SOUVERAINETE ET ECHECS/ GOUVERNANCE/ MIGRATION : les Calédoniens préfèrent la gouvernance métropolitaine (Indépendance ? non merci)

 

0.1 – « Pour beaucoup d’Africains contraints à la migration politique et économique forcée ou condamnés aux violences et aux pauvretés, les indépendances constituent malheureusement un leurre et un sac à problèmes… »

 

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0.2 – « FRANCE / NOUVELLE-CALÉDONIE/ Référendum : la Nouvelle-Calédonie vote «non» à l’indépendance. Le « non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie l’a emporté ce dimanche 4 novembre à l’issue du référendum avec 56,4% des suffrages exprimés. Mais le score des indépendantistes est plus fort que prévu. Tout comme le taux participation, 80,63%. Le président Emmanuel Macron a exprimé son « immense fierté ». Selon des résultats définitifs, le non à l’indépendance l’emporte avec 56,4% des voix dans ce référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Le « oui », lui, récolte 43,6% des suffrages. Un score beaucoup plus serré par rapport aux derniers sondages, qui donnaient 70% au « non ». »

 

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1 – FRANCE / NOUVELLE-CALÉDONIE/ Référendum : la Nouvelle-Calédonie vote «non» à l’indépendance

 

Le « non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie l’a emporté ce dimanche 4 novembre à l’issue du référendum avec 56,4% des suffrages exprimés. Mais le score des indépendantistes est plus fort que prévu. Tout comme le taux participation, 80,63%. Le président Emmanuel Macron a exprimé son « immense fierté ». Selon des résultats définitifs, le non à l’indépendance l’emporte avec 56,4% des voix dans ce référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Le « oui », lui, récolte 43,6% des suffrages. Un score beaucoup plus serré par rapport aux derniers sondages, qui donnaient 70% au « non ».

 

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La mobilisation des électeurs, qui s’élève à plus de 80%, a donc bénéficié aux indépendantistes. Cette mobilisation aurait pu être encore plus déterminante si une partie du camp du « oui » n’avait pas appelé au boycott du scrutin. Les indépendantistes se retrouvent renforcés pour réclamer l’organisation de deux autres référendums. L’annonce des résultats n’a pas déclenché d’agitation particulière. Le calme règne dans les rues de Nouméa, constate notre envoyé spécial Julien Chavanne. Même s’il y a eu quelques incidents au cours de la soirée – des voitures incendiées et des cas de « caillassages » dans plusieurs quartiers des Nouméa.

 

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_ La « fierté » d’Emmanuel Macron

Le président de la République française a exprimé son « immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique », après ce choix de la Nouvelle-Calédonie de rester dans la France. « Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l’État que la majorité des Calédoniens aient choisi la France », a déclaré le chef de l’État dans une allocution télévisée depuis le palais de l’Elysée, estimant qu’il n’y avait « pas d’autre chemin que celui du dialogue » désormais. Le président de la République estime par ailleurs qu’aujourd’hui, « le seul vaincu est la tentation du mépris, de la division, de la violence, de la peur. Le seul vainqueur, c’est le processus de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis 30 ans. L’esprit de dialogue que plus rien n’entamera. »

 

Si pour certains électeurs du « oui », le résultat du scrutin est une déception, cela ne signifie pas pour autant la fin du combat. L’accord de Nouméa prévoit, en cas de victoire du « non », deux autres référendums dans les quatre ans. De nombreux partisans de l’indépendance se projettent déjà dans cette perspective. La lutte va continuer. Elle continuera jusqu’au dernier Kanak. Nos vieux ont demandé à avoir des choses, pour l’égalité, le bien-être de sa population. On a besoin de se libérer parce que c’est quelque chose qui est dans les tripes. Et tant que c’est là, il faut le faire sortir jusqu’à ce que – comme le mariage – la mort nous sépare. Le combat va continuer jusqu’au dernier Kanak.

 

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Malgré la défaite, au siège du FLNKS, le principal parti kanak, l’ambiance est à la fête, pointe notre correspondant Julien Sartre. Un sentiment qui s’explique par la progression du score des indépentantistes, en comparaison des sondages et des scrutins précédents. Ils craignaient de disparaître de l’échiquier politique. Et avec ce score relativement serré, certains militants estiment même avoir gagné et avoir fait la démonstration que la conviction indépendantiste est toujours vivace, qu’elle est toujours présente, en particulier chez le peuple kanak. L’autre paradoxe de cette soirée électorale, ce sont les partis de droite qui étaient favorables au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Ils se font discrets. Certes, ils sont satisfaits du résultat, mais s’ils ont gagné, c’est moins largement qu’ils ne l’espéraient. L’heure n’est donc pas au triomphalisme et les loyalistes parlent avant tout de « construire ensemble » et de dialoguer avec l’autre camp.

