SANTE/ CORONAVIRUS-COVID19 : respirateurs, traitements et vaccins (efforts collectifs pour améliorer le nombre de malades guéris…)

12 juin 2020 | AUTEUR/MISE EN COHERENCE: | A LA UNE, AFRIQUE/SOCIAL / SANTÉ, MONDE/SOCIAL / SANTÉ, RECOMMANDE, SANTE & TECHNOLOGIES MEDICALES | Aucun commentaire   //   vue(s) 54 fois

 

« Santé/Covid-19/ les traitements déjà testés les plus utilisés contre la Covid-19 : Cent-quinze médicaments différents prescrits contre la Covid-19. Pour cela, l’équipe a passé au peigne fin 2.706 articles publiés sur les sites de prépublication scientifique PubMed, BioRxiv, MedRxiv et ChinaXiv avec les mots-clés « Covid-19 », « SARS-CoV-2 » ou « 2019-nCoV » entre le 1er décembre 2019 et le 27 mars 2020. Ils en ont extrait 155 répondant à des critères de sélection sérieux et évoquant les résultats d’études cliniques avec des médicaments.

Lopinavir/ritonavir/le traitement le plus couramment utilisé : Les antiviraux sont le type de traitement le plus utilisé : 71,5 % des patients en ont reçu, avec en tête la combinaison phare Lopinavir/ritonavir, administrée à 21,9 % des malades. Arrivent ensuite les antibiotiques (46,6 %) puis les corticostéroïdes (26,1 %), comme le méthylprednisolone. Plus étonnant, 7,6 % des patients ont été soignés exclusivement ou en association avec des produits de médecine traditionnelle comme les décoctions à base de plantes. »

 

Coronavirus : que se passe-t-il dans votre corps si vous en êtes ...

 

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La sérothérapie, une solution transitoire contre la Covid 19 ?

 

1 – Coronavirus : l’espoir du plasma des patients guéris pour traiter des malades

 

Plusieurs traitements contre le Covid-19 sont en cours d’essai clinique. Parmi les pistes les plus prometteuses, il y a l’utilisation du plasma de patients déjà guéris du coronavirus pour traiter les malades.

 

coronavirus – News, Research and Analysis – The Conversation – page 14

 

Les patients qui ont guéri du Covid-19 sont immunisés contre ce virus parce que leur organisme a produit des anticorps spécifiques. L’idée des chercheurs est donc d’extraire le plasma sanguin de ces personnes immunisées, d’isoler les anticorps qui s’attaquent au Covid-19 et de les injecter à des personnes encore malades. Les équipes d’Holger Hackstein, directeur du département des transfusions à la clinique universitaire d’Erlangen, dans le sud de l’Allemagne, ont déjà commencé ce type d’essais.

 

Holger Hackstein explique qu’“Après le don de plasma, celui-ci est congelé puis à nouveau analysé plusieurs fois dans nos laboratoires pour s’assurer que ce plasma est sûr et qu’il n’est pas susceptible de transmettre des maladies contagieuses. Une fois ces analyses faites, il peut être administré par intraveineuse pour traiter des malades.”

 

Coronavirus treatments: what drugs might work against COVID-19?

 

_ Réel espoir de traitement

Plusieurs cas aux Etats-Unis, en Suède, en Chine et en Corée du Sud tendent à prouver l’efficacité de ce traitement – le seul à disposition des médecins pour l’instant. Les anticorps permettraient de raccourcir la durée de la maladie et de réduire l’intensité des symptômes. Eldad Hod, un chercheur de l’Université de Columbia, aux Etats-Unis, a déclaré à l’AFP que “chaque don de plasma pourrait sauver trois à quatre vies”.

 

Les espoirs sont grands, confirme Lothar Wieler. Il préside l’Institut Robert Koch de contrôle et de lutte contre les maladies, en Allemagne. Lothar Wieler est optimiste : “A vrai dire, je pense qu’il s’agit-là d’une des approches les plus probantes. Il y a beaucoup d’études qui montrent que le plasma de patients guéris peut aider. Naturellement, il faut s’assurer que le plasma est de très bonne qualité et que cela n’induit pas d’effets secondaires. Mais cette démarche paraît prometteuse.”

