ISRAEL/ PAYS ARABES MODERES/ USA : Processus de paix en cours

13 septembre 2020 | AUTEUR/MISE EN COHERENCE: | A LA UNE, ACTUALITES / MONDE, INFORMATIONS GENERALES, POUR LA PAIX, RECOMMANDE | Aucun commentaire   //   vue(s) 155 fois

 

« Israël et les Emirats arabes unis ont signé jeudi 13 août un accord historique. Les relations entre les deux pays seront normalisées et le projet d’annexion israélienne de la Cisjordanie pour le moment ajourné. S’il ne s’agit pas à proprement parler d’un traité de paix, cet accord est le troisième rapprochement entre Israël et un pays arabe, après la Jordanie en 1994 et surtout l’Egypte, en 1979, après les fameux accords de Camp David de 1978. »

 

After UAE and Bahrain, will other Gulf states start to get closer to Israel?

 

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Israël et les Emirats arabes unis signent un accord de paix pour normaliser leurs relations | Arabnews fr

 

1 – Israël et les Émirats arabes unis signent un accord de paix

 

Les faits 

Dans une déclaration surprise sur Twitter, le président américain Donald Trump a annoncé la signature d’un accord normalisant les relations entre Israël et les Émirats arabes unis. Cette annonce a été ressentie comme un électrochoc dans tout le Moyen-Orient. Ce jeudi 13 août est une « journée historique » (« Yom histori »), a réagi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, en commentant l’annonce surprise par le président américain Donald Trump d’une normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël.

 

L’accord est une « percée spectaculaire », a lui-même commenté Donald Trump, qualifiant cette normalisation d’« accord de paix historique entre nos deux grands amis »« Les États-Unis espèrent que ce pas audacieux sera le premier d’une série d’accords clôturant 72 années d’hostilités dans la région », a poursuivi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

 

Accord «historique» de normalisation entre les Emirats et Israël

 

_ Changement de stratégie d’Israël

Ces dernières années, Israël a développé une coopération officieuse avec les Émirats arabes unis (EAU) et d’autres pays de la région comme le Bahreïn et l’Arabie saoudite, avec lesquels il cherchait à normaliser ses relations. Par le passé, cette normalisation était intimement liée au processus de paix avec les Palestiniens, qui devait servir de pont aux relations avec le monde arabe et plus largement musulman. Mais pour Benyamin Netanyahou, la réflexion est inverse : c’est plutôt la normalisation avec les pays arabes qui poussera les Palestiniens à un accord de paix avec Israël. « La gauche israélienne et mondiale a toujours dit qu’on ne peut pas faire d’accord de paix avec les pays arabes sans la paix avec les Palestiniens (…) Pour la première fois dans l’histoire, Benyamin Netanyahou a brisé ce paradigme », a réagi son parti, le Likoud.

 

Colonisation israélienne : la Cour suprême accusée de complicité | Middle East Eye édition française

 

_ Vers la fin de la colonisation israélienne ?

Le prince héritier d’Abou Dhabi – un des sept émirats membres des EAU -, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, a affirmé de son côté que cet accord de normalisation comportait l’arrêt de l’annexion israélienne de nouveaux « territoires palestiniens »Cet accord représenterait en outre une « étape audacieuse » qui permettra de parvenir à « une solution à deux États » pour le peuple palestinien, a ajouté le ministre émirien aux affaires étrangères, Anwar Gargash. Israël et les Emirats arabes unis devraient ouvrir des ambassades dans « pas longtemps », a-t-il ajouté.

 

Hamas: "les Émirats arabes unis soutiennent la normalisation avec Israël” - Emirates Fuites

 

_ Une « étape » vers la paix

En juillet, le gouvernement israélien avait commencé à étudier la marche à suivre pour mettre en œuvre l’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie occupée, même si une partie de la classe politique craignait qu’une annexion unilatérale, sans pourparlers préalables avec les Palestiniens, ne mène à plus de violence.

