ECONOMIE MONDIALE/ COVID-19 : l’impact économique de plus en plus néfaste du coronavirus

15 mai 2020 | AUTEUR/MISE EN COHERENCE: | A LA UNE, ACTUALITÉS, ACTUALITES / MONDE, ECONOMIE, ECONOMIE MONDE, INFORMATIONS GENERALES, RECOMMANDE | Aucun commentaire   //   vue(s) 244 fois
Chinese President Xi Jinping inspects prevention and control work against the new coronavirus in Beijing on Feb. 10. Pang Xinglei/Xinhua via Getty Images

« Economie/ Covid-19/ l’activité manufacturière s’écroule à son plus bas historique en Chine : C’est un premier signe de l’impact dévastateur du coronavirus sur la Chine : l’activité manufacturière s’est écroulée en février à son plus bas niveau jamais enregistré, alimentant les inquiétudes sur une déroute de l’économie mondiale.

L’annonce intervient au moment où l’épidémie a déjà atteint une cinquantaine de pays, la crainte d’une pandémie ayant fait dévisser vendredi Wall Street à des niveaux jamais vus depuis la crise financière mondiale en 2008. D’ores et déjà, les analystes s’accordent à dire que la croissance économique chinoise sera probablement très affectée au premier trimestre par l’effet coronavirus. Sur l’année 2019, elle était déjà de 6,1% — sa pire performance en près de 30 ans. »

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1 – OCDE : L’économie mondiale est confrontée à une menace sans précédent depuis la crise (tandis que le coronavirus se propage)

Le coronavirus Covid 19 représente le plus grand danger qu’ait connu l’économie mondiale depuis la crise financière, selon les dernières Perspectives économiques intermédiaires de l’OCDE. e COVID‑19 se propage de la Chine à d’autres régions, provoquant des souffrances humaines et des perturbations économiques. Cela suscite des inquiétudes d’ordre sanitaire et risque d’entraîner une multiplication des restrictions à la circulation des personnes, des biens et des services, une dégradation de la confiance des entreprises et des consommateurs, et un ralentissement de la production.

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Les Perspectives économiques intermédiaires présentent à la fois un scénario favorable, dans lequel l’ampleur de l’épidémie est globalement limitée, et un scénario d’« effet domino » caractérisé par une contagion plus générale. Dans les deux cas, l’OCDE appelle les pouvoirs publics à agir immédiatement pour limiter la propagation du coronavirus, protéger les personnes et les entreprises de ses effets, et soutenir la demande dans chaque économie.

Même dans le scénario favorable selon lequel les phénomènes épidémiques resteraient limités en dehors de la Chine, un ralentissement marqué de la croissance mondiale devrait intervenir au premier semestre de 2020, compte tenu des effets négatifs subis par les chaînes d’approvisionnement et les produits de base, du recul du tourisme et de la dégradation de la confiance. La croissance économique mondiale sur l’ensemble de l’année devrait tomber à 2.4 %, alors qu’elle n’était déjà que de 2.9 % en 2019. Elle devrait ensuite se redresser pour atteindre un taux modeste de 3.3 % en 2021.

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La Chine a vu ses perspectives de croissance nettement révisées à la baisse et ramenées en deçà de 5 % cette année, après avoir enregistré un taux de croissance de 6.1 % en 2019. Néanmoins, une contagion plus générale dans l’ensemble de la région Asie‑Pacifique et les économies avancées – comme celle observée en Chine – pourrait faire tomber le taux de croissance mondiale jusqu’à 1.5 % cette année, ce qui représenterait une diminution de moitié par rapport aux précédentes prévisions de l’OCDE pour l’année 2020, réalisées en novembre dernier. Des mesures d’endiguement de l’épidémie et une perte de confiance seraient préjudiciables à la production et aux dépenses, et feraient basculer certains pays dans la récession, notamment le Japon et la zone euro.