 

D’autant plus prometteuse que le traitement par injection aux malades d’anticorps ciblés, développés par d’anciens patients guéris, fonctionne déjà à petite échelle pour d’autres types de maladies infectieuses, comme Ebola ou le SRAS. Dans le cas du Covid-19, des patients seront soumis à des essais cliniques durant les prochaines semaines : à chaque fois, un groupe de malades recevra des anticorps immunisés et un autre groupe de malades se verra injecté un placebo, à son insu.

 

Debate Heats up over Using an Anti-Malaria Drug for COVID-19 ...

 

_ Les autres essais en cours

Des dizaines de milliers de patients participent actuellement à des études dans le monde entier pour faire avancer la recherche contre le Covid-19. Parmi les grandes recherches initiées, signalons aussi, en Europe, l’essai Discovery. Il a été lancé le 22 mars dans sept pays. Il vise à tester quatre traitements : l’antiviral remdesivir, l’association lopinavir/ritonavir, ces mêmes anti-rétroviraux combinés avec l’interferon betam, et enfin l’hydroxychloroquine, dérivé de la chloroquine, utilisée contre le paludisme.

 

L’Organisation mondiale de la santé a aussi initié un essai coordonné de ces produits sous le nom de “Solidarity”. Des pays comme la Thaïlande ou l’Argentine s’y sont associés. Des hôpitaux français testent enfin une solution produite à partir de l’hémoglobine d’un ver marin capable de transporter 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Si l’étude porte ses fruits, elle pourrait permettre de venir en aide aux patients en détresse respiratoire.

 

Hopes of Coronavirus Remedies Grow While Shutdowns Fade | Voice of ...

 

_ Science sans patience …

Mais attention: c’est seulement une fois ces tests terminés et leurs résultats évalués qu’une ou plusieurs thérapies pourront officiellement être validées. En cette période d’urgence sanitaire, les protocoles scientifiques sont élaborés en quelques jours seulement. Les autorisations sont délivrées en quelques heures contre plusieurs mois en temps ordinaire.

 

Certains chercheurs et comités d’éthique appellent à la prudence pour que les tests cliniques et les homologations continuent de se faire dans le respect des règles scientifiques. Quelle que soit notre impatience à tous de venir à bout de la maladie.

 

Source www.dw.com/fr/ Date 14.04.2020/ Auteur Sandrine Blanchard

 

https://www.dw.com/fr/coronavirus-lespoir-du-plasma-des-patients-gu%C3%A9ris-pour-traiter-des-malades/a-53112929/

 

2 Israeli COVID-19 patients said to improve in experimental drug ...

 

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Covid-19 : des points communs avec une maladie génétique rare ...

 

2 – Santé/ Coronavirus : peut-on être infecté deux fois par le virus Covid-19 ?

 

A travers le monde, les scientifiques se battent pour comprendre le covid-19. Certains patients se sont rétablis du Covid-19 mais ont été testés positifs par la suite. Les infections par les coronavirus, comme le rhume, entraînent normalement une immunité du patient. Qu’est-ce qui est différent avec ce virus ?

 

Coronavirus : lancement en France d'un essai clinique avec du ...

 

Un homme de 70 ans a été réinfecté après sa guérison, ce qui constitue une découverte surprenante et inquiétante pour les médecins. Il a été placé en isolement dans un hôpital de Tokyo en février, après avoir été testé positif au coronavirus. Selon la chaîne d’information japonaise NHK, il s’est rétabli et a repris une vie normale, en prenant même les transports publics.

 

Mais quelques jours après, il s’est senti de nouveau malade et a eu de la fièvre. L’homme est retourné à l’hôpital et, à sa grande surprise (et à celle des médecins), il y a appris qu’il avait de nouveau été testé positif au Covid-19. Bien qu’il ne soit pas le seul cas de ce genre au Japon, la réinfection apparente ou la résurgence du Coronavirus chez des patients ne se produit que chez une minorité de personnes, ce qui constitue un nombre important de cas. Mais pourquoi ?

