RUSSIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : nouvelles réalités d’un monde multipolaire

 

« Poutine : La Russie n’envisage pas encore de retirer ses troupes de Syrie, a déclaré Vladimir Poutine. La Russie maintiendra pour l’instant des troupes en Syrie mais elle n’y met pas en place des structures de long terme, a fait savoir le chef de l’État russe. La Syrie n’est pas un polygone d’essais pour les armes russes, mais elles s’y perfectionnent en mode de combat, a-t-il ajouté.

L’opération syrienne est une expérience de combat unique pour les Forces armées russes, estime-t-il. «Il vaut mieux éliminer les terroristes là-bas que les retrouver ici, les armes à la main.» Malheureusement, les combats en Syrie ont également provoqué des pertes humaines, a reconnu M. Poutine, en promettant que les autorités russes soutiendraient les familles des militaires tués durant cette opération. »

 

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1 – «Ligne directe» 2018 : Vladimir Poutine répond aux Russes

 

Le Président russe répond ce jeudi en direct aux questions de ses concitoyens, lors de sa traditionnelle émission «Ligne directe» avec les Russes, pour la seizième fois déjà. Vladimir Poutine répond ce jeudi aux questions que lui ont envoyé ses concitoyens au cours d’une téléconférence. Dans les régions, les gouverneurs doivent être prêts à recevoir les appels du chef de l’État et à répondre en direct à ses questions concernant leurs domaines de compétence.

 

Cette année, à la différence des «Lignes directes» précédentes, aucun public n’est présent dans la salle mais tout le monde peut envoyer des questions via différents canaux de communication. Les années précédentes, quelques centaines d’invités, dont des personnalités publiques, étaient présents dans la salle de conférence. Cette fois-ci, ce sont ceux qui n’ont pas la possibilité de venir sur le plateau qui sont privilégiés.

Le Président a déjà reçu plus de 1,7 million de questions, selon les organisateurs de l’événement. Ce jeudi à 8h00, ils avaient déjà enregistré 1.000.381 appels téléphoniques, 384.132 sms, 41.359 mms, 13.314 vidéos, tandis que 6.620 questions avaient également été posées via le dialogue vidéo. 185.000 questions ont été envoyées par le biais d’un site internet dédié.

 

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Il s’agit de la seizième rencontre en format «Ligne directe», ou questions-réponses, avec les Russes. Cette tradition est née pendant le premier mandat présidentiel de Vladimir Poutine. La première a eu lieu le 24 décembre 2001. La «Ligne directe» la plus longue a eu lieu en 2013: le Président avait répondu aux questions de ses compatriotes pendant 4 heures et 47 minutes. C’était également une année record pour le nombre de questions envoyées au Président par les Russes, qui s’est élevé à près de 3 millions.

 

Fin de la «Ligne directe» avec Vladimir Poutine : Le Président a remercié les organisateurs de la «Ligne directe» et a promis d’analyser toutes les questions qui lui avaient été posées. Il a réussi à répondre à 79 questions en 4 heures et 20 minutes.

 

_ Ukraine

Poutine promet d’aider une Ukrainienne blessée en Syrie à obtenir la nationalité russe. Une Ukrainienne, qui vivait avec son mari à Alep et qui a aidé les militaires syriens et russes lors de l’opération en Syrie avant d’être grièvement blessée et handicapée, a demandé au Président russe de l’aider à avoir une prothèse. Sa nationalité est un obstacle qui complique la procédure. La femme suit un traitement à Saint-Pétersbourg mais ne peut pas voir sa famille syrienne car une invitation est nécessaire pour cela. Vladimir Poutine a promis de faire en sorte que sa famille vienne en Russie et que la dénommée Irina obtienne la nationalité russe.

 

_ Le Président russe met en garde contre le retard du pays pour ne pas perdre sa souveraineté

«Il faut cumuler toutes les ressources», a martelé le Président.

 

_ Poutine explique pourquoi la Russie ne renoncera jamais à sa souveraineté

Aucune sanction ne poussera les Russes à renoncer à leur souveraineté, car sans elle, la Russie n’existerait tout simplement pas, a souligné Vladimir Poutine.

 

_ Vladimir Poutine se sent-il seul sur l’«Olympe du pouvoir»?

«Non, car j’ai une équipe de compagnons d’âme.»

 

_ Poutine sur son successeur : «J’y pense tout le temps mais ce sont les Russes qui l’éliront»

 

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_ Vladimir Poutine tutoie Angela Merkel et Emmanuel Macron

Vladimir Poutine a confié qu’il avait des rapports plus personnels avec certains de ses collègues étrangers. Ainsi, il a dit tutoyer la chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron. Cependant, Vladimir Poutine vouvoie le Président tchèque Milos Zeman. «Il est quand même plus âgé que moi», a-t-il expliqué.

