Trump et en champion de l’Europe n’est pas favorable à la hausse des dépenses de défense jusqu’à 2% du PIB, recommandé par l’OTAN. Les propos de Merkel illustrent en tout cas la dégradation de l’image des Etats-Unis et du Royaume-Uni après l’élection de Trump et le Brexit, relève The Economist. Au point que critiquer les partenaires transatlantiques soit devenu payant électoralement en Allemagne. 

 

Par Catherine Gouëset, publié le 29/05/2017 / Mis à jour à le 29/05/2017

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/coup-de-froid-entre-l-europe-et-les-etat-unis-qu-a-vraiment-voulu-dire-merkel_1912606.html#xtor=AL-447

 

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3 – Le ton et la tension montent entre Trump et Merkel

 

Le ton est encore monté d’un cran mardi entre Angela Merkel et Donald Trump qui a lancé une virulente charge contre l’Allemagne, la tension entre les deux pays atteignant un niveau inédit dans l’histoire récente. Depuis la fin du sommet du G7 en Sicile, où le président américain a fait cavalier seul, en particulier sur la question du climat, la chancelière allemande ne mâche plus ses mots sur la politique du nouveau locataire de la Maison Blanche.

 

Comme souvent, Donald Trump a choisi Twitter pour lancer la riposte. «Nous avons un ENORME déficit commercial avec l’Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu’elle ne le devrait pour l’Otan et le secteur militaire. Très mauvais pour les USA. Ca va changer», a-t-il lancé. Une heure plus tôt, Angela Merkel, connue pour choisir ses mots avec attention, avait jugé «extrêmement important» que l’Europe devienne un «acteur qui s’engage à l’international» notamment en raison de l’évolution de la politique américaine.

 

La chancelière a certes souligné que la relation transatlantique était «d’une importance primordiale», mais, a-t-elle ajouté, «compte tenu de la situation actuelle, il y a encore plus de raisons pour lesquelles nous devons en Europe prendre notre destin en main. Son ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel était allé plus loin lundi, estimant que les actions du président américain avaient «affaibli» l’Occident et accusant sa politique d’être contraire «aux intérêts de l’Union européenne». Mme Merkel, comme d’autres dirigeants européens, ont par le passé insisté sur la nécessité pour l’UE de s’affirmer sur la scène internationale pour mieux défendre ses intérêts. Mais jusqu’ici, la mise en place d’une action diplomatique européenne a achoppé sur les prérogatives des Etats membres en la matière et leurs réticences à abandonner des pans de souveraineté dans ce domaine régalien.

 

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dès le jour de l’élection de l’homme d’affaires, la chancelière avait signifié à Donald Trump qu’il devait se tenir aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses. Avant et après son élection, le président américain ne s’était pas privé non plus d’attaquer l’Allemagne, menaçant en particulier d’instaurer des taxes douanières en représailles face aux excédents commerciaux allemands.

 

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_ Le tournant du G7

Mais le sommet du G7 de Taormina pourrait marquer un tournant. Dans un contraste saisissant avec d’autres dirigeants européens – notamment le président français Emmanuel Macron, qui avait décrit Donald Trump comme «quelqu’un d’ouvert», qui a «la volonté de progresser avec nous» – Angela Merkel avait déploré la teneur des discussions qui avaient abouti à un «six contre un». Reste à déterminer quelles seront les conséquences de cette escalade verbale sur les relations entre les deux géants économiques.

 

Peu avant le tweet matinal de Donald Trump, la ministre allemande de l’Economie, Brigitte Zypries, s’était efforcée de minimiser l’importance du locataire de la Maison Blanche sur le sujet de l’excédent commercial allemand. «Je fais une différence entre le président américain Trump et ceux qui ont aussi leur mot à dire aux Etats-Unis, comme les ministres, les gouverneurs et le Congrès», avait-elle lancé sur la radio publique NDR.

 

«L’Allemagne reste favorable à un commerce libre et ouvert, les entreprises allemandes veulent continuer à investir aux Etats-Unis et à y créer des emplois», avait-elle ajouté, soulignant que les Etats-Unis n’avaient aucune raison de craindre que les entreprises allemandes détruisent des emplois dans le pays. Donald Trump et Angela Merkel ont d’ores et déjà une nouvelle rencontre en vue: elle aura lieu lors du sommet du G20, début juillet, à Hambourg.

 

Par AFP/ 30 mai 2017/ Mis à jour le 30/05/2017.

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/30/le-ton-et-la-tension-montent-entre-trump-et-merkel_1573300

 

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4 – Rencontre Macron-Poutine : «La France est entre Moscou et Washington»

 

Quel sens donner à la rencontre au sommet Macron-Poutine ? Comment s’annonce l’avenir des relations franco-russes après le tête-à-tête de Versailles ? Sputnik fait le point dans cet entretien avec le général Dominique Trinquand et Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE).

Poutine et Macron ont tenu une conférence de presse conjointe dans la Galerie des Batailles du Château de Versailles, abordant les questions de la Syrie, de l’Ukraine, de la Tchétchénie, de la campagne électorale française et des droits de l’Homme. Le général Dominique Trinquand et Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), commentent pour Sputnik les perspectives des relations franco-russes.