 

South Korea leads virus success in Asia as drug trial raises hope

 

_ Résurgence virale

Luis Enjuanes, virologue au Centre national espagnol de biotechnologie (CSIC), a déclaré à la BBC qu’au moins 14% des patients dont le test de dépistage de Covid-19 s’est révélé négatif sont ensuite à nouveau positifs. Selon lui, il ne s’agit pas d’une deuxième infection mais d’un cas de “rebondissement” du virus. “Mon explication, parmi beaucoup d’autres possibles, est qu’en général ce coronavirus immunise la population, mais la réponse immunitaire n’est pas très forte chez certains individu]”, dit Enjuanes.

 

Source : www.bbc.com/ 3 mai 2020/

 

https://www.bbc.com/afrique/monde-52051419/

 

How Remdesivir Moved From Back Shelf to Best Hope for COVID | Time

 

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First COVID-19 baby patient in critical condition recovers in ...

 

3 – Coronavirus : pourquoi moins d’enfants tombent malades ?

 

Les cas d’enfants infectés par l’épidémie de coronavirus ont été rares et les experts tentent toujours de découvrir pourquoi…

La nouvelle qu’un nouveau-né en Chine a été diagnostiqué du coronavirus, à peine 30 heures après sa naissance, a rapidement fait le tour du monde. Il s’agissait du plus jeune cas enregistré jusqu’à présent dans cette épidémie qui a tué plus de 900 personnes et en a infecté 40 000 (principalement en Chine, mais des cas ont été enregistrés dans plus de 30 pays). Cependant, très peu des personnes infectées sont des enfants.

 

L’étude la plus récente de l’épidémie a été publiée dans le Journal de l’Association médicale américaine et fait référence à une analyse des patients de l’hôpital Jinyintan à Wuhan – la ville épicentre de l’épidémie. Elle révèle qu’un peu plus de la moitié des personnes touchées par le virus sont des adultes âgés de 40 à 59 ans – seuls 10 % des patients ont moins de 39 ans. “Les cas chez les enfants ont été rares”, ont écrit les chercheurs. Mais pourquoi en serait-il ainsi ?

 

Multimédia) (COVID-19) Les cas d'infection par le nouveau ...

 

_ Une faible incidence chez les enfants

Il existe de nombreuses théories, mais les experts de la santé n’ont pas de réponse définitive quant à la raison pour laquelle peu de cas chez les enfants ont été confirmés. “Pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, les enfants semblent soit échapper à l’infection, soit ne pas avoir d’infection grave”, a déclaré à la BBC, Ian Jones, professeur de virologie à l’Université de Reading.

 

Cela pourrait signifier que les enfants contractent une forme plus bénigne de la maladie, qui peut comprendre l’absence de symptômes – ce qui, à son tour, ne conduit pas à des visites chez le médecin, à des hospitalisations et à un plus grand nombre de cas signalés. Nathalie MacDermott, chargée de cours clinique à l’University College London, partage cet avis.

 

Coronavirus, quels risques de séquelles chez les contaminés ?

 

“Les enfants de plus de cinq ans et les adolescents ont généralement un système immunitaire assez bien préparé pour combattre les virus”, dit-elle. “Ils peuvent être encore infectés mais peuvent avoir une maladie beaucoup plus légère ou ne pas présenter de symptômes d’infection”.

 

Il existe un précédent pour cette faible incidence chez les enfants – les récentes épidémies de coronavirus telles que le Sars, qui a également débuté en Chine en 2003 et a tué environ 800 personnes (soit 10 % des 8 000 cas infectés), ont également été marquées par une faible incidence chez les enfants. En 2007, les experts du Centre de contrôle des maladies (CDC), une agence de santé publique américaine, ont identifié 135 cas pédiatriques de Sars mais ont déclaré qu’ “aucun décès n’a été signalé chez les enfants ou les adolescents”.

 

How teachers can talk to children about coronavirus disease (COVID ...

 

_ Les fêtes de fin d’année ont-elles protégé les enfants ?

McDermott pense également que les enfants ne sont peut-être pas aussi exposés au virus que les adultes – l’épidémie a commencé pendant les vacances du Nouvel An chinois, pendant lesquelles les écoles étaient fermées. La quasi-totalité des provinces chinoises ont décidé de les maintenir fermées et certaines le resteront jusqu’à la fin du mois de février.

