AFRIQUE/ SOCIAL/ PAUVRETE : la situation reste difficile, mais pas désespérée

 

Afrique/ Une classe moyenne embryonnaire : CFAO, qui a fait une grande étude avec Ipsos sur la classe moyenne en Afrique, la définit avec un revenu journalier compris entre 4 et 20 dollars par jour. Ce qui représente 150 millions de personnes, à peine plus de 10 % de la population africaine totale. Replacer les chiffres dans leur contexte est utile pour la compréhension des dynamiques. La classe moyenne en Afrique est encore embryonnaire, même si la tendance est à la croissance. Les opportunités en termes de marchés sont réelles et ne vont cesser de croître… »

 

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1 – Afrique/ développement/ Pauvreté : le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente

 

Notre chroniqueur replace dans leur contexte les chiffres de croissance flatteurs pour le continent qu’il estime en trompe-l’œil et ne profiter qu’à une minorité. La Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont publié leur rapport sur « Les perspectives de l’économie en Afrique en 2017 ».

 

Le communiqué de presse, largement repris par les médias, compilait quelques chiffres dont une prévision de croissance pour l’ensemble du continent africain de 3,4 % en 2017 et 4,3 % en 2018, une classe moyenne qui atteindrait 350 millions de personnes (sur un total de 1,2 milliard d’habitants), ou encore des investissements directs étrangers pour 2017 de l’ordre de 57 milliards de dollars (50 milliards d’euros). Ce rapport contient de nombreuses données intéressantes qu’il est utile de replacer dans leur contexte.

 

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_ Une croissance démographique spectaculaire

Revenons sur la croissance. Tout d’abord, les disparités régionales sont grandes puisque la croissance en 2016 n’a été que de 0,4 % en Afrique de l’Ouest et 0,8 % en Afrique centrale, quand elle dépasse les 5 % en Afriquede l’Est. Examinons également la croissance nécessaire à un développement structurel et durable étant donné, notamment, la croissance démographique spectaculaire du continent.

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a publié un rapport en 2014 intitulé « Le développement économique en Afrique » qui pose comme hypothèse pour un développement structurel une croissance économique de 7 % sur le moyen voire le long terme. Sur les dix dernières années, seuls dix pays en Afrique avaient atteint ce chiffre (rapport économique sur l’Afrique pour l’année 2013, Commission économique pour l’Afrique, ONU). La Cnuced précise que, pour obtenir une telle croissance sur le moyen terme, le taux d’investissement moyen (ratio de la formation brute de capital fixe sur le PIB) doit atteindre au moins 25 % (la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies l’estime, elle, à 33 % !). Or, sur les vingt dernières années, ce taux d’investissement moyen n’a été que de 18 % en Afrique (Cnuced, 2014).

 

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Le taux de pauvreté en Afrique recule depuis plusieurs années, mais la croissance démographique est telle que le nombre de pauvres augmente ! Le rapport sur les perspectives de l’économie en Afrique établit qu’il y aurait plus de 500 millions d’Africains sous le seuil de pauvreté, soit vivant avec moins de 2 dollars par jour. Dans le même temps, il y aurait, toujours selon ce même rapport, une classe moyenne de 350 millions de personnes. La Banque africaine de développement définit une personne appartenant à la classe moyenne par un revenu compris entre 2,2 dollars et 20 dollars par jour. Rappelons que le seuil de pauvreté est à 2 dollars par jour, ce qui signifie que 20 cents feraient la différence entre la pauvreté et l’appartenance à la classe moyenne.

 

La BAD estime que sur les 350 millions de personnes vivant avec un revenu journalier compris entre 2,2 dollars et 20 dollars, près de 60 % vivent avec 2,2 à 4 dollars par jour, soit environ 200 millions de personnes. La BAD appelle pudiquement cette catégorie « la classe moyenne flottante ». « Flottante » car elle est si précaire et proche du seuil de pauvreté qu’on ne peut décemment la qualifier de classe moyenne.

 

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_ Une classe moyenne embryonnaire

CFAO, qui a fait une grande étude avec Ipsos sur la classe moyenne en Afrique, la définit avec un revenu journalier compris entre 4 et 20 dollars par jour. Ce qui représente 150 millions de personnes, à peine plus de 10 % de la population africaine totale. Replacer les chiffres dans leur contexte est utile pour la compréhension des dynamiques. La classe moyenne en Afrique est encore embryonnaire, même si la tendance est à la croissance. Les opportunités en termes de marchés sont réelles et ne vont cesser de croître, mais il s’agit de ne pas confondre celles-ci avec les indicateurs d’un développement structurel et durable.

 

La Cnuced rappelle dans son rapport de 2014 que l’enjeu pour le développement, au-delà des objectifs quantitatifs du taux d’investissement moyen et de la croissance, c’est la politique d’investissement. La croissance d’un pays ne peut être tirée par la seule consommation intérieure, sinon le pays risque d’accroître sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur à travers les importations. L’investissement doit être un relais fort de cette croissance. L’investissement doit, par sa qualité et son ciblage, jouer un rôle majeur dans l’accélération de l’investissement en Afrique.

