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RUSSIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ SOCIAL : la Russie va mieux, malgré des attentes (diversification économique, modernisation, cadre de vie…)

 

« RUSSIE/ POUTINE/ Vladimir Poutine annonce qu’il sera candidat au scrutin présidentiel de 2018 : Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018, dans laquelle une victoire le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024. « J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie », a déclaré M. Poutine lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision. « La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a-t-il lancé devant un public conquis. »

 

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 1 – Vladimir Poutine annonce qu’il sera candidat au scrutin présidentiel de 2018

 

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018, dans laquelle une victoire le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024. « J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie », a déclaré M. Poutine lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision. « La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a-t-il lancé devant un public conquis.

 

Vladimir Poutine avait entretenu le suspense quelques heures auparavant lors d’un Forum de bénévoles de diverses ONG à Moscou, promettant de prendre « très prochainement » une décision sur sa candidature, dont peu d’observateurs doutaient. « Je suis toujours avec vous« , avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes en 2018. « C’est toujours une décision très importante pour n’importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé« , avait poursuivi M. Poutine. « Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent« , a-t-il ajouté, avant de demander à la foule: « Si je prends cette décision, aurais-je votre soutien et celui de ceux qui vous sont proches d’esprit? « , s’entendant répondre aux cris « Oui! « , sous une pluie d’applaudissements.

 

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La campagne pour la présidentielle doit être lancée après que la date de l’élection, prévue en mars 2018, aura été officiellement décidée par le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe). Conformément à la loi russe, cette date devrait être annoncée entre le 7 et le 17 décembre.

 

RTBF avec Agences/ Publié le mercredi 06 décembre 2017/ Mis à jour le mercredi 06 décembre 2017/

 

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_vladimir-poutine-annonce-qu-il-sera-candidat-au-scrutin-presidentiel-de-2018?id=9782223

 

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 2 – Entre sorties fracassantes et humour, Vladimir Poutine répond à la presse

 

Chaque année, la session de questions-réponses du président russe avec les journalistes donne lieu à plusieurs moments forts ou simplement amusants. RT France a fait le tri pour vous.

 

 _ La Russie et les Etats-Unis doivent cesser de se battre comme des animaux

Un sujet toujours d’actualité, les relations russo-américaines n’ont pas été écartées pendant la conférence de presse de Vladimir Poutine en 2017. Entre la crise nord-coréenne et la menace terroriste globale, autant d’éléments qui devraient inciter Moscou et Washington à mettre de côté leurs divergences, selon le président russe.

 

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_ Ça va pas la tête ?

Une question de Associated Press a suscité une forte réaction de Vladimir Poutine. Une journaliste de l’agence lui a demandé si la Russie soutiendrait des sanctions encore plus fortes contre la Corée du Nord. «Mais c’est intéressant ça», a répondu le président. «Vous avez noté que les membres de votre Congrès, qui semblent être des gens intelligents, nous ont mis sur le même rang que Pyongyang et l’Iran [en adoptant des sanctions] et en même temps poussent Trump à résoudre avec nous les problèmes de la Corée du Nord et du programme nucléaire iranien. Ça va pas la tête ?», s’est exclamé Vladimir Poutine.

 

_ Les Russes ne veulent pas d’un Maïdan

L’opposition en Russie ne peut rien proposer d’autre à la population que le rejet du pouvoir en place, selon le président. Pas de programme clair – pas de soutien populaire : analyse de Vladimir Poutine.

 

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_ Quid de la liberté de la presse ?

Les pressions exercées par les Etats-Unis sur RT et Sputnik continuent d’étonner le président russe, qui a noté que la liberté de la presse était normalement «la pierre angulaire de la démocratie américaine».

 

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_ Grandissez, enfin !

Le sujet du crash de l’avion présidentiel polonais près de Smolensk en 2010 fait toujours des vagues dans les médias, qui viennent de se saisir d’une nouvelle thèse expliquant cet accident. Selon une enquête menée par Varsovie, le crash pourrait être dû à une explosion. Mais pour Vladimir Poutine, continuer de faire des remous autour de cette affaire vieille de sept ans s’assimile à faire des spéculations et constitue la preuve du manque de maturité des autorités polonaises.

 

_ Ce que fait Saakhachvili revient à cracher au visage du peuple géorgien et du peuple ukrainien

Le parcours sulfureux de l’ex-président géorgien, pris sous l’aile du gouvernement de Kiev avant d’être rejeté, a indigné Vladimir Poutine. Le chef de l’Etat russe a dénoncé le fait qu’il tente de s’attribuer le rôle de figure de l’opposition en Ukraine.

 

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_ Est-ce que le CIA sait exactement où frapper ?

Alors que les tensions entre la Corée du Nord et Washington ne cessent de monter, le président russe a appelé à renoncer aux provocations mutuelles. «Même si l’on suppose que les Etats-Unis porteraient une frappe avec des armes de haute précision, même pas nucléaire. Mais où vont-ils frapper ? Est ce que le CIA sait exactement où il faut porter une frappe précise ? Parce qu’il suffit que la Corée du Nord réponde par un seul tir pour que les conséquences soient catastrophiques», a prévenu le président russe.

 

_ Bonus : une petite blague au sujet de la Défense

Pendant ses conférences de presses annuelles, Vladimir Poutine est souvent d’humeur badine. Cette année n’a pas fait exception.  

 

RT/ International/ 14 déc. 2017

 

https://francais.rt.com/international/46539-entre-sorties-fracassantes-humour-vladimir-poutine-repond-presse-conference-videos

 

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3 – Poutine : une conférence de presse sous le signe de la présidentielle

 

Jeudi 14 décembre, le président Vladimir Poutine a tenu sa traditionnelle conférence de presse annuelle. Près de quatre heures de « Moi, moi, moi ! », de « Hmm, hmm » et plus de 60 questions posées. Le Courrier de Russie a sélectionné les déclarations les plus marquantes de ce marathon médiatique.