Lors de plusieurs entrevues entre Poutine et Macron au Forum économique de Saint-Pétersbourg, ce dernier a appelé son homologue russe par son prénom et le tutoie, ayant eu recours à l’adjectif «cher». Par ce geste, que souhaitait montrer le Président français ? Les utilisateurs des réseaux sociaux l’interprète à leur manière.

 

_ Le passage par le pont de Crimée sera gratuit, a annoncé le Président russe

Les constructeurs ont achevé les travaux de la fondation sur pieux de la section ferroviaire du pont de Crimée reliant la péninsule au reste du territoire russe par le détroit de Kertch et dont l’inauguration a eu lieu le 15 mai 2018 en présence de Vladimir Poutine.

 

_ «Le journaliste russe Vychinski a été arrêté en Ukraine à cause de son activité professionnelle, c’est sans précédent et inadmissible»

L’arrestation du journaliste russe Kirill Vychinski en Ukraine a été due à son activité professionnelle, ce qui est sans précédent et inadmissible, a souligné le chef de l’État russe. Moscou n’a pas encore songé à échanger le journaliste contre le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, arrêté en Russie sur soupçonnés de planifier des attaques terroristes. L’arrestation de Vychinski en Ukraine à cause de son métier, c’est sans précédent et inacceptable, a déclaré Vladimir Poutine en soulignant que Moscou espérait la libération du journaliste, y compris grâce à la pression effectuée sur l’Ukraine par plusieurs organisations internationales.

 

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_ Les prix à la consommation en Crimée ne seront plus aussi élevés qu’aujourd’hui dès l’ouverture de la circulation aux camions sur le pont de Crimée

Le Président a dit être au courant des prix à la consommation trop élevés en Crimée. Cependant, selon lui, les prix de tous les produits alimentaires ne sont pas plus élevés que dans les régions voisines. Après l’ouverture de la circulation aux camions sur le pont de Crimée, les prix se lisseront, a-t-il promis.

 

_ «Pourquoi avez-vous reconnu Porochenko?», une question intéressante d’après Poutine

«L’Occident ne reconnaît pas [Bachar el-] Assad. Pourquoi reconnaissez-vous Porochenko?», a demandé un Russe. «Intéressante question», a-t-il jugé.

 

_ Construire un pont vers l’île de Sakhaline?

Il faut étudier la question, selon le Président. Les perspectives de construire un pont reliant le territoire continental russe à l’île de Sakhaline doivent être analysées de tous les côtés, y compris d’un point de vue géopolitique, a indiqué le chef de l’État russe.

 

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_ Président russe: le financement par Gazprom de la radio Echo de Moscou est un témoignage de la liberté de la presse

Le financement par le géant gazier russe Gazprom de la radio Écho de Moscou (réputée pour ses critiques virulentes à l’égard des autorités russes, ndlr) est un témoignage de la liberté de la presse, bien que certains thèmes [traités par ce média] nécessitent de faire un tri, a estimé le Président russe.

 

_ À quel stade de développement sont aujourd’hui les nouvelles armes russes?

Les armes russes modernes ont été développées dès 2004 pour répondre au retrait unilatéral des États-Unis du Traité ABM, a indiqué le Président russe.

 

_ La Russie n’envisage pas encore de retirer ses troupes de Syrie, a déclaré Vladimir Poutine

La Russie maintiendra pour l’instant des troupes en Syrie mais elle n’y met pas en place des structures de long terme, a fait savoir le chef de l’État russe. La Syrie n’est pas un polygone d’essais pour les armes russes, mais elles s’y perfectionnent en mode de combat, a-t-il ajouté. L’opération syrienne est une expérience de combat unique pour les Forces armées russes, estime-t-il. «Il vaut mieux éliminer les terroristes là-bas que les retrouver ici, les armes à la main.» Malheureusement, les combats en Syrie ont également provoqué des pertes humaines, a reconnu M.Poutine, en promettant que les autorités russes soutiendraient les familles des militaires tués durant cette opération.

 

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_ Poutine : la Russie ne prévoit pas pour le moment de retirer ses unités de Syrie

Répondant à la question d’un téléspectateur lors de la «Ligne directe», Vladimir Poutine a indiqué que Moscou n’avait pas l’intention pour l’instant de retirer ses troupes de Syrie.

 

_ Poutine propose de songer à utiliser des voitures roulant au gaz naturel

Le Président russe a proposé d’analyser la possibilité d’utiliser du gaz naturel dans les voitures. Ce serait, selon lui, un moyen beaucoup plus écologique de se déplacer par rapport aux véhicules électriques. Car ceux-ci utilisent de l’énergie à base de charbon, ce qui participe notoirement à la pollution atmosphérique.

 

_ Le Président russe est convaincu que Moscou et Kiev ont un avenir en commun

Les peuples russe et ukrainien sont en fait des peuples frères, qui ont un passé et un avenir en commun, a souligné Vladimir Poutine.

Il a en outre estimé qu’il importait de simplifier la procédure d’obtention de la nationalité [russe] pour les réfugiés du Donbass.