 

Pour cela, la Cnuced recommande trois secteurs de concentration que sont les infrastructures, les agro-industries et le secteur manufacturier. La qualité de l’investissement a trait à la pertinence, à la qualité de la réalisation et à la gouvernance des investissements. Malheureusement, l’investissement en Afrique demeure une occasion pour les officiels de s’enrichir. Nombreux sont les ministres et présidents qui prélèvent leur dîme sur chaque investissement ou acceptent des projets non adaptés ou de piètre qualité moyennant de larges commissions.

 

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_ Le coût de la corruption

Comme le déclarait l’homme d’affaires mauritanien Mohamed Ould Bouamatou lors d’une conférence organisée par la Fondation Mo Ibrahim en avril à Marrakech, « le pouvoir ne doit pas servir de raccourci vers l’enrichissement personnel ». D’ailleurs, la Fondation Mo Ibrahim n’a décerné son prix qu’à quatre reprises depuis 2007, faute de pouvoir désigner un dirigeant politique africain ayant fait preuve d’un leadership d’excellence. Cette mauvaise gouvernance a un coût pour les économies africaines. Elle constitue un handicap supplémentaire en matière de compétitivité, car le coût de la corruption est toujours répercuté dans les coûts de l’investissement.

 

La Cnuced souligne également le nécessaire équilibre entre l’investissement public et l’investissement privé pour créer une dynamique d’accélération. L’investissement public en Afrique, toujours selon la Cnuced, a atteint un niveau record de 11,5 % du PIB en 1982 et n’a cessé de chuter depuis lors pour atteindre son niveau le plus bas en 2012, 5 % (7 % en moyenne sur la dernière décennie). Or les experts estiment que l’investissement public devrait se situer entre 8 % et 11 % du PIB pour contribuer réellement et durablement à la croissance.

 

S’agissant de l’investissement privé, il demeure faible en Afrique. Les investissements étrangers directs devraient atteindre 57 milliards de dollars en 2017, soit l’équivalent de ce qu’ont reçu les Pays-Bas en 2014 pour une population de 17 millions d’habitants… Les transferts de migrants dépasseront en 2017 le montant des investissements directs étrangers, soit 66 milliards de dollars, et l’aide publique au développement devrait se situer autour de 50 milliards (Perspectives économiques en Afrique, 2017).

 

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_ Souffrance et misère

On comprend aisément qu’il y a un déficit de financement en Afrique, dont la solution passe par la mobilisation des ressources africaines, à la fois par la fiscalité, mais surtout par le réinvestissement en Afrique des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines, etc.). La mobilisation des recettes intérieures en Afrique a beaucoup progressé passant de 142 milliards de dollars en 2002 à 580 milliards en 2012 (Cnuced, 2014), mais cela reste inférieur aux recettes fiscales annuelles de l’Allemagne… Sans parler de la fuite de capitaux dont les experts estiment le montant à 50 milliards de dollars par an.

 

Bref, les chiffres restent des chiffres à qui on peut faire dire tout et son contraire. Si l’Afrique est un continent d’opportunités commerciales comme l’écrivaient Jean-Michel Sévérino et Olivier Ray en 2010 dans leur ouvrage Le Temps de l’Afrique, il n’en demeure pas moins que le potentiel économique de l’Afrique reste largement inexploité et, pour ce qui concerne la partie exploitée, elle ne profite qu’à une minorité, dont les classes dirigeantes qui s’enrichissent dans des proportions choquantes. Vu sous l’angle commercial, l’Afrique est donc déjà un eldorado pour de nombreuses entreprises et le restera. Vu sous l’angle humain, l’Afrique est un continent où la souffrance et la misère continuent de croître. Combien de temps encore les peuples africains accepteront toutes ces inégalités ?

 

Par Laurent Bigot (chroniqueur Le Monde Afrique)/ LE MONDE Le 08.06.2017/ Mis à jour le 09.06.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/08/oui-le-taux-de-pauvrete-en-afrique-recule-mais-le-nombre-de-pauvres-augmente_5140890_3212.html

 

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2 – Classement PIB : les pays les plus pauvres du monde

 

_ Voici les 25 nations qui produisent le moins de richesses par habitant en 2018.

 

Sans surprise, la très grande majorité des vingt-cinq pays les plus pauvres du monde en 2018 se situe sur le continent africain. Ces économies totalisent un produit intérieur brut (PIB) de 286 milliards de dollars, soit 18 milliards de plus qu’en 2017. Un chiffre qui, rapporté aux 471,1 millions d’habitants qui peuplent ces pays en 2018, ne représente que 607,06 dollars. A titre de comparaison, le PIB par habitant de la France s’élève à 42 419 dollars en 2018.

 

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_ Pays les plus pauvres

Le tableau ci-dessous répertorie les 25 nations qui produisent le moins de richesses, classées selon le PIB par tête que leur attribue le Fonds monétaire international (FMI) pour 2018. Toutes affichent un PIB par habitant inférieur à 1 000 dollars. Cliquez sur le nom du pays pour obtenir plus de détails sur sa situation.