 

_ Sur son programme en tant que candidat

« Je répète encore une fois comment je vois la Russie : elle doit être tournée vers l’avenir, être très moderne, son système politique doit être souple, son économie doit reposer sur les technologies de pointe et la productivité doit être décuplée. (…) Tout doit, sans le moindre doute, viser et contribuer à augmenter les revenus de la population. » « Je me présente comme candidat indépendant. »

 

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_ Sur l’absence de concurrence politique

« Je souhaite et je vais oeuvrer à ce que nous ayons un système politique équilibré. Mais il est impossible de s’imaginer un tel système sans concurrence. Pourquoi nos opposants, manifestement bruyants et remuants, ne concurrencent-ils pas réellement le pouvoir ? L’opposition ne doit pas se contenter de faire du tapage dans la rue ou en coulisses, ni de dénoncer un régime antipopulaire. Elle doit proposer des idées novatrices. […] Il me semble qu’en cela réside le principal problème de ceux qui aimeraient être des opposants dignes de ce nom – ils doivent proposer un programme concret et non éphémère ou provocateur, un programme auquel la population pourra se fier. J’espère que cette opposition va apparaître, et le plus tôt sera le mieux. »

 

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_ Poutine donne quelques chiffres depuis son arrivée au pouvoir début 2000

. Le PIB a augmenté de 75 %
. La production industrielle de 70 %
. L’industrie de transformation de 60 à 70 %
. Les salaires réels ont été multipliés par 3,5
. Les retraites réelles par 3,6
. La mortalité infantile a été divisée par 2,6
. L’espérance de vie est passée de 65 à presque 73 ans

 

_ Sur la croissance

« La croissance du PIB et celle de la production industrielle s’élèvent toutes deux à 1,6 %. Les secteurs automobile, chimique, pharmaceutique et agricole affichent de très bons rythmes de croissance. En fin d’année, les récoltes auront augmenté d’environ 3 % : un record. Hier, le ministre russe de l’agriculture Alexandre Tkatchev a annoncé pour cette année unerécolte céréalière totale de 130,5 millions de tonnes, voire davantage. En URSS, on avoisinait les 127 millions en 1978. Les investissements dans le capital fixe ont augmenté de 4,2 %.

À ce jour, les investissements directs étrangers en Russie s’élèvent à 23 milliards de dollars pour 2017, soit deux fois plus que l’an dernier et le meilleur indice de ces quatre dernières années. L’inflation a atteint un minimum record dans toute l’histoire récente de notre pays : elle se situe aujourd’hui à 2,5 % seulement. Le déficit budgétaire s’élève à 2,2 %, mais je pense qu’il va diminuer. »

 

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_ Sur l’opposant Navalny (question de Ksenia Sobtchak, candidate à la présidentielle)

« Concernant les personnes [Alexeï Navalny] que vous avez mentionnées, souhaitez-vous que des dizaines de Saakachvili se promènent dans nos rues ? Je suis persuadé que la majorité des citoyens russes ne le souhaitent pas et s’y opposeront. (…) Nous ne voulons pas que le scénario ukrainien (Maïdan) se reproduise en Russie. »

 

_ Sur Saakachvili

« [Les actions de Saakachvili] sont un affront aux peuples géorgien et ukrainien. Il a été président de la Géorgie et maintenant il gambade [à Kiev] et crie sur tous les toits qu’il est Ukrainien. N’avez-vous pas de vrais Ukrainiens en Ukraine ? C’est vraiment triste à voir. »

 

. Saakachvili a obtenu la nationalité ukrainienne en 2015, ce qui lui fait perdre la géorgienne, et est devenu dans la foulée gouverneur de l’oblast d’Odessa. L’année suivante, bénéficiant d’une certaine popularité en Ukraine, il a démissionné de son poste, fondé un parti politique, puis s’est vu déchu de sa nationalité ukrainienne par le président Petro Porochenko, qui le rend ainsi apatride. Depuis fin novembre, l’ex-président géorgien proteste avec ses partisans dans les rues de Kiev pour exiger la destitution du président Petro Porochenko. Accusé de fomenter un coup d’Etat, il a été arrêté le 9 décembre puis libéré le 11.

 

_ Sur le scandale du dopage visant le sport russe

« Ce n’est évidemment pas un hasard, pour nous, si le scandale autour du sport russe a éclaté à la veille de la campagne électorale russe. Quoi qu’on en dise, j’en suis convaincu. Mais nous en sommes nous-mêmes coupables. Nous avons tendu le bâton, puisque des cas de dopage avérés ont été enregistrés. D’autres pays sont également concernés, mais là-bas, l’affaire n’a pas été politisée. »

 

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_ Sur l’ingérence russe aux USA

« Tout a été imaginé par des opposants à Donald Trump pour rendre son travail illégitime. Je trouve cela étrange. C’est comme s’ils ne se rendaient pas compte qu’ils nuisaient à la politique intérieure de leur pays. Ils manquent de respect envers leurs électeurs. »

. Les services de renseignement américains ont conclu depuis plus d’un an que la Russie avait tenté d’influencer les électeurs en 2016 à travers des cyberattaques et une vaste campagne de propagande. Cette ingérence présumée de Moscou fait l’objet d’une enquête fédérale aux Etats-Unis, qui porte également sur des soupçons de collusion entre la Russie et l’équipe de campagne du candidat Donald Trump. Des soupçons qui empoisonnent le mandat du nouveau président, et qui ont jusqu’ici empêché toute embellie entre Washington et Moscou.

