CHOMAGE : ampleur du problème, solutions, perspectives

 

« France/ Réforme de l’assurance chômage : Emmanuel Macron compte réformer l’assurance chômage afin de mieux indemniser les salariés démissionnaires et les indépendants. L’Assemblée nationale a voté le texte le mardi 19 juin. Depuis son accession à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a pas caché sa volonté de transformer en profondeur le modèle social français. Une première pierre a été posée le 22 septembre 2017 avec la signature des ordonnances visant à réformer le Code du travail. Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Il s’apprête désormais à réformer la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage. »

 

Résultat de recherche d'images pour "France/ Réforme de l'assurance chômage, Emmanuel Macron"

 

——————————

 

 Résultat de recherche d'images pour "AFRIQUE, chômage, Afrique"

 

1 – AFRIQUE : Le chômage en Afrique, « un véritable crime contre l’humanité »

 

En Afrique, il est très difficile de trouver un travail. Le phénomène du chômage sur ce continent concerne quelques 32 millions de jeunes et la situation empirera à cause de la forte différence existant entre la croissance démographique et les possibilités d’emploi. Actuellement, la moitié de la population africaine a moins de 14 ans. « L’un des premiers besoins de notre époque est la recherche d’un travail. Le taux de chômage dans de nombreux pays d’Afrique est véritablement très élevé » déclare à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire de la Société des Missions africaines (SMA).

 

« Par exemple, en Côte-d’Ivoire, quelques 23% de la population sont privés d’emploi. En Afrique du Sud, ce phénomène touche 27,3% de la population, 18% au Gabon et 29,8% en Gambie, seulement pour citer quelques chiffres. Ce qu’il y a de plus dramatique est qu’il est difficile même de trouver les emplois qui ressemblent de près à de l’exploitation, pour ne pas parler des plus dignes, tant ils sont devenus rares » poursuit le missionnaire.

 

Résultat de recherche d'images pour "AFRIQUE, chômage, Afrique"

 

« Il s’agit d’un problème sociale mais aussi anthropologique pour les africains. Il est grotesque de devoir reconnaître que, alors que l’exploitation de l’homme a toujours été considérée comme un crime, il existe encore quelque chose de pire. En effet, actuellement, le manque d’exploitation semble paradoxalement une véritable régression. Combien de personnes aujourd’hui seraient-elles disposer à remplir le pire des emplois pour avoir un revenu et n’en trouvent pas un ? », fait remarquer le Père Zagore.

 

« Il est véritablement épouvantable – souligne le missionnaire – de voir que l’homme ne sert plus à rien, pas même à une quelconque forme d’exploitation. L’homme est aujourd’hui perçu comme superflu. Il est détruit. Malheureusement, comme le disait la critique littéraire française, Viviane Forrester, de nombreux hommes et femmes résultent « incompatibles avec une société dont ils sont dans tous les cas les produits les plus naturels ». Malheureusement, affirme l’écrivain, nous sommes passés du phénomène de l’exploitation à celui de l’exclusion.

 

Le Père Zagore conclut : « Au-delà de la simple question du chômage, c’est l’identité même de l’homme africain, sa nature intrinsèque d’être humain qui est soumise. Voila pourquoi, plus que jamais, la lutte contre le chômage, contre ce crime, doit occuper une place prééminente dans l’activité missionnaire ».

 

(DZ/AP) (Agence Fides 18/01/2018)/ Jeudi, 18 janvier 2018/ Soaudè (Agence Fides) –

 

http://www.fides.org/fr/news/63588-AFRIQUE_Le_chomage_en_Afrique_un_veritable_crime_contre_l_humanite

 

Résultat de recherche d'images pour "AFRIQUE, chômage, Afrique"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique subsaharienne, un million de chômeurs,"

 

2 – Afrique subsaharienne : l’accroissement de la main-d’œuvre engendrera un million de chômeurs de plus dans la région

 

En 2018, le taux de chômage en Afrique subsaharienne devrait atteindre 7,2%, demeurant pour l’essentiel inchangé. Parallèlement, le nombre de chômeurs devrait augmenter d’un million en raison des forts taux de croissance de la main-d’œuvre dans la région, selon le nouveau rapport de l’Organisation mondiale du travail sur l’emploi et les questions sociales dans le monde. Le chômage dans le monde devrait rester au même niveau que l’année précédente, en raison de l’accroissement de la main-d’œuvre fait qu’en 2018, selon le nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT), intitulé Emploi et questions sociales dans le monde : tendances 2018.

 

D’après les experts de l’OIT, le taux de chômage mondial est aujourd’hui quasiment stable, après une hausse en 2016. Il aurait atteint 5,6% en 2017, pour un nombre total de chômeurs dépassant les 192 millions. Cette tendance positive enregistrée entre 2017 et attendue en 2018 revient d’abord à la bonne performance des marchés du travail dans les pays développés, où le taux de chômage devrait encore reculer de 0,2 point de pourcentage cette année pour se limiter à 5,5%.

 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique subsaharienne, un million de chômeurs,"

 

Mais à l’inverse, la croissance de l’emploi ne devrait pas suffire à combler l’augmentation de la population active dans les pays émergents et les pays en développement, mais elle a toutefois progressé par rapport à 2016, avertissent les analystes de l’OIT.