 

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_ Reprise du dialogue

Selon Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, spécialiste de la gestion de crise et des opérations de maintien de la paix, la reprise du dialogue avec la Russie est une priorité pour Emmanuel Macron. « Je crois que le président Macron a demandé cette rencontre le plus rapidement possible pour remettre sur la table un sujet qui lui tient à cœur: la France est entre Moscou et Washington, et elle assure le lien. C’est une vieille tradition gaulliste, de placer la Russie en Europe et de pouvoir dialoguer.

 

L’échec de la réunion qui devait avoir lieu en octobre 2016 pour l’inauguration de la cathédrale orthodoxe russe est très frais, et le président Macron souhaite dialoguer avec la Russie, c’est une constante. Par ailleurs, la lutte contre le terrorisme est une de ses priorités, et dans ce cadre-là, la Russie a un rôle particulièrement important à jouer », a déclaré Dominique Trinquand. Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), spécialiste des relations internationales, estime lui aussi qu’Emmanuel Macron milite pour des relations équilibrées avec la Russie.

 

« Concernant cette rencontre, il y a deux manières de voir les choses. On peut penser, comme le font un certain nombre de médias, que c’est une faute de la part d’Emmanuel Macron, comme l’était la réception du colonel Kadhafi par Nicolas Sarkozy en 2007. Moi, je préfère retenir que cette réunion s’inscrit dans une profondeur, puisque c’est les 300 ans des relations diplomatiques franco-russes, et qu’il était important que cette rencontre ait lieu maintenant, après la réunion du G7 où la Russie n’était pas présente, et avant le G20 en juillet prochain à Hambourg. Je crois qu’Emmanuel Macron a bien compris l’importance d’avoir une relation d’équilibre avec la Russie, surtout parce que les relations avec les États-Unis semblent très perturbées », indique M. Dupuy.

 

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_ Sanctions contre la Russie

Pour Emmanuel Dupuy, Emmanuel Macron est conscient que de mauvaises relations avec la Russie ne peuvent être que néfastes, notamment au niveau économique : « Je crois que le président Macron a voulu montrer à quel point la relation perturbée entre la France et la Russie pouvait avoir des conséquences économiques. Le président l’a rappelé, près de 500 entreprises françaises sont présentes à Moscou, et la France est le premier employeur en Russie, hors pays du voisinage. Et puis il y a aussi un certain nombre de perspectives nouvelles, notamment dans la coopération industrielle, avec par exemple la présence d’intérêts russes dans Airbus ».

 

Bien que le G7 ait évoqué samedi l’éventualité de nouvelles sanctions contre la Russie, le général Trinquand estime que la France est assez naturellement disposée à vouloir lever les sanctions contre la Russie, contrairement à d’autres pays occidentaux. « Les marchés français, notamment agricoles, sont très importants en Russie. Donc la France a une tendance naturelle à vouloir changer la donne. Il y a d’autres pays comme les États-Unis qui poussent beaucoup au maintien des sanctions auprès d’un certain nombre de pays de l’Union européenne. Et puis il y a les pays d’Europe centrale, qui sont toujours inquiets de voir ce qui se passe à leurs portes et qui, il y a une trentaine d’années, étaient encore sous la coupe du Pacte de Varsovie », indique le général Trinquand.

 

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_ Syrie

Sur la question syrienne, Dominique Trinquand et Emmanuel Dupuy considèrent tous deux que les positions des présidents Macron et Poutine ne sont pas incompatibles. Selon Dominique Trinquand, « Il ne faut pas oublier les paroles d’Emmanuel Macron, qui a dit que nous ne pourrons vraiment lutter contre les extrémistes en Syrie que s’il y a un gouvernement qui tient. C’est typiquement une expression qu’on pourrait entendre chez les Russes! Bien sûr, après se pose la question de qui sera dans ce gouvernement, mais ça c’est un autre sujet. » Emmanuel Dupuy trouve également « qu’il n’y a pas de contradiction entre les « lignes rouges » fixées par l’un et l’autre ».

 

« La question du chimique (attaques chimiques, ndlr) a aussi beaucoup perturbé les Russes. Le bombardement de Khan Cheikhoun a sans doute contrarié l’agenda plus diplomatique et moins militaire qu’ils avaient après la chute d’Alep. On se souvient d’ailleurs que la Russie avait invité la communauté internationale à penser à la reconstruction, avait invité l’ensemble des belligérants à dialoguer, à Genève et à Astana, et avait appelé de ses vœux la mise en place d’un gouvernement inclusif. Je ne vois pas de différence majeure avec la position d’Emmanuel Macron ».

 

© Sputnik International/ 30.05.2017/ Mis à jour 30.05.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201705301031599158-poutine-macron-rencontre-sputnik-analystes/

 

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5 – Syrie, Tchétchénie, terrorisme… : On vous résume la première rencontre entre Macron et Poutine

 

Si vous n’avez pas suivi la conférence de presse conjointe d’Emmanuel Macron et de Vladimir Poutine ce lundi, « 20 Minutes » vous fait le résumé. Le président russe, Vladimir Poutine, est arrivé à 13h45 à Versailles pour une séance de travail avec Emmanuel Macron./ . Les deux hommes ont tenu une conférence de presse conjointe vers 17h./ . Le président français a déclaré vouloir « une collaboration accrue avec la Russie ».

