AFRIQUE/ TERRES ET RESSOURCES : Ces peuples qui ont dit non aux forces néocoloniales et aux milieux financiers corrompus

_ Non, nous ne serons pas des étrangers chez nous…

« Afrique/ Cobalt/ la réforme minière en RD Congo qui affole les lobbies industriels : La RD Congo fournit les deux tiers des exportations mondiales de cobalt. Son président Joseph Kabila s’apprête à promulguer une loi pour taxer fortement cette ressource, indispensable aux fabricants de smartphones et de voitures électriques. »

 

 

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1 – Le Zimbabwe exclut de rendre aux fermiers blancs leurs terres confisquées 

 

Des milliers de fermiers blancs furent expulsés de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe. Le gouvernement zimbabwéen ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d’une réforme agraire controversée de l’ancien président Robert Mugabe. « Cela ne se produira pas », a déclaré, samedi 10 février, le nouveau chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa. « La réforme agraire est irréversible », a-t-il dit, reprenant les propos de son discours d’inauguration, en novembre.

 

Des milliers de fermiers blancs furent expulsés de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe. Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique. Mais, mal organisée, cette redistribution s’est faite au profit de proches du régime et de fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de la production. Cette réforme a plongé toute l’économie du pays dans une crise catastrophique, dont il ne s’est toujours pas remis.

 

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Emmerson Mnangagwa a rappelé samedi que sa « priorité numéro un » était de « ressusciter » l’économie. « Notre économie est à la peine. Le chômage est élevé (…), beaucoup de gens ne sont pas en mesure d’acheter des produits de base pour leur famille, et nos infrastructures datent », a-t-il dit. Le taux de chômage au Zimbabwe est de l’ordre de 90 %.

 

Le Monde.fr avec AFP/ Le 10.02.2018 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/10/le-zimbabwe-exclut-de-rendre-aux-fermiers-blancs-leurs-terres-confisquees_5254893_3212.html

 

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2 – Afrique/ Cobalt : la réforme minière en RD Congo qui affole les lobbies industriels

 

La RD Congo fournit les deux tiers des exportations mondiales de cobalt. Son président Joseph Kabila s’apprête à promulguer une loi pour taxer fortement cette ressource, indispensable aux fabricants de smartphones et de voitures électriques. Le nom ne vous dit peut-être rien, le cobalt a pourtant envahi votre quotidien. Incontournable dans les nouvelles technologies, il s’agit d’un composant essentiel des batteries de smartphones, de tablettes, mais aussi de voitures électriques. Conséquence d’une explosion de la demande, son prix a flambé en un an, de plus de 127 %, pour atteindre mi-février les 82 000 dollars à la bourse des métaux de Londres (LME), son plus haut niveau depuis que le LME a commencé à suivre son évolution en 2010.

 

Un pays ne compte pas passer à côté des retombées de cette envolée spectaculaire : la République démocratique du Congo, qui a fourni en 2017 les deux tiers des exportations mondiales de Cobalt. Le pays a décidé de réformer son code minier datant de 2012 et jugé trop favorable, selon les autorités, aux capitaux étrangers. La nouvelle mouture adoptée en janvier par le Parlement prévoit l’instauration d’une redevance d’un taux de 10 % sur les « métaux stratégiques ». La liste de ces « métaux stratégiques » sera définie par le Premier ministre, mais pour l’industrie minière il ne fait aucun doute que le cobalt, rare et très demandé, en fera partie. Il était taxé jusque-là à 2 %. Reste au président Joseph Kabila de promulguer ce projet de loi.

 

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Le dirigeant entretient le suspense, tandis que les lobbies industriels s’agitent. Dans le pays, la production de cobalt est principalement entre les mains du géant canadien installé en Suisse Glencore (Mutanda mining), et des chinois China Molybdenum (TFM) et CDM. La production congolaise part à 80 % en Chine où une dizaine de raffineurs en assurent la transformation finale. Selon le rapport annuel sur le marché du cobalt, réalisé par le courtier londonien spécialisé Darton Commodities, « un effort sans précédent de lobbying est attendu de la part du secteur minier pour essayer de faire changer d’avis le président Kabila, afin qu’il ne promulgue pas le code révisé ».

