ECONOMIE/CORONAVIRUS : l’économie mondiale face à la crise du coronavirus

11 juin 2020 | AUTEUR/MISE EN COHERENCE: | A LA UNE, AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE, ECONOMIE, ECONOMIE AFRIQUE, ECONOMIE MONDE, MONDE/ POLITIQUE/ ECONOMIE, RECOMMANDE | Aucun commentaire   //   vue(s) 369 fois

 

« Selon la Banque mondiale, le PIB planétaire pourrait se contracter de 5,2 % en 2020. C’est le grand bond en arrière. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait se contracter de 5,2 % en 2020, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, publiées lundi 8 juin. C’est dans la zone euro que le recul, attendu à − 9,1 %, sera le plus marqué au monde. Jamais autant de pays n’ont connu simultanément une telle récession depuis 1870. « C’est un coup dévastateur porté à l’économie mondiale », affirme le président de la Banque mondiale, David Malpass. En avril, le Fonds monétaire international (FMI) tablait sur un recul de 3 % du PIB mondial.

 

Impact du Covid-19 sur l'économie française à partir des données ...

 

La récession dans les pays pauvres et émergents ne devrait pas dépasser les – 2,5 % en 2020, contre – 7 % dans les pays développés. Mais la crise dans ces économies largement informelles sera plus difficile à combattre, faute de moyens budgétaires suffisants et à cause d’une faible capacité administrative pour distribuer l’aide comme les indemnités de chômage. »

 

Quel est l'impact du coronavirus sur l'économie mondiale ? Posez ...

 

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Coronavirus: comment l'économie se redressera après le Covid-19 ...

 

1 – ENTREPRISES & MARCHÉS/ Matières premières : les gagnants et les perdants du Covid-19

 

Si les cours des produits énergétiques se sont effondrés du fait de la crise liée au coronavirus, l’or et le fer progressent largement. Véritable « bible des matières premières » en français, le 34e rapport Cyclope publié le 9 juin tente de dresser le bilan des marchés des produits de base après la tempête de la pandémie du Covid-19 et la mise en « coma artificiel » de l’économie mondiale qu’elle a provoquée. Les indicateurs de Cyclope montrent un effondrement des cours de 42% entre début janvier et fin avril. Philippe Chalmin, fondateur de cet ouvrage collectif, et Yves Jégourel, son bras droit distinguent trois groupes de métaux.

 

Métallurgie

 

_ L’aluminium durablement en crise, le cuivre attend la reprise

Le premier est composé de métaux qui ont beaucoup chuté, mais qui pourrait rebondir à la faveur d’une reprise. En tête, le cuivre qui intéresse particulièrement l’Afrique subsaharienne et notamment la RDC et la Zambie. Son prix a chuté de 25 % au plus fort de la crise et ne perd plus aujourd’hui que 9 %. « Sa remontée devrait être épaulée par le développement de l’électromobilité et par la relance proposée par la Chine en matière d’infrastructures », souligne Yves Jégourel.

 

Gravure sur cuivre - Vu la grande conductibilité électrique du ...

 

Deuxième catégorie : les métaux qui resteront handicapés structurellement comme l’aluminium, l’un des atouts de la Guinée. « Il n’a pas trop chuté (-19 %), poursuit Yves Jégourel, mais son prix se rétablit moins vite que d’autres parce qu’existent des stocks considérables qui pèsent sur le marché ». Troisième catégorie : les métaux qui font mieux que résister. Naturellement, l’once d’or (1 749 dollars, soit +14 % entre le début de l’année et le 14 avril et un niveau jamais dépassé depuis 2012) a « profité de la politique des taux bas pratiqués par la Réserve fédérale américaine ». Les orpailleurs qui grattent le Sahel du Soudan à la Mauritanie et les entreprises minières sud-africaines ou congolaises seront à la fête… quand les transports reprendront.

 

La grande surprise est venue de « l’extraordinaire stabilité du minerai de fer » dont le prix a même progressé de 11 % depuis le début de l’année « grâce à la pérennité de la demande chinoise », note le rapport (voir ci-dessous). La catastrophe de Brumadinho au Brésil et les cyclones en Australie ont aussi contribué à raréfier le minerai de fer. L’Afrique du Sud et la Mauritanie – dont le budget repose sur les exportations de fer – peuvent se frotter les mains. La Guinée, qui vient de signer pour la mise en exploitation tant de fois reportée de sa montagne de fer à Simandou, voit elle aussi l’avenir en rose.