 

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_ Sur RT et Sputnik

« Leur poids dans le volume global d’information est infime par rapport aux grands médias américains dans le monde et en Russie. Et cela passe pour une menace. Mais que fait-on de la liberté de la presse ? Il s’agit après tout d’une des pierres angulaires de la démocratie américaine. »

. Les deux médias étatiques russes, qui diffusent dans diverses langues étrangères, sont régulièrement accusés de manipulation aux Etats-Unis et en Europe. Récemment, la chaîne de télévision RT (anciennement Russia Today) a été contrainte de s’enregistrer en tant qu’« agente de l’étranger » aux Etats-Unis. En réponse, la Russie a voté une loi permettant de désigner les médias financés à l’international comme des « agents de l’étranger » et de les obliger à s’enregistrer en tant que tels auprès des autorités russes.

 

_ Sur l’Ukraine : “Nous sommes un même peuple”

« L’armée russe n’est pas au Donbass. Mais des formations policières et militaires y ont effectivement été créées, autosuffisantes et prêtes à repousser n’importe quelle attaque d’envergure menée contre le Donbass. Cela sert d’après nous les intérêts de la population locale car, sans cela, un massacre -pire que celui de Srebrenica – serait perpétré par des bataillons nationalistes. Rien ne les arrêtera, pas même les appels aux ONG internationales – comme me l’ont conseillé certains collègues occidentaux -, si ce genre d’événement survient. Et nous en avons pleinement conscience.

« L’efficacité des accords de Minsk est bien entendu faible – d’après moi, principalement en raison de la position non constructive des autorités ukrainiennes actuelles. Elles n’ont ni la volonté d’appliquer les accords de Minsk, ni celle de lancer un véritable processus politique qui pourrait aboutir à l’exécution de la loi sur le statut spécial du Donbass, adoptée par le parlement ukrainien mais pas encore entrée en vigueur pour différents prétextes. »

 

_ Sur la Corée du Nord

« Nous ne reconnaissons pas le statut de puissance nucléaire à la Corée du Nord. Tout ce qui s’y passe est contreproductif. Il faut que les deux camps (Washington et Pyongyang) cessent d’envenimer la situation. »

 

_ Sur le terrorisme en Syrie

« Une des principales sources du terrorisme est le manque d’éducation et de revenus. Il faut résoudre ce problème, mais la Syrie et la Russie n’y parviendront pas seules. »

 

_ Sur la langue tatare facultative à l’école au Tatarstan

« La question de la langue vise uniquement à créer des conditions égales pour tous les enfants de Russie, quel que soit l’endroit où ils vivent. S’ils connaissent leur langue maternelle, ce que j’estime être crucial, mais maîtrisent mal le russe, la langue des échanges interethniques, il me semble que c’est un problème, étant donné que les cours sont donnés en russe dans les principaux établissements supérieurs du pays. Ce ne serait pas correct vis-à-vis des enfants vivant au Tatarstan. Voilà tout. »

. Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Pour aller plus loin, rendez-vous ici.

 

_ Sur le droit à l’avortement

« Dans le monde actuel, la décision d’avorter doit appartenir à la femme. Sinon, les avortements illégaux et clandestins se développeront. »

 

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_ Sur l’Arctique

« Pour paraphraser le grand Lomonossov, qui disait que la richesse de la Russie se trouvait en Sibérie, je dirai qu’aujourd’hui la richesse de la Russie se trouve en Arctique. C’est là que se trouvent nos principales réserves de matières premières minérales. Mais l’exploitation de ces réserves doit aller de pair avec la protection de la nature, le respect de toutes les exigences relatives à l’activité agricole dans cette région très sensible. Il faut également toujours garder en tête les intérêts des peuples autochtones du Nord. C’est crucial. Leurs intérêts économiques doivent être protégés. Et si quelque chose vient à contrecarrer la réalisation de ces grands projets nationaux, des mesures de compensation doivent être prises. »

 

POLITIQUE/ LCDR/ 14 DÉCEMBRE 2017/

 

https://www.lecourrierderussie.com/politique/2017/12/poutine-conference-presse-presidentielle/

 

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4 – Poutine inaugure le mégaprojet gazier Yamal dans l’Arctique russe

 

Le président russe Vladimir Poutine a inauguré vendredi en Sibérie arctique le mégaprojet gazier Yamal, érigé dans des conditions climatiques et géologiques extrêmes avec la participation du groupe français Total et de la Chine. « C’est un grand jour pour nous », a déclaré M. Poutine lors d’une cérémonie officielle dans le port de Sabetta, évoquant « un projet géant pour la Russie ». « Je vous félicite tous pour la première expédition d’un méthanier, nommé d’après notre ami Christophe de Margerie », a poursuivi le président russe en évoquant l’ancien PDG de Total, décédé en 2014 dans un accident d’avion en Russie et qui était « l’un des pionniers » de ce projet, selon Vladimir Poutine.

 

Le groupe privé russe Novatek, à la tête du consortium international qui mène ce projet chiffré à 27 milliards de dollars, a prévu de faire partir vendredi ce méthanier brise-glace qui transportera sa première cargaison vers l’Asie. « Nous sommes confrontés à d’énormes défis pour la mise en valeur de l’Arctique et de la route maritime du Nord-Est », a poursuivi le président russe, qui s’exprimait depuis une salle de conférence alors que les températures atteignent les -28°C.

 

« Au début de ce projet, les gens m’avaient dit qu’il ne fallait pas le faire. Ceux qui ont commencé ce projet ont pris des risques mais ils ont obtenu un résultat », a-t-il ajouté en remerciant les partenaires étrangers de Novatek. « Sans leur participation, sans leur confiance en leurs amis russes, ce projet n’aurait pas existé », a-t-il ajouté. Le projet Yamal est un des plus vastes et ambitieux du monde dans le secteur. Il vise à construire en trois étapes une usine de liquéfaction de gaz permettant de produire à terme 16,5 millions de tonnes par an.