 

En décembre déjà, les multinationales s’étaient inquiétées de ce nouveau code qui allait « affaiblir significativement la confiance des investisseurs », avaient-elles écrit dans une lettre adressée aux présidents de l’Assemblée et du Sénat. « On a fait suffisamment de concessions », répondait alors un officiel congolais interrogé par l’AFP, sous le couvert de l’anonymat. « On est dans une situation compliquée où l’on fait passer des messages sans inquiéter les actionnaires », estimait début février un minier, reconnaissant qu’une campagne de lobbying était en cours.

 

Selon Adama Gaye, spécialiste des relations entre la Chine et l’Afrique interrogé par France 24, la Chine n’a pas dit son dernier mot. « Même si cette hausse sur le cobalt intervient, il est évident que la Chine saura tirer son épingle du jeu, dans la mesure où elle a su tisser des relations avec des puissances au pouvoir, notamment en RDC », assure le spécialiste.

 

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_ La crainte d’une pénurie

Mais si cette réforme inquiète, la perspective d’une pénurie de cobalt effraie encore plus. « Alors qu’un quart de la production mondiale de cobalt est utilisé pour la fabrication des smartphones, la demande pourrait augmenter de plus de 9 300 % d’ici à 2040, dans l’hypothèse où la demande de véhicules autonomes se démocratisait », selon le journal économique Les Échos.

 

Apple, dépendant de ce minerai, a pris les choses en main et discute actuellement avec des groupes miniers en vue de s’assurer des contrats d’approvisionnement à long terme, de cinq ans au moins, rapporte Bloomberg dans son édition du mercredi 22 février. Jusque-là, le géant à la pomme passait par des intermédiaires. Même stratégie dans le secteur de l’automobile : « Fin septembre 2017, le constructeur automobile Volkswagen aurait demandé aux producteurs de cobalt de lui soumettre des propositions pour être fourni pendant dix ans, à compter de 2019 », selon les Échos.

 

Reste une problématique majeure : les conditions d’extraction du cobalt. Amnesty International a alerté à de nombreuses reprises sur le travail « dans des conditions épouvantables » d’enfants et d’adultes dans les mines congolaises. Au début de l’année, Apple est devenue la première entreprise à publier les noms de ses fournisseurs. « Près de deux ans plus tard, certaines des entreprises les plus riches et puissantes au monde trouvent encore des excuses pour ne pas enquêter sur leurs chaînes d’approvisionnement », déplore toujours l’ONG dans son dernier rapport.

 

Première publication : 22/02/2018/ Texte par Florence RICHARD/ Dernière modification : 23/02/2018

 

http://www.france24.com/fr/20180222-republique-democratique-congo-cobalt-reforme-code-minier-taxe-marche-Kabila

 

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3 – En Afrique, la RDC fait trembler les géants miniers

 

La réforme du code minier lancée par la République démocratique du Congo (RDC) est observée avec attention par les groupes de matières premières mais aussi par les pays voisins. Dans l’esprit de la réforme minière venue de République démocratique du Congo (RDC), il flotte un petit parfum de nationalisme économique. L’idée de base : augmenter les royalties (redevances) payées par les opérateurs du secteur extractif. Fixé jusqu’ici à 2 %, le taux de cette redevance devrait prochainement monter à 10 % pour les minerais « stratégiques », (dont la liste reste à déterminer) et à 3,5 % pour les ressources dites « classiques » (tous les autres).

 

Une taxe sur les « super bénéfices » semble pour l’heure difficilement applicable, et suscite bien moins de craintes que le relèvement de la taxation. Selon des sources congolaises, le cobalt (plus de la moitié de la production mondiale), mais aussi le coltan devraient être classés dans la catégorie « stratégiques » et donc voir leurs royalties multipliées par cinq. Et ce n’est pas tout. Au Mining Indaba – la grand-messe annuelle du secteur minier africain – qui se tenait au Cap, en Afrique du Sud, début février, le ministre congolais des mines, Martin Kabwelulu, avait promis lors d’un dîner, un « feu de brousse » dans le secteur, selon une source présente. 

