SANTE/ TECHNOLOGIES MEDICALES : intelligence artificielle, robotique, assurance médicale…

 

« SANTE/ RWANDA/ Système d’assurance maladie : Le Rwanda reste un cas d’école, suivi par nombre d’autres pays, en raison de son succès : 98% de la population est couverte depuis 2006. Du coup, c’est à Kigali que s’est tenu en juin dernier le premier sommet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacré à la santé en Afrique.

D’un côté, les fonctionnaires cotisent à hauteur de 2% de leur salaire brut, tandis que de l’autre, la Rwandaise d’assurance maladie (Rama) couvre les salariés du secteur privé à hauteur de 15% de leur salaire brut, les cotisations étant payées pour moitié par les salariés et pour moitié par les employeurs. Le système est complété par des mutuelles à base communautaire, qui couvrent les populations rurales, les travailleurs du secteur informel, les étudiants et les « indigents ». »

 

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1 – Santé : l’assurance maladie progresse à petits pas en Afrique

 

Le Rwanda est souvent cité en exemple pour son assurance maladie obligatoire, suivi par d’autres pays, qui restent cependant minoritaires et ont du mal à couvrir l’intégralité de la population. Tour d’horizon, de la Côte d’Ivoire au Ghana, en passant par le Rwanda, le Kenya et le Gabon.

L’assurance maladie n’existe que dans quelques pays d’Afrique : Bénin, Djibouti, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ethiopie, Gabon, Ghana, Afrique du Sud, Mali, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo et Tunisie, selon des modalités et des succès très variés. Les modes de financement passent par les cotisations des assurés selon des critères variables – en fonction de son salaire, de manière obligatoire comme au Rwanda ou facultative comme au Bénin.

 

Elle a été lancée en décembre 2014 en Côte d’Ivoire, un pays où seulement 5% de la population est couverte pour ses soins de santé. Les autorités, accusées de ne pas assez redistribuer les fruits de la croissance, ont lancé un programme de Couverture maladie universelle (CMU) au tarif fixe de 1 000 francs CFA par mois (1,50 euro) pour tous les assurés – y compris les enfants de plus de cinq ans. La première cible compte les employés du secteur formel, fonctionnaires et militaires, salariés du secteur privé et retraités des secteurs public et privé, mais aussi, dans un second temps, les étudiants et travailleurs indépendants du secteur informel et agricole.

 

L’énorme masse des travailleurs de ce secteur informel non fiscalisé, 80% de la population active, était censée être couverte à partir de 2016. Elle ne le sera qu’à partir de janvier 2018, date prévue de la généralisation de l’assurance maladie, qui sera obligatoire. En attendant, l’impatience monte, sur fond d’instrumentalisation de l’assurance maladie à des fins politiques. Le recensement des « indigents » par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) est toujours en cours, appuyé par la Banque mondiale à travers le territoire national. Une phase expérimentale de la CMU a été lancée en avril dernier, pour six mois, visant à couvrir les 1,4 million d’étudiants inscrits en Côte d’Ivoire, à hauteur de 900 millions de francs CFA.

 

Le voisin ghanéen, lui, a instauré l’assurance maladie universelle en 2003, assortie en 2008 de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, comme en Afrique du Sud. Le Ghana est considéré comme un exemple à ce titre, et finance de manière originale son assurance maladie avec la TVA. Cependant, des ONG contestent les chiffres avancés par le gouvernement : « Loin d’atteindre les 66% proclamés par les autorités, le taux de couverture de l’assurance maladie publique avoisinait plutôt les 18% de la population en 2012, alors que chaque citoyen ghanéen contribue, à travers la TVA, au financement du système », affirme ainsi un rapport publié par Oxfam.

 

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_ De l’obligation à l’innovation

Le Rwanda reste un cas d’école, suivi par nombre d’autres pays, en raison de son succès : 98% de la population est couverte depuis 2006. Du coup, c’est à Kigali que s’est tenu en juin dernier le premier sommet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacré à la santé en Afrique. 

 

D’un côté, les fonctionnaires cotisent à hauteur de 2% de leur salaire brut, tandis que de l’autre, la Rwandaise d’assurance maladie (Rama) couvre les salariés du secteur privé à hauteur de 15% de leur salaire brut, les cotisations étant payées pour moitié par les salariés et pour moitié par les employeurs. Le système est complété par des mutuelles à base communautaire, qui couvrent les populations rurales, les travailleurs du secteur informel, les étudiants et les « indigents ». En 2011, la cotisation à la mutuelle de santé est cependant passée de 1,7 à 5 dollars par an et par personne pour les pauvres, excluant des familles entières du système.

 

Des innovations aident cependant à financer des programmes d’assurance maladie, comme au Kenya et au Gabon. Le leader de l’assurance au Kenya, la société privée Britam, s’est associée en 2014 avec Safaricom, premier opérateur télécom très connu pour son porte-monnaie électronique M-Pesa, mais aussi avec un groupe de technologie, Changamka, et une ONG oeuvrant à la santé des plus pauvres, Population Services International (PSI). L’objectif : offrir une assurance maladie à 35 millions de Kényans non couverts, à hauteur de 2 465 euros de frais de santé, contre une cotisation de 102 euros par an environ.