 

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« Ce résultat est incontestable et il faudra le prendre en compte, même si bien évidemment, on a des partenaires indépendantistes. Ces partenaires, ils défendent une idéologie qu’on respecte, ils ont voulu par le vote indépendantiste qu’ils ont marqué défendre leur dignité, il faudra le respecter et il faudra qu’on arrive à travailler ensemble. On leur tend la main (…) en permettant, et c’est ce que j’ai proposé, d’avoir un droit permanent à l’autodétermination. Pour que, si un jour une majorité de Calédoniens veulent l’indépendance, ils puissent y accéder. »/ Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicain

 

Par RFI/ Publié le 04-11-2018/ Modifié le 04-11-2018/

 

http://www.rfi.fr/france/20181104-vote-referendum-independance-nouvelle-caledonie-victoire-non

 

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2 – Nouvelle-Calédonie : le «non» à l’indépendance l’emporte par 56,4% des voix

 

Les électeurs calédoniens, qui se sont massivement déplacés aux urnes ce dimanche, ont choisi de rester français par une majorité moins large que prévu. La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans la France, au terme d’un référendum historique. Selon les résultats définitifs, sur un total de près de 175.000 électeurs, le « non » à l’indépendance l’emporte avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le « oui ».

 

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_ Le résultat du référendum en Nouvelle-Calédonie

La participation a été massive, avec environ 80,63% de votants. Sans même attendre les résultats définitifs, Emmanuel Macron a pris la parole à la télévision, à 13 heures, depuis l’Elysée, pour dire sa «fierté» que «la majorité des Calédoniens aient choisi la France», saluant une «étape historique». Le résultat a aussi été salué par les indépendantistes qui s’estiment confortés par leur score. Les sondages prédisaient une plus large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%. Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont réaffirmé leur volonté de demander l’organisation de deux autres référendum dans les quatre ans à venir, comme prévu par l’accord de Nouméa (1998).

 

Plusieurs voitures ont été brûlées et deux « faits de caillassages » ont été signalés dimanche soir, en marge du dépouillement du scrutin, a-t-on appris auprès du Haut-commissariat. Les principaux responsables politiques avaient souligné en amont du scrutin qu’une victoire du non pouvait inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements. Le Premier ministre Edouard Philippe est attendu sur place lundi.

 

Politique|T.d.L, avec AFP/ 04 novembre 2018/ MAJ : 04 novembre 2018/

 

http://www.leparisien.fr/politique/la-nouvelle-caledonie-restera-francaise-04-11-2018-7934754.php

 

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3 – Nouvelle-Calédonie: une victoire sans liesse pour les pro-français

 

Pas de défilé bleu-blanc-rouge dimanche soir à Nouméa: les partisans d’un maintien de la Nouvelle-Calédonie dans le giron français ont fêté dans une grande discrétion la victoire du non, moins large que prévu, au référendum sur l’indépendance. Une heure après la proclamation des résultats définitifs – 56,4% de voix pour le non et 43,6% pour le oui- , vers minuit en heure locale, les rues de Nouméa étaient désertes, ainsi que le quartier des plages, lieu habituel des rassemblements populaires calédoniens.

 

Des scènes à l’image d’une campagne qui s’est déroulée dans le calme, animée seulement par quelques défilés en voiture, drapeau au vent, de militants des deux camps, dans les jours précédant ce scrutin historique. La soirée a cependant été émaillée d’une série d’incidents, dont le plus significatif a été l’incendie d’une ancienne animalerie en plein centre-ville. «Deux jeunes ont été interpellés», a indiqué Thierry Lataste, haut-commissaire de la République, sans pouvoir confirmer si ces arrestations étaient liées à l’incendie et au référendum lui-même.

 

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Dans les quartiers nord populaires de la capitale calédonienne, plusieurs voitures ont également été brûlées et des «faits de caillassage» ont été signalés, selon le Haut-commissariat. A Saint-Louis, tribu kanak aux portes de Nouméa, régulièrement le théâtre de violents incidents, des jeunes ont tenté de bloquer la route principale avec des pneus enflammés, avant une intervention des forces de l’ordre.

 

Dans les QG des différents partis politiques, l’ambiance était paradoxalement plus festive chez les perdants. Il faut dire que tous les sondages précédant le scrutin avaient prédit une large victoire du non dans une fourchette comprise entre 63 et 75% des voix. Au siège de l’Union Calédonienne, un des deux poids lourds du FLNKS, des militants ont exprimé leur joie en dansant et en agitant des drapeaux kanak, aux cris de «Kanaky».

 

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_ «Le peuple kanak au rendez-vous» –

Ils ont ensuite défilé en cortège d’une vingtaine de voitures, à grand renfort de klaxons dans Nouméa, s’arrêtant même par moment pour danser. «On réalise un score supérieur à celui qu’on pensait, le peuple kanak a bien été au rendez-vous, on progresse partout, dans toutes les communes», s’est félicité Louis Mapou, chef du groupe Uni-FLNKS au Congrès. Dans l’autre camp, la discrétion était de mise. Après quelques applaudissements et une Marseillaise, la fête a rapidement tourné court au QG des Républicains calédoniens ainsi qu’au Rassemblement les Républicains dont le président le sénateur Pierre Frogier ne s’est même pas exprimé à l’issue du résultat.