“Les adultes sont plus susceptibles d’agir en tant que soignants et de protéger ou de renvoyer les enfants si quelqu’un est infecté à la maison”. Elle pense que la situation pourrait changer car “la maladie se propage davantage et le risque d’exposition dans la communauté est plus élevé”.

 

COVID-19 : quand peut-on dire qu'un patient est guéri ...

 

_ Plus de la moitié des personnes touchées par le virus sont des adultes âgés de 40 à 59 ans

Toutefois, la propagation rapide de la maladie ne s’est pas accompagnée jusqu’à présent d’une augmentation des cas pédiatriques. Une fois de plus, la crise du SRAS offre un précédent : les chercheurs du CDC qui ont analysé les cas d’enfants ont constaté que les enfants de moins de 12 ans avaient moins de chances d’avoir besoin d’un traitement hospitalier.

 

Covid-19 et enfants : « il n'y a pas de raison de s'inquiéter pour ...

 

_ Le virus a-t-il des effets plus graves chez les adultes que chez les enfants ?

Bien que peu d’enfants aient été confirmés comme étant infectés, les experts médicaux ne pensent pas que cela soit dû au fait qu’ils ne contractent pas la maladie. Une explication plus probable est que cette épidémie augmentera le nombre d’affections connues pour avoir des effets plus graves chez les adultes que chez les enfants, comme la varicelle. “Il est plus probable que les enfants aient une sorte d’immunité (au coronavirus)”, a déclaré Andrew Freedman, expert en maladies infectieuses à l’université de Cardiff, à la BBC.

 

“Il se pourrait aussi que les autorités ne testent pas les enfants qui ne présentent aucun symptôme ou seulement des symptômes légers”, a-t-il déclaré. Christl Donnelly, expert en épidémiologie statistique à l’université d’Oxford et à l’Imperial College de Londres, est du même avis, citant les preuves de l’épidémie de Sars à Hong Kong. “La conclusion de nos collègues était que chez les jeunes enfants, l’évolution clinique de la maladie était moins agressive – ils étaient donc moins gravement touchés”.

 

How are the most serious COVID-19 cases treated, and does the ...

 

_ Les conditions préexistantes

Les adultes souffrant de maladies préexistantes qui mettent déjà à rude épreuve leur système immunitaire – diabète ou maladies cardiaques, par exemple – ont tendance à être plus vulnérables à ce type d’épidémie. “La pneumonie (l’une des conséquences du coronavirus) a tendance à toucher les personnes dont le système immunitaire est affaibli parce qu’elles sont déjà en mauvaise santé ou vers la fin de leur vie”, a expliqué Ian Jones.

“Cela arrive avec la grippe et d’autres infections respiratoires”. Il a été constaté qu’environ la moitié des patients analysés dans l’étude de l’hôpital Jinyintan avaient des maladies chroniques sous-jacentes.

 

Covid-19 updates from around the world | RNZ News

 

_ Mais les enfants ne sont-ils pas connus pour répandre des virus ?

Les enfants sont en effet généralement enclins à attraper et à propager des infections virales – et sont souvent considérés comme des “super-étendards”, selon Ian Jones. “Ils transmettent très facilement des maladies respiratoires, comme le savent tous ceux qui ont des enfants à la crèche”, dit-il. On peut donc s’attendre à voir un grand nombre d’enfants dans les listes des personnes infectées – et des morts – par le nouveau coronavirus, mais ce n’est tout simplement pas le cas actuellement.

 

China's Wuhan Conducted 113,609 COVID-19 Tests on May 15 ...

 

_ Un système immunitaire plus fort

Il se peut que les enfants aient un système immunitaire plus fort, prêt à combattre les virus, ou que la maladie elle-même se présente de manière moins agressive chez les enfants que chez les adultes, de sorte que les enfants ne sont pas amenés à chercher de l’aide médicale et ne sont pas testés et enregistrés. Une image plus claire devrait émerger avec plus de travail dans la compréhension de l’épidémie actuelle.

Mais il se peut aussi que les enfants aient été efficacement isolés de l’exposition par des écoles fermées et des parents protecteurs. Dans ce cas, nous en saurons plus lorsque les enfants de toute la Chine seront retournés à l’école.