 

L’annonce de la normalisation avec les Émirats arabes unis permet « d’éviter » une « annexion unilatérale », a commenté sur Twitter le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi, membre du parti centriste Bleu Blanc. Côté arabe, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré avoir « suivi avec attention le communiqué conjoint des États-Unis, de l’État frère des Émirats arabes unis et d’Israël sur l’arrêt de l’annexion des territoires palestiniens par Israël ». Il a salué « une étape » vers la « réalisation de la paix au Moyen-Orient ».

 

Israël-Emirats : un accord pas sans accrocs - Libération

 

_ Le Hamas rejette l’accord

Cet accord ne met toutefois pas tout le monde d’accord. Il constitue un « chèque en blanc » pour la poursuite de « l’occupation », a dénoncé le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza. « Cet accord est rejeté et condamné. Il ne sert pas la cause palestinienne mais est considéré comme une continuation du déni des droits du peuple palestinien », a estimé Hazem Qasem, le porte-parole du Hamas, qui a livré trois guerres à Israël par le passé et qui a encore échangé des tirs avec l’État hébreu au cours de la dernière semaine.

 

Source : www.la-croix.com/ La Croix (avec AFP)/ 13/08/2020/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Israel-Emirats-arabes-unis-signent-accord-paix-2020-08-13-1201109050/

 

Normalisation avec Israël : le pari risqué des monarchies du Golfe

 

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Trump annonce un accord de normalisation entre Bahreïn et Israël - Algerie360

 

2 – La normalisation avec Bahreïn, victoire pour Trump et Israël

 

Bahreïn est devenu vendredi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël, un triomphe pour l’Etat hébreu et le président américain Donald Trump, qui brigue un second mandat en novembre. C’est un accord rêvé pour les conservateurs israéliens et américains qui ont toujours cherché à obtenir des pays arabes qu’ils reconnaissent Israël sans qu’un Etat soit créé pour les Palestiniens, lesquels ont immédiatement dénoncé Manama. Cette annonce, quelques semaines à peine après la décision des Emirats arabes unis de reconnaître l’Etat hébreu, intervient dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran, ennemi juré des monarchies du Golfe, d’Israël et de l’administration de Donald Trump. L’impact de cette décision diffère selon les parties concernées.

 

Capital of Bahrain - Manama | Manama bahrain, Manama, Asia travel

 

– Assurance pour Bahreïn –

La petite île du Golfe, où la dynastie sunnite au pouvoir accuse régulièrement l’Iran de fomenter des troubles dans sa population largement chiite, abrite une importante base navale américaine, siège de la 5e Flotte de l’US Navy. Donald Trump a rompu avec la politique de son prédécesseur Barack Obama en vendant des armes à Bahreïn malgré les accusations de violations des droits humains dans le pays, et a encouragé le royaume à renforcer ses liens officieux avec Israël. C’est d’ailleurs de Manama que son gendre et conseiller, Jared Kushner, a lancé son plan de paix au Proche-Orient l’an dernier. Pour Will Wechsler, de l’Atlantic Council, les monarchies du Golfe redoutent le désengagement américain de la région, qu’elles considèrent comme «extrêmement inquiétant».

 

Les centres historiques du pouvoir arabe comme Le Caire, Damas ou Bagdad étant confrontés à des crises internes, les pays du Golfe s’inquiètent de la montée en puissance d’acteurs non-arabes comme l’Iran, la Turquie et la Russie. «Ce que vous voyez aujourd’hui, c’est l’émergence d’une nouvelle coalition pour contrer ces acteurs», explique M. Wechsler. Israël et les monarchies du Golfe «ne sont pas des alliés naturels», ajoute-t-il. «Il y a des différences culturelles mais elles sont en train d’être surmontées parce qu’ils partagent cette analyse géopolitiques et des opportunités de coopération dans d’autres domaines», notamment économique.