 

«Même si le chômage s’est stabilisé à l’échelle mondiale, les déficits en matière de travail décent sont encore répandus: l’économie mondiale ne crée toujours pas suffisamment d’emplois. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour améliorer la qualité du travail pour celles et ceux qui ont un emploi et pour garantir que les gains de croissance sont équitablement répartis», estime le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, dans une note de présentation du nouveau rapport.

 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique subsaharienne, un million de chômeurs,"

 

_ Un taux de chômage de 7,2% en Afrique subsaharienne

D’après les prévisions du rapport de l’OIT, le taux de chômage en Afrique subsaharienne devrait atteindre 7,2%, demeurant ainsi quasi inchangé. Le nombre de chômeurs devrait quant à lui augmenter d’un million de plus en raison des forts taux de croissance de la main-d’œuvre dans la région. Autre prévision alarmiste, plus d’un travailleur sur trois, de cette région d’Afrique, vit dans des conditions d’extrême pauvreté, tandis que près de trois travailleurs sur quatre occupent un emploi vulnérable.

 

«Dans les pays en développement toutefois, la réduction de la pauvreté au travail n’avance pas suffisamment vite pour compenser l’expansion de la population active. Le nombre de travailleurs vivant dans l’extrême pauvreté devrait rester obstinément au-delà des 114 millions pour les années à venir, touchant 40% de l’ensemble des travailleurs en 2018», explique Stefan Kühn, économiste à l’OIT et principal auteur du rapport.

 

Résultat de recherche d'images pour "maghreb, 8,7 millions de chômeurs, maghreb, Afrique du Nord, 2017, 2018"

 

. 8,7 millions de chômeurs en Afrique du Nord

Dans les pays au nord du Continent, le nombre de chômeurs et -l’instar du scénario de l’Afrique subsaharienne- demeure stable à 8,7 millions dans un contexte de forte croissance de la main-d’œuvre. Le taux de chômage par contre devrait diminuer, passant de 11,7% en 2017, à 11,5% en 2018. Petit bémol, à l’échelle mondiale, la région affiche le plus fort taux de chômage alimenté par de graves pénuries d’emploi pour les jeunes et les femmes, nettement surreprésentés parmi les chômeurs, rapporte l’OIT dans son rapport.

 

Par Mounir El Figuigui / 24/01/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2018-01-24/afrique-subsaharienne-l-accroissement-de-la-main-d-oeuvre-engendrera-un-million-de-chomeurs-de-plus-dans-la-region-765746.html

 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique subsaharienne, un million de chômeurs,"

 

——————————

  

Résultat de recherche d'images pour "ethiopia, industries, industrial hub, youth, employment, africa, ethiopia"

 

3 – OIT : Le chômage élevé persistera en 2018 tout comme le manque de travail décent (Emploi et questions sociales dans le monde/ Tendances 2018)

 

Le rapport phare de l’OIT montre que si le taux de chômage mondial se stabilise, le nombre de personnes sans emploi et le manque de travail décent se maintiennent à un niveau élevé dans de nombreuses régions du monde. Alors que l’économie mondiale se redresse, l’accroissement de la main-d’œuvre fait qu’en 2018 le chômage devrait rester au même niveau que l’année précédente, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Selon le rapport Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2018 , le taux de chômage mondial se stabilise après une hausse en 2016. Il aurait atteint 5,6 pour cent en 2017, pour un nombre total de chômeurs dépassant les 192 millions.

 

Comme la conjoncture économique mondiale à long terme demeure morose malgré une croissance plus forte que prévue en 2017, le rapport attribue essentiellement la tendance positive enregistrée entre 2017 et 2018 à la bonne performance des marchés du travail dans les pays développés, où le taux de chômage devrait encore reculer de 0,2 point de pourcentage en 2018 pour se limiter à 5,5 pour cent, un taux inférieur à ce qu’il était avant la crise. A l’inverse, la croissance de l’emploi ne devrait pas suffire à combler l’augmentation de la population active dans les pays émergents et les pays en développement, mais elle a toutefois progressé par rapport à 2016.

 

«Même si le chômage s’est stabilisé à l’échelle mondiale, les déficits en matière de travail décent sont encore répandus: l’économie mondiale ne crée toujours pas suffisamment d’emplois. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour améliorer la qualité du travail pour celles et ceux qui ont un emploi et pour garantir que les gains de croissance sont équitablement répartis», estime le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

 

Résultat de recherche d'images pour "ethiopia, industries, industrial hub, youth, employment, africa, ethiopia"

 

 _ L’emploi vulnérable est en plein essor et la pauvreté au travail se réduit à un rythme ralenti

Le rapport rappelle que les progrès significatifs obtenus par le passé en matière de réduction de l’emploi vulnérable se sont enrayés depuis 2012. Ce qui signifie que près d’1,4 milliard de travailleurs occupaient un emploi vulnérable en 2017 et que 35 millions d’autres devraient les rejoindre en 2019. Dans les pays en développement, l’emploi vulnérable touche trois travailleurs sur quatre.

 

Sur une note plus positive, le rapport relève que la pauvreté au travail continue de reculer dans les pays émergents, où le nombre de personnes se trouvant dans l’extrême pauvreté au travail devrait atteindre 176 millions en 2018, soit 7,2 pour cent de l’ensemble des personnes employées. «Dans les pays en développement toutefois, la réduction de la pauvreté au travail n’avance pas suffisamment vite pour compenser l’expansion de la population active. Le nombre de travailleurs vivant dans l’extrême pauvreté devrait rester obstinément au-delà des 114 millions pour les années à venir, touchant 40 pour cent de l’ensemble des travailleurs en 2018», explique Stefan Kühn, économiste à l’OIT et principal auteur du rapport.