Lors de la présentation des Perspectives économiques intermédiaires à Paris, ce jour, la Cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone, a déclaré : « Le virus risque de porter un nouveau coup à l’économie mondiale, qui était déjà affaiblie par les tensions commerciales et politiques. Les pouvoirs publics doivent agir immédiatement pour endiguer l’épidémie, étayer le système de santé, protéger les populations, soutenir la demande et tendre une bouée de sauvetage financière aux ménages et aux entreprises les plus durement touchés. »

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D’après les Perspectives, il faudrait recourir à des dispositifs d’aménagement du temps de travail pour préserver les emplois. Les pouvoirs publics devraient mettre en œuvre des mesures fiscales et budgétaires temporaires pour amortir l’impact de l’épidémie sur les secteurs les plus durement touchés par le fléchissement de l’activité, tels que les services de voyage et le tourisme, ainsi que l’automobile et l’électronique.

Toujours selon les Perspectives, des apports de liquidités adéquats sont nécessaires dans les pays les plus affectés pour permettre aux banques d’aider les entreprises ayant des problèmes de trésorerie dans le contexte de l’application des mesures d’endiguement. Si l’épidémie se propage largement, les économies du Groupe des Vingt (G20) devraient piloter la mise en œuvre d’une action coordonnée de soutien du secteur de la santé, conjuguée à des mesures coordonnées de relance budgétaire et monétaire destinées à rétablir la confiance, indiquent les Perspectives.

Source : www.oecd.org/fr/ 02/03/2020 –

http://www.oecd.org/fr/presse/leconomie-mondiale-est-confrontee-a-une-menace-sans-precedent-depuis-la-crise-tandis-que-le-coronavirus-se-propage.htm/

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 ÉCONOMIE/ Covid-19/ L’OCDE redoute les effets du coronavirus sur l’économie mondiale

 

Jamais, depuis la crise financière de 2008, l’économie mondiale n’avait été confrontée à un si grand danger, prévient l’OCDE. Même si l’épidémie de coronavirus est rapidement contrôlée, la croissance ne dépassera pas 2,4 % cette année. “L’économie mondiale devrait enregistrer un sévère ralentissement cette année alors que les gouvernements s’efforcent de limiter la propagation de l’épidémie liée au nouveau coronavirus”, écrit le Wall Street Journal, tout en précisant qu’il est “encore très difficile d’évaluer l’ampleur de ce ralentissement”.

 

C’est ce qui ressort du rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques publié, le lundi 2 mars, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sous le titre “Coronavirus : l’économie mondiale menacée”. Dans le scénario le plus optimiste – c’est-à-dire si l’épidémie était “circonscrite à la Chine” et ne donnait lieu qu’à “des flambées limitées dans les autres pays” –, le PIB mondial progresserait de 2,4 % cette année, au lieu des 2,9 % initialement prévus. Soit un manque à gagner de 400 milliards de dollars, note le quotidien américain.

 

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_ La croissance pourrait plafonner à 1,5 %

Mais l’OCDE n’exclut pas un scénario plus sombre. Si l’épidémie se propage en Europe et en Amérique du Nord avec la même intensité qu’en Chine, le ralentissement sera plus prononcé et plus prolongé et la croissance mondiale pourrait ne pas dépasser 1,5 %. “Les mesures de confinement et la peur de l’infection porteraient un rude coup à la production ainsi qu’aux dépenses et entraîneraient un grand nombre de pays touchés par l’épidémie dans une véritable récession”, précise l’organisation internationale.

 

Et ce n’est pas terminé : la situation pourrait être encore pire “si le nouveau coronavirus s’installait également en Afrique, en Amérique latine et en Inde”, prévient le Wall Street Journal. L’OCDE fait aussi quelques recommandations, ajoute le quotidien. Pour faire face à l’urgence sanitaire, les États “devraient s’assurer que le secteur de la santé et le personnel soignant disposent des fonds suffisants. Ils devraient aussi aider les secteurs et les travailleurs touchés par les mesures de confinement”.

 

THE WALL STREET JOURNAL – NEW YORK/ Publié le 02/03/2020/

 

https://www.courrierinternational.com/article/covid-19-locde-redoute-les-effets-du-coronavirus-sur-leconomie-mondiale/

 

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2 – Analyse/ Covid-19 et économie : malédiction ou bénédiction ?