 

Alimentation: "Les industriels retrouvent leur raison d'existence"

 

_ Pas de pénurie alimentaire à l’horizon

Côté agroalimentaire, Yves Chalmin s’est voulu rassurant, balayant les craintes de pénurie alimentaire, car « la situation agricole mondiale reste bonne ». Les grains demeurent abondants. Ce qui a fait craindre des pénuries à un certain moment, notamment en Afrique dont 40 % de la consommation de riz est importée ? « Deux grands pays exportateurs de riz, le Vietnam et l’Inde, ont limité leurs expéditions pour des raisons différentes, a-t-il dit. Les prix ont grimpé de 10 % pour le riz thaï, mais ils sont aujourd’hui plutôt à la baisse ». Tout comme ceux du maïs affectés par l’effondrement du prix de l’éthanol, biocarburant fabriqué avec le maïs et tirés vers le bas par la chute du prix du pétrole.

 

En revanche, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, le Togo, le Tchad et le Cameroun vont pâtir de la quasi-disparition de la demande de coton. Habillement en berne, fermetures des filatures et tarissement de la demande chinoise ont fait chuter de 26 % l’indice A de Cotlook en deux mois et demi, sous la barre des 60 cents la livre pour la première fois depuis 2009. Pour Cyclope, « les prix resteront durablement sous pression ». Le Comité consultatif international du coton (CCIC) prévoit que l’indice 2020-2021 tomberait à 57 cents, « au plus bas en douze campagnes ».

 

Oil and gas companies exploit coronavirus to roll back ...

 

_ L’énergie à la peine

Les plus grands perdants de la période sont les produits énergétiques (pétrole, gaz, charbon). Ils doivent leur dégringolade à la chute vertigineuse du prix du pétrole. Non seulement les automobiles, les bateaux et les avions ont été mis à l’arrêt, mais la guerre pétrolière déclenchée par l’Arabie saoudite contre la Russie et surtout contre les États-Unis a même fait passer le prix du baril américain en territoire négatif, -37,63 dollars le 21 avril ! Il fallait payer pour se débarrasser d’un pétrole dont on se savait quoi faire…

 

Les pétroliers s'attaquent à leurs émissions de CO2 | Les Echos

 

La remontée est amorcée aujourd’hui au-dessus de 35 dollars le baril et Nigeria, Algérie, Angola, Gabon, Ghana, etc. poussent un soupir de soulagement. Attention, note Cyclope, « il faudra du temps pour résorber tous ces excédents, d’autant plus que beaucoup de pays producteurs n’ont d’autres choix que de continuer à produire tant ils sont prisonniers de cette malédiction du pétrole qui est une constante de l’histoire contemporaine ». Et après ? Les conditions à réunir pour contenir la récession mondiale qui s’annonce dans la limite des 3 % prévus par le Fonds monétaire internationale et pour que la demande de matières premières renaisse de ses cendres sont nombreuses et aléatoires.

 

Outre les montagnes de dollars et d’euros pour faire repartir les économies, il faudra qu’il n’y ait pas de guerre commerciale sino-américaine, que la situation sanitaire se stabilise durablement, que les phénomènes météorologiques ne soient pas extrêmes, que la colère des populations réduites au chômage ou plongées dans une plus grande pauvreté ne provoquent des paralysies supplémentaires, au moment « de payer les additions sanitaires, mais surtout politiques et économiques, d’assumer le coût de ces quelques semaines de pilotage à l’aveuglette, conclut Philippe Chalmin. Cela promet d’être long et douloureux ».

 

Terminal De Minerai De Fer De Port De Qingdao Photo stock - Image ...

 

_ Pourquoi le fer résiste

Voilà qui va ravir l’Afrique du Sud, la Mauritanie et demain, la Guinée : les prix du fer ont résisté au coronavirus et à la récession mondiale. Ils avaient lentement remonté de 51 dollars la tonne en juillet 2015 à 103 dollars en juillet 2019. Tombés brièvement à 83 dollars, en avril 2020, au plus fort de la crise, ils ont retrouvé le niveau des 103 dollars, le 8 juin. Le fer est le seul métal industriel et même l’une des rares matières premières, avec l’or, à faire preuve d’une telle résistance dans la tempête économique qui balaie la planète.