 

Au Gabon, la puissance publique a eu l’idée de recourir au secteur privé pour financer l’assurance maladie, lancée en 2008 à destination des populations les plus vulnérables et étendue en 2011 aux fonctionnaires et salariés du secteur public, en prélevant une taxe de 10% sur les télécommunications et de 1,5% sur les transferts d’argent à l’étranger. « Ces prélèvements sont un immense succès », estime le Dr Inoua Aboubacar, spécialiste de santé publique au bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Gabon.

Et pour cause : ils ont permis à la Caisse nationale d’assurance maladie de voir ses ressources quadrupler entre 2008 et 2011, fournissant plus du tiers de leur montant global, 47 milliards de francs CFA pour une population de 1,5 million d’habitants en 2011.

 

Par Sabine Cessou/ Publié le 27-10-2017 / Modifié le 27-10-2017/

 

http://www.rfi.fr/hebdo/20171027-sante-assurance-maladie-progresse-petits-pas-afrique

 

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SANTE/ RWANDA : Le Rwanda a un système d’assurance maladie plus performant que les Etats-Unis. Mais à quel prix ?

 

Il y a 20 ans, le génocide rwandais faisait plus de 800.000 victimes. Aujourd’hui, le pays est un véritable modèle en termes d’assurance maladie. Dans un contexte où, le système de santé est un problème pour de nombreux pays développés (rappelons-nous l’épopée américaine de l’Obama Care, ou même l’état de notre sécurité sociale à la française), allons voir comment ce que l’on appelle déjà le «miracle rwandais» fonctionne.

 

Depuis 1994, le modèle économique rwandais s’est considérablement développé. Aujourd’hui qualifié de Sillicon Valley africaine, le pays a défini en 2010 un plan de prospective visant à transformer son modèle de développement, passant de l’agriculture aux services, des bas revenus à l’émergence d’une classe moyenne. Pour ce faire, le gouvernement de Paul Kagame a mis en place un système novateur en termes de santé, composante fondamentale de ce renouveau.

 

En effet, si le développement d’un pays passe, en partie, par les investissements, la recherche, et la croissance globale de la richesse nationale, il est nécessaire de mettre en place un système de santé efficace pour compléter ce développement. Aligné sur de nombreux critères internationaux (OCDE, ONU, etc), ce système permet de couvrir une grande partie de la population, de manière efficace grâce à une décentralisation totale des services de soins.

 

Quelques chiffres permettent de montrer l’ampleur de ce mouvement. L’espérance de vie est passée en quelques années de 45 ans à 63 ans; le pourcentage d’accouchements au sein d’infrastructures médicalisées a été doublé, la mortalité maternelle a chuté de 40%, et l’immunisation des enfants est maintenant presque complète; le recours à la contraception a triplé en 10 ans. Pour un pays qui, encore en 2012, était le 17e pays le plus pauvre en termes de PIB par habitant[1], cela tient presque du miracle.

 

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_ Vers une couverture universelle

98% des Rwandais bénéficient d’une assurance maladie publique, un taux bien plus élevé qu’aux Etats-Unis. Comment, dans une région où, le plus souvent, seuls les employés de l’Etat sont couverts, peut-on parvenir à une telle couverture ?

 

Le système rwandais est en fait divisé en trois catégories. La première couvre les employés de l’Etat et les agents du gouvernement (il s’agit respectivement de la Rwandaise d’Assurance maladie et de la MMI), elle fonctionne, de façon classique, comme une assurance maladie publique. La seconde est fondée sur des assurances privées et concerne les employés du secteur formel, qui ne travaillent pas pour l’Etat. Enfin la CBHI cible le secteur informel –c’est-à-dire 95% de la population– et permet de couvrir, au niveau local, la très grande majorité des Rwandais. C’est ce dernier service qui est véritablement révolutionnaire.

 

Mis en place en 2005, il permet d’organiser le territoire en fonction d’une délimitation de districts et des secteurs précis. Chaque centre de santé du pays doit obligatoirement comporter une section de la CBHI, et dans chaque village, la population vote pour des représentants en charge d’administrer ces CBHI en lien avec le personnel du ministère de la Santé. Ces centres ne sont pas bien sûr des tous des hôpitaux, mais aussi des dispensaires et des pharmacies pouvant procurer les premiers secours en cas de nécessité, et informer la population. Le maillage territorial est bien la source d’une telle efficacité, car il permet de couvrir l’intégralité du territoire en incluant les personnes travaillant dans l’économie informelle.

 

Pourtant, n’est pas miraculeux qui veut. En effet, l’expansion rapide des CBHI a mis en danger la pérennité du modèle. Le système n’arrivait plus à couvrir les populations les plus pauvres, les centres médicalisés pliaient sous le poids de d’importantes dette.

 

Mais c’était sans compter sur la capacité d’adaptation de l’Etat rwandais. Dès 2011, une batterie de réformes a été mise en place pour rendre le système soutenable. Au lieu de devoir cotiser 1,5 dollar pour pouvoir être pris en charge, le nouveau système de santé prévoit l’introduction d’une progressivité, afin de permettre une plus grande justice sociale. De plus, les représentants en charge de la gestion des CBHI se sont vus imposer des formations pour mieux gérer les ressources des centres et éviter la corruption.

