RELATIONS INTERNATIONALES : Conflits latents, risques de guerre et guerres économiques et commerciales

16 décembre 2021 | AUTEUR/MISE EN COHERENCE: | A LA UNE, ACTUALITES / AFRIQUE, INFORMATIONS GENERALES, RECOMMANDE, STRATEGIES | Aucun commentaire   //   vue(s) 262 fois

 

« La Chine et les États-Unis s’opposent frontalement sur beaucoup de dossiers dans un climat de guerre froide, mais la question taïwanaise est souvent considérée comme la seule susceptible de provoquer une confrontation armée. Le prochain ambassadeur à Pékin, le diplomate de carrière Nicholas Burns, avait estimé mercredi qu’il ne fallait « pas faire confiance » à la Chine sur Taïwan, et recommandé de vendre davantage d’armement à l’île pour renforcer ses défenses. »

 

China's nuclear build-up: 'one of the largest shifts in geostrategic power ever' | Financial Times

 

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Biden, Xi to hold virtual bilateral summit | News | DW | 13.11.2021

 

1 – Asie-Pacifique : Le sommet virtuel entre Joe Biden et Xi Jinping n’a pas réglé les contentieux

 

Taïwan, droits de l’Homme, guerre commerciale… Le président américain et son homologue chinois ont tenu dans la nuit de lundi à mardi par écrans interposés des discussions visant à apaiser les tensions, et définir les conditions de la concurrence entre leurs deux pays. 

 

SHANGHAI (China) vs NEW YORK (usa) Comparison 2021 | Facts and Skylines - YouTube

 

Il s’agit de la discussion la plus importante entre Joe Biden et Xi Jinping jusqu’à présent. Les présidents américain et chinois ont tenu dans la nuit de lundi 15 à mardi 16 novembre des discussions par écrans interposés. Les deux chefs d’État ont insisté sur la responsabilité qu’ils ont envers le reste du monde d’éviter les conflits, dans cette conversation que l’agence de presse officielle chinoise Xinhua a décrit comme ayant été “franc, constructif, substantiel et fructueux”. “Je devrais peut-être commencer de façon plus formelle, bien que vous et moi n’ayons jamais été aussi formels l’un envers l’autre”, a commencé Joe Biden lors de leur sommet virtuel, leur discussion la plus importante depuis que Joe Biden a accédé à la présidence des États-Unis en janvier 2021.

 

State Department Lawyers Concluded China Committed Crimes Against Humanity in Xinjiang but Not Enough Proof to Prove Genocide in a Court of Law

 

Alors qu’il avait prévenu vouloir une conversation franche sur les questions des droits de l’Homme, Joe Biden a exprimé ses “préoccupations” à propos des droits humains en Chine. Le président américain a exprimé ses “préoccupations à propos des pratiques [de la Chine vis-à-vis des Ouïghours] au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, et des droits humains en général”, selon un communiqué de la Maison Blanche publié après la fin du sommet. Le président a également lancé une mise en garde concernant Taïwan, indiquant que les États-Unis restaient fidèles à la politique de la “Chine unique”, et “s’opposent fermement” à toute tentative “unilatérale de changer le statu quo ou de porter atteinte à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan”, selon le texte publié à l’issue de la rencontre, qui a duré plusieurs heures.

 

De son côté, Xi Jinping a prévenu Joe Biden qu’œuvrer à l’indépendance de Taïwan revenait à “jouer avec le feu”. “Les autorités taïwanaises ont tenté à plusieurs reprises de s’appuyer sur les États-Unis pour l’indépendance et certains aux États-Unis tentent d’utiliser Taïwan pour contrôler la Chine”, a fait remarquer l’homme de fort de Pékin. “C’est une tendance très dangereuse qui revient à jouer avec le feu”, a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par le ministère chinois des Affaires étrangères. Le président chinois a également insisté sur le fait que la Chine devrait prendre des “mesures décisives” si les forces “pro-indépendance de Taïwan” franchissaient une “ligne rouge”, ont rapporté les médias officiels chinois.

 

Biden warns Xi against 'unilateral effort' to change Taiwan in virtual US-China summit | The Independent

 

. Des déclarations tranchantes versus l’amabilité du début de la rencontre

Xi Jinping s’est dit heureux de voir Joe Biden qu’il a qualifié de “vieil ami”, et a estimé que les deux pays devaient renforcer leur communication et leur coopération afin de résoudre les défis auxquels ils sont confrontés. “Je suis prêt à travailler avec vous”, a poursuivi le président chinois. Car Joe Biden a critiqué les pratiques commerciales et économiques jugées “déloyales” de la Chine. Les déclarations de chaque pays ont tranché quelque peu avec l’amabilité affichée au début de la rencontre. Les deux hommes s’étaient salués de la main, par écrans interposés, selon les images tournées de part et d’autre.

 

Joe Biden avait estimé dans ses déclarations préliminaires que “la compétition entre les deux pays ne devait pas se transformer en un conflit, qu’il soit intentionnel ou non”. “Nous nous le sommes déjà dit, tous les pays doivent suivre les mêmes règles”, a affirmé Joe Biden avant d’ajouter que la relation sino-américaine “[lui] semble avoir un impact profond non seulement dans nos pays, mais aussi dans le reste du monde”.

