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AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT : des efforts et pourtant tout va si mal (routes impraticables, système de santé défaillant, chômage, esclavage, crises, violences et conflits…)

 

« Afrique/ Santé/ le continent bien mal en point : La prestigieuse revue « The Lancet » vient de publier son classement mondial des systèmes de santé. La place de l’Afrique n’y est pas des plus rassurantes. Le classement publié par The Lancet est sans appel pour l’Afrique. Sur les 195 pays étudiés, les 30 derniers en matière de performance du système de santé sont africains. Ce qui est inquiétant, c’est qu’en la matière, si la situation s’est globalement améliorée au niveau mondial, l’écart entre les pays riches et pauvres s’est, lui, sensiblement creusé depuis 1990. Et l’Afrique n’est pas du tout à la fête. »

 

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1 – En Afrique, une croissance à deux vitesses

 

En 2016, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne est descendu à son niveau le plus bas depuis vingt ans, sous les 2 %. Mais ce piètre résultat cache des réalités très différentes selon les pays. À moins de 2 % en 2016, après 3,5 % en 2015, la croissance africaine est descendue à son niveau le plus bas depuis vingt ans, confirmant la rupture avec la décennie écoulée où les taux enregistrés – entre 5 et 7 % – laissaient espérer l’émergence du continent. Celui-ci serait-il en train d’atteindre ses limites ?

 

En tout cas, malgré les perspectives d’une modeste reprise cette année, la situation paraît suffisamment préoccupante pour que les principales institutions financières, du Fonds monétaire international à la Banque mondiale en passant par la Banque africaine de développement, tirent la sonnette d’alarme et invitent les États à réagir pour relancer l’activité. Mais ce tableau d’une économie africaine à la peine doit aussitôt être nuancé tant les trajectoires des pays sont différentes. « La raison principale de cette mauvaise performance globale tient à la baisse des prix des matières premières, pétrole en tête, qui a fortement impacté les pays exportateurs de produits de base », souligne Ruben Nizard, économiste à la Coface.

 

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_ Un bloc de pays maintient une bonne dynamique

C’est notamment le cas du principal producteur de pétrole de la région, le Nigeria, dont 60 % des recettes sont tirées des exportations d’or noir et qui a plongé en 2016 dans une crise sans précédent. Mais le phénomène touche aussi l’Afrique du Sud, l’Angola ou la République du Congo, tous riches en ressources naturelles, qui ont également vu leur activité se réduire dans des proportions importantes.

 

« À l’inverse, il existe un autre bloc de pays africains dont les économies maintiennent une bonne dynamique, avec une croissance autour de 6 % », précise Vincent Caupin, économiste à l’Agence française de développement. On y retrouve certains États de l’Afrique de l’Est comme le Kenya, le Rwanda et l’Éthiopie, qui ont su diversifier leur modèle économique et développer des industries. Il y a aussi des pays de l’Afrique de l’Ouest tels le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, dont la stabilité politique retrouvée a permis d’engager des réformes saluées par les investisseurs.

 

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_ Des fragilités persistantes

Une récente étude du Conseil français des investisseurs en Afrique montre d’ailleurs que le monde des affaires reste relativement confiant sur les potentiels du continent. Ainsi la moitié des 500 dirigeants d’entreprises sondés prévoit un chiffre d’affaires en augmentation pour 2017. Plus d’un tiers se disent prêts à accroître leurs investissements, en particulier en Afrique francophone.

 

Un excès d’optimisme ? Bien sûr, des nuages continuent d’obscurcir les perspectives du continent. « L’environnement économique mondial, en particulier le ralentissement chinois, n’est guère favorable. Et l’Afrique reste soumise à de fragilités persistantes en raison des risques politiques mais aussi du changement climatique dont on voit les effets dans la corne de l’Afrique avec le retour des famines », souligne Ruben Nizard.

 

Mais cette vulnérabilité ne doit pas fait oublier quelques lignes de force prometteuses. « La première tient à l’évolution démographique du continent et au développement d’une classe moyenne urbaine qui constitue un marché de consommateurs considérable », souligne Vincent Caupin.

 

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_ À qui profitera la croissance

Dans une récente étude intitulée « 10 idées reçues pour démystifier l’Afrique », Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes France, liste les ressources, naturelles et humaines, qui laissent espérer que le retard de l’Afrique n’est pas insurmontable. « Amélioration du climat des affaires et des institutions, développement des infrastructures, révolution des technologies du numérique et de la téléphonie, niveau d’éducation qui progresse, effort dans la recherche et développement, toutes ces révolutions sont nettement amorcées et un cercle vertueux s’est installé dans plusieurs pays », détaille Stéphane Colliac.

 

Pour l’économiste, au-delà du mauvais chiffre 2016, la tendance de long terme est bel et bien là : « L’Afrique va forcément s’affirmer comme l’une des zones qui fournira une contribution de plus en plus majeure à la croissance mondiale ». Reste à savoir à qui profitera cette croissance. Car si la pauvreté sur le continent a reculé de 57 % à 43 % entre 1990 et 2012, l’Afrique reste la région du monde où l’extrême pauvreté demeure la plus élevée, avec 350 millions de personnes vivant avec moins de deux euros par jour.

 

Antoine d’Abbundo, le 07/04/2017/ Mis à jour le 07/04/2017/

 

https://www.la-croix.com/Economie/Monde/En-Afrique-croissance-deux-vitesses-2017-04-07-1200837824

 

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2 – Côte d’Ivoire : un système de santé encore à la peine malgré les réformes engagées

 

Vétusté des services, sous-effectifs, désorganisation… Malgré les réformes en cours, le système de santé accuse encore d’importants déficits financiers, techniques et humains. Dans le couloir des urgences, le directeur du centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody fait patiemment mais fermement passer son message. « Ne vous asseyez pas par terre, allez sur les bancs à l’accueil », répète-t‑il au groupe de femmes et d’hommes venus accompagner leurs parents. Le matin même, il s’était déjà arrêté pour demander aux gens allongés dans le hall de sortir. Mais le docteur Djoussoufou Méité a conscience que rien n’est fait pour accueillir les familles dans de bonnes conditions.