 

Mais, loin de s’arrêter à la pérennisation du système, le gouvernement rwandais s’est attelé à son efficacité. En mettant en œuvre un système managérial d’allocation de subventions à la performance réalisée, l’Etat a permis une amélioration significative des soins prénataux et pédiatriques. Toutefois, la volonté étatique ne s’arrête pas simplement à la sphère «incitative». Depuis 2006, chaque fonctionnaire signe un contrat fixant des objectifs précis, qui, s’ils ne sont pas atteints, permet de le renvoyer. Ainsi, on passe de l’incitatif à l’impératif, pour atteindre ces objectifs de santé. Il ne faut pas oublier qu’en termes de démocratie, le Rwanda était encore le 134e pays dans le monde, selon le classement dressé par The Economist.

 

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_ Un modèle soutenable ?

Le miracle a donc ses limites. Mais si elles ne tenaient qu’au traitement des fonctionnaires, le système aurait pu se réformer, ou tout du moins se corriger à la marge. Il faut cependant creuser plus en profondeur pour comprendre pourquoi, derrière l’apparente merveille, le système risque de s’écrouler comme un château de carte.

 

Le problème n’est plus simplement politique, mais aussi économique. Selon une étude du Tropical Medicine & International Health, sur les 307 milliards de dollars dépensé chaque année pour maintenir à flot ce système, plus de la moitié est financée par des donateurs étrangers, que ce soit des ONG comme le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ou bien des Etats, comme les Etats-Unis.

 

Léo Roesch, Paul Brandily et Léo Czajka, trois économistes à la Paris School of Economics s’interrogent sur cette situation. Ils rappellent que les dépenses globales de santé sont passées de 6,2% du PIB en 2004 à 10,8% en 2011. Si l’on associe cette hausse des dépenses avec une forte dépendance aux financements extérieurs, on aboutit non seulement à une non-indépendance financière, mais aussi au risque d’un fort déficit, dans le cas d’un retrait soudain des financements.

 

Or, ce retrait n’est pas inimaginable, compte-tenu de la situation géopolitique du Rwanda. En effet, les récentes affaires de soutien des rebelles en République démocratique du Congo, ainsi que le meurtre de dissidents en exil conduisent Washington à se désolidariser de Kigali. Selon Jen Psaki, une des porte-paroles du département d’Etat, les Etats-Unis sont «préoccupés par la succession de ce qui semble être des meurtres à mobiles politiques d’exilés rwandais influents».

 

Ces récentes évolutions géopolitiques pourraient bien mettre en difficulté un système de santé fortement dépendant.

 

Valentin Schmite/ 5 avril 2014/ Mis à jour le 5 avril 2014/

 

[1] Selon la Banque mondiale, le PIB/hab du Rwanda était de 1.354 dollars par an. Retourner à l’article

 

http://www.slate.fr/story/85073/rwanda-assurance-maladie

 

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2 – La médecine face aux nouvelles technologies

 

L’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies apparentées dans le champ de la santé annonce un bouleversement radical. La médecine d’aujourd’hui, hyper-spécialisée, est-elle capable de s’adapter ?

L’avancée spectaculaire de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies de la communication est déconcertante pour la médecine. Discipline ancrée dans la biologie, elle n’est pas préparée à donner aux sciences issues des mathématiques appliquées un rôle prépondérant. Le doit-elle ? Rien n’est moins sûr. La maladie reste un désordre de la physiologie humaine et son traitement une interaction avec des processus biologiques.

 

Les « nouvelles technologies » interviennent dans l’aide au diagnostic (intelligence artificielle), aux actes techniques (robotique chirurgicale), à la consultation (télémédecine), en attendant les micro-robots circulants injectés dans le sang et capables d’atteindre les endroits les plus reculés du corps humain pour, enfin, réaliser un authentique traitement ciblé. Plus que le disque dur biologique, c’est donc avant tout l’organisation et les principes de travail que la médecine voit changer.

 

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_ À quoi comparer le défi actuel ?

L’histoire de la médecine est jalonnée de ruptures qu’il n’est pas inintéressant de se remémorer. Ainsi va de la tuberculose. Jusqu’au milieu du XXe siècle, elle fut un problème majeur de santé publique. Elle justifiait à elle seule une organisation sanitaire particulière fondée sur les sanatoriums. Plusieurs générations de médecins furent formées à sa prise en charge exclusive et y consacrèrent leur carrière.

 

L’arrivée d’antibiotiques efficaces à partir des années 1950 la fit reculer au point de rendre obsolète la politique publique qui lui était dédiée, entraînant la fermeture des sanatoriums et la quasi-suppression de l’activité médicale destinée à la combattre. La médecine se réorienta vers d’autres priorités. Le changement des nouvelles technologies promet d’être plus radical. Disparitions et ré-orientations devraient concerner des secteurs professionnels plus larges. Mais, dans le fond, il sera comparable.

  

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_ Une révolution en marche depuis 25 ans

Le bouleversement de la médecine a en réalité démarré il y a une vingtaine d’années avec les progrès saisissant des thérapeutiques médicamenteuses. Que l’on songe à l’insuffisance cardiaque, à la trithérapie anti-VIH, aux traitements ciblés des cancers, le pronostic jadis désastreux de certaines maladies a été transformé. Bien plus que la robotique et l’intelligence artificielle, c’est l’amélioration générale de l’état de santé qui métamorphose la médecine. L’action du médecin, jusqu’à présent presque exclusivement tournée vers le diagnostic et le traitement de maladies, élargit progressivement ses objectifs vers le maintien de la santé. 