 

Les auteurs soulignent aussi le fait que les taux d’activité des femmes demeurent bien inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Les femmes sont davantage confrontées à des salaires inférieurs et à des emplois de moindre qualité.

 

Image associée

 

_ A l’avenir, les changements structurels et le vieillissement vont exercer une pression supplémentaire sur le marché du travail

Examinant les changements touchant à la composition sectorielle de l’emploi, le rapport note que les emplois du secteur des services resteront le principal moteur de la future croissance de l’emploi, tandis que l’emploi continue de décliner dans l’agriculture et le secteur manufacturier.

 

Comme l’emploi vulnérable et informel prévaut dans l’agriculture et les services marchands, les changements d’emploi envisagés d’un secteur à l’autre n’auront peut-être qu’un effet limité pour réduire les déficits de travail décent, s’ils ne sont pas accompagnés par un fort volontarisme politique pour stimuler la qualité des emplois et la productivité dans le secteur des services.

 

Le rapport s’intéresse aussi à l’influence du vieillissement de la population. Il montre que la croissance de la main-d’œuvre mondiale ne sera pas suffisante pour compenser la rapide expansion de la population des retraités. L’âge moyen de la population active devrait passer d’un peu moins de 40 ans en 2017 à plus de 41 ans en 2030.

 

«Outre le défi qu’un nombre grandissant de retraités représente pour les systèmes de retraite, une main-d’œuvre de plus en plus vieillissante est aussi susceptible d’avoir un impact direct sur les marchés du travail. Le vieillissement pourrait affaiblir la productivité et ralentir les ajustements du marché du travail suite aux chocs économiques», déclare le Directeur par intérim du Département de la recherche de l’OIT, Sangheon Lee.

 

Résultat de recherche d'images pour "ethiopia, youth, employment, africa, 2017, 2018, ethiopia"

 

_ Principales conclusions régionales

 

. Afrique du Nord : Le taux de chômage devrait diminuer, passant de 11,7 pour cent en 2017 à 11,5 pour cent en 2018. Le nombre de chômeurs demeure stable à 8,7 millions dans un contexte de forte croissance de la main-d’œuvre. A l’échelle mondiale, la région affiche le plus fort taux de chômage alimenté par de graves pénuries d’emploi pour les jeunes et les femmes, nettement surreprésentés parmi les chômeurs.

 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique, chomeurs, chomage, Afrique,"

 

. Afrique subsaharienne : Le taux de chômage devrait atteindre 7,2 pour cent, demeurant pour l’essentiel inchangé. Le nombre de chômeurs devrait augmenter d’1 million en raison des forts taux de croissance de la main-d’œuvre dans la région. Plus d’un travailleur sur trois vit dans des conditions d’extrême pauvreté, tandis que près de trois travailleurs sur quatre occupent un emploi vulnérable.

  

. Amérique du Nord : Le chômage devrait reculer de 4,7 pour cent en 2017 à 4,5 pour cent en 2018. Ce résultat est dû à la baisse des taux de chômage tant au Canada qu’aux Etats-Unis.

  

. Amérique latine et Caraïbes : Le taux de chômage ne devrait diminuer que légèrement, passant de 8,2 pour cent en 2017 à 7,7 pour cent d’ici à 2019. Etant donné que le taux de chômage régional n’était que de 6,1 pour cent en 2014, on constate que la région est encore loin de se remettre pleinement des pertes d’emploi enregistrées ces dernières années.

 

Résultat de recherche d'images pour "Etats arabes, chomeurs, chomage, Etats arabes, maghreb"

 

. Etats arabes : La situation du marché du travail devrait rester relativement stable, avec un taux de chômage régional qui devrait légèrement décliner pour atteindre 8,3 pour cent en 2018 et repartir à la hausse en 2019. De ce fait, près de 5 millions de personnes seront au chômage en 2018, les femmes représentant près du tiers des personnes sans emploi bien qu’elles ne représentent que 16 pour cent de la main-d’œuvre régionale.

 

Image associée

 

. Asie et Pacifique : Le chômage devrait rester faible au regard des normes internationales et plutôt stable au cours de la période considérée, à 4,2 pour cent. Cela est largement dû au fait que la région devrait continuer à créer des emplois à un rythme soutenu. Le nombre des personnes employées devrait croître de quelque 23 millions entre 2017 et 2019. L’emploi vulnérable concerne près de la moitié de l’ensemble des travailleurs, plus de 900 millions, dans la région.

  

. Europe du Nord, du Sud et de l’Ouest : Conforté par une activité économique meilleure que prévue, le taux de chômage devrait avoir reculé de 9,2 pour cent en 2016 à 8,5 pour cent en 2017, le plus faible taux depuis 2008. Les plus fortes réductions des taux de chômage, de l’ordre de 2 points de pourcentage, devraient être constatées en Espagne et en Grèce (respectivement 15,4 et 19,5 pour cent en 2018). Le taux de chômage devrait aussi continuer à baisser en 2018 en Italie, en Irlande, au Portugal, mais à un rythme plus lent qu’au cours de la période 2015-2017. Il devrait rester stable en France et au Royaume-Uni, même si dans ce dernier pays il devrait légèrement remonter en 2019.