 

Les pays au plus petit PIB par habitant en 2018
Rang Pays PIB par habitant en dollars US courants en 2018
1 Soudan du Sud 223
2 Malawi 342
3 Burundi 377
4 Madagascar 424
5 République centrafricaine 440
6 Niger 447
7 République démocratique du Congo 466
8 Liberia 475
9 Mozambique 486
10 Gambie 499
11 Afghanistan 610
12 Sierra Leone 617
13 Togo 675
14 Ouganda 730
15 Guinée 741
16 Burkina Faso 753
17 Rwanda 776
18 Tadjikistan 791
19 Haiti 805
20 Tchad 811
21 Yémen 830
22 Guinée-Bissau 832
23 ex aequo Comores 837
23 ex aequo Mali 837
25 Népal 883

 

Le Soudan du Sud arrive en tête du classement, avec un PIB par tête de 223 dollars en 2018. C’est le seul pays du palmarès des 25 nations les plus pauvres de la planète à afficher un PIB par habitant inférieur au seuil de 300 dollars. A noter que tous les pays du classement enregistrent un PIB par tête sous la barre des 1 000 dollars. Les cinq pays hors du continent africain, l’Afghanistan, le Népal, le Tadjikistan et le Yémen en Asie et Haïti en Amérique centrale, se situent tous en dessous de la 10e position du tableau, avec des PIB par habitant tous supérieurs à 500 dollars par habitant, soit le triple du pays le plus pauvre du monde.

 

A noter que le Mali, le Tchad et le Yémen font cette année leur entrée au triste classement des pays les plus pauvres du monde. Le PIB par Malien s’élève en 2018 à 837 dollars, ce qui place le pays à la 24e position. Le PIB par Yéménite atteint quant à lui les 830 dollars, ce qui lui vaut la 21e place du classement.

 

La Rédaction/ JDN/ Mis à jour le 13/03/18

 

https://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/1164746-pays-pauvres/

 

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3 – Les ménages africains sont les plus pauvres du monde, mais aussi les moins endettés, selon le Crédit Suisse

 

Ce sont les ménages africains qui se sont les moins endettés dans le monde entre 2016 et 2017, a pu constater l’Agence Ecofin du rapport annuel publié par l’institut de recherche du groupe bancaire Crédit Suisse, sur la richesse dans le monde. Le stock cumulé de leurs dettes s’est accru de seulement 18 milliards $ sur la période, contre 662 milliards $ pour les Européens et 657 milliards $ pour les Nord-Américains. Pourtant, l’Afrique dans ce classement demeure encore la région où la valeur globale de la richesse effective des ménages, qui est de 2500 milliards $ est le plus faible au monde.

 

Cet indicateur interpelle quand on apprend que, bien qu’ils soient constitués de près de 1,2 milliard de personnes, les ménages de la région n’ont produit que pour 22 milliards $ de richesses supplémentaires. Or, dans le même temps, le supplément de richesse généré par les ménages d’Amérique du nord a été de 9100 milliards $ dont près de 8500 milliards $ uniquement pour ceux des Etats-Unis.

 

Ce gap pose question car la région est célébrée pour la richesse de son sous-sol qui fournit une part importante des matières premières mondiales indispensables aux secteurs de la technologie, de la construction, ou encore de l’énergie. Le rapport pointe du doigt les variations des taux de change, qui ont plombé la hausse du stock de richesses des ménages de la région, lorsqu’il est évalué en dollar américain. Crédit Suisse estime en effet, que si les taux de change des pays africains étaient restés stables, leur stock de richesse aurait progressé de 6,1%, contre les 0,9% entre 2016 et 2017. 

 

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Au delà de la pauvreté de l’Afrique, le rapport du Crédit Suisse apporte de nouveaux arguments au grand paradoxe du monde actuel qui n’a jamais été aussi riche, mais où le nombre des pauvres est tout aussi exceptionnel. Il ressort ainsi des éléments du document, que 37 millions de personnes qui représentent moins d’un pour cent de la population (0,7%), concentrent 45,9% de la richesse mondiale soit 128 700 milliards $. Tandis qu’au plus bas de l’échelle, les 3,41 milliards de personnes les moins riches doivent se partager seulement 2,7% de la richesse mondiale, soit 7600 milliards de $.

 

Le crédit Suisse estime même que la part des 0,7% de la population mondiale les plus riches, contrôlent selon une évolutions récente, au moins 50,1% de la richesse des menages dans le monde. Une situation qui montre bien que les inégalités continuent de s’aggraver dans le monde, et comme l’a prédit la CNUCED (Conférence des Nations Unis pour le Commerce et le Développement), avec elle, des risques d’instabilités sociales dans le monde.  

 

Idriss Linge/ Mercredi, 15 novembre 2017/ (Agence Ecofin) – 

 

https://www.agenceecofin.com/finances-publiques/1511-52107-les-menages-africains-sont-les-plus-pauvres-du-monde-mais-aussi-les-moins-endettes-selon-le-credit-suisse

 

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4 – Hôpital de l’Amitié Tchad-Chine débordé: plus de 100 enfants sévèrement malnutris sont pris en charge chaque semaine

 

Depuis plusieurs mois, plus de 100 enfants sévèrement malnutris sont pris en charge chaque semaine dans l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine soutenu par ALIMA (The Alliance For International Medical Action). L’organisation médicale humanitaire appelle tous les acteurs à se mobiliser rapidement afin de renforcer la capacité de prise en charge hospitalière de la malnutrition aiguë sévère à N’Djaména.