 

Par Le Figaro.fr avec AFP / Mis à jour le 08/12/2017 / Publié le 08/12/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/12/08/97002-20171208FILWWW00180-poutine-inaugure-le-megaprojet-gazier-yamal-dans-l-arctique-russe.php

 

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Yamal, le projet gazier géant de Total dans l’Arctique

 

Le chantier, titanesque, de Yamal LNG, l’un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, a coûté environ 23 milliards d’euros, financés par des banques chinoises et russes. C’est un événement industriel et géopolitique, mais aussi une prouesse technique à 27 milliards de dollars (environ 23 milliards d’euros) qui repousse encore un peu plus loin les limites de l’exploration gazière. À 600 kilomètres au nord du cercle polaire, dans la péninsule de Yamal, en Sibérie Occidentale, le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, inaugurent vendredi 8 décembre le démarrage des exportations de Yamal LNG, l’un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde.

 

Tout paraît hors normes dans ce chantier, qui a mobilisé des milliers de personnes dans des conditions extrêmes, au milieu des glaces neuf mois par an. Composée de près de 150 modules construits dans des chantiers navals d’Asie, une véritable ville nouvelle a été assemblée sur place, notamment par les équipes de TechnipFMC. Les quatre gigantesques réservoirs, réalisés par Vinci, reposent chacun sur 950 pieux de 24 m de long, équipé de thermo-stabilisateurs, des « chaussettes » qui maintiennent le permafrost à une température inférieure à – 5 °C.

 

Les quinze méthaniers fabriqués spécialement pour exporter le gaz coûteront 300 millions d’euros pièce, soit 50 % plus cher qu’un méthanier classique. Il a fallu les doter d’hélices et d’une coque spéciale pour qu’ils se frayent un chemin dans des glaces de plus de deux mètres d’épaisseur.

 

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_ Des financements chinois et russes

À lui seul, le gisement produira 26 milliards de mètres cubes de gaz par an, l’équivalent des deux tiers de la consommation française. En 2020, quand les trois trains de liquéfaction fonctionneront, il sera le plus grand contributeur à la production de GNL du groupe. « C’est l’un des plus grands projets jamais réalisé par Total, auquel peu de monde croyait au départ », souligne Patrick Pouyanné. Le groupe est actionnaire en direct à hauteur à 20 % de Yamal. Il l’est aussi indirectement, via Novatek, le gazier russe qui porte le projet (50,1 %) et dont Total possède 18,9 % du capital.

 

Plus de la moitié des cargaisons seront expédiées en Asie, pour un trajet de 15 jours via la route du Nord, contre 30 jours par le canal de Suez. Mais aujourd’hui, le premier méthanier ira en Europe, seule destination possible durant les trois mois d’hiver. Baptisé « Christophe de Margerie », le bateau porte le nom de l’ancien PDG de Total, disparu dans un accident d’avion sur l’aéroport de Moscou, en 2014. Un symbole et une marque de reconnaissance envers celui qui a porté le projet à bout de bras.

 

C’est peu dire, en effet, que l’opération a été compliquée à monter, en raison des sanctions occidentales contre la Russie, décidées en 2014 après la crise ukrainienne, quelques mois après le lancement du projet. Impossible par exemple, de trouver le moindre financement libellé en dollars et aucune banque française n’a voulu s’engager, sous peine de représailles américaines.

 

Ce sont donc les Chinois qui ont permis de boucler le tour de table. Le pétrolier chinois CNPC a pris 20 % des parts, ainsi que le fonds Silk Road, pour 9,9 %. Les banques publiques chinoises et russes ont injecté l’équivalent de 19 milliards de dollars, en yuans et en roubles.

 

_ Un projet qui devrait être très rentable

Ce projet de tous les superlatifs sera, malgré tout, le plus rentable de tous les grands projets GNL, assure Total. « Assis sur des contrats de long terme et qui résistera aux fluctuations ainsi qu’aux prix bas », affirme Arnaud Breuillac, directeur général de l’exploration-production. Les charges de construction ont été maîtrisées et avec les températures ambiantes, le coût de la liquéfaction du gaz (à – 160°) est 10 % inférieur à ce qu’il est dans le reste du monde. « Avec Yamal, Total prend une longueur d’avance sur ces concurrents. Et la demande ne cesse d’augmenter en Asie », souligne Thierry Bros, chercheur à l’Oxford Institute for Energy Studies. Rien qu’en Chine, elle a grimpé de 45 % l’an dernier, rappelle-t-il.

 

Total affiche de très grandes ambitions dans le GNL, dont il est le nouveau numéro deux mondial, derrière Shell. Le groupe de Patrick Pouyanné prépare aussi l’après-pétrole et fait le pari que le gaz va connaître un fort développement. Dans la géographie de Total, la Russie est également un élément clé, devenue l’an dernier le premier pays de production du groupe. Et ce n’est pas fini : avec les autorités russes, Total songe déjà à Artic-2, un autre projet géant sur la péninsule de Gydan, dans la mer de Kara.

 

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Un projet de gazoduc en Méditerranée

 

Chypre, la Grèce, Israël et l’Italie ont signé mardi 5 décembre un protocole d’accord pour la construction du plus long pipeline sous-marin de gaz naturel au monde, en Méditerranée. Long de 2000 km et pour un coût estimé à 5 milliards d’euros, ce gazoduc aura une capacité annuelle d’environ 0,3 à 0,45 milliard de mètres cubes et pourrait être achevé d’ici à 2025. Il devrait acheminer le gaz récemment découvert aux larges des côtes chypriotes et israéliennes à destination de l’Europe, réduisant ainsi la dépendance du continent au gaz russe.

