MONDE/ SCIENCES/ TECHNOLOGIES : Révolutions automobiles (moteur thermique propre, nouvelles motorisations, sécurité, High Tech…)

 

« Dans l’automobile, la révolution passera par le moteur : Contraints par l’évolution des normes et le déclin du diesel, les constructeurs automobiles adaptent les motorisations. Avec les équipementiers en embuscade. Plus d’un siècle que le moteur à combustion interne règne en maître sur le monde automobile. Une suprématie en péril, comme en témoigne le salon de Francfort (Allemagne) qui se tient en ce mois de septembre.

Le constructeur Mercedes expose son GLC équipé d’une pile à combustible et roulant à l’hydrogène. Le chinois Chery espère de son côté conquérir l’Europe avec notamment des véhicules électriques. Un créneau sur lequel il s’est évidemment positionné sur son marché d’origine, à l’image d’une flopée d’autres constructeurs locaux à l’histoire plus ou moins récente. Le japonais Honda dévoile, lui, son SUV CR-V Hybrid Prototype qui sera doté d’un moteur essence et de son double électrique. On ne compte plus les projets de motorisations alternatives. »

 

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1 – MERCEDES-BENZ A-CLASS : AUTOMOBILE 3.0 (ÉLECTROHYDRAULIQUE, ÉLECTROMÉCANIQUE, FASHION TECH)

 

Daimler via Mercedes-Benz vient de présenter en direct à Amsterdam sa quatrième génération du best seller dans le segment de l’automobile berline compacte, la Classe A. La nouvelle Etoile sera l’une des stars du salon de Genève 2018 par de nombreux aspect sur le plan tactique et technique. Sous le capot, il y a de l’électrohydraulique, de l’électromécanique et de la fashion Tech via son interface so MBUX style, entre autres des nouveaux moteur inédits, châssis avec transmission intégrale permanente, carrossé du nouveau ‘new exterior design really is clean and clear’.

Hi Mercedes-Benz A-Class!

 

02/02/2018/ Mercedes-Benz

 

https://gotmdm.com/auto/2018/02/mercedesbenz-aclass-automobile-electro-mecanico-tech/

 

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2 – Automobile : toutes les nouveautés du CES 2018 de Las Vegas

 

Une semaine avant le salon de Detroit, le CES de Las Vegas en est presque devenu un avant-goût. Cette grand-messe du high-tech est le lieu rêvé pour les constructeurs automobiles qui veulent dévoiler leurs dernières innovations. De plus en plus de constructeurs automobiles dévoilent leurs nouveautés technologiques à l’occasion du CES de Las Vegas. Voici le résumé de toutes les nouveautés annoncées à l’occasion de cette grand-messe de la high-tech. Connectivité, voiture autonome et voiture électrique sont au cœur des débats.

 

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_ Nissan veut connecter la voiture au cerveau de son conducteur

Dans le cadre de ses recherches, Nissan a placé des électrodes sur la tête de conducteurs, pour recueillir leur activité cérébrale. Le but étant notamment d’apprendre comment le cerveau humain réagit à une situation, une aide précieuse pour le développement de la voiture autonome. A l’avenir, Nissan estime que relier le cerveau du conducteur au véhicule (Brain to Vehicle) pourrait devenir la norme ! Ainsi, l’auto pourrait réagir de 0,2 seconde à 0,5 seconde plus vite, pour des commandes telles que les freins ou la direction. Et cela resterait imperceptible.

 

_ Rinspeed Snap : une plateforme autonome à carrosserie interchangeable

Cela fait maintenant quelques années que Frank Rinderknecht délaisse son salon de Genève national. S’il conserve chaque année un stand sur les bords du Léman, Rinspeed préfère maintenant présenter ses concept-cars au CES. Pour 2018, c’est le Snap qui est en vedette. Il s’agit d’un véhicule composé d’une plateforme capable de se déplacer de manière autonome, sur laquelle il est possible de mettre en place plusieurs carrosseries interchangeables. Pas besoin d’outillage spécifique pour changer de carrosserie. Celle-ci peut se surélever grâce à des pieds télescopiques, qui libèrent la plateforme. Celle-ci peut aller se recharger seule, pour être remplacée par une autre à la batterie pleine. A l’intérieur, pas de commande ni de volant : la Snap est un véritable salon roulant. De grands écrans peuvent être reliés aux smartphones et montres connectées des passagers.

 

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_ Faurecia et Accenture imaginent l’habitacle du futur avec Amazon

L’équipementier Faurecia se rapproche du spécialiste du conseil Acctenture pour développer le futur de la voiture autonome. Celle-ci découlera sur de nouveaux usage, qui conduisent les constructeurs et équipementiers à réinventer l’habitacle des automobiles. Celui-ci est un des savoir-faire traditionnels de Faurecia, spécialisé dans les sièges, les intérieurs, et les systèmes de dépollution. Le partenariat avec Accenture se traduit au CES par la présentation d’une maquette de cockpit intelligent, développé avec Amazon. Lire notre article complet sur le rapprochement entre Faurecia et Accenture.

  

_ Toyota avance vers la voiture autonome

Jusqu’ici discret sur le sujet, Toyota profite du CES pour communiquer sur la voiture autonome. Cela passe déjà par la présentation d’un prototype de Lexus LS600hL (d’ancienne génération), que le constructeur japonais considère comme un des plus avancés au monde. La production en petite série de cette « Platform 3 » débutera au printemps, en vue de réaliser une flotte de test. Au même moment, Toyota annonce sa vision de la voiture autonome. Son but sera de toujours laisser le choix au conducteur, qui pourra prendre le volant ou non. En mode Chauffeur, il se fera conduire, en mode Guardian, il sera aux commandes, encadré par des systèmes de sécurité dont le but est d’éliminer tout risque d’accident. Toyota vise un niveau 4 d’autonomie dès 2020.

 

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_ Hyundai présente la deuxième génération de sa voiture à pile à combustible

Depuis plusieurs années, le constructeur coréen Hyundai s’intéresse à la pile à combustible. Au point qu’il a proposé à la commercialisation, uniquement pour les professionnels, un modèle ainsi motorisé, sur la base du ix35. Hyundai dévoile au CES la deuxième génération de SUV à pile à combustible, qui adopte cette fois un look spécifique. Ce modèle dénommé Nexo dispose d’une plateforme spécifique. Par rapport à la précédente génération, le Nexo dispose de performances en progrès, grâce à un moteur plus puissant. Il inaugure également des technologies d’aide à la conduite inédites pour Hyundai, comme un pilote automatique, un mode de stationnement autonome et des caméras d’angle mort. Lire notre article complet sur le Hyundai Nexo.