Le coronavirus se propage inexorablement. Plus de 320 cas ont été enregistrés en Italie. Les observateurs sont nombreux à craindre de lourdes répercussions sur l’économie dues à des pertes de production, des perturbations des chaînes logistiques et un recul de la consommation. D’autres, en revanche, flairent des opportunités au plus fort de la tempête.

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_ L’économie mise en quarantaine

Kurier critique les mesures politiques adoptées en Chine et ailleurs, qui lui rappellent la loi martiale :

«Le ministre français de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, a qualifié mardi l’épidémie d »évènement qui changeait la donne dans la mondialisation’. Mais c’est justement le cœur du problème. On se demande en effet si la politique ne devrait pas changer ses règles du jeu. Car de toute évidence, le virus a pris de court le Politburo à Pékin tout autant que les chancelleries européennes. Le signe le plus visible de cette impuissance, ce sont des mesures qui rappellent plus ou moins la loi martiale. Mais ces mesures représentent pour l’économie mondiale globalisée un risque bien supérieur à celui du virus. L’économie est mise en quarantaine par la fermeture d’usines et les mesures de confinement.»

 

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_ Des pertes astronomiques en perspective

Le virus aura un impact considérable sur l’économie mondiale, même si celui-ci sera difficile à évaluer, argumente Jutarnji list :

«Oxford Economics, éminent institut de prévision économique, a fait savoir qu’un risque de pandémie pouvait entraîner une contraction de 1,3 pour cent de la croissance annuelle mondiale, soit 1 100 milliards de dollars de pertes de revenus. Mais les prévisions resteront des spéculations tant que l’on n’aura pas constaté les conséquences réelles de ce virus sur la santé humaine et la réaction réelle du marché. Hier, les cours des bourses asiatiques et européennes ont poursuivi leur chute, tandis que les trois principaux indices américains enregistraient une légère hausse, au moment de la rédaction de ce texte.»

 

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_ Un frein à la surabondance

Les restrictions découlant de l’épidémie de coronavirus peuvent avoir pour corollaire des effets tout à fait appréciables, selon De Standaard :

«Il est absurde d’ériger sans réfléchir des barrières qui entraveront inutilement la circulation des marchandises dans l’UE. Mais peut-être tout ceci a-t-il aussi des avantages. Les premières photos de rayons de supermarchés vides commencent à circuler. Avant que l’on puisse réellement parler de problèmes de livraison, ces photos remettent en question nos systèmes de distribution. Peut-être conclurons-nous de tout ceci que nous pouvons nous contenter de moins. Moins de marchandises, moins de choix, moins de camions sur les routes. Pour mieux nous préparer à cette autre menace qui nous guette, la crise climatique, le virus nous rend un service, en fin de compte.»

 

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_ La crise rend inventif

L’hebdomadaire Verslo žinios souligne lui aussi des effets positifs de l’épidémie :

« Espérons que cette situation ouvre aussi des possibilités insoupçonnées – de nouveaux fournisseurs, nouveaux clients et nouveaux contrats. Des entreprises internationales sont désormais prêtes à effectuer une partie de leurs commandes en Europe. … Les entrepreneurs ne cèdent pas à la panique et recherchent des issues, même si l’ambiance est tendue et que les répercussions sur l’économie restent incertaines. … Ils entrevoient même des effets positifs : ils ont appris à mieux planifier, et à réagir et s’adapter aux changements avec plus de flexibilité et de spontanéité.»

 

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_ Fléau et filon à la fois

Večer se demande si la panique suscitée par le coronavirus n’est pas l’occasion pour certains de faire des affaires juteuses :

«Il y a dix ans, le Conseil de l’Europe avait épinglé les dépenses publiques à hauteur de plusieurs milliards effectuées par les pays pour acheter des vaccins qui n’avaient finalement pas été requis, après que l’OMS a qualifié à tort la grippe porcine de pandémie. Même chose en 2006, suite à la peur panique déclenchée par la grippe aviaire. Nous ne saurons ce qu’il en aura été du coronavirus que le jour où plus personne n’en parlera. Nous pouvons toutefois dire dès aujourd’hui que les fabricants de masques de protection et de denrées alimentaires de base bénéficieront de cet épisode et que d’autres secteurs en pâtiront. Dans le capitalisme moderne, les virus qui sortent du néant et qui se propagent semblent être un nouveau déclencheur de crises économiques et l’occasion de traire le contribuable comme une vache à lait.»