 

Source : www.bbc.com/ Par Fernando Duarte/ BBC World Service/ 1 mars 2020

 

https://www.bbc.com/afrique/monde-51645173/

 

Coronavirus leaves 290 million children out of school, UNESCO says ...

 

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COVID-19 Patients Who Undergo Surgery Are At Increased Risk Of ...

 

4 – Quels sont les critères de guérison du Covid-19 ?

 

L’observation de cas de patients guéris du nouveau coronavirus ayant subi deux tests successifs qui se sont avérés négatifs alors qu’un troisième était positif, soulève plusieurs questions sur les critères de guérison, d’autant plus que la nature épidémiologique de la maladie du Covid-19 nécessite de s’assurer de la rémission complète des patients afin de préserver la santé générale de la société.

 

Le professeur Mohamed Amin Berrahou, expert en épidémiologie clinique et professeur universitaire à la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès et le professeur Jamal Eddine El Bourkadi, pneumologue, directeur de l’hôpital Moulay Youssef et professeur universitaire à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, répondent à ces questions dans un entretien à la MAP.

 

Guéri, un patient atteint du coronavirus est acclamé à sa sortie ...

 

  • Quels sont les critères de guérison du Covid-19 ?

Pour Pr Berrahou, la guérison du coronavirus est de deux types : une guérison clinique et une guérison épidémiologique. Le patient ne peut être déclaré guéri qu’en présence de ces deux critères.

 

  • Qu’est-ce que la guérison clinique ?

La guérison clinique est définie par la disparition des symptômes chez le patient, l’amélioration de son état de santé et sa sortie de la zone de danger. Or, nous ne pouvons compter sur une guérison clinique pour ce type de maladie, car nous sommes aujourd’hui confrontés à une pandémie et que la possibilité d’une transmission existe, d’où la nécessité de constater une guérison clinique.

 

VIDEO. Coronavirus : un patient de 93 ans salué par une haie d ...

 

  • Qu’est-ce que la guérison épidémiologique ?

La guérison épidémiologique signifie une disparition du virus chez le patient, qui n’est plus un vecteur de transmission et ne présente aucun danger pour le milieu qui l’entoure.

 

  • Comment peut-on s’en assurer ?

Pour s’assurer de la guérison épidémiologique du patient, celui-ci est soumis à un test RT-PCR (test d’amplification des acides nucléiques) et si le résultat est négatif, un autre test est effectué après 24 et en cas de confirmation du résultat négatif, cela signifie que le patient est guéri.

 

  • Les patients guéris peuvent-ils avoir des contacts avec leur environnement directement après deux tests négatifs ?

Après la guérison clinique et épidémiologique, il est recommandé que le patient respecte les mesures de distanciation sociale, ainsi que les mesures barrières d’hygiène et le port de masques…, et qu’il reste chez lui pendant deux semaines par mesure de précaution.

 

Kem Senou Pavel Daryl, étudiant camerounais vivant en Chine, guéri ...

 

  • Comment peut-on expliquer le fait que le test d’un patient guéri s’avère positif, après deux résultats négatifs ?

Avant de répondre à cette question, il convient de souligner que, dans cette conjoncture sanitaire exceptionnelle, nous sommes confrontés à un problème de santé publique plutôt que de santé individuelle et que les protocoles sont complètement différents pour chacun deux cas.

 

  • En d’autres termes ?

Dans le cas individuel, nous poussons les analyses pour faire un diagnostic sans regarder au coût. C’est plus facile quand nous sommes devant un seul patient malade, mais lorsqu’il s’agit d’un problème de santé publique, nous sélectionnons les analyses pour confirmer ou infirmer l’infection sur la base d’un ensemble de données. Ces analyses doivent être fiables et en même temps pratiques en termes d’équipement, de technologie et de répartition géographique des experts spécialisés dans ce domaine.

 

Source : telquel.ma/ Par La Rédaction/ LE 02 MAI 2020

 

https://telquel.ma/2020/05/02/quels-sont-les-criteres-de-guerison-du-covid-19_1682272/

 

Edition Nancy et agglomération | Le coronavirus rythme la vie de ...