 

Guardrails' needed to prevent US-China 'conflict': Joe Biden tells Xi in virtual meeting | World News - Hindustan Times

 

. Attentes tempérées

Mais à Washington comme à Pékin, on avait tenu à tempérer les attentes sur cette discussion. Si après l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, le ton a changé par rapport aux emportements de l’ère Trump, la relation entre Washington et Pékin reste extrêmement tendue. Cette rencontre virtuelle s’est tenue au moment où Xi Jinping ne cesse de renforcer son emprise sur le régime. Le Parti communiste chinois a adopté la semaine dernière un texte appelant “le Parti, l’armée et le peuple tout entiers à s’unir plus étroitement autour du Comité central dont Xi Jinping forme le cœur”.

 

Le président américain, confronté à un paysage politique extrêmement divisé, et à une pandémie qu’il peine à éradiquer, a mentionné la Chine lundi en promulguant un gigantesque plan d’infrastructures, censé permettre à l’Amérique de “gagner la compétition” du XXIe siècle. À la fin de son discours, le président américain a répété l’une de ses phrases favorites : “Ce n’est jamais, jamais une bonne idée de parier contre le peuple américain.”

 

Source : www.france24.com/fr/Avec Reuters et AFP/ Publié le : 16/11/2021/ Modifié le : 16/11/2021

 

https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20211116-joe-biden-et-xi-jinping-entament-un-sommet-virtuel-pour-apaiser-les-tensions

 

U.S. 2020 farm good exports to China miss Phase 1 trade goal - USDA | Nasdaq

 

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Port of New York and New Jersey - Wikipedia

 

2 – L’accord commercial Chine–États-Unis passé au crible par Washington

 

Les deux pays avaient signé en janvier 2020 un accord commercial dit « de phase 1 ». Pékin s’était engagé à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains. Les États-Unis sont en train de regarder à la loupe l’accord commercial signé avec la Chine par l’administration Trump, et notamment de faire un état des lieux des promesses tenues, a indiqué mercredi la représentante américaine au Commerce (USTR), Katherine Tai.

 

Les Etats-Unis et la Chine signent leur accord commercial de phase 1

 

« Concernant les engagements d’achats de la Chine dans le cadre de l’accord commercial sino-américain, nous sommes en train d’examiner les résultats », a déclaré Mme Tai lors d’une audition devant une commission du Sénat, où elle a été interrogée sur le sujet par de nombreux élus. Washington étudie également les « options » à sa disposition pour faire appliquer ses promesses par la Chine, a-t-elle ajouté. Les deux pays avaient signé en janvier 2020 un accord commercial dit « de phase 1 ». Pékin s’était engagé à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains.

 

U.S.-China Trade War Reshaped Global Commerce - WSJ

 

Katherine Tai a précisé que l’état des lieux doit notamment faire le point sur les engagements déjà tenus ou non, ainsi que sur ceux qui n’ont pas été réalisés au niveau promis. La « capacité » de la Chine à tenir ses engagements envers les États-Unis est une « priorité », a-t-elle assuré. « Nous sommes très concentrés sur cet accord », a-t-elle souligné, et sur le fait de « tester son utilité et utiliser au maximum les outils prévus » dans ce cadre.

 

China Reopens Terminal at World's Third-Busiest Port - Bloomberg

 

La représentante américaine au Commerce a également indiqué que la rencontre d’étape, prévue par l’accord tous les six mois, n’avait « pas encore été planifiée ». Elle n’a pas non plus rencontré, depuis sa prise de fonctions en mars, son homologue chinois. La Chine n’avait, à la fin du premier trimestre 2021, pas respecté l’ensemble de ses engagements, selon Chad Bown, chercheur pour le Peterson Institute for International Economics (PIIE).

 

Shanghai Waigaoqiao Plans to Build China's Largest Cruise Ship

 

En utilisant les données du commerce international publiées par les deux pays, il a établi que les achats de la Chine ont atteint 61 à 75 % seulement de l’objectif. L’accord, qui devait mettre fin à deux années de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, avait toutefois maintenu des droits de douane américains de 25 % sur tout un éventail de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars et des mesures de rétorsion chinoises sur plus de 100 milliards de dollars d’importations en provenance des États-Unis. L’administration Biden a régulièrement défendu le maintien de ces droits de douane imposés par Donald Trump.

 

Source : www.lapresse.ca/ Publié le 28 avril 2021 / AGENCE FRANCE-PRESSE

 

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-04-28/l-accord-commercial-chine-etats-unis-passe-au-crible-par-washington.php

 

Port Authority Unveils 30-year Vision for the Port of New York and New Jersey | Waterfront Alliance

 

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Taiwan will not bow to China: President - Goa Chronicle

 

3 – En cas d’attaque de la Chine, les États-Unis défendraient Taïwan

 

La Chine a appelé Joe Biden à la « prudence », après les propos du président américain affirmant que les États-Unis étaient prêts à défendre Taïwan. Le président américain Joe Biden a affirmé, jeudi, que les États-Unis étaient prêts à défendre militairement Taïwan, en cas d’attaque par la Chine qui considère l’île comme faisant partie de son territoire. « Oui, nous avons un engagement en ce sens », a déclaré Joe Biden lors d’un échange retransmis sur CNN avec des électeurs à Baltimore.