 

Principal parti non indépendantiste, Calédonie Ensemble (droite modérée) avait donné rendez-vous à ses militants dans le bar d’un grand hôtel. Mais là aussi, le cœur n’y était pas vraiment. «Ce sont ceux qui ont perdu qui font la fête», a ironisé Philippe Gomès, leader du mouvement à 01H00 du matin dans un QG désert, interloqué par l’exceptionnelle mobilisation des indépendantistes. Dans les jours précédant le scrutin, lui, qui avait mené une campagne intense de terrain, avait prédit avec certitude une victoire des non indépendantistes avec 70% de voix. A ses côtés, le député Philippe Dunoyer estimait un brin dépité, que «la victoire du FLNKS est sa mobilisation».

 

Selon les chiffres officiels, la liste électorale référendaire comptait un minimum de 46% de Kanak. De sorte qu’avec 43,6% des suffrages, le peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie a quasiment fait le plein des voix. Le taux de participation au référendum (80,63%) a été qualifié d’«exceptionnel» par tous les acteurs. Toute la journée de longues files d’attente ont pu être observées dans plusieurs bureaux de vote. Notamment dans l’école Gustave Mouchet à Nouméa, située dans le quartier populaire de Montravel, où les drapeaux, casquettes, tee-shirts et bonnets imprimés aux couleurs de Kanaky (bleu, rouge, vert et jaune) étaient de sortie. «Il n’y a jamais autant de monde pour voter ici! Moi, je suis convaincu qu’il faut l’indépendance et ce sera bien plus serré que les sondages ne l’annoncent», avait pronostiqué avec justesse Maria, mère de trois enfants, sous un soleil de plomb.

 

AFP/ Par AFP/ 4 novembre 2018/ Mis à jour le 5 novembre 2018/

 

https://www.liberation.fr/france/2018/11/04/nouvelle-caledonie-une-victoire-sans-liesse-pour-les-pro-francais_1689872

 

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4 – Honduras : une caravane de 2000 migrants en route pour les Etats-Unis

 

Ils sont plus de 2 000 Honduriens, hommes, femmes et enfants, à avoir décidé de quitter leur pays pour se rendre aux Etats-Unis. Le président Trump menace le Honduras et les pays de transit de sanctions. Tous fuient la violence et la pauvreté. Partis samedi de San Pedro Sula, au nord du Honduras, ces migrants ont la ferme intention de se rendre aux Etats-Unis, en quête de conditions de vie meilleures.

 

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_ Première étape de leur périple : le Guatemala où ils ont pu entrer sans problèmes, car la police a été incapable de contenir un tel afflux de personnes à la frontière.

Au moment où ces migrants traversaient le Guatemala, Donald Trump a menacé mardi 16 octobre le gouvernement hondurien de représailles économiques, au cas où cette nouvelle caravane parviendrait à la frontière des Etats-Unis. « Si cette caravane n’est pas stoppée et renvoyée au Honduras, plus aucune aide et plus aucun financement ne seront accordés à ce pays », a prévenu le président américain.

 

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_ Pressions

Cette menace vise notamment les fonds qu’octroie Washington dans le cadre de l’Alliance pour la prospérité, dont sont aussi membres le Salvador et le Guatemala. Ils sont destinés à améliorer la sécurité et l’économie de ces trois pays, dans le but de diminuer la migration centraméricaine. Le vice-président Mike Pence a pour sa part fait pression sur le Guatemala, en exigeant qu’il coopère avec Washington pour contrôler les flux migratoires. De son côté, le Mexique avait anticipé l’avertissement de Donald Trump en annonçant qu’il freinerait le passage des migrants sans visas. En attendant, le gouvernement mexicain a déjà déployé la police fédérale sur sa frontière Sud.

 

Par RFI / Publié le 17-10-2018 / Modifié le 17-10-2018/ avec notre correspondant régional, Patrick-John Buffe

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20181017-honduras-caravane-2000-migrants-route-etats-unis

 

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5 – HONDURAS/ Migrants : Des centaines de personnes se jettent dans le fleuve pour passer au Mexique, Trump envoie 5.000 soldats à la frontière

 

ETATS-UNIS/ Le président américain a répété que des troupes supplémentaires étaient nécessaires à la frontière mexicaine, se servant de cette caravane pour défendre sa politique anti-immigration dans la perspective des élections…

Répondant aux demandes de Donald Trump, l’armée américaine a annoncé lundi l’envoi de plus de 5.000 militaires à la frontière mexicaine pour bloquer l’entrée sur le territoire d’une caravane de migrants centraméricains fuyant la violence et la misère dans leurs pays.

 

« D’ici à la fin de la semaine, nous allons déployer plus de 5.200 soldats à la frontière sud-ouest » qui s’ajouteront aux quelque 2.100 membres de la Garde nationale déjà mobilisés, a affirmé lors d’une conférence de presse le général Terrence O’Shaughnessy. « C’est seulement le début de cette opération », a ajouté le commandant de la zone militaire nord-américaine, en confirmant un chiffre bien plus élevé que les 800 évoqués la semaine dernière. Cette opération, baptisée « Patriote fidèle », doit permettre de renforcer les postes-frontières du Texas à la Californie et apporter un soutien logistique aux agents du service des douanes et de la protection des frontières (CBP) sur d’autres zones moins bien protégées.