 

« Culturellement, c’est en plus très difficile pour elles de ne pas se déplacer en nombre pour marquer leur soutien », explique-t‑il. Du coup, la salle d’attente ne désemplit jamais, et des dizaines de personnes dorment chaque nuit à même le sol autour de l’établissement. Le regard fatigué, une femme d’une quarantaine d’années attend d’être rejointe par sa sœur. Son mari a été admis il y a vingt-quatre heures pour traiter son hypertension. Faute de chambres bien équipées dans les étages, les patients restent fréquemment quarante-huit heures, parfois plus, aux urgences. Pourtant Cocody fait figure de vitrine pour la médecine hospitalière ivoirienne.

 

En 2014, le décès aux urgences du mannequin Awa Fadiga avait suscité un vif émoi et alimenté la polémique sur l’état de déliquescence du système de santé. Dans la foulée du scandale, la présidence de la République avait ordonné la rénovation du service. Échographie, radiologie, laboratoire d’analyses, réfection des bâtiments… Au total, 3 milliards de F CFA (plus de 4,5 millions d’euros) ont été investis pour mettre à niveau les urgences, qui voient chaque année défiler près de 40 000 patients. « Nous disposons maintenant de l’essentiel en matière d’équipement. C’est sur l’organisation que nous devons poursuivre nos efforts », estime Djoussoufou Méité.

Actuellement, les équipes du professeur Kignelman Horo, responsable des urgences, expérimentent des chariots sur lesquels sont proposés en accès libre les médicaments indispensables au traitement des cas les plus graves.

 

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« 20 % des patients admis aux urgences de Cocody y décèdent »

 

Cela évite aux familles d’avoir à se rendre à la pharmacie de l’hôpital avec leur ordonnance. Ce qui ralentissait d’autant plus la prise en charge médicale. L’amélioration de l’efficacité du système reste un impératif : 20 % des patients admis aux urgences de Cocody y décèdent. « Cela s’explique par la gravité des cas, par les retards de diagnostic quand il s’agit de maladies comme le cancer, par des temps de transport très longs et aussi parfois par un retard dans la prise en charge », admet le directeur.

 

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_ Un manque de moyens financiers

Si l’amélioration du fonctionnement est un objectif affiché du gouvernement, les contraintes budgétaires sont un frein permanent.

 

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« Par manque de moyens, tout se dégrade plus vite », constate, inquiet, le Dr Méité. »

 

Sur un budget annuel de 10 milliards de F CFA, 70 % des dépenses du CHU de Cocody sont consacrées aux frais de personnel de ses 1 200 salariés, quand cela ne devrait pas dépasser 30 %, estime le directeur. Résultat, l’an dernier, seulement 1,5 milliard de F CFA ont été réservés à la maintenance et à l’entretien des bâtiments et des équipements. « Par manque de moyens, tout se dégrade plus vite », constate, inquiet, le Dr Méité.

 

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« Sur les 495 lits théoriquement disponibles, seuls 350 sont fonctionnels »

  

Au CHU de Yopougon, la situation est encore plus critique. Inauguré au début des années 1980, l’hôpital est aujourd’hui vétuste. Sur les 495 lits théoriquement disponibles, seuls 350 sont fonctionnels. Bâti en périphérie de la commune la plus peuplée de la capitale économique, son service d’urgences ne disposait au moment de sa conception que de trois lits.

 

Aujourd’hui, près d’une dizaine de patients sont en permanence entassés dans une ancienne salle d’attente. Quant aux accidentés – nombreux en raison de la proximité de l’autoroute Abidjan-Yamoussoukro –, on les a remisés dans un local sans confort situé au niveau de la sortie. De l’autre côté du couloir, le CHU a aussi aménagé à la va-vite un petit espace pour les urgences pédiatriques. « Cela fait quatre ans que j’entends parler du projet de réhabilitation, je ne sais plus si je dois y croire », observe amèrement le professeur Dick Rufin, président de la commission médicale de l’établissement. Que ferait-il si lui ou sa famille avait un problème ? « J’irai dans une clinique privée », confie-t‑il sans détour.

Les problèmes financiers touchent aussi les hôpitaux de proximité comme celui de Port-Bouët, situé à la sortie d’Abidjan. Composé de modestes pavillons réhabilités à la fin des années 1990, l’établissement a enregistré près de 80 000 consultations en 2016, soit une augmentation de sa fréquentation de 100 % en six ans.

 

Quand il lui faudrait 300 millions de F CFA pour fonctionner normalement, il n’obtient que 100 millions. « Nos équipements se sont néanmoins améliorés ces dernières années. Depuis la fin de la crise, nous avons obtenu la création de trois blocs opératoires, auxquels sont venus s’ajouter un gros stérilisateur, des appareils de radio numériques et des lits. Nous avons pu créer des consultations de diabétologie et de cardiologie », explique le docteur Ernest Atté Boka, directeur de l’hôpital général de Port-Bouët depuis 2010.

 

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_ Une volonté politique qui ne suffit pas

Dans son bureau, Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Santé depuis 2012, n’ignore rien des difficultés que rencontrent les hôpitaux ivoiriens. « Nous avons trouvé un système de santé plus bas que terre où rien n’avait été fait pendant plus de dix ans », rappelle-t‑elle. « Au plus fort de la crise, ce sont souvent les structures communautaires qui ont assuré la continuité des soins », explique le Dr Djoussoufou Méité.