 

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_ Le Président russe n’exclut pas que les cryptomonnaies puissent aider à éviter des restrictions dans l’activité financière

La Russie ne peut pas avoir de cryptomonnaie locale car c’est un phénomène supranational, a indiqué Vladimir Poutine. Cependant, les cryptomonnaies pourraient aider à éviter des restrictions dans l’activité financière internationale, selon lui.

Il faut considérer le phénomène de la cryptomonnaie avec prudence, avertit Poutine

La cryptomonnaie ne doit pas devenir un moyen d’effectuer des règlements, des paiements ou un moyen d’accumulation, ce phénomène doit être considéré avec prudence, estime le Président russe.

 

_ Qu’est-ce que Vladimir Poutine a dû sacrifier en étant chef de l’État?

«Ma vie privée. Mais cela est compensé par le fait de pouvoir aider des millions de personnes à vivre mieux», a répondu le Président russe.

 

_ D’ici à 2022, la Russie testera une fusée super lourde sans pilote, a annoncé le Président

Moscou a des plans ambitieux en matière de programme spatial. La Russie lancera 600 satellites de télécommunications et de sondage de la Terre au cours des prochaines années, a ajouté Vladimir Poutine. Il s’agit du programme Sfera, a-t-il précisé.

 

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_ Rumeurs concernant un éventuel blocage d’Instagram et de YouTube en Russie: rien ne sera fermé, a déclaré Poutine

Les services secrets doivent trouver des moyens modernes pour assurer la sécurité, sans recourir au blocage de quelques sites internet que ce soit, a souligné le leader russe.

 

_ Selon le Président russe, la situation politique en Ukraine s’aggrave à l’approche des élections

Le chef de l’État russe dit espérer que Kiev ne se livrera pas à des provocations dans le Donbass, car cela aurait des conséquences néfastes pour l’indépendance de l’Ukraine.

La Russie accorde une aide aux Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, et continuera de le faire, a ajouté le Président.

 

_ Les raisons pour lesquelles la situation dans le Donbass s’est brusquement aggravée

Une nouvelle aggravation de la situation dans le Donbass a entraîné des pertes importantes des deux côtés, notamment dans les environs de Gorlovka. Le commandement ukrainien annonce vouloir «serrer la corde autour de Donetsk».

 

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_ Poutine : si les USA limitent l’accès aux transactions en dollars, cela sapera la confiance dans cette monnaie

Le dollar est aujourd’hui la seule monnaie universelle mais «[les USA] scient la branche sur laquelle ils sont assis» en limitant l’accès aux transactions en dollars, a indiqué le Président. De nombreux pays songent à utiliser leurs monnaies nationales pour effectuer les transactions, a-t-il poursuivi. Les États-Unis sapent la confiance dans le dollar, selon Poutine. En limitant les transactions en dollar à travers le monde, les États-Unis «scient la branche sur laquelle ils sont assis», a estimé le chef du Kremlin.

 

_ Le Président russe se souvient de son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité en 2007

Poutine s’est souvenu de son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité en 2007, quand il avait notamment déclaré que les États-Unis souhaitaient un monde unipolaire. La Russie n’avait pas été alors entendue, mais aujourd’hui, ce fait est évident pour tout le monde, a-t-il souligné. Il y a dix ans, le discours de Poutine à Munich: le président russe a vu juste.

Il y a dix ans, Vladimir Poutine a prononcé à Munich un discours sur les perspectives de développement de la politique mondiale dans lequel il a critiqué les États-Unis pour leur conception d’un monde unipolaire et leur volonté d’imposer leurs valeurs à d’autres pays. Ces dix années écoulées ont confirmé que le président russe avait raison.

 

_ Poutine sur l’affaire Skripal : j’aimerais qu’on nous donne l’accès à ces Russes et qu’on nous permette de participer à l’enquête

Si un gaz de combat avait été utilisé contre les Skripal, ils seraient morts sur place. «Dieu merci, cela n’est pas arrivé», a indiqué le Président.

 

_ La baudruche Skripal se dégonfle sous nos yeux, selon Lavrov

Faute de preuves de la culpabilité de la Russie, l’affaire Skripal s’effondre sous nos yeux ce qui n’empêche pas certains pays de recourir au même schéma à d’autres propos, selon le ministre russe des Affaires étrangères lors d’un déplacement à Minsk.

 

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_ Président russe : en Europe, on dit non seulement tout bas mais aussi à haute voix qu’il faut annuler les sanctions antirusses

En Europe, on parle déjà publiquement de la nécessité de lever les sanctions contre la Russie, a fait savoir le chef de l’État russe.

«Il ne s’agit pas que de nos entretiens en tête-à-tête. Il s’agit d’une grande partie du processus de négociations avec les leaders de la France, de l’Allemagne, […] sans parler de ceux des pays d’Asie. Ils ne le disent plus seulement tout bas mais aussi en public», a indiqué Vladimir Poutine.