Vladimir Poutine a été reçu, ce lundi, par Emmanuel Macron à Versailles pour inaugurer l’exposition « Pierre Le Grand, un tsar en France », 300 ans après la venue de son prédécesseur, mais aussi et surtout pour un entretien diplomatique. On fait le point sur les thèmes abordés.

 

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_ Les armes chimiques et le terrorisme au cœur des discussions sur la Syrie.

« J’ai indiqué qu’une ligne rouge très claire existe de notre côté :  l’utilisation d’une arme chimique par qui que ce soit », qui fera « l’objet de représailles et d’une riposte immédiate de la part des Français », a déclaré le président Macron. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il souhaitait « renforcer le partenariat avec la Russie » sur ce dossier. «  Notre priorité absolue, c’est la lutte contre le terrorisme et l’éradication des groupements terroristes et en particulier de Daesh », a-t-il ajouté. « C’est le fil directeur de notre action en Syrie », a insisté le chef de l’Etat français, qui s’est accordé avec Vladimir Poutine sur la création d’« un groupe de travail » franco-russe pour lutter contre le terrorisme.

 

Emmanuel Macron a également plaidé pour une transition démocratique pour la Syrie, « mais en préservant un Etat syrien » car, dans la région, « les Etats faillis sont une menace pour nos démocraties ». Il a indiqué qu’il faudrait « discuter avec l’ensemble des partis en présence » dans le dossier syrien, « y compris les représentants de Bachar al-Assad », notant, en réponse à une question, que « pour autant » la réouverture d’une ambassade de France à Damas n’était « pas une priorité ».

 

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_ La répression des homosexuels en Tchétchénie

Concernant les accusations de répression d’homosexuels en Tchétchénie, Vladimir Poutine a dit à Emmanuel Macron que « des mesures » avaient été prises : « Le président Poutine m’a (…) indiqué avoir pris plusieurs initiatives sur le sujet des personnes LGBT en Tchétchénie, avec des mesures visant à faire la vérité complète sur les activités des autorités locales et régler les sujets les plus sensibles », a déclaré Emmanuel Macron, promettant qu’il serait « constamment vigilant » sur la question.

« J’ai très précisément indiqué au président Poutine les attentes de la France », a-t-il aussi assuré à la presse à l’issue de son tête-à-tête avec son homologue russe, ajoutant avoir « convenu » avec lui « d’avoir un suivi extrêmement régulier ensemble » sur la question. Le chef de l’État français a « rappelé » au président russe « l’importance de sujets qui touchent nos valeurs et nos opinions publiques », ainsi que « l’importance pour la France du respect de toutes les personnes, les minorités et sensibilités ».

 

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_ Sputnik et Russia Today exclus du QG présidentiel de Macron. 

Emmanuel Macron a assumé l’exclusion des journalistes de Russia Today et Sputnik de son quartier général de la campagne présidentielle : « On va se dire les choses, en vérité Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins », a fustigé le chef de l’Etat français. « J’ai toujours eu des relations exemplaires avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes », a-t-il martelé. « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence », a insisté le président français, enchaînant : « Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence durant cette campagne qui, à plusieurs reprises, ont produit des contre-vérités. »

 

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_ Les sanctions contre la Russie concernant la crise ukrainienne.

« Vous avez demandé comment les sanctions contre la Russie pourront aider à régler la crise dans l’est de l’Ukraine ? Et voilà la réponse : aucunement ! Luttez pour la suppression de toutes les restrictions dans l’économie mondiale », a déclaré Vladimir Poutine. Emmanuel Macron a de son côté indiqué qu’il y aurait « une discussion » au format Normandie dans les « prochains jours ou semaines » pour éviter « une escalade » des tensions. « Sur la situation en Ukraine, nous avons longuement parlé des différents points de détails et de mise en œuvre du processus dit de Minsk. Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c’est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit Normandie » réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, a déclaré Emmanuel Macron.

 

Dans ce cadre, le chef de l’État français a plaidé pour qu’un « bilan complet de ces éléments puisse être partagé » et « en particulier » que « nous puissions avoir accès à un rapport détaillé de l’OSCE qui s’assure d’éléments structurants et importants dans la région ». « Sur ce sujet, c’est donc un processus qui doit perdurer, mais sur lequel nous avons l’un et l’autre partagé nos vues et en tout cas, j’ai pour ma part rappelé la volonté que nous puissions aboutir dans le cadre des engagements de Minsk à une désescalade », a-t-il aussi affirmé.

 

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_ La venue de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle. 

Le président russe Vladimir Poutine a justifié avoir reçu en Russie le 24 mars dernier Marine Le Pen durant la campagne : « Cela n’a pas été sa première visite à Moscou, elle y vient régulièrement », a assuré Vladimir Poutine. « Nous sommes prêts à accueillir tout le monde. Et quand madame Le Pen nous a demandé de l’accueillir, pourquoi aurions-nous refusé ? », s’est-il défendu. « D’autant plus qu’elle a toujours prôné un développement des relations avec la Russie. Cela aurait été bizarre de l’avoir rejetée », a souligné le président russe.

