REFORMES/ POLITIQUE/ SOCIAL : ces pays où les aspirations des populations nationales sont sacrées (réformes agraires, économie, nationalité, immigration, social…)

« Afrique/ Politique/ Economie/ Pour Aliko Dangote, les pays africains francophones ne contrôlent pas leurs propres économies : Dans un entretien accordé à la chaine française Africa 24, Aliko Dangote a livré sa vision des pays africains francophones. Pour M. Dangote, le problème des pays africains francophones, c’est qu’ils n’ont pas assez de prise sur leurs propres économies : « La différence qu’il y a entre les pays francophones et le Nigeria est que nous avons pris notre destinée en main, nous contrôlons l’économie de notre pays. Je m’excuse auprès des personnes à qui cela pourrait déplaire, mais au Nigéria, nous contrôlons notre économie, ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays francophones où les nationaux n’ont aucune emprise sur leur économie. Ces économies sont contrôlées par des étrangers qui parfois dictent leurs conditions aux gouvernements et à tout le monde.» ».

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1 – Le «non» de la Pologne à l’accueil des réfugiés résonne en Europe

Est-ce qu’on assiste à la fin des accords Schengen ? Est-ce que l’Union européenne peut se relever des discordes nées lors de la crise des migrants ? Beaucoup de questions apparaissent depuis plusieurs jours. Lundi 14 septembre, une réunion des ministres de l’Intérieur des Etats membres n’a pas apporté de résultats positifs. De nombreux pays disent fermement non à la politique des quotas. C’est le cas de la Pologne.

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La position de la Pologne s’est un peu adoucie. Le pays n’a d’ailleurs jamais dit non à l’accueil de migrants et ne construit pas de barrières de fil de fer barbelés à ses frontières comme le fait la Hongrie. La Pologne veut bien accueillir des migrants mais elle veut savoir qui exactement rentrera sur son territoire et en quelle quantité. Le cas de l’Allemagne qui est aujourd’hui débordée ne fait que conforter Varsovie dans son idée. 

La Première ministre polonaise avait annoncé dans un premier temps pouvoir prendre en charge 2 200 migrants. Désormais, elle dit que ce chiffre peut augmenter sans préciser combien. Bruxelles voudrait que ce soit 12 000. Tout dépendra des négociations cette semaine. Quoiqu’il en soit le non de la Pologne à la politique des quotas automatiques est ferme et sans doute définitif.

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_ Contrôles aux frontières

La Première ministre Ewa Kopacz a déclaré qu’au moindre danger, la Pologne rétablirait le contrôle à ses frontières. La moitié de ses frontières sont déjà sous contrôle puisque l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie ne font pas partie de l’Union européenne. La question des frontières en amène une autre, dont peu de gens parlent à l’ouest. A savoir est-ce que les migrants veulent vivre dans les pays d’Europe de l’est  ? Pour la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie la réponse est non. 

Ces pays n’attirent pas les migrants qui recherchent des bonnes conditions sociales. Les journaux polonais citent les exemples de plusieurs familles syriennes arrivées en Pologne au début de l’été. Des familles polonaises chrétiennes leur ont assuré un toit et un emploi pour 6 mois mais ces familles se sont enfuies en Allemagne dès le lendemain.

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_ Les quotas en débat

Des élections législatives très importantes auront lieu en Pologne dans un mois. Après 8 années au pouvoir, les libéraux risquent de laisser la main aux conservateurs. Les libéraux et les conservateurs ont le même point de vue concernant les quotas. Même la gauche polonaise ne critique pas plus que cela la position de la Pologne pour le moment. Mercredi 16 septembre, un débat sur la crise des migrants aura lieu à l’Assemblée Nationale polonaise et il peut être explosif.

La population polonaise est divisée sur la question. Mais à l’échelle européenne, ce qu’on constate c’est qu’il y a trois jours Angela Merkel était adulée et la Pologne pointée du doigt. Aujourd’hui, la chancelière allemande est sévèrement critiquée. La Pologne, elle, n’est sans doute pas exhaussée mais une nouvelle fois elle montre que sa voix compte en Europe.

Par Damien Simonart/ Publié le 15-09-2015 / Modifié le 15-09-2015/ Juin 2019

http://www.rfi.fr/europe/20150915-union-europeenne-accords-schengen-migrants-refugies-pologne/

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2 – Accord sur l’immigration : Donald Trump fait plier le Mexique

« Nous ne pourrions être plus satisfaits de l’accord que nous avons trouvé », a commenté Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor. C’est un accord qui était très attendu. Vendredi 7 juin, le président américain a annoncé que les États-Unis et le Mexique avaient trouvé un accord sur l’immigration et qu’il levait par conséquent sa menace d’imposer des taxes douanières à partir de lundi sur l’ensemble des produits mexicains.

« Les États-Unis sont parvenus à un accord signé avec le Mexique. Les tarifs douaniers prévus pour être appliqués lundi par les États-Unis, contre le Mexique, sont donc suspendus indéfiniment », a tweeté Donald TrumpPrécisant que des détails allaient être communiqués « sous peu », il a ajouté que Mexico allait prendre « des mesures fortes pour endiguer le flux migratoire traversant son pays à destination de la frontière sud-américaine ». « Cela va permettre de réduire grandement, ou éliminer, l’immigration illégale venant du Mexique et entrant aux États-Unis », a-t-il poursuivi.

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_ De longues négociations

Quelques minutes plus tard, le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, présent à Washington pour négocier, a confirmé sur Twitter qu’il n’y aurait « pas de tarifs douaniers de la part des États-Unis lundi », remerciant « toutes les personnes qui [les] ont aidés à montrer la grandeur du Mexique ». Les négociations entre les deux voisins avaient commencé en début de semaine, et se sont poursuivies pendant de longues heures vendredi au département d’État à Washington.

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’une de ses priorités, accusait le Mexique de ne rien faire ou presque pour freiner le passage sur son sol de migrants d’Amérique centrale qui finissent par entrer clandestinement aux États-Unis. Le milliardaire républicain avait donc décidé d’appliquer dès le 10 juin une taxe de 5 % sur tous les biens provenant du Mexique, qui aurait pu augmenter progressivement jusqu’à 25 % le 1er octobre.

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_ Un accord « très, très important »

Samedi 8 juin, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a salué l’accord sur l’immigration conclu par les États-Unis et le Mexique, le qualifiant de « très, très important ». « Nous ne pourrions être plus satisfaits de l’accord que nous avons trouvé », a commenté Steven Mnuchin en marge du G20 Finances au Japon. « Nous apprécions beaucoup les engagements qu’a pris le Mexique pour nous aider sur ces importantes questions d’immigration. » « En conséquence, le président a décidé que nous ne mettrions pas en œuvre les tarifs » douaniers, se félicitant de ce « dénouement crucial » après plusieurs jours de difficiles négociations.