 

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_ « C’est une invasion de notre pays et notre armée vous attend »

« La sécurité aux frontières est une affaire de sécurité nationale et l’armée américaine va améliorer les capacités du CBP à renforcer la frontière », a assuré le général O’Shaughnessy. « Nous ne permettrons pas à un large groupe d’entrer aux Etats-Unis d’une façon dangereuse et illégale », a pour sa part assuré Kevin McAleenan, le patron du CPB. Le président américain a répété ces dernières semaines que des troupes supplémentaires étaient nécessaires à la frontière américano-mexicaine, se servant de cette caravane pour défendre sa politique anti-immigration dans la perspective des élections législatives du 6 novembre, qui pourraient être favorables à ses opposants démocrates.

 

« De nombreux membres de gangs et de très mauvaises personnes se sont mélangés à la caravane qui se dirige vers notre frontière sud », a tweeté le président américain lundi matin, réitérant des affirmations non étayées déjà tenues la semaine dernière. « S’il vous plaît, faites demi-tour, vous ne serez pas autorisés à entrer aux Etats-Unis, à moins de suivre la procédure légale », a-t-il ajouté. « C’est une invasion de notre pays et notre armée vous attend », a prévenu le milliardaire républicain qui devrait tenir onze meetings de campagne d’ici le scrutin, selon une source ayant connaissance des projets du président.

 

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_ Des centaines de personnes se jettent dans le fleuve en crue

L’ACLU, la puissante organisation de défense des libertés civiques, a dénoncé la volonté de Donald Trump de « forcer l’armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division ». « L’envoi de forces militaires à la frontière sud-est un énorme gaspillage de l’argent des contribuables et une action qui va terroriser et militariser les communautés vivant à la frontière », a affirmé, Shaw Drake, conseiller de l’ACLU à El Paso (Texas).

 

Les autorités mexicaines ont indiqué avoir reçu 1.743 demandes d’asile depuis l’entrée de la caravane de 7.000 personnes, pour la plupart honduriennes, sur le sol mexicain. Elle a pris le départ du Honduras le 13 octobre. Selon l’ONG Pueblos Sin Fronteras, qui voyage avec les migrants, la caravane ne comptait plus dimanche que 4.000 personnes, certaines ayant décidé de s’arrêter en route ou ayant préféré retourner en Amérique centrale.

 

Plus au Sud, sur le pont frontalier, les autorités mexicaines ont bloqué l’entrée de milliers de Honduriens depuis le Guatemala. Le Mexique a déployé des policiers anti-émeute et la Marine empêche les migrants de traverser le fleuve Suchiate comme l’avaient fait ceux de la caravane en route vers les Etats-Unis. Afin de contourner le blocage, des centaines de personnes parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes âgées se sont lancés dans le fleuve en crue. Certains ont pris place sur des radeaux de fortune fabriqués avec des chambres à air, d’autres se sont lancés à la nage ou en faisant la chaîne pour ne pas être emportés par le courant.

 

M.C. avec AFP / Publié le 30/10/18/ Mis à jour le 30/10/18/

 

https://www.20minutes.fr/monde/2362951-20181030-migrants-centaines-personnes-jettent-fleuve-passer-mexique-trump-envoie-5000-soldats-frontiere

 

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6 – Crises au Venezuela et au Nicaragua : les tensions migratoires gagnent l’Amérique du Sud

 

De nombreux Vénézuéliens ambitionnent de rejoindre des pays plus lointains comme le Pérou, le Chili, l’Argentine ou l’Uruguay…

Le Brésil va dépêcher des renforts à sa frontière avec le Venezuela après des heurts entre la population locale et des migrants, un type de tensions qui se développe dans la région avec l’exode des Vénézuéliens et des Nicaraguayens fuyant leur pays en crise. Des dizaines de milliers de Vénézuéliens, fuyant la crise politique, économique et sociale que traverse leur pays, ont rejoint le Brésil ces trois dernières années. Dernier exemple en date des tensions résultant de ces mouvements migratoires, le vol et l’agression samedi d’un commerçant de Pacaraima (nord), frontalière du Brésil, ans le nord du pays, attribuée à des Vénézuéliens.

 

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Des dizaines d’habitants de cette localité, où vivent un millier de migrants dans la rue, ont détruit alors leurs deux principaux camps de fortune et brûlé leurs affaires, les contraignant à regagner leur pays. Des coups de feu ont été tirés, les magasins fermés et des débris divers jonchent les rues. “C’était terrible, ils ont incendié les tentes et tout ce qu’il y avait à l’intérieur”, a témoigné Carol Marcano, une Vénézuélienne.

 

Des Vénézuéliens ont répliqué en détruisant un véhicule portant une plaque brésilienne, a-t-elle ajouté. Trois Brésiliens ont été blessés, selon un porte-parole de la police militaire. Aucune information n’était disponible concernant des victimes du côté vénézuélien. Après l’agression supposée du commerçant, “les gens ont commencé à expulser les Vénézuéliens du centre-ville, les obligeant à regagner leur pays”, a expliqué un habitant à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.