 

L’unité nutritionnelle de l’Hôpital Amitié Chine, située dans la capitale, est confrontée à un afflux d’enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère compliquée depuis plusieurs mois. «Nos équipes ont utilisé le moindre espace pour installer des lits. Les halls d’entrée sont devenus des salles d’hospitalisation et des matelas jonchent le sol des couloirs», décrit Moumouni Kinda, responsable des programmes pour ALIMA.

 

ALIMA a rapidement augmenté le nombre de lits de 70 à 120 pour faire face au nombre croissant d’admissions, mais les enfants malades continuent d’affluer. «L’unité nutritionnelle a atteint sa pleine capacité, nous sommes inquiets de ne pas être en mesure de continuer d’accueillir tous les enfants et de procurer des soins de qualité», poursuit-il.

 

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Les équipes médicales tchadiennes de l’organisation nationale Alerte Santé et ALIMA travaillent sans relâche pour fournir les meilleurs soins possibles et continuent d’accueillir les enfants malades. «Il existe de nombreux centres ambulatoires qui détectent la malnutrition aiguë à N’Djaména. Une dizaine de centres supplémentaires sont actuellement en cours d’ouverture, mais l’UNT soutenue par ALIMA est le seul endroit où l’on peut soigner gratuitement et en urgence les enfants malnutris qui sont dans un état critique», explique Dr Moumouni Kinda. La malnutrition infantile est un problème de santé publique majeur au Sahel. Au Tchad, le nombre de cas pris en charge par ALIMA à N’Djaména connait une augmentation significative principalement en raison de l’accroissement de la population et de la crise économique.

 

« Nous estimons qu’entre 30.000 à 40.000 enfants sévèrement malnutris ont besoin d’être pris en charge au cours de cette année. Cela nécessitera une capacité de près de 300 lits dans la capitale », déclare Moumouni Kinda. Depuis le début de l’année, plus de 15 000 enfants ont déjà été soignés en urgence par ALIMA et Alerte Santé dans la capitale. Malgré les efforts des autorités sanitaires et d’organisations médicales sur le terrain, la création de centres nutritionnels ambulatoires ne suffira pas à résoudre le problème de malnutrition en milieu urbain. «Nous appelons tous les acteurs à se mobiliser rapidement afin de renforcer la capacité hospitalière dans la capitale».

 

TchadConvergence avec alima-ngo.org/

 

https://www.tchadpages.com/hopital-de-lamitie-tchad-chine-deborde-plus-de-100-enfants-severement-malnutris-sont-pris-en-charge-chaque-semaine/

 

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5 – Chine-Afrique : Le modèle d’un partenariat qui profite à toutes les parties

 

Depuis plus de cinquante ans, la Chine et l’Afrique sont unies par une coopération qui touche à plusieurs domaines. Mais, cette coopération a pris beaucoup plus d’ampleur ces dix dernières années, au point où elle est considérée, par certains observateurs, comme une «forme d’exploitation abusive de l’Afrique par la Chine». Pourtant, en réalité, il s’agit d’un partenariat que l’on peut qualifier, sans risque de trop se tromper, de gagnant-gagnant.

 

La coopération Chine-Afrique profite énormément au continent noir. L’Afrique accuse un grand retard en matière d’infrastructures. Ce qui, en grande partie, explique son sous-développement. Il est indiqué que les besoins de l’Afrique en matière d’infrastructures sont estimés à 93 milliards de dollars US par année. Or, à l’heure actuelle, l’Afrique ne parvient à mobiliser que 45 milliards de dollars par an.  Le déficit à combler est donc de 48 milliards de dollars. Depuis dix ans maintenant, l’Afrique est en train de réduire ce déficit avec les infrastructures de base acquises grâce à la coopération avec la Chine. Des kilomètres de routes sont construits, des aéroports de standing international sortent de terre, des hôpitaux voient le jour, des écoles sont érigées dans plusieurs agglomérations…

 

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La demande chinoise en matières premières améliore les recettes d’exportation des pays africains, qui en sont les grands fournisseurs. Les relations sino-africaines contribuent à réintroduire l’Afrique dans les flux internationaux du commerce formel dont elle s’était trouvée à l’écart plusieurs décennies durant. Les investissements chinois dans l’agriculture favorisent le développement des monocultures d’exportation. 

 

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En revanche, grâce à l’Afrique, la Chine parvient à satisfaire ses besoins énergétiques grandissants. La Chine achète actuellement plus du tiers du pétrole africain. Les industries chinoises s’approvisionnent en Afrique en matières premières, telles le charbon d’Afrique du Sud, le minerai de fer du Gabon, le bois de la Guinée Equatoriale, le cuivre de la Zambie, etc. Les industries chinoises ont aussi besoin de nouveaux marchés pour leurs produits ; l’Afrique est un marché énorme capable de répondre à ce souci.