Source AFP/ Modifié le 08/06/2019/ Publié le 08/06/2019/ Le Point.fr

https://www.lepoint.fr/monde/g20-accord-trouve-entre-les-etats-unis-et-le-mexique-sur-l-immigration-08-06-2019-2317643_24.php/

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3 – Menacé par Trump, le Mexique prend des « mesures sans précédent » contre l’immigration clandestine

Le Mexique va accentuer le contrôle à ses frontières pour limiter l’immigration clandestine, en priorité à la frontière sud du pays, avec le Guatemala. De quoi lever la menace de droits de douane sur les produits mexicains brandie par le président américain. Les Etats-Unis et le Mexique ont arraché un accord sur l’immigration ce vendredi soir à Washington, au terme de plusieurs jours de difficiles négociations, levant ainsi  la menace de droits de douane sur les produits mexicains brandie par Donald Trump et potentiellement dommageables à leurs économies.

Le président américain, à peine revenu l’Europe où il avait assisté aux cérémonies du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie, s’est chargé lui-même d’en faire l’annonce. « Les Etats-Unis sont parvenus à un accord signé avec le Mexique. Les tarifs douaniers prévus pour être appliqués lundi par les Etats-Unis, contre le Mexique, sont donc suspendus indéfiniment », a-t-il écrit sur Twitter. Il a ajouté que Mexico allait prendre « des mesures fortes pour endiguer le flux migratoire » traversant son pays à destination de la frontière sud des Etats-Unis où la police et la douane se disent débordées par le nombre des arrivées.

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« Cela va permettre de réduire grandement, ou éliminer, l’immigration illégale venant du Mexique et entrant aux Etats-Unis », a-t-il assuré. Son homologue mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a rapidement salué cet accord, également sur Twitter: « Grâce au soutien de tous les Mexicains, nous avons pu éviter l’imposition de droits de douane sur les produits mexicains exportés aux Etats-Unis ». Le président mexicain a confirmé qu’il se rendrait bien samedi à Tijuana, la ville mexicaine à la frontière de la Californie. Le voyage avait été prévu au plus fort de la crise, il s’agira cette fois de « célébrer » cet accord.

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_ La Garde nationale déployée à la frontière sud

Les États-Unis estiment que le Mexique ne fait pas suffisamment pour contrôler sa frontière avec le Guatemala, au sud de son territoire, et qu’il a laissé se développer sur son sol des réseaux qui acheminent les migrants vers les États-Unis. Ceux-ci viennent essentiellement du Guatemala, du Honduras et du Salvador et ne font que transiter sur le sol mexicain.

« Le déploiement de sa Garde nationale à travers le Mexique, en priorité à sa frontière sud », figure ainsi parmi les mesures de l’accord, précise la déclaration. Le chiffre de 6000 hommes annoncé jeudi par Mexico ne figure pas explicitement dans ce communiqué. Il a été lu par le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard à l’issue de longues discussions au département d’État américain entre les délégations des deux pays.

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_ Attendre l’asile depuis le Mexique

Le Mexique devrait aussi accéder à une autre demande américaine. Tous les migrants venant faire une demande d’asile aux États-Unis seront renvoyés au Mexique en attendant qu’elle soit traitée par les tribunaux américains. Le président américain Donald Trump menaçait d’appliquer dès lundi des droits de douane de 5% sur tous les produits mexicains si son voisin du Sud ne s’engageait pas à des mesures suffisantes contre l’immigration clandestine. L’utilisation de l’arme commerciale dans ce dossier avait inquiété les milieux d’affaires, tant les relations économiques sont étroites entre les deux pays.

Publié le 08/06/2019/ Mis à jour le 08/06/2019/

https://www.bfmtv.com/international/au-mexique-des-mesures-sans-precedent-contre-l-immigration-clandestine-1707943.html/

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4 – Protection économique/ Tarifs douaniers : Les USA vont relever vendredi les taxes douanières sur 200 milliards de biens chinois

Déplorant des négociations commerciales entre les deux pays qui avancent « trop lentement »,  Donald Trump a annoncé qu’il relèverait de 10% à 25% les taxes douanières sur l’équivalent de 200 milliards de dollars de marchandises chinoises importées. Donald Trump remet la pression sur Pékin avant des négociations commerciales à haut risque. Le président américain a annoncé dimanche une hausse des taxes douanières sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises, un avertissement à Pékin sans équivoque quelques jours avant la tenue de négociations à Washington présentées comme ultimes avant la signature d’un accord ou la reprise de la guerre commerciale.

Pour accroître la pression sur la Chine et la contraindre à accepter les exigences américaines, le président a en outre de nouveau brandi la menace de taxer la totalité des importations chinoises (539,5 milliards de dollars en 2018). « Pendant 10 mois, la Chine a payé des taxes douanières aux Etats-Unis à hauteur de 25% sur 50 milliards de dollars de (biens) technologiques, et 10% sur 200 milliards de dollars d’autres biens », a écrit le président américain sur Twitter. « Les 10% vont être relevés à 25% vendredi », a-t-il annoncé, justifiant cette mesure par le fait que les négociations n’avançaient pas assez vite.

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Le président républicain avait décidé début décembre de suspendre l’augmentation de ces tarifs en raison de la reprise des discussions commerciales qui étaient présentées jusqu’à cette semaine comme « fructueuses » avec de grandes chances d’aboutir à un accord. « L’accord commercial avec la Chine avance, mais trop lentement, alors qu’ils tentent de renégocier. Non! », a tempêté Donald Trump, toujours sur Twitter. Le président républicain compte rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays et réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine (378,73 milliards de dollars en 2018, surplus des services compris).

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_ Trump veut la fin du transfert des technologies américaines

Outre une plus grande ouverture du marché chinois aux produits américains, il exige de Pékin des changements structurels en mettant fin au transfert forcé des technologies américaines, au vol de la propriété intellectuelle ou aux subventions aux entreprises d’Etat. Pour contraindre son partenaire, il a déclaré la guerre commerciale à coup de taxes douanières punitives sur plus de 250 milliards de dollars de marchandises.

L’hôte de la Maison Blanche n’a eu de cesse d’affirmer qu’il n’accepterait pas un accord commercial au rabais. Et son administration a prévenu récemment que les négociations ne pouvaient pas non plus se prolonger éternellement. En d’autres termes, la prochaine ronde de tractations à Washington pourrait soit conduire Donald Trump à annoncer un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping pour signer un traité commercial à la portée potentiellement historique, ou la guerre commerciale pourrait repartir de plus belle.