Cette visite a suscité en France des craintes d’une éventuelle ingérence russe dans l’élection présidentielle. Ce qu’avait démenti le Kremlin : « Croyez-vous que nous n’étions pas au courant des sondages de l’opinion publique en France, que nous ne voyions pas qui était soutenu par la majorité des Français ? », a lancé le président russe.

 

Manon Aublanc avec AFP/ Publié le 29.05.2017/ Mis à jour le 30.05.2017

 

http://www.20minutes.fr/politique/2076775-20170529-syrie-tchetchenie-terrorisme-resume-premiere-rencontre-entre-macron-poutine

 

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6 – Irak : près de 30 morts dans deux attentats suicide à Bagdad

 

Près de 30 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans deux attentats suicide survenus à quelques heures d’intervalle mardi à Bagdad, au moment où les forces irakiennes progressent lentement face aux jihadistes à Mossoul plus au nord. Les deux attentats ont été revendiqués par le groupe jihadiste sunnite Etat islamique (EI), celui-là même qui résiste aux troupes gouvernementales à Mossoul, deuxième ville d’Irak, où le sort de quelque 200.000 civils pris au piège des combats inquiète les organisations internationales. Ils ont eu lieu en plein ramadan, souvent endeuillé en Irak par des attentats jihadistes qui frappent surtout le soir, quand les habitants sortent se promener après le repas de rupture du jeûne, pour faire le plus grand nombre de victimes.

 

Mardi peu après minuit, un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé devant un marchand de glaces populaire dans le quartier de Karrada, dans le centre de la capitale irakienne, faisant 16 morts et 75 blessés, ont précisé des responsables. Haidar Hussein, 22 ans, était attablé avec des amis à un café près du lieu de l’attaque. Il raconte avoir vu un policier tenter d’empêcher un pickup blanc d’approcher la zone, avant d’assister à l’explosion du véhicule. Le jeune homme a été projeté par terre et blessé au bras et à la jambe, mais son ami Karar n’a pas survécu. «Beaucoup de personnes étaient par terre, dont des femmes et des enfants, et leurs cris résonnaient de plus en plus fort», dit-il. Le groupe jihadiste sunnite a revendiqué l’attaque disant avoir visé visant «un rassemblement de chiites».

 

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– Progression lente –

Quelques heures plus tard, un kamikaze a fait exploser une voiture piégée non loin du principal bâtiment du service des retraites, près d’un important pont de la capitale, a indiqué dans un communiqué le commandement des opérations à Bagdad. L’attaque, revendiquée par l’EI, a fait au moins 11 morts et 40 blessés, selon des responsables.

 

A Mossoul, dernier grand fief urbain de l’EI en Irak, les forces gouvernementales soutenues par l’aviation de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis progressaient en direction de la vieille ville, leur ultime objectif mais dont la reconquête s’avère ardue. Soldats, policiers et forces spéciales tentent depuis la semaine dernière de reprendre trois quartiers -Al-Chifaa, Al-Saha et Al-Zinjili- au nord de la vieille ville.

 

A Al-Chifaa, les troupes avancent lentement. «Le problème est que quatre ou cinq hôpitaux se trouvent dans ce quartier», a dit à l’AFP le général Chaker Kazem Mohsen, précisant que les militaires avaient la latitude de «prendre leur temps pour épargner les infrastructures et les civils». Selon lui, les jihadistes ont davantage recours aux «snipers et kamikazes» pour repousser les troupes depuis qu’ils ont perdu plusieurs sites de production d’armes. «Il y a entre 50 et 100 combattants qui se déplacent d’un bâtiment à un autre» à Al-Chifaa, a-t-il précisé.

 

Selon l’ONU, entre 180.000 et 200.000 civils sont bloqués dans les secteurs tenus par les jihadistes, la majorité dans la vieille ville, un entrelacs de ruelles étroites très peuplées et difficiles d’accès pour les blindés irakiens. L’aviation irakienne a largué mardi des tracts exhortant les habitants à fuir les zones de combat et les quartiers jihadistes mais l’ONU s’inquiète de l’impact humanitaire d’un nouvel exode massif.

 

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– «Civils en danger» –

«Les civils sont probablement bien plus en danger aujourd’hui, dans les toutes dernières étapes» des opérations militaires, a affirmé la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour l’Irak, Lise Grande. Selon elle, «les médicaments sont très rares, il y a d’importantes pénuries d’eau potable et les stocks de nourriture sont très limités». Et «les familles qui tentent de fuir sont souvent prises pour cible par des tireurs embusqués». Appuyées par la coalition internationale, les forces irakiennes mènent depuis mi-octobre l’offensive pour reconquérir Mossoul, tombée en juin 2014 aux mains de l’EI et où son chef Abou Bakr al-Baghdadi a fait sa seule apparition publique en juillet de la même année.

 

Après la reprise fin janvier de l’est de la ville, elles se sont lancées en février à l’assaut de la partie occidentale, reprise à près de 90% selon le commandement irakien. En sept mois, 760.000 civils ont quitté leur domicile à Mossoul, dont environ 150.000 sont déjà retournés chez eux, selon Mme Grande. Le Programme alimentaire mondial a affirmé mardi avoir «identifié des signes préoccupants d’une augmentation du taux de malnutrition parmi les enfants de Mossoul-Ouest récemment déplacés».

