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RUSSIE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT : des relations internationales pacifiques sont plus profitables aux pays en développement

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0.1 – Russie/ Gaz/ la Russie a couvert le tiers de la consommation européenne en 2016 (Gazprom) : La Russie a couvert près du tiers de la consommation de gaz du continent européen en 2016, un niveau jamais vu malgré les tensions avec l’Union européenne, a indiqué lundi Gazprom. « La part du gaz de Gazprom en Europe augmente progressivement et a presque atteint le tiers de la consommation européenne », écrit le géant russe dans la dernière édition de son magazine Blue Fuel. Les responsables du groupe avaient évalué sa part de marché en Europe en 2015 à 31%, ce qui constituait déjà un record. Depuis des mois, Gazprom met ses bons résultats en avant comme des preuves que l’UE ne peut se passer de gaz russe, bien que Bruxelles ou certains pays membres se soient opposés ces dernières années aux projets de nouveaux gazoducs russes. »

 

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0.2 – « Russie/URSS/ pas de leçons à recevoir de ces pays-là : Les relations internationales, examinées sous des prismes déformants, peuvent ressortir des chimères et des anomalies, sources d’erreurs stratégiques. On entend donc avec étonnement célébrer la mondialisation et la condamner, juste au sortir d’une élection, lorsqu’on constate qu’ailleurs (et dans son marché), il existe des pays et des entreprises plus performants et plus novateurs. Il faut donc protéger son pays, défendre ses entreprises et contenir le chômage inacceptable et tant pis pour ces pays-là, où même l’entreprise du quartier est non nationale…

En encourageant la coopération responsable, la Russie fait partie des rares pays qui évitent de normaliser des situations d’hégémonies irresponsables et de pillages. En effet, dans ces pays en quête effrénée de puissance, s’approprier des entreprises nationales et des firmes, des mines et des secteurs économiques stratégiques, est une stratégie ordinaire de développement. En fait, on n’aide pas ces pays, on s’aide en grandissant…

La Russie n’a pas de leçon à recevoir sur ces questions-là : paix dans le monde, relations internationales pacifiques, aide au développement en rapport avec les technologies avancées et l’énergie (fondement du développement échappant encore à ces pays), aide à la décolonisation totale et militaire des pays du sud (et victoire sur le nazisme), non participation au pillage économique et commercial des pays en développement au détriment de leurs intérêts fondamentaux, aides actives et variées en matière de paix et de sécurité, non immixtion dans les affaires intérieures de pays en dehors du cadre multilatéral, non participation aux mesures diverses et coloniales pour garantir la suprématie militaire et économique de pays alliés belliqueux, rôle énergétique central en Europe, appui technologique en matière de technologies avancées, de fusées et d’engins spatiaux, etc. »

Source : la rédaction./

 

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1 – Comment la Russie a conquis l’atome

 

Chez Rosatom, on estime devoir ce succès, en premier lieu, à des technologies d’avant-garde. Propulsé le 5 octobre 2016 au poste de directeur adjoint de l’Administration du président Poutine, Sergueï Kirienko a dirigé 11 ans durant la corporation d’État Rosatom, le géant nucléaire russe. Sous sa gestion, la Russie a fait une percée spectaculaire à l’international. Aujourd’hui, elle est le premier constructeur de centrales nucléaires dans le monde. L’hebdomadaire économique Kommersant Dengui explique comment le pays en est arrivé là.

 

Sergueï Kirienko a pris la tête du nucléaire russe, désigné à la direction de l’Agence fédérale pour l’énergie atomique par le président Poutine, avec pour mission de renforcer le contrôle de l’État sur le secteur et de faire revenir la Russie sur le marché mondial. À l’époque, la Russie n’occupait que 8 % du marché de la construction de nouveaux réacteurs à l’international, et de nombreuses entreprises de la branche étaient privatisées par leurs propres directeurs. Kirienko a lancé la nationalisation d’une vingtaine de sociétés et les a replacées sous le contrôle de l’État. En 2007, ces entreprises étaient toutes réunies en une corporation d’État unique : Rosatom.

 

Aujourd’hui, la corporation regroupe environ 400 sociétés, qui couvrent tout le cycle de production dans le secteur atomique – depuis l’extraction d’uranium et la fabrication d’énergie nucléaire jusqu’à la conception, la construction et la maintenance des centrales et la création de missiles nucléaires. L’agence a atteint une ampleur sans précédent – à l’heure actuelle, dans le monde, aucune entreprise ne propose une ligne aussi complète de services. La China National Nuclear Corporation, par exemple, construit aussi des stations atomiques mais ne fabrique pas d’équipement énergétique ; la société française Areva, de son côté, ne produit ni armes ni énergie nucléaires. L’éventail de services des autres sociétés opérant sur le marché mondial est encore plus limité.

 

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_ Des cours de physique pour diriger Rosatom

À l’époque de la formation de Rosatom, les spécialistes prédisaient à l’agence une rapide débâcle, affirmant qu’un tel géant, impossible à gérer, sombrerait soit dans la désorganisation, soit dans l’excès de bureaucratie, voire les deux. Les collaborateurs du secteur se montraient tout aussi sceptiques, accusant Kirienko du plus terrible des péchés : l’absence de professionnalisme. Et il faut admettre qu’au moment de son entrée en fonction, Sergueï Kirienko n’avait qu’une connaissance très superficielle de la branche nucléaire. Il a même travaillé, un temps, avec un professeur de physique pour combler ses lacunes. Ses efforts ont porté leurs fruits. « Vers 2010, Kirienko est devenu un spécialiste compétent, capable de prendre de bonnes décisions et qui se trompait rarement », confirme un représentant du secteur interrogé par Dengui.

 

Rosatom doit à Sergueï Kirienko la mise en place d’une nouvelle structure et d’une politique de ressources humaines efficace. Il est notamment le premier à avoir recruté des étrangers, avec la nomination à la vice-présidence du département Rusatom Overseas de Jukka Laaksonen, ex-directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection finlandaise, et Leos Tomicek, autrefois cadre dans une société d’ingénierie et de construction tchèque.

 

Les nouveaux arrivants ont progressivement modifié le style de la corporation. « Du haut de ses 55 ans, Tomicek pouvait s’installer dans un bar pour travailler, comme un vrai hipster, confie une source au sein de Rosatom. Pour nos sévères chercheurs nucléaires, au départ, c’était d’une bizarrerie sans nom… mais peu à peu, nous nous sommes rendu compte que notre propre style devenait plus moderne. » Autre mérite de Sergueï Kirienko : la réduction significative des dépenses de la corporation, ce qui constitue jusqu’à présent une rareté pour une compagnie d’État. À titre de comparaison, alors que les frais d’activité de Gazprom ont augmenté de 17,6 % au cours de l’année précédente, Rosatom a vu les siens baisser de 10 %.