 

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Israel stockpiles malaria drug to treat virus, in case Trump is ...

 

5 – Santé/ Coronavirus : comment soigne-t-on les malades du Covid-19 ?

 

Un peu partout dans le monde, des essais sont en cours pour trouver un traitement contre le coronavirus, dans l’attente d’un vaccin. Explications. Le professeur Yazdan Yazdanpanah est chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, à Paris. Chercheur à l’Inserm et coordinateur du réseau REACTing de réponse aux maladies infectieuses émergentes, il est membre du Conseil scientifique dans la gestion de la situation sanitaire liée au coronavirus et du Comité analyse recherche expertise (CARE), mis en place par Emmanuel Macron. Lundi 30 mars, il participait à l’émission Priorité santé, en direct sur RFI.

 

Covid-19 Drug Therapy Contains Crucial Ingredient From Department ...

 

  • Pour traiter le Covid-19, les chercheurs travaillent sur des médicaments existants et d’autres équipes sur des nouveaux produits. Expliquez-nous.

. Il faut savoir qu’il y a des produits, des molécules contre le virus que l’on connaissait pour d’autres maladies comme le VIH, Ebola, le paludisme, etc. On s’est rendu compte qu’ils pouvaient fonctionner contre le Covid-19. Nous sommes en train d’évaluer leurs effets. Dans un second temps, et ça prendra plus de temps, il y a des molécules contre le virus qui seraient employées à un stade beaucoup plus précoces. En parallèle, il faut savoir qu’il y a aussi beaucoup d’inflammations dans cette maladie. Il existe des produits que l’on utilise pour cibler chacune de ces inflammations.

 

  • Y a-t-il des pistes prometteuses ?

. Il y a un certain nombre d’études qui ont été faites en Chine. Malheureusement, rien d’extrêmement encourageant ne ressort pour le moment.

 

Coronavirus : trois questions sur la chloroquine, ce traitement ...

 

  • Beaucoup parlent de l’hydroxychloroquine et la chloroquine, qu’en pensez-vous ?

. Il faut faire très attention, car pour l’instant, les données que nous avons sur la chloroquine sont uniquement des données in vitro, c’est-à-dire dans le tube à essais. Il y a très peu d’études chez l’homme qui ont prouvé leur efficacité. Certaines personnes veulent tout de même en prendre, au cas où cela les aiderait…

Il faut faire attention, car les médicaments comme l’hydroxychloroquine et la chloroquine peuvent générer des problèmes de tolérance. Les prendre à haute dose (alors qu’on ne sait même pas si ça marche) peut entrainer des problèmes de toxicité. Cette molécule peut aussi avoir des effets sur l’activité et la santé cardiaques. Ce sont des médicaments qui peuvent être dangereux : il ne faut surtout pas faire d’automédication !

 

Estonian researchers working to sequence virus genome from local ...

 

  • On assiste à une confrontation entre l’urgence et la rigueur scientifique. Vous ressentez cette pression ?

. Oui, les gens ont besoin d’espoir. Ils veulent qu’on leur dise tout de suite qu’il y a un traitement. Malheureusement, on ne peut pas le faire. Je ne pense pas que les scientifiques doivent donner cet espoir, alors que ce n’est pas fondé. Il ne faut pas donner de faux espoirs aux gens.

 

An Overlooked, Possibly Fatal Coronavirus Crisis: A Dire Need for ...

 

  • Qu’est-ce qui manque pour mieux soigner les patients qui font des formes graves de Covid-19 ?

. Ce qu’il nous faut, c’est un traitement. Si nous avions un traitement, cela rendrait les choses beaucoup plus faciles. Pas seulement un traitement pour guérir mais aussi un traitement pour prévenir. Il nous faudrait aussi un vaccin. Ce sont des outils que nous n’avons pas encore, mais j’espère que nous les aurons, avec le temps. Pour le traitement, ça sera probablement un peu plus rapidement que pour le vaccin. En attendant, je pense que les stratégies que l’on met en place – comme le confinement – nous permettront de sortir, en tout cas temporairement, de cette crise. Il faudra aussi dépister, quand on sortira du confinement, cela pourrait éviter que des foyers ne repartent.