Ce phénomène s’explique d’abord par une diminution de l’offre mondiale de fer. En 2019, le cyclone Veronica a paralysé la production en Australie en bloquant le fonctionnement des ports d’expédition pendant plusieurs jours. Les mines d’Afrique du Sud étaient toujours à la peine en raison de fréquentes coupures de courant. Au Brésil, la rupture du barrage de Brumadinho a paralysé une partie des activités du numéro un mondial, Vale, dont la capacité s’est trouvée réduite de 100 000 tonnes par an. Début 2020, les cyclones et les pluies diluviennes ont frappé à nouveau l’Australie et le Brésil, perturbant gravement extraction et exportations du minerai.

 

Les défis de l'industrie de l'acier en Chine (Etude)

 

_ Un métal banal mais indispensable

Plus étonnant a été le maintien de la demande chinoise qui a permis la résistance inattendue des prix. Plusieurs explications sont avancées : la mauvaise qualité du minerai de fer chinois ; les réserves très basses de minerais de qualité dans les ports chinois au moment de l’épidémie ; un appétit féroce des sidérurgistes de l’Empire du Milieu qui visent une production annuelle d’un milliard de tonnes d’acier.

 

À cela s’ajoute le plan de relance de 485 milliards d’euros décidé par Pékin en mai pour stopper la récession de 6,8 % enregistrée au premier trimestre 2020. En effet, ce plan sera consacré aux infrastructures dont la construction réclame beaucoup d’acier et de fer à béton. Les marchés ont donc misé sur une reprise chinoise et sur l’avenir d’un minerai banal mais indispensable.

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 10 juin 2020/ Par Alain Faujas

 

https://www.jeuneafrique.com/998201/economie/matieres-premieres-les-gagnants-et-les-perdants-du-covid-19/

 

Bourses, énergie commerce... le coronavirus contamine l'économie ...

 

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New coronavirus shocks Texas economy and unemployment could spike ...

 

2 – ÉCONOMIE MONDIALE : La crise économique provoquée par le coronavirus pourrait être la plus dévastatrice depuis 150 ans

 

Selon la Banque mondiale, le PIB planétaire pourrait se contracter de 5,2 % en 2020. C’est le grand bond en arrière. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait se contracter de 5,2 % en 2020, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, publiées lundi 8 juin. C’est dans la zone euro que le recul, attendu à − 9,1 %, sera le plus marqué au monde. Jamais autant de pays n’ont connu simultanément une telle récession depuis 1870. « C’est un coup dévastateur porté à l’économie mondiale », affirme le président de la Banque mondiale, David Malpass. En avril, le Fonds monétaire international (FMI) tablait sur un recul de 3 % du PIB mondial.

 

Poor Health, Poverty and the Challenges of COVID-19 in Latin ...

 

La récession dans les pays pauvres et émergents ne devrait pas dépasser les – 2,5 % en 2020, contre – 7 % dans les pays développés. Mais la crise dans ces économies largement informelles sera plus difficile à combattre, faute de moyens budgétaires suffisants et à cause d’une faible capacité administrative pour distribuer l’aide comme les indemnités de chômage.

 

Dans une note publiée début juin, le FMI a calculé que les dépenses budgétaires pour faire face à la crise représentaient 1,4 % du PIB dans les pays à bas revenus, 2,8 % chez les émergents et 8,6 % dans les économies avancées. Ces dernières ont la capacité de s’endetter, contrairement aux autres. Or, dans quatre pays pauvres et émergents sur dix, la dette publique a augmenté d’au moins 20 % depuis 2007.

 

New York se transforme face au coronavirus - rts.ch - Monde

 

_ « Il y a des limites à notre capacité à dire le futur »

« Beaucoup d’entre eux sont moins préparés à affronter un ralentissement mondial » que pendant la crise de 2009, s’inquiète l’institution située à Washington. Plus qu’une crise passagère, elle craint que la pandémie ne laisse des « cicatrices » profondes et durables sur les économies à cause de la « baisse des investissements », de l’« érosion du capital humain chez les chômeurs » et de la « désintégration du commerce mondial ». En raison de la pandémie, entre 70 millions et 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté.

 

Lundi 8 juin, l’agence de notation S&P Global Ratings a constaté, en avril, un « redressement » de l’activité dans les pays émergents, même si le « rétablissement sera très lent », particulièrement en Inde. Les capitaux étrangers sont progressivement de retour dans ces pays, après une fuite de 100 milliards de dollars (88,6 milliards d’euros) enregistrée pendant les premières semaines de la pandémie de Covid-19.