 

Of China straks Taiwan aanvalt, hangt vooral van de VS af | De Standaard Mobile

 

La déclaration du président américain vient en contradiction avec la politique tenue de longue date par les États-Unis dite d’« ambiguïté stratégique », Washington aidant Taïwan à construire et à renforcer ses défenses sans promettre de manière explicite de venir à son aide si une attaque avait lieu.

 

La Chine a alors appelé, vendredi, Joe Biden à la « prudence ». « Sur les questions liées à ses intérêts fondamentaux, comme sa souveraineté et son intégrité territoriale, la Chine ne laissera aucune place au compromis », a par ailleurs indiqué devant la presse Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Et de préciser : « Nous exhortons la partie américaine […] à agir avec prudence sur la question de Taïwan, et à s’abstenir d’envoyer de mauvais signaux aux militants indépendantistes taïwanais afin de ne pas nuire gravement aux relations sino-américaines.»

 

Is a Chinese military attack on Taiwan inevitable? | Clingendael spectator

 

Durant une interview cet été sur la chaîne ABC, le président américain avait fait une promesse similaire, parlant d’« engagement sacré » à défendre les alliés de l’Otan au Canada et en Europe, et « de même avec le Japon, la Corée du Sud, et Taïwan ». Dans la foulée des déclarations de Joe Biden jeudi soir, la Maison-Blanche a affirmé à la presse que la politique des États-Unis envers Taïwan n’avait « pas changé ». Interrogé également sur le fait de savoir si les États-Unis seraient en mesure de répondre au développement des programmes militaires en Chine, Joe Biden a également répondu par l’affirmative. « Ne vous inquiétez pas de savoir si….

 

Ils vont être plus puissants, a-t-il affirmé. La Chine, la Russie et le reste du monde savent que nous disposons de la plus puissante capacité militaire du monde. » Il a toutefois exprimé sa préoccupation sur la possibilité que des pays rivaux des États-Unis s’« engagent dans des activités où ils feraient une sérieuse erreur ». Il a cependant réitéré sa volonté de ne pas s’engager dans une nouvelle guerre froide avec Pékin.

 

Taiwan to buy new US air defence missiles to guard against China - The Economic Times

 

« Les États-Unis prennent des mesures dangereuses »

Lors d’une conférence de presse jeudi, l’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, interrogé sur le dossier taïwanais, a souligné que son pays n’était pas à l’offensive. La Chine est en position de défense. « Nous combattons pour maintenir notre souveraineté et notre intégrité territoriale », a-t-il dit. « Nous ne sommes pas le fauteur de troubles. Au contraire, certains pays, les États-Unis en particulier, prennent des mesures dangereuses menant directement à une situation dangereuse à Taïwan », a-t-il ajouté. « Nous devrions appeler les États-Unis à mettre fin à une telle pratique. Entraîner Taïwan dans un mur, ce n’est l’intérêt de personne », a martelé le diplomate chinois.

 

Taiwan Sovereignty Key to Western Pacific Security, Says Japanese Defense Official - USNI News

 

La Chine et les États-Unis s’opposent frontalement sur beaucoup de dossiers dans un climat de guerre froide, mais la question taïwanaise est souvent considérée comme la seule susceptible de provoquer une confrontation armée. Le prochain ambassadeur à Pékin, le diplomate de carrière Nicholas Burns, avait estimé mercredi qu’il ne fallait « pas faire confiance » à la Chine sur Taïwan, et recommandé de vendre davantage d’armement à l’île pour renforcer ses défenses.

 

Nicholas Burns s’exprimait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui doit confirmer sa nomination. Il avait également dénoncé les récentes incursions chinoises dans la zone d’identification de défense aérienne taïwanaise, les qualifiant de « répréhensibles ». Les États-Unis reconnaissent depuis 1979 la République populaire de Chine, mais le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan pour son autodéfense.

 

Would Biden send US troops to defend Taiwan from China? - Vox

 

L’île a son propre gouvernement depuis la victoire des communistes sur la partie continentale de la Chine en 1949, mais Pékin considère ce territoire comme une de ses provinces et menace de recourir à la force au cas où l’île proclamerait formellement son indépendance. Le président chinois Xi Jinping a cependant réaffirmé récemment sa volonté de parvenir à une réunification pacifique.

 

Source : www.lepoint.fr/ Publié le 22/10/2021/ Modifié le 22/10/2021/ Source AFP

 

https://www.lepoint.fr/monde/en-cas-d-attaque-de-la-chine-les-etats-unis-defendraient-taiwan-22-10-2021-2448864_24.php

 

Top US Commander fears Chinese invasion in Taiwan in next 6 years | Military Power | English News - YouTube

 

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U.S. Slams Russia for 'Irresponsible' Space Missile Test - The Moscow Times

 

4 – ESPACE : La Russie accusée par les Etats-Unis d’un tir de missile dangereux dans l’espace ayant mis en danger l’ISS

 

Washington a accusé la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite ayant mis en danger l’équipage de l’ISS le 15 novembre 2021. L’impact a généré un nuage de débris. La Russie a assuré le 16 novembre 2021 que sa “priorité” était la sécurité de la Station spatiale internationale, après que Washington l’a accusée d’avoir mené un tir de missile antisatellite ayant mis en danger l’équipage de l’ISS. Certains spécialistes spatiaux américains avaient rapidement, après l’événement, suspecté qu’un tel test avait été réalisé par la Russie.