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_ Certains industriels américains dénoncent des hausses de coûts

Pour l’heure, l’administration Trump assure que l’économie américaine n’est pas affectée par ce conflit contrairement à l’économie chinoise qui a enregistré l’an passé sa plus faible croissance en près de vingt ans. Dimanche, le président américain a de nouveau affirmé que les tarifs douaniers payés par la Chine contribuaient « partiellement aux formidables résultats économiques » des Etats-Unis alors qu’au premier trimestre, la croissance américaine a grimpé à 3,2% en rythme annuel. Pour autant, nombre d’économistes mettent en garde sur les répercussions à plus long terme de la guerre commerciale sur la première puissance économique du monde.

Certains industriels américains, qui importent des produits chinois sous le coup des tarifs, ont, eux, déjà déploré des hausses de coûts tandis que les experts s’accordent à dire que les consommateurs américains vont finir par débourser plus cher pour des produits de consommation courante. Le négociateur en chef chinois, Liu He, est attendu mercredi dans la capitale américaine. Jusqu’à présent, la partie chinoise s’est engagée à acheter davantage de produits américains notamment du secteur agricole et de l’énergie. Mais l’un des obstacles majeurs à la signature d’un accord reste le mécanisme de mise en oeuvre d’un éventuel accord.

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_ Pékin exige la levée des taxes douanières

Echaudée par des promesses et engagements passés non tenus,  l’administration Trump a fait savoir qu’elle ne signerait un texte que s’il est assorti de mesures permettant de vérifier que le gouvernement chinois respecte ses engagements. De son côté, Pékin exige la levée des taxes douanières sur les marchandises chinoises, ce que Washington n’est visiblement pas près de faire.

Le vice-président américain Mike Pence avait lui-même déclaré vendredi que le président était près à imposer plus de taxes douanières si aucun accord n’était trouvé. « Quels tarifs pourraient être éliminés et de quelle manière feront partie du mécanisme d’application (du traité) et tout ceci fait actuellement l’objet de négociations au moment même où nous parlons », a-t-il déclaré sur CNBC. Le négociateur en chef américain, Robert Lighthizer avait, lui-même déclaré le 12 mars devant une commission du Sénat que Washington comptait garder le levier des tarifs douaniers sur la Chine.

06/05/2019/

https://www.bfmtv.com/economie/les-usa-vont-relever-vendredi-les-taxes-douanieres-sur-200-milliards-de-biens-chinois-1685967.html/

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5 – USA/ Economie/ Développement : la politique indienne du gouvernement américain

La politique indienne du gouvernement américain remonte à la naissance du pays, à la fin du xviiie siècle. En 1776, les Américains se déclarent indépendants de la Grande-Bretagne, une constitution est adoptée et des institutions sont mises en place rapidement. La nouvelle nation entretient des rapports complexes avec les Amérindiens, premiers habitants de cette partie du monde. Ces relations sont en contradiction avec les idéaux proclamés dans les textes fondateurs de la démocratie américaine. La conquête de l’Ouest au xixe siècle pose le problème de l’appropriation des terres indiennes et du déclin démographique des autochtones.

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_ La politique indienne au xxe siècle

Au début du xxe siècle, le gouvernement américain prend conscience de l’inégalité et du racisme qui affectent la minorité indienne. La citoyenneté est accordée en 1924 (Indian Citizenship Act), pour la reconnaissance de l’effort de guerre des Cheyennes et des Iroquois en particulier. Le rapport Meriam, publié en 1928, fait état d’une situation dramatique pour les Amérindiens (pauvreté, exclusion) : il réveille l’intérêt du gouvernement qui souhaite un « Indian New Deal » (en référence au New Deal). En 1934, l’Indian Reorganization Act, appelé aussi loi Wheeler-Howard, donne une plus large autonomie politique et économique aux Indiens. En 1944 est institué le National Congress of American Indians, destiné à soutenir leurs intérêts.

Toutes ces dispositions permettent aux Indiens de récupérer un million d’hectares8. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Indian Termination Policy doit favoriser l’installation des Indiens en ville et achever leur assimilation. Mais elle est rapidement abandonnée devant ses échecs. En 1962, la commission des revendications indiennes (Indian Claims commission) doit verser près de quatre millions de dollars aux descendants des Creeks spoliés en 18149. En 1968 est institué un Conseil National qui coordonne les aides financières. Le mouvement indien américain (American Indian Movement) est créé la même année, à Minneapolis.

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Le « Pouvoir rouge » s’organise et cherche à se faire entendre en organisant des manifestations : en 1969, des Indiens occupent le site d’Alcatraz à San Francisco ; en 1972, ils prennent le Bureau des Affaires indiennes ; en 1973, ils investissent celui de Wounded Knee. En 1975, l’Indian Self-Determination and Education Act réaffirme la souveraineté du conseil tribal. En 1977 est institué un Secrétaire aux Affaires indiennes, qui fut longtemps un Black Feet, Forrest Gerard. En 1978, l’American Indian Religion Freedom Act complète les droits obtenus en offrant la garantie de la liberté de culte pour les Indiens d’Amérique.

En 1990, la loi sur la protection et le rapatriement des tombes des natifs américains fut votée.

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_ Problématiques actuelles

  • En 1996, plus de 300 000 Indiens avec leurs avocats poursuivent le gouvernement fédéral pour spoliation10.
  • En août 2001, le président George W. Bushhonore la mémoire des 402 Navajos ayant participé à l’effort de guerre en 1939-194511.

Source : fr.wikipedia.org/ juin 2019

https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_indienne_du_gouvernement_am%C3%A9ricain/

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6 – USA/ Economie/ Social : Réussite économique et sociale des Amérindiens

Certains Amérindiens ont réussi à s’intégrer socialement à la société américaine contemporaine : ainsi, on a pu voir des succès individuels remarquables : N. Scott Momaday reçoit le prix Pulitzer en 1969. En 1980, les Amérindiens obtiennent l’autorisation d’ouvrir et de gérer des casinos88. En 2004, ils avaient ouvert 350 établissements de jeu dans le pays qui rapportent 12 milliards d’euros par an84,89. Cette activité, appelée « Nouveau bison », a permis à beaucoup de tribus de s’enrichir et de se développer.

Ainsi, les Arapahos se sont lancés dans l’industrie des jeux de hasard et ont monté l’Arapaho Casino, dans l’État du Wyoming. Entre 1990 et 2000, le revenu moyen par habitant des Amérindiens a progressé de 27 %90. Les Amérindiens restent organisés en tribus qui ont chacune un chef et/ou un conseil tribal et qui peuvent organiser des référendums ou faire valoir leurs droits devant la justice fédérale.