 

Coronavirus expected to slam 2020 global car sales

 

En ces temps d’incertitudes géopolitique et économique, les prévisions de croissance sont à prendre avec précaution. A l’incertitude de la durée de la pandémie s’ajoutent celles de la résilience des économies et de l’aggravation des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. William De Vijlder, économiste en chef chez BNP Paribas, constate « une montée en flèche de l’incertitude des prévisions », avec des fourchettes « cinq fois plus larges qu’à la fin de 2018 »« Nous devons admettre qu’il y a des limites à notre capacité à dire le futur », plaide l’économiste Branko Milanovic, citant la « nature incontrôlable » de la crise et son « étendue mondiale ».

 

Source : www.lemonde.fr/ Par Julien Bouissou/ Publié le 08 juin 2020/ Mis à jour le 09 juin 2020/

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/08/la-crise-economique-provoquee-par-le-coronavirus-pourrait-etre-la-plus-vaste-depuis-cent-cinquante-ans_6042176_3234.html/

 

Brazil economy 'can't stop' for coronavirus: Bolsonaro

 

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As COVID-19 cases dwindle, Thailand re-opens shopping malls, stores

 

3 – Economie mondiale et santé : le protectionnisme sanitaire face au libéralisme (Covid-19)

 

La pandémie de COVID-19 aura un impact indescriptible, insupportable et dévastateur dans le monde. Elle plongera inéluctablement le monde dans une crise économique profonde. Aujourd’hui l’impact se sent déjà sur tous les plans : sanitaire, social, politique et financier. La propagation du virus a touché les pays de plein fouet. Des conséquences désastreuses sur le plan économique sont inévitables surtout pour nos Etats africains qui sont tributaires des produits de base et d’échanges commerciaux pas suffisamment présents sur le commerce mondial.

 

Coronavirus: Egypt sells $5 bln in three tranches of bonds | Al ...

 

Les premières évaluations du Fonds monétaire international (FMI) sont assez alarmantes et symptomatiques : une économie mondiale qui est dans la récession, un ralentissement de la croissance mondiale accompagné d’une chute significative de la demande de produits de base africains comme le pétrole, le cacao, le café etc., sans compter la baisse importante des envois de fonds. L’Afrique, comme toutes les régions du monde, est engagée dans des démarches ou des politiques d’urgence visant à sauver leur économie et limiter l’impact de cette pandémie.

 

Ces mesures prises frisent le protectionnisme sanitaire, économique et social. De ce fait, il semble se poser un véritable dilemme pour ces Etats qui avaient une politique économique et sociale très libérale. Nous constatons que les mesures de lutte contre le covid-19 ont poussé ces Etats à fermer leur frontière, limiter leurs échanges internationaux voire les stopper. Donc, des décisions qui sont en porte-à-faux avec les principes fondamentaux du libéralisme : libre échange, liberté de déplacement (confinement partiel ou total), liberté d’expression (pour éviter les « fake news », dans certains Etats, la circulation des informations est passée au peigne fin) etc.

 

How South Korea controlled its coronavirus outbreak - Business Insider

 

Le protectionnisme sanitaire prendrait-il le dessus sur le libéralisme ? Est-il en train de remettre en cause les principes du libéralisme ? Présente-t-il le coronavirus comme le virus du libéralisme ? D’autant plus que beaucoup ont pointé la mondialisation d’un doigt accusateur, lui imputant la responsabilité d’avoir facilité la propagation du virus dans le monde.

 

Selon l’ancien ministre français et écologiste Nicolas Hulot, intervenant sur France-Inter, cette crise sanitaire sera finalement une crise salutaire, qui poussera les Etats qui étaient à fond sur le libéralisme, à songer à un équilibre entre le protectionnisme et le néolibéralisme. Cependant, il assure «qu’on ne va pas cesser de commercer. On ne va pas cesser d’échanger mais qu’il va falloir relocaliser des chaînes de valeur entières et on ne va pas commercer à l’identique. On va arrêter d’avoir des produits qui arrivent en 24 heures du bout du monde avec les impacts écologiques et climatiques que l’on connaît».

 

Aujourd’hui, écologistes, protectionnistes et autres semblent profiter de cette crise pour mettre en exergue les limites du libéralisme et le présenter comme étant la locomotive de cette maladie dans le monde. Pour eux, le covid-19 signe l’échec du libéralisme. IL ne s’agit nullement d’un choix à faire entre la Santé et l’Economie, étant donné que les deux sont liées mais aussi que des experts de la Santé ont soutenu et justifié l’utilité de certaines mesures prises impactant directement la bonne marche de l’économie, juste dans le but de combattre efficacement cette pandémie.

 

Zero customs on European cars imported into Egypt, 2000 CC ...