 

International Space Station facing irreparable failures, Russia warns - BBC News

 

. Roscosmos assure que sa “priorité principale” est la sécurité de l’ISS et de son équipage

Selon les Etats-Unis, Moscou a fait feu le 15 novembre 2021 depuis la Terre sur l’un de ses propres satellites lors d’un test de missile qui a généré un “nuage” de débris potentiellement dangereux pour la station orbitale et quantité de satellites. L’épisode, s’il est confirmé, met en lumière les risques d’une militarisation du cosmos.

 

Sept personnes se trouvent actuellement dans la Station spatiale internationale. Selon le média spécialisé Spaceflight Now, après le tir présumé, les astronautes de la Nasa Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’astronaute de l’agence spatiale européenne (ESA) Matthias Maurer, ont dû se réfugier dans la capsule Dragon de SpaceX (celle-là même qui les a conduit dans l’espace il y a quelques jours). L’astronaute américain Mark Vande Hei et les deux cosmonautes russes Anton Shkaplerov et Piotr Doubrov se sont eux rendus dans le vaisseau Soyouz. Cette procédure devait leur permettre de pouvoir quitter la Station spatiale vers la Terre en cas d’urgence. Tous avaient regagné l’intérieur de l’ISS en milieu de journée le 15 novembre.

 

Le 16 novembre, ni le Kremlin, ni le gouvernement ni l’armée n’avaient commenté la situation. Et l’agence spatiale russe Roscosmos s’est bornée elle à dire que sa “priorité principale” était la sécurité de l’ISS et de son équipage. “Seuls des efforts communs de toutes les puissances spatiales pourront assurer une coexistence aussi sûre que possible et les opérations dans le domaine spatial“, a indiqué Roscosmos dans un communiqué. Selon l’agence de presse publique russe TASS, des responsables de la Nasa doivent s’entretenir dans la matinée avec le chef de Roscosmos, Dmitri Rogozine.

 

L’orbite de l’objet, qui a forcé l’équipage aujourd’hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standard, s’est éloigné de l’orbite de l’ISS“, avait tweeté Roscosmos le 15 novembre. “La station est désormais dans le vert.” “Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme“, a également tweeté le cosmonaute russe Anton Shkaplerov.

 

Russia's Bulava ICBM invulnerable to any ABM systems — commander - Military & Defense - TASS

 

. Une menace “pour des décennies”, selon les Etats-Unis

La veille, le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson, s’est dit “scandalisé” par une action “déstabilisatrice“. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a lui soutenu que ce champ de débris allait menacer les activités spatiales “pour des décennies“. Il a aussi promis que les Etats-Unis allaient “travailler” avec ses alliés pour répondre à “cet acte irresponsable“. Le Pentagone a lui déclaré qu’il allait oeuvrer pour établir la trajectoire orbitale des débris, afin de prévenir des collisions. Le tir présumé de lundi a généré quantité de morceaux menaçant les milliers d’autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation.

 

Des événements de débris causés par des tests antisatellites n’arrivent pas souvent, le dernier était un test indien en mars 2019, a rappelé l’astronome Jonathan McDowell interrogé par l’AFP. Selon lui, en déduisant les trajectoires de l’ISS et des objets à proximité, le satellite visé pourrait être un satellite nommé Cosmos 1408, qui n’est plus actif depuis les années 1980. “Le détruire n’était absolument pas nécessaire“, a jugé le spécialiste. “Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d’autres, c’est inexcusable.” L’incident a relancé les craintes de voir l’espace se transformer en un champ de bataille entre les grandes puissances, avides d’expérimenter de nouvelles technologies militaires.

 

Russia admits destroying satellite, denies endangering International Space Station | The Times of Israel

 

. Une nuance russe

Des tirs test antisatellites n’avaient été menés jusqu’ici que par une poignée de nations – Etats-Unis, Chine, Inde – , tandis que Moscou proclamait sans cesse haut et fort lutter contre toute tentative de militariser l’espace. Selon l’expert militaire russe Pavel Felgenhauer interrogé par l’AFP, Moscou n’a toutefois jamais caché disposer de système pouvant atteindre l’espace depuis la Terre, citant notamment les système de défense S-500 et S-550, capables selon l’armée russe de réduire à néant des satellites.

 

La Russie a toujours dit qu’elle était contre le déploiement d’armes dans l’espace, mais pas qu’elle était contre l’utilisation d’armes dans l’espace“, nuance l’expert du journal Novaïa Gazeta, précisant qu’il n’y avait pas d’interdiction “formelle” dans le droit international pour ce type d’usage depuis la planète. Détruire des satellites d’autres pays ou mener des offensives depuis l’espace peuvent se révéler être des atouts militaires stratégiques, mais le développement de telles capacités risquent d’entraîner une course aux armements aux conséquences imprévisibles.