 

Par AFP/ 30 mai 2017/ Mis à jour à 30/05/2017.

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/30/irak-pres-de-30-morts-dans-deux-attentats-suicide-a-bagdad_1573256

 

Image associée

(BAGHDAD/Iraq, Bismaya New City)

 

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7 – L’ancien dictateur panaméen Manuel Noriega est mort

 

PORTRAIT – L’ex-dictateur, qui avait pris le pouvoir en 1983 avant d’en être chassé par les forces américaines en 1989, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 83 ans. L’ancien dirigeant du Panama Manuel Noriega est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 83 ans. Il représentait jusqu’à la caricature le dictateur latino-américain, dépassant largement en folie et en exubérance tout ce que les auteurs de romans ou de bandes dessinées ont pu inventer. Il a été à la fois l’un des agents les plus indispensables des États-Unis dans les années 80 dans leur lutte contre le communisme ou tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un mouvement de gauche et le meilleur allié de Pablo Escobar, transformant le Panama en grande plateforme d’exportation de la drogue. Il entretenait également d’excellentes relations avec Fidel Castro, et travaillait pour les services secrets cubains.

 

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Après une formation dans une école militaire au Pérou, Manuel Noriega entre en 1967 à l’École militaire des Amériques au Panama sur la base militaire de Fort Glick. Cette école a formé la plupart des futurs dictateurs du sous-continent, de l’Argentine au Chili en passant par les pays d’Amérique centrale. Il a déjà été recruté depuis plusieurs années par la CIA qui voit en lui un homme prometteur d’un pays qui est central dans la stratégie des États-Unis en Amérique. Le Canal du Panama est encore sous pavillon états-unien. Il accueille d’importantes bases militaires que Washington maintient pour protéger le très stratégique Canal qui permet de passer du Pacifique à L’Atlantique.

 

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_ Coup d’État

En 1968, Manuel Noriega participe au coup d’État contre le président Armulfo Arias qui ouvre la voie à deux décennies de dictature et la montée en puissance du général Omar Efrain Torrijos Herrera. Il deviendra le puissant chef du G2, l’impitoyable service de renseignements panaméen. Il parvient à se rendre indispensable à la fois au dictateur Torrijos et à la CIA dont il devient l’un des plus importants agents en Amérique centrale.

 

En 1981, le général Torrijos meurt dans un accident d’avion dont les circonstances restent jusqu’à aujourd’hui troubles. Manuel Noriega en profite pour devenir l’homme fort du régime panaméen. Il se rapproche de Pablo Escobar qui est en train de bâtir le puissant cartel de Medellin, l’une des organisations criminelles les plus puissantes de tous les temps. Le Panama devient le meilleur allié de l’organisation d’Escobar, plateforme de réexportation de la drogue principalement vers les États-Unis, lieu de blanchiment des gigantesques profits générés par le narco trafic, refuge aussi pour Pablo Escobar sa famille et ses troupes quand la situation se complique pour eux en Colombie. C’est l’époque aussi où Manuel Noriega se rapproche discrètement de Fidel Castro et devient agent des services secrets cubains.

 

Pendant la décennie 1980, les mouvements de guérillas se multiplient en Amérique centrale: le Nicaragua, le Salvador sont en pleine guerre civile. Manuel Noriega se met au service de Washington pour financer, armer et parfois abriter les mouvements contre révolutionnaires comme les contras nicaraguayens. Manuel Noriega semble satisfaire tout le monde. François Mitterrand le décorera même de la légion d’honneur en 1987.

 

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_ Les États-Unis envahissent le Panama en décembre 89

Un an plus tard, un tribunal fédéral états-unien accuse Manuel Noriega de trafic de drogue. En décembre, une commission sénatoriale aux États-Unis estime que Noriega a créé «le premier narco état des Amériques». En mai 1989, il annule le résultat de l’élection présidentielle qui avait sacré la victoire de Guillermo Endara et s’autodésigne président de la République. Désormais Washington ne peut plus fermer les yeux.

 

Le président George Bush décide l’invasion du Panama le 20 décembre 1989: l’opération «juste cause». S’ensuit une incroyable chasse à l’homme par l’armée américaine dans les rues de Panama. A la poursuite du dictateur, il le retrouve à la nonciature où il s’est réfugié. Un véritable siège est organisé par l’armée américaine qui tente de faire céder Manuel Noriega en diffusant 24 heures sur 24 du rock à plein volume. Il finit par se rendre le 3 janvier 1990. Il sera condamné à 40 ans de prison par un tribunal de Miami. Il sera ensuite extradé en France où il est condamné pour blanchiment d’argent le 7 juillet 2010. Il est extradé en 2011 vers son pays, où il est de nouveau jugé et condamné.