 

Bahrain-Israel Peace Deal a Win-win For Both Trump And Israel in a Changing Region - WORLD NEWS TODAY 24x7

 

– Victoire pour Israël –

C’est aussi une réussite pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui est attendu la semaine prochaine à la Maison Blanche pour signer deux accords d’un coup, avec les Emirats arabes Unis et avec Bahreïn. Ils sont les troisième et quatrième pays arabes à établir des liens diplomatiques avec l’Etat hébreu, plus de 20 ans après la Jordanie (1994) et l’Egypte (1979). La principale concession de l’Etat hébreu a été de renoncer à un projet d’annexion de la plus grande partie de la Cisjordanie, mais Israël n’a fait aucune avancée sur la création d’un Etat palestinien, que les Emirats et Bahreïn disent toujours considérer comme leur objectif.

 

Selon Will Wechsler, l’annexion prévue aurait de toutes façons été «une catastrophe stratégique majeure» pour Israël et la reconnaissance des pays arabes permet à l’Etat hébreu «d’éviter de se tirer une balle dans le pied», notamment dans l’hypothèse où Joe Biden, qui y était opposé, remporterait la présidentielle américaine. L’Autorité palestinienne a qualifié la décision de Bahreïn de «coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien».

 

Trump announces Bahrain, Israel peace deal - World - The Jakarta Post

 

– Nouveau succès pour Trump-

Le Président américain, à qui Israël et Bahreïn ont laissé l’honneur d’annoncer leur accord, s’est félicité de ce succès, quelques jours à peine après s’être réjoui d’avoir reçu une nomination pour le prix Nobel de la Paix, grâce à l’accord avec les Emirats. En outre, l’annonce intervient au moment même où le gouvernement afghan entame des négociations de paix historiques avec les talibans, un autre progrès vers un objectif clé de M. Trump, qui a promis de mettre un terme aux «guerres sans fin».

 

Brian Katulis, du groupe de réflexion progressiste Center for American Progres, salue l’accord avec Bahreïn mais doute que M. Trump y ait joué un grand rôle. «L’accord est largement le résultat d’un basculement d’intérêts et d’alliances qui a commencé il y a plusieurs années», souligne-t-il. «Il est peu probable que cet accord, combiné à celui entre les Emirats et Israël, modifie fondamentalement l’instabilité globale au Proche-Orient».

 

Source : www.la-croix.com/ afp/ 12/09/2020/ Modifié le 12/09/2020

 

https://www.la-croix.com/normalisation-Bahrein-victoire-Trump-Israel-2020-09-11-1301113562/

 

Gulf states fall into line with Jared Kushner's peace plan for Israel | World | The Times

 

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Trump's peace plan: A blueprint for more Middle East conflict? - The Debate

 

3 – Plan de paix américain de janvier 2020 pour le conflit israélo-palestinien

 

Carte conceptuelle de la Palestine et d’Israël selon le plan de paix de Donald Trump. Benyamin Netanyahou accepte le plan, tandis que Mahmoud Abbas refuse toutes négociations en ces termes.

 

Le plan de paix américain de janvier 2020 pour le conflit israélo-palestinien, parfois appelé le plan Trump, est un ensemble de propositions d’ordres politique et économique présenté le 28 janvier 2020 par le président des États-Unis Donald Trump comme le chemin de la paix entre Israéliens et Palestiniens et une base de négociations dans le processus de paix. Le plan propose un effort international de cinquante milliards de dollars pour permettre le développement et l’établissement définitif de l’État palestinien, quand les Israéliens conserveraient Jérusalem comme capitale indivisible, les Palestiniens établissant la leur sur une fraction de Jérusalem-Est.

 

Trump's Middle East Peace Plan Will Make Israel's Occupation Permanent

 

Les Israéliens garderaient les colonies israéliennes de Cisjordanie mais le territoire palestinien resterait équivalent en termes de superficie à celui de la Cisjordanie et de la bande de Gaza d’avant la guerre des Six jours, par des ajouts de territoires du Désert du Négev à des fins économiques et résidentielles. Le président palestinien Mahmoud Abbas fait rapidement savoir qu’il rejette ce plan catégoriquement comme base de négociations et menace de rompre ses relations avec les États-Unis et Israël, et de dénoncer les accords d’Oslo.