En ouvrant la possibilité d’automatiser les tâches fastidieuses et délicates, la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies apparentées viennent poursuivre et amplifier des tendances à l’oeuvre depuis environ 25 ans.

 

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Comment s’adapter ? Quel est l’avenir du métier de médecin ?

Notre médecine hyper-spécialisée centrée sur le geste technique est un handicap. Elle n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui. Le praticien qui concentre sa carrière sur une pathologie ou un acte unique est à risque de disparition pure et simple lorsque survient une innovation qui rend son action caduque. Pour affronter les changements à venir, il est essentiel de rester universel et de conserver une vision globale pour ne jamais rompre avec les différents champs de la médecine. C’est toute la définition de la médecine générale, qui, plus que jamais, doit revenir au coeur de notre système de soins.

 

Le périmètre des spécialités doit également être redéfini pour aboutir à des praticiens plus polyvalents et, par là même, mieux armés pour s’adapter aux défis posés par les technologies émergentes. La séparation traditionnelle entre médecine et chirurgie elle-même doit être interrogée. Une évolution souhaitable serait le remplacement des techniciens purs d’aujourd’hui par des médecins polyvalents complétant leur exercice par une compétence technique. Celle-ci ne représenterait plus le coeur de métier, mais une simple spécificité professionnelle.

 

Ceci est affaire de formation universitaire bien entendu, mais pas uniquement. Le système de financement des soins basé sur la tarification de l’acte n’encourage pas la polyvalence. Il lui est même antinomique. À terme, il ne peut que générer repli sur soi, conservatisme et résistance à la technologie. Si la culture technologique est fondamentale pour construire le médecin du futur, elle ne représente qu’un aspect et sera insuffisante. Plus que des docteurs « geek », l’avenir fait d’intelligence artificielle, d’objets connectés et de robots, se préparera avec des praticiens polyvalents, dotés d’une solide formation clinique.

 

@medecinerobot/ PASCAL MEYER-BONNETAUD-Médecin hospitalier au centre hospitalier de Fontainebleau et blogueur/ Le 12/02/2018/

 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-179128-la-medecine-face-aux-nouvelles-technologies-2152839.php

 

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3 – Gadgets high-tech ou incontournables du futur ?

 

Des caméras aussi petites qu’une gélule, des robots capables de pratiquer des opérations avec une précision toute chirurgicale… les avancées technologiques ne cessent de nous surprendre. Mais elles peuvent parfois trouver des applications plus étonnantes encore. Une brosse à dents avec caméra, un T-shirt à la vitamine C, des toilettes intelligentes… Doctissimo vous présente trois produits, qui pourraient bientôt constituer des éléments de votre quotidien.

La recherche emprunte parfois des voies surprenantes. Vous pourriez bientôt commencer votre journée en vous lavant les dents avec une brosse équipée d’une caméra et enfiler un T-shirt qui vous fournira votre dose journalière de vitamines. En cas de petits besoins, vous pourriez faire un petit check-up santé en passant aux toilettes.

 

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_ Ils sont fous ces Japonais !

Un WC Une compagnie japonaise est en train de développer une brosse à dents équipée d’une caméra. Cette étrange invention devrait permettre aux utilisateurs de vérifier l’efficacité du brossage. Les déchets piégés dans les dents peuvent entraîner des caries ainsi qu’une mauvaise haleine. Une hygiène dentaire insuffisante a même été reliée à des problèmes respiratoires ou à des accouchements prématurés. Mais grâce à l’oeil indiscret de cette mini-caméra, pas moyen d’échapper à un bon coup de brosse. Rapporté par le New Scientist, cette découverte est développée par Panasonic.

 

Autre innovation japonaise des plus surprenantes : des T-Shirts capables de délivrer une dose journalière de vitamine C. La compagnie Fuji Spinning Company aurait ainsi développé une fibre contenant une « pro-vitamine » capable de se transformer en vitamine C au contact de la peau. Les fibres conserveraient même leur efficacité après 30 lavages. Rappelons néanmoins, que le seul moyen de disposer de la bonne dose quotidienne de vitamines reste aujourd’hui une alimentation équilibrée, riche en fruits et en légumes.

 

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_ Les WC du futur sont là !

« Vous semblez en bonne santé mais vous ne mangez pas assez de fibres ». Tel pourrait bientôt être ce que vous entendrez dans vos toilettes ! C’est du moins la promesse d’une firme anglo-saxonne Twyford qui a déjà fabriqué un prototype de cuvette interactive ! Premièrement, ces toilettes reconnaissent les utilisateurs à la voix et s’adaptent à la stature de chacun, se baissant pour un enfant. Mais la véritable révolution a lieu à l’intérieur même de la cuvette où plusieurs capteurs vont vérifier l’état de santé des utilisateurs.