 

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Albert Yuma, le patron de la société nationale minière, la Gécamines, prépare pour le second semestre 2018 une nouvelle salve de réformes avec un passage en revue des accords qui permettent aux compagnies minières étrangères d’opérer. « Les concessions [minières] avaient été vendues à vil prix », estime John Kanyoni, vice-président de la chambre des mines au sein de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), qui voit à présent émerger « une forme de nationalisme fiscal ».

 

D’autres pays du continent, riches en matières premières, observent l’évolution de la situation avec attention. Un cas d’école se joue en RDC avec, à la clé, un retournement du rapport de forces entre les Etats et les opérateurs de l’industrie extractive…

 

LE MONDE/ 03.04.2018 / Par Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/03/en-afrique-la-rdc-fait-trembler-les-geants-miniers_5279870_3234.html

 

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4 – En Côte d’Ivoire, un conflit foncier dans l’ouest du pays inquiète

 

Des membres de deux communautés se disputent le contrôle de riches terres situées dans la forêt classée de Goin-Débé, à la frontière avec le Liberia. Depuis début octobre, des affrontements ont fait sept morts. Au coeur du conflit : 9000 hectares de plantations de cacao situés dans la forêt classée de Goin-Débé et autrefois contrôlés par le redouté chef d’un groupe de burkinabè du nom de Salam Yaméogo. A partir des années 1970, et particulièrement pendant la crise dès le début des années 2000, différentes populations se sont installées dans cette forêt, théoriquement protégée, pour notamment y faire fructifier cette culture de rente.

 

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C’est à la suite de l’arrestation et de l’incarcération fin 2014 de Salam Yaméogo, que des rivalités ont émergé pour le contrôle de ces terres entre des autochtones wê et des baoulés, originaires du centre du pays. La tension est récemment montée d’un cran. Le 2 octobre, des affrontements ont fait deux morts. Cinq autres personnes ont perdu la vie trois semaines plus tard. Le confit a en outre fait une vingtaine de blessés et de nombreux déplacés.

 

Depuis plusieurs semaines, autorités locales et nationales multiplient les appels au calme et tentent à tout prix d’éviter que les tensions communautaires ne s’enveniment et ne se propagent. Quoi qu’il arrive, estime un journaliste en poste dans la zone, « tant que les forêts classées de la région seront illégalement occupées, les conflits de ce type ne cesseront pas ».

 

Par RFI / Publié le 30-10-2017 / Modifié le 30-10-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20171030-cote-ivoire-conflit-foncier-foret-ouest-pays-inquiete

 

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5 – Le Parlement sud-africain ouvre la voie à l’expropriation sans compensation des terres

 

Le sujet de la redistribution foncière est très sensible depuis la fin de l’apartheid, alors que l’agriculture reste largement aux mains des Blancs. Le Parlement sud-africain a donné le coup d’envoi d’une réforme de la Constitution, mardi 27 février, pour autoriser l’expropriation sans compensation des terres agricoles au profit de la majorité noire, un sujet très sensible qui agite la vie politique du pays. A une très large majorité, les députés ont adopté une motion mettant en place une commission chargée de réviser à cette fin l’article 25 de la loi fondamentale d’Afrique du Sud.

 

Ce texte était défendu par le bouillant chef des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), Julius Malema. « Le temps de la réconciliation est fini. L’heure de la justice a sonné, a lancé M. Malema dans l’hémicycle. Nous ne cherchons pas la vengeance […] nous voulons retrouver notre dignité. »

 

Près d’un quart de siècle après la chute de l’apartheid, la question de la redistribution des terres reste très controversée. Comme le reste de l’économie, l’agriculture reste largement aux mains des Blancs, qui détiennent 73 % des terres contre 85 % à la fin du régime raciste, selon une récente étude. Souvent, la redistribution se solde par un échec. Les nouveaux propriétaires sont contraints de jeter l’éponge, incapables d’assurer la rentabilité de leur exploitation par manque de formation, de moyens ou d’accès aux marchés.