 

Jean-Claude Bourbon , le 08/12/2017/

 

https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Yamal-projet-gazier-geant-Total-lArctique-2017-12-08-1200897922

 

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5 – L’Inde achète à la Russie 12 réacteurs nucléaires et renforce son partenariat militaire

 

La livraison doit s’étaler jusqu’en 2035. Un réacteur de conception russe d’une capacité de 1.000 mégawatts est déjà opérationnel et un second doit entrer en service l’année prochaine.

Accord majeur entre New Delhi et Moscou. L’Inde et la Russie ont signé jeudi 11 décembre un accord de coopération nucléaire civile qui prévoit la livraison sur vingt ans (d’ici 2035) de douze réacteurs nucléaires par la compagnie publique russe Rosatom. L’accord a été signé lors de la visite de Vladimir Poutine en Inde, une première depuis l’arrivée au pouvoir en mai de Narendra Modi, le nouveau Premier ministre indien. Un réacteur de conception russe d’une capacité de 1.000 mégawatts est déjà opérationnel à Kudankulam, dans l’Etat du Tamil Nadu (sud). Un second réacteur doit entrer en service l’année prochaine. De sources indiennes autorisées, on précise que la centrale de Kudankulam disposera à terme de six réacteurs. Les six autres seront construits sur un site qui reste à déterminer.

 

. 16 accord conclus, notamment dans le militaire

Les deux pays ont annoncé avoir conclu 16 accords dont l’un portant sur la fabrication en Inde de l’un des hélicoptères d’attaque russes les plus avancés et un autre sur l’installation de sites de fabrication de pièces détachées pour équipement militaire en Inde. La Russie fournit 70% de l’équipement militaire de l’Inde, premier importateur mondial d’armement conventionnel. L’Inde cherche par ailleurs à développer ses propres capacités de production d’armement.

 

Par latribune.fr (avec AFP et Reuters)/ 11/12/2014/

 

https://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141211trib0834d07af/l-inde-s-offre-douze-reacteurs-nucleaires-russes.html

 

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6 – RUSSIE : les ventes d’armes russes explosent

 

En 2015, la Russie a vendu pour 14,5 milliards de dollars d’armement à l’étranger, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, le 29 mars. La Fédération russe conserve ainsi sa deuxième place mondiale en volume de livraisons d’armes à l’étranger. « Les possibilités de nos technologies et de notre armement ont été démontrées en situation de combat, au cours de la lutte contre la menace terroriste », a souligné Vladimir Poutine à Nijni Novgorod, pendant une réunion de la Commission pour la collaboration militaire et technique.

 

Le président a ajouté que le portefeuille de commandes d’armement de la Russie, « pour la première fois depuis l’année 1992 », avait atteint le niveau de 56 milliards de dollars, notamment grâce à une série de nouveaux contrats signés en 2015, pour un montant global de plus de 26 milliards de dollars. L’année dernière, la Russie a ainsi vendu des armes et des technologies à 58 pays du monde, la plus grande partie des livraisons concernant l’Inde, l’Irak, le Vietnam, la Chine et l’Algérie.

 

_ Le juste prix

L’Inde a acheté à la Russie 12 complexes destinés à l’assemblage de chasseurs SU-30MKI, 23 hélicoptères Mi-17B-5, des moteurs d’avions Al-31FP et RD-33. La Russie a également réalisé la modernisation du sous-marin à propulsion diesel-électrique indien « projet 877 Sindhukitri » ainsi que de ses six hélicoptères Ka-31. Kommersant indique que le montant total des commandes indiennes s’élève à 4 milliards de dollars au moins. Courant 2015, l’Irak, de son côté, a acheté à la Russie des hélicoptères Mi-35M, Mi-28NE et Mi-171Sh, des systèmes de défense antiaérienne Pantsir-S1, des lance-roquettes multiples TOS-1A et des chars T-72B, pour une somme totale de plus d’un milliard de dollars. Le Vietnam a acquis deux sous-marins à propulsion diesel-électrique Varchavianka, quatre chasseurs Su-30MK2 et des munitions pour ces derniers, le tout pour un montant global d’environ 1 milliard de dollars.

 

L’Algérie a fait l’acquisition de six hélicoptères Mi-26T2, d’éléments du système de défense Pantsir-S1 et de chars Т-90SA. La Russie a aussi procédé à la modernisation des véhicules de combat d’infanterie algériens jusqu’à la génération des BMP-2M, pour un montant d’environ 800 millions de dollars. La Chine a acheté des hélicoptères Ka-32 et des moteurs d’aviation D-30KP2. L’Égypte a signé l’année dernière avec la Russie une importante série de contrats (à hauteur d’au moins 5 milliards de dollars), incluant la fourniture de chasseurs Mig-29M, de systèmes de défense antiaérienne de type Buk-M2E et Antey-2500, ainsi que de 46 hélicoptères Ka-52 ; ces accords continuent d’être remplis cette année.

 

À l’Azerbaïdjan, la Russie a vendu des chars T-90C, des véhicules de combat d’infanterie BMP-3, des hélicoptères Mi-17B-1, ainsi que 18 unités de lance-roquettes TOS-1A (pour un montant d’au moins 600 millions de dollars). La Biélorussie a fait l’acquisition de quatre avions d’entraînement militaire avancé Yak-130, et le Kazakhstan, de quatre chasseurs Su-30SM. La Russie a enfin livré gratuitement à la Biélorussie quatre divisions de systèmes mobiles de missiles sol-air S-300PS et cinq divisions de ces systèmes au Kazakhstan. Pour sa part, le Kirghizistan a reçu dix blindés de transport de troupes BTR-70M.