  

_ Hyundai se rapproche d’Aurora pour commercialiser des voitures autonomes

Le CES est le salon de la voiture autonome ! Hyundai annonce ainsi un partenariat avec Aurora, spécialiste des technologies concernant la voiture autonome. Le but est d’atteindre une automatisation de niveau 4, c’est-à-dire où le conducteur, sur certains types de parcours, n’aura même plus à surveiller le pilote automatique. Une commercialisation est envisagée à l’horizon 2021. Les essais débuteront sur le nouveau SUV à pile à combustible (voir ci-dessus), également dévoilé au CES.

 

_ Volkswagen également partenaire d’Aurora

Volkswagen annonce également un partenariat avec Aurora. Celui-ci a pour but de déployer les solutions de la start-up sur divers types de véhicules du groupe Volkswagen. Ceux-ci seront pour certains intégralement conçus dans l’optique de la conduite autonome.

 

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_ Kia Niro, bientôt en électrique

Basé sur la plateforme DE du groupe Hyundai, dédiée aux modèles hybrides et électriques, le Kia Niro est un proche cousin de la Hyundai Ioniq. Déjà disponible en hybride et hybride rechargeable, celui-ci ne se déclinait pas encore en version 100 % électrique, contrairement à sa cousine. L’oubli est maintenant réparé, ou plutôt, en passe d’être réparé. C’est sous forme d’un concept-car que le Niro EV est présenté au CES. Plus spectaculaire que le Niro de série, ce concept-car arbore un style futuriste. Il est l’occasion pour Kia de présenter ses technologies de contrôle gestuel, qui devraient arriver dans les prochaines années. La batterie de 64 kWh devrait être partagée avec le Hyundai Kona électrique. Lire notre article complet sur le Kia Niro EV Concept.

 

_ Nvidia fournira l’intelligence artificielle à Volkswagen et Uber

Nvidia est un important acteur en ce qui concerne l’intelligence artificielle. L’entreprise travaille tout particulièrement au développement de la voiture autonome. Ses processeurs seront ainsi utilisés par Volkswagen, mais aussi par Uber qui compte mettre en place une flotte de taxis autonomes. Nvidia estime que dans quelques années, tous les véhicules ou presque disposeront d’intelligence artificielle, que ce soit pour la conduite autonome, le contrôle gestuel, la réalité augmentée ou encore la reconnaissance faciale.

 

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_ ZF et Baidu prêts à commercialiser un voiturier autonome

Il y a un an, l’équipementier ZF annonçait un partenariat avec Nvidia. Aujourd’hui, le supercalculateur ZF Pro AI né de cette collaboration est prêt. Il sert de base au voiturier autonome, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le géant de la tech chinois Baidu. Ainsi, une voiture pourra être déposé à l’entrée d’un parking et aller se garer seule, puis sortir du parking seule à l’appel de son propriétaire. La première application test sera mise en route dès 2018 sur une flotte d’autpartage détenue apr Pand, une opérateur chinois spécialisé dans les services de mobilité. Valeo développe également un système similaire.

 

_ Byton : un nouveau constructeur chinois qui veut concurrencer Tesla

Comme Faraday Future, Nio ou Lucid Motors avant lui, Byton entend se positionner sur le marché de la voiture électrique haut-de-gamme. En somme, c’est un nouveau concurrent de Tesla, qui sort du néant. Le CES permet de donner une caution technologique à ce nouveau modèle, un SUV encore présenté comme un concept-car. Trois exemplaires ont été présentés lors de la conférence, avec une commercialisation prévue pour 2019 en Chine, 2020 ailleurs. Plus que sur la motorisation électrique, somme toute assez classique ici, c’est sur la connectivité que Byton compte se positionner. Caméra dans les montants de portes pour un déverrouillage à reconnaissance faciale, système d’infodivertissement qui prend immédiatement le relais du smartphone dès l’entrée dans l’auto… Le plus spectaculaire demeure l’écran de 49 pouces qui fait office de tableau de bord. Lire notre article complet sur le Byton.

 

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_ Mercedes-Benz MBUX, une nouvelle génération de système d’infodivertissement

Le CES est pour Mercedes-Benz l’occasion de présenter son nouveau système de connectivité et d’infodivertissement. Dénommé MBUX (pour Mercedes-Benz User Experience), celui-ci sera déployé au sein de la gamme du constructeur à l’étoile dès cette année. C’est la nouvelle Classe A qui en aura la primeur. La principale révolution concerne l’arrivée d’un écran tactile à bord des voitures du constructeur allemand. Enfin ! Les graphismes plus modernes et les menus simplifiés devraient permettre à Mercedes-Benz de pouvoir rattraper son retard par rapport à la concurrence. On note également l’arrivée d’une commande vocale intelligente, qui se déclenche à la phrase « Hey Mercedes ! ». Mercedes-Benz présente également un prototype de Classe S autonome, qui concentre les dernières avancées de la marque en la matière.

 

_ BMW veut rendre les jeux vidéo plus réalistes

En collaboration avec Playstation et le jeu Gran Turismo, BMWproposera son expérience en compétition pour rendre les jeux vidéo plus réalistes. Par ailleurs, une compétition sur Gran Turismo aura lieu lors du salon, le gagnant ayant droit à un stage de pilotage sur une BMW M6 GT3.

 

_ Valeo annonce une voiture électrique à 7.500 €

Valeo veut frapper les esprits en concrétisant le rêve d’une voiture électrique low-cost. Son prototype annonce un tarif record de 7.500 €, avec une batterie au lithium comprise. A ce tarif, il faut évidemment se contenter de performances modestes : 100 km d’autonomie et une vitesse de pointe limitée à 100 km/h. C’est selon l’équipementier pile en ligne avec les exigences des citadins chinois. Pour réduire les coûts, Valeo fait appel à une tension de 48 V, qui lui permet de reprendre les éléments conçus pour les véhicules hybrides légers. Ce prototype est basée sur une citadine électrique chinoise, la Zotye E20. Malgré le prix plancher, pas sûr que le public européen adhère : l’échec des Renault Twizy et Mia semble prouver qu’en low-cost, les voitures thermiques ont encore l’avantage. Lire notre article complet sur la voiture électrique low-cost de Valeo.