 

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_ Renaissance nucléaire

C’est sur les marchés mondiaux que Rosatom a accru ses bénéfices de la façon la plus spectaculaire : son paquet de commandes de centrales nucléaires à l’étranger a été multiplié par cinq depuis 2007, atteignant la somme de 110 milliards de dollars. Rosatom est aujourd’hui leader dans ce domaine, avec 36 unités commandées de par le monde, soit 40 % du marché global de la construction de centrales. La corporation russe est à la tête de plus de commandes que tous ses concurrents pris ensemble, et son bénéfice net, au cours de ses neuf années d’existence, a été multiplié par dix, pour atteindre 143,8 milliards de roubles (environ 2 milliards d’euros).

 

Chez Rosatom, on estime devoir ce succès, en premier lieu, à des technologies d’avant-garde. « La Russie a construit et équipé la première et la seule centrale nucléaire de troisième génération au monde, de type 3+. Cela permet à nos clients potentiels de tâter le produit fabriqué et d’observer les différents stades de sa réalisation », souligne Vladislav Botchkov, vice-président du département des communications de Rosatom – Réseau international.

Mais cette réussite est aussi partiellement due à une conjoncture favorable. Au milieu des années 2000, le monde a connu le début d’une « renaissance nucléaire ». Durant les vingt ans qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, les scientifiques et les ingénieurs, effrayés, avaient expérimenté des formes d’énergie alternatives – éolienne, solaire, biomasse… Mais aujourd’hui, l’Association nucléaire mondiale recense 60 centrales en cours de construction sur la planète – soit un chiffre jamais atteint jusqu’à présent – et 440 stations en fonctionnement dans le monde.

 

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_ Tuer la concurrence

ITER, réacteur de recherche civil à fusion nucléaire de type tokamak. Le projet associe trente-cinq pays : ceux de l’Union européenne ainsi que l’Inde, le Japon, la Chine, la Russie, la Corée du Sud, les États-Unis et la Suisse. Jusqu’au début des années 2010, trois grands acteurs se partageaient le marché : le groupe américain Westinghouse (appartenant aujourd’hui à 87 % au japonais Toshiba), Rosatom et le français Areva.

 

Mais ces dernières années, Areva a été pratiquement exclue de la compétition : il ne lui reste aujourd’hui que 6 à 7 % des commandes mondiales. Les difficultés du groupe français sont liées à deux facteurs : d’une part, l’UE a quasiment cessé de construire des centrales nucléaires et, de l’autre, ses projets en Finlande et en France ont dépassé les devis initiaux et ont pris un retard de plusieurs années sur les délais prévus, lui faisant perdre des bénéfices. En principe, les entreprises japonaises auraient pu espérer se faire une place au sein de la troïka des leaders, mais elles ont suspendu tous leurs projets après la catastrophe de Fukushima. En pratique, Toshiba est aujourd’hui le seul groupe à se maintenir – grâce au rachat de Westinghouse et à l’utilisation de ses technologies.

 

De fait, Westinghouse demeure actuellement le seul concurrent sérieux de Rosatom, sachant que la part des Américains sur le marché mondial ne représente que la moitié de celle de la corporation publique russe.

La géographie des commandes, elle aussi, a joué en faveur du géant russe : les principaux commanditaires de nouvelles centrales, ces dernières années, ont été des pays asiatiques – Inde, Chine, Turquie, Vietnam, Bangladesh – unis à la Russie par des liens de longue date, ce qui a largement facilité, pour Moscou, la percée sur ces marchés.

 

Dans le même temps, malgré le déclin d’intérêt de l’Union européenne pour l’énergie nucléaire, Rosatom est parvenue à pénétrer sur le marché finlandais, mais aussi, grâce à des liens anciens, à maintenir ses contrats avec la Hongrie et à lancer un nouveau chantier en Biélorussie. Autre circonstance au bénéfice de ce développement considérable : les crédits étatiques. Sans le soutien du gouvernement russe, Rosatom n’aurait peut-être pas vu ses bénéfices augmenter si rapidement, estime un professionnel du secteur interrogé par Kommersant.

 

Sans oublier, enfin, la faiblesse du rouble et le moindre coût de la main-d’œuvre en Russie : ce sont ces facteurs, principalement, qui expliquent que le chiffre d’affaires en roubles de Rosatom a plus que doublé entre 2013 et 2015. « Le coût des services liés à la construction de centrales nucléaires est fixé en dollars dans le monde entier. Une unité revient à 6 à 10 milliards de dollars en moyenne, en fonction de sa puissance. Et vu que Rosatom produit ses équipements et son combustible en Russie, ses dépenses sont en roubles – elle est donc gagnante dans le cas d’une monnaie nationale faible », explique ainsi Sergueï Kondratiev, directeur pour le secteur nucléaire au sein de l’Institut russe de l’énergie et des finances.

 

Traduit par Julia Breen/ publié le mercredi 2 novembre 2016

 

https://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/11/rosatom-atome-nucleaire-russe/

 

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2 – Gaz : la Russie a couvert le tiers de la consommation européenne en 2016 (Gazprom)

 

La Russie a couvert près du tiers de la consommation de gaz du continent européen en 2016, un niveau jamais vu malgré les tensions avec l’Union européenne, a indiqué lundi Gazprom. « La part du gaz de Gazprom en Europe augmente progressivement et a presque atteint le tiers de la consommation européenne », écrit le géant russe dans la dernière édition de son magazine Blue Fuel.

 

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Les responsables du groupe avaient évalué sa part de marché en Europe en 2015 à 31%, ce qui constituait déjà un record. Cette progression devrait être enregistrée grâce à des exportations également à un niveau record cette année, « à la fois pour la période soviétique et l’histoire de la Russie moderne », qui s’explique notamment par d’importantes livraisons en novembre, a rappelé Gazprom. « Indépendamment du prix (les prix des contrats de Gazprom ont été plus intéressants que ceux sur le marché de gré à gré cet automne) et des conditions météorologiques (relativement normales cette année), Gazprom demeure le seul fournisseur capable de mettre de manière sûre des volumes supplémentaires à ses clients en Europe », explique le groupe.