 

Comme on le voit, chaque partie trouve son compte. Et les retombées sont visibles de part et d’autres. Le partenariat Chine-Afrique ne favorise pas une partie au détriment de l’autre. Il appartient aux dirigeants africains et à leurs peuples de savoir tirer le meilleur parti, de faire bon usage des investissements consentis par la Chine dans leurs pays respectifs pour le bien des générations présentes et à venir.

 

Brice Aristide Benza (Cap2016.club)/

 

https://www.portail242.info/Chine-Afrique-Le-modele-d-un-partenariat-qui-profite-a-toutes-les-parties_a930.html

 

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6 – AFRIQUE/ CHINE/ Critique du développement : L’Afrique serait-elle en passe de devenir une colonie chinoise ?

 

Il y a une vingtaine d’années, l’arrivée des Chinois en Afrique avait suscité de grands espoirs. Les beaux discours sur le nouveau partenariat gagnant-gagnant promis par Pékin sont restés lettre morte. Certains n’hésitent plus à considérer la Chine comme une nouvelle puissance coloniale. Voici le point de vue de Julien Wagner, auteur de «Chine-Afrique, le grand pillage», interrogé par Géopolis.

 

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a récemment mis en garde les Africains au sujet de leurs relations avec Pékin. «L’Afrique risque aujourd’hui de devenir une colonie chinoise, les Chinois ne veulent que les matières premières. La stabilité ne les intéresse pas», a-t-il déclaré au quotidien allemand Die Welt en mars 2017.

 

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_ «Les Européens n’ont pas vu venir»
Auteur et journaliste spécialiste de l’Afrique, passionné de la Chine, Julien Wagner reconnait que Pékin semble ne reculer devant rien pour atteindre ses objectifs sur un continent au formidable potentiel de croissance. Il constate, lui aussi que Pékin a fait main basse sur une partie des ressources naturelles de l’Afrique nécessaires à son développement. Mais il réfute les affirmations de ceux qui prêtent à la Chine des velléités colonialistes.

 

«C’est quand même étrange d’entendre le président du Parlement européen accuser la Chine de colonialisme alors que c’est un fait historique européen. Il faut voir ces déclarations à la lumière de la compétition en matière d’exploitation des ressources qui s’est installée depuis une dizaine d’années déjà entre le Vieux Continent et l’Empire du Milieu. Ce qui est clair, c’est que les Européens n’ont pas vu venir. Ils ont été dépassés très rapidement». Julien Wagner est formel : les Occidentaux ne peuvent plus concurrencer la Chine en Afrique. Et il explique pourquoi.

 

« Parce que les moyens chinois sont démesurés par rapport aux leurs. Les entreprises chinoises ont derrière elles des réserves d’investissement colossales du fait des excédents commerciaux de la Chine avec les Européens et avec les Américains. Ce sont plusieurs milliers de milliards de dollars de réserves qu’ils peuvent investir en Afrique à travers des banques spécialisées qui sont la cheville ouvrière de l’investissement chinois en Afrique». 

 

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_ La gangrène de la corruption
Reste à savoir quelles sont les retombées pour l’Afrique de cette manne financière que Pékin déverse sur le continent. Des milliards de dollars qui ne servent pas toujours à améliorer le quotidien des populations en raison de la corruption. «Le niveau de corruption, aussi bien du côté chinois que du côté africain, est très élevé. Entendons-nous bien, c’était aussi le cas avec les Européens. Mais depuis la fin des années 1990, les contraintes juridiques qu’ils se sont imposées ont permis d’en diminuer fortement le niveau.

 

Malheureusement, l’avènement de la Chine en Afrique a pour ainsi dire prolonger l’expropriation des richesses au détriment des populations», constate Julien Wagner. En revanche, souligne-t-il, l’entrée de la Chine en Afrique s’est accompagnée d’un développement des infrastructures de transport. Avec la construction des routes, des voies ferrées et d’autres ouvrages comme des palais présidentiels ou des stades.

 

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_ Les prêts sont remboursés en or, en pétrole et en gaz
De grands projets réalisés moyennant des prêts consentis par les entreprises d’Etat chinoises. Depuis 2000, «le nouveau banquier de l’Afrique» aurait consenti 77 milliards d’euros aux pays africains. Et il est prêt à mettre le paquet pour les années à venir. Des crédits faciles qui se sont transformés en piège pour certains Etats, devenus insolvables vis-à-vis de Pékin. C’est le cas de l’Angola dont le pétrole ne servirait plus qu’à honorer les 20 milliards de dollars que le pays doit à la Chine. « Il faut savoir que la plupart du temps, les prêts ne sont pas remboursés en argent. Ils sont remboursés en or, en pétrole, en gaz ou en cuivre. Les entreprises chinoises se remboursent en exploitant, par exemple, du zinc sur 20 ans».