 

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_ « Panser les plaies du passé »

Depuis plusieurs années, M. Malema exhorte régulièrement ses troupes à « s’emparer des terres ». Ces propos lui ont valu autant de poursuites devant les tribunaux pour « incitation à l’effraction ». Il n’a toutefois pour l’heure pas été condamné. Son texte a obtenu mardi le soutien du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), qui détient la majorité absolue au Parlement. Conformément à ce qu’a souhaité le dernier congrès de l’ANC, le nouveau président, Cyril Ramaphosa, a promis une réforme agraire destinée à « panser les plaies du passé et à accélérer la redistribution de la terre aux Sud-Africains noirs ». « Nous gérerons ce problème […] d’une manière qui ne portera pas atteinte à l’économie, a-t-il précisé la semaine dernière. Nous n’autoriserons pas des interventions s’apparentant à du vol […] nous ne ferons pas les erreurs que les autres ont commises. »

 

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), s’est opposé à la réforme, estimant qu’elle « met sérieusement en danger l’économie nationale ». Au Zimbabwe voisin, l’ex-président Robert Mugabe avait lancé dans les années 2000 une réforme agraire fondée sur l’expropriation brutale des fermiers blancs. Elle avait plongé le pays dans une crise économique dont il ne s’est toujours pas relevé.

 

Le Monde.fr avec AFP/ Le 28.02.2018 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/28/le-parlement-sud-africain-ouvre-la-voie-a-l-expropriation-sans-compensation-des-terres_5263536_3212.html

 

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6 – Afrique du Sud : les terres bientôt redistribuées aux Noirs

 

Le Parlement sud-africain a adopté mardi un texte présenté par le parti d’extrême gauche des Combattants de la liberté économique (Economic Freedom Fighters, EFF), qui prévoit des expropriations foncières sans verser d’indemnités aux propriétaires, un sujet très sensible qui agite la vie politique du pays.

 

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Plus de deux décennies après la fin de l’apartheid, le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), entend s’attaquer aux disparités raciales dans la propriété foncière en Afrique du Sud. Selon une étude récente menée par le gouvernement, les Sud-Africains noirs représentent 79% de la population, mais ils ne possèdent directement que 1,2% des terres rurales du pays. Comme le reste de l’économie, l’agriculture reste largement aux mains des Blancs, qui détiennent 73% des terres contre 85% à la fin du régime raciste.

 

28 février 2018/

 

http://www.bbc.com/afrique/region-43220335/

 

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7 – Afrique du Sud : vers l’accélération de la réforme agraire

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, au pouvoir depuis février, s’est engagé mercredi à “accélérer” la réforme agraire destinée à redistribuer des terres de la minorité blanche au profit de la majorité noire afin de “corriger les injustices”. Près d’un quart de siècle après l‘élection de Nelson Mandela marquant la fin du gouvernement de l’apartheid, cette question très sensible ne cesse d’agiter la vie politique sud-africaine. 

 

Il s’agit de l’un des points essentiels du débat sur la compensation des inégalités créées par l’ancien régime, qui avait interdit à la majorité noire de posséder des terres.  “Compte tenu de notre histoire, nous devons travailler rapidement pour accélérer le rythme de la réforme agraire”, a déclaré M. Ramaphosa devant les députés. “Dans le cas contraire, ce problème auquel notre nation est confrontée depuis des centaines d’années va nous exploser entre les mains”.

 

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_ La réforme agraire a pour objectif de corriger les injustices liées à la dépossession de terres

La minorité blanche, qui représente 8% de la population du pays, “possède 72% des fermes”, contre “4% seulement” pour la majorité noire (80% de la population du pays), a-t-il rappelé. La réforme agraire “a pour objectif de corriger les injustices liées à la dépossession de terres, (…) le péché originel”, a encore expliqué le président. Depuis son arrivée au pouvoir en février, M. Ramaphosa est pressé par son parti, le Congrès national africain (ANC), et la troisième force politique du pays, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), de conduire cette réforme.