 

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_ Incidents au Costa Rica

Le gouverneur de l’Etat de Roraima, Suely Campos, s’est engagé à fermer temporairement la frontière et a appelé Brasilia à dépêcher des renforts “pour faire face au développement de la criminalité” liée selon elle aux migrants. Le ministère brésilien pour la sécurité publique a promis en retour 60 soldats supplémentaires qui viendront rejoindre lundi les effectifs déjà sur place. Les tensions migratoires se développent dans d’autres pays d’Amérique latine, attisées par les crises au Venezuela mais aussi au Nicaragua, où le président Daniel Ortega réprime sans ménagement un mouvement de contestation de son régime.

 

Au Pérou et en Equateur, des migrants vénézuélien sont bloqués à la frontière où on leur demande désormais des passeports, que la plupart n’ont pas, au lieu d’une simple carte d’identité. Rien que la semaine dernière, quelque 20.000 Vénézuéliens sont entrés au Pérou, selon les autorités de Lima qui ont adopté ces mesures de restriction en vigueur jusqu’au 25 août. Les autorités colombiennes redoutent pour leur que les contrôles frontaliers instaurés en Equateur depuis samedi, à la suite de l’instauration d’un état d’urgence migratoire, ne laissent des milliers de Vénézuéliens bloqués dans leur pays.

 

Quelque 3.000 personnes franchissent chaque jour à Rumichaca la frontière de la Colombie avec l’Equateur. Les Nations unies évaluent à 2,3 millions de personnes le nombre de Vénézuéliens à avoir quitté leur pays, fuyant la misère et à la recherche d’un emploi. Plus de 800.000 ont gagné la Colombie où ils bénéficient d’un droit de séjour temporaire. De nombreux Vénézuéliens ambitionnent de rejoindre des pays plus lointains comme le Pérou, le Chili, l’Argentine ou l’Uruguay. Au Costa Rica, des centaines de personnes ont manifesté samedi, parfois violemment et en agitant des symboles nazis, pour dénoncer les migrants venus du Nicaragua. Certains d’entre eux ont convergé vers le parc de la Merced, dans le centre de San José, voulant s’en prendre à des migrants. La police les en a empêchés, a indiqué le ministre pour la Sécurité, Michael Soto.

 

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_ Nouveaux billets

En réponse aux incidents de Pacaraima, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a demandé aux autorités brésiliennes des “garanties concernant les citoyens vénézuéliens et de prendre toutes les mesures pour la protection et la sécurité des familles et de leurs biens”. Au premier semestre, quelque 56.740 Vénézuéliens ont cherché à légaliser leur situation au Brésil, pour y obtenir le droit de refuge ou de résidence temporaire. Le Venezuela se débat entretemps toujours dans la crise. L’arrivée lundi de nouveaux billets qui compteront cinq zéros de moins que les actuels suscite des frénésies d’achats et de longues files d’attente aux stations essence. Le dollar au marché noir monte en flèche, autant de signes de la profonde anxiété qui ronge la population.

 

AFP/ 19/08/2018/ CET

 

https://www.huffpostmaghreb.com/entry/crises-au-venezuela-et-au-nicaragua-les-tensions-migratoires-gagnent-lamerique-du-sud_mg_5b79385de4b018b93e94afe4

 

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7 – Les migrants ne renoncent pas malgré les refoulements au Maroc

 

« Je reviendrai ici même si on me renvoyait dix fois »: expulsé loin de Tanger par trois fois, Achille, un Camerounais de 28 ans, ne renonce pas à son « rêve » de gagner clandestinement l’Espagne, malgré les rafles et les déplacements forcés des clandestins comme lui. Accompagné de sa femme et de son fils de deux ans, ce jeune Camerounais a été interpellé fin septembre à Tanger, dans le nord du Maroc, alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un bateau pneumatique.

 

Après quatre jours passés au sous-sol d’un commissariat à Tanger, Achille et sa famille ont été renvoyés, avec d’autres migrants, dans des bus à destination de Tiznit, une ville marocaine située à 800 kilomètres au sud. Ils sont plusieurs milliers à avoir subi le même sort, depuis que les autorités marocaines ont lancé l’été dernier une vaste campagne de « relocalisation », ces déplacements forcés de migrants vers le sud du pays, parfois accompagnés de rapatriement en avion vers les pays d’origine. Officiellement, il s’agit de « lutter contre les réseaux de trafic qui s’activent dans le nord du royaume », selon les autorités marocaines, qui évoquent 54.000 tentatives de passage avortées entre janvier et fin août.

 

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Pour les associations, cette campagne a été marquée par des « violations des droits de l’Homme ». Mais les migrants ne sont pas pour autant découragés et ceux qui n’ont pas été renvoyés dans leur pays natal, reviennent par centaines à Tanger, avec l’objectif de gagner coûte que coûte l’Espagne, juste en face. C’est le cas d’Achille, arrivé au Maroc en 2015 au terme d’une odyssée longue et aléatoire. « Tanger est ma ville, je ne la quitterai que pour l’Espagne », déclare-t-il à l’AFP, entouré d’une quinzaine de Camerounais qui squattent un terrain vague à l’abri des regards, dans l’espoir de lendemains meilleurs. Certains tuent le temps allongés sur des matelas, d’autres sont à l’affût d’une éventuelle intervention des forces de l’ordre qui mettrait en péril leur rêve de rejoindre « l’eldorado » européen.