 

Comment dès lors, sortir de l’impasse? «Il n’y a pas beaucoup de solutions», explique Julien Wagner. «Où bien ils négocient un rééchelonnement de la dette, ou ils refusent de payer, ou ils acceptent de donner davantage de contrepartie à la Chine». Avec le risque d’hypothéquer leurs ressources naturelles sur plusieurs décennies, et de se retrouver sans le moindre revenu durant de très longues années. «Quand les Chinois sont arrivés en Afrique, leur intention n’était pas de gagner de l’argent. Ils sont venus avec l’idée de mettre la main sur les ressources. L’intérêt stratégique était plus fort. Au fur et à mesure de quelques désagréments et de prêts non remboursés, ils n’ont pas stoppé les prêts, mais ils ont commencé à surfacturer pour contrebalancer les risques».

 

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_ Exiger des transferts de technologies

Pour Julien Wagner, l’expérience des dix dernières années montre que face à la Chine, les Africains auraient intérêt à se serrer les coudes et à revoir totalement les termes du partenariat passé avec Pékin. Malgré le rapport de force trop déséquilibré entre les deux parties. «Les Africains doivent faire comprendre aux Chinois qu’ils peuvent aller voir ailleurs si les conditions ne les satisfont pas. Qu’il faut des contrats mieux équilibrés notamment en matière de main d’œuvre pour que cela bénéficie aux populations locales. Que ces contrats doivent intégrer des transferts de technologie comme les Chinois le font eux-mêmes avec les Européens».

 

Julien Wagner note que Pékin est un adepte du rapport de force dans un sens comme dans l’autre. C’est-à-dire que si on lui résiste, Pékin saura négocier. D’autant plus, ajoute-t-il, que la Chine s’est installée en Afrique pour très longtemps et qu’elle va continuer à étendre son emprise sur le continent. «Ils ne vont pas lâcher le morceau. Ils vont continuer à prendre des parts de marché aux Occidentaux et à faire de ce continent leur terrain de jeu. Les Africains peuvent s’en servir comme d’un levier de développement, mais aujourd’hui, on voit bien que ce n’est pas le partenariat gagnant-gagnant promis par les Chinois».

 

C’est donc aux Africains de prendre en main leur destin en s’industrialisant. En apportant de la valeur ajoutée à leurs industries extractives. Sinon, la venue de la Chine risque d’être le prolongement du colonialisme européen tant décrié sur le continent, conclut Julien Wagner.

 

Par Martin Mateso@GeopolisAfrique/ Publié le 01/08/2017/ Mis à jour le 02/08/2017/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/l-afrique-serait-elle-en-passe-de-devenir-une-colonie-chinoise-151635

 

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7 – Afrique/ Pauvreté/ Social : le continent à la tête des inégalités

 

Concernant les inégalités, deux rapports qui viennent d’être publiés nous interpellent. Avec la participation du très médiatique Thomas Piketty, le Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab) a passé en revue les statistiques de distribution des revenus par quantiles, confirmant la concentration obscène de richesses au profit des 1 % les plus riches de la planète. Il estime que la moitié de la population la plus pauvre a vu ses revenus augmenter de façon significative, grâce à une forte croissance en Asie. Toutefois, en raison des inégalités toujours plus élevées à l’intérieur de la plupart des pays, les 1 % les plus riches du monde ont vu leur fortune augmenter deux fois plus vite au cours des vingt-cinq dernières années que les 50 % les plus pauvres.

 

Le niveau des inégalités autour du globe n’a pas été stable au cours des trois dernières décennies. Si la part mondiale des revenus des 50 % les plus pauvres oscille autour de 9 % depuis 1980, celle des 1 % les plus riches est passée de 16 % en 1980 à 22 % en 2000, puis a baissé légèrement par la suite, à 20 %. L’infléchissement observé après 2000 est dû à une réduction des inégalités des revenus moyens entre les pays, tandis que les inégalités intra-pays ont continué d’augmenter.

 

L’Afrique subsaharienne présente plus d’inégalités que l’Europe, l’Amérique du Nord, la Russie ou la Chine. La part détenue par les 1 % les plus riches – stable depuis presque trois décennies – atteint environ 54 %. C’est un scandale. Mais le Brésil, l’Inde ou le Moyen-Orient font encore pire.

 

« La crise mondiale des inégalités atteint un nouvel extrême, conclut Oxfam »/

 

En 2016, Oxfam avait aussi marqué les esprits avec la publication de son rapport à l’intention du Forum de Davos, en montrant que la fortune des 62 milliardaires les plus riches de la planète équivalait à la part détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondialeen comparant la liste établie par le magazine Forbes et les calculs de Crédit suisse. En 2018, Oxfam récidive. Cette année, 42 milliardaires suffisent pour obtenir une richesse équivalente à celle de la moitié de la population la plus pauvre. Oxfam en conclut que la « crise mondiale des inégalités atteint un nouvel extrême ».

 

Pour répondre aux critiques autour de cette comparaison, le rapport inclut une série de statistiques révélatrices, fondées sur les travaux récents de Christoph Lakner, de la Banque mondiale, et de Branko Milanovic, de la City University of New York. Oxfam fait des raccourcis, admettons-le, mais on comprend que, quels que soient les indicateurs utilisés, la conclusion est la même : les inégalités augmentent.