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Certaines, comme les Cherokees, disposent d’une constitution qui affirme des droits. Les tribus reçoivent une aide fédérale proportionnelle au nombre de leurs membres. En vertu des traités signés au xixe siècle, certaines d’entre elles reçoivent un dédommagement pour avoir été spoliées de leurs terres : c’est le cas des Séminoles noirs de Floride qui ont reçu 56 millions de dollars au début du xxie siècle84.

Le gouvernement des États-Unis qui est en litige, parfois depuis les années 1960, avec des nations amérindiennes concernant l’exploitation des ressources de leurs réserves, a payé entre 2010 et 2014 et réglé à 80 tribus une somme de 2,61 milliards de dollars américains pour y mettre fin. L’administration Obama a accéléré le processus à la suite de demandes des avocats de ces tribus en 200991.

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Aujourd’hui, les réserves indiennes disposent de journaux (le Navajo Times par exemple) qui rendent publiques les décisions du conseil tribal. Si les conditions de vie se sont globalement améliorées, les communautés souffrent toujours de nombreux problèmes : SIDA, violence, alcoolisme, pauvreté, isolement sont des fléaux qui touchent particulièrement les Amérindiens.

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Statistiques comparées de divers indicateurs socio-économiques : la condition indienne contemporaine en 199992
  Salaire annuel moyen en $ (hommes) Salaire annuel moyen en $ (femmes) Taux de pauvreté (en %) Niveau secondaire93 ou plus (en %) Chômage (en %)
Moyenne nationale 37 057 27 194 12,4 80,4 3,7
Amérindiens 28 919 22 762 25,7 74,7 6,6

Les chiffres du tableau ci-dessus montrent que l’assimilation de la population amérindienne au Melting pot national, bien qu’en progrès, est encore limitée en 1999. De plus il existe encore d’importantes disparités entre les tribus. Par exemple, les taux de pauvreté des NavajoS et des Sioux atteignent respectivement 37 et 38,9 % alors qu’il est d’environ 18 % pour d’autres tribus.

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_ Une reconstruction culturelle

Plusieurs Américains d’origine amérindienne participent aux opérations dans la guerre d’Irak. Les Cherokees ont même dansé un pow-wow, preuve que les Amérindiens assument de plus en plus leurs traditions ancestrales84. Il existe en 2004 trente stations de radios amérindiennes aux États-Unis84. Pour reconstruire leur identité, les tribus organisent des chasses au bison, des ateliers de tissage ou de poteries ou des cours de langue. Dans l’État du Minnesota, les Chippewas cultivent de façon traditionnelle le riz sauvage qu’ils appellent manoomin94. Ce renouveau culturel séduit en particulier les jeunes générations.

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_ Statut des Amérindiens

Les lois fédérales des États-Unis offrent certains droits aux minorités indiennes, aux individus et aux communautés. Ces droits sont gérés par le bureau des affaires indiennes.

Source : https://fr.wikipedia.org/ Juin 2019

https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rindiens_aux_%C3%89tats-Unis/

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7 – Zimbabwe/ Politique/ Social : corriger la réforme de la terre

Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle au Zimbabwe sa priorité sera l’économie. Depuis novembre dernier et le départ forcé de Robert Mugabe, le président Mnangagwa promet des réformes libérales, mais le chômage de masse, la pauvreté, l’inflation et la faillite des services publics rendent la tâche difficile. Les principaux candidats ont tous promis de corriger les effets négatifs de la désastreuse réforme agraire entreprise au début des années 2000 par Mugabe.

Entre 2000 et 2003, 90 % des terres détenues par les fermiers blancs ont été saisies et redistribuées à des fermiers noirs. La réforme agraire, trop politique et mal accompagnée financièrement a eu des effets désastreux et le Zimbabwe, autrefois grand exportateur agricole peine désormais à nourrir sa population. Aujourd’hui, les responsables politiques proposent tous de corriger les effets pervers de cette réforme. Les deux grandes formations, la Zanu Pf et le MDC veulent désidéologiser l’économie comme le souligne l’universitaire sud-africaine Liesl Low.

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Des deux côtés il y a une promesse de plus de libéralisation. En fait, de tourner la page des années Mugabe où il y avait vraiment une manipulation idéologique de l’économie, contre les étrangers, les investisseurs étrangers, mais aussi les fermiers blancs et les grands propriétaires agricoles. A l’époque, l’agriculture a été mise à genoux quand Mugabe a commencé sa politique de redistribution des terres.

Depuis le départ de Robert Mugabe, le président par intérim Nelson Mnangagwa multiplie les gestes de bonne volonté en direction des fermiers blancs. Pour autant comme le souligne l’économiste Daniel Ndlela, il n’est question de revenir sur la réforme agraire. Le gouvernement qui est arrivé aux affaires en novembre dernier a solennellement affirmé qu’il n’y aurait plus de saisie de terres agricoles. Mais pour autant, il ne va pas rendre les terres à leurs anciens propriétaires.

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Mais l’on observe que certains fermiers blancs commencent à revenir, et dans les faits, ils pourront récupérer une partie des terres, car certaines des grandes fermes confisquées sont aujourd’hui à l’abandon et les terres ne sont pas exploitées ! Ils ont distribué les terres sur des bases politiques et non à ceux qui pouvaient les exploiter. Donc beaucoup de fermiers blancs reviennent et commencent à les exploiter à nouveau.

L’idée de compensation pour les fermiers dépossédés ou la possibilité d’octroyer des nouveaux baux de 99 ans est communément admise dans la classe politique. Un pragmatisme nécessaire, car sans une renaissance agricole, le Zimbabwe ne retrouvera pas une économie solide.

Par Olivier Rogez/ Diffusion : jeudi 2 août 2018

http://www.rfi.fr/emission/20180802-zimbabwe-corriger-reforme-terre/

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8 – Afrique/ Politique/ Social : Au Zimbabwe, des fermiers blancs de retour

Signe de rupture avec son prédécesseur Robert Mugabe poussé au départ en novembre, le président Emmerson Mnangagwa favorise le retour des fermiers blancs, expulsés au début des années 2000. Ils seraient déjà 600 à cultiver de nouveau la terre. Pour Ian Kay, un fermier blanc du Zimbabwe, Chipesa, une propriété située dans les environs de la ville de Marondera [près de la capitale Harare], n’est pas seulement une ferme, c’est une maison familiale.