 

_ Poutine dévoile qui éprouvera désormais l’effet des sanctions antirusses

Les pays ayant introduit des sanctions contre la Russie sous la pression des États-Unis pourraient désormais ressentir leurs effets sur eux-mêmes, selon le Président russe dans un entretien à China Media Group.

 

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_ Poutine : nous avons besoin de règles claires concernant le commerce mondial

Commentant la guerre commerciale menée par les États-Unis, le Président russe a qualifié de «sanctions» contre l’UE, le Mexique et le Canada les taxes sur l’importation d’acier et d’aluminium.

 

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_ Vladimir Poutine commente la possibilité d’une Troisième Guerre mondiale

Poutine répond à la question sur une Troisième Guerre mondiale

Lors de la «Ligne directe», un téléspectateur a posé à Vladimir Poutine une question sur la possibilité d’une Troisième Guerre mondiale. «Je ne sais pas quel genre d’arme sera utilisé lors de la Troisième Guerre mondiale, mais la quatrième se fera avec des bâtons et des pierres», a répondu le Président, en citant Albert Einstein.

Le chef de l’État russe a cité des propos d’Einstein: «Je ne sais pas quel genre d’arme sera utilisé lors de la Troisième Guerre mondiale, mais la quatrième se fera avec des bâtons et des pierres». «La peur de l’annihilation réciproque est un important facteur de dissuasion», a indiqué le Président. Selon lui, le monde a besoin de nouveaux modèles de sécurité.

 

_ Poutine: les accusations incessantes contre la Russie sont un facteur de dissuasion mais c’est une politique erronée

La Russie doit défendre ses intérêts dans tous les domaines, a déclaré Vladimir Poutine. La pression sur la Russie cessera lorsque l’Occident se rendra compte qu’elle est contre-productive. «Ils devront compter avec [nous]», a-t-il ajouté.

Ne pas écouter la voix de la Russie est un moyen de dissuasion, estime le Président. «Pourquoi agissent-ils ainsi? Parce qu’ils voient que la Russie devient un concurrent», estime-t-il. Selon lui, une telle politique est erronée. Entamer une coopération mènerait à une croissance économique à travers le monde. «Nos partenaires occidentaux commencent à s’en rendre compte», a affirmé Vladimir Poutine.

 

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_ Vladimir Poutine est interrogé sur le Mondial 2018 en Russie

Prié par l’entraîneur russe Valeri Gazzaïev de contrôler le développement du football en Russie et l’entretien de son infrastructure, Vladimir Poutine a promis que l’infrastructure construite en prévision du Mondial serait utilisée pour promouvoir le sport et serait rentabilisée. Tout comme cela a été le cas avec l’infrastructure olympique de Sotchi qui est toujours utilisée. Le Président espère que la sélection russe de football fera étalage de ses qualités lors de la Coupe du Monde.

 

Pour Poutine, cette équipe a toutes ses chances pour remporter la Coupe du Monde 2018. Le chef d’État russe estime que l’Espagne figure parmi les pays les mieux placés pour remporter le Mondial qui démarre dans moins d’un mois en Russie.

 

_ Le Président a apprécié une plaisanterie sur l’augmentation des prix de l’essence en Russie

Sur un photomontage présenté à Vladimir Poutine, il est en train de ravitailler une voiture russe Lada Kalina en s’exclamant: «Mais qu’est-ce que c’est que ce prix!»

Poutine appelle le ministre de l’Énergie, Alexandre Novak, pour éclaircir le problème de la croissance des prix de l’essence. L’actuelle croissance des prix de l’essence en Russie est le résultat d’un règlement imprécis en matière de ressources énergétiques, a indiqué le Président. Elle est «inacceptable», selon lui.

Pour éclaircir le problème, il a appelé le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak. M. Novak a répondu que la croissance des prix avait été stoppée. Le gouvernement a pris des mesures qui ont eu un impact positif sur la situation. Depuis la fin du mois de mai, les prix n’augmentent plus, a-t-il indiqué. Des accords ont été conclus entre les compagnies pétrolières pour stabiliser les prix et augmenter les livraisons sur le marché intérieur, a ajouté le ministre.

 

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_ Comment est la période que traverse la Russie ?

 

Selon le Président russe, la Russie progresse vers une «zone claire» et il garantit une croissance économique dans une perspective à court terme. La Russie est à un très bas niveau d’endettement, les réserves de change sont en hausse, a ajouté M.Poutine. Tout cela témoigne du fait que le pays dispose de bonnes conditions pour se développer économiquement.

 

_ Vladimir Poutine est arrivé sur le plateau

Il s’agit de la première manifestation de ce type depuis la réélection de M. Poutine au poste de Président. À l’heure actuelle, près de deux millions de questions ont été adressées au chef de l’État. La seizième «Ligne directe» avec Vladimir Poutine commence. Selon des sondages, 74% des Russes apprécient le format de «Ligne directe» avec leur Président.