 

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« La Côte d’Ivoire affiche un médiocre ratio d’un médecin pour près de 6 000 habitants »

 

Malgré le retour de la croissance, la ministre n’est pas parvenue à faire décoller significativement la part des dépenses publiques attribuée à la santé. La Côte d’Ivoire, qui affiche un médiocre ratio d’un médecin pour près de 6 000 habitants, reste loin de l’engagement pris à Abuja en 2001 de consacrer 15 % du budget national à la santé. En 2017, cette part ne représentait que 6 % avant d’être rabotée pour tenir compte des problèmes de trésorerie du pays. « Il reste beaucoup à faire », reconnaît Raymonde Goudou Coffie, tout en soulignant les nombreux chantiers déjà menés.

 

Ces cinq dernières années, le gouvernement a débloqué le salaire des médecins, embauché plus de 10 000 professionnels de santé, construit une centaine d’établissements sanitaires de premier contact, lancé le chantier du nouveau CHU d’Angré, sans oublier la mise en place de la gratuité ciblée, qui n’existait pas avant 2010. Cette dernière mesure permet aux citoyens d’être soignés gratuitement lorsqu’ils se rendent aux urgences. Mais sa mise en œuvre suscite de nombreuses incompréhensions. Très souvent, les patients doivent tout de même payer leurs médicaments, car le stock dévolu aux gratuités est épuisé.

Pour réconcilier les Ivoiriens avec leur système de santé, le gouvernement doit enfin améliorer la gouvernance des hôpitaux. Selon de nombreux témoignages recueillis, réclamer aux patients un bakchich pour accélérer leur prise en charge, y compris pour les cas les plus graves, est une pratique toujours en vigueur.

 

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_ Vers une meilleure couverture dès 2018 ?

Djoussoufou Méité, directeur du CHU de Cocody, en est persuadé, la couverture maladie universelle (CMU) voulue par le président Ouattara est la seule solution pour offrir une meilleure prise en charge médicale aux Ivoiriens. En échange d’une contribution de 1 000 F CFA (1,52 euro) par mois, ce dispositif donnera accès à un certain nombre de soins, dont 70 % seront pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie. L’enrôlement des bénéficiaires, démarré en 2015, est pourtant bien plus lent qu’espéré.

 

Sur une base de 2,15 millions de personnes recensées, seules 735 000 se sont effectivement inscrites. « Nous devons davantage communiquer », reconnaît Raymonde Goudou Coffie, la ministre de la Santé. Fin avril, le gouvernement a lancé une première phase expérimentale couvrant 150 000 étudiants pour six mois. La généralisation de la CMU est toujours prévue pour début 2018.

 

Publié le 26 juillet 2017 / Par Julien Clémençot/  @JulienClemencot

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/457283/societe/cote-divoire-un-systeme-de-sante-encore-a-la-peine-malgre-les-reformes-engagees/

 

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3 – Santé : l’Afrique bien mal en point

 

La prestigieuse revue « The Lancet » vient de publier son classement mondial des systèmes de santé. La place de l’Afrique n’y est pas des plus rassurantes. Le classement publié par The Lancet est sans appel pour l’Afrique. Sur les 195 pays étudiés, les 30 derniers en matière de performance du système de santé sont africains. Ce qui est inquiétant, c’est qu’en la matière, si la situation s’est globalement améliorée au niveau mondial, l’écart entre les pays riches et pauvres s’est, lui, sensiblement creusé depuis 1990. Et l’Afrique n’est pas du tout à la fête. Analyse.

 

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_ Le patient africain dans un état critique

Pour réaliser son étude, The Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique, a mesuré la performance de chaque pays selon le taux de mortalité induit par 32 pathologies (diphtérie, tuberculose, appendicite, certains cancers et maladies cardiovasculaires, etc.) pour lesquelles les décès pourraient en théorie être évités en cas d’accès rapide à des soins efficaces. Le projet, titanesque, a nécessité la collaboration de plus de 2 000 chercheurs à travers le monde, qui ont travaillé sous l’égide de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. Au total, 195 pays ont été évalués sur le plan de l’accessibilité et de la qualité des soins entre 1990 et 2015.

 

Aux trois premières places du podium figurent Andorre, l’Islande et la Suisse. La France se classe 15e, le Royaume-Uni, 30e, les États-Unis, 35e, la Chine et l’Inde respectivement 82e et 154e. Treize des quinze premiers pays du classement sont situés en Europe de l’Ouest.

 

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_ Les pays pauvres progressent, mais beaucoup moins vite que les pays riches

Premier enseignement de cette étude : la qualité des soins s’améliore à l’échelle de la planète, mais les pays les plus pauvres progressent moins vite que les autres. En effet, depuis 1990, les résultats ont sensiblement augmenté, passant en moyenne de 40,7 à 53,7. Durant cette période, 167 pays sur 195 ont vu l’accessibilité et la qualité de leur système de santé s’améliorer de façon significative. Mais dans le même temps, les inégalités se sont creusées : l’écart entre le premier et le dernier pays était de 62 points en 1990. En 2015, il est de 66 points. La tendance n’est donc pas homogène. Conséquence : entre le haut et le bas du classement, la distance s’accroît.

 

Comme en matière de richesses, les inégalités sur le plan de la santé augmentent au niveau mondial. Pour l’Afrique, le résultat est sans appel : elle occupe 27 des 30 dernières places, et 37 des 50 dernières. La Centrafrique arrive en dernière position du classement. Suivent dans les cinq dernières places la Somalie, la Guinée-Bissau, le Tchad et l’Érythrée. Seule une petite poignée de pays africains tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de l’Afrique insulaire (Les Seychelles et l’île Maurice sont respectivement 67e et 94e) et, dans une moindre mesure, de l’Afrique du Nord (la Tunisie est 89e, la Libye 90e, l’Égypte 108e, l’Algérie 130e et le Maroc 133e).

 

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_ Dépenses de santé par habitant et par an : le niveau très bas en Afrique

La deuxième leçon intéressante à tirer de l’étude porte sur la relation entre les performances réelles des pays en matière de développement et leur capacité à améliorer, dans le même temps, leur système de santé. Ici aussi, les résultats sont éclairants : « L’augmentation du niveau de développement n’entraîne pas forcément une amélioration de la qualité et de l’accès au système de santé », souligne le professeur Christopher Murray, le responsable de l’étude, de l’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) de l’université de Washington.