  

. Europe orientale : Alors que la croissance économique rebondit fortement, le taux de chômage devrait reculer, mais seulement de manière modeste, pour atteindre 5,3 pour cent en 2018 contre 5,5 pour cent en 2017. Cela reflète la chute des taux de chômage dans des pays comme la Pologne, l’Ukraine et la Slovaquie, contrebalancée partiellement par une hausse attendue du chômage dans la République tchèque.

 

Résultat de recherche d'images pour "asian, youths, employment, asia, 2017, 2018"

 

 . Asie centrale et occidentale : Le rebond relativement fort de la croissance économique ne se traduit qu’en partie par un recul du chômage. Le taux de chômage régional devrait donc se maintenir autour de 8,6 pour cent tout au long de 2018 et 2019. L’emploi vulnérable demeure constamment élevé, affectant plus de 30 pour cent des travailleurs en 2017, mais il devrait légèrement diminuer en 2018 et 2019 (0,6 point de pourcentage).

 

GENÈVE/DAVOS (OIT infos)/ Actualité/ 22 janvier 2018

 

http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_615601/lang–fr/index.htm

 

Résultat de recherche d'images pour "china, megafactories, industries, china, asia"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "France, Réforme de l'assurance chômage, députés, 2018"

  

4 – France/ Réforme de l’assurance chômage : les députés disent oui

 

Emmanuel Macron compte réformer l’assurance chômage afin de mieux indemniser les salariés démissionnaires et les indépendants. L’Assemblée nationale a voté le texte le mardi 19 juin. Depuis son accession à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a pas caché sa volonté de transformer en profondeur le modèle social français. Une première pierre a été posée le 22 septembre 2017 avec la signature des ordonnances visant à réformer le Code du travail. Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Il s’apprête désormais à réformer la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage.

 

Cette réforme de l’assurance chômage a deux objectifs : s’adapter à la réalité du marché du travail en protégeant mieux certaines catégories de la population dont les indépendants et les salariés démissionnaires. D’autre part, la réforme souhaite également limiter les pertes de l’Unedic. D’après les prévisions, le régime devrait atteindre le cap de 37,5 milliards d’euros de dette cumulée d’ici 2018. Pour le moment, aucune action concrète n’a été définie. Tout va se jouer durant les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Elles ont commencé le jeudi 12 octobre 2017. Précisons qu’en France, l’Assurance chômage est gérée de manière paritaire par les syndicats de salariés et le patronat.

 

 Résultat de recherche d'images pour "France, Réforme de l'assurance chômage, députés, 2018"

 

 _ Muriel Pénicaud remercie les députés de leur vote

Ca y’est les députés ont adopté la réforme de l’assurance chômage. Même si elle est moins ambitieuse que dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, elle a le mérite d’exister. Un succès pour la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui a tenu à remercier les députés à l’issue du vote.

 

Lucas Jakubowicz/ JDN/ Mis à jour le 19/06/18

 

https://www.journaldunet.com/management/emploi-cadres/1197771-reforme-assurance-chomage-les-deputes-disent-oui/

 

Résultat de recherche d'images pour "France, Réforme de l'assurance chômage, députés, 2018"

 

——————————

  

Résultat de recherche d'images pour "France, emplois, réformes, formation professionnelle, formation professionnelle, france"

 

5 – France/ La formation professionnelle, une priorité pour lutter contre le chômage structurel

 

Le plan prévoit une enveloppe de 11 milliards pour la formation des jeunes décrocheurs et des chômeurs de longue durée. Le gouvernement ne veut pas répéter les erreurs du quinquennat précédent.  François Hollande a fini son quinquennat avec le fameux plan « 500.000  » formations supplémentaires dont l’efficacité apparaît de plus en plus douteuse. Emmanuel Macron démarre le sien avec son plan « 2 millions « , sur lequel il joue une partie de sa crédibilité pour faire baisser le chômage. Promesse de campagne, la formation professionnelle va figurer en haut de l’affiche du plan d’investissement dévoilé ce lundi avec 11 milliards d’euros ciblés sur 1 million de jeunes décrocheurs et 1 million de chômeurs de longue durée.

 

A cette enveloppe, qui sera dépensée de manière progressive, s’ajouteront 4 milliards, toujours sur la durée du quinquennat, dévolus à la Garantie jeunes notamment, à la grande satisfaction des missions locales, chargées de généraliser ce dispositif. Une partie des 15 milliards devrait aussi financer les formations pour ceux qui continueront de bénéficier d’un contrat aidé ou pour ceux qui, au contraire, ne verront pas le leur reconduit.

 

Image associée

 

. 5.500 euros en moyenne par formation

L’exécutif l’a martelé ces dernières semaines : la montée en compétences de la population active figure parmi ses grandes priorités. Cela doit contrebalancer le volet flexibilité attaché à la réforme du Code du travail. « L’accent sera mis sur les formations qualifiantes, assez transversales pour ne pas être attachées à un métier, et de longue durée pour gratter des points de chômage structurel « , assure-t-on de source proche du dossier.

 

Un calcul rapide aboutit à une moyenne de 5.500 euros par formation, ce qui permet effectivement d’envisager des certifications au bout. Sans compter que les régions seront certainement « incitées » à mettre la main à la poche pour faire effet de levier. De même que les partenaires sociaux, via le 1 % légal des entreprises. Ce sera l’un des sujets épineux des négociations qui vont bientôt s’ouvrir sur la réforme de la formation professionnelle. « On met déjà beaucoup d’argent », met en garde un responsable syndical.