 

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_ Agir pour la stabilité

L’épidémie est en train de se transformer en crise, estime Alexander Gabouyev, spécialiste de la Chine au Carnegie Moscow Center, dans Kommersant :

«La poursuite des quarantaines ferait chuter un peu plus la demande de pétrole et le volume d’approvisionnement dans le pays – ce dernier s’est déjà contracté de 20 pour cent – mais elle porterait aussi un coup violent au commerce et aux budgets. Les congés liés à la nouvelle année chinoise ont été prolongés jusqu’au 10 février, mais pourraient être maintenus avec la quarantaine. D’après les enquêtes, le matelas de liquidité des PME chinoises leur permettrait de verser des salaires à leurs employés pendant un à deux mois au maximum. Certaines entreprises envoient déjà leur personnel en congés sans solde. Pour éviter des troubles sociaux, il faut apporter des aides publiques directes à tous les niveaux – ce que les autorités n’ont pas fait jusqu’à présent.»

 

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_ Les démocraties sont plus résilientes

Le virus pourrait aussi avoir des répercussions politiques, croit savoir Helsingin Sanomat :

«Restrictions de déplacements, fermeture d’usines et peur des consommateurs génèrent des pertes économiques supérieures à celles occasionnées par l’épidémie de SARS. Les mesures prises actuellement pour contenir l’épidémie provoquent vraisemblablement de plus gros dégâts économiques que l’épidémie elle-même. … L’économie repose sur la confiance. Or la confiance dans la capacité du PC chinois à garantir un niveau de vie stable a subi un revers. Lorsque l’édifice se lézarde, les démocraties encaissent mieux les chocs que les systèmes monopartites. Dans une démocratie, une épidémie menace la santé de la population ; dans un système autoritaire il menace aussi le pouvoir.»

 

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_ Le Tchernobyl chinois

Le Figaro ne mâche pas ses mots :

«Les fonctionnaires terrorisés par le pouvoir absolu de Xi n’ont pas osé lui faire remonter la mauvaise nouvelle du virus. Ce secret, mortel pour tant de Chinois, peut-il l’être aussi pour l’omnipotent PCC ? Avec le recul, Mikhaïl Gorbatchev voit la ’cause réelle’ de l’effondrement de l’URSS dans la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue six ans plus tôt. Au lieu de rendre des comptes, le réflexe de Pékin est de renforcer la censureau nom de la ‘stabilité’. L’épisode pourrait avoir raison du ‘modèle chinois’, qui prétendait, à la faveur de son insolente croissance économique, s’exporter comme une alternative à l’influence américaine. Qui, désormais, voudra prendre exemple sur le fiasco du coronavirus ?»

 

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_ Si les Chinois cessaient de voyager…

Novi list souligne les relations complexes et nombreuses entre l’économie européenne et la Chine :

«L’épidémie affectera la croissance de l’économie chinoise, mais aussi les routes d’approvisionnement mondiales, qui sont nombreuses à converger vers la Chine. Ce pays concentre 28 pour cent de la production industrielle mondiale. La Chine a à son actif le plus grand volume d’échanges au monde, surpassant celui des Etats-Unis. … Partout dans le monde, le secteur du voyage et du tourisme, y compris en Europe et en partie aussi en Croatie, peut également souffrir financièrement car les citoyens, redoutant une propagation de la contamination, voyagent moins. Les Chinois sont le peuple le plus voyageur au monde. Selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), ils dépensent annuellement pas moins de 260 milliards de dollars à l’étranger ; soit deux fois plus que les touristes venant des Etats-Unis.»