 

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_ « Violences et violations »

« Nous vivons ici comme des animaux », se désole Wilfred, 35 ans. « Ces gens autour de moi sont mes frères, aujourd’hui ils sont Africains, demain ils deviendront Européens », espère-t-il. Ce Camerounais a eu plus de « chance » que d’autres: après son arrestation, il a été renvoyé en bus à Casablanca, à 380 kilomètres au sud de Tanger, car, assure-t-il, « ceux qui payent sont moins éloignés » des côtes méditerranéennes. C’était sa troisième expulsion après deux autres vers Tiznit et l’Algérie.

 

Les déplacements forcés suscitent des critiques virulentes des défenseurs des droits de l’homme. Le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et des migrants (Gadem) a dénoncé mi-octobre la politique « discriminatoire » du Maroc vis-à-vis des quelque 6.500 migrants originaires d’Afrique subsaharienne, dont 121 mineurs, 17 bébés et 12 femmes enceintes déportés entre juillet et début septembre. Cette association a notamment fustigé la situation de subsahariens « retenus dans des commissariats à Tanger », « hors cadre juridique », sans respect des procédures.

 

Deux Maliens, dont un adolescent de 16 ans, ont trouvé la mort début août lors de l’un de ces transferts controversés. Les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cet « accident ». Selon les autorités, les « opérations de relocalisation visent fondamentalement à extirper les candidats de l’étau des réseaux de trafic qui s’activent dans le nord du royaume ».

 

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_ « Pas d’autre choix »

Ali, 20 ans, sait qu’il peut à tout moment être arrêté et renvoyé, mais ne renonce pas pour autant. « Seuls les faibles renoncent », souffle-t-il. « Je suis certain de pouvoir arriver un jour en Espagne, et c’est cet espoir qui me donne la force de me battre ». Assis à ses côtés, Mohamed, 18 ans, est lui aussi « persuadé d’arriver en Espagne ». Il est retourné à Tanger pour « rester proche » de son but. Mais le retour est semé d’embûches: les compagnies d’autocar à Casablanca « refusent de vendre des billets aux migrants clandestins », selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP sur place. Wilfred assure avoir payé une dizaine d’euros un particulier qu’il appelle un « taxi-mafia » pour revenir à Tanger.

 

Ceux qui reviennent se rendent généralement au quartier Boukhalef, à Tanger. Là vit une importante communauté de migrants d’origine subsaharienne, dont de nombreux candidats à l’exil. De là se préparent les traversées dans des embarcations de fortune, épopées dangereuses, parfois mortelles. Selon l’OIM, 43.000 migrants ont gagné l’Espagne depuis le début de l’année, dont 38.000 par voie maritime et 362 sont morts ou portés disparus en route vers l’Espagne. Wilfred reconnait « être pris d’angoisse quand il apprend que des migrants ont perdu la vie durant des traversées ». Mais il ne veut pas « faire marche arrière », car « il n’a pas d’autre choix », confie-t-il.

 

Avec AFP/ AFRIQUE/ 25 octobre 2018/ VOA Afrique

 

https://www.voaafrique.com/a/les-migrants-ne-renoncent-pas-malgr%C3%A9-les-refoulements-au-maroc/4628640.html

 

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8 – Arrivées de migrants en Europe par la Méditerranée en 2018 : 33 400 migrants et 785 décès en mer

 

Genève – D’après l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, 33 400 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer en date du 6 juin 2018. A ce jour ce mois-ci, 1 190 arrivées ont été enregistrées en Italie, en Grèce et en Espagne, dont la majorité dans ce dernier pays (47% du total d’arrivées en Europe). En date du 6 juin 2017, ils étaient 73 078 à aborder les côtes européennes, soit une baisse significative de 55 pourcent par rapport à la même date l’an dernier.

 

NOMBRE TOTAL D’ARRIVEES ET DE DECES EN MER 2017-2018
1er JANVIER– 6 JUIN 20I8 1er – 6 JUIN 2018 1er JANVIER – 6 JUIN 2017
Pays d’arrivée Arrivées Décès Arrivées Arrivées Décès
Italie 13 808 500 (Itinéraire méd. Centrale) 378 61 201 1 668 (Itinéraire méd. centrale)
Grèce 11 236* (au 05/06) 45 (Itinéraire méd. Orientale) 251 (au 05/06) 7 443 37 (Itinéraire méd. Orientale)
Chypre 47 0 273
Espagne  

8 309

240 (Itinéraire méd. Occidentale) 561  

4 161 (au 31/05)

59 (Itinéraire méd. Occidentale)
Total estimé 33 192 785 1 190 73 078 1 764
 

Les données sur les décès de migrants sont recueillies par le Centre mondial d’analyse des données sur la migration de l’OIM Tous les chiffres sont des estimations minimales Le nombre d’arrivées est basé sur les données des gouvernements respectifs et des bureaux de l’OIM sur le terrain *Données non officielles concernant uniquement les frontière maritimes, recueillies par le personnel régional de l’OIM en Grèce et par les autorités grecques

 

D’après Flavio Di Giacomo, de l’OIM à Rome, les 13 808 migrants qui sont arrivés par la mer en Italie cette année sont 77,44 pour cent de moins que l’an dernier à la même période, lorsque 61 201 migrants irréguliers et réfugiés étaient arrivés en Italie et représentent une baisse de 80 pour cent par rapport aux 70 222 migrants arrivés à cette période en 2016. Le nombre d’arrivées en Italie au mois de mai représente un peu plus d’un sixième du volume de mai dernier, et un cinquième de celui de mai 2016 (voir tableau ci-dessous).