Depuis qu’il en a été exproprié en 2002, alors que la réforme foncière de l’ex-président Robert Mugabe battait son plein, il a été incapable de couper les liens avec cet endroit. [Mise en œuvre parfois violemment, la réforme agraire a redistribué les terres de quelque 4 500 propriétaires blancs à la majorité noire, spoliée avant l’indépendance du pays obtenue en 1980.]

“Mon père a acheté la terre en 1949 [la Rhodésie du Sud, ex-Zimbabwe, est alors une colonie britannique au régime ségrégationniste en faveur de la minorité blanche] et a construit la ferme à partir de rien. J’y suis né en 1949 et je m’y suis marié. Mes enfants y ont vu le jour et mes parents y sont enterrés. Ce n’est pas juste une ferme pour moi, c’est une maison”, explique-t-il.

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_ Des baux de 99 ans

Trois ans après avoir quitté les lieux, Kay, qui parle couramment la langue locale shona, a fait quelque chose de tout à fait inattendu : aux élections parlementaires de 2005, il s’est présenté contre le ministre de la Défense de l’époque, Sydney Sekeramayi, dans la circonscription de Marondera, et il a remporté le siège, qu’il a conservé jusqu’en 2013.

Maintenant que Mugabe a quitté le pouvoir [poussé au départ par l’armée en novembre 2017, il est resté 37 ans au pouvoir], Kay accueille avec une certaine prudence la décision

Kudzai Mashininga/ MAIL & GUARDIAN/ JOHANNESBURG/ Publié le 01/05/2018

https://www.courrierinternational.com/article/afrique-au-zimbabwe-des-fermiers-blancs-de-retour/

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9 – RSA/ Politique/ Social/ Réformes : La réforme agraire en Afrique du sud suscite de vives tensions

La réforme agraire souhaitée par le président Cyril Ramaphosa suscite de nombreuses tensions en Afrique du Sud. Le tweet du président américain Donald Trump condamnant cette réforme a ravivé la colère dans un pays encore fortement marqué par l’apartheid. La nation « arc-en-ciel » rêvée de Nelson Mandela a encore du chemin à faire. La réforme agraire refait la une de l’actualité, mais la question foncière est lancinante depuis 1994, date de l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud. Aujourd’hui encore, malgré plus d’un quart de siècle d’élections générales multiraciales, les inégalités dans la répartition des terres restent réelles dans le pays. Le président Cyril Ramaphosa, et le congrès national africain (ANC) son parti, entend bien mettre les bouchées doubles, pour mener une réforme agraire attendue.

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_ En jeu, la réparation de l’injustice historique

Cyril Ramaphosa campe sur son projet. Le président sud-africain a entrepris de « réparer l’injustice historique grave » commise à l’égard de la majorité noire pendant la période coloniale et le régime raciste de l’apartheid. Pour cela, il s’appuie sur des chiffres. La minorité blanche qui représente 8 % des plus de 55 millions d’habitants « possède 72 % des fermes » alors que les Noirs, qui comptent pour 80 % de la population sud-africaine n’en possèdent encore que « 4 % seulement ». Une véritable injustice et un frein à la croissance que le président souhaite résorbés au plus vite. Et pour cela, il lui faut modifier la Constitution du pays afin d’autoriser certaines expropriations sans indemnisation.

« Cette réforme était déjà prévue dans la Constitution de 1996. Elle visait déjà la redistribution des terres, leur restitution comme la réforme de statuts fonciers. Mieux vaut d’ailleurs parler de réforme foncière plutôt qu’agraire car elle est aussi bien rurale qu’urbaine : les dépossessions ont aussi eu lieu en ville, note Myriam Houssay-Holzschuch, professeure de géographie à l’université Grenoble Alpes.

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_ Une réforme promise depuis 1994

Attendue, la réforme est applaudie par de nombreux Noirs qui exigent qu’on leur rende leurs terres, tandis que les Blancs s’inquiètent. Ils considèrent ne pas avoir volé ces terres, mais « les avoir payées ». La redistribution des terres était une promesse de l’ANC en arrivant au pouvoir en 1994. Mais force est de constater que seule une infime partie d’entre elles a pour l’heure changé de propriétaire. « En 2010, seulement 7 % de la terre a été redistribuée, autrement dit rien », poursuit la géographe. Aujourd’hui encore, 10 % de la population possède 95 % du patrimoine et dans ces 10 % la minorité blanche est fortement surreprésentée. »

Les opposants au projet présidentiel critiquent la corruption et le manque de volonté politique. L’ancien chef de l’État, Kgalema Motlanthe, pourtant membre de l’ANC, s’est dit inquiet des « maigres progrès » enregistrés. « On n’appelle pas à un génocide des Blancs. Mais la terre nous appartient. On va tout faire pour la récupérer », prévient Khetisa Khabo, le responsable du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), à Vereeniging, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Johannesburg. Quant à l’Alliance pour la démocratie rurale, un réseau d’associations défendant les expropriations sans compensation, elle considère, selon Constance Mogale, l’une de ses membres, que le débat « n’est qu’un subterfuge électoral » avant le scrutin législatif prévu en avril 2019.

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_ L’ingérence américaine dénoncée dans le pays

Au-delà des vives tensions nationales, la réforme agraire a suscité des réactions outre-Atlantique. Le 23 août, le président américain a posté un tweet qui a ravivé une plaie encore à vif en Afrique du sud dans lequel Donald Trump demandait à son secrétaire d’État Mike Pompeo « d’étudier de près les saisies et expropriations de terres et d’exploitations agricoles en Afrique du Sud, ainsi que les meurtres d’agriculteurs à grande échelle. Le gouvernement sud-africain saisit les terres des fermiers blancs. » Les réactions ne se sont pas fait attendre.

De très nombreux agriculteurs sud-africains noirs ou blancs ont condamné le tweet en considérant que le président américain faisait preuve d’ingérence. Quant au gouvernement il a exigé des « explications ». Il reproche au président américain d’« attiser les tensions internes » et dénonce ses « déclarations alarmistes, fausses, inexactes, mal informées et parfois, politiquement biaisées ».

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D’autres opposants à la réforme rappellent les évictions violentes de fermiers blancs ordonnées il y a près de vingt ans au Zimbabwe voisin. Elles avaient précipité la ruine de l’économie du pays qui ne s’en est toujours pas remis. « L’évocation du spectre du Zimbabwe est un épouvantail car nous sommes en Afrique du Sud, dans un état de droit et une démocratie. Comme le soutient le président Ramaphosa en aucun cas une mise en danger de l’agriculture industrielle ou la confiscation sauvage des terres est à l’ordre du jour », estime Myriam Houssay-Holzschuch.