 

Le domaine spatial civil est l’un des ultimes secteurs où Américains et Russes, vivement opposés dans de nombreux dossiers internationaux, entretiennent une coopération relativement apaisée. Ces dernières années, des tensions sont néanmoins apparues, conséquences des dynamiques géopolitiques sur Terre, Moscou et Pékin disant vouloir approfondir leur collaboration spatiale face à un axe de puissances occidentales.

 

Source : www.sciencesetavenir.fr/ Par Sciences et Avenir avec AFP le 16.11.2021/

 

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/la-russie-accusee-d-un-tir-de-missile-dangereux-dans-l-espace-par-les-etats-unis-ayant-mis-en-danger-l-iss_159113

 

Fire alarms sound at International Space Station | Space News | Al Jazeera

 

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Russia will invade Ukraine in new year, says Kiev's chief of defense intelligence | Al Arabiya English

 

5 – Faut-il craindre une nouvelle invasion russe en Ukraine ?

 

Les Etats-Unis ont mis en garde la Russie, qui amasse des forces militaires à la frontière ukrainienne depuis plusieurs semaines et reproche à l’Otan de vouloir englober l’Ukraine. L’Ukraine et ses alliés occidentaux affirment depuis plusieurs semaines que la Russie a massé des troupes aux frontières du pays, en prévision d’une potentielle invasion. Moscou, de son côté, dément un tel projet et dit craindre une opération militaire de Kiev contre les séparatistes prorusses dans l’est du pays.

 

Les ministres américain et russe des Affaires étrangères ont eu jeudi 2 décembre en Suède un face-à-face tendu, échangeant avertissements et menaces au sujet de l’Ukraine tout en assurant vouloir résoudre la crise par la diplomatie. Faut-il craindre un nouveau conflit à la frontière russo-ukrainienne ? « L’Obs » vous donne quelques clefs pour comprendre ces tensions.

 

How real is the threat of a Russian invasion of Ukraine? | Conflict News | Al Jazeera

 

. Mouvements de troupes préoccupants

A la fin du mois d’octobre, des vidéos ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, affirmant montrer des mouvements de troupes, chars et autres armes lourdes russes en direction de la frontière ukrainienne. Des responsables ukrainiens affirment alors que la Russie y a déployé environ 115 000 militaires.

 

Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou de fournir des troupes et des armes aux séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine depuis l’éclatement d’un conflit armé dans cette zone en 2014, peu après l’annexion de la Crimée par la Russie. Ces accusations sont rejetées avec véhémence par le Kremlin. Le 11 novembre, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré que Washington avait « de sérieuses inquiétudes sur les activités militaires inhabituelles de la Russie » dans cette zone.

 

US says it will send troops to eastern Europe if Russia invades Ukraine | US foreign policy | The Guardian

 

. « Montrer ses muscles » à Joe Biden ?

Dans le passé, la Russie a déjà massé des troupes à la frontière avec l’Ukraine, notamment en avril 2021, lorsque environ 100 000 militaires y avaient été déployés. Moscou a assuré les avoir retirés peu après l’annonce du premier sommet entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Joe Biden. Certains analystes ont alors affirmé que la Russie avait montré ses muscles pour se mettre en position de force à l’approche de cette rencontre.

 

Alors que Moscou et Washington discutent actuellement de l’organisation d’un nouveau sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden, des experts estiment que la Russie pourrait recourir à la même tactique. D’autres affirment que la Russie a trop mal vécu l’utilisation par l’Ukraine fin octobre de drones fabriqués en Turquie, un membre de l’Otan, et envoie ainsi un avertissement.

 

Ukraine crisis: how Putin feeds off anger over Nato's eastward expansion | Ukraine | The Guardian

 

. Poutine contre une extension de l’Otan à l’Est

Vladimir Poutine pense en effet que l’Occident cultive un sentiment anti-russe en Ukraine, une crainte qu’il avait déjà exprimée dans un long article en juillet. Cette semaine, il a accusé l’Occident d’attiser les tensions avec des exercices militaires en mer Noire et la livraison d’armes modernes à Kiev, en mettant en garde contre le franchissement de « lignes rouges ».

 

Les Russes et les Ukrainiens sont « un seul peuple », a-t-il écrit, soulignant les « liens spirituels, humains, civilisationnels » qui « se sont tissés depuis des siècles »« Et nous ne permettrons jamais que nos territoires historiques et que les personnes qui nous sont proches et qui y vivent soient utilisés contre la Russie », a-t-il mis en garde.

 

Ce vendredi 3 décembre, l’Ukraine a refusé catégoriquement tout engagement à abandonner son projet d’adhésion à l’Otan. Pour le chef de la diplomatie ukrainien interrogé par l’AFP, renoncer à adhérer à l’Organisation transatlantique n’est « pas une option ». Jeudi en Suède, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a appelé son homologue américain à ne pas « entraîner l’Ukraine dans le jeu géopolitique des Etats-Unis », sinon Moscou serait « contraint de prendre des mesures afin de rétablir l’équilibre militaro-stratégique », selon le communiqué du ministère russe.