 

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_ Un chauffage adapté à chaque passager chez Valeo

La climatisation bizone, voire quadrizone sera bientôt démodée ! En effet, l’équipementier français Valeo cherche à adapter au mieux le confort thermique à bord de l’habitacle, tout en limitant la consommation d’énergie. Cela passe par des surfaces chauffantes, une application déjà disponible en série sur la Rolls-Royce Phantom (lire notre essai de la Rolls-Royce Phantom), mais aussi des brumisateurs qui permettent de limiter le recours à la climatisation. Par ailleurs, des éclairages colorés (couleurs froides quand il fait chaud et inversement) peuvent induire la sensation d’une différence de température allant jusqu’à 2° ! Des caméras infrarouge permettront de réguler le plus précisément le chauffage du siège, pour offrir le meilleur bien-être possible aux passagers.

 

_ Hitachi et Clarion veulent que les voitures reconnaissent leur garage

Park by Memory est un système développée conjointement par Hitachi et Clarion. Le but est de développer un stationnement autonome, pour se garer dans les endroits les plus fréquentés par l’utilisateur, en utilisant moins de capteurs qu’un système 100 % autonome. Le Park by Memory recueille les images des caméras, ainsi que les données des capteurs de stationnement, ainsi que la position du GPS. Ainsi, la voiture peut se garer seule grâce aux données en mémoire, si la voiture reconnaît grâce au GPS un lieu habituel.

 

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_ Toyota présente la e-Palette, un véhicule autonome partagé multi-usages

Un peu à l’image de Rinspeed, Toyota imagine la voiture du futur avec son concept-car e-Palette. Autonome, connecté et partagé, celui-ci est conçu pour fonctionner 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Capable de déplacer des personnes, des marchandises ou les deux en même temps, il se présente comme une nouvelle alternative aux transports en commun et s’intègre au coeur de la ville intelligente. Techniquement, le Toyota e-Palette est constitué d’une plateforme comprenant batterie et moteur électrique, surmontée d’une carrosserie cubique maximisant l’espace intérieur. Sa longueur pourra varier entre 4 m et 7 m pour répondre au maximum d’applications possibles.

  

_ TomTom veut rendre la voiture autonome plus confortable grâce à des cartes

Pour avancer seule, la voiture autonome devra faire appel à une batterie de capteurs. Pour se diriger, elle se reposera sur une cartographie de navigation. TomTom entend améliorer la définition de se cartographie à un tel point qu’elle deviendra une aide pour les capteurs. En temps réel, la voiture disposera ainsi d’une carte en haute définition (TomTom HQ, développé avec Qualcomm), qui lui permettra de calculer très précisément sa trajectoire. Il lui sera ainsi possible de fluidifier son comportement en courbes et de rendre ses freinages plus doux. Ce système dénommé TomTom AutoStream a été développé avec Zenuity et Baidu. Il se double d’un autre, TomTom Motion Q destinée à éviter le mal des transports et présenté dans le concept-car Rinspeed Snap.

 

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_ ZF connecte les voitures à un cloud

Contrôler toutes les voitures d’une flotte grâce à un cloud, voilà le service que ZF entend bientôt proposer aux entreprises. L’équipementier compte ainsi permettre à ses clients de géolocaliser en continu ses véhicules, et de proposer des mises à jour à distance. A terme, on pourrait imaginer des mises à jour logicielles à distance opérées directement par le constructeur pour améliorer ses modèles. Actuellement, seul Tesla procède de la sorte.

 

_ La 5G dans les voitures

Internet en 5G signifiera un progrès majeur dans le débit sans fil. Même si cette technologie ne sera sans doute pas accessible au public avant 2022 (la Corée du Sud serait la première sur les rangs), certains constructeurs pensent déjà au sujet. Kia annonce ainsi qu’il sera le premier, et que toutes ses voitures seront connectées à l’horizon 2030. Byton se positionne également sur les rangs, avec une compatibilité 5G dès que possible.

 

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_ Alexa bientôt dans les Toyota

Dès 2018, Toyota compte implanter dans certains de ses modèles l’assistant personnel d’Amazon Alexa. Ainsi, les occupants pourront disposer des informations sur simple demande vocale, ou encore demander des indications pour choisir leur chemin.

 

Par Nicolas Meunier/ le 08.01.2018/ #BMW #MERCEDES-BENZ

 

https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/automobile-toutes-les-nouveautes-du-ces-2018-de-las-vegas_558735

 

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3 – Dans l’automobile, la révolution passera par le moteur (Francfort)

 

Contraints par l’évolution des normes et le déclin du diesel, les constructeurs automobiles adaptent les motorisations. Avec les équipementiers en embuscade. Plus d’un siècle que le moteur à combustion interne règne en maître sur le monde automobile. Une suprématie en péril, comme en témoigne le salon de Francfort (Allemagne) qui se tient en ce mois de septembre. Le constructeur Mercedes expose son GLC équipé d’une pile à combustible et roulant à l’hydrogène. Le chinois Chery espère de son côté conquérir l’Europe avec notamment des véhicules électriques. Un créneau sur lequel il s’est évidemment positionné sur son marché d’origine, à l’image d’une flopée d’autres constructeurs locaux à l’histoire plus ou moins récente. Le japonais Honda dévoile, lui, son SUV CR-V Hybrid Prototype qui sera doté d’un moteur essence et de son double électrique. On ne compte plus les projets de motorisations alternatives.

 

Pourquoi une telle remise en question des moteurs thermiques ? D’abord en raison de l’évolution drastique des règles en matière d’émissions de dioxyde de carbone (CO2). En Europe, le calendrier réglementaire presse les industriels. À partir de 2021, les rejets moyens de CO2 des véhicules neufs devraient chuter à 95 grammes par kilomètre, contre 130 g / km aujourd’hui. Étouffée par le smog, la Chine, premier marché mondial pour l’automobile, veut réduire ses émissions en imposant des quotas de véhicules propres.

 

Le pays réfléchit même à un calendrier pour interdire la production et la vente des voitures à essence. « Entre 2020 et 2025, nous devrions observer une baisse mondiale des émissions de CO2 avec des rejets moyens par véhicule autour de 4 à 5 litres aux 100 kilomètres », prévient Michel Forissier, le directeur R & D au sein du pôle systèmes de propulsion de Valeo. Sans oublier la guerre autour des particules et oxydes d’azote (NOx). 