 

Résultat de recherche d'images pour "France, emplois, réformes, formation professionnelle, formation professionnelle, france"

 

En présentant son plan d’investissement pour les compétences, qui a déjà son acronyme « PIC », l’exécutif soulignera sans doute qu’il s’agit bel et bien d’un effort supplémentaire. Tout comme il s’attachera à assurer que l’argent ne servira pas à arroser le sable. Aucune évaluation officielle n’a encore été rendue publique, mais de plus en plus de voix laissent entendre que si le plan 500.000 de François Hollande a atteint ses objectifs quantitatifs, sur le plan qualitatif en revanche – c’est-à-dire en termes de taux d’insertion dans l’emploi – le résultat n’y est pas.

 

La faute, dit-on, à un diagnostic des besoins de chaque bassin d’emploi bâclé. Sans oublier les stages parking qui ont permis de dégonfler les chiffres du chômage. Des agents de Pôle emploi racontent, le plus sérieusement du monde, comment le plan a permis de financer des formations sur le feng shui ou l’étude des chauves-souris ! « Compte tenu de la somme en jeu, il est vital de partir, en amont, d’un diagnostic construit et de prévoir, en aval, un suivi précis des effets « , insiste Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef. Conscient de l’enjeu, l’exécutif aurait entamé les travaux de diagnostic avec l’intention de les mettre rapidement sur la table.

 

ALAIN RUELLO/ LES ECHOS/ LE 25/09/2017

 

https://www.lesechos.fr/25/09/2017/LesEchos/22536-009-ECH_la-formation-professionnelle–une-priorite-pour-lutter-contre-le-chomage-structurel.htm

 

Résultat de recherche d'images pour "France, emplois, réformes, chômage, france, 2017, 2018"

 

——————————

  

Résultat de recherche d'images pour "RCEEDAO, jeunes, emplois, afrique, 2017, 2018"

 

6 – Lutte contre le chômage : Des experts donnent des astuces pour entreprendre

 

‘’L’entrepreneuriat des jeunes, un défi majeur pour le développement socio-économique », tel est le thème débattu récemment par des experts, lors d’un panel organisé   au siège de l’Unesco à Cocody-Les Deux Plateaux. « M. le président de la République a bien compris que face à la problématique de l’emploi et à la précarité des conditions de vie des jeunes, la véritable solution devrait émaner de l’entrepreneuriat. C’est fort de cette volonté à résoudre cette problématique que sa politique de gouvernement a permis de dégager de nombreux emplois dans le secteur formel et informel.

 

Cette volonté s’est traduite également par la mise en place d’un ministère en charge de la Jeunesse et d’institutions pour l’accompagnement des jeunes en général et des entrepreneurs en particulier », a déclaré Mme Tatiana Yasmine, organisatrice de l’événement. Alain Mechoulam (Directeur de la Communication du RCEEDAO (Réseau des chambres des experts européens département Afrique de l’Ouest), a pour sa part dit : « vous allez trouver trois ingrédients. Le premier ingrédient, c’est l’argent. Si on n’a pas de ressources financières, ce n’est même pas la peine de vouloir commencer. Le deuxième ingrédient, ce sont les compétences.

 

Résultat de recherche d'images pour "RCEEDAO, jeunes, emplois, afrique, RCEEDAO"

 

Il faut avoir ses propres compétences, des idées en tête et surtout une compétence indispensable, le leadership. Il faut croire en son affaire, dans cet entreprenariat que vous voulez développer. Et le troisième ingrédient, ce sont les infrastructures. Il faut être situé au bon endroit. ».

 

Mme Adja Bakayoko, commissaire générale de la foire Internationale d’Abidjan a renchéri en ces termes : «on ne vient pas à l’entreprenariat parce qu’on n’a pas mieux à faire, ou parce que je n’ai pas eu du boulot à la Fonction publique ». Les experts ont été tous unanimes. Pour eux, pour entreprendre il faut être formé, avoir la volonté, avoir un esprit de leadership, avoir un financement, savoir dans quel domaine entreprendre, avoir un bon emplacement et du courage.

 

M.O avec OS/ 29/11/2017/

 

http://www.lintelligentdabidjan.info/news/lutte-contre-le-chomage-des-experts-donnent-des-astuces-pour-entreprendre/

 

Image associée

 

——————————

 

Image associée 

 

7 – La recette de l’UA pour contrer le chômage des jeunes

 

Le chômage des jeunes en Afrique est devenu une question préoccupante pour l’Union africaine. Dans le cadre de la Journée africaine de la jeunesse, l’institution a appelé les Etats africains et les partenaires à travailler pour une éducation et une formation de qualité afin de combattre le chômage des jeunes qui s’élève à plus de 31% sur le Continent.

 

L’Union africaine vient de lancer un appel à ses Etats membres à s’engager pour résoudre la problématique du chômage des jeunes en leur fournissant une éducation et une formation de qualité. L’UA estime que face à la croissance démographique, cette politique de l’emploi basée sur une formation et une éducation de qualité pourra permettre aux pays africains de combattre le chômage des jeunes.