 

Par Patrick Bèle / Mis à jour le 30/05/2017/ Publié le 30/05/2017

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/05/30/01003-20170530ARTFIG00098-l-ancien-dictateur-panameen-manuel-noriega-est-mort.php

 

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(Panama city, 2017)

 

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8 – Dans cette période d’incertitude, l’Afrique a les moyens d’attirer des investissements pour réduire la pauvreté

 

LES POINTS MARQUANTS

. Le colloque 2017 sur l’état de l’Afrique a été l’occasion de faire le point sur l’évolution économique de la région et d’appeler à davantage d’investissements pour stimuler la création d’emploi et réduire la pauvreté.

. La Banque mondiale a réaffirmé sa volonté d’aider les pays africains à établir un climat des affaires susceptible d’attirer les investisseurs du secteur privé, d’atténuer les risques liés aux investissements et de capitaliser sur les capacités de l’Afrique à aller de l’avant.

. L’Afrique est en mesure de créer une situation budgétaire attractive pour les investissements publics et privés, en gérant efficacement les dépenses et en mobilisant les ressources domestiques.

 

En dépit de l’instabilité économique mondiale, les pays africains connaissent une reprise modérée et le taux de croissance moyen du continent devrait s’établir à 2,6 % en 2017. S’il veut consolider durablement cette reprise, le continent devra toutefois établir un climat des affaires favorable susceptible d’attirer des investisseurs privés et de débloquer le potentiel d’investissement en Afrique.

 

C’est en substance le message délivré par les intervenants au colloque de samedi 22 avril sur l’état de l’Afrique, un événement majeur organisé chaque année par la Région Afrique de la Banque mondiale. Dirigeants du secteur privé, partenaires de développement et autres parties prenantes étaient réunis dans le but d’analyser les principaux facteurs qui pourraient peser sur l’avenir économique de l’Afrique. Une table ronde animée par Julie Gichuru, journaliste à la télévision kenyane, a également rassemblé des responsables politiques et des experts africains de l’économie. « Aujourd’hui, les sources traditionnelles de financements sont en train de se tarir et il faut changer radicalement de modèle pour s’éloigner des modes de financement conventionnels, et favoriser des investissements plus durables », a déclaré Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, pendant son allocution d’ouverture.

 

Diop a aussi expliqué que, au-delà de la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles et d’une collaboration régionale plus étroite, ce changement devra s’appuyer sur une volonté politique forte et sur la responsabilisation des dirigeants africains. « Nous devons aider l’Afrique à réaliser la transformation structurelle dont nous parlons depuis des années, en minimisant les risques pour les investisseurs et en laissant plus de place au secteur privé », a-t-il insisté.

 

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Ce message est particulièrement pertinent à l’heure où la croissance des investissements en Afrique est en proie à des vents contraires. Dans sa présentation, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique, Albert Zeufack, a insisté sur les facteurs externes qui durcissent les conditions de financement pour l’Afrique, à savoir le protectionnisme accru de grandes économies comme les États-Unis et le Royaume-Uni ou encore la normalisation de la politique monétaire américaine. Il a aussi mentionné l’incertitude politique croissante qui règne au Nigéria, en Afrique du Sud et en Angola, trois pays qui à eux seuls représentent 60 % du poids économique de l’Afrique. Enfin, il a évoqué les problèmes de sécurité liés au terrorisme, l’insécurité alimentaire et les risques climatiques, comme la sécheresse qui sévit en Afrique orientale.

 

« C’est pourquoi il faut aller plus loin dans les réformes et poursuivre nos efforts pour assurer la stabilité macroéconomique dans nos pays », a souligné M. Zeufack, en encourageant les pays producteurs de pétrole à diversifier leur économie et à réinvestir les revenus pétroliers dans le développement d’autres secteurs, dont notamment l’agriculture. Une nécessité également rappelée par Muhamudu Bawumia, vice-président de la République du Ghana, dont il dirige aussi l’équipe de gestion économique : « Il faut que l’on comprenne, à l’échelle du continent, que le secteur agricole doit être une priorité d’investissement. »

 

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_ Accroître les investissements en Afrique

Comme l’a noté Albert Zeufack, le colloque était aussi l’occasion pour la Banque mondiale et les autres partenaires de développement de réaffirmer la réelle volonté de la communauté internationale d’accroître les investissements en Afrique. Comme en témoignent le projet de « pacte avec l’Afrique » du G20 et les 57 milliards de financements alloués sur les trois prochains exercices par l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Les dirigeants africains sont encouragés à actionner ces leviers pour mobiliser plus d’investissements et inverser ainsi la tendance observée ces dernières années : la croissance des investissements en Afrique, qui atteignait 8 % en 2010, est en effet tombée à un niveau proche de 0 % en 2015.

 

À cet égard, il faut impérativement réstaurer la confiance des investisseurs en parvenant à bien conjuguer les diverses sources de financement, a souligné le ministre kenyan des Finances, Henry Rotich, pendant le débat : « Nous l’avons constaté au Kenya, cela fonctionne : les investissements ont augmenté, car nos partenaires de développement ont été en mesure de combiner leurs financements avec des prêts commerciaux. »

 

Pour stimuler l’investissement, il peut être tentant de miser sur des incitations fiscales afin d’attirer de potentiels investisseurs. Or, « les données empiriques collectées partout dans le monde démontrent que ce type de pratiques est insuffisant pour susciter des investissements », a mis en garde M. Zeufack. Et de poursuivre : « Si votre climat des affaires n’est pas porteur, si vos infrastructures ne sont pas adaptées, si vous n’avez pas d’institutions en mesure de promouvoir et de renforcer l’investissement privé, aucune incitation fiscale ne suffira à attirer de nouveaux investisseurs. »

La Banque mondiale s’attache à financer des projets et à fournir une assistance technique dans les domaines où le secteur privé est le moins enclin à investir. Elle aide aussi les pays à établir un environnement des affaires à même de mobiliser des investisseurs du secteur privé, d’atténuer les risques liés aux investissements et de capitaliser sur les capacités de l’Afrique à aller de l’avant.