 

Une constatation corroborée par quantité d’autres études qui, au-delà, ont démontré qu’« il n’y [avait] pas [non plus] de lien automatique entre augmentation des dépenses de santé et amélioration de l’état de santé » (Jacky Mathonnat, Disponibilité des ressources financières pour la santé dans les pays d’Afrique subsaharienne, Agence française de développement département de la recherche, 2010).

 

Toutefois, on peut noter une corrélation relativement forte entre le niveau des dépenses de santé par personne et par an et l’état de santé général des populations concernées. Selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale, les dépenses de santé en Andorre, qui occupe la première place du classement de The Lancet, s’élevaient en 2014 à 3 746 dollars par personne et par an. Cette année-là en Centrafrique, lanterne rouge du classement, elles n’étaient que de… 16 dollars. Plus généralement, les dépenses annuelles de santé par habitant en Afrique sont rachitiques.

 

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_ Le cas symptomatique du Sénégal

Au Sénégal, pays qui occupe le 173e rang du classement de The Lancet, les dépenses de santé par personne et par an se situent aux alentours de 50 dollars. La santé y est au cœur du débat public et occupe régulièrement la une des médias. Ainsi, au début de l’année 2017, la seule machine de radiothérapie du pays, donnée par la France en 1989, est tombée en panne. Cela a créé une vive polémique et obligé les autorités sénégalaises à transférer les malades atteints du cancer au Maroc.

 

Et pas plus tard que cette semaine, le bloc opératoire du Centre hospitalier universitaire Aristide Le Dantec de Dakar a été fermé. Le compresseur, qui produit l’air comprimé nécessaire au bon fonctionnement des appareils d’anesthésie, est tombé en panne. Perclus de dettes (1 milliard 300 millions de francs CFA), le CHU n’a plus les moyens d’en assurer l’entretien. De quoi comprendre pourquoi le secteur de la Santé clame à qui veut l’entendre qu’il est le laissé-pour-compte des politiques publiques dans les pays africains.

 

Par Gilbert Faye, à Dakar / Publié le 22/05/2017 / Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/sante-l-afrique-bien-mal-en-point-22-05-2017-2129483_2365.php

 

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4 – Mauvais état des routes, « un obstacle majeur à la croissance » (Banque Mondiale)

 

Un réseau routier fiable peut contribuer à promouvoir l’économie africaine et assurer à chaque habitant de la région l’accès aux opportunités économiques et aux services. Toutefois, l’infrastructure routière est particulièrement vulnérable au changement climatique : la plupart des prévisions indiquent qu’en Afrique, la hausse des températures, l’augmentation des précipitations et les inondations finiront par avoir raison d’un réseau routier déjà soumis à une pression extrême.

 

Alors qu’elle se prépare à investir massivement dans l’infrastructure, la région a une occasion unique d’anticiper les conséquences de l’évolution du climat par la rénovation des routes existantes et l’adaptation des nouvelles routes. Une nouvelle étude de la Banque mondiale sur la résilience dans le secteur routier aide les planificateurs à déterminer comment adapter le réseau de la façon la plus économique et la plus judicieuse possible, en prenant en compte divers scénarios climatiques.

 

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_ L’avenir de l’Afrique repose sur ses routes

Un réseau routier adéquat et fiable est une condition essentielle au développement économique et social de l’Afrique. Des liaisons routières de qualité peuvent largement contribuer à étendre l’accès aux emplois, aux marchés, aux écoles et aux hôpitaux. Pour les populations rurales en particulier, une route est en général un axe vital qui relie les villages isolés aux débouchés économiques et aux services.

 

La faible densité et le mauvais état des infrastructures routières existantes constituent un obstacle majeur à la croissance de la région. Actuellement, seul un tiers des populations rurales vivent à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toutes saisons, soit le taux d’accessibilité le plus faible dans le monde en développement. De plus, le manque de financement de l’entretien courant accélère la dégradation du réseau, laissant de nombreuses routes en mauvais état.

 

L’Afrique devrait bénéficiera d’investissements massifs dans ses infrastructures routières au cours des prochaines décennies, dans le cadre d’une vaste initiative d’expansion et d’amélioration de son réseau de transport. Lorsque l’on associe les initiatives régionales et les plans directeurs nationaux, les dépenses d’équipement dans le secteur routier se montent à une moyenne d’environ 4,6 milliards de dollars par an, pour un montant total de 78 milliards de dollars jusqu’en 2030.

 

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_ Le changement climatique fera payer un lourd tribut au réseau routier africain

Pour que les dépenses routières produisent les meilleurs résultats possibles et aient des retombées durables sur le développement, il est essentiel que les plans d’investissement tiennent compte des conséquences du changement climatique. En effet, les actifs routiers sont particulièrement vulnérables aux facteurs de stress climatiques tels que la hausse des températures, l’augmentation des précipitations et les inondations.

 

La quasi-totalité des modèles indiquent que les phénomènes météorologiques extrêmes exerceront une pression considérable sur le réseau routier africain. Les dommages et le vieillissement prématuré des routes causés par le changement climatique nécessiteront d’accroître sensiblement la fréquence et l’ampleur des travaux d’entretien et de remise en état des routes.

 

Outre des coûts d’entretien et de remise en état plus élevés, les dommages subis par l’infrastructure routière en raison du changement climatique entraîneront plus fréquemment des perturbations de la circulation des personnes et des biens, avec une incidence directe sur la productivité économique. Fort heureusement, il existe des moyens efficaces d’adapter les nouvelles routes et de modifier celles qui existent déjà pour en renforcer la résilience climatique.

 

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_ Prévenir ou guérir : comment intégrer au mieux les effets du climat ?