 

Russia | History, Flag, Population, Map, President, & Facts | Britannica

 

. Menaces des Etats-Unis

Les ministres américain et russe des Affaires étrangères ont en effet eu un face-à-face tendu. Tout en échangeant avertissements et menaces au sujet de l’Ukraine, les Etats-Unis ont assuré vouloir résoudre la crise par la diplomatie. « Nous sommes profondément préoccupés par les plans de la Russie en vue d’une nouvelle agression contre l’Ukraine », a lancé le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, reprenant ses accusations de la veille lorsqu’il avait évoqué pour la première fois des « preuves » de tels préparatifs d’invasion.

 

When hubris meets nuclear fission: A Chernobyl liquidator's warning to humanity | The Times of Israel

 

 « Si la Russie décide de continuer sur la voie de la confrontation, elle subira de graves conséquences », a-t-il prévenu, après avoir menacé mercredi de sanctions douloureuses. Antony Blinken a toutefois aussi fait mine de tendre la main, se disant prêt à « faciliter » la mise en œuvre des accords de Minsk, conclus après l’annexion russe de la Crimée en 2014 pour régler le conflit dans l’est de l’Ukraine, mais qui n’ont jamais vraiment été appliqués…

 

Source : www.nouvelobs.com/ Par L’Obs/ Publié le 3 décembre 2021/

 

https://www.nouvelobs.com/europe/20211203.OBS51758/faut-il-craindre-une-nouvelle-invasion-russe-en-ukraine.html

 

File:Map of USSR with SSR names.svg - Wikimedia Commons

 

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Paris avertit Moscou que tout déploiement de mercenaires russes au Mali serait «inacceptable»

 

6 – Paris avertit Moscou que le déploiement de mercenaires russes au Mali serait “inacceptable”

 

Paris a averti vendredi Moscou que le déploiement de mercenaires de la société paramilitaire russe Wagner dans la bande sahélo-saharienne serait “inacceptable”, lors d’une rencontre ministérielle à Paris, selon un communiqué de la diplomatie française. Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, ont lors d’un entretien à Paris avec leurs homologues Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou “exprimé le caractère inacceptable que revêtirait le déploiement de mercenaires de Wagner dans la bande sahélo-saharienne”, alors que la junte au pouvoir à Bamako menace de recourir aux services de cette société privée russe soupçonnée proche du président russe Vladimir Poutine.

 

Les deux ministres français ont “réitéré leurs messages de fermeté quant aux risques de déstabilisation régionale et d’atteinte aux intérêts de la France et de ses partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel”, insiste le communiqué. Ces derniers mois, les relations entre la France, ex-puissance coloniale et partenaire historique, et le Mali se sont dégradées, après un nouveau coup d’Etat à Bamako. Dans la foulée, Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment ses trois bases les plus au nord du Mali pour le recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de plus de 5.000 actuellement, à 2.500-3.000 d’ici 2023.

 

Paris avertit Moscou que le déploiement de mercenaires russes au Mali serait « inacceptable »

 

La tension est montée d’un cran en septembre lorsque le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a accusé Paris d’un “abandon en plein vol”. Avec cette baisse d’effectifs militaires français, “les terroristes se sentent de plus en plus à l’aise” au nord du Mali, a soutenu jeudi Sergueï Lavrov en recevant à Moscou son homologue malien Abdoulaye Diop.

 

Les chefs des diplomaties russe et malienne ont réaffirmé à cette occasion leur souhait de poursuivre le partenariat militaire entre les deux pays, arguant d’un risque terroriste renforcé par le retrait partiel des troupes françaises. Sergueï Lavrov a indiqué que Moscou continuerait de livrer “des équipements, des munitions, des armements” et à former des officiers maliens pour que Bamako puisse se défendre “efficacement” contre la menace terroriste.

Lui et Abdoulaye Diop ont en revanche démenti tout contrat entre Bamako et des sociétés militaires privées russes. “Aucun contrat n’a été signé dans ce secteur”, a affirmé M. Diop, selon ses propos traduits en russe, ajoutant que ces allégations visaient à discréditer Bamako. Selon M. Lavrov, Moscou n’intervient pas dans les activités de ces “structures créées par des citoyens russes qui concluent eux-mêmes leurs contrats”.

 

Source : www.lepoint.fr/ 12/11/2021/ Paris (AFP) / © 2021 AFP

 

https://www.lepoint.fr/monde/paris-avertit-moscou-que-le-deploiement-de-mercenaires-russes-au-mali-serait-inacceptable-12-11-2021-2451754_24.php

 

PARIS AVERTIT MOSCOU QUE LE DÉPLOIEMENT DE MERCENAIRES RUSSES AU MALI SERAIT «INACCEPTABLE» - YouTube

 

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US, France and Germany tell nationals to leave Ethiopia as PM commits to battle | Ethiopia | The Guardian

 

7 – En Ethiopie, les rebelles amorcent un repli inattendu vers le nord

 

Depuis mercredi 1er décembre, le gouvernement a repris le contrôle de larges parcelles de territoire aux insurgés des Forces de défense tigréennes. La guerre civile qui ravage le nord de l’Ethiopie depuis novembre 2020 a connu un nouveau rebondissement sur le champ de bataille. Depuis mercredi 1er décembre, le gouvernement a repris le contrôle de larges parcelles de territoire aux insurgés des Forces de défense du Tigré (TDF) lors d’une contre-offensive à laquelle le premier ministre, Abiy Ahmed, a personnellement pris part en faisant de brèves apparitions sur le front en treillis militaire.