 

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_ L’Europe doit aussi protéger son économie

Cinco Días s’étonne de la passivité de l’Europe :

«Il serait logique de partir du principe que les mesures qui limitent jusqu’ici la circulation des personnes doivent s’étendre au transport des marchandises, ce qui impacterait le commerce international bien plus que le tourisme. … Face à ces risques, la passivité des gouvernements est déconcertante et à ce jour, aucun d’entre eux n’a annoncé d’initiative visant à atténuer les effets que le coronavirus pourrait avoir sur l’économie. L’Eurogroupe, d’habitude très réactif sur d’autres sujets, n’a même pas convoqué de réunion.»

Source : www.eurotopics.net/fr/ 26 février 2020

https://www.eurotopics.net/fr/234743/covid-19-et-economie-malediction-ou-benediction

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3 – Economie/ Coronavirus Convid 19 : le G7 prépare la riposte, les Etats-Unis espèrent un vaccin

Soutien à l’économie, écoles fermées : le monde entre «en terre inconnue» avec le coronavirus, avertit l’OMS, alors même que l’épidémie revient en Chine d’où elle est partie via des cas importés et que le nombre de contaminations explose ailleurs dans le monde. Depuis plusieurs jours, l’épidémie semble faiblir en Chine, où des mesures de quarantaine draconiennes visent plus de 50 millions de personnes depuis fin janvier.

Mais la province orientale du Zhejiang (est) a annoncé qu’un total de huit Chinois de retour d’Italie étaient porteurs du virus, confirmant les craintes d’une recontamination du pays par importation. «Nous sommes en terre inconnue», a déclaré lundi le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

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«Jamais auparavant nous n’avions nous vu un pathogène respiratoire capable de transmission communautaire, mais qui peut aussi être endigué si l’on prend les bonnes mesures», a-t-il souligné à Genève. La «transmission communautaire» désigne la multiplication des foyers du virus sans lien épidémiologique clair avec le berceau de la maladie, en l’occurrence dans la province du Hubei.

Nationalement, les autorités chinoises ont recensé mardi un total de 125 nouveaux cas de contamination. Il s’agit du chiffre quotidien le plus bas depuis le 21 janvier, avant même la mise en quarantaine de la ville de Wuhan (centre), au coeur de l’épidémie. Dans le monde, le nombre de cas de contaminations s’élevait à 90.914, dont 80.151 pour la seule Chine, dans 76 pays et territoires, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 9h00 GMT. Au total, 3.116 personnes ont succombé au virus, dont 2.943 décès en Chine.

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– Croissance mondiale fragilisée –

Les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 doivent s’entretenir mardi par téléphone pour coordonner leur action face à l’impact du nouveau coronavirus sur la croissance mondiale. Cette mobilisation intervient à un moment où la croissance mondiale, déjà fragilisée par la guerre commerciale Chine-Etats-Unis, subit de plein fouet le ralentissement de l’économie chinoise et l’impact du coronavirus sur l’économie.

La semaine dernière, la Bourse de New York a connu sa pire semaine depuis la crise financière de 2008. Mais Wall Street a connu lundi un rebond spectaculaire, les investisseurs espérant que les autorités monétaires des grands pays mettront au point une réponse coordonnée pour atténuer l’impact économique du nouveau coronavirus.

Dans la foulée, les places boursières chinoises ont clôturé mardi dans le vert, tandis qu’en Europe, la Bourse de Milan gagnait 3% à l’ouverture après plusieurs séances en berne et que Paris prenait 1,96%. Les entreprises françaises ne font pas pour l’instant état de difficultés financières «alarmantes», a assuré le directeur général de la banque publique d’investissement Bpifrance, Nicolas Dufourcq.

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– Risque «modéré à élevé» –

L’épidémie a dépassé lundi les 3.000 morts dans le monde et connaît une accélération hors de Chine. En Corée du Sud, deuxième pays le plus touché, le nombre total de contaminations avoisinait mardi les 5.000, alors que les autorités ont annoncé 477 nouveaux cas. Deux décès supplémentaires ont en outre été annoncés, portant le total à 28 morts.