 

© Sputnik/ 07.06.2018/

 

https://fr.sputniknews.com/russie/201806071036694345-poutine-ligne-directe/

 

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2 – Poutine vante une Russie qui « avance dans la bonne direction » à une semaine du Mondial-2018

 

Se voulant rassurant envers les Russes, conciliant mais ferme envers les Occidentaux, Vladimir Poutine a longuement répondu jeudi aux préoccupations de ses concitoyens à la télévision, vantant une Russie qui « avance dans la bonne direction » au moment où elle accueille le Mondial-2018 de football. A une semaine du début de cet événement sportif à l’audience planétaire organisé dans un climat de vives tensions Est-Ouest, le président russe a orchestré pendant 4H20 sa « Ligne directe » annuelle, une émission au cours de laquelle il jongle entre les tracas quotidiens de la population, les remontrances à l’égard des responsables régionaux et les confidences sur sa vie privée.

 

L’émission lui a donné l’occasion d’évoquer les conseils de son père (« Ne pas mentir »), son rapport « intime » à la foi ou le manque de temps dont il dispose pour ses petits-enfants. Mais il a surtout rappelé les promesses de son nouveau mandat – le quatrième – courant jusqu’en 2024 : augmenter l’espérance de vie et redresser la démographie déclinante de la Russie, diviser par deux la pauvreté et faire entrer son pays dans les cinq premières économies mondiales.

 

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« Dans l’ensemble, nous avançons totalement dans la bonne direction. Nous nous sommes placés sur les rails d’une croissance durable de l’économie », a estimé Vladimir Poutine, soulignant le développement de l’industrie et de l’agriculture ou le niveau historiquement bas de l’inflation mais reconnaissant « un certain nombre de problèmes à régler ». Au-delà de l’économie, il a évoqué les tensions avec les Occidentaux, les relations restant plombées par les désaccords persistants sur la Syrie et l’Ukraine, les accusations d’ingérence et l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en Angleterre.

 

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Le président russe a réfuté la possibilité d’un échange entre le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie pour « terrorisme » et dont la détention est dénoncée par Kiev, l’Union européenne et les Etats-Unis, contre le journaliste de l’agence de presse russe Kyrylo Vychynski, arrêté fin mai à Kiev. Tout en donnant de nouveaux détails sur les armes mises au point par la Russie, il a dit espérer que la « retenue » prévaudrait contre « toute action extrême et dangereuse pour la civilisation contemporaine », louant la « parité stratégique » qui permet selon lui d’assurer la paix dans le monde depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. « Il est temps de s’asseoir à la table des négociations et de ne pas seulement réfléchir, mais de développer des schémas adéquats et modernes en faveur de la sécurité internationale et européenne », a plaidé M. Poutine.

 

Les accusations des Occidentaux à l’encontre de Moscou sont « un moyen de contenir la Russie, tout comme les sanctions », a-t-il jugé : « Ils ont recours à cela car ils voient la Russie comme une menace, ils voient qu’elle devient un concurrent ». « Il est clair que nous devons défendre nos intérêts économiques et sécuritaires », a poursuivi le chef de l’Etat, précisant ainsi que l’armée russe restera en Syrie, où elle est présente depuis septembre 2015 à la demande de Bachar al-Assad, tant que Moscou « y trouvera un intérêt ».

 

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_ Prix de l’essence

Les Russes ont été plus de deux millions à vouloir poser des questions, consacrées en grande partie aux tracas du quotidien, selon les chiffres présentés par la chaîne de télévision Rossia 24. Nouveauté, M. Poutine s’est évertué à résoudre les problèmes rapportés par les téléspectateurs en direct avec les autorités régionales et les ministres via liaison vidéo. Le premier à inaugurer ce dispositif a été le ministre de l’Energie Alexandre Novak, invité à détailler les mesures censées juguler la récente flambée des prix à la pompe après la question d’un téléspectateur, Alexeï, au président : « Le 18 mars, tout le pays a voté pour vous et vous ne pouvez pas mettre fin à la hausse des prix de l’essence ».

 

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A une semaine du début de la Coupe du monde de football, Vladimir Poutine a aussi assuré que tout serait fait pour rentabiliser les stades flambant neufs, parfois dans des villes sans club de premier plan, construits pour cette compétition dans l’organisation de laquelle la Russie a investi 13 milliards de dollars.

 

Il a averti les autorités régionales héritant de ces bâtisses : pas question de s’en servir pour abriter des marchés comme « dans certains équipements sportifs de Moscou dans les années 1990 ». Les préoccupations des Russes portent essentiellement sur les difficultés économiques, la reprise, après des années de crise, restant timide. Chaque année, la population soulève les problèmes qu’elle rencontre dans cet immense pays, notamment en province : salaires minuscules, amateurisme des responsables locaux et inefficacité de l’administration, désastres écologiques et infrastructures inexistantes.