 

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_ Les effets de la révolution numérique

Pour l’Afrique, ce débat est crucial. Non seulement le continent comprend six pays parmi les dix les plus inégalitaires de la planète, mais le gouffre entre le continent et les pays qui avancent le plus vite ne va cesser de se creuser du fait de l’évolution de la structure des économies. Il s’agit de se rendre compte que la révolution numérique en cours concentre la valeur dans le système financier et dans la propriété intellectuelle.

 

Pour faire simple, on paie plus pour le savoir-faire d’intermédiation, le marketing et la distribution du chocolat que pour les fèves de cacao. Il est facile de dire que cela a toujours été ainsi. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi l’industrialisation d’un continent si riche en matières premières n’était pas bien vue, encore moins recommandée, par les experts qui nous offraient des stratégies de développement. Mais le problème est que la tendance s’accélère.

 

L’homme le plus riche de la planète est un distributeur : Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. Sa fortune, atteignant 100 milliards de dollars, est plus importante que le PIB de 50 pays Africains réunis. En Chine, Jack Ma a vendu via son site Alibaba pour plus de 4 milliards de dollars en une seule journée l’année dernière, plus que le PIB de 15 pays africains. Sa compatriote Yang Huiyan, sixième sur la liste des Chinois les plus riches établie par Forbes, a réussi à placer 6 milliards de dollars en sept jours dans le secteur de l’immobilier, plus que le PIB de 19 pays du continent.

 

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_ Un modèle structurellement inégalitaire

Si l’on ne peut comparer ces célébrités avec nos prétendus riches africains, comme certains le font sur les réseaux sociaux, nos élites creusent elles aussi les inégalités en continuant de centrer les économies africaines sur les rentes tirées de la vente des matières premières. La poursuite de ce modèle ne fera qu’agrandir le fossé entre l’Afrique et les autres régions du monde, et ces élites ne maintiendront leur train de vie que si elles accaparent une part toujours plus importante de cette rente, au détriment de la majorité, au lieu de transformer les économies de leurs pays.

 

Avec l’intelligence artificielle, la robotisation, l’impression 3D, nous allons assister à une plus grande altération de la valeur travail. L’Afrique a encore quelques chances de réussir son saut d’impala, à condition de faire vite et de profiter des fenêtres d’opportunités démographiques (jeunesse, urbanisation), climatiques (potentiel immense en énergies renouvelables) et technologiques (innovation frugale) qui s’offrent à elles. Le temps est venu d’agir pour le continent où ont commencé l’expansion humaine et l’utilisation du langage, où sont nés les hiéroglyphes, l’écriture et les mathématiques. Voilà des réalisations plus excitantes et inspirantes que la fierté liée à la richesse de Mansa Moussa.

 

Publié le 29 janvier 2018/ Par Carlos Lopes (professeur d’économie à l’Université du Cap/ UA)

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/519351/economie/lafrique-en-tete-des-inegalites/

 

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8 – Economie : La banque mondiale prévoit une croissance de 3,2% pour l’Afrique subsaharienne en 2018

 

L’Afrique subsaharienne devrait connaître une augmentation de sa croissance en 2018, à hauteur de 3,2% contre 2,4% l’année précédente, indique la banque mondiale dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales. Les plus gros contributeurs de cette croissance devraient être le Ghana (8,3%), l’Éthiopie (8,2%), et la Côte d’Ivoire (7,2%). Cette dynamique devrait être impulsée par une multiplication des investissements, surtout dans le secteur des infrastructures.

 

Quant aux économies des principaux exportateurs d’hydrocarbures et de produits miniers de la région, l’institution de Bretton Woods prévoit une timide amélioration. Alors que le Nigéria affichera une croissance estimée à 2,5% (contre 1% en 2017), l’Angola et l’Afrique du Sud observeront des taux respectifs de 1,6% et 1,1%. Les prévisions pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (MENA) montrent une nette progression de l’économie de cette région.  « Selon les projections, la croissance de la région s’accélérera pour atteindre 3 % en 2018, contre 1,8 % en 2017.» indique le rapport. 

 

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En Afrique du Nord, devrait être le principal moteur de la croissance avec un PIB de 4,9%. L’augmentation de la performance du pays des Pharaons devrait être motivée par les réformes en cours. Le rapport prévoit une augmentation de l’activité industrielle et des exportations, stimulée par l’amélioration du climat des affaires. L’Algérie se place en deuxième position avec une croissance estimée à 3,6%, impulsée par une politique budgétaire expansionniste.

 

Le Maroc et la Tunisie ferment la marche avec respectivement, des progressions à 3,1% et 2,7%. Le rapport souligne l’importance pour les économies africaines d’intensifier les réformes structurelles trans-sectorielles et les politiques sécuritaires, afin de doper la croissance du continent pour les prochaines années.