 

En décembre, l’ANC a adopté une motion pour l’expropriation des terres sans compensation. Le mois dernier, les députés ont décidé à une très large majorité de mettre en place une commission chargée de réviser à cette fin la Constitution. “L’expropriation de terres sans compensation” sera “l’un des mécanismes” utilisés par le gouvernement, a répété mercredi M. Ramaphosa. Le président a toutefois mis en garde contre les saisies illégales de terres, pronées par les EFF. “Nous n’autoriserons pas les invasions de terres”, sinon “c’est l’anarchie”, a-t-il prévenu. Le sujet de la réforme agraire devrait être au coeur de la campagne des élections générales de 2019.  

 

Ramaphosa, ancien syndicaliste et richissime homme d’affaires, se retrouve dans une position délicate: il doit tenter de reconquérir l‘électorat de l’ANC, écoeuré par la corruption pendant l‘ère Jacob Zuma, et en même temps de rassurer les marchés afin de relancer l‘économie. Nombre d’agriculteurs blancs craignent eux que l’Afrique du Sud ne suive la voie du Zimbabwe voisin, où la réforme agraire et la saisie brutale des terres ont plongé le pays dans une crise économique sans précédent.

 

AFP/ 14/03/2018

 

http://fr.africanews.com/2018/03/14/afrique-du-sud-vers-l-acceleration-de-la-reforme-agraire//

 

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8 – Gérer les contraintes du « Black Economic Empowerment »

 

Les initiés prononceront « BEE » (bii, comme pour désigner une abeille). Le Black Economic Empowerment est un concept sud-africain mis en place en 2000, qui trouve sa justification dans les inégalités sociales créées par l’apartheid. On pourrait le résumer à une discrimination positive dans les entreprises en faveur de la population noire.

 

C’est en réalité beaucoup plus que cela : un véritable laboratoire économique de redistribution des richesses, doublé d’une donnée structurelle indispensable pour l’accès au marché sud-africain. En clair, toute entreprise doit remplir des obligations dans cinq domaines. Dans chacun, ses performances seront mesurées (scorecard). Ce score sera déterminant dans les appels d’offres et autres processus d’attribution des marchés.

 

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Prenons l’exemple de la charte de la construction, signée en mars 2006. Toutes les entreprises opérant dans ce secteur ont cinq ans pour réaliser les objectifs suivants : 25 % du capital doit être détenu par des intérêts noirs, dont 10 % par des femmes ; 40 % des sièges au conseil d’administration devront être confiés à des personnes noires ; 30 % à 50 % des cadres devront être noirs ; 70 % des achats devront être réalisés auprès d’entreprises BEE.

 

Pour l’instant, le BEE n’a pas fait ses preuves en termes de redistribution des richesses. Ses détracteurs l’accusent déjà d’être un système qui ne profite qu’à une petite frange de la population, qu’à de rares personnalités qui se retrouvent « gratuitement » au conseil d’administration de dizaines de sociétés. Mais il est trop tôt pour un bilan. Le véritable souci est de trouver suffisamment de personnes noires qualifiées pour « alimenter » le système.

 

29 octobre 2006 / Écrit par Faouzi

 

http://www.jeuneafrique.com/208469/archives-thematique/g-rer-les-contraintes-du-black-economic-empowerment/

 

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Afrique du Sud : l’émancipation économique des Noirs, une belle idée qui reste sur le papier

 

L’Afrique du Sud fête cette semaine le dixième anniversaire de son programme d’émancipation économique des Noirs, le Black Economic Empowerment (BEE). Une politique qui doit inciter les entreprises à favoriser l’embauche des Noirs, métis ou Indiens. Le premier sommet du Black Economic Empowerment s’est achevé hier soir à Johannesburg. Les responsables politiques de l’ANC, le parti au pouvoir, ont mis en évidence un bilan nuancé.

 

Dix ans après, les résultats du Black Economic Empowerment sont mitigés. La fraude est de plus en plus répandue. Certains chefs d’entreprise prétendent par exemple que leur secrétaire ou leur chauffeur noirs sont des cadres dirigeants pour échapper à la loi. Le gouvernement a décidé de punir sévèrement ces pratiques. Les fraudeurs risquent désormais des peines de prison et de très lourdes amendes.