L’Arabie saoudite, qui était jusque-là le seul pays du Golfe à n’avoir annoncé aucun cas sur son sol, a signalé lundi un premier cas de coronavirus. Il s’agit d’une personne testée positive après son retour d’Iran, pays où l’on recense désormais le plus grand nombre de décès liés à la maladie après la Chine (66 morts). L’Union européenne a relevé son évaluation du risque au niveau «modéré à élevé», avec un dernier bilan de 2.100 cas confirmés dans 18 pays membres. Les ministres de la Santé de l’UE ont été convoqués pour une réunion extraordinaire vendredi à Bruxelles.

En Italie, pays le plus touché d’Europe, la barre des 50 morts a été franchie lundi. Le pays est désormais officiellement divisé en trois zones. La «zone rouge» placée sous quarantaine, qui couvre 11 communes du Nord, représente plus de 50.000 habitants. En France, environ 120 établissements scolaires sont fermés, a indiqué le ministre de l’Éducation nationale.

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– Un vaccin «d’ici à l’automne»? –

Plus de 90 malades ont été recensés, dont la moitié rapatriés de l’étranger. Plusieurs patients diagnostiqués ces derniers jours n’avaient aucun lien connu avec un foyer de l’épidémie, ce qui laisse à penser que la maladie commence à se propager sur le sol américain. Se voulant rassurant, le vice-président Mike Pence, qui coordonne la lutte contre l’épidémie, a annoncé qu’un traitement pourrait être disponible «d’ici l’été ou le début de l’automne».

Les premiers essais cliniques pour un vaccin pourraient avoir lieu «dans les six prochaines semaines», a-t-il dit, mais aucun vaccin ne sera disponible avant la fin de l’année au plus tôt.

Source : www.la-croix.com/ burx-sbr/bar/mig/ afp, le 03/03/2020 – Modifié le 03/03/2020

https://www.la-croix.com/Monde/Virus-risque-eleve-UE-reflux-confirme-Chine-2020-03-03-1301081723/

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4 – POLITIQUE : ON ATTENDAIT UNE CRISE ÉCONOMIQUE MONDIALE EN 2020 ET ELLE S’APPELLE « CORONAVIRUS »

La croissance mondiale va être durement touchée par l’épidémie de Coronavirus (Covid-19), avec une perte d’au moins 0,5 point selon l’OCDE. L’institution économique appelle les gouvernements à soutenir les entreprises pour éviter d’aggraver ce recul. De leur côté, les banques centrales tentent de rassurer les places financières toutes orientées à la baisse.

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Plusieurs candidats étaient pressentis pour créer une nouvelle grave crise économique mondiale en 2020 : taux bas, pertes de valeurs d’actifs, tensions géopolitiques sur les pays pétroliers… La crise a bien débuté et ses effets seraient même déjà pires en Chine qu’en 2008. Et le coupable est le coronavirus. Ce virus touche désormais presque 90 000 personnes dans le monde et a provoqué le décès de plus de 3 000 personnes. Des nombres relativement bas, mais leur conséquence est la mise à l’arrêt de nombreux centres manufacturiers chinois qui met l’économie à genoux.

L’OCDE livre la première estimation de l’impact de la pandémie sur la croissance mondiale. L’organisation économique a ramené, lundi 2 mars, sa prévision de croissance planétaire de 2,9 % à 2,4 %. La Chine perd 0,8 point à 4,9 %. Dans la zone euro, où la présidente Ursula Von del Leyen vient d’annoncer le passage du risque de modéré à élevé, la prévision de croissance recule 0,3 point, à 0,8%. Dans cette région, l’Italie est même ramenée à une croissance nulle. Les États-Unis semblent résister un peu mieux avec une révision de sa croissance de seulement 0,1 %.

 

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_ Protéger les entreprises

Cette perte d’un demi-point de croissance mondiale repose sur « l’hypothèse que le pic épidémique sera atteint en Chine au premier trimestre 2020 et que dans les autres pays, l’épidémie se révélera plus modérée et circonscrite« , précise l’OCDE. Une épidémie plus durable, qui s’étendrait largement en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord, pourrait même diviser par deux la croissance mondiale cette année, avertit l’organisation.