 

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_ L’appel de l’Est

Les sources de Kommersantexpliquent qu’en 2015, la Russie a été confrontée à une concurrence brutale sur le marché et à des exigences accrues de la part des commanditaires, aussi bien qu’à la baisse brutale des revenus de ses acheteurs traditionnels, due en premier lieu à la chute des prix du pétrole. Ce qui n’a pas empêché l’Algérie de conclure un contrat sur l’achat à la Russie d’environ 40 hélicoptères Mi-28NE, d’envoyer à Moscou une demande concernant l’acquisition d’une escadrille de bombardiers tactiques Su-32, ni de tester sur un de ses sites les caractéristiques techniques et de vol du chasseur Su-35. En outre, poursuit Kommersant, l’Algérie mènerait actuellement des négociations en vue d’acheter à la Russie plusieurs divisions du système Antey-2500.

 

Les interlocuteurs de Kommersant fondent de grands espoirs sur la Chine et l’Inde. Pour la deuxième année consécutive, la Chine est le premier commanditaire des nouveautés techniques russes : en septembre 2014, elle avait été la première à acheter des systèmes de défense antiaérienne S-400 Triumph (quatre divisions, pour 1,9 milliard de dollars), et en novembre 2015, elle a été la première à signer un contrat pour l’acquisition de chasseurs Su-35 (24 unités, environ 2 milliards de dollars).

Avec Delhi, la Russie négocie actuellement la vente de deux sous-marins de type « projet 636 » ainsi que du leasing d’un deuxième sous-marin nucléaire. Les négociations avec l’Arabie saoudite s’activent : Riyad manifeste de l’intérêt pour les systèmes S-400 et les systèmes de missile balistique Iskander-3.

 

Kommersant ajoute enfin que la réunion du 29 mars ne s’est pas passée sans critiques. Vladimir Poutine a notamment déploré le fait que le contrat signé en 2011 pour l’achat de deux porte-hélicoptères Mistralà la France impliquait des conditions extrêmement désavantageuses pour la Russie (l’accord stipulait en effet que les Français pouvaient rompre le processus au simple motif d’une décision gouvernementale, et face à la justice, Moscou n’aurait alors pas touché plus de 20 % du montant de ce contrat de plusieurs milliards).

 

ÉCONOMIE/ JULIA BREEN/ 31 MARS 2016

 

https://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/03/mistral-perdant-ventes-armes-russes/

 

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7 – RUSSIE : Economie, perspectives socio-économiques

 

_ POPULATION : 143,4 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT : 9 243 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 0,7 -2,8 -0,2 1,0
Inflation (moyenne annuelle) 7,8 15,5 7,0 4,2
Solde budgétaire / PIB (%) * -1,1 -3,4 -3,7 -2,6
Solde courant / PIB (%) 2,8 5,2 1,7 2,6
Dette publique / PIB (%) 15,6 15,9 17,0 17,1

 

(p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Abondantes ressources naturelles (pétrole, gaz et métaux)

. Main d’œuvre qualifiée

. Faible endettement public et réserves de change confortables

. Puissance régionale et énergétique affirmée.

 

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_ POINTS FAIBLES

. Accentuation du caractère rentier de l’économie

. Secteur bancaire privé fragile

. Faiblesse des infrastructures aggravée par un investissement très faible

. Démographie déclinante

. Lacunes persistantes dans l’environnement des affaires.

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

_ Modeste rebond après deux années de récession

La croissance russe devrait être positive en 2017, mais faible. L’activité du secteur d’hydrocarbures devrait peu progresser : le niveau de production a atteint fin 2016 un niveau record (11,2 millions bl/j) alors que le manque d’investissements et la maturité de nombreux champs pétroliers limitent les perspectives d’augmentation des capacités de production. Par ailleurs, la Russie s’est engagée depuis fin novembre 2016 vis-à-vis des pays de l’OPEP, à baisser sa production de 300.000 bl/j jusqu’en mars 2018.

 

Le secteur manufacturier (agro-alimentaire, chimie/ pharmacie, automobile) pourrait profiter d’une légère reprise de la demande intérieure. L’investissement privé, en repli depuis 2013, montre des signes de reprise au 1er trimestre (+2,3% en ga). La consommation privée devrait être soutenue par une lente progression des revenus des ménages liée notamment à une politique budgétaire un peu moins restrictive. Les revenus réels pourraient également continuer à bénéficier de la modération de l’inflation.

 

La hausse des prix a nettement ralenti début 2017 (4,1% en avril), s’approchant de la cible de 4% de la banque centrale (CBR), autorisant un assouplissement de la politique monétaire (taux ramené de 11 % à 9 % entre mai 2016 et juin 2017). La relative stabilité du rouble devrait permettre le maintien d’un niveau modéré d’inflation.  

En l’absence de réel progrès dans le conflit à l’est de l’Ukraine, les sanctions économiques ciblant les échanges et l’accès aux financements de la Russie imposées par l’UE, ont été maintenues jusqu’au 31 juillet 2017. La possibilité d’une levée, totale ou partielle de celles appliquées par les Etats-Unis, un temps évoquée après l’arrivée de D. Trump à la présidence, semble s’être éloignée. L’accès du pays aux financements internationaux restera donc limité, contraignant le rebond de la croissance.

 

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_ Amélioration du solde budgétaire et du solde courant

Les recettes fiscales devraient progresser en 2017 grâce à la modification des modalités de taxation du secteur des hydrocarbures  et des profits des compagnies publiques. La hausse modérée des prix du pétrole favoriserait aussi les revenus de l’Etat. De nouvelles privatisations (la banque VTB et l’armateur Sovcomflot notamment), après celles d’Alrosa et Bashneft en 2016, contribueraient également à l’amélioration des finances publiques. Le projet de budget 2017, prévoit une hausse des dépenses sociales, compensée par une baisse des autres postes. L’objectif est de réduire progressivement le déficit, tout en soutenant la demande dans la perspective des élections présidentielles de 2018, sans alimenter l’inflation.