 

Depuis des mois, Gazprom met ses bons résultats en avant comme des preuves que l’UE ne peut se passer de gaz russe, bien que Bruxelles ou certains pays membres se soient opposés ces dernières années aux projets de nouveaux gazoducs russes. La Commission européenne soupçonne par ailleurs le groupe public russe d’abus de position dominante dans huit Etats membres d’Europe de l’Est, où il aurait cloisonné les marchés du gaz afin de facturer des prix jugés « inéquitables ». Sur ce dossier, les deux parties se sont rapprochées ces derniers mois d’un accord à l’amiable qui permettrait d’éviter à la société russe de payer une amende. gmo/tbm/az

 

Publié le 27.12.2016*/ par AFP

 

http://www.lemondedelenergie.com/gaz-la-russie-a-couvert-le-tiers-de-la-consommation-europeenne-en-2016-gazprom/2016/12/27/

 

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3 – Russie : comment Poutine a rendu à son pays sa puissance militaire

 

Après la chute de l’URSS, elle était moribonde. Sous l’impulsion de Vladimir Poutine, elle retrouve un peu de sa superbe. De la Géorgie à la Crimée, en passant par l’Ukraine et la Syrie, l’armée avance ses pions. Les législatives du 18 septembre ont conforté le pouvoir de Vladimir Poutine, le parti pro-Kremlin Russie Unie ayant obtenu 54,3% des voix. L’un des secrets de sa popularité toujours au zénith est qu’il a rendu à son pays un peu du lustre d’antan, celui de la défunte URSS et, notamment, de sa mythique Armée rouge.

 

Par deux fois récemment la Russie a infligé un camouflet aux Occidentaux : lors del’annexion de la Crimée en mars 2014, puis lors de son intervention en Syrie en septembre 2015. Personne ne croyait son armée capable d’une telle audace. Pour l’Otan, le réveil a été brutal. Le Conseil européen des relations internationales est allé jusqu’à concéder qu’il s’agissait de « la transformation la plus rapide qu’ait connue une armée depuis les années 1930 ». De fait, l’effondrement de l’Union soviétique avait fait chuter le budget militaire de 246 milliards de dollars à 14 milliards entre 1988 et 1994. Les effectifs étaient passés de quelque 5 millions à moins de 1 million (chiffres cités par Austin Greg et Alexey Muraviev dans The Armed Forces of Russia in Asia).

 

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_ La Russie prend soin de l’armée

À l’exception de son arsenal nucléaire, l’armée était en lambeaux. En 2000, le naufrage du sous-marin Koursk en mer de Barents et l’agonie de son équipage avaient persuadé le monde entier que l’ours russe était devenu impotent. La campagne, certes victorieuse, de Poutine contre la Géorgie, en 2008, avait confirmé que l’armée souffrait de graves lacunes logistiques. Ces ratés humiliants ont provoqué un sursaut. La volonté du président de voir renaître la « Grande Russie » a été mise en musique par deux hommes. Le premier, Anatoli Serdioukov, a été ministre de la Défense de 2007 à 2012. Comme le dit Isabelle Facon, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique et maître de conférences à l’École polytechnique, « ce civil a fait le travail le plus ingrat : il a restructuré l’armée, mais il s’est irrémédiablement attiré l’hostilité féroce de l’état-major et de l’industrie de l’armement ».

 

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_ Un budget de 90 milliards de dollars attribué à l’armée

Il a en effet remplacé vingt-trois divisions poussives par une quarantaine de brigades réactives, a réduit la chaîne de commandement en licenciant massivement des officiers et a professionnalisé l’armée en limitant la part des appelés du contingent dans les nouvelles forces aéroportées ou spéciales qu’il a créées. Pour pallier les pesanteurs de l’industrie de l’armement, il s’est tourné vers l’étranger pour les composants électroniques des armes, ou pour des systèmes complexes comme les deux porte-hélicoptères Mistral français.

 

Un autre civil, Sergueï Choïgou, l’a remplacé en 2012. Il s’est réconcilié avec les industriels en prônant un retour au made in Russia (100 avions de chasse sortiront des usines russes en 2016, soit cinq fois plus qu’en 2010) ; il a doublé le nombre des grandes manœuvres, mobilisant jusqu’à 95 000 hommes, 170 avions et 20 navires en août 2015 ; il a multiplié les inspections surprises pour s’assurer de la combativité des unités ; et s’est attiré les faveurs de la troupe, en mettant à sa disposition des logements plus décents. Les officiers ont vu leur solde augmenter : le salaire mensuel d’un lieutenant est passé de 170 à 720 euros.

 

Poutine a épaulé ces efforts en portant le budget 2015 à 90 milliards de dollars (environ, car les finances russes demeurent opaques) et en adoptant un plan de réarmement 2016-2025 de quelque 700 milliards de dollars (488 milliards d’euros). Il prévoit notamment la construction d’un porte-avions et de vingt sous-marins nucléaires. L’armement de l’Arctique – riche en hydrocarbures – avec 16 ports, 13 bases aériennes et 10 stations radar est en bonne voie. Trois nouvelles divisions sont en cours de formation aux portes de l’UE.

 

Quinzième économie du monde, la Russie gère le quatrième (ou le cinquième) budget militaire de la planète. « Nous devons faire pour l’industrie de la défense ce que nous avons fait pour Sotchi », a déclaré Poutine en mai 2015 – allusion aux 50 milliards de dollars qui avaient été dévolus à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

 

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_ Une volonté de rétablir l’influence de la Russie

« En mettant sur pied ces forces souples et rapides, le président tend vers deux buts, explique Isabelle Facon. D’abord, rendre son armée crédible sur les plans opérationnel et technologique, pour que la Russie retrouve sa stature internationale. Ensuite, faire en sorte que les Occidentaux respectent sa zone d’influence, afin de pouvoir, par exemple, soutenir les républiques d’Asie centrale au cas où elles seraient menacées par de nouvelles “révolutions de couleur” [orange en Ukraine, rose en Géorgie, etc.] ».

 

La doctrine Poutine ? Elle est développée dans un document que le Kremlin a publié en mai 2014, année où a été inauguré à Moscou un Centre de contrôle pour la défense nationale, dans lequel un millier d’officiers vérifient en permanence que leur armée est en mesure de prendre des initiatives ou de riposter à d’éventuelles attaques sur son immense territoire. « Les États-Unis et leurs alliés, y lit-on, fomentent des révolutions dans des zones sensibles de la planète pour déstabiliser ou renverser les gouvernements, afin de contrôler et d’exploiter les ressources naturelles locales. »

 

La coordination interarmées et la mobilité stratégique issues de cette doctrine ont permis de compenser par deux fois l’infériorité financière et technologique (sauf en matière nucléaire) de la Russie face à l’Otan. D’abord, dans le Donbass ukrainien comme en Crimée, Moscou a pratiqué avec succès « une guerre hybride », que l’International Institute for Strategic Studies (IISS) définit comme « l’usage combiné de moyens militaires ou non militaires en vue de surprendre [l’adversaire] et d’obtenir un avantage psychologique et matériel, parallèlement à l’action diplomatique ».

 

« Petits hommes verts » sans insignes distinctifs qui prennent Sébastopol en vingt-quatre heures sans verser une goutte de sang, appui militaire évident (mais nié) aux séparatistes de Donetsk, propagande intensive pour dénoncer les « nazis » au pouvoir en Ukraine… Tous les moyens sont bons pour contrer l’ennemi qui s’aventure sur le glacis des anciennes dépendances russes (Donbass, Ossétie du Sud, Abkhazie…). À mi-chemin entre guerre et paix, le maître du Kremlin recourt tantôt à la subversion, tantôt à la provocation, tantôt au charme pour déstabiliser les Occidentaux.