 

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_ L’essence n’a pas dit son dernier mot

Si les constructeurs ont pu s’y préparer, ils n’ont pas vu venir le scandale des moteurs truqués de Volkswagen qui a fini de jeter l’opprobre sur le diesel. Un rejet qui s’étend aujourd’hui à l’ensemble des motorisations thermiques dans certains pays. En France, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé « la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici à 2040 ». Déjà, la part de diesel dans les ventes de voitures neuves a chuté dans l’Hexagone à 52 % en 2016, contre 73 % en 2012. Au Royaume-Uni aussi, on espère également enterrer le thermique en 2040. Outre-Rhin, la chancelière Angela Merkel, qui doit jouer les équilibristes en pleine période électorale, assure vouloir « rétablir la confiance dans le diesel ». Mais dans le même temps, elle admet que les décisions de ses voisins vont « dans le bon sens » et a doublé à 1 milliard d’euros le montant du fonds destiné à développer des modes de transports moins polluants.

 

Un virage industriel qui n’est pas si simple à négocier pour les constructeurs européens, en particulier allemands. « Pas évident pour certains de voir le diesel mollir fortement quand on comptait dessus pour passer les tests de CO2 », éclaire un spécialiste du secteur. Car c’est là un des grands bénéfices du diesel. « Un véhicule diesel consomme en moyenne 15 à 20 % de moins qu’une voiture essence de même catégorie », rappelle Philippe Bercher, le directeur technique adjoint de l’équipementier américain Delphi. Les rejets de CO2 étant proportionnels à la consommation, le diesel apparaît donc comme plus performant.

 

Sans compter que même sur ses vrais points noirs, à savoir sa piètre performance en matière d’émissions de NOx et de particules, le diesel s’est soigné au fil des années. Avec son nouveau moteur 1.5 BlueHDI 130, le groupe PSA – accusé par ailleurs d’avoir mis au point une « stratégie globale visant à fabriquer des moteurs frauduleux » selon la répression des fraudes – promet ainsi d’éliminer jusqu’à 95 % des NOx et de réduire de 99,9 % en nombre et de 99 % en masse les particules émises.

 

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_ Vers l’électrification des véhicules

Mais le succès du diesel devrait se faire de plus en plus modeste. D’ici à 2030, sa part dans les nouvelles immatriculations devrait tomber à 9 % en Europe selon le cabinet AlixPartners, contre plus de 50 % en 2015. Pour répondre à cette évolution rapide de la demande, PSA se voit contraint d’importer « ponctuellement » des blocs essence PureTech fabriqués en Chine vers l’Europe, en attendant d’adapter les lignes de production localement. C’est que « le moteur essence a encore de longues années devant lui, souligne Laurent Petizon, le directeur général d’AlixPartners France. Il restera pendant un moment le grand rival à battre ».

 

Fermement convaincus du propos, une poignée de constructeurs compte d’ailleurs sur de nouvelles architectures pour permettre à leurs blocs fonctionnant au sans-plomb d’atteindre, voire de dépasser les scores du diesel en termes de consommation, leur point faible. Infiniti, le partenaire japonais de Renault, a présenté au dernier Mondial de Paris un moteur à compression variable, moins gourmand en carburant de 27 % qu’un moteur essence 6 cylindres de puissance similaire. Grâce à son moteur à essence à auto-allumage, Mazda mise de son côté sur une amélioration du rendement de 20 à 30 %.

 

Mais pour la majorité des acteurs, les annonces vont plutôt dans le sens de l’électrification des gammes. D’ici à 2030, AlixPartners estime à 50 % le nombre de nouveaux véhicules dotés d’un moteur hybride ou électrique à travers le monde. Même Fiat, historiquement réticent, s’est résigné à lancer d’ici à 2019 des versions hybrides sur toute la gamme de sa marque Maserati. Chez PSA, l’hybride rechargeable devrait arriver par le haut, à l’instar de la Peugeot 3008 dont une déclinaison plug-in devrait voir le jour, là encore, en 2019. Logique, au regard du coût de cette forme d’hybridation lourde.

 

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_ Les motoristes attaqués dans leur pré carré

Une fenêtre de tir inédite pour certains équipementiers, qui se sont dotés d’une palette complète de solutions allant du 48 volts à l’électrique à batterie, et viennent chatouiller les motoristes dans leur pré carré. Bosch se concentre sur le développement de systèmes haute tension pour les véhicules 100 % électriques. L’équipementier, qui doit en parallèle gérer les conséquences du Dieselgate, a mis au point une offre de boîtier intégrant le moteur, l’électronique de puissance et la boîte de vitesses. « Plus de 500 000 véhicules dans le monde sont équipés de certains de nos composants électriques », sourit Rolf Bulander, membre du directoire de Bosch chargé des solutions de mobilité.

 

Grâce à sa coentreprise avec Siemens, le français Valeo affole les compteurs. En l’espace de sept mois, les deux fournisseurs ont enregistré la bagatelle de 3 milliards d’euros de commandes. « Certains se demandaient si nos clients achèteraient de tels équipements, notamment les moteurs, puisqu’ils fabriquent eux-mêmes leurs versions thermiques. La réponse semble être oui », se félicite Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo. Qui estime d’ailleurs que grâce à l’électrification, Valeo pourrait capter jusqu’à neuf fois plus de valeur par véhicule qu’actuellement. « Un énorme potentiel de croissance », sourit-on chez l’équipementier… dans la chasse gardée que représentent encore les moteurs pour les constructeurs.

 

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L’électrique gagne du terrain

 

Malgré la vague d’électrification en cours, les moteurs thermiques à combustion interne n’ont pas dit leur dernier mot. Selon les estimations, la déclinaison essence devrait rester largement majoritaire à l’échelle mondiale dans les années à venir.

« Les progrès réalisés sur les moteurs essence en font des solutions encore très compétitives », souligne Laurent Petizon, directeur exécutif d’AlixPartners France. En matière de nouvelles motorisations, les spécialistes anticipent une croissance importante de l’hybride et notamment de sa version rechargeable. Le 48 volts pourrait de son côté connaître une forte croissance au regard de son coût abordable, à l’image des projections réalisées par l’équipementier Delphi.