 

Ethiopia's war in Tigray is 'but the tip of the iceberg when it comes to conflicts ravaging the country'

 

Ces dernières semaines, la coalition rebelle menée par les « TDF » semblait pourtant avoir l’avantage. Fin juin, et après des mois dans le maquis, elle avait commencé par chasser du Tigré les armées éthiopiennes et érythréennes, ainsi que les milices de la communauté amhara. Les provinces Afar et Amhara, qui bordent le Tigré, étaient alors devenues l’épicentre des combats. Tandis que la saison des pluies s’abattait sur les hautes terres éthiopiennes, l’avancée des « TDF » y a paru, un temps, presque irrésistible, poussant le gouvernement à décréter l’état d’urgence. Fin novembre, profitant du recul de l’armée fédérale, les rebelles ont atteint Debre Sina, à 180 kilomètres d’Addis-Abeba.

 

Ethiopia's Tigray forces enter neighbouring Afar region | Conflict News | Al Jazeera

 

. Guerre dont l’issue semble plus que jamais indécise

Face à cette progression éclair, les ambassades et organisations internationales ont rapatrié l’ensemble de leurs ressortissants et employés. La capitale éthiopienne se préparait à voir les combattants tigréens fondre sur elle et des milices locales s’organisaient pour défendre les quartiers. Abiy Ahmed les appelait à se munir « de n’importe quelle arme pour enterrer le FPLT [Front de libération du peuple du Tigré] », dans un message publié sur Facebook que le réseau social a choisi de supprimer.

 

Ethiopia conflict: Armed groups join forces in biggest threat yet to Prime Minister Abiy Ahmed - CNN

 

Mais dans cette guerre dont l’issue semble plus que jamais indécise, les rebelles amorcent aujourd’hui un repli vers le nord du pays, en direction de la région du Tigré. Signe d’un effort militaire concerté, l’avancée du gouvernement se matérialise simultanément sur trois fronts. D’abord à l’est, où les milices de la région Afar, appuyées par l’artillerie et les drones de l’armée fédérale, ont repoussé les assauts des « TDF » qui cherchaient à couper la route reliant Addis-Abeba à Djibouti, le poumon de l’économie éthiopienne.

 

Sur le front ouest, une offensive coordonnée de miliciens amharas, recrutés en masse à l’automne, a permis de reconquérir Gashena, une localité stratégique se trouvant à un important carrefour routier, ainsi que Lalibela, petite ville célèbre pour ses églises taillées dans le roc et dont la prise de contrôle par les « TDF », en août, avait attiré l’attention du monde entier.

 

Ce mouvement, déterminant, menaçait de prendre à revers les soldats tigréens stationnés sur le front sud, sur la route d’Addis-Abeba, et de couper la tête de pont des rebelles. Les commandants des « TDF » se sont donc résolus à se replier. « Nous avons procédé à des ajustements en prenant en compte la suite de notre offensive stratégique et des territoires auxquels nous accordons une importance militaire », peut-on lire dans un communiqué du commandement militaire tigréen, daté du 1er décembre.

 

Turkey expands armed drone sales to Ethiopia and Morocco - sources | Reuters

Reuters/ Turkey expands armed drone sales to Ethiopia and Morocco – sources/Reuters

. Déploiement de drones

S’agit-il d’un repli calculé ou d’une défaite militaire comme l’affirment les autorités d’Addis-Abeba ? Un analyste, qui souhaite garder l’anonymat, parle, lui, de « retrait logistique »« La ligne d’approvisionnement des “TDF”, longue de plusieurs centaines de kilomètres, devenait intenable face aux offensives du gouvernement », avance-t-il. Un diplomate occidental confirme cette version des faits. « La capacité de la guérilla tigréenne n’est pas tellement diminuée », selon lui, précisant que la remontée de la ligne de front s’est effectuée « sans affrontements majeurs ».

 

Tigray is edging closer to famine | The Economist

 

Outre la levée de miliciens en masse, une nouvelle arme semble faire pencher la balance en faveur des forces progouvernementales : le déploiement de drones acquis par l’Ethiopie cet été. Les Emirats arabes unis ont, selon différentes sources diplomatiques, livré des drones Wing Loong de fabrication chinoise à l’aide d’un pont aérien quotidien de plusieurs mois entre Abu Dhabi et Addis-Abeba. L’Iran et la Turquie sont aussi suspectés de fournir de tels appareils à l’Ethiopie. « Les frappes de drones se sont intensifiées depuis le mois de novembre », observe un diplomate occidental. L’utilisation de ces aéronefs, déjà décisive en novembre 2020, « rend très nerveux le leadership tigréen », souffle une source proche des « TDF ».