 

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_ Quand l’Afrique est aux commandes

« Il n’y a rien de plus rassurant pour un investisseur que de constater que vous êtes aux commandes et que vous gérez efficacement votre environnement », a affirmé Admassu Tadesse, président-directeur général de la Banque de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe pour le commerce et le développement (ou « banque de la ZEP » comme on l’appelle plus communément). Les pays africains sont en mesure de créer une situation budgétaire propice au renforcement des investissements publics et privés, en gérant efficacement les dépenses et en mobilisant leurs ressources domestiques.

 

Rappelant la belle réussite du secteur des télécommunications en Afrique, M. Tadesse a souligné que l’Afrique peut attirer les financements dont elle a besoin si elle met en œuvre les réformes nécessaires et si elle sait innover : « Notre secteur des télécommunications est la preuve vivante de ce que nous pouvons réussir. Et aujourd’hui, c’est le secteur de l’énergie qui est prêt à faire sa révolution ». Les réformes politiques touchant aux télécommunications ont été déterminantes pour la croissance du secteur et elles peuvent aboutir au même résultat dans le secteur de l’énergie. « La résolution du problème des tarifs, sans demander aux acteurs ou aux institutions de vendre l’électricité à un prix inférieur au coût de production, peut faire une énorme différence », a ajouté Admassu Tadesse.

 

Les Africains doivent aussi montrer aux investisseurs l’impact réel de leurs mises de fonds. C’est une façon de renforcer la confiance des investisseurs étrangers. Par ailleurs, le récent lancement de l’emprunt obligataire M-Akiba est un bon exemple de la manière de tirer parti des ressources domestiques pour investir. « Nous avons cherché à mobiliser l’épargne des Kenyans en leur offrant un produit qui leur permet d’investir dans des obligations d’État », a expliqué M. Rotich. Avec M-Akiba, tout citoyen peut investir une somme d’au moins 30 dollars dans ces obligations, au lieu de laisser dormir son argent à la banque sans en retirer d’intérêts.

 

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Enfin, les investissements dans les infrastructures sont un autre moyen de favoriser les synergies et le commerce entre différentes régions d’Afrique. Le mois prochain, le Kenya inaugurera sa liaison ferroviaire à écartement standard entre Mombasa et Nairobi. Géré par la Communauté est-africaine, une organisation régionale intergouvernementale, ce projet de près de 13 milliards de dollars facilitera les échanges et l’intégration régionale. Pour M. Bawumia, il faut que les dirigeants collaborent plus étroitement et définissent des politiques axées sur la logistique commerciale et les liaisons routières pour élargir le commerce intra-africain et doper les perspectives de croissance du continent.

 

Très concrètement et en se projetant au-delà du colloque, M. Diop a appelé les dirigeants africains à mettre en place des dispositifs incitatifs pour que leur administration applique les politiques définies, mais aussi à organiser des réunions régulières entre les gouvernements et le secteur privé, dans toutes les communautés économiques régionales d’Afrique.

 

28 avril 2017/ Banque mondiale/ WASHINGTON, le 28 avril 2017

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2017/04/28/africa-can-drive-investment-to-reduce-poverty-despite-uncertain-times

 

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9 – AFRIQUE : les flux d’IED sont menacés par l’incertitude

 

Les flux d’IED vers l’Afrique sont menacés par l’incertitude économique mondiale : les gouvernements et les investisseurs se réunissent pour envisager les solutions possibles. Pour les gouvernements africains, ce sont les investissements directs étrangers et l’accès au financement abordable nécessaires pour stimuler le développement, et plus particulièrement, pour combler le déficit d’infrastructure estimé à 900 milliards de dollars, qui sont en jeu.

 

Lors d’une table ronde organisée à Nairobi, les ministres de toute l’Afrique se sont réunis avec des investisseurs et des représentants du secteur privé afin de déterminer la meilleure façon d’aborder les obstacles en matière de risque de crédit et d’investissement, et de résoudre la problématique africaine. Les participants à la table ronde considèrent l’événement comme opportun dans la mesure où il a lieu à un moment d’incertitude géopolitique qui, selon la Banque mondiale, pourrait conduire à « des coûts d’emprunt plus élevés ou des coupes des flux de capitaux vers les marchés émergents et frontière ».

 

Pour les gouvernements africains, ce sont les investissements directs étrangers et l’accès au financement abordable nécessaires pour stimuler le développement, et plus particulièrement, pour combler le déficit d’infrastructure estimé à 900 milliards de dollars, qui sont en jeu. De même, le secteur privé est sur le point de perdre des milliards de dollars d’opportunités si les exigences en faveur d’un environnement d’investissement favorable ne sont pas correctement satisfaites.