 

JULIE THOIN-BOUSQUIÉ CONSTRUCTEURS , EQUIPEMENTIERS , INNOVATIONS AUTO , SALON DE FRANCFORT/ PUBLIÉ LE 15/09/2017

 

https://www.usinenouvelle.com/article/francfort-dans-l-automobile-la-revolution-passera-par-le-moteur.N587778

 

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4 – Voiture électrique : ce qui freine encore la révolution automobile

 

Volvo est le dernier constructeur à se lancer dans les véhicules électriques. Mais l’infrastructure n’est pas encore prête pour un avenir alimenté par des batteries. Les signes annonciateurs de la fin des véhicules diesel ou essence se multiplient. Au début du mois, c’est Volvo qui a fait une annonce spectaculaire en ce sens. Le constructeur automobile suédois ne lancera plus que des modèles électriques ou hybrides, et ce dès 2019. C’est le premier grand constructeur à se consacrer totalement à ces nouvelles technologies et à se fixer une date précise pour l’abandon progressif du moteur à combustion.  

 

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_ Les piles gagnent du terrain

La transition vers les véhicules électriques fait du chemin. Renault mise sur la Zoé, aujourd’hui la voiture « zéro émission » la plus vendue d’Europe, avec plus de 21 000 de ventes l’an dernier. La Nissan Leaf est l’un des modèles les plus populaires à l’échelle mondiale, tandis qu’aux États-Unis, Tesla prend la tête du marché des voitures électriques haut de gamme grâce à sa Model S. La société entend bientôt dévoiler des véhicules de milieu de gamme pour toucher un plus grand public, avec sa Model 3 qui coûtera environ 35 000 dollars, contre 66 000 dollars (prix de départ) pour la Model S. 

 

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Si les autres grands constructeurs n’ont pas rompu définitivement avec les véhicules diesel ou essence, ils proposent depuis des années nombre de voitures hybrides. C’est le cas de Toyota, qui a investi très tôt dans l’électrification et qui aujourd’hui fabrique plus de 70% des véhicules hybrides dans le monde. « Les parts de marché du diesel en Europe sont en train de tomber », estime Gaetan Monnier, responsable de transports à IFP Énergies nouvelles. « Les constructeurs doivent trouver des solutions pour atteindre les émissions de CO2, et la solution immédiate, c’est l’électrification. » 

 

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_ Un positionnement stratégique

Pour Volvo, il s’agit d’un positionnement stratégique qui lui permettra de devancer ses concurrents. Son actionnaire chinois Geely fabrique déjà des voitures électriques et la firme pourra développer de nouveaux moteurs électriques qui répondent aux seuils d’émission en exploitant les technologies de Geely. Le premier modèle électrique de Volvo sera fabriqué en Chine, a indiqué le constructeur.  La Chine est aussi le premier marché mondial des véhicules électriques, dont les ventes ont de loin dépassé celles aux États-Unis.

 

L’État met tout son poids dans la balance: les véhicules électriques doivent représenter 8% de la production des constructeurs d’ici 2018, et le pourcentage devrait grimper dans les années à venir. Ceux qui ne fabriquent pas suffisamment de voitures équipées des nouvelles technologies seront pénalisés. « Il y a un lien entre la concurrence montante et l’actionnaire chinois. Volvo voit Tesla et il sent qu’il y a une poussée » vers ces véhicules, commente auprès de L’Express Virginie Boutueil, chercheuse au Laboratoire Ville Mobilité Transport. « Et la Chine prend une position forte sur le sujet. C’est sûr que Volvo va pouvoir s’appuyer sur les usines, la fabrication des batteries et le savoir-faire de Geely pour développer ces véhicules. » 

 

L’empreinte de Volvo reste plutôt modeste. Ses ventes annuelles se chiffrent à 534 000, alors que Toyota et Volkswagen ont chacun écoulé environ 10 millions de véhicules en 2016. Mais c’est justement cette contrainte qui lui permettrait de se lancer plus facilement dans la fabrication des voitures électriques. « Tout le monde est en train de basculer, mais c’est plutôt un constructeur de petite taille qui peut se permettre de faire une annonce. Ce n’est pas forcément le cas d’un généraliste », note Gaetan Monnier. 

 

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_ Le modèle nordique

La France favorise déjà les voitures électriques, en proposant une subvention allant jusqu’à 10 000 euros pour la mise à la casse d’un vieux diesel. Par ailleurs, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé un projet visant à mettre fin à la vente des voitures diesel et essence d’ici 2040. Les pays scandinaves sont déjà très en avance dans ce domaine. Plus d’un tiers des nouvelles voitures en Norvège sont électriques ou hybrides, et le gouvernement envisage d’éliminer les ventes de véhicules diesel ou essence dès 2025. Du côté des utilisateurs, la transition s’est déroulée en douceur: l’achat d’une voiture électrique est exonéré d’impôts, les conducteurs profitent des bornes municipales gratuites et peuvent circuler sur les couloirs de bus. En Suède, les propriétaires bénéficient d’un allègement fiscal de cinq ans ainsi que 40 000 kronor (environ 4200 euros) versés à l’achat d’une voiture électrique.

 

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_ Un problème d’infrastructure

En France, les consommateurs s’habituent progressivement à ces nouvelles technologies. Plus de 100 000 voitures électriques circulent dans l’Hexagone aujourd’hui, malgré des ventes plutôt faibles. L’opinion publique est également de plus en plus favorable envers cette technologie: 35% des consommateurs sont prêts à acheter une voiture électrique, selon un sondage d’Ipsos

 

L’infrastructure n’est pourtant pas tout à fait prête à absorber un passage total à l’électrique. L’autonomie du véhicule, c’est-à-dire la distance qu’il peut parcourir après une recharge, et la capacité de ses piles sont encore limitées. Les voitures électriques dépendent de batteries lithium-ion, la même technologie qui alimente les smartphones et les ordinateurs portables. Elles coûtent chères et sont beaucoup moins puissantes que les combustibles. Les constructeurs doivent ainsi être en mesure de proposer des offres qui répondent aux exigences des utilisateurs, à un prix raisonnable. « On est convaincu que ça va partir très fort, mais ça met plus de temps à s’amorcer », note Guillaume Kosman, spécialiste de la mobilité électrique à Colombus Consulting, interrogé par L’Express. 

 

Il s’agit également de développer le réseau des bornes de recharge. Elles sont aujourd’hui peu nombreuses, surtout celles en accès public, et la plupart sont lentes -on estime à 8 heures le temps de recharge pour environ 150 kilomètres d’autonomie- limitant le nombre de véhicules qui peuvent se brancher. Il faudrait donc un niveau d’investissement important de la part des pouvoirs publics, puisque les acteurs privés hésitent à installer des bornes tant qu’il n’y a pas encore suffisamment de voitures électriques en circulation. En octobre dernier, Ségolène Royal a placé comme objectif la création d’un million de bornes de recharge en accès public d’ici 2019. Il n’en existe actuellement que 14 000 environ. « Les acteurs privés installeront des bornes au moment où ils seront convaincus du retour sur investissement. L’État a aussi un rôle à jouer, en installant des points de recharge qui permettent de rassurer les futurs utilisateurs qu’ils peuvent acheter des véhicules électriques », explique Guillaume Kosman. 