Pour aider les planificateurs à déterminer la stratégie d’adaptation la plus économique et la plus appropriée à chaque situation, cette étude a mis au point une méthode pour comparer le coût de l’inaction à celui d’une démarche d’adaptation préventive, en ciblant pour cela trois principaux éléments : Le coût du patrimoine routier sur toute sa durée de vie : construction, entretien, réparations et remise en état : cette analyse revêt une importance cruciale dans la mesure où les routes qui résistent aux chocs climatiques sont généralement plus coûteuses à construire, mais permettent ensuite des économies sur l’entretien, les réparations et la remise en état qui, dans la majorité des cas, compensent largement les dépenses supplémentaires liés à la construction.

 

La prise en compte de divers scénarios de changement climatique : la plupart des prévisions indiquent que le climat de l’Afrique sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui ; il n’y a toutefois pas de consensus sur la nature, l’intensité et la répartition géographique de ces changements. C’est la raison pour laquelle la méthodologie employée dans cette étude a été conçue de manière à prendre en compte plusieurs scénarios climatiques. La prise en compte d’une gamme complète de scénarios climatiques rend bien sûr l’analyse plus complexe, mais ne pas en tenir compte pourrait amener les planificateurs à rater l’objectif visé et à sur-investir ou sous-investir dans la résilience climatique.

 

L’impact global des perturbations de la circulation causées par le climat : lorsqu’un phénomène climatique entraîne la fermeture d’une route ou en réduit la capacité, les conséquences sur les chaînes d’approvisionnement, la production économique et l’accès aux services varient largement en fonction de facteurs locaux tels que le volume de la circulation sur une route donnée ou l’existence d’itinéraires de substitution. Sur les routes à grande circulation, même un changement climatique relativement moyen peut avoir une incidence grave sur les populations et l’économie, une situation qui justifie clairement d’investir en faveur de l’adaptation.

 

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_ Il n’existe pas de solutions universelles

Utilisant cette méthodologie, l’étude aboutit aux conclusions suivantes :

Le bon entretien des routes est le moyen le plus important et le plus efficace de réduire l’impact des changements climatiques sur le réseau routier. Les dommages causés par les chocs climatiques sont plus graves s’il n’existe pas de système d’entretien routier adéquat. Il est presque toujours opportun d’investir à titre préventif dans l’amélioration des chaussées pour lutter contre la hausse des températures, le coût marginal de ce type de mesures d’adaptation étant relativement faible.

 

La pertinence des stratégies d’adaptation est plus nuancée en ce qui concerne les précipitations et les inondations : le prix à payer pour renforcer la résistance à ces facteurs de stress est généralement plus élevé et, par la suite, les économies réalisées sur l’entretien et la remise en état peuvent ne pas être suffisantes pour compenser les coûts initiaux. Dans ce contexte, la prise en compte de l’impact global des perturbations sur le réseau routier est essentielle pour déterminer si l’adaptation se justifie du point de vue économique.

 

En décidant du bien-fondé de l’adaptation des routes au changement climatique et de la manière d’y parvenir, les planificateurs du transport doivent évaluer au cas par cas les choix qui s’offrent à eux, et éviter les «solutions fourre-tout ». Pour mettre ces recommandations en pratique et protéger ses infrastructures de transport contre les effets du changement climatique, la région devra renforcer les capacités financières, techniques et institutionnelles du secteur routier. La Banque mondiale a élaboré à cette fin plusieurs initiatives pour aider les pays à intégrer le changement climatique dans la gestion de leurs actifs routiers.

 

La Banque s’emploie également, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à mettre sur pied un nouvel instrument pour l’investissement en faveur de la résilience climatique en Afrique (Africa Climate Resilient Investment Facility – AFRI-RES).

Cette étude a bénéficié de l’appui financier du ministère du Développement international du Royaume-Uni (DfID), du Fonds nordique de développement (NDF), du Kredit Anstalt für Entwicklung (KfW), de l’Agence française de développement (AFD), du Programme de partenariat entre la Banque et les Pays-Bas (BNPP) et du Fonds fiduciaire pour un développement durable sur le plan environnemental et social (TFESSD).

 

in Banque Mondiale/ Published on Nov 19, 2016/ FLASH INFO by GuineeTime/

 

http://www.guineetime.com/mauvais-etat-routes-obstacle-majeur-a-croissance-banque-mondiale/

 

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 5 – La Côte d’Ivoire approuve un plan de développement routier de 5,7 milliards d’euros

 

Le gouvernement ivoirien a donné son feu vert, mercredi, à un vaste programme de développement, d’un coût de global de 3 760 milliards de F CFA entre 2016 et 2020. Réuni à Abidjan en Conseil des ministres, le gouvernement ivoirien a donné son accord à la première phase de son Plan de développement routier 2016-2025. Selon un communiqué publié le mercredi 03 août, l’exécutif a approuvé la mise en oeuvre de la phase 2016-2020 de ce « programme ambitieux d’un coût global estimé à 3 760 milliards de F CFA [5,73 milliards d’euros] répartis sur la période 2016-2020 ».

 

Dans son annonce, le gouvernement ivoirien explique que la phase 2016-2025 de son plan de développement routier entend poursuivre les investissements réalisés depuis 2011 (1,92 milliard d’euros à la fin 2015). Le plan comporte « un renforcement et une extension des voiries urbaines de la ville d’Abidjan ainsi que de grands ouvrages d’art. Pour les villes de l’intérieur du pays, il est prévu une extension du revêtement des routes des chefs-lieux de district, de région et de département », souligne sans plus de détails le communiqué du gouvernement.

 

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_ Près de 4 000 kilomètres de routes interurbaines

Selon les informations fournies par le gouvernement au groupe consultatif sur le Plan national de développement 2016-2020, réuni à Paris en mai dernier, le projet le plus important de ce programme consiste au renforcement et à la réhabilitation de 3 916 km de routes bitumées interurbaines. D’un coût de 1 246 milliards de F CFA, sa mise en oeuvre est prévue entre 2017 et 2020. Ce plan prévoit également l’aménagement de la section Tiébissou-Bouaké de l’autoroute Yamoussokro-Boualé, au coût estimé entre 215 milliards et 292 milliards de F CFA et dont la conduite est prévue entre 2017 et 2020. L’aménagement et le bitumage de la section Abidjan-Dabou, sur l’autoroute Abidjan-San Pédro, est également prévu, pour un coût évalué à 90 milliards de F CFA.