 

Par Victoria LOGUINOVA-YAKOVLEVA et Maxime POPOV/ AFP/ © 2018 AFP/ Mise à jour 07.06.2018/

 

https://information.tv5monde.com/info/poutine-vante-une-russie-qui-avance-dans-la-bonne-direction-une-semaine-du-mondial-2018-242123/

 

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3 – Face à un G7 divisé, Xi et Poutine jouent l’unité

 

Les présidents russe et chinois, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont affiché dimanche leur unité et loué l’expansion de leur bloc asiatique, l’Organisation de coopération de Shanghai, face à un G7 miné par ses divisions. Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s’est tenu pendant deux jours dans la ville portuaire de Qingdao (est de la Chine), Xi Jinping a souhaité la «bienvenue» à deux nouveaux venus, l’Inde et le Pakistan, au sein du bloc créé en 2001.

 

L’OCS vise à accroître la coopération économique et sécuritaire entre ses membres et comprend également les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Tadjikistan et d’Ouzbékistan. Le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est observateur à l’OCS, s’y est également rendu pour s’assurer du soutien de Pékin et Moscou à l’accord sur le nucléaire iranien après sa dénonciation par Washington. Avec l’accueil de l’Inde et du Pakistan dans ses rangs, l’OCS «devient encore plus forte», a salué le chef du Kremlin.

 

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La «coopération» est plus que jamais nécessaire alors que «l’unilatéralisme, le protectionnisme et les réactions opposées à la mondialisation prennent de nouvelles formes», a pour sa part estimé le numéro un chinois. «Nous devons rejeter la mentalité de guerre froide et de confrontation entre les blocs, et nous opposer à la recherche effrénée de sécurité pour soi-même aux dépens des autres, afin d’obtenir la sécurité pour tous», a affirmé Xi Jinping, sans jamais citer nommément les Etats-Unis.

 

Les règles de l’Organisation mondiale du commerce et le système commercial multilatéral doivent être respectés, a encore soutenu Xi Jinping, dont le pays est engagé dans des discussions difficiles avec les Etats-Unis pour éviter une guerre commerciale. «Nous devons rejeter les politiques égocentriques, à court terme et d’isolement», a-t-il ajouté.

 

La démonstration d’unité de l’OCS se veut le miroir inversé des divisions qui ont miné le sommet du G7, sabordé après sa clôture par le président américain qui a retiré son soutien au communiqué final qu’il avait auparavant avalisé. M. Poutine a ironisé en marge de ce sommet sur le «babillage inventif» du G7, qu’il a appelé à engager une «vraie coopération». Pour autant, les divisions -tues à Qingdao- ne manquent pas au sein de l’OCS. L’Inde s’inquiète ainsi des projets chinois d’infrastructures chez son rival pakistanais et continue d’avoir un litige frontalier avec la Chine dans l’Himalaya.

 

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_ Etats-Unis déstabilisateurs

A Qingdao, Xi Jinping a annoncé que la Chine allait ouvrir une ligne de crédit de 30 milliards de yuans (4,7 milliards de dollars) aux membres de l’OCS via un consortium bancaire. Avec Moscou, Pékin entend également proposer un Partenariat économique eurasien aux autres membres, alors que le commerce et les investissements entre eux augmentent.

 

En présence d’Hassan Rohani, dont le pays aspire à intégrer l’Organisation de coopération de Shanghai, le président russe a indiqué que Moscou continuait de soutenir l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 et visant à empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques visant le pays.

 

Le retrait américain de l’accord «peut déstabiliser davantage la situation», a estimé M. Poutine, favorable à la «mise en oeuvre inconditionnelle» du texte. Grande consommatrice de pétrole iranien, la Chine, comme les autres pays signataires, a appelé à sauver l’accord malgré la décision américaine. «Les efforts des Etats-Unis pour imposer leur politique aux autres constituent un danger en expansion», a de son côté affirmé le président iranien.

 

Washington observe les réactions au retrait américain de l’accord sur le nucléaire, et une réponse faible ne ferait qu’encourager les Etats-Unis à agir unilatéralement, a-t-il estimé. «Cela aurait de nombreuses conséquences dommageables pour la communauté mondiale». Le président russe a par ailleurs apporté son soutien au sommet entre le président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, mardi à Singapour.

 

AFP/ Par AFP/ 10 juin 2018/

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/06/10/face-a-un-g7-divise-xi-et-poutine-jouent-l-unite_1657955/

 

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4 – Relation Russie -Europe : « Moscou a besoin d’une Europe forte et de politiciens européens intelligents »

 

Contrairement aux inquiétudes de l’Occident, le Kremlin n’a aucune envie de détruire ou d’affaiblir l’UE.