 

Source : www.rfi.fr/ Publié le : 01/04/2020 / Ophélie Lahccen

 

http://www.rfi.fr/fr/science/20200401-coronavirus-comment-soigne-t-on-les-malades-covid-19/

 

COVID-19 : le Canada à la recherche de respirateurs artificiels ...

 

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Hopes rise for coronavirus drug remdesivir

 

6 – Coronavirus: qu’est-ce qu’un respirateur et pourquoi est-ce important?

 

Des milliers de respirateurs ont été commandés depuis le début de la pandémie pour aider à atténuer la pression sur les hôpitaux causée par la crise du coronavirus. Pour les patients présentant de graves symptômes de l’infection, un respirateur offre de meilleures chances de survie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 80% des personnes atteintes de Covid-19 – la maladie causée par le coronavirus – guérissent sans avoir besoin de soins hospitaliers.

Mais une personne sur six tombe gravement malade et peut développer des difficultés respiratoires. Dans ces cas graves, le virus endommage les poumons.

 

Covid-19 en RDC: 500 lits et des respirateurs annoncés pour Kinshasa

 

Le système immunitaire du corps le détecte et dilate les vaisseaux sanguins pour que plus de cellules immunitaires entrent. Mais cela peut provoquer la pénétration de liquide dans les poumons, ce qui rend la respiration plus difficile et la chute du niveau d’oxygène du corps. Pour atténuer cela, un respirateur est utilisé pour pousser l’air, avec un niveau accru d’oxygène, dans les poumons.

 

L'industrie automobile veut aider à la production de respirateurs ...

 

_ Qu’est-ce qu’un respirateur et que fait-il ?

Un respirateur prend en charge le processus respiratoire du corps lorsque la maladie a provoqué une défaillance des poumons. Cela donne au patient le temps de combattre l’infection et de récupérer. Différents types de ventilation médicale peuvent être utilisés. Le respirateur possède également un humidificateur, qui modifie, ajoute de la chaleur et de l’humidité à l’air médical afin qu’il corresponde à la température corporelle du patient.

 

Coronavirus: qu'est-ce qu'un respirateur et pourquoi est-ce ...

 

Les patients reçoivent des médicaments pour détendre les muscles respiratoires afin que leur respiration puisse être entièrement régulée par la machine. Les personnes présentant des symptômes plus légers peuvent bénéficier d’une ventilation à l’aide de masques faciaux, de masques nasaux ou d’embouchures qui permettent à l’air sous pression ou à des mélanges de gaz d’être poussés dans les poumons.

 

Source et informations détaillées : www.bbc.com/ 1 avril 2020

https://www.bbc.com/afrique/monde-52107458/

 

Covid-19 : 65 cas infectés, 6 morts et 3 guéris en RDC - société ...

 

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Coronavirus cure: When will we have a drug to treat it? - BBC News

 

7 – Santé/Covid-19 : les traitements déjà testés les plus utilisés contre la Covid-19

 

Les chercheurs ont passé au peigne fin toutes les publications sur les traitements administrés aux malades de la Covid-19. Voici les classes de médicaments et des substances les plus utilisées, avec en tête les antiviraux. Malgré une apparente unanimité sur leur choix, la plupart de ces traitements sont en fait administrés en dehors de tout cadre scientifique.

 

The Path Forward: Coronavirus Treatment Acceleration Program | FDA

 

L’émergence du coronavirus SARS-CoV-2 en décembre 2019 a laissé bon nombre de médecins dans l’expectative. Face à ce virus inconnu, ils ont souvent dû se débrouiller avec les moyens du bord pour soigner leurs patients, quitte à tester des médicaments et des traitements non homologués. Une méta-étude, menée par l’université de Pennsylvanie (États-Unis) et publiée dans la revue Infectious Diseases and Therapy, a dénombré l’ensemble des traitements administrés aux premiers patients atteints de la Covid-19. Ils ont ainsi calculé que 115 médicaments et remèdes différents avaient été prescrits à ces 9.152 patients.

 

Remdesivir: the antiviral drug is being touted as a possible ...