 

L’Etat, dont l’endettement reste faible, dispose de confortables réserves de change (11 mois d’importations environ à fin avril 2017), auxquelles s’ajoutent les actifs des fonds souverains totalisant près de 90  milliards d’USD (environ 6 % du PIB) à fin avril 2017. L’excédent courant devrait augmenter à la faveur de la hausse des recettes d’exportation d’hydrocarbures (environ 2/3 du total), qui devrait toutefois être modeste compte tenu de l’absence de forte hausse des cours et de l’engagement de baisse de production. La reprise de la demande intérieure, même modérée, pourrait par ailleurs se traduire par une progression des importations, limitant l’amélioration du solde courant.

 

Le cours du rouble, soutenu par un prix du pétrole plus élevé qu’en 2016 et des rendements relativement attractifs (carry trade), ne devrait pas s’apprécier fortement en 2017. Les autorités ont lancé un programme d’achat de devises pour reconstituer les réserves et limiter l’appréciation du rouble qui réduit, en monnaie nationale, des recettes budgétaires du secteur pétrolier. Une appréciaion du dollar, une nouvelle baisse des prix du pétrole ou des sorties de capitaux (hausse de près de 10 Mds$ des échéances de dette extérieure en 2017) pèseraient sur le rouble. La situation du secteur bancaire semble se stabiliser suite aux mesures d’assainissement du secteur prises par la banque centrale, qui ont conduit à la fermeture de 130 établissements entre janvier 2016 et fin avril 2017.

 

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_ Une situation politique qui devrait rester stable et un environnement des affaires toujours déficient

La crise en Ukraine a joué un rôle fédérateur au sein de la population russe et renforcé la popularité de V. Poutine. Les élections législatives de septembre 2016 ont confirmé la prédominance du parti présidentiel, Russie Unie (54 % des voix) mais avec un faible taux de participation (48 % contre 60 % en 2011). Le mécontentement existe, comme en témoignent les manifestations en mars et juin 2017, mais le contrôle de l’Etat sur les medias et internet limite considérablement les capacités d’organisation et d’expression des mouvements d’opposition. A. Navalny, militant anti-corruption qui apparaissait comme une figure susceptible d’incarner les différents mouvements d’opposition, sous le coup de diverses procédures judiciaires ne pourra pas se présenter aux élections présidentielles de mars 2018.

 

Les lacunes en matière de gouvernance et le manque de transparence des entreprises affaiblissent fortement l’environnement des affaires. Le classement de la Russie se dégrade selon la plupart des indicateurs de la Banque Mondiale, notamment en termes de qualité de réglementation et ne progresse pas concernant la lutte contre la corruption. 

 

Dernière mise à jour : Juin 2017

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Russie

 

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8 – Poutine ordonne le retrait de la majeure partie des forces russes en Syrie

 

En visite surprise sur une base syrienne, le président russe annonce un retrait, après une première indication d’une «fin de phase militaire». Il assure le conflit peut être réglé sous l’égide de l’ONU…

Vladimir Poutine a ordonné lundi le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe en Syrie, quelques jours après l’annonce par Moscou de la «libération totale» du pays de l’emprise du groupe Etat islamique (EI). Lors d’une visite surprise sur la base russe de Hmeimim, en Syrie, le président Poutine a toutefois affirmé que la Russie garderait une présence dans ce pays, assurant que Hmeimim, où sont concentrés les effectifs militaires russes, et la base navale de Tartous, resteront opérationnelles.

 

«En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie la plus grande partie du contingent militaire russe se trouvant en Syrie», a déclaré Vladimir Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe.

 

_ Accueilli par Bachar al-Assad

Vladimir Poutine, accueilli à Hmeimim par le dirigeant syrien Bachar al-Assad, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, n’a pas précisé combien de soldats russes resteraient sur place. Dès son arrivée sur le tarmac de Hmeimim, le président russe a salué chaleureusement son homologue syrien, dont Moscou est le principal allié, avant de s’exprimer devant les troupes russes au garde-à-vous. «L’objectif de la lutte contre les criminels armés en Syrie, l’objectif, qui nécessitait les moyens de grande envergure des forces armées, a été atteint dans sa totalité, et brillamment», a déclaré Vladimir Poutine, dont le discours a été retransmis avec quelques heures de décalage.

 

«La Syrie a été préservée en tant qu’Etat souverain et indépendant», a-t-il affirmé, remerciant les soldats pour leur travail. «Si les terroristes relèvent de nouveau la tête, alors nous les frapperons avec une force jamais vue», a-t-il averti. «Nous n’oublierons jamais ni les morts ni nos pertes causées par la lutte contre le terrorisme, en Syrie et chez nous, en Russie.» Bachar al-Assad a de son côté remercié le président russe, saluant «la participation efficace (des Russes) dans la guerre contre le terrorisme», selon une déclaration diffusée par les médias officiels.

 

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_ Un voyage au pas de charge dans la région

Après sa visite inattendue à Hmeimim, Vladimir Poutine s’est rendu au Caire, où le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sissi l’attend pour des pourparlers, portant notamment sur la Syrie. «J’ai la possibilité de parler (du dossier syrien) au Caire avec le président égyptien et un peu plus tard, avec le président turc», Recep Tayyip Erdogan, avec qui une rencontre est prévue lundi soir, a déclaré Vladimir Poutine à Bachar al-Assad, selon l’agence de presse Interfax.