 

Famine in Ethiopia Becomes Worst Hunger Crisis in a Decade - The New York Times

 

Après ces derniers rebondissements, Abiy Ahmed décidera-t-il de poursuivre les opérations ? « Jusqu’à ce que nous détruisions l’ennemi, il n’y aura pas de repos », avait lancé le premier ministre dans une vidéo, le 27 novembre. Mercredi, les vols humanitaires de l’ONU vers Makalé, la capitale du Tigré, ont tout de même repris, après plus d’un mois de suspension à cause des frappes aériennes. « Une petite pointe d’espoir » dans ce conflit selon le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

 

Source : www.lemonde.fr/afrique/ Par Noé Hochet-Bodin(Addis-Abeba, correspondance)/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/04/en-ethiopie-les-rebelles-amorcent-un-repli-inattendu-vers-le-nord_6104685_3212.html

 

Chinese Investors in Ethiopia: The Perfect Match? | IFRI - Institut français des relations internationales

 

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Migrants en Biélorussie : 6 questions sur la crise migratoire à la frontière polonaise

 

8 – Europe/ Crise des migrants : l’Union européenne riposte sur plusieurs fronts

 

Sanctions, aide humanitaire, pressions diplomatiques et soutien au retour des migrants dans leurs pays d’origine :l’UE a annoncé ce mardi plusieurs mesures face à l’acheminement de migrants à ses frontières, orchestré selon les Occidentaux par la Biélorussie.

 

L’Europe victime d’une tentative de déstabilisation de la part du régime biélorusse. Les membres européens et américain du Conseil de sécurité de l’ONU l’avaient affirmé à l’issue d’une réunion d’urgence il y a dix jours. Ce mardi, devant le Parlement européen à Strasbourg, Ursula von der Leyen l’a répété : « l’Europe n’est pas confrontée à une crise migratoire, mais à une tentative de déstabilisation par un régime totalitaire non reconnu par l’UE ». Et pour la présidente de la Commission européenne, « c’est toute l’Union qui est défiée ». « Nous ne pouvons pas admettre cette tentative d’intimidation », a renchéri le président du Conseil Charles Michel.

 

Gestion des migrations en Afrique de l'Ouest : focus sur la Côte d'Ivoire et le Niger - Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité

 

« La stratégie du régime biélorusse repose sur la complicité des voyagistes et de leurs intermédiaires. Il existe des agences de voyages spécialisées qui proposent des offres tout compris : visa, billet d’avion, hôtel et de manière assez cynique taxis et bus jusqu’à la frontière », a encore expliqué Ursula von der Leyen.

 

La Commission européenne propose donc de dresser une liste noire pour sanctionner les opérateurs de pays tiers complices de l’acheminement des migrants par air, terre ou mer en limitant leurs opérations dans l’UE, en suspendant les licences et les autorisations, en interdisant le survol de l’UE, le transit et même les escales techniques. « Cette proposition devra être adoptée en codécision par les États et le Parlement », a précisé Ursula von der Leyen. L’UE a également annoncé son intention d’interdire la location d’avions européens à la compagnie biélorusse Belavia.

 

La Commission européenne va établir une « liste noire » des sociétés complices du trafic de migrants vers la Biélorussie

 

. Mission européenne à Minsk

En parallèle, l’Union veut renforcer son aide aux migrants bloqués en Biélorussie. D’après le vice-président de la Commission, ils seraient près de 15 000, dont 2 000 aux frontières avec la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. Une enveloppe de 700 000 euros a été allouée à l’aide humanitaire par l’UE. En outre, 280 millions d’euros ont été accordés aux trois pays en première ligne – Pologne, Lituanie, Lettonie – pour assurer la protection de leurs frontières avec la Biélorussie.

 

Une équipe du Service d’action extérieure de la Commission européenne était ce mardi en route pour la Biélorussie afin de faciliter le rapatriement des migrants se trouvant dans le pays. « Cette mission doit évaluer les besoins. Elle n’a rien à voir avec une reconnaissance du régime et n’a rien à voir avec des négociations », a assuré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

 

Asylum requests in EU up in second trimester of 2021 - InfoMigrants

 

Une action diplomatique est en outre menée auprès des pays d’origine et des partenaires de l’UE pour rapatrier les migrants, essentiellement originaires du Moyen-Orient, et éviter l’utilisation de leurs compagnies pour les acheminer en Biélorussie. L’Irak a déjà repris 432 personnes et 600 autres retours sont prévus. L’UE a prévu un million d’euros pour aider ces retours et réinstallations.

 

Les mesures annoncées mardi constituent le cinquième paquet de sanctions adopté par l’UE depuis la réélection contestée d’Alexandre Loukachenko en août 2020 et la répression de l’opposition. Le président et 165 responsables du régime biélorusse sont interdits de visas et leurs avoirs dans l’UE sont gelés. Des sanctions économiques adoptées en juin frappent les secteurs de la potasse, du pétrole, du tabac et les compagnies aériennes de Biélorussie sont interdites dans l’espace aérien et les aéroports de l’UE.

 

Source : www.rfi.fr/fr/ (Avec AFP)/ Publié le : 23/11/2021

 

https://www.rfi.fr/fr/europe/20211123-crise-des-migrants-l-union-europ%C3%A9enne-riposte-sur-plusieurs-fronts

 

Crise migratoire : sanctions de l'UE contre la Biélorussie | Vie publique.fr

 

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