 

«La population africaine a atteint plus de 1,2 milliard de personnes en mai 2017, avec un âge moyen de 19,5 ans. Le continent africain est le deuxième continent le plus peuplé au monde après l’Asie et aussi le continent avec la population jeune la plus économiquement active, il est très important de transformer cette énorme énergie humaine en un outil de développement dynamique et créatif», explique Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA. Selon lui, les pays africains se doivent de maximiser leur effort sur l’éducation de qualité comme un moyen de lutte contre le chômage des jeunes en Afrique.

 

La Journée africaine de la Jeunesse doit être selon l’UA, une occasion pour amener les jeunes des cinq régions du Continent et de la diaspora à réitérer leur volonté de participer au processus de mise en œuvre de l’Agenda 2063, lequel envisage une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale. Une prévision qui prend en compte une jeunesse bien formée.

 

Résultat de recherche d'images pour "china, industries, megafactories, megafactories, china"

 

_ Un taux de chômage à plus de 31%

Malgré la lutte pour l’emploi des jeunes en Afrique, le taux du chômage des jeunes reste toujours élevé. Selon l’Union africaine, il se situe aujourd’hui à plus de 31%, avec toutefois une répartition qui n’avantage pas l’Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord, le taux de chômage des jeunes est de 25%. Mais pour les pays d’Afrique noire, comme le Botswana, la République démocratique du Congo, le Sénégal et l’Afrique du Sud, le taux est encore plus élevé. Dans le cas du Sénégal par exemple, 200 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail.

 

Pour venir à bout du problème, le président Macky Sall avait lancé en février 2013 un programme visant à créer 30 000 emplois en un an et a prévu en créer 300 000 avant 2017. Cette initiative financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui vise à l’auto-emploi des jeunes et des femmes en Afrique reste cependant insuffisante.

 

D’après la Banque mondiale, avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique compte le plus de jeunes au monde. Le problème du chômage risque d’être encore plus grave si aucune solution durable n’est trouvée. «Près de 70% des emplois actuels risqueront de disparaître dans les pays en voie de développement en raison notamment des mutations que connait le marché du travail avec notamment l’effet qu’induit la montée en puissance de l’automatisation surtout dans le secteur industriel », prévient la Banque mondiale.

 

Par Sylvain Vidzraku/ 01/11/2017/

 

https://afrique.latribune.fr/politique/politique-publique/2017-11-01/la-recette-de-l-ua-pour-contrer-le-chomage-des-jeunes-756435.html

 

Résultat de recherche d'images pour "recette de l'UA pour contrer le chômage des jeunes"

 

——————————

 

Image associée

 

8 – Ces 10 mesures-chocs pour lutter efficacement contre le chômage

 

Challenges a interrogé 10 experts qui donnent leurs idées pour faire baisser le chômage.

 

_ Favoriser comme en Allemagne l’apprentissage avec un système simple et souple

Pour Elizabeth Ducottet, coprésidente du Meti (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), l’apprentissage est la solution contre le chômage des jeunes. Emplois d’avenir, contrats d’insertion ou de professionnalisation… « Les gouvernements ont empilé les dispositifs, alors que l’Allemagne montre ce qui marche.

 

En France, l’apprentissage, tant vanté, a été maltraité avec des conditions sans cesse modifiées, trop de paperasserie, de contraintes et des aides fluctuantes. » Ces dernières ont été réduites, en 2013, par le gouvernement, qui s’est ravisé en donnant un coup de pouce de 1.000 euros par an et par apprenti. Elizabeth Ducottet, qui dirige l’entreprise de textile médical Thuasne, veut étendre cette aide des PME (250 salariés au maximum) aux ETI (jusqu’à 5.000). « Ce serait un signal ; le système doit être incitatif, simple et surtout constant. » A cette condition, l’objectif de François Hollande de 500.000 apprentis en 2017, bien lointain (390.000 en 2015), ne serait pas inatteignable « et coûterait seulement 500 millions par an ».

 

Image associée

 

_ Rendre obligatoire une formation pour les jeunes « décrocheurs »

Le chiffre est déprimant: chaque année, 140.000 jeunes sortent de notre système éducatif sans aucun diplôme ni qualification. Ces « décrocheurs » connaissent un taux de chômage record de 50%. Alors, Mathilde Lemoine, chef économiste du groupe Edmond de Rothschild, propose de frapper fort en interdisant toute sortie du système éducatif sans formation: « Il faut s’inspirer des Pays-Bas ou du Royaume-Uni, qui ont réduit le chômage des jeunes en obligeant leurs institutions à assurer une formation alternative à tous les élèves en échec. » Tous les décrocheurs seraient pris en charge par des « écoles de la deuxième chance », par exemple celle lancée par Thierry Marx, chef étoilé, qui forme aux métiers de la cuisine.

 

Certes, il est impossible de proscrire dès maintenant toute sortie sans diplôme, car les écoles alternatives sont trop peu nombreuses. Dans un premier temps, Mathilde Lemoine suggère de taxer l’Education nationale d’un malus, calculé selon le nombre d’élèves sortis sans qualification, qui alimenterait un fonds pour ces écoles de la deuxième chance.