 

Le forum d’une demi-journée, qui constitue la 4e table ronde consacrée aux risques politiques et de crédit en Afrique, s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) (www.ATI-ACA.org). L’événement a débuté par les observations pertinentes de S.E. Patrice Talon, Président du Bénin : « Le partenariat public-privé s’impose donc comme la réponse aux besoins d’investissement structurants de nos États. Se présente alors la nécessité de disposer d’outils appropriés permettant des investissements malgré la persistance de la perception de risque élevé en Afrique. Dans ce contexte, l’assurance-crédit constitue entre autres un outil efficace pour répondre à ce défi. »

 

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Les discussions qui ont suivi étaient axées sur la recherche de solutions pour relever les défis rencontrés par les gouvernements et les agences de crédit, par le biais d’intervenants tels que :

. L’Honorable Patrick Chinamasa, ministre des finances et du développement économique, Zimbabwe

. L’Honorable Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances, Bénin

. L’Honorable Felix Mutati, ministre des finances, Zambie

. Chamsou Andjorin, directeur des transactions gouvernementales et du développement du marché, Boeing Intl.

. Helen Mtshali, responsable de syndication – Afrique subsaharienne, solutions de financement industriel, GE

. Amel Hala, directeur principal, développement du commerce international sur les marchés émergents, SMBC.

 

Les investisseurs ne sont pas immunisés contre les événements politiques et sociaux qui ont lieu dans les régions émergentes telles que l’Afrique. En fait, en raison des gains réduits (l’indice boursier de référence des marchés émergents a perdu environ 4 % annuellement depuis 2010, avec un plus haut de 22 % de rendement annuel au cours de la décennie précédente), les investisseurs se concentrent désormais sur d’autres facteurs que le simple chiffre d’affaires sur ces marchés.Pendant les années fastes des deux dernières décennies, l’Afrique a connu des taux de croissance du PIB sans précédent, mais la diminution des prix des matières premières a entraîné le ralentissement de la croissance de la région d’Afrique subsaharienne, qui a atteint un taux d’1,5 % en 2016. Selon les estimations de la Banque mondiale, les exportateurs de pétrole représentent la majeure partie du ralentissement économique en raison de leur contribution à hauteur de deux tiers de la production régionale.

 

Dans un article de Bloomberg publié en mars 2016, les investisseurs sur les marchés émergents de certaines sociétés de premier plan ont montré un changement radical de leur tactique d’investissement en raison de la fragilité globale, qu’ils considèrent comme le signe d’une faiblesse institutionnelle, de la corruption, de la mauvaise gouvernance et du manque d’efficacité. Dans ce contexte, les investisseurs suivent désormais de près les indicateurs sociaux tels que les classements de la corruption, la parité entre les sexes et la mesure dans laquelle les règles de droit sont respectées dans les marchés émergents.

 

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« L’Afrique traverse une période de remaniement dans le cadre du nouvel ordre mondial, mais je ne pense pas que quiconque puisse miser contre sa résilience. Nous possédons toujours certaines des plus rapides croissances économiques du monde : en 2017, le Forum économique mondial a classé la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et le Sénégal sur la liste des dix économies les plus florissantes au monde », souligne George Otieno, PDG de l’ACA.

 

Dans ce climat, il est plus impératif que jamais que les gouvernements africains se concentrent sur la diversité économique afin de soutenir la croissance tout en tenant compte des risques pour les investisseurs. En tant qu’institution africaine respectée à l’international, l’Agence d’assurance de commerce africaine (ATI) offre la solution idéale, précisément parce que la société dispose de solides relations avec les gouvernements, et parce que ses évaluations des risques et ses solutions d’atténuation sont considérées comme crédibles par les investisseurs et financiers mondiaux. Lorsque l’ACA est impliquée dans une transaction, les gouvernements sont en mesure d’assurer la sécurité des investisseurs et des fournisseurs contre toute une série de risques d’investissement.

 

En 2016, l’ACA a assuré près de 2 milliards de dollars (202,8 milliards de shillings kényans) de transactions et d’investissements, et la société soutient un nombre croissant d’opérations de première importance sur le continent, telles que l’expansion de la flotte de la compagnie aérienne éthiopienne et l’investissement de 660 millions de dollars en faveur du lac Turkana, plus grand parc éolien de l’Afrique et, à ce jour, l’investissement le plus important réalisé au Kenya. Dans cet environnement, les produits de l’ACA sont considérés comme des outils précieux permettant aux prêteurs de prendre des risques d’investissement modérés en Afrique, et aux gouvernements et aux entreprises d’accéder à un financement plus abordable. Surtout, dans son rôle d’assureur de dernier recours, l’ACA fournit également le confort nécessaire pour accueillir des investissements continus sur le continent en pleine période d’incertitude. 

 

Source : African Trade Insurance Agency (ATI)./ Mai 11, 2017/ COMMUNIQUE DE PRESSE/ NAIROBI, Kenya, 10 mai 2017/

 

http://justinmorel.info/afrique-les-flux-died-sont-menaces-par-lincertitude/

 

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