 

L’annonce de Volvo, qui entend sortir cinq modèles électriques entre 2019 et 2021 -ceci n’excluant pourtant pas les ventes des véhicules thermiques qui font déjà partie du catalogue- signale un grand pari sur un avenir électrique. Mais la révolution ne se fait pas toute seule. Il faudra également un remaniement technologique, comme les travaux entamés à la « Gigafactory » de Tesla, qui visent à faire baisser le coût des piles électriques, pour que cet avenir propre devienne une réalité.  

 

Économie/ Entreprises/  Par Jenny Che, publié le 22/07/2017/

 

Source : https://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/voiture-electrique-ce-qui-freine-encore-la-revolution-automobile_1925135.html

 

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5 – La Corée du Sud prépare la révolution de la voiture connectée

 

Les grandes entreprises sud-coréennes des technologies de la communication s’attaquent au secteur de l’automobile. La semaine dernière, le géant de l’électronique Samsung a annoncé le rachat de l’équipementier automobile américain Harman. La même semaine, l’opérateur téléphonique SK Telecom a dévoilé des voitures connectées à l’internet mobile 5G. Les fabricants coréens de smartphones sont à la peine face à un marché saturé et de plus en plus compétitif. Or, le secteur automobile a quelques années de retard en matière de technologie connectée et avec l’arrivée annoncée des voitures autonomes et intelligentes, il est vu comme un nouvel eldorado.

 

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_ Samsung se lance dans la voiture connectée

Le conglomérat LG vend ainsi déjà des systèmes de navigation ou des modems pour véhicule. De son côté, en rachetant pour 8 milliards de dollars – cash – l’équipementier américain Harman, Samsung devient du jour au lendemain un acteur majeur du secteur. Le géant coréen va apporter à Harman tout son savoir-faire technologique en matière d’écrans, de semi-conducteurs, et surtout de services mobiles.Toujours en Corée, l’opérateur télécom SK a noué un partenariat avec le constructeur automobile BMW et a fait rouler – pour la toute première fois – deux voitures d’essai connectées à la 5G, l’internet mobile ultra-rapide.

 

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_ La course folle aux applications innovantes

Les applications connectées existent déjà, comme un GPS qui accède aux infos trafic en temps réel. On peut aussi imaginer des services permettant d’indiquer au conducteur une place de parking libre, ou de réserver un restaurant depuis son volant. Mais surtout, les voitures vont bientôt pouvoir communiquer entre elles ! Cela permettra par exemple à des véhicules autonomes ou semi-autonomes de négocier entre eux à quelle vitesse optimale rouler, ou de décider qui passe en premier aux feux de signalisation, etc. L’idée étant de fluidifier le trafic.

 

Si une voiture freine brutalement, ou si elle rencontre un obstacle inattendu, elle pourra immédiatement prévenir les autres. Un assureur pourrait de son côté connaître dans le moindre détail le style de conduite de chacun de ses assurés et leur offrir en conséquence des tarifs sur mesure. On peut même envisager un jour de communiquer avec sa voiture en parlant, en utilisant un langage naturel – un peu comme dans la vieille série américaine K-2000 ! Et pour fonctionner, ces systèmes de reconnaissance vocale ont besoin d’un débit Internet très rapide.

  

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_ Les ambitions des entreprises sud-coréennes dans le secteur automobile

Les entreprises coréennes veulent donc jouer un rôle majeur dans cette révolution qui s’annonce. « Le véhicule de demain sera transformé par les technologies connectées, de la même façon que les téléphones portables tout simples sont devenus, en une décennie, des objets intelligents sophistiqués », a ainsi déclaré Young Sohn, stratégiste en chef de Samsung, après le rachat d’Harman. Ces mouvements de rapprochement et de partenariats entre les entreprises des télécommunications et celles de l’automobile ne sont bien sûr pas limités à la Corée du Sud : les véhicules autonomes et connectés intéressent beaucoup par exemple des géants comme Google ou Apple. La révolution des «smart-voitures» ne fait que commencer !

 

Par Frédéric Ojardias/ Publié le 22-11-2016/ Modifié le 22-11-2016/ Correspondant RFI à Séoul

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20161122-coree-sud-automobile-internet-voitures-connectees?ref=tw_i&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2016-11-22

 

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6 – Hydrogène : un miracle pour l’énergie et le climat !

 

Remplacer les carburants fossiles, polluants et non renouvelables, par l’hydrogène, sera-t-il bientôt possible ?

Certes, nous en sommes encore loin – la consommation d’hydrogène représentant moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie – mais cela pourrait bien changer. Associé aux piles à combustible, l’hydrogène dispose d’un grand potentiel en tant que vecteur d’énergie pour les transports et la production d’électricité. Certains considèrent même qu’il s’agirait d’une révolution aussi importante que celle du charbon au début de l’ère industrielle. Les avantages de l’hydrogène sont nombreux.

 

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Lorsqu’il est issu de sources renouvelables, il n’émet que de la vapeur d’eau et aucun gaz à effet de serre. L’hydrogène pourrait également renforcer l’indépendance énergétique de pays comme la France. Et cela, des industriels comme Alstom l’ont bien compris. Ils vont, d’ici 2021, livrer des trains à hydrogène en Allemagne (une première mondiale), et sont persuadés que ce gaz sera l’une des énergies propres du futur.

 

C’est la pile à combustible qui fournira l’électricité au moteur par la combinaison de l’hydrogène, stocké dans des réservoirs placés sur le toit, à l’oxygène présent dans l’air. Le mélange produira aussi de l’eau, évacuée sous forme d’eau condensée et de vapeur. Le monde des transports est en première ligne de ces espoirs. En effet, selon l’étude de Sia Partners, un véhicule hydrogène disposerait d’une autonomie 2 à 3 fois supérieure à un véhicule électrique.