 

Le programme prévoit aussi la construction du cinquième pont d’Abidjan, reliant les communes de Yopougon et Adjamé, dont les travaux sont prévus pour 36 mois, entre 2016 et 2019, pour un coût d’environ 200 milliards de F CFA. En 2015, le réseau routier ivoirien comptait 82 000 km de routes interurbaines classées, dont 6 500 km de routes revêtues et 4 000 km de voiries urbaines, en majorité concentrées à Abidjan, rapporte une note de présentation d’un projet d’investissement routier [PDF].

 

05 août 2016/ Mis à jour le 05 août 2016/ Par Joël Té-Léssia

 

http://www.jeuneafrique.com/347291/economie/cote-divoire-approuve-plan-de-developpement-routier-de-57-milliards-deuros/

 

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6 – La recette de l’UA pour contrer le chômage des jeunes

 

Le chômage des jeunes en Afrique est devenu une question préoccupante pour l’Union africaine. Dans le cadre de la Journée africaine de la jeunesse, l’institution a appelé les Etats africains et les partenaires à travailler pour une éducation et une formation de qualité afin de combattre le chômage des jeunes qui s’élève à plus de 31% sur le Continent. L’Union africaine vient de lancer un appel à ses Etats membres à s’engager pour résoudre la problématique du chômage des jeunes en leur fournissant une éducation et une formation de qualité. L’UA estime que face à la croissance démographique, cette politique de l’emploi basée sur une formation et une éducation de qualité pourra permettre aux pays africains de combattre le chômage des jeunes.

 

« La population africaine a atteint plus de 1,2 milliard de personnes en mai 2017, avec un âge moyen de 19,5 ans. Le continent africain est le deuxième continent le plus peuplé au monde après l’Asie et aussi le continent avec la population jeune la plus économiquement active, il est très important de transformer cette énorme énergie humaine en un outil de développement dynamique et créatif », explique Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA. Selon lui, les pays africains se doivent de maximiser leur effort sur l’éducation de qualité comme un moyen de lutte contre le chômage des jeunes en Afrique.

 

La Journée africaine de la Jeunesse doit être selon l’UA, une occasion pour amener les jeunes des cinq régions du Continent et de la diaspora à réitérer leur volonté de participer au processus de mise en œuvre de l’Agenda 2063, lequel envisage une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale. Une prévision qui prend en compte une jeunesse bien formée.

 

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_ Un  taux de chômage à plus de 31%

Malgré la lutte pour l’emploi des jeunes en Afrique, le taux du chômage des jeunes reste toujours élevé. Selon l’Union africaine, il se situe aujourd’hui à plus de 31%, avec toutefois une répartition qui n’avantage pas l’Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord, le taux de chômage des jeunes est de 25%. Mais pour les pays d’Afrique noire, comme le Botswana, la République démocratique du Congo, le Sénégal et l’Afrique du Sud, le taux est encore plus élevé. Dans le cas du Sénégal par exemple, 200 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Pour venir à bout du problème, le président Macky Sall avait lancé en février 2013 un programme visant à créer 30 000 emplois en un an et a prévu en créer 300 000 avant 2017. Cette initiative financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui vise à l’auto-emploi des jeunes et des femmes en Afrique reste cependant insuffisante.

 

D’après la Banque mondiale, avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique compte le plus de jeunes au monde. Le problème du chômage risque d’être encore plus grave si aucune solution durable n’est trouvée. « Près de 70% des emplois actuels risqueront de disparaître dans les pays en voie de développement en raison notamment des mutations que connait le marché du travail avec notamment l’effet qu’induit la montée en puissance de l’automatisation surtout dans le secteur industriel », prévient la Banque mondiale.

 

Auteur: Sylvain Vidzraku/ Auteur: Admin/ Date : 2 novembre 2017

 

http://www.sommetuaue2017.ci/la-recette-de-lua-pour-contrer-le-chomage-des-jeunes/

 

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7 – Éthiopie, l’exception africaine au problème du chômage des jeunes

 

Entre croissance démographique, crise économique ou encore la faible industrialisation, bon nombre de pays africains connaissent une faible offre d’emploi, notamment à destination des jeunes. En dépit d’une croissance économique encourageante, la hausse du taux de chômage demeure d’actualité en Afrique, fait savoir un rapport de la Fondation Mo Ibrahim sur le chômage en Afrique. “Après avoir observé la situation de 51 pays, la fondation Mo Ibrahim constate que malgré la croissance économique, le chômage reste toujours à un niveau élevé. Même dans les pays qui ont des taux de croissance différents, le taux de chômage des jeunes reste statique”, soulignent les auteurs du rapport.

 

Face à ce tableau sombre de l’employabilité, le rapport met cependant en lumière un champion de l’emploi des jeunes sur le continent : l‘Éthiopie. Malgré un taux de croissance qui a chuté de 10,2 % en 2015 à 6,5 % en 2016, ce pays de l’Afrique de l’Est a réussi à stabiliser son taux de chômage. L‘Éthiopie enregistrait, en effet, en 2016, un taux de chômage général de 5,7 %, alors que celui des jeunes était de 8,1 %. Un taux qui tranche nettement avec ceux de pays comme l‘Égypte ou la Tunisie où les chiffres relatifs au chômage des jeunes caracolaient à 60 % la dernière décennie, rapporte la Fondation Mo Ibrahim. L’Afrique, en général, a enregistré un taux bien plus bas de 13 % la dernière décennie.