 

(Agence Ecofin) – /Mercredi, 10 janvier 2018/

 

https://www.agenceecofin.com/economie/1001-53362-la-banque-mondiale-prevoit-une-croissance-de-3-2-pour-lafrique-subsaharienne-en-2018

 

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9 – AFRIQUE/ Développement/ Pauvreté : Il est urgent de dire la vérité à l’Afrique

 

Malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d’aides, l’Afrique ne se développe pas. Le spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan dévoile pour RT France les plus grands mensonges médiatiques à ce sujet. Contrairement à ce qu’affirment les médias, l’Afrique ne se développe pas. Tout au contraire, elle régresse. Que s’est-il donc passé pour que, malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d’aides qui la noyèrent après les indépendances, l’Afrique ait pu connaître un tel naufrage ?

Pourquoi toutes les formes de développement qui y furent essayées ont-elles échoué ? Seul un bon diagnostic permettra de le comprendre, mais pour cela, il est devenu urgent de regarder la réalité en face et de cesser de mentir à l’Afrique.

 

Les principaux mensonges que les médias font à l’Afrique sont au nombre de quatre.

 

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_ Premier mensonge : l’Afrique serait «mal partie» au moment de ses indépendances.

En 1962 René Dumont publia «L’Afrique noire est mal partie», livre qui fit sa renommée en dépit d’un titre aussi fort que faux. A l’époque, le monde en perdition n’était en effet pas l’Afrique, mais l’Asie, qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits (guerre civile chinoise,  guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises). En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l’Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues  sans risquer de se faire attaquer et rançonner… mais c’était au temps des colonies, cette époque «honteuse» dont il n’est aujourd’hui permis de parler que d’une manière négative.

 

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_ Second mensonge : l’Afrique se développe

Soixante-dix ans après les indépendances, du nord au sud et de l’est à l’ouest, le continent africain est ravagé ou meurtri. De la Méditerranée aux prolongements sahariens, la dislocation libyenne entretient un foyer majeur de déstabilisation. Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants, cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du «vivre ensemble». De l’atlantique à l’Océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie ; plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l’immense RDC n’en finit pas de mourir. La situation est à ce point grave que les anciennes puissances coloniales sont régulièrement appelées à l’aide et que leurs interventions militaires sont demandées.

 

Humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la «terre promise» européenne. Les crises alimentaires sont  permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l’a montré la tragédie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, l’insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants. Quotidiennement, les journaux et les divers organes d’information font état de famines, d’épidémies, de massacres qui montrent que le continent africain s’enfonce chaque jour un peu plus dans un néant duquel surnagent quelques îlots pétroliers.

 

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(The largest mall in Africa/ South Africa)

_ Troisième mensonge : l’Afrique est devenue un «relais de croissance»

Cette affirmation est également fausse car, à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale. Malgré le pétrole et les minerais, sa part dans les échanges mondiaux (importations plus exportations), est en effet dérisoire. De 6% en 1980, elle s’est effondrée à 2% dans la décennie 1990, avant de «remonter» à 2,8% en 2007, puis à  3,2% en 2008, 3,4% en 2010 (Rapport Economique sur l’Afrique, Addis-Abeba, 2010)  et 3,2% en 2013 (Rapport sur les échanges internationaux et intra-africains. Nations Unies, Conseil Economique et Social, Commission Economique pour l’Afrique, Addis Abeba février 2013). Commercialement, elle n’existe donc pas, même si certains pays-comptoirs connaissent une réelle prospérité.

 

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_ Quatrième mensonge : la démocratie est le préalable à tout développement

Durant la «décennie 1990» il fut  postulé que si le développement avait échoué c’était par déficit de démocratie. Voilà pourquoi l’Afrique a subi, et subit encore, un véritable «diсtat démocratique» avec pour résultat le triomphe de la mathématique électorale, le pouvoir revenant automatiquement aux  ethnies les plus nombreuses grâce à l’ethno-mathématique électorale. Avec pour conséquence la multiplication des guerres, certaines ethnies minoritaires n’acceptant pas de se voir écartées du pouvoir pour l’éternité par la loi du nombre produit de l’universalisme individualiste européen.

 

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_ Ces grands mensonges qui expliquent l’actuel naufrage de l’Afrique reposent sur deux grands postulats :

 

1-L’économie est la priorité : dans tous les modèles proposés ou imposés à l’Afrique sud saharienne, l’économique a en effet toujours été mis en avant. Or, les vrais problèmes du continent sont d’abord politiques, institutionnels et sociologiques puisqu’ils découlent de la non prise en compte de la réalité humaine qui est à base ethnique. Certes, l’ethnie n’explique pas tout, mais rien ne s’explique sans l’ethnie.

 

2- Le refus d’admettre la différence : les Africains n’étant pas des Européens pauvres à la peau noire, c’est parce que le corps social africain n’est pas celui de l’Europe, ou celui de l’Asie, que les modèles transposés n’y ont pas réussi. Et si la greffe européenne n’a pas pris sur le porte-greffe africain, c’est parce que, comme le dit le proverbe congolais «ce n’est pas parce qu’il pousse sur le bord du marigot qu’un arbre deviendra crocodile…»

 

Bernard Lugan (Universitaire spécialiste de l’Afrique)/ 29 décembre 2015/ Géopolitique/ Réseau International

 

https://reseauinternational.net/il-est-urgent-de-dire-la-verite-a-lafrique/

 

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