 

En Syrie, les Russes se veulent plus offensifs. En trois mois, ils ont « projeté » loin de leurs bases, à Tartous, 4 000 hommes et 50 avions de combat pour sauver Bachar al-Assad. Objectif : se poser en acteur incontournable au Moyen-Orient. D’où l’utilisation de matériel dernier cri. Les Russes ont fait intervenir leurs avions Sukhoi Su-34 et Su-35. Surtout, ils ont montré qu’ils pouvaient lancer sur Raqqa un missile de croisière Kalibr depuis un sous-marin, et d’autres missiles tirés à partir de petits bateaux depuis la mer Caspienne, à 1 500 km des combats.

 

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_ Une puissance à relativiser

Une belle publicité pour les armes russes… « Nos opérations contre les terroristes en Syrie ont été un test grandeur nature pour nos nouvelles armes, en particulier aériennes », s’est réjoui Poutine en avril. Un succès qui devrait étoffer le carnet de commandes de la Russie (il avait déjà atteint 15 milliards de dollars en 2015, selon lui).

 

Pourtant, cette renaissance demeure toute relative. D’après le Sipri, le budget russe de la défense est sept fois inférieur à celui des États-Unis. La crise démographique complique le recrutement de troupes. L’embargo imposé par l’Occident après l’annexion de la Crimée, la chute des recettes pétrolières et la corruption qui sévit dans l’industrie de guerre ne permettront pas à Moscou d’atteindre ses objectifs en matière de renouvellement de ses armements conventionnels.

 

Les chars T-14, les batteries de missiles antiaériens S-400, l’avion furtif T-50 de Sukhoi ne seront pas produits à la cadence annoncée. « Poutine le sait, tout comme il sait qu’il ne peut pas mener plus de deux opérations régionales simultanées, conclut Isabelle Facon. Il n’a pas envie d’entrer dans un affrontement conventionnel avec l’Otan, qui surclasse son armée dans la plupart des domaines. Mais il pense qu’avec de la volonté politique et une armée redynamisée il est possible de faire respecter les intérêts russes. »

 

À l’évidence, il y parvient en partie. Aujourd’hui, le magazine Time ne pourrait plus titrer en une, comme en 1990 : « L’URSS, c’est le Burkina Faso plus les fusées nucléaires ». Dans l’arsenal russe, il y a désormais mieux que ces milliers d’ogives nucléaires qui ne servent qu’à la dissuasion. Poutine dispose d’un appareil militaire efficace au niveau régional. Et il a prouvé qu’il n’hésitait pas à s’en servir.

 

 

_ Un tank terrifiant

Il s’appelle T-14 Armata. À raison de 500 exemplaires par an, ce tank devrait révolutionner l’arme blindée russe d’ici à 2020. On l’a vu pour la première fois lors du défilé du 9 mai 2015, qui célébrait le 70e anniversaire de la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie. Les pays Baltes et la Pologne le redoutent, car il est conçu pour surclasser les Abrams américains et les Leopard allemands.

 

Son prix semble imbattable, au point que l’Inde réfléchit à son acquisition. Rapide (90 km/h, soit 20 km/h de plus que l’Abrams), autonome (500 km), armé d’un canon de 125 mm et de deux mitrailleuses, il est quasi invulnérable aux explosifs en tout genre. Sa tourelle, inhabitée, est commandée par un équipage à l’abri dans une capsule blindée isolée en son centre. Il est tellement électronisé et automatisé qu’il pourrait devenir le premier robot blindé du monde.

 

Publié le 20 septembre 2016/ Par Alain Faujas

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/357981/politique/russie-poutine-a-rendu-a-pays-puissance-militaire/

 

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4 – Quand Donald Trump exhortait Obama à ne pas intervenir en Syrie en 2013

 

A NOUVEAU, À NOTRE TRÈS STUPIDE DIRIGEANT, N’ATTAQUEZ PAS LA SYRIE – SI VOUS LE FAITES, CELA PROVOQUERA DE NOMBREUSES MAUVAISES CHOSES ET LES ETATS-UNIS N’OBTIENDRONT RIEN DE CE COMBAT!

 

http://www.nouvelordremondial.cc/2017/04/08/quand-donald-trump-exhortait-obama-a-ne-pas-intervenir-en-syrie-en-2013/

 

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5 – 2017, année de la Russie

 

Son statut a bien évolué depuis 2014, année où Vladimir Poutine était traité en paria. L’Europe ne peut désormais plus l’ignorer… mais ne doit évidemment pas s’y soumettre. Un Européen averti en vaut deux: 2017 sera l’année de la Russie. Plus précisément, en 2017, la Russie tentera de passer définitivement du statut d’outsider incontrôlable à celui de puissance globale dans les relations internationales. Elle bénéficiera en effet de plusieurs fenêtres d’opportunité et d’un tempo favorable.

 

Pour l’Union européenne, cette année de la Russie comportera de nombreux risques, mais aussi plusieurs opportunités à exploiter rapidement. La fin de 2016 a incontestablement été favorable à Vladimir Poutine. Le 23 décembre, le président russe a célébré ses succès de 2016 lors de sa quatrième conférence de presse annuelle. Cet événement désormais mondial était destiné à être le point d’orgue de l’année géopolitique.

 

Le leader russe s’y est présenté comme le champion mondial de la lutte contre le terrorisme islamique, comme un pivot au Moyen-Orient et comme un chef de file pour les mouvements «anti-système». Paradoxalement, l’assassinat de l’ambassadeur russe en Turquie, l’attentat d’Istanbul et les sanctions décidées par le président Obama contre les services de renseignement russes n’ont pas éclipsé ces sujets. Ils ont tragiquement souligné que Vladimir Poutine est aujourd’hui le chef d’une puissance mondiale tout à la fois incomplète, redoutée et contestée.

 

En 2016, la stratégie de come-back de la Russie a bénéficié d’«heureuses surprises»: remontée des cours du pétrole suite à la décision de l’Opep de réduire la production, élection de Donald Trump promettant une amélioration des relations bilatérales, essor des thèses prorusses dans les campagnes électorales européennes. Au fil de l’année, le président russe a retourné à son avantage plusieurs situations risquées. Et il a ainsi préparé les échéances de l’année qui s’ouvre, dont la principale est sa propre réélection à l’automne 2017. Les Européens sont-ils contraints d’assister impuissants au retour inexorable de la Russie, y compris à leurs propres dépens?

 

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_ Vers une Syrie russe?