 

Cependant, Il est aisé de noter que plusieurs études ont démontré que tous les pays touchés, notamment ceux de l’Afrique, ne pourront échapper aux répercussions néfastes sur le plan économique, répercussions liées à ces mesures de confinement. Ce que la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) a traduit en ces mots : « un mois complet de verrouillage à travers l’Afrique coûterait au continent environ 2,5 % de son PIB annuel soit 65 milliards de dollars », et de l’autre coté la première puissance mondiale est, elle, à plus de 25 millions de chômeurs.

 

Bien qu’un nombre important de scientifiques et médecins ont loué l’efficacité du confinement, qui concerne plus de 3 milliards de personnes dans le monde, il est important de souligner que l’Iran qui fait partie des pays les plus fermés, n’a pas adopté les mêmes mesures, car selon eux le combat contre cette maladie appelle à une libre circulation des informations (bonnes informations), des marchandises tels que les masques, gels hydroalcooliques, la circulation aussi des scientifiques et acteurs de la médecine capables de venir en aide aux Etats les plus fragiles qui sont dans le besoin. Revenir, à des politiques autarciques, adopter le protectionnisme ne saurait être la solution post covid-19.

 

Corpiness WTR provides Online import export data service to help ...

 

Pour rappel, après la crise de 2008, personne n’a réclamé le retour du protectionnisme, certains Etats ont même renforcé leur politique libérale. Les pays doivent plutôt revoir l’hypermondialisation de la fragmentation des chaînes de valeur, la relocalisation de certaines tâches industrielles, sachant que la fermeture de certaines frontières a créé d’innombrables problèmes d’approvisionnement dans des secteurs stratégiques, annonçant déjà les prémices d’une crise économique mondiale, qui vient se rajouter aux conséquences de la crise sino-américaine et à la récession déjà attendue par beaucoup d’analystes financiers.

 

Source : www.financialafrik.com/ Par Par Meissa M lo, Expert financier Mba en trading et gestion d’actifs/ Par Rédaction / 13 mai 2020

 

https://www.financialafrik.com/2020/05/13/economie-mondiale-et-sante-le-protectionnisme-sanitaire-face-au-liberalisme-covid-19/

 

Covid-19 hits over 5 million cases globally with record high daily ...

 

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Des pénuries alimentaires menacent les pays dépendant des importations

 

4 – Conséquences économiques, sociales et environnementales de la pandémie de Covid-19

 

La pandémie de Covid-19 en 2020 a d’importantes conséquences sanitaires, mais aussi économiquesfinancièressocialesculturellesenvironnementales et politiques. Un double choc d’offre (lié à la baisse de la production) et de demande (notamment sur les services) se produit1 et de nombreuses entreprises se retrouvent à l’arrêt total ou partiel, faisant craindre des phénomènes de pénurie sur les biens essentiels, en même temps que des mesures de confinement sanitaire sont prises, concernant la moitié de l’humanité2.

 

Coronavirus: le quotidien des étudiants africains coincés en Chine

 

Les marchés financiers commencent à chuter le 24 février 2020, en raison d’une augmentation significative du nombre de cas de Covid-19 en dehors de la Chine continentale3,4. La baisse se poursuit par séquences5,6,7 jusqu’au 23 mars, notamment sur les marchés européens et nord-américains, avec la pire journée de l’histoire de la bourse de Paris le 12 mars8, dans un phénomène de krach boursier. De très nombreux événements citoyens, d’entreprises et grand public (sportifs, musicaux, salons, élections…) sont annulés ou reportés9.

 

Coronavirus, confinement : le résumé de la journée du 19 mars

 

Le confinement a des effets psychiques, sur la consommation, sur les modes de sociabilité, mais aussi sur l’environnement (réapparition de la faune en ville, baisse des émissions de CO2…)10. Le 15 avril 2020, le Fonds monétaire international renomme la crise « Grand Confinement » (Great Lockdown), en référence à la Grande Dépression et à la Grande Récession11.

 

L’ampleur de la crise amène un grand nombre d’acteurs politiques, économiques, intellectuels à imaginer des modalités pour réinventer la société après le confinement.

 

Source : fr.wikipedia.org/ Juin 2020/ Droits réservés

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C3%A9quences_%C3%A9conomiques,_sociales_et_environnementales_de_la_pand%C3%A9mie_de_Covid-19/

 

Egypt's coronavirus isolation hospitals at maximum capacity ...

 

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L'impact du coronavirus sur les marchés | Finance et Investissement

 

 

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