 

 

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_ Peu d’industriels noirs

Le nombre d’industriels noirs dans le pays reste également insuffisant. Aujourd’hui, seules 34 % des usines ont à leur tête un responsable noir. Des résultats qu’a regretté le président Jacob Zuma lors de l’ouverture du sommet. Le gouvernement a annoncé que des mesures seraient prises dès la semaine prochaine afin de favoriser les petites entreprises appartenant entièrement à des Noirs. Elles seront moins lourdement contrôlées. Les grosses sociétés, quant à elles, devront faire plus d’effort pour ne pas être sanctionnées.

 

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_ Révision des lois

Un long processus de révision des lois régissant le BEE a débuté en 2011. Ce sommet devait apporter quelques réponses aux critiques fréquemment formulées contre cette politique.

 

Par RFI/ Publié le 05-10-2013/ Modifié le 05-10-2013

 

http://www.rfi.fr/afrique/20131005-afrique-sud-emancipation-economique-noirs-une-belle-idee-reste-papier

 

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9 – Namibie : le président Geingob s’inspire du « Black Economic Empowerment »

 

Le chef d’Etat namibien a annoncé que son projet de loi sur la promotion d’une autonomisation économique équitable sera prêt d’ici la fin d’année. Malgré les controverses que l’initiative suscite, Hage Geingob estime qu’elle est nécessaire pour corriger certains déséquilibres de l’économie du pays. A terme, il s’agira de parvenir à une répartition plus juste des fruits de la croissance en promouvant la participation des namibiens notamment les noirs à la création des richesses. Une approche qui s’inspire de la même politique mise en œuvre en Afrique du Sud, pays avec lequel la Namibie partage quelques similitudes socioéconomiques.

 

Le président namibien ne cède et compte aller jusqu’au bout de l’adoption du nouveau d’autonomisation économique équitable, le « National Equitable Economic Empowerment Framework »(NEEF). Selon Hage Geingob, le projet de loi y afférent serait même prêt d’ici la fin de l’année. Le texte est actuellement en discussion au niveau du gouvernement avant son dépôt au Parlement.

 

C’est ce qu’a fait savoir le chef de l’Etat qui a réuni cette semaine, son cabinet en séminaire gouvernemental sur le projet de loi destiné à favoriser une meilleure répartition des richesses entre les Namibiens et particulièrement les noirs.  «Nous allons nous attaquer aux obstacles structurels sous-jacents qui rendent difficile, voire impossible, la participation effective des Namibiens à l’économie » a expliqué le chef d’Etat namibien dans le discours qu’il a adressé à l’ouverture du séminaire de consultations sur les projets de loi.

 

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« Le gouvernement a la double responsabilité de prendre soin des plus démunis et de créer un environnement où ceux qui ont les capacités peuvent prospérer plutôt que des individus. La répartition de la richesse par le bas est plus durable que la distribution de la richesse vers le haut. C’est le type de modèle que nous aimerions promouvoir en Namibie ».

 

Selon le président Hage Geingob, cette initiative vient en complément des efforts consentis par le gouvernement pour améliorer les conditions de vies des citoyens notamment les couches les plus défavorisées. Au cours de l’exercice en cours, c’est un montant de 6,7 milliards de dollars namibiens qui a été par exemple alloué par l’administration à la mis en œuvre de divers filets de sécurité sociale a fait savoir le chef de l’Etat que s’est dit «fiers que nous soyons en mesure de répondre aux doléances de la plupart de nos citoyens vulnérables, grâce à des subventions sociales ». 

 

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Cependant, a-t-il ajouté, « nous ne pouvons pas construire une nation prospère autour de ce modèle » estimant que la NEEEF vise justement à apporter une réponse durable à ces distorsions socioéconomiques du modèle de développement du pays qui ne font qu’aggraver les inégalités.