 

Source ://fr.wikipedia.org/ Septembre 2020

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_paix_am%C3%A9ricain_de_janvier_2020_pour_le_conflit_isra%C3%A9lo-palestinien/

 

Don't reject new Trump peace plan, Palestine's Abbas urged|Arab News Japan

 

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Landmark' peace agreement between Israel, UAE – The Australian Jewish News

 

4 – Accord historique entre Israël et les Émirats arabes unis

 

Les deux pays ont annoncé la normalisation de leurs relations sous le patronage de Donald Trump. Les dirigeants palestiniens dénoncent une trahison. Donald Trump annonce la signature d’un accord de paix entre les Émirats arabes unis et Israël. Face à cet accord «historique», les dirigeants palestiniens dénoncent quant à eux une trahison.

 

Après l’Égyptien Anouar el-Sadate en 1979 et le roi Hussein de Jordanie en 1994, le prince hériter des Émirats arabes unis est le troisième dirigeant de la région à approuver la « pleine normalisation » des relations entre son pays et l’État d’Israël. Cette décision historique a été annoncée jeudi, sous la forme d’un communiqué à en-tête de la Maison-Blanche, par le président Donald Trump, le premier ministre Benyamin Nétanyahou et le cheikh Mohammed Ben Zayed.

 

Israeli Airliner Completes First Direct Flight to Arab Emirates - The New York Times

 

Des délégations des deux pays se rencontreront « dans les prochaines semaines » afin de préparer l’ouverture d’ambassades et de signer des accords bilatéraux dans divers domaines dont le tourisme, le transport aérien, la sécurité, l’énergie ou l’environnement. Le gouvernement israélien, qui allège ainsi son isolement diplomatique dans la région, a accepté en contrepartie de « reporter » son projet d’annexer une partie des colonies juives de Cisjordanie.

 

Cet accord, qualifié par Abu Dhabi de « victoire » et par Benyamin Nétanyahou d’« historique pour l’État d’Israël », marque, selon le secrétaire d’État Mike Pompeo, « un pas significatif pour la paix au Moyen-Orient ». Il s’agit incontestablement d’un succès pour le président américain, dont les différentes initiatives sur le dossier israélo-palestinien n’avaient jusqu’à présent guère livré de fruits.

 

Israel and UAE Reach Peace Agreement

 

_ Un saut dans l’inconnu

Le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, la mise sous pression des Palestiniens, le quasi-blanc-seing donné à la colonisation israélienne puis la présentation d’une « Vision pour la paix » largement perçue comme biaisée en faveur de l’État hébreu n’avaient abouti qu’à braquer l’Autorité présidée par Mahmoud Abbas. Et les multiples « cadeaux » concédés à Benyamin Nétanyahou semblaient plutôt compliquer la tâche de pays qui, à l’image de l’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis, rêvaient d’une normalisation sans pour autant vouloir donner le sentiment de sacrifier les Palestiniens.

 

After UAE and Bahrain, will other Gulf states start to get closer to Israel?

 

L’annonce d’un tel accord entre Israël et Abu Dhabi résonne avant tout comme un symbole éclatant. Les pays arabes, entrés en guerre en 1948 pour tenter de tuer dans l’œuf l’État hébreu, ont par la suite refusé de reconnaître son existence – si bien qu’un grand nombre de ces États s’oppose aujourd’hui encore au survol de leur territoire par la compagnie El Al. Ce front du rejet se fissura certes en 1979, lorsque l’Égypte accepta de faire la paix en échange de la restitution de la péninsule du Sinaï conquise en juin 1967 par l’armée israélienne.

 

Ou encore en 1994, lorsque la signature des accords d’Oslo créa les conditions pour que le roi de Jordanie normalise à son tour les relations avec son voisin. Mais la plupart des autres capitales arabes continuaient, jusqu’à l’élection de Donald Trump, à exiger la restitution des territoires conquis durant la guerre des Six-Jours (Jérusalem, Cisjordanie et bande de Gaza) avant d’envisager une réconciliation officielle.