En Syrie, la victoire militaire à Alep a réalisé la percée politique, tactique et stratégique que la Russie recherche dans la région depuis septembre 2014. Quinze mois après l’annonce de l’intervention militaire depuis la tribune de l’ONU, la Russie a atteint ses principaux objectifs dans le pays. Elle a ainsi organisé une «anti-guerre d’Irak» et repris pied loin de ses frontières.

 

La série de succès est impressionnante: la Russie a ressuscité le régime el-Assad, son allié depuis 1970. Désormais, les négociations sur l’avenir politique du pays se feront selon le scénario russe ou du moins sur les bases proposées par la Russie. Au Moyen-Orient, l’alliance entre la Russie et l’Iran est le pôle dominant: la Turquie s’est ralliée aux positions de Moscou dans un retournement d’alliance drastique et risqué pour l’administration Erdogan –au risque de mécontenter son électorat, celui-ci s’est rapproché des chiites et a baissé la garde face à l’Iran. Les monarchies sunnites du Golfe sont sur la défensive: peu sûres de l’alliance américaine, elles sont soupçonnées d’une ambivalence coupable envers l’islamisme sunnite radical.

 

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En outre, les matériels de guerre russe (missiles Kalibr, bombardiers d’attaque Su 24M) ont bénéficié d’une forte exposition médiatique utilisée pour consolider les parts de marchés russes dans la nouvelle course aux armements au Moyen-Orient et en Asie. Enfin, les forces armées russes ont considérablement accru leur empreinte au sol, dans les airs et en mer: la base navale de Tartous se développe, la base aérienne de Hmeimim s’étend et la Méditerranée orientale est quadrillée par la flotte russe autour du porte-avion Kouznetsov. En 2016, la Russie est parvenue à se hisser au rang de puissance structurante sur le théâtre du Moyen-Orient, au prix de pertes civiles effroyables et d’un effort de guerre sans précédent.

 

Dans les mois qui viennent, la Russie animera son réseau d’alliance pour remodeler la région dans son intérêt. Les Européens ne peuvent plus l’ignorer car le président russe l’a déclaré: la Russie entend remodeler le Moyen-Orient en réaction à la décennie américaine, en mettant à profit la faiblesse de la Turquie et avant que l’Iran ne s’affirme encore davantage.

 

Les puissances européennes doivent en conséquence agir vite si elles veulent éviter d’affronter les effets (les réfugiés et le terrorisme) sans maîtriser les causes (les conflits au Moyen-Orient). Seule une remontée en puissance de leurs appareils militaires respectifs sur le terrain et une initiative diplomatique énergique pourront défendre les intérêts de l’Europe à ses portes. L’Europe doit en particulier refuser de sous-traiter sa souveraineté à la Turquie en matière de gestion des réfugiés, elle doit peser sur la définition des cibles prioritaires (Daech et non les forces d’opposition) et faire valoir au Conseil de sécurité l’impossibilité de reconduire le régime el-Assad dans la solution politique à la crise syrienne.

 

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_ Un système international régi par le rapport de force militaire

En 2016, la Russie a montré dans les faits les limites du système international qu’elle critique dans les discours depuis une décennie. Certes, dans la réactualisation de sa doctrine stratégique de décembre 2016, elle rend hommage au système juridique de l’ONU. Mais ces déclarations ne doivent pas faire illusion: la communauté internationale et les mécanismes de sécurité collective de l’ONU sortent discrédités et affaiblis de la guerre en Syrie.

 

En utilisant régulièrement son veto au Conseil de Sécurité, la Russie a paralysé les initiatives des Occidentaux sur la Syrie et a réussi un rapprochement avec la Chine. On le voit déjà dans les efforts déployés par la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU: résolution après résolution, elle entend désormais récolter, sur le plan diplomatique, les fruits de son engagement militaire pour fixer l’avenir du pays et de la région. La Russie a classiquement modifié le rapport de force militaire pour en dériver le règlement juridique du conflit. L’idée même de paix par le droit est sapée. Au Conseil de sécurité, les Européens doivent utiliser leurs leviers d’action, y compris le veto, pour refuser d’entériner un rapport de force conquis par la Russie, la Syrie et l’Iran au mépris du droit humanitaire.

 

La Russie a également laminé les enceintes européennes : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargée de veiller à la sécurité du continent en associant Russes et Occidentaux, s’est enlisée. En 2016, l’annexion de la Crimée par la Russie et le «conflit gelé» dans l’est de l’Ukraine se sont installés durablement dans le paysage géopolitique de l’Europe. Et les accords de Minsk II sont restés lettre morte, y compris en raison de l’inertie de l’administration Porochenko. La Russie a même réussi à éclipser la remontée en puissance de l’Otan, consacrée au sommet de Varsovie en juillet. En 2016, le président russe a réussi sa prophétie auto-réalisatrice: le système de sécurité collective et le règlement des différends par le droit sont impuissants face aux nouvelles menaces et face à l’unilatéralisme russe.

 

Les Européens ne peuvent se le cacher: en 2017, la Russie continuera à pousser son avantage contre les organisations multilatérales à la faveur des incertitudes géopolitiques créées par l’élection de Donald Trump et les campagnes électorales européennes[1]. Ils doivent donc réagir, à l’ONU et à l’OSCE, pour rappeler inlassablement les principes du droit international. Seule une fidélité sans faille aux principes de règlement juridique des différends pourra inciter à la Russie à revenir à une position moins agressive.

 

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_ L’Europe doit sortir de l’affrontement entre russophiles et russophobes

En 2016, malgré les sanctions, la Russie a réussi à changer de statut sur la scène politique européenne. Mesurons le chemin parcouru depuis 2014, année où le président russe était traité en paria des opinions publiques européennes. Deux ans après, la Russie est de plus en plus perçue comme le seul pays à agir efficacement contre le terrorisme islamiste et à défendre l’identité chrétienne de l’Europe. Ce succès d’image est le fruit d’une stratégie de soft power de longue haleine et d’une longue guerre de l’information.

 

Le président russe est devenu un point de ralliement pour de nombreux partis et leaders en Europe, au détriment de la solidarité intra-européenne. Les leaders «anti-système» revendiquent ouvertement leur proximité avec Vladimir Poutine dans de nombreux Etats-membres d’Europe centrale: hormis la Pologne, les partis populistes et autoritaires au pouvoir (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie) ou aux portes de celui-ci (Autriche) se déclarent favorables à un renforcement des liens avec la Russie. Les thèses pro-russes infusent même en Allemagne dans les mouvements anti-réfugiés exploitant la vague d’attentats qui frappe le pays. À travers l’Europe, s’affirmer pour un rapprochement avec la Russie est devenu une marque d’autorité personnelle et de patriotisme eurosceptique.

 

Dans l’UE, le président russe conclut l’année 2016 en retournant la situation: comme contre-feu aux sanctions, il a accentué les divisions entre Européistes bruxellois et eurosceptiques populistes. En 2017, la Russie poursuivra son travail de division de l’Europe à la faveur des négociations sur le Brexit. Elle animera ses relais auprès des gouvernements et des partis «anti-système» pour obtenir la levée des sanctions.