Pour ne pas en arriver là, « les gouvernements doivent prendre des mesures efficaces, en mobilisant des moyens suffisants, pour prévenir l’infection et la contagion« , et de « préserver les revenus des groupes sociaux et des entreprises vulnérables pendant l’épidémie« , prévient l’organisation internationale. Message entendu par le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire. Il reconnaît que l’impact de l’épidémie sur la croissance française est « beaucoup plus significatif » que ce qu’il prévoyait jusqu’à ici, à savoir 0,1 point.

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Il assure être prêt à « débloquer ce qu’il faudra » pour venir en aide aux entreprises françaises. « Nous ferons preuve d’une solidarité totale vis-à-vis de tous les entrepreneurs qui aujourd’hui sont en première ligne« , a-t-il assuré. Plus de détails pourraient être connus après une réunion téléphonique mercredi 4 mars du G7 et de l’Eurogroupe. « Nous aurons aussi une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour coordonner nos réponses« , explique le ministre.

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_ Garder la tête froide

D’ores et déjà, les banques centrales montent au créneau après les chutes historiques des bourses la semaine passée. Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a assuré que son institution « garantira la stabilité des marchés financiers » en y injectant des liquidités. De son côté, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell a assuré que l’institution se tenait prête à intervenir si nécessaire. Des messages positifs qui ont rassuré les places financières, endiguant un peu la frénésie baissière.

« Nous maintenons notre avis selon lequel seule une action de politique monétaire de la part de la Fed pourrait être en mesure de rétablir au moins pour un certain temps un semblant de sérénité sur les marchés financiers« , ont déclaré les économistes de Saxo Banque. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, appelle de son côté « à garder la tête froide« . Sur BFMTV, il estime « que la politique monétaire déjà très accommodante des banques centrales était adaptée« .

Source : www.novethic.fr/ Ludovic Dupin @LudovicDupin/ © 2020 Novethic – Tous droits réservés/ Publié le 02 mars 2020

https://www.novethic.fr/actualite/politique/isr-rse/on-attendait-une-crise-economique-mondiale-en-2020-et-elle-s-appelle-coronavirus-148285.html/

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5 – Covid-19 : lourdes pertes en vue pour l’économie

Deux malades du paquebot le « Diamond Princess » sont décédés au Japon. En attendant, les ressortissants reviennent au compte-gouttes en France. Un virus qui pèse sur l’économie avec des conséquences sur le transport aérien notamment. Lors d’un sommet au Laos, la Chine se félicitait jeudi 20 février d’une baisse significative des contaminations. Mais outre cela, c’est toute l’économie mondiale qui est touchée : restriction de circulation, suspension de vols, etc. 70 compagnies sont impactées par le coronavirus.

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« Si on regarde le niveau mondial, ça va se chiffrer en milliards et milliards de dollars. Certaines compagnies qui sont très impliquées, certaines vont être très fragilisées, peut être que certaines feront faillite à cause de cette crise », explique Xavier Tytelman, consultant aéronautique. Lors de la présentation de ses résultats, Air France a dévoilé des chiffres négatifs« Il y aurait un impact de l’ordre de 150 à 200 millions de pertes pour le groupe Air France KLM », avance Anne Rigail, directrice générale du groupe.

 

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_ Le tourisme très touché aussi

De nombreuses entreprises dépendent en effet de l’économie chinoise. Le groupe Schneider Electric prévoit une baisse de croissance pour 2020. Idem pour le groupe Accor, dont un tiers de son chiffre d’affaires est réalisé en région Asie-Pacifique. Le transport maritime est lui aussi touché tout comme le tourisme.

Près de Disney, les groupes chinois sont annulés à tour de rôle. « Ça va jusqu’à la fin mars, ça représente 80% du taux d’occupation pour un coût global de 42 000 euros », déplore un directeur d’hôtel. Le ministère de l’Économie réunira les représentants des différents secteurs économiques dans les jours à venir.

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