 

En cas de problèmes, l’ordinateur intégré pourrait même envoyer un e-mail au médecin pour le prévenir. Ces toilettes font aussi de la prévention en surveillant les carences alimentaires de chacun. Dernière innovation, la chasse d’eau est déclenchée par infrarouge et libère la quantité d’eau minimum. Cette invention devrait être commercialisée d’ici cinq ans. Mais son prix reste élevé : environ 7 600 €uros ! Si elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, ces toilettes ne risquent donc pas de détrôner les cabinets… de médecins !

 

Ecrit par : Alain Sousa

 

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag1130/dossier/sa_4879_inventions_singulieres.htm

 

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4 – Réalité virtuelle, scalpel intelligent… la chirurgie de demain est en marche

 

Des systèmes de réalité virtuelle pour permettre aux chirurgiens de se former, des scalpels capables de « sentir » ce qu’ils coupent, des robots chirurgiens de plus en plus performants… Voilà quelques-unes des innovations, qui vont changer la chirurgie de demain. Vous ne regarderez plus votre chirurgien de la même manière…

Les nouvelles technologies ont déjà un impact majeur sur la gestion de la santé. La révolution numérique n’épargne pas même la chirurgie. Découvrez trois domaines qui pourraient bien transformer les salles d’opération.

 

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 _ Les chirurgiens se mettent à la réalité virtuelle

De la même manière que les pilotes de ligne s’entraînent des heures sur des simulateurs, les chirurgiens bénéficient de plus en plus des progrès informatiques. L’informatique au service de la médecine Ainsi, de nombreuses entreprises se sont lancées dans la mise au point de simulateurs en trois dimensions, permettant aux chirurgiens d’exercer la dextérité propre à leur activité. Les médias se sont ainsi fait l’écho de systèmes permettant la modélisation d’organes humains s’appuyant sur la réalité virtuelle.

 

En tapant « réalité virtuelle et chirurgie » sur Medline, la plus grande base de données recensant les publications scientifiques, on ne trouve pas moins de 214 publications. On a vu tour à tour un simulateur de gestes pour les opérations du foie développé par l’Institut national de recherche en informatique et automatique (Inria), les opérations en coloscopie présentées lors du festival de la science en Grande-Bretagne, gastroscopie, gynécologie, neurologie, ophtalmologie, etc.

 

Casques virtuels, scalpels au bout de bras robotiques… La salle d’opération pourrait bientôt changer de physionomie. Mais quel que puisse être le degré de sophistication de ces systèmes, ils se heurtent actuellement à un obstacle de taille : rendre compte de la texture des tissus opérés. La distinction entre la peau et l’os peut être rendue mais pour des différences tactiles plus subtiles, les chercheurs progressent à petit pas.

 

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_ Un scalpel intelligent !

La chirurgie du futur pourrait bien accueillir de nouveaux outils parmi lesquels des scalpels intelligents. Des scientifiques japonais de l’Université de Tokyo développent actuellement des outils capables de « sentir » la forme et la texture des objets qu’ils touchent. 

 

Ces nouvelles avancées en haptique (étude scientifique du toucher) pourraient révolutionner la chirurgie. Pour démontrer les possibilités de leur technologie Smart-Tool, les chercheurs ont utilisé un verre dans lequel se superposaient une couche d’huile et une couche d’eau. Alors que la distinction est impossible au toucher, le stylet Smart-Tool a permis de distinguer les deux milieux. L’expérience a pu être reconduite avec des oeufs durs, le stylet distinguant le jaune du blanc. On comprend les incroyables possibilités chirurgicales si des scalpels pouvaient être équipés de la même technique. Ils permettraient une précision inégalée.

 

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_ Les robots envahissent la salle d’opération

Les robots débarquent également en salle d’opération. Dès 1998, un nouveau robot d’intervention « Da Vinci », développé par une société américaine Intuitive Surgical Inc, est utilisé lors d’une opération du coeur, pratiquée par le Professeur Carpentier. Les principales innovations de ce système comprennent un poignet artificiel (encore bien plus performant que la main du chirurgien !) et une caméra tridimensionnelle. Derrière sa console, le chirurgien opère virtuellement à l’aide de petites manettes. Ses gestes sont analysés puis retranscrits par les bras articulés du robot au contact du malade. En France, deux programmes de « robots chirurgicaux » sont déjà l’essai.

 

Mi-juillet, une équipe de chirurgie orthopédique de Bordeaux a réalisé l’implantation d’une prothèse du genou, aidée par un robot chirurgien. Cette première nationale a succédé à une première mondiale réalisée par une équipe de l’Institut mutualiste Montsouris : une ablation du colon gauche et une autre du rectum grâce à un assistant robot fabriqué par la firme Altera. Les robots peuvent même assister l’homme dans des opérations de neurochirurgie. L’une des principales difficultés de la chirurgie du cerveau est le risque d’endommager des tissus sains en ciblant la tumeur ou la zone affectée. Ainsi, certaines localisations tumorales rendent les opérations impossibles.

 

Les robots peuvent assister le chirurgien en guidant les instruments chirurgicaux sur la zone ciblée avec une extrême précision, minimisant ainsi les risques de dommages cérébraux. Le robot Pathfinder de la firme Armstrong Healthcare est le premier robot capable d’établir une cartographie du cerveau à partir d’une visualisation par scanner du crane d’un patient et d’aider le praticien dans le choix du parcours

 

Ces découvertes ne représentent que trois grands axes de recherche et ne prétendent en rien être exhaustives. Les techniques d’imagerie médicale avec la mise au point d’endoscopes toujours plus performant ou de techniques non invasives de plus en plus précises sont autant de domaines qui préfigurent sans nul doute la chirurgie du futur. Demain, passer sur le billard pourrait être un jeu d’enfant !