 

Arrivées par la mer en Italie, en Grèce et en Espagne
Pays Total 2014 Total 2015 Total 2016 Total 2017
Italie 170 100 153 842 181 436 119 369
Grèce 34 442 853 650 173 614 29 595
Espagne N/A 5 309 8 162 22 108

 

Flavio Di Giacomo a ajouté que la principale nationalité des migrants arrivés par la mer en Italie entre le 1er janvier et le 30 avril était tunisienne (1 910), suivie des Erythréens (1 810). Pendant la même période en 2017, la majorité des migrants étaient d’origine nigériane (5 253), suivis des Guinéens (4 184).

 

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Arrivées par la mer en Italie – Principaux pays d’origine Comparaison 1er janvier – 30 avril 2018/2017 (Source : Ministère italien de l’intérieur)
Principaux pays d’origine 2018 2017
Tunisie 1 910 231
Erythrée 1 810 1 044
Nigéria 695 5 253
Soudan 536 887
Côte-d’Ivoire 526 3 920
Pakistan 436 1 026
Mali 417 1 879
Guinée 404 4 184
Algérie 311 404
Sénégal 279 2 555
Libye 258 172
TOTAL  TOUS pays d’origine 9 467 37 235

 

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ARRIVEES PAR LA MER EN ITALIE Janvier – décembre 2018/2017/2016 (source : Ministère de l’intérieur italien)
  2018 2017 2016
Janvier 4 189 4 468 5 273
Février 1 058 8 971 3 828
Mars 1 049 10 853 9 676
Avril 3 171 12 943 9 149
Mai 3 963 22 993 19 925
Juin 378 (au 06/06) 23 524 22 371
Juillet   11 461 23 552
Août   3 914 21 294
Septembre   6 282 16 975
Octobre   5 988 27 384
Novembre   5 645 13 962
Décembre   2 327 8 047

 

D’après Kelly Namia de l’OIM, en date du 5 juin, 11 236 migrants sont entrés en Grèce par la mer, soit une hausse de 51 pour cent par rapport à la même période l’an dernier.

 

 

ARRIVEES PAR LA MER EN GRECE
Période 1er jan – 31 dec 2014 1er jan – 31 dec 2015 1er jan – 31 dec 2016 1er jan – 31 dec 2017 1er jan – 2 juin 2018
Total 34 442 853 650 173 614 29 501 11 236

*Données non officielles recueillies par l’OIM en Grèce et les autorités grecques

 

Dans les eaux espagnoles, en date du 6 juin 2018, Ana Dodevska de l’OIM fait état de 8 309 migrants arrivés dans le pays par l’itinéraire de la Méditerranée occidentale, dont 240 décès. Pendant la première semaine de juin seulement, l’OIM a enregistré 561 arrivées par la mer. Compte tenu du nombre plus élevé d’arrivées par la mer en juin par rapport à 2015 (414) mais plus faible qu’en 2016 (715) et 2017 (2 352), le nombre d’arrivées par la mer en Espagne ne cesse de croître depuis 2015 (voir ci-dessous).

 

Arrivées par la mer en Espagne 2015-2018 – répartition mensuelle
  2018 2017 2016 2015
Janvier  1 400 1 049 492 264
Février 1 102 535 222 44
Mars 867 842 351 280
Avril 1 258 900 451 243
Mai 3 121 835 575 512
Juin 561 (au 06/06) 2 352 715 414
Juillet 2 164 458 409
Août 2 203 934 417
Septembre 1 486 1 248 621
Octobre 3 616 1 110 1 059
Novembre 4 061 854 557
Décembre 2 065 752 492
TOTAL 8 309 22 108 8 162 5 309

 

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ARRIVEES EN ESPAGNE – 2018
  Mer Terre Total
Janvier 1 400 782 2 182
Février 1 102 416 1 518
Mars 867 417 1 284
Avril 1 258 448 1 706
Mai 2 880 170 3 050
Juin 561 0 561
TOTAL 8 309 2 233 10 542

 

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Les mouvements à travers les Balkans occidentaux ont continué de s’intensifier en mai, atteignant 2 838 migrants et réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine, au Monténégro et en Albanie. C’est le chiffre le plus élevé recensé depuis le début de l’année. Entre janvier et mai 2018, les autorités en Bosnie-Herzégovine, au Monténégro et en Albanie ont recensé 7 402 nouveaux migrants et réfugiés. Plus de la moitié d’entre eux ont été enregistrés en Bosnie-Herzégovine, soit 4 841. Environ 520 nouveaux migrants et réfugiés entraient dans le pays chaque semaine.