 

Image associée

 

_ Instaurer un contrat unique

Même si le patronat réclame un contrat de travail « agile », beaucoup de chefs d’entreprise lui préfèrent le « contrat unique », tel Stéphane Richard, le PDG d’Orange: « Il permettrait de proposer tout de suite un CDI, mais avec des modalités de séparation très simples, et ce serait une mesure très symbolique à destination des jeunes. » L’Association nationale des directeurs de ressources humaines a aussi pris position en faveur du contrat unique « pour en finir avec ce système qui oppose deux catégories de salariés, les CDI d’un côté, les précaires de l’autre ». En Italie, Matteo Renzi vient de prouver comment une telle démarche stimule le marché de l’emploi. D’autres hommes politiques iconoclastes, comme Daniel Cohn-Bendit, se positionnent dans le même camp.

 

Surtout, tous les économistes planchant sur le travail sont à fond pour, à commencer par Olivier Blanchard, l’ancien chef économiste du Fonds monétaire international, et Pierre Cahuc: « La part de CDD dans les embauches – désormais près de 90% – montre que les entreprises font tout pour éviter le CDI », a constaté maintes fois dans Challenges le professeur à l’Ecole polytechnique.

  

Résultat de recherche d'images pour "chômage, indemnisation du chômage"

 

_ Réduire ou rendre dégressive la durée d’indemnisation du chômage

La proposition hérissant les syndicats, Stanislas de Bentzmann, le président de CroissancePlus, veille à ne pas tomber dans les clichés. Non, il ne croit pas au chômage de confort. Mais « on note une forte hausse des retours à l’emploi dans les semaines précédant la fin de l’indemnisation.

 

Les chômeurs accélèrent leurs recherches, font plus d’effort et deviennent moins exigeants. » Depuis la fin des allocations dégressives en 2001, ils peuvent toucher 57 à 75% de leur salaire pendant vingt-quatre mois. Une durée plutôt longue, qui pénaliserait leur employabilité, ce que souligne aussi Serge Weinberg, le président de Sanofi. Bentzmann veut réduire à douze mois la durée d’indemnisation, comme en Italie ou en Allemagne, sans toucher au taux de remplacement, relativement faible. « On pourrait toutefois rallonger la durée si le chômeur s’engage dans une formation qualifiante. »

 

Des économistes objectent qu’un tel système en période de croissance molle et de chômage élevé n’est pas opportun. Mais Bentzmann rétorque qu' »en France, il faut être dos au mur pour faire les réformes les plus dures ».

 

Image associée

 

_ Créer une taxe sur les licenciements, comme aux Etats-Unis

Et si on appliquait le principe « pollueur-payeur » aux licenciements? C’est l’idée de Bertrand Martinot, spécialiste du marché du travail et ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. « L’objectif est d’éviter que les entreprises licencient à la moindre baisse d’activité et de favoriser celles qui maintiennent leurs salariés en poste », souligne-t-il, en précisant que la mesure doit s’accompagner d’un assouplissement du droit du licenciement. Ce système, baptisé expérience rating, existe de longue date aux Etats-Unis, où les entreprises disposent d’un compte individuel totalisant leurs cotisations et les dépenses qu’elles font supporter à l’assurance-chômage.

 

Plus les entreprises licencient, plus elles paient de cotisations. Et celles qui mettent à la porte des salariés qui pointeront plusieurs années au chômage contribuent davantage que celles dont les licenciés retrouvent un job rapidement. En 2003, les économistes Olivier Blanchard (ex-FMI) et Jean Tirole, Prix Nobel 2014, avaient déjà défendu cette piste comme « l’instrument essentiel de responsabilisation financière des entreprises ».

 

Résultat de recherche d'images pour "chomage, mobilité pour changer de job"

 

_ Lever les freins à la mobilité pour changer de job

« Pour favoriser la mobilité et fluidifier le marché du travail, il faut attacher des droits aux personnes », avance Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT. Face à l’envolée du nombre de salariés indépendants ces dix dernières années, la numéro deux de la centrale syndicale réformatrice revendique la création d’un compte visant à regrouper tous les droits sociaux (assurance-maladie, retraite, compte de formation, compte épargne-temps…), plus ambitieux que le « compte personnel d’activité » du gouvernement.

 

« Il s’agit de permettre à un individu, dans tout son parcours de vie et de travail, d’avoir accès à des garanties sociales, et de les mobiliser pour ses projets individuels et professionnels. » Ce dispositif viserait notamment à faciliter et simplifier l’accès à la formation professionnelle, en permettant aux utilisateurs de contacter directement un organisme de formation sans passer par le système très bureaucratique des OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés).

 

Ce compte pousserait les Français à prendre des risques: « Il faut qu’ils deviennent des investisseurs de leur carrière professionnelle et citoyenne. En clair, il ne faut plus qu’ils soient tétanisés à l’idée de quitter un CDI pour un CDD plus intéressant sur le plan professionnel », conclut Véronique Descacq, qui revendique s’inspirer de la flexisécurité nordique.

 

Résultat de recherche d'images pour "chomage, mobilité pour changer de job"

 

_ Alléger le droit du licenciement pour limiter les freins à l’embauche

Une mesure indispensable, selon Stefano Scarpetta, à la tête de la direction emploi à l’OCDE: « La loi française est vague. Elle donne une grande latitude aux juges pour apprécier si la situation économique justifie ou pas le licenciement. La jurisprudence autorise ainsi à licencier pour sauvegarder la compétitivité, mais pas pour l’améliorer. » Cet expert du marché du travail suggère de s’inspirer de l’Espagne qui, en 2012, a clarifié le motif économique du licenciement: les entreprises peuvent y avoir recours dès qu’elles sont en perte, ou si elles subissent une baisse de chiffre d’affaires pendant trois trimestres consécutifs.