 

Il y a quelque temps, l’institut allemand d’étude de l’opinion publique TNS Infratest, dont l’un des principaux thèmes de travail est « la Russie en Europe », a publié une étude commandée par la Fondation Körber soulignant que les relations de la Russie avec la plupart de ses voisins européens traversaient une crise profonde, et que les liens politiques se caractérisaient par une méfiance réciproque, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Cette étude a été menée avant les frappes du groupe aérien anglo-saxon (soutenu par les Français) contre les bases de l’armée syrienne après une attaque chimique présumée (mais pas prouvée) contre les civils syriens, l’affaire Skripal et l’assassinat truqué d’Arkadi Babtchenko.

 

On constate pourtant une mise en scène similaire dans tous ces cas, et on apprendra probablement tôt ou tard où se trouvent leurs « réalisateurs » – à Langley ou dans un autre endroit du même genre. Dans tous les cas, ces incidents n’ont amélioré en rien les relations entre la Russie et ses partenaires européens.

 

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Dans tous les cas, le monde a radicalement changé, et la Russie (tout comme ses voisins) est obligée de redéfinir (pratiquement à partir de zéro) sa place dans ce nouveau paysage. Le monde entier est en phase de transition du système unipolaire formé suite au démembrement de l’URSS à un nouveau format multipolaire.

L’élément-clé de la compréhension du rôle de l’Allemagne dans la recherche de sa place dans le monde multipolaire est le quatrième mandat d’Angela Merkel.

 

Ce n’est pas par hasard qu’un quotidien allemand a cité ses propos indiquant que c’était l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche qui l’avait poussée à se représenter au poste de chancelière pour la quatrième fois. Selon la presse allemande, c’est Angela Merkel qu’il faut considérer actuellement comme la « leader du monde libre ». Mais qu’est-ce que cela signifie en réalité ?

 

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Tout d’abord que l’Europe doit suivre sa propre voie, qui n’est pas celle de l’Amérique. Pour l’UE, c’est le seul moyen de surmonter les obstacles grandissants d’un point de vue intérieur et extérieur, dont le nombre est déjà impressionnant.

 

Lors de sa récente visite au Portugal, Angela Merkel a souligné la situation difficile de l’Europe dans le contexte du Brexit et de la formation du gouvernement italien. Toutefois, selon elle, il ne faut pas se plaindre mais rechercher de bonnes solutions.

Afin de mieux comprendre les difficultés extérieures du continent, on peut relire un article publié récemment par Die Welt, qui cite l’économiste américain Jeffrey Sachs: ce dernier appelle l’Europe à faire preuve de fermeté en réponse à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump et au retrait de Washington de l’accord sur le programme nucléaire iranien. Selon lui, dans ce contexte, les Européens ne doivent pas craindre une alliance avec la Russie.

 

La recherche de partenaires est également l’un des problèmes principaux de la Russie, du point de vue de sa quête de repères dans le monde actuel en perpétuelle évolution. Moscou tentait traditionnellement de les trouver en Europe – tout d’abord en Allemagne – d’autant plus que la Russie se considérait comme une partie de l’Europe. Mais une étude de la Fondation Körber montre qu’en 2016, seulement la moitié des Russes se considéraient comme Européens.

 

Parallèlement, la moitié des Allemands estimaient que la Russie devait faire partie de l’Europe. Le pourcentage le plus élevé de partisans de la « voie européenne » a été enregistré parmi les groupes les plus âgés de la population. Parmi les raisons de l’appartenance de la Russie à l’Europe, les Allemands soulignaient notamment le facteur géographique et la coopération économique.

 

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Tout cela permet de tracer les voies possibles de rapprochement de la Russie avec l’Allemagne et l’Europe dans le contexte actuel. Cela concerne notamment la coopération économique, dont la quintessence est aujourd’hui la construction du gazoduc Nord Stream 2, ou l’élargissement des contacts au niveau de la société civile. Tout cela a été évoqué à plusieurs reprises dans la presse russe et allemande par Dirk Wiese, coordinateur allemand de la coopération civile avec la Russie, les pays d’Asie centrale et du Partenariat oriental.

 

Afin de mieux comprendre la position russe, il faut y ajouter la réponse du Conseil pour le développement de la société civile et les droits de l’homme auprès du Président russe. Elle concerne une rencontre récente du Conseil avec une délégation allemande menée par Dirk Wiese, qui vient d’être nommé coprésident du groupe de travail « Société civile » du forum « Dialogue pétersbourgeois ».

 

Le coprésident russe de ce groupe est Mikhaïl Fedotov, président du Conseil. « Nous avons évoqué les perspectives de développement des relations entre les sociétés civiles de la Russie et l’Allemagne, a-t-il indiqué en soulignant qu’il s’agissait d’une rencontre de travail qui ne prévoyait pas une large couverture médiatique. Nous sommes tous les deux d’accord pour dire qu’il est nécessaire d’intensifier la coopération dans le cadre du groupe de travail. Nous voulons organiser plus souvent ces rencontres et élargir les domaines de coopération entre les représentants des sociétés civiles russe et allemande ».