Ces vives tensions sud-africaines se déroulent pourtant au moment où la Namibie, l’autre pays voisin du nord-ouest, vient elle aussi d’annoncer son souhait d’engager sa réforme agraire, question très sensible depuis l’indépendance du pays en 1990. « La tension de la réforme ne réside pas tant dans l’enjeu économique associé à la terre mais plutôt dans la dignité sous-jacente. C’est à la fois une justice restauratrice et un respect des racines qui comporte une forte dimension spirituelle », conclut Myriam Houssay-Holzschuch.

Bénédicte Galtier, le 27/08/2018/ Modifié le 27/08/2018/

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/reforme-agraire-Afrique-sud-suscite-vives-tensions-2018-08-27-1200964263/

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10 – Développement/ Economie/ Social : sur les réformes agraires dans le monde

Une réforme agraire est une réforme offrant des terres aux paysans qui les cultivent, en les confisquant à leurs propriétaires. Elle a pour but de redistribuer les terres de culture. Une réforme agraire peut inclure également des mesures de crédit, des formations, des consolidations de terres. Les réformes agraires ont de façon récurrente entraîné d’énormes répercussions dans l’histoire – déjà dans la Rome Antique, la question agraire mise à plat par la Lex Sempronia agraria proposée par les Gracques(Tibérius et Caius Sempronius Gracchus) entraîna des guerres sociales et politiques. Il y eut une réforme agraire après la Révolution française.

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Dans le monde moderne, héritières des suites du colonialisme et de la Révolution industrielle, elles sont apparues partout dans le monde : Uruguay (1815), Révolution mexicaine (1917), Chine communiste, Bolivie(1953), Pérou (années 1970), Zimbabwe (années 2000) et Namibie. Elles sont parties prenantes des luttes de décolonisation et des programmes pour le socialisme en Afrique et dans le monde arabe.

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C’est souvent l’un des points importants des programmes révolutionnaire des pays pauvres, à majorité agricole. La plupart des pays communistes ont mené une réforme agraire (bloc soviétiqueCuba qui réalisa une des réformes agraires les plus achevées en Amérique latine). Par ailleurs, les visées égalitaristes et non-autoritaires du mouvement non-violent (GandhiVinoba Bhave) en Inde ont conduit à une importante et originale réforme agraire, sur des bases égalitaires et volontaires. Après la Seconde Guerre mondiale, les réformes agraires furent également un pas important pour l’économie dans des pays du Tiers-Monde asiatique : Taïwan, Corée du Sud, Malaisie.

Source : https://fr.wikipedia.org/ Juin 2019

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9forme_agraire/

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11 – Côte d’Ivoire/ Economie/ Social : Henri Konan Bédié (PDCI) dénonce un hold-up sur la Côte d’Ivoire

C’est sans langue de bois qu’ Henri Konan Bédié a dénoncé le danger qui guette la Côte d’Ivoire. Recevant des chefs traditionnels à Daoukro, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a donné, selon lui, l’origine des conflits intercommunautaires, ainsi que les menaces qui planent sur la prochaine élection présidentielle. Le Sphinx de Daoukro dénonce par ailleurs des étrangers armés, sous le couvert de l’orpaillage, qui occupent des forêts ivoiriennes.

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_Troublantes révélations d’Henri Konan Bédié

« Actuellement, je parlerais de faits troublants. D’abord les conflits intercommunautaires, ensuite ce que recouvre le phénomène de l’orpaillage en Côte d’Ivoire. Puisqu’on fait venir des étrangers, armés, qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages. S’ils sont armés, c’est pour servir à quoi ? Il faut simplement que nous soyons conscients, car le moment venu, nous agirons pour empêcher ce hold-up sur la Côte d’Ivoire sous le couvert de l’orpaillage. Nous dénoncerons aussi d’autres qu’on fait venir clandestinement. Cela se passe surtout dans la commune d’Abobo. Et leur rôle, on leur fait faire des papiers. Certains repartent, d’autres restent. Et tout cela pour quel but ?

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Si c’est pour venir fausser les électeurs de 2020, nous voulons le savoir. Mais nous traiterons de tous cela un jour, car les précédents doivent nous servir. Nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café et de cacao, et ensuite ces gens se sont installés à leur propre compte. Aujourd’hui, ils agressent les planteurs Ivoiriens et se disputent même la propriété des terres. Cela devrait nous servir. Il faut que nous réagissons pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement, on fait en sorte que l’ivoirien soit étranger chez lui. Et les Ivoiriens n’accepterons jamais cela. »

NEWS/ auteur : Dreyfus polichinelle / Publié le : 07 juin 2019// Source : https://www.afrique-sur7.fr/426330-konan-bedie-hold-cote-divoire/

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12 – Côte d’Ivoire/ Politique/ Social : Immigration en Côte d’Ivoire, le seuil du tolérable est largement dépassé (Etude)

Face à l’importance considérable et toujours grandissante du phénomène de l’immigration en Côte d’Ivoire et aux risques encourus par la population aux plans de la sécurité, de l’unité nationale et de la paix sociale, le conseil économique et social a pris l’initiative d’une réflexion sur le sujet, dans l’espoir d’attirer l’attention des autorités sur la réalité de l’immigration dans notre pays.

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_ Le bilan sur le phénomène de l’immigration en Côte d’Ivoire, ses causes et ses conséquences

2[…] L’immigration qui a commencé en Côte d’Ivoire pendant la période de la colonisation, s’accroît d’année en année pour engendrer aujourd’hui une population d’origine étrangère dont l’importance dépasse de très loin le seuil de tolérance acceptable pour un peuple. Une présence étrangère aussi massive ne peut manquer d’avoir des répercussions diverses sur tous les plans de la vie socioculturelle, économique et politique. […] Cette immigration galopante a transformé la structure même de la population du pays.

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3[…] C’est dès les années 1930, sous la colonisation que l’immigration en Côte d’Ivoire a commencé sous sa forme actuelle. C’est le pouvoir colonial qui avait créé et entretenu ces migrations vers la Côte d’Ivoire pendant toute cette période pour une exploitation maximale des potentialités culturales et naturelles de l’ère coloniale. […] C’est ainsi que l’ex-Haute-Volta, dont les habitants paraissaient valeureux au travail aux yeux de l’administration coloniale, a été momentanément rattachée à la Côte d’Ivoire pour favoriser et accentuer le recrutement de la main d’œuvre […]. Après l’indépendance, la Côte d’Ivoire a poursuivi son développement par la mise en place d’une politique de valorisation attractive de la main d’œuvre étrangère (libre entrée sur le territoire, revenus rémunérateurs et transférables, emplois disponibles…) et ainsi permis aux immigrants de continuer à affluer dans le pays.