 

Près de la moitié des individus enregistrés en Bosnie-Herzégovine cette année sont originaires du Pakistan (22%) et de République arabe syrienne (22%) suivis des Afghans (14%), des Iraniens (10%) et des Iraquiens (8%). Depuis le début de l’année, les autorités au Monténégro ont enregistré 1 362 migrants et réfugiés, principalement originaire de République arabe syrienne (46%), du Pakistan (13%) et d’Algérie (12%).

 

En Albanie, 1 199 migrants et réfugiés ont été enregistrés cette année. Parmi ces trois pays, seules les autorités albanaises ont fait état d’une baisse du nombre d’arrivées ce mois-ci, passant de 293 cas recensés en avril à 147 en mai. Toutefois, les activités de suivi du flux de la DTM dans le nord du pays indiquent une intensification des mouvements vers le Monténégro. En mai, les autorités ont enregistré 139 migrants et réfugiés sortant du pays (dans la région de Skhodra), soit une hausse de 200 pour cent par rapport aux 40 recensés en avril et une augmentation de 10 pour cent par rapport aux 126 identifiés en mars.

 

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_ Arrivées de migrants en Albanie, au Monténégro et en Bosnie-Herzégovine Jan-mai 2018

Le 6 juin, 17 migrants ont été rapatriés vers les côtes libyennes par les garde-côtes à Sabratha. A la recherche d’une vie meilleure et de possibilités de travail, neuf hommes, sept femmes et un garçon ont embarqué à bord d’une embarcation en bois à Zouara. Les migrants étaient originaires du Ghana, du Niger, du Nigéria, de Côte-d’Ivoire et du Soudan. Dès leur débarquement, les migrants one reçu une assistance médicale. Aucune victime ne serait à déplorer. A ce jour en 2018, 6 852 migrants ont été rapatriés vers les côtes libyennes par les garde-côtes libyens. Après leur débarquement, les migrants ont été transférés par les autorités libyennes vers un centre de détention à Zintan. Tout en réclamant des alternatives à la détention, l’OIM continue de fournir une aide d’urgence aux migrants dans les centres de détention, notamment une aide médicale et un soutien psychosocial, ainsi qu’une aide au retour humanitaire volontaire.

 

A travers le monde, le Projet de l’OIM sur les migrants disparus (MMP) fait état de 1 401 décès ou disparitions de migrants à ce jour en 2018. Dans la Méditerranée seulement, 785 migrants ont péri depuis le début de l’année. Samedi dernier, un bateau transportant environ 180 personnes a chaviré au large de l’archipel des Kerkennah, à Sfax, en Tunisie. En date du 7 juin, les autorités tunisiennes ont repêché 73 corps, dont 53 ressortissants tunisiens. Environ 39 personnes restent portées disparues.

 

Dans le Golfe d’Aden, au moins 62 migrants sont morts ou ont disparu lorsque l’embarcation qui les transportait de la Somalie vers le Yémen a chaviré le 6 juin. Les corps de 46 migrants (37 hommes et 9 femmes) ont été repêchés, tandis que 16 personnes seraient toujours portées disparues et présumées mortes noyées. Le personnel de l’OIM sur le terrain a fourni une aide aux 39 rescapés qui ont réussi à atteindre le rivage.

 

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D’autres décès ont été ajoutés à la base de données du MMP depuis lundi dernier. Dans l’Etat mexicain de Coahuila, un jeune homme est mort après être tombé d’un train de marchandises près de la ville de Ramos Arizpe, le 6 juin. A la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, un homme de 40 ans s’est noyé en tentant de traverser à la nage pour atteindre la frontière de Tijuana vers la Californie. Son corps a été découvert le 3 juin par les autorités de la protection civile mexicaines.

 

En outre, l’équipe du MMP a reçu des données du Bureau du médecin légiste du Comté de Pima concernant les corps de migrants retrouvés au sud de l’Arizona en mars et avril 2018. Ces deux derniers mois, les corps de 24 personnes mortes en tentant de traverser le désert de Sonora vers les Etats-Unis ont été amenés au Bureau du médecin légiste du Comté de Pima, à Tucson, en Arizona. Les données du MMP sont compilées par le personnel de l’OIM mais proviennent de sources diverses, dont certaines ne sont pas officielles. Pour en savoir plus sur la collecte de données sur les migrants disparus, cliquez ici (en anglais).

 

Décès de migrants à travers le monde (1er janvier – 6 juin) (Source : Projet sur les migrants disparus)
REGION 2018 2017
Méditerranée 785 1 764
Europe 29 33
Moyen-Orient 53 40
Afrique du Nord 51 307
Corne de l’Afrique 124 103
Afrique subsaharienne 82 122
Asie centrale 52
Asie du Sud-Est 46 45
Asie du Sud 4 1
Asie de l’Est 3 1
Amérique du Nord 1
USA/Mexique 112 131
Amérique centrale 31 35
Caraïbes 19 92
Amérique du Sud 10
Total 1 401 2 675

 

Posted : 06/08/18/ Themes : Humanitarian Emergencies, Missing Migrants

 

https://www.iom.int/fr/news/arrivees-de-migrants-en-europe-par-la-mediterranee-en-2018-33-400-deces-en-mer-785

 

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