 

La NEEF est constituée d’un ensemble de lois qui définit six domaines stratégiques de l’économie du pays par lesquelles le gouvernement entend agir pour accroitre la participation des Namibiens notamment les noirs dans les sociétés privées. La liste comprend notamment le développement des compétences et surtout, l’une des meures phares, l’octroi d’un financement aux défavorisées afin de leur permettre de prendre des participations dans des entreprises. A cette fin, les entreprises étrangères seront par exemple obligées de céder au moins 25% de leur capital à des noirs.

 

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_ Modèle sud-africain

La « National Equitable Economic Empowerment Framework »du président Geingob s’inspire largement de la «Black Economic Empowerment», une politique mise en œuvre en Afrique du Sud à la fin de l’apartheid. Les pays semblent partager ce lourd héritage de la colonisation avec une domination de la minorité blanche qui ne représente que 6% de la population en Namibie, mais qui contrôle l’essentiel des grandes entreprises et donc de l’économie du pays.

 

« L’inégalité des revenus est aggravée par notre histoire politique assez singulière, y compris les questions brûlantes des terres. C’est une réalité malheureuse et une expérience quotidienne : les Namibiens noirs continuent de supporter le plus gros de cette période sombre de notre histoire. C’est pourquoi nous intensifierons les interventions correctives pendant la période restante du plan de prospérité Harambee. Plus tard cette année, nous convoquerons la deuxième conférence sur la terre. La conférence visera à traiter des inefficacités et des défis liés à la redistribution des terres ». Hage Geingob

 

 Dans son allocution le chef d’Etat namibien a d’ailleurs expliqué que cette nouvelle stratégie constitue une intervention nécessaire pour lutter contre l’inégalité structurelle « dont les disparités de revenus et le manque de participation de la majorité noire dans l’économie restent un héritage flagrant de notre passé ». Hage Geingob a profité de l’occasion pour conseiller aux entreprises de ne pas attendre que le projet de loi devienne une loi, mais d’être plutôt «proactif et de commencer à structurer et à mettre en œuvre des mesures d’autonomisation avec leurs employés».

 

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Si les explications du président ne manquent pas de pertinence, la Namibie étant considérée comme un des pays les plus inégalitaires du continent, son initiative n’a pas soulevé des inquiétudes et même des réticences. C’est le cas de la Chambre du commerce namibienne ainsi que de plusieurs opérateurs économiques qui s’inquiètent des conséquences que les nouvelles dispositions risqueront d’engendrer sur l’activité économique déjà mal en point. Au sein de certaines parties de l’opposition et de l’opinion, on s’inquiète du risque de voir des personnalités proches du régime bénéficier des nouvelles facilités qui seront offertes, ce qui ne fera que faire émerger une nouvelle classe de riches dans le pays.

 

Des accusations que rejette en bloc le président Geingob pour qui il ne s’agit pour l’heure que des consultations avant l’adoption des textes définitifs, ce qui laisse la porte à toutes les propositions. Il a mis d’ailleurs au défi les détracteurs de son projet à proposer mieux s’ils en sont capables maintenant par ailleurs la légalité de son approche.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma/ 02/03/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2018-03-02/namibie-le-president-geingob-s-inspire-du-black-economic-empowerment-770459.html

 

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10 – Les 5 pays africains qui cèdent le plus leurs terres aux investisseurs étrangers, selon Thinking Africa

Thinking Africa a publié un classement des pays africains en fonction de la superficie de leurs terres arables cédées aux investisseurs étrangers depuis l’an 2000, par location ou par vente. Le think thank, composé de jeunes chercheurs, d’universitaires et d’experts, s’est servi, à cette fin, d’études nationales ainsi que de rapports d’institutions telles que l’Union africaine, l’ONU et la Banque mondiale.

 

Avec plus de 3,7 millions d’hectares de terres agricoles cédées, Madagascar arrive en tête du classement. Suivent l’Ethiopie avec 3,2 millions d’hectares, la République démocratique du Congo avec 2,8 millions d’hectares, la Tanzanie avec 2 millions d’hectares, et le Soudan avec 1,6 million d’hectares de terres cédées à des investisseurs étrangers. Si certains analystes y voient un véritable accaparement « honteux » de terres agricoles qui pourraient être mises en valeur par d’autres moyens, d’autres estiment qu’il s’agit en réalité d’une opportunité de mettre les capitaux étrangers au service du développement des pays africains par une meilleure productivité agricole.