4[…] La politique d’ouverture, libérale, hospitalière et pacifique prônée et pratiquée par la Côte d’Ivoire du président Félix Houphouët-Boigny (fondateur du RDA) et de son digne successeur, le président Henri Konan Bédié, concrétisée par divers accords de libre circulation, de libres échanges économiques (ex : celui de la Cedeao) et l’hospitalité bien connue de l’Ivoirien, ont énormément contribué à favoriser cette immigration […].

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_ Les conséquences de l’immigration en Côte d’Ivoire

5 Les conséquences sur l’équilibre démographique naturel et la vie politique :
[…] L’augmentation accélérée de la population active, une des sources du chômage des Ivoiriens, l’accélération du phénomène de métissage culturel, source d’enrichissement mais aussi de déséquilibre socioculturel, le cas de ces étrangers de la 2egénération représentant 42 % de la population étrangère en 1988. Cet autre phénomène connaît une telle expansion liée à la plus grande fécondité de ces femmes et couples étrangers que certaines projections estiment que la moitié du nombre des étrangers vivant en Côte d’Ivoire est née dans ce pays ! Certains Ivoiriens se posent la question de savoir si ces étrangers de seconde génération, actuellement estimés à 1 500 000 personnes, ne vont pas revendiquer la nationalité ivoirienne par le fait de leur naissance en Côte d’Ivoire ? Et s’ils l’obtiennent, ne vont-ils pas utiliser le libéralisme politique qui caractérise notre pays pour revendiquer des droits politiques, et notamment tenter de conquérir le pouvoir d’État au détriment des Ivoiriens de souche ?

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2.Les conséquences socio-économiques :
Nul n’ignore le poids économique assumé par ces immigrés. En effet, malgré leur faible niveau d’instruction en général, ils ont la mainmise sur le commerce dans ce pays, occupant ainsi la majorité des emplois du secteur informel (Libano-Syriens, Mauritaniens, Maliens). Il en résulte que les Ivoiriens de souche sont plus frappés par le chômage (6,4 %) que ces immigrés (3,6 %). […] La mainmise de ces immigrés sur les emplois dans certains secteurs d’activité nationale (commerce, transport routier, entreprises agro-industrielles, boucherie, etc.) est telle qu’ils empêchent les Ivoiriens de leur faire concurrence. Le phénomène n’a pas échappé au président de la République qui disait récemment aux députés : « En confectionnant la loi sur la préférence nationale, nous devons nous demander si l’exercice des petits métiers comme le marchand de charbon ne devra pas être exclusivement réservé à des jeunes Ivoiriens et Ivoiriennes patentés ».
Par ailleurs, ces entreprises d’étrangers emploient très peu d’Ivoiriens, dont les salaires sont plutôt sous-évalués, et en général non déclarés à la CNPS […]. Enfin, nombreux sont ceux qui pensent que ces entreprises étrangères jouent un rôle considérable dans le phénomène de la corruption en Côte d’Ivoire, au grand détriment des caisses de l’État […]. L’immigration devient de plus en plus une des causes structurelles de l’accroissement de la pauvreté des Ivoiriens […].

  1. Les conséquences sur la sécurité et la paix sociale :
    L’ampleur du nombre de la population des étrangers en Côte d’Ivoire risque, si ce n’est déjà le cas, de constituer un facteur d’insécurité dans le pays […].
  • Les résultats du dernier recensement des populations effectué en Côte d’Ivoire en 1988 montrent clairement que ce sont les étrangers qui habitent, dans leur très grande majorité, les quartiers précaires, reconnus comme les nids des malfrats […]. Quant aux statistiques sur les infractions criminelles de 1989 […], elles ont relevé la grande implication des étrangers dans la criminalité : 69 % des vols avec effraction, 67 % des infractions sexuelles, 58 % des vols à main armée et plus de 50 % des coups et blessures sont à l’actif de malfrats étrangers.
  • L’afflux d’immigrés de confession islamique (73 % des étrangers en provenance des pays frontaliers nordiques) a considérablement modifié l’équilibre religieux préexistant […]. Une telle rupture d’équilibre, dans un domaine aussi sensible, pourrait amener certains esprits à tenter d’exploiter l’appartenance religieuse à des fins politiques, toute chose qui dessert l’unité et l’harmonie nationales, et menace la paix sociale si chère à notre pays.

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_ Les propositions

6Face à ces risques réels, liés à l’ampleur extraordinaire prise par le phénomène d’immigration dans le pays, le Conseil économique et social suggère aux autorités compétentes quelques propositions […]. Ainsi, la gestion de l’immigration devra être dorénavant caractérisée par la mise en œuvre des mesures suivantes :

  • la suppression de la libre immigration ;
  • l’établissement du principe de la réciprocité avec les pays qui n’accordent pas à notre pays les mêmes facilités d’immigration que nous leur donnons (obligation du visa) ;
  • l’élaboration d’un Code national d’immigration fondé sur le respect des engagements internationaux pris par la Côte d’Ivoire ;
  • l’affectation aux frontières (dans les services de police, gendarmerie, douanes) d’agents ivoiriens honnêtes, assermentés et patriotes, à même d’appliquer rigoureusement les mesures préconisées par le gouvernement pour contrôler et maîtriser l’immigration dans le pays ;
  • une politique rigoureuse dans la délivrance des certificats de nationalité, des passeports, des cartes nationales d’identité et des naturalisations ;
  • la nécessité de produire le passeport ou la carte nationale d’identité mentionnant la nationalité de l’immigrant ;
  • l’instauration d’échanges réguliers entre les services frontaliers d’immigration, les ambassades et consulats, avec la direction générale nationale de la statistique en charge des questions démographiques ;
  • la création d’un Observatoire national de l’immigration ;
  • l’instauration d’une politique démographique plus hardie, susceptible de contribuer à limiter l’immigration ;
  • le maintien et l’application stricte des dispositions constitutionnelles récemment adoptées par le Parlement et portant sur le code électoral, précisément sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République et autres postes politiques ;
  • la révision en vertu de la réciprocité, des codes foncier et urbain dans leur principe de l’octroi de terrains à bâtir et de propriétés foncières à des étrangers. Toute rétrocession dans ce contexte doit l’être préférentiellement en faveur d’Ivoiriens de souche ou de l’État ;
  • la restructuration pour une meilleure gestion des quartiers précaires qui se sont révélés être de vrais nids de malfrats étrangers ;
  • la détention par des Ivoiriens d’un pourcentage minimum (à définir), du capital des sociétés et entreprises créées par des étrangers dans notre pays ;
  • définir la proportion minimale des agents ivoiriens parmi l’ensemble des employés exerçant dans ces entreprises étrangères ;
  • exiger une rémunération convenable (Smig) de ces agents ivoiriens qui devront être déclarés à la CNPS ;
  • dans la mesure du possible, prendre les dispositions utiles pour réduire le niveau de transfert des fonds par les entreprises étrangères ;
  • favoriser la mise au travail des Ivoiriens (fonds sociaux, etc.).