 

Les Européens doivent éviter ces écueils. Dès le 31 janvier, ils devront se prononcer sur le maintien des sanctions. En outre, ils aborderont, dans plusieurs Etats majeurs, des campagnes électorales où la Russie sera au centre des débats. Qu’ils se gardent de lever trop rapidement les sanctions: tenir le rapport de force est indispensable pour se faire entendre de la Russie. Qu’ils se gardent également d’inviter la politique russe à l’intérieur du débat sur l’avenir de l’Europe: être russophile ou russophobe n’est pas la question quand les défis du terrorisme, de l’accueil des réfugiés et de la lutte contre le chômage doivent occuper toutes leurs forces. Paradoxalement, les Européens doivent exploiter la campagne électorale discrète que Vladimir Poutine mènera en 2017 pour l’amener à se notabiliser davantage: s’il souhaite la levée des sanctions pour le début de son nouveau mandat, il devra faire des concessions aux Européens.

 

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_ Poutine, candidat à la présidentielle française?

En France, le président russe a réussi à devenir une figure à part entière du débat politique national. En forçant le trait, on pourrait affirmer qu’il a été transformé en homme politique français par l’excès de détestation comme d’admiration qu’il suscite sur notre scène politique.

 

Le tour de force est impressionnant. En 2016, le président russe a réussi à attirer une partie de l’opinion publique auparavant choquée par sa brutalité dans le Caucase, en Ukraine et en Syrie. Il transforme patiemment son image. Il rallie désormais les partisans d’une présidence forte. Les résolutions non contraignantes de l’Assemblée nationale et du Sénatsoulignent que de nombreux parlementaires sont en train d’évoluer dans le sens d’un rapprochement avec la Russie. Victoire symbolique, deux des candidats majeurs de la présidentielle, François Fillon et Marine Le Pen font ouvertement campagne pour un rapprochement avec la Russie. En 2016, Vladimir Poutine a réussi à acquérir le statut de force politique française à part entière. De nombreuses voies reprennent en France des thèmes classiques du président russe: la défense de la chrétienté, la lutte contre le totalitarisme islamique ou encore le combat contre le déclin des valeurs traditionnelles.

 

En 2017, le poutinisme risque d’être à la mode en France. Que nos leaders politiques se gardent pourtant de faire de Vladimir Poutine un des candidats à la présidentielle. L’avantage qu’ils y trouvent est bien maigre: cela leur donne à peu de frais l’image d’hommes forts. Mais le modèle politique proposé par le Kremlin est bien plus pauvre et bien moins transposable à l’Europe qu’on l’affirme souvent. Mélange opportuniste entre conservatisme sociétal, autoritarisme politique, aventurisme géopolitique et amateurisme économique, le poutinisme n’est pas une offre politique cohérente: c’est un système de pouvoir en constante reconfiguration. Les hommes politiques français ne gagneront que le mépris du Kremlin à s’aligner sur les positions russes sans condition.

 

Les Européens sont prévenus. En 2017, la Russie a devant elle une série d’opportunités: remontée des cours du pétrole, évolutions des opinions publiques occidentales sur les sanctions, vacances du pouvoir relatives aux Etats-Unis, en France et en Allemagne, victoires militaires en Syrie. Mais la Russie ne sera pas insensible aux pressions occidentales: le président Poutine cherchera un triomphe électoral à l’automne. Pour le bâtir, il a besoin des Européens. Levée des sanctions, conclusion d’un accord politique en Syrie, promotion d’une ligne pragmatique à l’Otan, réformes en Ukraine, etc. Dans tous ces domaines, le président russe a besoin des Européens. Ceux-ci doivent donc prendre conscience de leurs forces dans la relation avec la Russie. Et exploiter ces leviers de pression pour que 2017 ne soit pas seulement une année russe.

 

Cyrille Bret et Telos / 18.01.2017/ Mis à jour le 18.01.2017/

 

http://www.slate.fr/story/134327/2017-annee-russe

 

 

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6 – Poutine : le meurtre de l’ambassadeur russe est une provocation contre les efforts de paix en Syrie

 

Le chef d’Etat russe a condamné l’attentat contre l’ambassadeur russe, qu’il qualifie de provocation destinée à «compromettre le processus de paix en Syrie». Une commission d’enquête a été mise en place, en coopération avec la Turquie. «Nous devons savoir qui a donné les ordres», a martelé Vladimir Poutine, après avoir présenté ses condoléances à la famille de l’ambassadeur russe en Turquie Andreï Karlov.

 

«Ce meurtre est clairement une provocation, destinée à faire échouer la normalisation des relations entre la Russie et la Turquie et, également, à compromettre le processus de paix promu par la Turquie, la Russie, l’Iran et d’autres pays», a estimé Vladimir Poutine, avant d’ajouter : «La seule réponse possible est de renforcer encore notre combat contre le terrorisme.» Le président a indiqué qu’une commission d’enquête avait déjà été formée, après qu’il se soit entretenu avec le président turc par téléphone.

 

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_ Les criminels vont sentir la pression

L’ambassadeur Andreï Karlov a été abattu alors qu’il inaugurait une exposition d’art à Ankara. La porte-parole de la diplomatie russe a très vite confirmé la fusillade à RT. Selon plusieurs témoins, l’agresseur a tiré plusieurs coups de feu en criant : «Dégage !»

D’autres sources rapportent qu’il aurait également hurlé avant de tirer : «N’oubliez pas Alep ! N’oubliez pas la Syrie ! Tant que nos [positions] ne seront pas sûres, vous ne serez pas sûrs. Seule la mort peut me faire partir d’ici ! Quiconque a une responsabilité dans ces atrocités le paiera, un par un ! Allahu Akbar !»

 

19 déc. 2016/

 

https://francais.rt.com/international/30878-poutine-meurtre-ambassadeur-provocation

 

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7 – Derrière les frappes américaines en Syrie, les dessous du revirement de Donald Trump

 

Que s’est-il passé en une semaine pour que la politique de Donald Trump en Syrie prenne un tournant aussi radical et fasse mentir ses promesses ? L’historien Jean-Eric Branaa revient sur les changements de stratégie et d’entourage du président.

 

 

RT France : Avec ces frappes contre une base militaire syrienne, Donald Trump revient totalement sur la vision de politique internationale qu’il défendait jusqu’à présent. Ce revirement est-il étonnant selon vous ?