 

Accord Israël-Émirats arabes unis : « Le Proche-Orient change radicalement » - Le Point

 

À l’abri des regards, plusieurs monarchies du Golfe ont certes développé depuis une vingtaine d’années une intense coopération avec Israël – notamment dans le domaine sécuritaire. Soudés par l’inquiétude que leur inspire la montée en puissance de l’Iran, les dirigeants de ces pays en sont venus à considérer qu’ils avaient davantage de zones de convergences que de sujets de discorde. Mais ils hésitaient à officialiser ce rapprochement de crainte que leurs opinions publiques n’en prennent ombrage.

 

L’annonce d’un accord entre Israël et Abu Dhabi constitue à cet égard un saut dans l’inconnu. Mais les organisateurs de cette noce inattendue en ont soigné la mise en scène pour éviter qu’elle ne tourne mal. « Lors d’un appel entre le président Trump et le premier ministre Nétanyahou, un accord a été trouvé pour mettre fin à toute annexion supplémentaire de territoires palestiniens », a annoncé le cheikh Mohammed Ben Zayed al-Nahyan sur son compte Twitter, donnant ainsi le sentiment d’avoir arraché une concession au bénéfice des Palestiniens.

 

Tel Aviv - Dubai coming? Israel - UAE reach peace agreement; we explore opportunities

 

Une déclaration aussitôt nuancée par Benyamin Nétanyahou, lequel a évoqué un simple report du projet. « J’ai apporté la paix, je réaliserai l’annexion », a-t-il soutenu lors d’une allocution télévisée. Jeudi soir, Mahmoud Abbas a convoqué une réunion d’urgence de la direction palestinienne, à l’issue de laquelle l’Autorité a dénoncé une « trahison »de Jérusalem et appelé à une réunion de la Ligue arabe. La normalisation ne « sert pas la cause palestinienne » et constitue un «chèque en blanc» pour la poursuite de « l’occupation », se sont indignés les islamistes du Hamas. L’Iran, par la voix de l’agence Tasnim, a dénoncé un accord « honteux ».

 

Netanyahu thanks Egypt, Oman, Bahrain for their 'support' of UAE deal | The Times of Israel

 

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a pour sa part salué « une étape vers la réalisation de la paix au Proche-Orient », étape que le Bahreïn, par le biais de son agence de presse, a qualifié d’« historique ». Donald Trump, s’exprimant depuis le Bureau ovale, a laissé entendre que d’autres pays arabes pourraient suivre bientôt l’exemple tracé par le cheikh Ben Zayed.

 

Source : www.lefigaro.fr/ Par Cyrille Louis/ Publié le 13 août 2020/ Mis à jour le 14 août 2020

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/trump-annonce-un-accord-de-paix-historique-entre-israel-et-les-emirats-arabes-unis-20200813/

 

Palestinians living in the UAE uncertain over peace deal with Israel - The Jerusalem Post

 

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Explained | Trump's Israel-Palestine peace plan - The Hindu

 

5 – Le plan de paix de Trump satisfait Israël, mais provoque la colère des Palestiniens

 

Les Américains proposent que Jérusalem soit la capitale d’Israël seulement et que l’Etat hébreu annexe ses colonies, y compris dans la vallée du Jourdain. Donald Trump a présenté mardi son plan pour tenter de résoudre le conflit entre Israël et les territoires palestiniens. L’initiative du président américain a satisfait Israël, a été rejetée par les Palestiniens et suscité des réactions retenues ailleurs. Donald Trump a vanté un projet « gagnant-gagnant » et une solution réaliste à « deux Etats ». Son « ami » Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, était tout sourire à ses côtés.