 

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Le gaz hydrogène est l’élément chimique le plus simple de la planète et peut être produit à partir d’une grande variété de sources dont le gaz naturel, le charbon, l’eau ou la biomasse. Mais la plupart sont émettrices de CO2. On sait pourtant que l’hydrogène peut également être fabriqué à partir de l’électrolyse de l’eau. Alors, même si le procédé est plus couteux, cela semble être la meilleure solution, car, outre les transports, l’hydrogène peut également contribuer à produire de l’énergie.

 

La technique « power to gas » consiste en effet à transformer l’eau en gaz ou, plus précisément, à utiliser l’électricité générée par une éolienne ou un panneau solaire pour provoquer une réaction chimique dans l’eau. Alors, si la technologie doit encore gagner en maturité et en rentabilité économique, tous les espoirs sont aujourd’hui permis. Il sera ainsi possible d’utiliser l’hydrogène quand cela est nécessaire : le problème de l’intermittence des énergies renouvelables serait ainsi réglé. L’hydrogène est un atout incontestable à l’heure où le zéro carbone est le but affiché par tous les acteurs de la lutte contre les changements climatiques. Alors, pourquoi cette énergie n’est-elle pas plus développée et ne rencontre-t-elle pas l’enthousiasme des autorités publiques ?

 

Par Maud Fontenoy/ Vendredi 9 février 2018/

 

http://www.valeursactuelles.com/sciences/hydrogene-un-miracle-pour-lenergie-et-le-climat-93145

 

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7 – Mazda : Un moteur essence révolutionnaire et une alliance avec Toyota

 

Mazda annonce sa stratégie future pour le développement de modèles thermiques plus propres, ainsi que de véhicules électriques. Cela passe par la création d’un tout nouveau type de moteurs, mais également par un accord avec le géant Toyota. Alors que certains constructeurs semblent tout miser sur l’électrique pour réduire la pollution des véhicules, d’autres continuent de croire au moteur thermique et trouvent encore des solutions pour améliorer son rendement.

 

Parmi ceux-ci, Mazda est certainement celui qui a le plus fait avancer le moteur thermique ces dernières années, avec son procédé Skyactiv. Ce dernier permet pour les blocs essence de se passer de suralimentation, notamment en augmentant le taux de compression. Et il semblerait que la marque d’Hiroshima ne soit toujours pas décidée à abandonner ce type de motorisation puisqu’elle vient d’annoncer l’arrivée d’un nouveau type de moteur, baptisé Skyactiv-X.

 

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_ De l’allumage sans les bougies

Encore plus révolutionnaire que le Skyactiv-G, ce moteur peut se passer d’allumage par bougie sur certains régimes et devient ainsi le premier moteur essence à allumage par compression. Les bougies demeurent toutefois nécessaires, pour l’allumage sur les régimes les plus bas. Ce procédé permettrait ainsi de bénéficier d’un rendement énergétique 20 à 30% meilleur que l’actuel Skyactiv-G, très proche de celui des blocs diesel.  Les nouveaux moteurs Skyactiv-X, qui font partie du plan de développement technologique « Sustainable Zoom-Zoom 2030 », feront leur apparition dans la gamme Mazda en 2019, mais pourraient être présentés sur un concept d’ici la fin de l’année.

 

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_ De l’électrique avec Toyota

Mazda a également annoncé tout récemment avoir signé un accord industriel et capitalistique avec Toyota, notamment dans le but de réduire les coûts de production aux Etats-Unis et de développer conjointement des véhicules électriques. Cette alliance se concrétise par une entrée au capital de chacun des deux partenaires, à hauteur de 380 millions d’euros. Toutefois, si le montant de la participation est équivalent pour les deux acteurs, il représente d’un côté 0,25% du capital de Toyota et de l’autre 5,05% de Mazda. Mais il est précisé que les deux sociétés conserveront une totale indépendance.

 

Sur le plan industriel, les deux marques prévoient de construire aux Etats-Unis une usine de production commune, dont la capacité sera de 300 000 véhicules par an. Toyota y produira sa Corolla tandis que Mazda y fabriquera des crossovers. Enfin, cet accord portera également sur le développement conjoint « de technologies dédiées à la structure de base de véhicules électriques compétitifs ». Il est vrai que l’électrique est un domaine sur lequel les deux marques ne sont pas encore très avancées par rapport à certains de leurs concurrents. Le partage des coûts sera alors un atout non négligeable pour son développement rapide.

 

Publié le 08 août 2017 / Mis à jour le 08 août 2017/

 

http://www.largus.fr/actualite-automobile/mazda-un-moteur-essence-revolutionnaire-et-une-alliance-avec-toyota-8673392.html

 

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8 – La révolution technologique des fabricants automobiles est en marche

 

Dès 2021, les premières voitures autonomes devraient faire leur apparition sur nos routes en Europe. Devant cette évolution, de nombreuses firmes high-tech ont envahi le marché automobile, à l’image d’Apple, Google ou encore Amazon, conscients que la voiture allait devenir un nouvel eldorado pour les contenus et la publicité. Toutefois, les fabricants automobiles n’ont pas dit leur dernier mot et préparent leur révolution.

 

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_ Le changement de l’automobile

L’avènement des voitures connectées dans un premier temps puis des voitures autonomes prochainement laisse la porte ouverte à de nombreux usages. Le contenu va en effet devenir l’un des sujets majeurs de l’industrie automobile dans les prochaines années et la bataille ne fait que commencer. Le temps que l’on ne passera plus à conduire est précieux pour de nombreuses entreprises. Les utilisateurs auront plus d’occasions et surtout de temps pour consulter des contenus (vidéos, musiques, lectures, recherches…) pour d’autres activités (achats en ligne notamment). De nombreuses entreprises de la high-tech l’ont bien compris et se sont engouffrés dans le marché de l’automobile. Les salons tech deviennent des salons de l’automobile et inversement. Preuve en est une nouvelle fois en ce début d’année avec le CES 2018 de Las Vegas.

 

Une des premières démonstrations de cette arrivée des géants de la tech dans le monde des voitures est le développement d’Apple Car et d’Android Auto mais également la généralisation des assistants vocaux comme Siri, Google Assistant ou encore Amazon Alexa au sein des véhicules. Devant l’ampleur du marché, d’autres entreprises plus classiques investissent aussi dans le domaine et proposent désormais leurs assistants vocaux. C’est le cas par exemple de Bosch qui a lancé Casey, un assistant vocal censé rendre la conduite plus sûre et plus confortable. Ce système de reconnaissance vocale comprend les structures naturelles et peut même gérer les accents et les dialectes, et plus de 30 pays du monde.