Nawal Z.

 

Mise à jour : 10-06-2018

 

http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Internationnal&id=89156

 

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5 – À Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine insistent sur ce qui les rapproche

 

Nucléaire iranien, Corée du Nord et même Syrie : Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont affiché lors de leur conférence de presse, jeudi soir à Saint-Pétersbourg, leur entente sur les dossiers qui les rapprochent. Un an après leur premier tête-à-tête au château de Versailles, Emmanuel Macron a été accueilli, jeudi 24 mai, avec son épouse Brigitte, par Vladimir Poutine au Palais Constantin, à une vingtaine de kilomètres de l’ancienne capitale impériale russe, au premier jour de sa visite de deux jours en Russie.

 

Malgré les « incompréhensions » accumulées, Emmanuel Macron a assuré à Vladimir Poutine, lors d’un entretien de plus de trois heures, vouloir « avancer » avec lui aussi bien sur le nucléaire iranien, la Syrie et l’Ukraine, tout en appelant le président russe à la « responsabilité » liée à son « rôle renforcé » sur la scène internationale.

 

Lors de leur conférence de presse commune, Emmanuel Macron a loué un « dialogue extrêmement direct et franc ». « Je suis très lucide sur les incompréhensions qui ont pu exister et s’installer entre nous, une part, même l’essentiel ne nous est pas imputable mais elles sont là », a déclaré le président français. « J’attends de la Russie qu’elle respecte notre souveraineté et celle de nos partenaires européens », a-t-il lancé, sans préciser à quoi il faisait référence.

 

« La France est notre partenaire traditionnel, nous tenons à nos relations et maintenons un dialogue politique très intense », a relevé de son côté Vladimir Poutine, estimant que les pourparlers s’étaient déroulés « dans une ambiance très ouverte et ont été très utiles ».

 

_ Poutine fait un pas vers la proposition française sur l’Iran

Dans un contexte difficile, les deux dirigeants ont insisté sur les points qui les rapprochent face aux États-Unis et ont notamment affirmé leur détermination à préserver l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015. Ils ont cherché à rapprocher leurs positions sur ce dossier : la France en étant d’accord pour le « compléter » sans envisager un nouvel accord et Vladimir Poutine en réaffirmant sa détermination à s’en tenir à l’accord tout en se disant prêt à discuter indépendamment des trois questions soulevées par la France, à savoir la non-prolifération après 2025, les armes balistiques iraniennes et l’activité de Téhéran au Moyen-Orient.

 

Sur la Syrie, où le soutien russe a permis au régime de Bachar al-Assad de reprendre la main, la volonté est de débloquer les négociations en rapprochant, par la mise en place d’un mécanisme de coordination, les deux formats concurrents : celui d’Astana, mené par la Russie avec l’Iran et la Turquie et celui dit du « small group » qui comprend des pays occidentaux comme les États-Unis, la France ou le Royaume Uni, et l’Arabie saoudite.

 

Les deux dirigeants ont également affiché leur unité sur la nécessité de poursuivre les efforts sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, après l’annulation jeudi par Washington d’une rencontre très attendue entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

 

 _ « Un dialogue, c’est toujours mieux qu’une confrontation »

Plus généralement, Emmanuel Macron a dit « respecter le rôle renforcé que la Russie se donne dans son environnement régional et dans le monde au particulier au Moyen-Orient », mais ajouté. « Avec ce rôle retrouvé vient aussi davantage de responsabilité ». Citant les cyberattaques dont les Occidentaux accusent souvent Moscou, les deux présidents ont dit vouloir établir des « règles communes » et « échanger des informations ».

 

Sur l’Ukraine, les deux dirigeants ont également appelé à la poursuite des efforts politiques en vue d’un « règlement pacifique » alors que les combats opposant depuis quatre ans gouvernement pro-occidental et rebelles prorusses ont fait 10 000 morts depuis 2014. « Un dialogue, c’est toujours mieux qu’une confrontation », a souligné Vladimir Poutine, alors que les Occidentaux accusent Moscou d’intervenir militairement dans ce conflit en soutien aux rebelles prorusses, ce que la Russie dément.

 

Emmanuel Macron, qui doit rencontrer vendredi des représentants de la société civile russe, a par ailleurs assuré avoir évoqué avec son homologue les cas du réalisateur russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence, et du réalisateur ukrainien emprisonné Oleg Sentsov. Prévue sur deux jours, la première visite d’Emmanuel Macron en Russie intervient à l’occasion du Forum international économique de Saint-Pétersbourg, principal rendez-vous des milieux d’affaires russes où il doit intervenir vendredi avec le président russe et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

 

Avec AFP et Reuters/ Première publication : 24/05/2018/ Vidéo par FRANCE 24/ Texte par FRANCE 24 / Dernière modification : 24/05/2018

 

http://www.france24.com/fr/20180524-direct-conference-presse-commune-emmanuel-macron-vladimir-poutine

 

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