 

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_ Tirer profit de l’industrialisation

Depuis l’indépendance de son ancienne colonie, l‘Érythrée en 1993, l’Ethiopie n’a plus aucun accès à la mer et n’a donc aucun port. Toutefois, le pays a su conserver ses acquis. Forte de près de 92 millions d’habitants, l‘Éthiopie s’est appuyée sur sa population pour renforcer son réseau agricole. Aujourd’hui, l’agriculture emploie 80 % de la population active et représente pas moins de 40 % du PIB. Consciente de l’importance du secteur agricole pour son économie, l‘Éthiopie y consacre une large part dans son budget souverain. Mais il n’y a pas que l’agriculture, qui malgré tout, reste très dépendante des facteurs climatiques et des marchés mondiaux. L’industrie se veut également l’une des mamelles de l‘économie éthiopienne. Bien qu’elle n’en soit qu‘à ses débuts, elle représente déjà un cas d‘école sur le continent.

 

Sur les quatre dernières années, ce secteur a enregistré une forte croissance de 20 % avec en perspective la construction de parcs agro-industriels et à des exonérations fiscales incitatives pour les investisseurs étrangers. Et cela, dans l’optique de transformer sur place les matières premières agricoles – céréales, café, graines, canne à sucre, coton, légumes, viande et cuir. Objectif, rendre l’agriculture éthiopienne plus compétitive et rentable.

 

Carole KOUASSI / 27/04/2017.

 

http://fr.africanews.com/2017/04/27/ethiopie-l-exception-africaine-au-probleme-du-chomage-des-jeunes//

 

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8 – Des migrants africains vendus comme esclaves en Libye

 

Après la diffusion d’une vidéo de CNN montrant une vente aux enchères de migrants comme esclaves, des dirigeants africains, l’ONU et des artistes s’indignent. Une manifestation, à l’appel de plusieurs associations, a eu lieu samedi 18 novembre à Paris. C’est une vidéo choc réalisée par des journalistes de CNN qui a révélé le scandale mercredi 15 novembre : en Libye, non loin de la capitale Tripoli, des migrants africains en route pour l’Europe sont vendus aux enchères comme esclaves par des passeurs, pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 €).

 

Les images, de mauvaise qualité, montrent des hommes jeunes, et le son ne laisse pas de doute sur ce qui se joue là. Une voix met aux enchères « des garçons grands et forts pour le travail de ferme. 400… 700… ». En l’espace de quelques minutes, les journalistes de CNN ont assisté à la vente d’une douzaine de migrants originaires notamment du Nigeria. La plupart sont utilisés comme travailleurs journaliers dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.

 

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_ Des esclaves pour 200 dollars

Les hommes qui venaient juste d’être « vendus » sont restés muets. « Ils étaient si traumatisés par ce qu’ils venaient de vivre qu’ils ne pouvaient pas parler, et si effrayés qu’ils se méfiaient de tous ceux qui venaient à leur rencontre », souligne CNN. Ces « marchés aux esclaves » auraient lieu une ou deux fois par mois en Libye. Interrogé par CNN, un ancien esclave qui est parvenu à s’enfuir raconte son quotidien : « Ils vous forcent à travailler et vous battent. »

 

Ce n’est pas la première fois qu’un tel commerce est dénoncé. En avril, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait affirmé que la traite d’être humains était devenue une pratique fréquente chez les passeurs. Des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest avaient dit à l’OIM avoir été achetés et revendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 €) dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye, par laquelle passent de nombreux exilés.

 

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_ Indignation en Afrique

Le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, et le gouvernement sénégalais se sont indignés, tout comme le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui a demandé que le sujet soit mis à l’ordre du jour du sommet Union africaine-Union européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan. De son côté, le président togolais Faure Gnassingbé parle d’infamie.

Au Sénégal, le gouvernement engage « les autorités libyennes compétentes, ainsi que l’Union Africaine et l’Organisation des Nations unies, à diligenter sans délai une enquête sur cette pratique d’un autre âge afin que toutes les dispositions soient prises pour y mettre fin. » Dimanche, Ahmed Metig, le vice-premier ministre du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête « afin d’appréhender et soumettre les responsables à la justice ».

 

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_ L’appel d’Alpha Blondy

Dans le même temps, des réactions parfois très violentes se sont exprimées sur les réseaux sociaux. Nombre d’Africains pointent la responsabilité de leurs dirigeants dans l’absence de développement qui provoque les migrations de jeunes vers l’Europe. Et leurs réactions trop tardives ou trop timorées. Samedi 18 novembre sur Facebook, le chanteur ivoirien de reggae, Alpha Blondy, a lancé « un cri du cœur », pas un « appel à la violence », insiste-t-il.

 

Dans cette vidéo, déjà vue plus de 1,1 million de fois, il prend à partie les présidents de l’Union africaine et de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) dont la Libye est membre : « Nous, peuples africains qui comptions sur vous pour nous défendre et pour nous protéger, nous sommes surpris et stupéfaits par votre silence devant la situation révoltante, humiliante et inacceptable que vivent vos ressortissants, nos frères, nos sœurs, nos fils et nos filles vendus comme esclaves en Libye. » Alpha Blondy en appelle à la société civile, « obligée de prendre ses responsabilités devant l’histoire ». « Je vous demande d’assiéger toutes les ambassades libyennes dans vos pays respectifs, jusqu’à la libération totale de tous les captifs en territoire Libyen », lâche-t-il.

 

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_ Omar Sy, Didier Drogaba et Sonia Roland

D’autres célébrités se sont également indignées, notamment l’acteur Omar Sy, le footballeur Didier Drogba et l’ancienne Miss France, Sonia Rolland. Ils ont relayé les appels à manifester à Paris, samedi après midi 18 novembre, lancés par plusieurs associations. La manifestation, non autorisée, qui a rassemblé un millier de personnes portant des pancartes « non à l’esclavage en Libye », devant l’ambassade libyenne à Paris, s’est ensuite dirigée vers les Champs-Élysées où elle a été dispersée par les forces de l’ordre.