 

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Ainsi, contrairement au géographe et chercheur à l’Université de Lomé, Edoh Komlan Théodore, qui déplore auprès d’Anadolu Agency« un choix cornélien, une mainmise de l’étranger sur une partie du patrimoine qui constitue indubitablement une aliénation, une perte de souveraineté », l’Administrateur principal du Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest (CSAO), Jean Zoundi Sibiri, préfère jouer la carte de l’optimisme.« Il faut se garder de diaboliser le phénomène et bien faire le distinguo entre des porteurs de projets venus uniquement en Afrique produire pour l’exportation et faire du profit, et les pays africains qui ont mis au point des politiques agricoles à même de répondre à leurs demandes locales », a-t-il confié au site d’information Slate Afrique.

 

L’étude de Thinking Africa relève que la cession des terres arables a rapporté à l’Afrique en un quart de siècle près de 100 milliards de dollars. Quant aux investisseurs les plus actifs sur le marché du foncier agricole africain, ils sont essentiellement chinois (4,5 millions d’hectares), américains (3,2 millions d’hectares), britanniques (2,5 millions d’hectares), malaisiens (2,5 millions d’hectares), sud-coréens (2,3 millions), et saoudiens (2,1 millions).

 

Souha Touré/ Lundi, 29 août 2016/ (Agence Ecofin)

 

https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/2908-40433-les-5-pays-africains-qui-cedent-le-plus-leurs-terres-aux-investisseurs-etrangers-selon-thinking-africa

 

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11 – ÉCONOMIE/ Le président de la BAD demande un impôt sur des terres agricoles en Afrique

 

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, demande la mise en place d’un impôt sur les terres agricoles non exploitées ou sous-exploitées, afin d’inciter à une commercialisation plus rapide des produits agricoles et de libérer tout le potentiel agricole en Afrique. S’exprimant lors d’une session intitulée « parier sur l’Afrique pour nourrir la planète », organisée lundi à l’université de l’Etat de l’Iowa, Akinwumi Adesina a expliqué pourquoi, plus que jamais, le monde devait aider l’Afrique à moderniser rapidement son agriculture et à libérer tout son potentiel.

 

« L’Afrique possède 65% des terres arables non exploitées de la planète. C’est donc l’agriculture africaine qui déterminera l’avenir de l’alimentation dans le monde », a précisé M. Adesina, lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation. Il a également souligné l’ampleur des défis posés par la sécurité alimentaire en Afrique où près de 300 millions de personnes sont sous-alimentées. « Il s’agit aussi, a argumenté M. Adesina, de la seule région du monde où la part de la population confrontée à l’insécurité alimentaire a progressé ».

 

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Akinwumi Adesina a vigoureusement dénoncé la situation actuelle où l’Afrique dépense chaque année 35 milliards de dollars dans l’importation de produits alimentaires, la jugeant inacceptable. Selon ces estimations, si la tendance actuelle se poursuit, l’Afrique devrait dépenser d’ici à 2030 près de 110 milliards de dollars dans l’importation de produits alimentaires. « Il n’y a donc absolument aucune raison », a-t-il regretté, pour que l’Afrique soit une région importatrice de produits alimentaires.

 

bsp/kp/ Publié le jeudi 19 octobre 2017/ AIP/ Abidjan

 

https://news.abidjan.net/h/624368.html/

 

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12 – L’Ethiopie exige la restitution des biens ravis par les Britanniques en 1868.

 

L’Ethiopie tente depuis des années d’obtenir la restitution des biens emportés par les Britanniques il y a plus de 150 ans. Le musée dans lequel ils sont exposés offre la possibilité d’un emprunt de ces reliques à Addis Abeba. Une option, que le gouvernement éthiopien refuse. Les détails, Anne-Marie Dias Borges…

 

10 avril 2018/

 

http://www.bbc.com/afrique/43718634

 

 

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