 

Trump's peace plan: A blueprint for more Middle East conflict? - The Debate

 

Nombreuses concessions à l’Etat hébreu. Parmi les nombreux points sensibles de ce plan figure la reconnaissance de l’annexion par Israël à son territoire des colonies qu’il a implantées en Cisjordanie occupée, en particulier dans la vallée du Jourdain. L’ambassadeur des Etats-Unis, David Friedman, a affirmé que l’Etat hébreu peut annexer ses colonies « sans attendre ». Un futur Etat palestinien sur ces tracés serait nettement en-deçà de ce à quoi aspirent les Palestiniens, à savoir la totalité des Territoires occupés depuis 1967 par Israël.

 

Le projet américain demande aussi « le rejet clair du terrorisme » de la part des Palestiniens. Il prévoit un tunnel entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. L’Etat palestinien serait également « démilitarisé ». Jérusalem restera « la capitale indivisible d’Israël », a déclaré Trump, proposant de créer une capitale de l’Etat palestinien cantonnée dans des faubourgs de Jérusalem-Est.

 

Israel's annexation of the West Bank will be yet another tragedy for Palestinians | Ian Black | Opinion | The Guardian

 

Satisfaction israélienne, rejet palestinien. Si le Premier ministre israélien a salué « une journée historique », le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui a refusé ces derniers mois les offres américaines de dialogue, a affirmé que le plan ne passerait pas. « Il est impossible pour n’importe quel enfant, arabe ou palestinien, d’accepter de ne pas avoir Jérusalem » comme capitale d’un Etat palestinien, a-t-il lancé. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d’habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, a aussi rejeté la proposition américaine.

 

13 morts en Cisjordanie. Après l’annonce de ce plan, au moins 13 Palestiniens ont été blessés mardi soir dans des heurts avec les forces israéliennes en Cisjordanie occupée, selon le Croissant-Rouge palestinien.

 

Saudi Arabia, Egypt, Qatar, UAE welcome Trump peace plan - The Jerusalem Post

 

Le monde arabe n’enterre pas le projet, mais est divisé. Les Emirats arabes unis ont vu dans ce texte « un important point de départ » pour un retour à la table des négociations. Leur ambassadeur à Washington, la capitale américaine, était, avec ses homologues d’Oman et de Bahreïn, un des représentants de pays arabes à la Maison Blanche, le siège de la présidence des Etats-Unis, où l’absence des Palestiniens était criante. L’Arabie saoudite a, de son côté, dit « apprécier » les efforts de Donald Trump, tandis que l’Egypte a appelé Israéliens et Palestiniens à un examen « attentif » et « approfondi » du plan. Peu après l’allocution présidentielle, l’ONU (Organisation des Nations unies) a souligné qu’elle s’en tenait aux frontières définies en 1967.

 

Turkey will defend its rights in East Mediterranean, Aegean, Black seas: Erdogan - World - DAWN.COM

 

La Turquie a exprimé des critiques bien plus vives. Le président Recep Tayyip Erdogan a qualifié mercredi d’«absolument inacceptable» le projet. «Jérusalem est sacrée pour les musulmans. Le plan visant à donner Jérusalem à Israël est absolument inacceptable. C’est un plan visant à légitimer l’occupation israélienne», a-t-il déclaré. «Ce plan vise à imposer aux Palestiniens un nouveau fait accompli. Même si certains pays arabes leur tournent le dos, nous continuerons de saisir les institutions internationales pour défendre le droit des Palestiniens et de Jérusalem», a-t-il ajouté.

 

La France veut une solution avec deux Etats. Paris « exprime sa conviction que la solution des deux Etats, en conformité avec le droit international et les paramètres internationalement agréés, est nécessaire à l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La France « continuera d’agir en ce sens en lien avec les Etats-Unis, ses partenaires européens et tous ceux qui peuvent contribuer à la réalisation de cet objectif ».

 

Israel annexation: New border plans leave Palestinians in despair - BBC News

 

« Vous avez perdu ». Pour Robert Malley, ancien conseiller de Barack Obama (président des Etats-Unis de janvier 2009 à janvier 2017) et président de l’organisation non gouvernementale International Crisis Group, le message adressé aux Palestiniens est clair et sans nuances : « Vous avez perdu, il va falloir vous y habituer ». « Ce plan de paix est comme tant d’autres aventures trumpiennes : il propose une solution à un problème que nous n’avions pas et, ce faisant, rend le problème initial beaucoup plus complexe », a de son côté estimé Aaron David Miller du cercle de réflexion Carnegie Endowment for International Peace.