 

Ecrit par : David Bême

 

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag1130/dossier/sa_4872_chirurgie_futur.htm

 

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5 – FRANCE/ SANTÉ : Palmarès des hôpitaux 2018 (Toulouse et Bordeaux en tête)

 

Les CHU de Toulouse (1er) et Bordeaux (2e) arrivent en tête de la nouvelle édition du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics étudiés pour la qualité de leurs spécialités médicales ou chirurgicales, publié jeudi dans le Point. Suivent le CHU de Lille (3e), les hôpitaux universitaires de Strasbourg (4e), l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (5e, en hausse), le CHU de Nantes (6e, en hausse), le CHU de Montpellier (7e, en hausse), le CHU de Grenoble (8e, en baisse), le CHU de Rennes (9e, en hausse) et celui de Nancy (10e, passé derrière Rennes).

 

Pour figurer au classement final de ce palmarès indépendant, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet. 70 spécialités sont abordées. Parmi les nouveautés cette année, un classement (le précédent datait de 2007) des 64 maternités publiques assurant des accouchements à risque et les accouchements normaux. Pour les accouchements à risque, parmi les 50 meilleurs maternités figurent celle, en tête, du CHU hôpital Jeanne-de-Flandre (Lille), suivi du CHU Sud-Réunion (La Réunion), des Hôpitaux Nord Croix-Rousse à Lyon (3e) et de l’hôpital Cochin à Paris (4e).

 

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Pour la 9e année consécutive, le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (agglomération rennaise) est en tête des 50 meilleures cliniques de France. L’hebdomadaire décline également toute une série de classements particuliers de prise en charge (infarctus du myocarde, AVC, pédiatrie, dépression, schizophrénie, cataracte, etc.). Il détaille en ligne le classement des hôpitaux et cliniques pour une quarantaine de spécialités.

 

Plusieurs articles accompagnent cette nouvelle édition réalisée, comme les 21 années précédentes, par François Malye et Jérôme Vincent. Créateurs de ce type de palmarès en santé, ils l’avaient commencé sous la forme d’une « liste noire » des hôpitaux, en 1997 dans Sciences et Avenir, avant d’opter pour un classement positif des meilleurs établissements. Au sommaire : accouchements « comme à la maison », greffes cardiaques chez l’enfant, chirurgie réparatrice de la face et une enquête inédite « Quand le Samu ne répond pas ».

 

« Deux centres d’appels du Samu seulement parviennent à 100% de réponse dans la minute, ceux des hôpitaux d’Orléans et de Verdun », tacle Le Point. « Avec moins d’un appel décroché sur deux, le Samu 75 se situe à l’avant-dernière place juste devant le CHU de Pointe-à-Pitre ». En cumulant les données des quatre Samu de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (Necker, Raymond-Poincaré, Avicenne, Henri-Mondor) sur 2,6 millions d’appels reçus, en déduisant ceux de moins de quinze secondes, ce sont près de 253.000 patients qui, en 2016, n’ont pas reçu de réponse, calcule le magazine.

 

Par AFP le 22.08.2018/

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/palmares-des-hopitaux-2018-toulouse-et-bordeaux-en-tete_126884

 

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6 – Da Vinci, le robot qui révolutionne la chirurgie

 

Issue d’une technologie développée par la Nasa, cette plateforme robotisée permet de réaliser des interventions lourdes de manière moins invasive. Un réel bénéfice pour le patient, mais aussi pour le praticien, qui opère dans des conditions plus confortables. Le grand inventeur Léonard de Vinci aurait-il pu imaginer un robot chirurgien ? Sans doute pas, mais la société californienne Intuitive Surgical a tenu à donner son nom à sa plateforme chirurgicale robotisée. Présentée à la Paris Healthcare Week, Da Vinci est composée de deux éléments.

 

D’une part, une console équipée d’un dispositif de vision en 3D et de deux petits joysticks avec lesquels le chirurgien effectue les gestes opératoires en position assise, d’autre part un chariot sur lequel est installé le patient. Au-dessus de lui, des bras robots (trois ou quatre selon le modèle), dont l’un est équipé d’une caméra endoscopique. Les autres sont munis de pinces articulées pour manipuler les instruments chirurgicaux (scalpels, bistouris, ciseaux, etc.), et reproduisent sans trembler les gestes du praticien, qui peut zoomer sur la partie de l’organe à opérer.

 

« Cette technologie est issue d’un projet de la Nasa et de la Darpa [l’agence de R & D de l’armée américaine, ndlr] pour opérer à distance sur le champ de bataille. Il n’a pas abouti pour des raisons de budget, mais des ingénieurs du MIT (Massachussets Institute of Technology) ont racheté les brevets il y a 20 ans et ont développé la première plateforme de chirurgie assistée. Aujourd’hui, nous en sommes à la quatrième génération », raconte Vincent Delaunay, market access director Western Europe d’Intuitive Surgical.