 

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_ L’ONU dénonce un « outrage à la conscience de l’humanité »

Pour sa part, le haut-commissaire des Nations unies (ONU) aux droits humains, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a dénoncé, le 14 novembre, la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, qualifiant d’« inhumaine » les accords passés par l’Union européenne avec ce pays.

 

Paula Boyer , le 19/11/2017 / Mis à jour le 19/11/2017/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/migrants-africains-vendus-comme-esclaves-Libye-2017-11-19-1200893113

 

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9 – Déjà un million de Sud-Soudanais ont fui la guerre pour se réfugier en Ouganda

 

Le nombre de réfugiés sud-soudanais en Ouganda vient de dépasser 1 million, selon les derniers chiffres du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). Depuis la reprise du conflit au Soudan du Sud, il y a plus d’un an, entre 1 500 et 3 000 personnes franchissent chaque jour la frontière. La politique d’accueil de l’Ouganda, longtemps présentée comme un modèle, est aujourd’hui en danger. L’Ouganda accueille à lui seul plus de réfugiés que l’ensemble des pays européens en 2016.

 

A leur arrivée en Ouganda, les réfugiés sud-soudanais sont enregistrés, nourris. Maisais, contrairement à ce qu’il se passe dans de nombreux pays, tous ne sont pas systématiquement acheminés vers des camps dédiés. Une loi de 2006 leur permet en effet de se déplacer, de travailler et même d’obtenir un lopin de terre pour se construire une maison, mais aussi cultiver, afin de participer au développement de l’économie agricole. En échange, les communautés locales bénéficient d’infrastructures financées et installées par des ONG.

 

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_ Pression foncière, camps surpeuplés, manque de financements

Mais face à l’afflux exponentiel de réfugiés, ce modèle est mis à mal. D’abord, la pression foncière augmente : l’Ouganda n’a plus suffisamment de terres à distribuer. Ensuite, les conditions de vie de détériorent dans les camps. Le Programme alimentaire mondial a réduit ses distributions alimentaires générant un vague de mécontentement mais aussi une augmentation de la délinquance et de la prostitution puisque les réfugiés cherchent de nouveaux moyens de survivre.

 

Les ONG sont suspendues aux financements internationaux, mais la crise au Soudan du Sud ne mobilise pas vraiment les foules. En juin dernier, à Kampala, un sommet de la solidarité visait à récolter 2 milliards de dollars. Seulement 358 millions de dollars ont effectivement été levés. Les Sud-Soudanais fuient la guerre et la famine. Toute une partie de la population meurt de faim, alors que le gouvernement consacre plus de la moitié de son budget à l’armement.

 

_ Un conflit interminable

Depuis 2013, le tout jeune Etat du Soudan du Sud est ravagé par un conflit d’une rare violence qui oppose le président Salvaa Kir et son ancien vice-président Riek Mashaar. D’interminables négociations – pas moins de sept cessez-le-feu et un accord de paix, pour autant de déclarations – n’ont jamais mis un terme aux violences. Les deux hommes semblent avoir perdu le contrôle des bandes armées qui leur étaient affiliées. Et dans le chaos, la mission des Nations unies au Soudan du Sud n’arrive plus à protéger les civils. Les exactions contre les civils atteignent un rare degré de cruauté. Les récits des victimes sont difficilement soutenables et l’ONU s’inquiète désormais d’une ethnicisation du conflit.

 

Les ONG demandent un « embargo sur les armes » et des « sanctions ciblées » contre les chefs de guerre. Mais le Conseil de sécurité de l’ONU ne parvient pas à s’accorder sur la question. Sans résolution concrète le conflit ne semble pas prêt de finir et le nombre de réfugiés ne devrait pas cesser de croitre.

 

Par Carol Valade / Publié le 18-08-2017 / Modifié le 25-08-2017 /

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170818-million-sud-soudanais-ont-deja-fui-guerre-refugier-ouganda

 

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10 – Explosion du nombre de personnes déplacées par la violence en RDC

 

La République démocratique du Congo (RDC), riche en ressources minières, est le deuxième plus grand pays d’Afrique. Mais il est aussi l’un des plus pauvres au monde – ayant été déchiré par des conflits pendant la majeure partie de ces 20 dernières années. Des décennies d’instabilité, de conflit armé et de violence intercommunautaire ont exposé des millions de personnes à des violations du droit international humanitaire. Les habitants endurent d’immenses souffrances telles que déplacements, séparation d’avec leurs proches, pillages, exactions, blessures ou mort violente.

 

Selon l’Observatoire des situations de déplacement interne, Rapport mondial 2017 sur les déplacements internes : En 2016, le conflit et les attaques armées en RDC ont causé 922 000 nouveaux déplacements – un record mondial. Et pourtant cette crise n’a guère retenu l’attention de la communauté internationale. 

 

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À la fin de 2016, on estimait que 6,9 millions de personnes avaient urgemment besoin d’une aide humanitaire – dont plus de 4,2 millions d’enfants. On dénombre aujourd’hui 3,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. La région du Kasaï, qui comprend 9 des 26 provinces de la RDC, domine depuis peu l’actualité. Les violences et les troubles mettent la région à feu et à sang depuis août 2016, faisant des milliers de victimes. Le système de santé est au bord de l’effondrement et 1,6 million de personnes auraient été forcées de fuir de chez elles.

 

Malgré tout cela, la situation humanitaire en RDC continue de recevoir très peu d’attention de la communauté internationale. On n’a lu nulle part dans les gros titres que le pays comptait le plus grand nombre de nouveaux déplacés internes dans le monde en 2016. Pendant ce temps, les civils continuent de subir les conséquences du conflit armé, pris en étau entre forces armées, groupes armés, factions et milices, tandis qu’ils sont le plus souvent privés de la protection dont ils ont besoin. L’opération du CICR en RDC est l’une de ses plus importantes en Afrique – et l’une des plus cruellement sous-financées.

 

Article/ 10 octobre 2017

 

https://www.icrc.org/fr/document/explosion-du-nombre-de-personnes-deplacees-par-la-violence-en-rdc

 

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