 

Jean-Eric Branaa (J.-E. B.) : C’est étonnant pour tout le monde mais on l’avait vu venir depuis trois jours. J’avais écrit quelques articles où j’annonçais qu’il allait y avoir des frappes. Il y a eu des changements importants dans son entourage, notamment l’éviction de Steve Bannon. Ce dernier était le stratège qui avait imaginé toute cette politique de «l’Amérique d’abord» qui comprenait le désengagement de l’Etat américain sur l’ensemble des terrains d’opérations sur la planète où il estimait que le pays n’avait rien à faire. Pour Steve Bannon et donc pour Donald Trump, les Etats-Unis devaient intervenir à l’extérieur uniquement si cela rapportait quelque chose. Une intervention ne devait surtout pas coûter de l’argent. Or, comme on sait que les opérations militaires sont coûteuses, la ligne était de dire qu’on ne devait pas en faire, sauf si cela était vital ou extrêmement important. L’éviction de Steve Bannon était un signe très fort que quelque chose allait arriver.

 

On voit en une semaine combien la situation a changé et les actions se sont précipitées tant dans son entourage que dans sa façon de faire de la politique

Il faut aussi noter la montée en puissance de son gendre Jared Kushner – le mari d’Ivanka Trump – qui a pris beaucoup d’importance. Il a le titre de senior adviser (haut-conseiller) mais il est devenu bien plus que cela aujourd’hui : il fait partie de la famille et du cercle de confiance très restreint du président.

 

Or, la politique qu’il préconise est l’inverse de celle de Steve Bannon. Il est pour une politique assez traditionnelle aux Etats-Unis : intervenir à l’extérieur, aider les pays alliés et notamment Israël – dont il est très proche en tant que juif orthodoxe. Avec le groupe de gens influents autour de lui – comme Steven Mnuchin, le ministre du Trésor, David Friedman, l’ambassadeur américain en Israël ou même Steven Miller, qui est un autre conseiller très puissant auprès de Donald Trump – ils ont tous soutenu un changement d’attitude fort pour arriver à une ligne plus conventionnelle qui permettait de relâcher la pression internationale et de peut-être obtenir plus à l’avenir des partenaires des Etats-Unis. Il s’agit donc bien d’un changement total, d’un revirement.

 

Il faut quand même rappeler que ce type d’intervention en Syrie, Donald Trump l’a dénoncé durant toute sa campagne. Il disait qu’avec lui, il n’y aurait jamais d’intervention. Selon la théorie qu’il tenait auparavant, la guerre en Syrie était un conflit extérieur et civil, relevant du cadre des frontières souveraines de la Syrie. Il n’était d’ailleurs pas question non plus dans cette vision de faire partir Bachar el-Assad car, selon lui, c’était aux Syriens de choisir quel type de dirigeant ils voulaient. Que cela ne regardait pas les Américains. Il y a donc un changement très fort.

 

Le 30 mars, Nikki Haley et Rex Tillerson ont déclaré tous les deux qu’il n’était pas dans l’agenda des Etats-Unis de renverser Bachar el-Assad. C’était il y a une semaine. On voit une semaine après combien la situation a changé et les actions se sont précipitées tant dans son entourage que dans sa façon de faire de la politique.

L’establishment républicain a poussé très fort pour que Donald Trump change de politique

 

 

RT France : Pourquoi ces changements ?

J.-E. B. : Les contraintes sur le plan intérieur ont changé. L’establishment républicain a poussé très fort pour que Donald Trump change de politique. Derrière l’establishment républicain, j’entends Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, Mitch McConnell, le président du Sénat, mais aussi des hommes comme John McCain ou Lindsey Graham qui s’occupent des Affaires étrangères. Ces gens là voulaient revenir à une politique plus traditionnelle. Comment ont-ils obtenu gain de cause ? L’aile droite de Donald Trump s’est un peu enflammée ses derniers temps et lui bloquent tous ses textes.

 

Ce sont des personnes extrémistes qui attendaient de Donald Trump une politique très radicale. Or, il ne peut pas mener une politique radicale avec seulement 35 députés qui le soutiendraient. Donald Trump doit bien composer avec la majorité qu’il a. Il a fait le choix de se séparer de cette aile radicale et cela donne aujourd’hui cette intervention qui est en droite ligne avec ce qu’attendent les autres élus républicains. Cette intervention en Syrie est aussi un bel avertissement à la Corée du Nord

 

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RT France : On comprend que, selon vous, Donald Trump est en train de rentrer dans le rang des attentes des républicains. Doit-on s’attendre à ce que ce soit sa politique sur l’ensemble des questions extérieures ou restera-t-il imprévisible ?

J.-E. B. : Encore une fois, cette décision n’était pas si imprévisible. Mais il y a effectivement une versatilité chez Donald Trump qui est déroutante. On ne sait pas ce que cela va donner sur le long terme sur l’international. Il y a d’autres dossiers sur lesquels il a déjà changé d’attitude, vis-a-vis du Japon par exemple. Il souhaitait se désengager de la protection du Japon. Après avoir reçu Shinzo Abe, son avis a changé. Il montre aujourd’hui les dents à la Corée du Nord. D’ailleurs, cette intervention en Syrie est aussi un bel avertissement à la Corée du Nord car Donald Trump a dit qu’il pourrait peut-être y avoir une intervention en Corée du Nord en réponse aux essais de missiles.

 

Il y a eu de nombreux effets d’annonce mais en réalité sur le plan international, il n’y a pas eu beaucoup de changements

Le changement d’attitude a aussi eu lieu sur la question de l’OTAN. Souvenez-vous, Donald Trump était très anti-OTAN. Or, lors de la rencontre du 30 mars, on a vu que Rex Tillerson avait réaffirmé son attachement à l’OTAN et a demandé que les pays membres se remettent au niveau des 2% de dépenses du PIB tel que prévu dans les traités – ce qu’il était en droit de demander au vu des traités, il ne s’agit pas d’un acte belliqueux.

 

Si on s’attache à regarder les traités internationaux, la situation n’évolue pas énormément non plus. Certes le TPP a été supprimé, mais Donald Trump discute avec Xi Jinping, il faudra voir ce qui va en sortir. L’Alena était selon Trump un traité absolument horrible à renégocier en urgence. Or, en 75 jours, il n’a démarré aucune négociation dans ce sens. Il y a eu de nombreux effets d’annonce mais en réalité sur le plan international, il n’y a pas eu beaucoup de changements. On a surtout vu une continuité. Il restait la question russe. On parlait de réchauffement, mais depuis ce matin, il est devenu difficile. D’autant plus que Vladimir Poutine réagit avec véhémence. Il faudra attendre plusieurs jours avant de revenir à la normale.

 

 

RT France : Doit-on s’attendre à une intervention militaire américaine en Syrie ? Le Congrès suivrait-il Donald Trump sur ce dossier ?