 

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Plus de 4.500 de ces robots sont installés dans le monde (123 en France) et ont permis aux chirurgiens de réaliser plus de 5 millions d’opérations mini-invasives. Au départ, Da Vinci servait uniquement à la chirurgie laparoscopique (ou coelioscopique) : une mini-caméra et des instruments sont introduits dans la cavité abdominale à travers une incision ombilicale. Depuis, Intuitive a reçu les autorisations pour intervenir en urologie, en gynécologie et en chirurgie cardiothoracique.

 

Ce système robotisé n’est pas donné – environ 2 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 150.000 euros de maintenance par an, selon le Comité d’évaluation des technologies de santé de l’AP-HP -, mais ses avantages sont nombreux. En chirurgie ouverte, le chirurgien effectue une large incision et écarte les muscles : il a alors une bonne vision des organes et peut opérer. En revanche, le patient à qui on a cisaillé les muscles de l’abdomen doit rester alité entre huit et quinze jours, avec des risques d’infection nosocomiale (750.000 cas chaque année sur 15 millions de malades hospitalisés), sans oublier la douleur postopératoire.

 

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_ Des ablations lourdes désormais possibles en ambulatoire

« Avec la chirurgie mini-invasive, on réalise trois ou quatre petites incisions. Les cicatrices sont donc nettement plus réduites, ainsi que la durée de convalescence », explique Vincent Delaunay. Les risques d’infection nosocomiale sont également beaucoup moins importants. Une avancée technologique qui permet de faire des prostatectomies (ablation chirurgicale de la prostate en cas de cancer) et des néphrectomies partielles (ablation d’une partie d’une tumeur rénale) en chirurgie ambulatoire : le patient rentre le matin et ressort le soir, une performance inimaginable il y a quelques années. « Ça va dans le sens de l’histoire.

 

Dans le contexte économique actuel, plus on réduit la durée de séjour, plus on fait d’économies. Et le patient peut retourner à sa vie normale nettement plus vite. C’est vraiment du gagnant-gagnant », estime le market access director Western Europe d’Intuitive Surgical. Selon la société de Sunnyvale, les patients opérés de la prostate par Da Vinci souffriraient moins d’incontinence et de troubles érectiles postopératoires. Une affirmation remise en cause par une étude de l’Université de Queensland (*), en Australie, pour qui les résultats seraient identiques à ceux d’une opération par un chirurgien humain. « Une fois qu’ils ont essayé le robot, les chirurgiens ne veulent pas revenir en arrière. Et il y a un autre facteur difficile à mesurer : ils sont assis. La caméra ne tremble pas, et le praticien ne subit plus la fatigue causée par des opérations qui peuvent durer plusieurs heures en position debout », ajoute Vincent Delaunay.

 

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Da Vinci se positionne sur les pathologies tumorales : prostate, rein, hystérectomie (ablation de l’utérus), cancer du rectum et du colon, ainsi que sur la chirurgie thoracique (poumon). La technologie d’imagerie par fluorescence Firefly – un marqueur permet de discerner le flux sanguin – améliore encore la précision du robot. Et contrairement à d’autres systèmes robotisés, ce n’est pas l’intelligence artificielle qui commande le geste, mais bien le chirurgien. Le 4 mai dernier, l’AP-HP a inauguré deux nouvelles unités de chirurgie ambulatoire multidisciplinaires à l’hôpital Cochin et à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et ce dernier devrait être équipé d’un robot chirurgien d’ici la fin de l’année.

 

(*) https://www.uq.edu.au/news/article/2016/07/trial-castsdoubt-relative-benefits-of-robotic-prostate-surgery

 

Par Patrick Cappelli/ 10/07/2018/

 

https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/da-vinci-le-robot-qui-revolutionne-la-chirurgie-784536.html

 

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7 – Qui est Rosa One, le robot qui répare les colonnes vertébrales ?

 

Le robot Rosa One développé par Medtech a permis la mise en place de vis ilio-sacrées par chirurgie mini-invasive robotisée sur un enfant de 6 ans fragile, souffrant d’une scoliose grave évolutive, alors que tout autre traitement n’était plus possible. Mais qui est ce robot, comment fonctionne-t-il ? Explications.

  

Une première chirurgicale, assortie d’une première en simulation. Fin septembre, le CHU d’Amiens-Picardie faisait coup double en utilisant la robotisation pour une opération complexe de la colonne vertébrale. L’objectif de l’intervention était de rendre à un jeune garçon, atteint d’une amyotrophie spinale infantile (une maladie avec faiblesse musculaire et hypotonie majeure), la possibilité de s’asseoir. Le tour du robot en quatre questions, pour comprendre le succès de cette opération robotisée.

 

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1 – Sa carte d’identité

Nous sommes en 2009, Medtech la start-up française spécialisée dans la robotique médicale, développe un robot, Rosa, dédié aux procédures crâniennes. Ce robot chirurgical à guidage laser, est capable d’assister le bras du neurochirurgien dans de délicates opérations du cerveau. C’est un succès, il fait le tour du monde. Son créateur et fondateur de la société, Bertin Nahum est même classé quatrième entrepreneur le plus révolutionnaire au monde par la revue Discovery Series en 2012.