 

Résultat de recherche d'images pour "chomage, tribunal"

 

_ Autre impératif pour l’OCDE : réduire les délais des prud’hommes, en cas de conflit sur le licenciement, en désengorgeant les tribunaux. « La France a un taux de conciliation très faible d’à peine 6% des dossiers, alors qu’il atteint 96% en Allemagne », constate Scarpetta. Dans la péninsule, en cas de licenciement, une négociation d’une semaine est obligatoire entre le salarié et l’employeur pour se mettre d’accord sur une transaction à l’amiable, avant d’aller au tribunal.

 

Résultat de recherche d'images pour "chômage, strasbourg, france"

 

_ Régionaliser le temps de travail, les politiques de l’emploi, du logement

« Croire qu’un seul Code du travail, un seul smic et, pour parler de mobilité, un seul droit du logement est adapté à toutes les situations (zones rurales en déclin, centres-villes congestionnés, banlieues…) est une vision très décalée de la réalité », critique Etienne Wasmer, économiste à Sciences-Po. S’inspirant des Etats américains, il veut donner la possibilité aux nouvelles grandes régions d’adapter le niveau du smic et le droit du travail à leurs particularités.

 

Ainsi, « les zones périphériques des Ardennes auraient intérêt à déréguler le marché du travail, à renégocier les 35 heures et à contenir les coûts salariaux afin de susciter le retour d’investissements internationaux dans l’industrie ». A l’inverse, l’Ile-de-France peine à attirer de jeunes cadres en raison de loyers élevés, et les propriétaires ont tendance à exclure les CDD. Elle devrait donc davantage protéger les salariés et, en échange, faciliter les ruptures du contrat de travail. Mais cette proposition radicale a peu de chances d’aboutir, le gouvernement ayant déjà refusé que les régions récupèrent le suivi des chômeurs.

 

Résultat de recherche d'images pour "chômage, électronique, informatique"

 

_ Créer un smic en fonction de l’âge et des régions

Ex-conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, Gilbert Cette appelle à un « big bang » du smic. « Les règles de revalorisation conduisent à des augmentations trop fortes, déplore ce professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille. Or de nombreux travaux montrent que ces hausses s’accompagnent à moyen terme d’une baisse de l’emploi salarié. » Selon l’indicateur rapportant le salaire minimum et le salaire médian, la France arrive au cinquième rang mondial.

 

L’économiste suggère un « gel au moins partiel » du smic durant plusieurs années, en compensant l’effet sur le pouvoir d’achat par des aides directes aux ménages (prime d’activité, RSA). Une première étape avant de s’attaquer à deux tabous: la régionalisation et la différenciation par âge. « Le smic n’offre pas le même pouvoir d’achat selon qu’on vit à Paris ou dans la Creuse, souligne Gilbert Cette. Et les pays qui ont un smic jeunes connaissent un taux d’emploi des jeunes bien supérieur au nôtre. » Celui-ci atteint respectivement 48% et 59% au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, pour seulement 28% en France.

 

Image associée

 

_ Mettre le big data au service des chômeurs

C’est un petit génie de 23 ans qui entend révolutionner la recherche d’emploi. Le Français Paul Duan, cofondateur en 2014 de l’ONG Bayes Impact soutenue par la fondation de Bill Gates, développe à San Francisco une nouvelle plateforme numérique qu’il a proposée à Pôle emploi et au ministère du Travail. « L’idée, c’est que les chômeurs puissent, grâce à notre outil, bâtir un plan de retour vers l’emploi efficace, en phase avec la réalité du marché du travail.

 

L’objectif est de leur redonner le contrôle de leur destin en ayant plus facilement accès à l’information. » Avec ses équipes, Paul Duan veut créer des algorithmes capables de centraliser une grande quantité de données sur l’emploi. Par exemple, si une personne souhaite devenir boulanger, l’outil de Bayes Impact va lui donner les informations appropriées sur les formations, les bassins d’emploi qui recrutent, et les chances de trouver un poste dans le métier choisi.

 

En avril prochain, Paul Duan doit présenter une première mouture de sa plateforme, qui devrait être opérationnelle en septembre 2016. De son côté, le groupe d’intérim Randstad a lancé une initiative assez proche en septembre dernier : un outil numérique qui vise, notamment, à aider les entreprises à trouver des candidats pour les postes non pourvus. Mais l’entreprise regrette de ne pas avoir accès aux données de Pôle emploi sur les chômeurs, ce qui freine l’efficacité de sa solution big data pour l’emploi.

 

Vincent Beaufils, David Benssoussan, Laurent Fargues, Thierry Fabre, Florian Fayolle et Gaëlle Macke/ Par Challenges.fr / le 18.01.2016/ Mis à jour le 19.01.2016/

 

https://www.challenges.fr/emploi/marche-de-l-emploi/10-mesures-chocs-qui-n-ont-jamais-ete-essayees-contre-le-chomage_42861

 

Résultat de recherche d'images pour "lutte contre le chômage,"

 

——————————

 

Résultat de recherche d'images pour "lutte contre le chômage,"

 

  

A propos de l'auteur

Moi meme

Soyez le premier à réagir à "CHOMAGE : ampleur du problème, solutions, perspectives"

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publié




Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.