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Conclusion

7Il apparaît clairement que le seuil tolérable a été largement dépassé dans notre pays, exposant celui-ci à des risques sérieux de perturbations de l’équilibre socio-démographique, de l’unité, de l’harmonie et de la paix sociales si chères à la Côte d’Ivoire.

8S’il est vrai qu’aucun pays au monde ne peut vivre en vase clos, il est aussi vrai que chaque pays doit, dans son intérêt, prendre les dispositions adéquates pour ne pas se laisser envahir par l’étranger. Ce n’est pas de la xénophobie, c’est une simple question de sauvegarde nationale. »

Source : Dans Politique africaine 2000/2 (N° 78)/ Juin 2019/

https://www.cairn.info/revue-politique-africaine-2000-2-page-70.htm/

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13 – Côte d’Ivoire/ Sécurité/ Politique : affrontements intercommunautaires meurtriers près de Bouaké

_ Tensions économiques et politiques

Selon Jean-Marc Kouassi, le maire de Béoumi, tout est parti d’une violente altercation entre un conducteur de « moto-taxi » et un chauffeur de véhicule de transport en commun, issus de communautés différentes : baoulé et malinké. Les deux hommes se sont battus, et le premier protagoniste a été admis en urgence à l’hôpital de la ville, et la rumeur de sa mort a rapidement couru en ville. Il n’en a pas fallu plus pour raviver des tensions latentes et entraîner la ville dans une spirale de violences. Pendant deux jours, des jeunes des deux communautés se sont violemment affrontés, s’en prenant par ailleurs aux forces de l’ordre qui tentaient de s’interposer.

« Depuis les dernières élections, la tension règne, on ne peut pas se le cacher. Lors des élections, il y a eu des affrontements », relève Jean-Marc Kouassi, maire indépendant rallié au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié). Lors des municipales d’octobre 2018, des violences avaient éclaté entre des membres des communautés baoulé – réputée acquise au PDCI -, et malinké – réputée proche Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, d’Alassane Ouattara).

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Au-delà de ces tensions politiques, les crispations entre les deux communautés reposent également sur des questions économiques, des épisodes de violences surgissant autour de problématiques économiques et foncières. En octobre 2018, des affrontements entre communautés baoulé et malinké avaient ainsi éclaté à Marabadiassa, une ville voisine de Béoumi. Au cœur de la querelle, un conflit de délimitation foncière entre deux villages – l’un baoulé, l’autre malinké -, de cette petite sous-préfecture située entre le centre baoulé et le nord malinké. La crise avait alors été réglée par les autorités administratives.

Autre point de crispation, le transport. « Il y a une sorte de répartition des rôles dans le secteur du transport entre Baoulés et Malinkés, confie un officier en poste à Béoumi depuis plusieurs années. Jusque-là, le transport à Béoumi était contrôlé par des Malinké. Depuis quelque temps, des jeunes autochtones baoulé s’adonnent à cette activité et cela est source de tension. Le feu couvait ».

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_ Des violences récurrentes

Les tensions intercommunautaires sont récurrentes en Côte d’Ivoire. Aucune région n’est épargnée. En sept ans, vingt-sept attaques de locaux de préfectures et de sous-préfectures ont été comptabilisées de source officielle dans des épisodes d’émeutes. Les derniers affrontements de ce type ont éclaté à Zikisso, dans le centre-ouest du pays. Ils ont opposé des membres des communautés locales dida et malinké.

En février, une étude menée par une équipe de sociologues et des criminologues, commandée par le Conseil national de sécurité (CNS), dépendant de la présidence ivoirienne, avait conclu à une profonde crise de confiance entre l’administration et les administrés. « Les populations qui n’ont plus confiance dans les autorités veulent elles-mêmes régler leurs comptes, ce qui peut conduire à des actes de violences », explique le sociologue Ange Dago.

Pour tenter de résorber les crises communautaires, un secrétariat d’État chargé du service civique a été créé par le président Alassane Ouattara en juillet 2018. Le détail de la stratégie nationale du service civique et sa mise en oeuvre, annoncée par le secrétaire d’État Siaka Ouattara, est toujours attendue.

17 mai 2019/ Par André Silver Konan/ Mis à jour le 17 mai 2019/

https://www.jeuneafrique.com/776186/politique/cote-divoire-affrontements-intercommunautaires-meurtriers-dans-le-centre-du-pays/

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14 – Afrique/ Politique/ Economie : Pour Aliko Dangote, les pays africains francophones ne contrôlent pas leurs propres économies

Dans un entretien accordé à la chaine française Africa 24, Aliko Dangote a livré sa vision des pays africains francophones : « Vous avez dû lire les difficultés qu’on a pu avoir au Sénégal à cause d’un concurrent qui était français alors que nous sommes anglophones. Mais tout cela est dernière nous car les difficultés ne nous arrêtent pas, nous aimons les défis », a confié le milliardaire nigérian à propos de la construction de sa cimenterie au Sénégal.

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Pour M. Dangote, le problème des pays africains francophones, c’est qu’ils n’ont pas assez de prise sur leurs propres économies : « La différence qu’il y a entre les pays francophones et le Nigeria est que nous avons pris notre destinée en main, nous contrôlons l’économie de notre pays. Je m’excuse auprès des personnes à qui cela pourrait déplaire, mais au Nigéria, nous contrôlons notre économie, ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays francophones où les nationaux n’ont aucune emprise sur leur économie. Ces économies sont contrôlées par des étrangers qui parfois dictent leurs conditions aux gouvernements et à tout le monde

Mais l’homme d’affaires a tenu à nuancer ses propos en précisant qu’il a également rencontré des difficultés similaires en Tanzanie et, a contrario, qu’il a reçu au Cameroun un accueil excellent, notamment de la part du chef de l’Etat et de tous les ministères concernés.

(Agence Ecofin)/ Date de création: 29 mars 2015/ Dernière modification le: 29 mars 2015/ Juin 2019

https://www.agenceecofin.com/politique/2903-27699-pour-aliko-dangote-les-pays-africains-francophones-ne-controlent-pas-leurs-propres-economies/

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