 

Source : www.leparisien.fr/ Par Le Parisien avec AFP/ Le 29 janvier 2020/ Modifié le 29 janvier 2020/

 

https://www.leparisien.fr/international/proche-orient-le-plan-de-paix-de-donald-trump-satisfait-israel-mais-provoque-la-colere-des-palestiniens-29-01-2020-8247156.php/

 

For Palestinians, Trump's Peace Plan Is a Nightmare

 

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Proche-orient. Septembre 1978, les accords de Camp David | L'Humanité

 

6 – Année 1979, Israël et l’Egypte font la paix après les accords de Camp David

 

Israël et les Emirats arabes unis ont signé jeudi 13 août un accord historique. Les relations entre les deux pays seront normalisées et le projet d’annexion israélienne de la Cisjordanie pour le moment ajourné. S’il ne s’agit pas à proprement parler d’un traité de paix, cet accord est le troisième rapprochement entre Israël et un pays arabe, après la Jordanie en 1994 et surtout l’Egypte, en 1979, après les fameux accords de Camp David de 1978.

 

Donald Trump est le premier à avoir annoncé via Twitter l’accord obtenu ce jeudi 13 août sous le patronage de son administration entre Israël et les Emirats arabes unis. Il prévoit une normalisation des relations diplomatiques, une ouverture de lignes aériennes, le développement de liens économiques, ainsi que l’abandon par Israël de son plan d’annexer une partie de la Cisjordanie occupée depuis 1967. Sur ce dernier point, l’interprétation de l’accord diverge entre les deux parties. Pour les Emirats, l’abandon de cette politique doit être définitif, tandis que du côté israélien, M. Nétanyahou parle plutôt de « suspension » du projet, faute de soutien américain suffisant pour le moment. 

 

Il y a 40 ans, les accords de Camp David

 

L’accord est assez important pour qu’il soit salué par toutes les chancelleries occidentales et qu’il soit perçu comme un véritable tournant dans la politique traditionnelle arabe de la région. Le Monde nous rappelle en effet qu’il contrevient pour la première fois à la doctrine saoudienne du « plan Abdallah » qui soumet en 2002 la normalisation des relations entres Arabes et Israël à la création préalable d’un état palestinien viable et souverain, avec Jérusalem-Est pour capitale. 

 

C’est en 1978 qu’Israël signait pour la première fois un rapprochement avec un pays arabe. Il s’agissait même d’une esquisse de paix véritable, puisque Israël et l’Egypte s’étaient fait la guerre à quatre reprises. C’est ainsi que le 17 septembre 1978, le président égyptien Anouar el-Sadate et le premier ministre israélien Menahem Begines signaient les accords dits de « Camp David » à la Maison Blanche, sous la médiation du président américain Jimmy Carter. 

 

Camp David Accords | Summary, History, & Facts | Britannica

 

1978 – Les accords de Camp David

Quelques mois plus tard, un second accord prend la forme d’un véritable traité de paix entre Israël et l’Egypte. Signé le 26 mars 1979, il prévoit l’évacuation du Sinaï par l’armée israélienne. C’est l’aboutissement d’un processus de paix engagé dès 1977 par le déplacement historique de M. Sadate à Jérusalem. 

 

Source : www.ina.fr/ Rédaction Ina le 14/08/2020/ Dernière mise à jour le 14/08/2020/

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/1979-israel-et-l-egypte-font-la-paix-apres-les-accords-de-camp-david/

 

EGYPTE ET ISRAEL SIGNENT LES ACCORDS DE CAMP DAVID (1978) - LOLOSCAR

 

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After UAE and Bahrain, will other Gulf states start to get closer to Israel?

 

 

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