 

Un « GPS médical » à 300 000 euros, doté d’un logiciel pour faciliter les biopsies et les implantations d’électrodes. Baptisé Rosa Brain, dans la génération suivante lorsqu’il est muni d’un bras robotisé, la machine prend le nom de Rosa Spine quand la déclinaison pour la colonne vertébrale est créée. Les deux variantes, sont désormais regroupées sous la dénomination Rosa One, « avec les applications Brain et Spine, utilisées respectivement soit pour les procédures crâniennes soit pour les procédures rachidiennes », selon la porte-parole de Medtech. « Rosa One dernière génération de robot permet de faire soit de la chirurgie du crâne soit du rachis ».

 

C’est la version Spine qui a été utilisée lors de l’opération de la colonne vertébrale d’un enfant à Amiens. Le logiciel a été développé alors que Medtech était racheté par l’Américain Zimmer Biomet en 2016. A ce jour, Rosa représente un parc installé d’une centaine de robots toutes générations confondues dans le monde entier.

 

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2- Son fonctionnement

Rosa One est donc une plate-forme commune mais avec des softwares différents permettant de travailler soit le « crâne », soit le rachis. En l’occurrence sa déclinaison Spine permet au chirurgien de planifier son intervention. « C’est ce qui s’est passé à Amiens avec le rachis du patient représenté en images 3D », constate Marie-Anne Péchinot, toute nouvelle directrice générale de Zimmer Biomet France.

 

En somme, une bonne planification préopératoire, aidée par des reconstitutions d’images en 3D, a permis durant l’opération de faire « matcher » les gestes du robot instruit des images préopératoires avec le patient en réel. « Le robot va aider à positionner avec beaucoup plus de précisions que la main les outils. Mais il n’a pas de vocation interventionniste », précise la dirigeante. Rosa One ne remplace pas la main du chirurgien, il traque, il guide, et surtout le robot s’adapte en fonction des mouvements du patient et se repositionne en temps réel et en conditions réelles.

 

Et la porte-parole de la société de conclure par ce qu’elle appelle la « philosophie du robot » : travailler dans de toutes petites zones et travailler le mini-invasif. Sur ce dernier point, Brain comme Spine permettent de guider le chirurgien sans qu’il voit à l’œil nu. Il n’y a pas la nécessité d’ouvrir, le praticien peut zoomer et manipuler ses instruments sans les risques d’une opération ouverte.

 

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3 – Sa dernière réalisation

Des tiges de croissance (par distraction électromagnétique) ont été posées sur le rachis de l’enfant avec le choix d’une fixation complexe mais parfaitement stable dans le bassin, détaille le centre hospitalier lors d’une conférence de presse le 9 octobre. La stabilité est assurée grâce aux vis ilio-sacrées, solides et reconnues comme donnant une meilleure correction de l’obliquité du bassin. Elles évitent par ailleurs de bloquer certaines vertèbres qui peuvent encore grandir. Leur pose reste risquée et rare. D’une part ces vis sont volumineuses au regard de la petite taille des os de l’enfant (7mm de diamètre à poser dans un couloir osseux de 8mm), et d’autre part on se trouve à proximité des racines nerveuses.

 

C’est donc là que le robot développé par la société montpelliéraine Medtech, rachetée par l’Américain Zimmer Biomet en 2016, intervient. Pour répondre aux difficultés de l’opération et sa potentielle longue durée, pour la première fois sur ce type de chirurgie, le robot Rosa dans sa déclinaison Spine a été utilisé, explique l’hôpital universitaire. Allié à une simulation en 3D du traitement à réaliser, là aussi une première, l’opération a été fructueuse. Résultats : un enfant de 6 ans qui peut désormais s’asseoir, et une première mondiale qui permet de mettre en lumière la technologie du nouveau robot Rosa.

 

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4 – Son avenir

Zimmer Biomet, spécialiste de l’implantologie, n’a pas manifesté son intention de cannibaliser la pépite languedocienne. Au contraire, l’Américain a pour projet de faire de Medtech le centre d’excellence de la robotique de l’ensemble du groupe. L’idée est de convertir l’ancienne start-up devenue grande, en berceau de la R&D consacré à la qualité et la robustesse du robot, explique Marie-Anne Péchinot.

 

Le fait d’être accolé à un gros groupe, devrait ouvrir de nombreuses portes à l’historique Medtech. « Nous allons pouvoir travailler sur du multi-projet », explique enthousiaste la dirigeante montpelliéraine, annonçant « un recrutement conséquent à venir ». De fait, Zimmer veut investir en France, en conservant R&D et marketing sur le territoire. Son plan de recrutement concerne une quarantaine de personnes, qui viendront épaissir les troupes d’une soixantaine de salariés actuellement, surtout dans la R&D, des ingénieurs software et hardware, des techniciens, et dans le marketing. Quant à Rosa One, en particulier, le projet du groupe est de disposer d’une plate-forme unique, avec différentes applications que l’on pourrait plugger. « Nous avons Brain, nous avons Spine, et aujourd’hui nos efforts se concentrent sur le genou ».

 

AURÉLIE M’BIDA/ L’USINE SANTÉ , MATÉRIELS MÉDICAUX / PUBLIÉ LE 20/10/2017 /

 

https://www.usinenouvelle.com/article/qui-est-rosa-one-le-robot-qui-repare-les-colonnes-vertebrales.N603558

 

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