 

_ Cent-quinze médicaments différents prescrits contre la Covid-19

Pour cela, l’équipe a passé au peigne fin 2.706 articles publiés sur les sites de prépublication scientifique PubMed, BioRxiv, MedRxiv et ChinaXiv avec les mots-clés « Covid-19 », « SARS-CoV-2 » ou « 2019-nCoV » entre le 1er décembre 2019 et le 27 mars 2020. Ils en ont extrait 155 répondant à des critères de sélection sérieux et évoquant les résultats d’études cliniques avec des médicaments. La quasi-totalité des cas évoqués ont été hospitalisés et s’agissant des débuts de l’épidémie, ils sont principalement chinois. Mais l’étude met en évidence les tâtonnements des équipes médicales pour trouver le remède adéquat.

 

Russia recommends lopinavir/ritonavir against COVID-19

 

_ Lopinavir/ritonavir : le traitement le plus couramment utilisé

Les antiviraux sont le type de traitement le plus utilisé : 71,5 % des patients en ont reçu, avec en tête la combinaison phare Lopinavir/ritonavir, administrée à 21,9 % des malades. Arrivent ensuite les antibiotiques (46,6 %) puis les corticostéroïdes (26,1 %), comme le méthylprednisolone. Plus étonnant, 7,6 % des patients ont été soignés exclusivement ou en association avec des produits de médecine traditionnelle comme les décoctions à base de plantes.

 

Des remèdes officiellement recommandés par les autorités sanitaires chinoises même en l’absence de preuve scientifique. Les interférons alpha et bêta, des protéines de la famille des cytokines aux propriétés antivirales, ont été administrés à 19,3 % des malades et 11,5 % ont été soignés avec des immunoglobulines (anticorps).

 

Antiviral sucré à large spectre - Nouvelles technologies

 

_ Des prescriptions en dehors des protocoles de soins habituels et sans efficacité prouvée

« La très grande majorité de ces traitements ont été administrés en dehors de tout essai et de façon expérimentale, rapporte l’étude. Seule une minorité d’articles ont fait l’objet d’une publication de données exploitables sur leur efficacité. » Et c’est justement cet état d’urgence qu’évoquent certains praticiens, comme Didier Raoult, pour justifier l’administration d’hydrochloroquine hors d’un cadre légal.

 

En avril, l’Ordre des médecins a dû rappeler à l’ordre certains généralistes sur « des protocoles de recherche illégaux et prescriptions hors Autorisation de mise sur le marché (AMM) ». Certains d’entre eux s’étaient en effet vantés d’avoir découvert le remède miracle à base d’antihistaminiques ou d’azithromycine (un antibiotique). Mais on voit bien que la pratique est courante également à l’hôpital.

 

Hydroxychloroquine et azithromycine : « Un effet protecteur contre ...

 

Les médecins jouent-ils aux apprentis sorciers ou sont-ils juste préoccupés à trouver le meilleur traitement pour leur patient ? Pas sûr que les résultats des 1.783 essais cliniques en cours sur la Covid-19 apportent des réponses convaincantes. Face à des résultats contradictoires et parfois douteux, confrontée à une liste de symptômes qui évolue de jour en jour, la médecine risque de tâtonner encore un peu.

 

Source : www.futura-sciences.com/ Céline Deluzarche-Journaliste/ Publié le 05/06/2020

 

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-voici-traitements-deja-testes-plus-utilises-covid-19-81354/

 

The scientist leading the coronavirus vaccine race | Financial Times

 

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Moderna skyrockets 39% after its early trial of a coronavirus ...

 

7 – Un vaccin contre le COVID-19 sera testé sur 30.000 volontaires à partir de juillet

 

Le vaccin expérimental contre le COVID-19 de la biotech américaine Moderna, cofinancé par le gouvernement américain, entrera dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30.000 volontaires, a annoncé la société jeudi. Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm.

 

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Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes. La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

 

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_ Une opération “Warp Speed” demandée par Trump

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares. Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

 

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (ici, 8), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

 

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La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et “possiblement jusqu’à 1 milliard”.

 

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération “Warp Speed” (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

Source : www.latribune.fr/ Par AFP/ 11/06/2020/

 

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/un-vaccin-contre-le-covid-19-sera-teste-sur-30-000-volontaires-a-partir-de-juillet-850037.html/

 

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