 

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_ Les fabricants conscients du danger

Bien entendu, les plus grands fabricants du secteur ont déjà commencé à réaliser leur transformation. Le développement de Tesla a bouleversé une industrie qui jusqu’à il y a quelques années était assez réticente aux changements. Le modèle traditionnel qui reposait sur la détention privée de véhicules touche désormais à sa fin et les défis soulevés par les nouvelles formes de mobilité mais aussi par la voiture autonome obligent les constructeurs à accélérer leur révolution. Certains constructeurs l’ont bien compris, ils se sont rendus compte que l’arrivée des voitures autonomes permettait de transformer leurs véhicules en de véritables magasins roulants où les passagers et conducteurs pouvaient « dépenser » pendant leur temps de transport. Car non, les fabricants automobiles ne sont pas devenus pour autant plus philanthropiques dans cette nouvelle révolution de l’ère automobile.

 

Renault-Nissan-Mitsubishi, premier constructeur automobile mondial au premier semestre 2017 a ainsi annoncé il y a quelques semaines investir 5 millions d’euros dans un groupe de presse français (Challenges, Sciences et Avenir, Historia…) « Le prochain sujet de l’industrie automobile, c’est le contenu. Soit on le prend chez un autre, soit on s’y intéresse nous-mêmes… Ce qu’on ne veut pas, c’est fabriquer des boîtes vides au profit d’autres acteurs » a affirmé Carlos Ghosn, l’emblématique dirigeant du groupe lors de l’annonce de l’opération.

 

L’homme voudrait ainsi offrir aux utilisateurs des savoirs et informations vulgarisés par les médias avec des produits mixant bases de données et intelligence artificielle. « Nous voulons éviter de vivre ce qu’ont connu les fabricants de téléphone. On ne va pas développer du hardware pour que quelqu’un d’autre récupère toute la valeur ajoutée ».

 

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_ La voiture de demain sera high-tech et pleine de services

Outre la vente d’une voiture autonome, les constructeurs veulent donc vendre des services aux utilisateurs. La concurrence des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) est importante et leur laisser le champ libre est impensable. Renault-Nissan semble partir dans une logique propriétaire avec un système fermé où seuls les clients de la marque auront accès à un type de services (et de contenus). Or, si l’on en croit les dernières tendances du salon de l’auto Francfort en septembre dernier comme la Smart Vision EQ ForTwo, proposer un système plus ouvert pour permettre à chacun de retrouver son univers dans n’importe quel véhicule pourrait avoir plus de sens, dans la mesure où le véhicule sera de plus en plus partagé. La révolution technologique des fabricants automobiles est en marche…

 

Écrit par :Pierre Vitré/ https://www.androidpit.fr/voitures-connectees-revolution-fabricants/

9 janv. 2018 

 

Source : https://www.androidpit.fr/voitures-connectees-revolution-fabricants

 

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9 – TESLA A MIS EN ROUTE LA PLUS GRANDE USINE DE BATTERIE DU MONDE

 

Située au Nevada, cette usine de 5 milliards de dollars a commencé à produire les batteries qui alimenteront les voitures de la marque. Grâce aux gigantesques économies d’échelle, leur coût devrait baisser de 30%. Trois ans tout juste après avoir été annoncée par Elon Musk, la « Gigafactory » de Tesla a démarré sa production. Ce projet quasi pharaonique d’usine s’étalant sur plus de 900.000 m2, qui va coûter 5 milliards de dollars, apportés principalement par Tesla et son partenaire japonais Panasonic, le roi des batteries, n’est pas encore achevé puisque un tiers seulement des bâtiments sont sortis de terre. Mais le fabriquant des voitures électriques puissantes et sexy a lancé la production de masse des cellules composant ses batteries lithium-ion dans les ateliers robotisés déjà opérationnels.

 

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C’est une étape majeure que le groupe vient de franchir. Car cette usine géante est au cœur de sa stratégie de développement. C’est ici en effet que seront produites les batteries qui alimenteront sa future Model 3, une berline dotée d’une autonomie de 350 km, chargée de séduire le grand public grâce à un prix enfin « raisonnable » qui devrait tourner autour de 35.000 euros. C’est à dire deux fois moins élevé que celui de l’entrée de gamme de la Model S, son best-seller actuel, vendu 70.000 euros.

 

Pour cela, il lui faut une batterie moins chère et c’est la mission de la Gigafactory : grâce aux économies d’échelle réalisées dans cette usine ultra automatisée et très intégrée, les Tesla boys estiment pouvoir faire baisser le coût de leurs batteries de 30% par rapport à celles actuellement sur le marché. Il faut dire que leurs ambitions sont colossales puisqu’ils prévoient de produire autant de batteries dans leur usine en 2018 que toutes les autres usines du monde réunies.

 

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_ APRÈS LA VOITURE ÉLECTRIQUE, TESLA SE LANCE UNE TOITURE SOLAIRE… ET DESIGN

Pour le moment, les cellules assemblées sont uniquement utilisées pour fabriquer des batteries stationnaires (Powerwall et Powerpack) vendues pour équiper les maisons (pour stocker de l’énergie solaire notamment) ou les entreprises. La production destinée à la Model 3 démarrera au printemps pour accompagner celle de cette voiture qui sera d’abord lancée aux Etats-Unis avant de débarquer en Europe en 2018. Equipée de panneaux solaires (également produits par Tesla) et reliée à une ferme d’éoliennes, l’usine sera capable de fonctionner en utilisant uniquement des énergies renouvelables (l’électricité produite pouvant être stockée…dans les batteries maison). Bref c’est encore un énorme coup pour Elon Musk qui veut prouver que son système d’entreprises intégrées, fabriquant des véhicules électriques, des panneaux solaires et des batteries de stockage pour les énergies renouvelables, est vertueux.

 

Bien sûr la route est encore longue. Tesla compte aussi sur son usine pour être capable de vendre 500.000 voitures électriques en 2018. Tout le monde voit bien que le délai est un peu court : l’an dernier le constructeur en a vendu 76.000 au lieu des 80.000 prévu. Mais le boss charismatique, s’il a pris l’habitude de voir dépasser les délais qu’il impose à ses troupes, a jusqu’ici réussi tous ses paris.

 

PUBLIÉ LE 10/02/2017/ MIS À JOUR LE 10/02/2017 /

 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/tesla-a-mis-en-route-la-plus-grande-usine-de-batterie-du-monde-1206317

 

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