 

«Les conditions sont réunies pour une résolution politique (du conflit) sous l’égide de l’ONU», a-t-il assuré alors que le 8e cycle de pourparlers intersyriens se poursuit à Genève jusqu’au 14 décembre. Jeudi, Moscou a annoncé la «libération totale» du territoire syrien de l’emprise du groupe Etat islamique, bien que l’organisation jihadiste contrôle toujours plusieurs poches dans le pays.

 

La Russie avait déjà annoncé le 21 novembre la fin de la «phase active de l’opération militaire» en Syrie. Lancée en 2015, l’intervention militaire russe en Syrie a changé la donne en permettant notamment aux forces gouvernementales de ravir à l’EI la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d’Alep, dans le nord-ouest du pays. De 4000 à 5000 militaires russes ont été déployés en Syrie pendant ces deux années, la grande majorité sur la base aérienne de Hmeimim, dans le fief de Bachar al-Assad au nord-ouest de la Syrie. Officiellement, une quarantaine de militaires russes ont péri en Syrie depuis le début de l’intervention, le 30 septembre 2015.

 

 Proche-Orient/ AFP/ Publié lundi 11 décembre 2017/ Modifié lundi 11 décembre 2017 /

 

https://www.letemps.ch/monde/2017/12/11/poutine-ordonne-retrait-majeure-partie-forces-russes-syrie#cxrecs_s

 

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9 – L’économie russe repart sans réforme ni modernisation

 

L’économie russe rebondit à sept mois de l’élection présidentielle. Mais les revenus des Russes continuent de baisser et les économistes parlent d’effet conjoncturel sur fond de stagnation…

Embellie ou mirage? Les statistiques officielles russes (RosStat) annoncent 2,5% de croissance au second trimestre 2017 (en rythme annuel), contre 0,5% de croissance au premier trimestre. C’est le meilleur résultat de l’économie russe depuis le troisième trimestre 2012, lorsque la croissance entamait sa décélération sur fond de chute des prix du pétrole. Deux années de contraction ont suivi, ternies par les sanctions internationales liées au conflit avec l’Ukraine. Le Ministère russe de l’économie table dorénavant sur une croissance de 2% sur l’ensemble de l’année 2017.

 

La production industrielle affiche également de bons résultats, avec une croissance de 3,5% sur les 12 derniers mois jusqu’à juin, selon RosStat. Les secteurs en meilleure santé sont le fret ferroviaire (6%) et les industries de transformation (5,1%), tandis que la distribution, l’agriculture et la construction restent sous le 1% de croissance.

 

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_ En tête des pays protectionnistes selon Bruxelles

Le gouvernement et ses relais expliquent ces résultats par une «résilience structurelle» de l’économie russe. Le président Vladimir Poutine vante l’effet positif des contre-sanctions, qui ont favorisé certains secteurs comme l’agriculture et l’industrie pharmaceutique. De fait, les sociétés européennes auront du mal à profiter du redressement russe. Un rapport de la Commission européenne publié lundi ne liste pas moins de 33 barrières douanières imposées par Moscou aux exportations européennes, la Russie caracole du coup loin en tête dans le classement mondial du protectionnisme établi par Bruxelles.

 

Les économistes sont plus partagés sur les raisons et la portée du rebond de croissance. D’abord, ils observent que le prix du pétrole est remonté depuis l’année dernière. Les commandes massives de l’Etat pour l’industrie ont joué (surtout en faveur du complexe militaro-industriel et du transport). La météo, inhabituellement froide ce printemps, a rendu service au secteur énergétique. Les dépenses de l’Etat jouent un grand rôle dans le rebond, note Natalia Orlova, économiste principale chez Alfa Bank à Moscou. «Si les compagnies publiques changent leurs plans ou si leurs budgets sont rognés, il est possible que les résultats positifs soient entièrement gommés.» Or, le déficit du budget fédéral continue de se creuser et devrait atteindre 2% du produit intérieur brut d’ici à la fin de l’année.

 

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_ Facteurs isolés masquant la stagnation

Une partie des économistes russes voient une conjonction de facteurs isolés masquant temporairement la stagnation observée depuis trois ans. Les investissements restent à un niveau historiquement bas (y compris ceux venant de l’étranger), la fuite de capitaux a de nouveau bondi de 50% au premier semestre (13 milliards de dollars) et aucune réforme ne s’annonce à l’horizon.

 

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En dépit du mantra gouvernemental répété depuis quinze ans, la diversification de l’économie ne se concrétise pas. Ni les réformes visant à accroître la productivité et à réduire le déficit structurel sur le marché du travail. Par conséquent, note l’économiste Nikolaï Kondrachov, «en l’absence de changements structurels, l’économie ne peut croître au-dessus de 1 à 1,5% par an».

 

Aux freins structurels s’ajoutent de nouvelles sanctions américaines décidées le mois dernier. La perspective d’un refroidissement à long terme avec la première économie mondiale pèse sur les décisions de groupes étrangers d’investir en Russie. En fait, plusieurs études récentes ont montré que les effets des sanctions sur l’économie russe se feront sentir sur le long terme. Les sanctions internationales ont drastiquement limité l’accès des Russes aux marchés internationaux pour se financer. Les sanctions sectorielles ont coupé l’accès aux technologies de pointe occidentales pour l’armement et l’énergie. L’économie russe continue par inertie mais risque de s’essouffler progressivement et de sombrer dans la stagnation, faute d’investissements et de modernisation.

 

 Economie mondiale Russie/ Emmanuel Grynszpan, Moscou/ Publié lundi 14 août 2017 /

 

https://www.letemps.ch/economie/2017/08/14/leconomie-russe-repart-reforme-modernisation

 

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