J.-E. B. : Cela dépendra du type d’intervention, car Donald Trump ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Si on regarde les voix dissidentes, on trouve Tim Kaine, le vice-président sur le ticket de Hillary Clinton. Or, elle a déclaré hier qu’il fallait intervenir en Syrie. Tim Kaine se pose donc en porte-à-faux par rapport à celle qu’il soutenait pendant la campagne. C’est assez bizarre et je pense donc que cela va vite passer à l’as. L’autre voix dissidente est celle de Rand Paul, également candidat à la présidentielle en tant que chef de file des libertariens au sein des républicains. Il fait partie de ces personnalités très conservatrices qui houspillent Donald Trump sur absolument tous les sujets. Ron Paul lui reproche de ne pas avoir consulté le Congrès avant d’agir. Il n’y a eu qu’une vingtaine d’élus avertis et consultés. La critique interne politique est donc limitée.

 

Je ne crois pas que les Américains aient envie de retourner sur une guerre

Quant à savoir maintenant si le Congrès validerait une intervention militaire plus large, cela dépendra de ce que Donald Trump voudra faire et aller chercher. Pour lui, le cœur de la guerre en Syrie est contre le terrorisme et Daesh. Si après la victoire sur Raqqa, il estime qu’il faut poursuivre la bataille contre Daesh sur le terrain, peut-être que le Congrès suivra. Mais s’il n’y a pas d’attentats ou de sang américain versé, le Congrès l’acceptera peut-être, mais dans la douleur. Je n’exclus pas cette possibilité mais je ne crois pas que les Américains aient envie de retourner sur une guerre. Ce n’est pas la première chose que Donald Trump essaiera de faire. Cela ne va pas dans le sens de ses idées politiques. Cela coûterait beaucoup d’argent et il n’a pas vraiment de raison de le faire. Ce qu’on peut voir maintenant par contre c’est que faire partir Bachar el-Assad est devenu un objectif.

 

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RT France : Depuis plusieurs semaines, une coopération s’était mise en place entre les militaires russes et américains dans le nord de la Syrie notamment en préparation de la bataille de Raqqa. Est-ce la fin de cette coopération ?

J.-E. B. : Je ne crois pas. On ne peut pas arrêter les opérations près de Raqqa en un instant. Je pense que la coopération sur le terrain dans cette zone va continuer. Mais il est vrai que Vladimir Poutine a fait de nombreuses déclarations en annonçant que l’espace aérien syrien ne serait plus protégé pour les avions américains et que les batteries anti-aériennes syriennes seraient renforcées. Ce n’est effectivement pas très engageant mais il ne faut pas tirer de conclusions trop rapides et plutôt attendre que la situation se calme.

 

7 avr. 2017/

 

https://francais.rt.com/opinions/36619-derriere-frappes-americaines-syrie-dessous-revirement-donald-trump

 

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8 – Japon-Russie : accord de paix difficile mais coopération économique

 

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reconnu vendredi que la conclusion d’un accord de paix entre leurs deux pays restait difficile en raison du différend sur les îles Kouriles. Le Japon et la Russie restent virtuellement en guerre depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale il y a plus de 70 ans à cause de cette querelle au sujet de quatre îles volcaniques qui font officiellement partie de la région russe de Sakhaline, mais sont revendiquées par le Japon.

 

« Il serait naïf de penser qu’on puisse régler ce problème en une heure. Mais il est sans doute nécessaire de chercher une solution. Il faut un travail méticuleux pour renforcer la confiance bilatérale », a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse conjointe à Tokyo. Il a admis que la situation actuelle, qu’il a déjà à maintes reprises qualifiée « d’anachronique », n’était pas satisfaisante: « le plus important est de conclure un traité de paix », a-t-il répété, non sans souligner les étapes délicates à franchir.
 

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– « Ping-pong historique » –

« Il faut déjà mettre fin à ce ping-pong historique. Les intérêts fondamentaux de la Russie et du Japon exigent un règlement à long terme », a-t-il encore dit.  Et de faire part des « préoccupations » de Moscou en raison notamment des relations particulières entre le Japon et les Etats-Unis, très proches alliés, et de l’importance stratégique de ces territoires.

 

« Il y a des questions de sécurité (…). Nous avons deux bases navales à Vladivostok, nos navires partent de là-bas vers le Pacifique », via le détroit qui ne gèle pas en hiver entre les îles Kounachir (Kunashiri en japonais) et Itouroup (Etorofu), deux des quatre Kouriles. « Nous aimerions que nos interlocuteurs japonais tiennent compte de toutes ces préoccupations », a-t-il poursuivi. « Conclure un traité de paix n’est pas chose aisée », a aussi admis M. Abe qui a proposé « une nouvelle approche » axée sur le levier économique, tout en qualifiant de « pas important » les discussions avec M. Poutine.

 

Les deux pays se sont ainsi entendus durant cette visite de deux jours sur la mise en place d’un dispositif afin d’étudier une coopération économique sur ces îles appelées les « Kouriles du Sud » par les Russes et les « Territoires du Nord » par les Japonais. Il a été décidé d' »ordonner à des experts des deux pays d’entamer des consultations afin de se mettre d’accord sur les conditions et les domaines d’exploitation commune » des « quatre îles » disputées, avait précisé auparavant à la presse le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

 

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– Consolation économique –

M. Poutine était arrivé jeudi sur l’archipel, une première en tant que président depuis 11 ans. Il s’est entretenu avec M. Abe en tête-à-tête dans la soirée, dans le fief de ce dernier, la ville de Nagato située dans la préfecture de Yamaguchi (ouest). « Nous avons discuté des aspects clé de la coopération dans une atmosphère amicale », a assuré M. Poutine qui a eu un mot pour la cité de son hôte, qualifiée de « lieu magnifique » doté d’une « ambiance féérique ». Il a également dit avoir goûté du bon saké local (alcool de riz).

 

Les résultats les plus concrets obtenus, permettant à M. Abe de ne pas perdre la face, concernent des accords pour plus de 60 projets de développement économique, s’est félicité le dirigeant japonais. M. Poutine était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment le numéro deux du gouvernement russe, Igor Chouvalov, le ministre de l’Economie, Maxime Orechkine, le ministre du Commerce, Denis Mantourov, ainsi que des dirigeants des principales entreprises, dont le président du Conseil d’administration du géant gazier russe Gazprom, Alexeï Miller.

 

Parmi les accords les plus saillants, figurent des coopérations dans une dizaine de secteurs, allant des équipements médicaux au tourisme (ouverture à Moscou d’un bureau de l’Agence nationale de tourisme japonaise), en passant par l’intelligence artificielle, l’énergie et la logistique, avec des entreprises japonaises comme Toshiba ou Panasonic notamment. Après des discours devant un parterre d’hommes d’affaires, M. Abe a accompagné en fin de journée le judoka chevronné Poutine dans l’un des hauts lieux de ce sport japonais, le Kodokan à Tokyo.

AFP/ L’actu/ International/ 16 décembre 2016/

 

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/japon-russie-accord-de-paix-difficile-mais-cooperation-economique-16-12-2016-6463695.php

 

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